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  1. 20 points
    DEPUIS LA GRAVE BLESSURE AU GENOU DU TALONNEUR ITALIEN LEONARDO GHIRALDINI, ET ALORS QUE LUCAS POINTUD EST MOINS UTILISÉ CES DERNIERS MOIS, LE PILIER DROIT ALL BLACK CHARLIE FAUMUINA (32 ANS ; 50 SÉLECTIONS) EST DEVENU LE PAPA D’UNE PREMIÈRE LIGNE EXTRÊMEMENT JEUNE. POUR NOUS, IL A ACCEPTÉ DE PRÉSENTER - NON SANS HUMOUR POUR CERTAINS - L’ENSEMBLE DES « GAMINS » QUI POUSSENT AVEC LUI EN MÊLÉE ET FONT LA FIERTÉ DU STADE TOULOUSAIN. PAGE RÉALISÉE PAR JÉRÉMY FADAT CHARLIE ET SES DRÔLES DE MÔMES Clément CASTETS « SON POINT FAIBLE ? LE RAMI » Clément est extrêmement professionnel. Comme un élève, il pose énormément de questions car il veut savoir beaucoup de choses. Il a besoin de comprendre ce qu’on lui demande pour devenir meilleur. Il est obsédé par l’idée d’apporter toujours plus à l’équipe. C’est aussi l’un de nos meilleurs plaqueurs, c’est remarquable pour un pilier. Son point faible ? C’est le rami. Il est si mauvais, il perd tout le temps. Sinon, il est trop drôle quand il arrive tous les matins, même lorsqu’il fait froid, avec ses petites chaussures et son short sur sa trottinette électrique. Julien MARCHAND « C’EST LE FUTUR WILLIAM SERVAT » Julien est devenu notre capitaine en début de saison et cela s’est fait naturellement. Ce n’est pas une décision qui m’a étonné. Joe (Tekori) et Jerome (Kaino) sont les autres capitaines mais on avait besoin de nommer un jeune joueur pour ce rôle car cela correspond à notre groupe. Déjà, lui faisait l’unanimité sur le terrain. Grâce à ses magnifiques performances, il était très respecté dans le vestiaire. J’étais tellement heureux pour lui quand il a célébré sa première sélection avec l’équipe de France en novembre dernier. Il le méritait amplement. C’est un talonneur de très haut niveau. Forcément, il vient d’être ralenti par sa grave blessure mais il reviendra encore plus fort. Il est clairement et définitivement l’avenir de votre équipe nationale à son poste. Pour moi, c’est le futur William Servat. J’en suis convaincu. Dorian ALDEGHERI « C’EST LUI QUI M’A APPRIS À POUSSER » La première fois que j’ai rencontré « Doudou », j’ai compris qu’il adorait la mêlée. De toute évidence, je suis beaucoup plus gros que lui mais il me battait à chaque fois sur les premières mêlées qu’on faisait ensemble. Il a fallu que j’apprenne comment vous poussez ici. Et c’est lui qui m’a appris ! Maintenant, j’essaye de pousser exactement comme « Doudou » car c’est son domaine de prédilection. En dehors du terrain, c’est un garçon très gentil, comme l’ensemble des jeunes de la première ligne. Mais, comme eux, il se transforme après quelques bières ! Maks VAN DYK « CE MEC EST DIFFÉRENT » Maks est un peu plus vieux que les autres mais, 27 ans, c’est encore jeune pour un pilier. Il est très intelligent. Lui a appris à parler le français en quelques mois, étudie à la Toulouse Business School, a fait sa demande pour obtenir la citoyenneté française. C’est quelqu’un d’obstiné pour atteindre ses objectifs, fixé sur ses idées. Puis ce mec est différent. Ce n’est pas péjoratif mais ses blagues sont différentes par exemple. Parfois, il en lance une qui serait drôle en Afrique du Sud. Sur le coup, on ne trouve pas ça drôle mais, justement, ça le devient. Sur le plan du jeu, cela n’a pas été facile pour lui en arrivant, surtout en mêlée. Mais il a dû s’acclimater, a écouté les joueurs autour de lui et il a beaucoup progressé. Cyril BAILLE « LA PREMIÈRE FOIS QUE JE L’AI CROISÉ, IL M’A BATTU » Cyril a du caractère, est même un peu coquin. Il a débuté jeune en équipe de France et a appris. Il est intelligent, comprend toujours ce qu’il doit faire. Après ses blessures, il a dû reprendre confiance mais son temps de jeu a augmenté au fur et à mesure et il revient à son meilleur niveau. C’est un vrai joueur de rugby, qui aime se retrouver dans la ligne et faire des passes. Il se prend parfois pour Zack Holmes ! J’ai un souvenir avec lui, avec les All Blacks à Paris en 2016 alors que nous étions tous deux remplaçants. Sur la première mêlée après son entrée, on était en face-à-face et leur pack avait dominé pour obtenir une pénalité sur laquelle ils avaient marqué un essai. On avait remporté le match mais « Cyssou » m’avait battu. C’est la première fois que je le croisais et je m’en souviens. Rodrigue NETI « IL AIME RÉGALER LES GENS » Dans le jeu, c’est un autre « Cyssou ». Clément se contente par exemple de faire son boulot et quelques charges, mais Rodrigue est à l’aise pour réaliser de belles passes. Il aime régaler les gens devant leur télé avec ses offloads. Il n’a pas eu de chance car il a été souvent blessé durant la première partie de saison et ses concurrents ont été performants mais il comptera encore à l’avenir. En dehors du terrain, la passion de Rodrigue, c’est la danse. Il adore se déhancher. Dès qu’on met de la musique, il commence à bouger. Il peut même se reconvertir pour une deuxième carrière après le rugby. Peato MAUVAKA « JE ME DEMANDE S'IL ME COMPREND » Peato a vécu une terrible épreuve personnelle il y a quelques mois avec le décès de son père mais il a aussi connu de grandes émotions sur le plan sportif. Après les blessures de Julien et Leo, on pouvait croire que nous allions être très amoindris au poste de talonneur mais il a bien pris le relais et prouvé qu’il était bourré de talent. Il est tellement dynamique, a du feu dans les jambes, même si son cadrage-débordement n’est pas aussi bon que le mien ! Après, il est tranquille comme mec. Avant chaque mêlée, je lui dis que ça va bien se passer, d’être naturel. Il répond : « Ouais, O.K., pas de problème. » Parfois, je me demande même s’il me comprend ou pas quand je lui parle ! Il est comme ça. Je suis content de l’affronter en mêlée à l’entraînement car il me fait du bien, il me permet de progresser. Il a réalisé des performances incroyables depuis trois mois mais je ne suis pas surpris. Il bénéficie de la dynamique du groupe. Il y a un bel esprit et chaque joueur qui entre dans l’équipe pour en remplacer un autre est tout de suite au même niveau. Guillaume MARCHAND « ON SENT QU’IL EST TOUJOURS EN RÉFLEXION » Guillaume est extrêmement calme et silencieux comme garçon. On ne l’entend pas beaucoup. Parfois, les gens sont très timides, voire effacés, mais ils deviennent plus expansifs au bout de trois ou quatre semaines d’observation. Je ne définirais pas « Gui » comme ça. C’est quelqu’un de brillant, très posé et mesuré, mais il garde souvent les choses pour lui. On sent qu’il est toujours en réflexion. J’avais suivi son parcours lors de la Coupe du monde des Moins de 20 ans l’an passé quand il était devenu champion du monde. Il avait été très bon et j’étais heureux pour lui. C’est quand même une jolie histoire de le voir aujourd’hui prendre la relève de son grand frère depuis la blessure de Julien. David AINU’U « IL SOULÈVE DÉJÀ PLUS DE 300 KG AU SQUAT » David, c’est une vraie éponge. Comme Clément, il veut toujours apprendre et progresser. C’est un peu le bébé du groupe mais il est tellement mature pour son âge. Vous vous rendez compte qu’il n’a que 19 ans et qu’il a joué avec nous à seulement 18 ans ? C’est une force de la nature. Le mec soulève déjà plus de 300 kg au squat. C’est énorme pour un gamin comme lui ! Moi, je ne peux pas faire ça, je suis trop vieux maintenant… C’est marrant de les regarder avec Rodrigue, Paolo et Maks durant leur concours pour voir qui est le plus fort. Moi, je les laisse faire et je les observe avec un café à la main. Paolo TAFILI « MERCI CHARLIE, JE FERAI ÇA » Paolo, c’est un gamin. Il s’est révélé après la perte de « Doudou » (Aldegheri), a eu l’opportunité de jouer plus de matchs et a su la saisir puisqu’il a été performant. Il a notamment été fort en mêlée fermée, ce qui est prometteur car ce n’est pas évident au départ. Il doit prendre de l’expérience, affronter d’autres adversaires qui vont lui mener la vie dure et encore apprendre. Mais ça va venir avec le temps, comme tous les piliers. C’est en vieillissant qu’on maîtrise certains basiques du poste. Il avait juste besoin qu’on lui donne sa chance pour montrer ce dont il était capable. Les coachs sont contents de ses prestations et rassurés sur nos ressources en pilier droit. Il lui est arrivé de me questionner et, du coup, je reste parfois avec lui à la fin de l’entraînement : « Tu devrais peut-être essayer ça ou ça. C’est que je fais quand le pilier d’en face fait ça. » À chaque fois, il me répond : « Merci Charlie, je ferai ça la prochaine fois. »
  2. 18 points
  3. 18 points
    Nos cadets sont champions de France Gaudermen ! 38-16 face aux cadets de Brive. Félicitations
  4. 17 points
    Déjà 27 pages.... Y a pas a dire, ça sent la montée de pression des deux cotés. SPOILER C@pitouls : Normalement, on va continuer a s’échanger quelques amabilités jusqu'a 17h30 Samedi. Ensuite viendra le temps de se dire au revoir, se séparer en deux groupes : ceux qui vont voir le match en live, au café, place Jaude/Capitole, chez des potes ou devant sa télé. ceux qui vont rester connectés sur le forum Viendra le traditionnel post "bon match a tous !" , 20h59, derniere minute de lucidité amicale, avant de sombrer dans la mauvaise foi, les insultes, le degoupillage contre le staff, l arbitre, les joueurs... Le supporter vainqueur aura droit a gueuler sa joie d’être "CHAMPIONS", le vaincu aura droit de féliciter l'"autre" (23h) Et on débattra sur les faits de jeu...jusqu'a 1heure du mat Les noctambules positifs a l alcool vont aller et venir mettre un petit commentaire, (4h du mat) c'est open bar ! Le sujet sera clôturé en milieu de semaine par un modo exténué, aux yeux rougis, au doigt tremblant. Le Hellfest a coté, c'est des petits joueurs...
  5. 16 points
    Samedi dernier à Jean-Bouin, le Stade Français avait organisé une petite cérémonie après le match en hommage aux partants. Je ne pouvais complètement masquer une certaine gêne : le club avait annoncé le départ de Julien Arias seulement quelques heures avant le match, au point que certains supporters se passaient l'information sur le parvis avant le match ; ce n'était vraiment pas à la hauteur de ce que le joueur a pu donner au club. Quarante-huit heures plus tard, la convocation de Djibril Camara en vue d'un licenciement est annoncée. Je n'ai aucune information sur cette procédure. Mais si ce licenciement était fondé toute raison qui n'était pas inconnue vendredi dernier, alors je trouverais humainement inqualifiable de ne pas lui avoir donné sa place pendant l'hommage aux partants sur la pelouse de Jean-Bouin. Djibril Camara a été formé au club. A (très bientôt) trente ans, il n'a connu que le Stade Français! C'est un joueur qui, quels que soient les griefs que d'aucuns pourraient lui adresser, a toujours été irréprochable dans son engagement sur le terrain. Personne ne peut contester son attachement au club. Refuser cyniquement à ce joueur des adieux à son club, à sa ville, à ses supporters... Je trouverais cela odieux. Pour répondre à Gabi, j'ai de grosses inquiétudes sur la direction présente du club. Deux mois de pause me feront certainement du bien. Et pourtant, je sais que je serai présent à la rentrée pour encourager les roses. Parce que ce sont ceux qui portent le maillot que je supporte et les joueurs ne sont pas responsables de la situation. Même si le comportement de la direction sur certains dossiers me laisse un goût amer, je voudrai toujours soutenir les Bonfils, Panis, Gabrillagues, De Giovanni, Burban, Macalou, Parisse, Coville, Danty, Hamdaoui et autres...
  6. 15 points
    HS : les gars, vous êtes lourds avec Raphaëlle. Je pense qu'elle a compris vos remarques maintenant. De toute manière, depuis quelques semaines, tout ce qu'elle peut dire se retourne contre elle. Je trouve ça pénible personnellement. Petite pause ?
  7. 15 points
    Bon ça fait plaisir de retrouver ces émotions des phases finales après ces années de vache maigre. Ne m'enlevez pas ça s'il-vous-plait, même si on n'est pas champion jamais je ne voudrais un Top14 sans ce genre de match et cette pression qui monte au cours de la journée. Premier gros point positif : pas de blessés et pas de suspendus (Joe sera en finale et ça c'est bon). A titre individuel, j'ai tout simplement été impressionné par l'abattage de Cros dans tous les secteurs du jeu : Jeu courant, liant avant-3/4, bataille des rucks, défense... pour moi c'est un monstre, et si notre ami Moustache a changé de cluques, il devrait aller au Japon, tout comme Guitoune qui fait encore un super match (son action sur l'essai de Kolbe (qui se le gagne aussi), franchement c'est du très haut niveau : je me décale sur la passe pour éviter la montée en pointe du défenseur, je redresse, cadre pour laisser le couloir à mon ailier et je lache le ballon au bon moment, c'est splendide). Elstadt est toujours aussi pénible, au four et au moulin, et Akhi solide au centre sur ses plaquages et sa faculté à casser les plaquages balle en main Mais c'est l'apport du banc qui a été le plus impressionnant. La première ligne a découpé du rochelais à tour de bras, Van Dick que je voyais plus que moyen est tout simplement énorme en sortie de banc et a un gros apport offensif et défensif. Quelle progression ! Faasalele toujours aussi précieux, et que dire de Tolo et son apport offensif au près, et Bèzy qui amène du rythme et son sens du jeu. On a quelques points à travailler d'ici la finale : les rucks offensifs où on a été emmerdé, avec des ballons grattés ou des pénalités concédées, et le jeu au pied un peu approximatif, dans le jeu courant et face aux perches (même si celles ratées par Ramos étaient compliquées). Un petit bisous aux pisse-froid avec leur ritournelle habituelle sur le fait qu'on va forcément se faire sortir après seulement mi-temps et 1 point d'avance au planchot. En général je n'aime pas en rajouter là-dessus mais aujourd'hui ça fait du bien. Rendez-vous en finale, merci à l'équipe et au staff pour cette saison magnifique, même si on ne ramène pas le bouclard (mais ramenez-le quand même) Merci à ceux qui auront eu le courage de lire le pavé
  8. 15 points
    Ugo Mola, entraîneur du Stade toulousain - Publié le 05/06/2019 à 16:11Modifié le 05/06/2019 à 16:11 Toulouse : Les secrets de la méthode Mola Deux ans après avoir subi de nombreuses critiques, l'entraîneur principal du Stade toulousain Ugo Mola est aujourd'hui le manager en vogue du Top 14. Porté par les résultats de son équipe autant que par le jeu séduisant qu'elle propose, l'intéressé part à l'assaut de son premier titre comme technicien. Plongée dans son mode de fonctionnement. S’il est une leçon à retenir de la saison d’Ugo Mola, elle réside dans la prudence requise au moment de juger les hommes et les résultats. Voilà deux ans, et pour son deuxième exercice à la tête de l’équipe toulousaine, le Foyen d’origine était cible de nombreuses critiques après la triste douzième place finale des siens en Top 14. Mais ce club, qui avait trop longtemps oublié de se renouveler, devait sûrement en passer par là pour faire peau neuve. L’héritage de Guy Novès était lourd à porter. Il était aussi rempli d’embûches, même si son successeur ne s’en est jamais plaint. L’effectif était vieillissant, les rouages de l’institution aussi. « Ugo a payé les pots cassés du mauvais travail et des prolongations de Novès sur sa fin de carrière toulousaine, nous confiait récemment Richard Dourthe, un proche de Mola. Il s’est battu avec ça durant deux ans car il n’avait pas le budget pour changer les choses. On lui a tapé dessus après la fin de contrat des historiques mais c’était son seul moyen de remodeler le groupe. » Ugo Mola et William Servat dans le staff du Stade toulousain en 2015 - Icon Sport Lui a encaissé, persuadé que l’arrivée des recrues adaptées à sa fibre (Kolbe, Holmes, Dupont, etc.) et l’avènement d’une jeunesse dorée offriraient le rebond salvateur. Porté aussi par l’énergie de Didier Lacroix depuis sa prise de pouvoir à l’été 2017, le club le plus titré de France s’est réinventé. Au point de séduire par son jeu ambitieux et décomplexé l’an passé, malgré l’élimination en barrage, puis carrément de survoler l’actuelle saison avec une demi-finale de Coupe d’Europe et surtout une avalanche de records (de points, d’essais, d’écart avec le deuxième, de remontée, de matchs sans défaite, etc.) pour le vainqueur incontesté de la phase régulière en championnat. Au point aussi de voir la génération des Marchand, Aldegheri, Ntamack ou Ramos débarquer en force à Marcoussis aux côtés des Médard, Dupont ou Huget. Le style ultra offensif de cette bande a forcément placé Mola dans la lumière. Jusqu’à en faire le manager en vogue. Lui en sourit : « Je n’étais pas le plus mauvais il y a deux ans, je ne suis pas le meilleur aujourd’hui. » Son nom est d’ailleurs revenu à l’heure de choisir le futur sélectionneur, pas spécialement dans les plans de Bernard Laporte mais dans les souhaits de quelques acteurs de ce jeu. À commencer par son pote Dourthe, avant la nomination de Fabien Galthié : « Je lui ai dit : « Il faut que t’y ailles. » Si je suis président de la Fédération, je demande tout de suite au Stade toulousain de libérer Ugo Mola. C’est la logique. Économique vu que ce serait le seul entraîneur de gros club mieux payé en sélection, mais aussi stratégique et humaine. Pour le rugby français, ce serait quelque chose de porteur. Chez les Bleus, il faut prendre le meilleur. Pour l’instant, c’est lui. » Sauf que l’intéressé a vite écarté l’éventualité, conscient du chemin qu’il lui reste à parcourir à Ernest-Wallon, où il devrait bientôt prolonger : « Je suis très bien ici. Pour ceux qui laissent planer le doute, ne vous embêtez pas avec ça. Je porte beaucoup trop d’estime à la fonction de sélectionneur pour m’estimer prêt. Je ne le suis pas. » Lui est focalisé sur les Rouge et Noir, avec qui il espère décrocher son premier titre en tant que technicien dans une dizaine de jours. Après avoir réveillé une institution en sommeil, Mola a l’occasion d’installer sa méthode au sommet. La voici résumée en trois points. Les convictions de jeu : Une chose, chez le technicien Mola, le caractérise avant toute autre : sa foi en un rugby différent, à la fois ambitieux et entreprenant. Surtout à Toulouse. « À mon sens, on pratique un rugby au Stade toulousain qui demande de s'adapter, de prendre des initiatives et de se mouiller collectivement, nous avait-il un jour assuré. Toutes les générations qui ont gagné ici ont su créer de l'émotion. On doit séduire. Si s'adapter, c'est taper dix fois au pied, nous ne sommes pas complètement idiots. Mais la première intention doit être de tenter et de déplacer les hommes avec le ballon, d’opposer le rapide au lent, le fort au faible. » Un jeu qui réclame des risques et une haute intensité. Mais Mola est un obstiné et sa croyance est profondément ancrée, parfois à contre-courant d’un milieu rassuré par un rugby frileux dans lequel il ne se reconnaît pas. « Tant pis, je me planterai peut-être avec ça mais réciter sans vie, ce n’est pas ma manière de faire, jure-t-il. Ramasser, j’y suis prêt mais à condition que ce soit avec mes idées. » Mola dirige la séance avant d'affronter le Leinster en demie de Champions Cup - Icon Sport Et ceux qui le côtoient depuis longtemps, comme Mauricio Reggiardo qui est devenu son frère d’âme, savent à quel point ses convictions sont profondes : « Il a toujours eu l’obsession d’un rugby audacieux. Lorsqu’on jouait ensemble à Castres, où l’identité repose davantage sur la force du paquet d’avants, ça le rendait fou. Il râlait, voulait qu’on sorte les ballons pour proposer un jeu ambitieux. Il est resté fidèle à ce qu’il a forgé comme joueur au Stade toulousain. » Car Ugo Mola, s’il a vécu d'autres expériences à Dax, Castres, Brive ou Albi, est avant tout un enfant de ce club. « Ugo, c’est une philosophie avant d’être un contenu, explique son président Didier Lacroix. Le mec est toujours en réflexion. Il y a quinze ans, je lui avais dit : « Si tu dois être un entraîneur normal, tu ne feras pas mieux que les autres. Mais si tu es un entraîneur différent, en rupture avec ce qui est fait, tu peux réussir. » Aussi prétentieux que cela puisse paraître, je savais Ugo capable de raconter une façon de jouer totalement nouvelle mais il devait le faire sous la maison du Stade toulousain. Elle permet d’être prétentieux car des gens ont passé ce cap avant. Ugo ne pouvait être qu’un entraîneur en disruption, comme l’ont Villepreux ou Novès. L’envie de résultats est énorme chez lui mais l’objectif de moyens pour y parvenir l’est encore plus. […] On pratique un jeu différent, avec des garçons différents et une approche différente. Cette fameuse rupture est visible et il en est à l’origine. » Le rapport direct : Au moment d’évoquer sa personnalité, la franchise revient quasiment dans toutes les bouches. Parfois même à l’excès, ce qui vire à l’intransigeance, comme le souffle Didier Lacroix : « Ugo est dur avec lui-même et peut l’être avec son entourage. Il a un côté écorché vif, a besoin d’être apaisé mais ne l’est pas tout le temps. Il est rongé parce qui n’est pas clair ou touche à l’injustice. Il est exigeant, direct, ne prend pas beaucoup de gant. Il avoue qu’il aimerait par instants mettre un peu plus de sagesse dans ses collaborations mais il est toujours cohérent. Rien n’est gratuit avec lui. » Parce que Mola est aussi spontané que réfléchi, ce qui peut apparaître paradoxal. Le président Lacroix et son entraîneur côte à côte - Icon Sport Reste que le portrait dressé par Lacroix est éloigné de la réputation de mec trop gentil à qui certains ont intenté un procès en manque d’autorité ces dernières années. « L’autorité ne se révèle pas obligatoirement en tapant du poing sur la table, note René Bouscatel, le président qui l’a fait revenir à Ernest-Wallon. Ce n’est pas son style. Lui est dans l’échange. C’est une main de fer dans un gant de velours, il sait dialoguer et fédérer autour de lui. Il est le manager d’aujourd’hui par excellence. On ne manage plus des joueurs de vingt ans comme ses prédécesseurs le faisaient. Ugo est brillant, il a des qualités humaines et un tempérament en adéquation avec l’ère du temps. » Un tempérament de feu, qu’il a appris à maîtriser avec le temps. « Il est droit, honnête et n’a pas peur de dire les vérités, certifie Dourthe. Mais il a pris des gifles qui l’ont amené à être plus diplomate. » Un point sur lequel il a grandement évolué, ce qui se ressent désormais dans sa communication avec son groupe. Mola peut se montrer cassant et hausser le ton à bon escient mais sait aussi être plus mesuré quand la situation l’impose. « Il a beaucoup de caractère, confirme Reggiardo, mais, avant, il était peut-être moins politique au moment de dire les choses, parlait sans filtre. Maintenant, il tâche d’y mettre les formes. C’est là-dessus qu’il a le plus progressé. » C’est notamment pendant ses deux années sabbatiques, entre ses aventures briviste et albigeoise, que Mola a su prendre du recul. Donc de la maturité. Le coaching participatif : Autre marqueur fort chez Ugo Mola dans son management : la composition de son staff. L’ancien Briviste fait partie des coachs qui se plaisent à travailler avec un encadrement élargi et donc à responsabiliser ses adjoints. Ainsi, à Toulouse, il bosse avec de nombreuses compétences autour de lui. Au départ de la saison, le tout partait du binôme qu’il formait avec Régis Sonnes mais les répartitions ont rapidement évolué, dans un souci d’harmonie et d’efficacité. Mola, selon la volonté de tous et avec l'accord des dirigeants, a repris le rôle de numéro un. « Ugo est un entraîneur précis, qui a de grandes qualités intellectuelles et qui va très vite, justifie Sonnes. Dans notre fonctionnement, nous avons su trouver un équilibre. Ugo prend naturellement le leadership. » En clair, c’est Mola qui a le dernier mot en cas d’interrogation mais lui préfère insister sur la cohésion collective : « On fonctionne réellement à six entraîneurs car le terme même d’assistant coach me gêne. Bien évidemment, je tranche quand je suis amené à le faire mais on arrive très souvent à avoir une pensée commune. » Sonnes s’est donc recentré sur la touche et tout ce qui touche au secteur aérien. Fonction dans laquelle il est épaulé par Jean Bouilhou, lequel est aussi en charge du « lab » (laboratoire pour dénicher des méthodes innovantes). Sonnes s’est éloigné de la défense fin octobre pour en laisser la responsabilité à Laurent Thuéry et William Servat, qui travaille aussi sur le mêlée fermée et les rucks. Enfin, Clément Poitrenaud s’occupe des trois-quarts sachant que lui, comme Bouilhou et Thuery, est également à la tête des Espoirs. Mola qui chapeaute l’ensemble et s’occupe du mouvement général. Ainsi, il est fréquent de le retrouver au centre de la symphonie, lors de séances parfois courtes mais toujours intenses, quand le jeu avec ballon et la vitesse d’exécution sont au cœur des débats. Là où la fameuse expertise dans le désordre, prôné et réclamée par Mola, prend tout son sens. Même si les départs de Bouilhou (à Montauban) et de Servat (pour le XV de France) vont la chambouler lors de la prochaine intersaison, la symbiose est à ce jour évidente. Ceci grâce notamment à un mode de fonctionnement inédit, que présente Mola : « On a pris le parti de gérer plus de soixante joueurs à l’entraînement en intégrant les Espoirs. Je pense que nous sommes quasiment les seuls à le faire. C’est pour avoir une vision claire de ce que sera l’effectif de demain. La philosophie est de mettre en couveuse le plus rapidement possible des garçons à fort potentiel. » Peut-être le secret de l’éclosion de tant de jeunes talents.
  9. 15 points
    Moi je suis sur la place du Capitole depuis 10 jours ... ils ne devraient plus tarder à venir nous présenter le Brennus !
  10. 15 points
  11. 14 points
    Gigashvili!!!!???? Non mais les géorgiens sont totalement dans la surenchère, ce sera quoi le prochain, Térashvili?
  12. 14 points
    Bon, les copains, le RCT a fait le boulot. On a éliminé le seul obstacle à votre titre de champion. Déjà en 2012, on vous a filé le titre puisqu'il n'y avait pas Hayman. Le RCT a joué le jeu jusqu'au bout. J'ai vraiment bon espoir pour l'an prochain. Décidément le ST n'est rien sans le RCT. Oh, les potos, va falloir un peu se démerder tout seul, on ne sera pas toujours là !
  13. 13 points
    Salut tout le monde! Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais bien, et depuis quelques années maintenant... En fait je décide de m'inscrire au bout de 3 ans de consultations rythmées par les confrontations ST/ASM car je finissais par avoir une sale impression de voyeuriste . Je suis Clermontois et évidemment je viens prendre la température, en tout bien tout honneur cela va sans dire. D'ailleurs je ne suis pas passé par la case Présentation si chère aux admin des forum... vous ne vous embarrassez pas avec ce genre de futilités? perso ça me va... Le cas échéant si quelqu'un veut bien m'indiquer le chemin? Pour terminer je suis Toulousain d'adoption depuis 20 ans, mais bien sur mon club de cœur restera toujours et à jamais l'ASM, car comme vous le savez vous aussi, il n'y a pas d'équivalent sur la planète Rugby... Allez, en attendant, je vais terminer le 4eme roulot de PQ en 2 jours... Et pourtant je n'ai jamais été aussi confiant que cette année... je vous laisse imaginer les précédentes finales... PS: j'ai été de la partie à Paris en 94, 99 et 2001, 2001 étant l'année de trop j'ai préféré y envoyer mes potes en 2008... je suis donc un "traumatisé du Rugby"... (ceci dit je ne pense pas qu'il existe de supporter Jaunard non traumatisé...) Voili! @ + tard
  14. 13 points
    Flinguez pas trop Ramos, ca se trouve c'est lui qui vous fera gagner en finale. Vallait mieux qu'il se troue ce soir que la semaine prochaine, ca arrive. un peu de coaching mental dans la semaine et tout peut changer très vite.
  15. 12 points
    Il s'est passé quoi avec Beheregaray ?
  16. 12 points
    Je pense qu'il n'est pas à sa place en 10. Son poste de prédilection, pour le moment est à l'arrière. Il y trouve plus de temps pour décider de ce qu'il va faire, il y est moins dans l'urgence. Là, en 10, j'ai l'impression qu'il fait les bons choix mais le temps de réflexion, quelques millisecondes trop long, le place dans l'urgence pour exécuter le geste technique. Sans doute par inexpérience a ce poste et aussi par la pression des adversaires qui le ciblent davantage. Je ne tiens pas compte de ses stats aux buts, ce n'était que des tentatives en position délicate, qui sont ratées de très peu d'ailleurs. J'espère juste pour lui que l'équipe va l'aider à franchir ce cap pour le futur. Faudrait pas que ça le flingue mentalement et que ça devienne une habitude. Pour avoir échangé en début de saison avec Mola lors d'une conférence sur le management, il a indiqué que ce n'est pas que le staff mais aussi les joueurs qui participent à la mise en place de la stratégie. Dans la semaine, par petits groupes, les joueurs analysent les points forts et faibles de l'adversaire et collaborent avec le staff pour proposer un plan de jeu. Le staff valide et décide des hommes pour la mise en place de cette stratégie. Sachant cela, j'interprète davantage les mots de Bezy comme disant que c'est ce qui était prévu et que ça a fonctionné. En gros Dupont pour répondre au défi physique de debut de match puis Bezy pour faire exploser l'adversaire avec la vitesse. Il semble dire que s'il faut la même chose pour le bout de bois, ça lui convient. Pas de souci apparemment. D'autre part, je voudrais souligner l'apport de la 1ere ligne remplaçante mais aussi et surtout, l'apport de Selevasio Tolofua. Il a une faculté incroyable à rendre propre tout ballon merdique, il replace systématiquement l'équipe dans l'avancée. Bravo à lui, ses progrès sont remarquables.
  17. 12 points
    Quel melon ces Clermontois ! Entre Couilloud louant le niveau de jeu du LOU, les clermontois se considerant déjà meilleur qu'eux, La Rochelle se comparant au Leinster, j'ai l'impression qu'il n'y a que les supporters toulousains qui restent humbles parmi les demi-finalistes.
  18. 12 points
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    Guy Novès « CE QUE CETTE ÉQUIPE A EN PLUS, C’EST QU’ELLE N’A JAMAIS RIEN GAGNE » L’ancien coach du Stade Toulousain garde un œil attentif sur cette équipe qui va retrouver le Stade de France sept ans après sa dernière finale de Top 14. Et lui trouve une soif de victoires qui peut l’amener loin. L’ancien manager des Rouge et Noir, dix Brennus et quatre Coupes d’Europe au pal-marès, reconnaît qu’il est séduit par le jeu proposé par l’équipe actuelle. Impressionné par le phénomène Cheslin Kolbe, Guy Novès souligne également l’importance capitale du pack toulousain. L’ancien sélectionneur des Bleus (2015 à 2017) évoque aussi la qua-lité du staff et le travail des formateurs. Guy Novès, qui sera au Stade France, imagine enfin une finale très ouverte face à Clermont. Quant à son avenir, il ne ferme aucune porte et réaffirme sa volonté de soutenir ceux qui se présenteront face à Bernard Laporte pour la présidence de la Fédération en 2020. « Revoir le Stade Toulousain en finale du Top 14 vous procure-t-il une émotion particulière ? Oui, oui, oui, mais l’émotion est surtout liée au fait que le club mérite d’être en finale. La logique est respectée. Jusqu’ici, il a dominé la saison en cours. J’ai aussi de l’émotion par rapport au jeu qui a été mis en place ces derniers mois. Face à La Rochelle en demi-finale (20-6), une équipe avec des qualités, on a vu qu’il y avait un niveau d’écart. Avez-vous le sentiment que le Stade Toulousain a retrouvé son identité ? En regardant certains matches cette saison, parfois, je me suis demandé si à mon époque, l’équipe avait atteint ce niveau-là. Quand le Stade est mené de je ne sais combien de points à Bordeaux (29 points) et est capable, en une mi-temps, de faire son retard et de gagner le match, honnêtement, je ne suis pas sûr que le Stade de l’époque aurait été capable de ça. Ce qui ne nous a pas empêchés d’être quatre fois champions d’Europe… Cette équipe a-t-elle quelque chose en plus ? Ce qu’elle a en plus, c’est qu’elle n’a jamais rien gagné. Elle a une soif de résultats très importante. Les joueurs ont une envie folle de réussir, servis par un rugby ambitieux. On a l’impression d’un rugby insouciant, qui ne l’est pas forcément. J’ai vu des matches avec des passes aveugles, des soutiens permanents. Régis Sonnes disait que ce rugby, le Stade l’avait dans les gènes, c’est ce qu’on lui avait appris. C’est ce rugby qui a ramené les partenaires et les supporters cette année au Stade Toulousain et qui nous régale tous les week-ends en plus de nous faire gagner ! Mais je le répète, parfois, je me demande si on jouait à ce niveau. Peut-être que oui, mais je suis admiratif de ce que je vois. Avec des joueurs qui sont en train de naître, des joueurs expérimentés et un recrutement ciblé et accompagné d’un excellent staff, le rugby que je vois tous les week-ends me séduit. On parle beaucoup des trois-quarts de cette équipe… (Il coupe.) Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est le gros travail des avants et une défense très efficace. Il y a également la profondeur du banc. Remplacer Tekori par Richie Gray, ça parle. Vous ne pouvez pas réussir sans avoir une équipe équilibrée avec des avants dominateurs. Quand je vois le travail de Faumuina, qui renverse la mêlée de La Rochelle, ça me rappelle le travail de Claude Portolan et les générations suivantes. Avec une bonne mêlée, une bonne touche et une bonne défense, il suffit de deux ou trois garçons qui sont capables de faire des étincelles derrière pour avoir une équipe qui peut se diriger vers un titre en fin de saison. Mais sans un gros paquet d’avants, vous pouvez avoir des trois-quarts de folie, vous avez un point faible. Cette équipe est également composée de nombreux joueurs formés au club… (Il coupe.) Ça a toujours été le cas, mais ils sont plus mis en valeur cette saison. Ils sont aussi très bien encadrés par des joueurs de très très haut niveau, Faumuina, Kaino… Kolbe est exceptionnel. Huget, Médard qui ont de l’expérience, Guitoune qui revient à son meilleur niveau. Les Ntamack, Baille, Cros, Marchand, on les suivait déjà. L’éclosion des Castets ou Mauvaka, que je ne connaissais pas, c’est le fruit du travail de Michel Marfaing et Valérie Vichy qui sont des monstres de la formation. Vous évoquez Kolbe. Est-ce le joueur qui vous impressionne le plus ? Il impressionne tout le monde. Quand vous le voyez passer entre trois joueurs… Il marque des essais que lui seul peut marquer. Si on ne lui coupe pas les jambes, il est presque inarrêtable. Il vous fait gagner les matches. Il ouvre des brèches, c’est un danger ! Ses crochets sont fulgurants. C’est un garçon qui fait la différence. C’est un plus dans une équipe. Quand vous lui donnez un ballon, il se passe toujours quelque chose. Un petit mot sur Sébastien Bézy qui retrouve son meilleur niveau et a fait basculer le match face à La Rochelle quand il est entré en jeu… L’arrivée d’Antoine Dupont lui a fait du bien. Il a la maturité et l’expérience en plus. C’est un garçon posé et équilibré. Ce n’est pas le mec qui fait la tronche parce que vous ne le prenez plus ou qu’il est remplaçant. Il revient à son meilleur niveau et j’ai l’impression qu’il est à maturité. Ugo Mola, Régis Sonnes ou Clément Poitrenaud avaient-ils, quand ils étaient joueurs sous vos ordres, déjà des dispositions pour être entraîneur ? Ugo, je ne suis pas surpris de sa progression dans son métier. Je sentais qu’avec le travail qu’il avait fait, même s’il n’avait pas eu beaucoup de résultats (descente avec Brive notamment), il avait toutes les qualités d’analyse, d’intelligence pour pouvoir diriger ce genre de club. Il était né au club (joueur de 1990 à 1996), il connaissait le système et il a amené sa propre personnalité. Ugo a toujours eu ça en lui. Et vous avez beau être un bon entraîneur, vous avez les résultats qui correspondent à la qualité des joueurs que vous avez. Quant à Régis et Clément, ils sont nés là-dedans. Ils ont gagné des matches et des titres en pratiquant ce jeu et ce rugby. Ils y croient et ça fait la différence. Je tiens d’ailleurs à souligner que Régis fait un travail dont on parle moins, mais qui a une efficacité redoutable. William Servat, que vous aviez lancé comme entraîneur, va rejoindre l’équipe de France. Qu’en pensez-vous ? Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, ça ne me regarde plus. William est quelqu’un qui a toujours eu une rigueur et un comportement exemplaires. C’est un peu le successeur de Yannick Bru qui lui a beaucoup apporté. Il a cette qualité de croire aux très jeunes joueurs. Il a raison. Pourquoi Toulouse a-t-il mis sept ans à revenir en finale au Stade de France ?Pourquoi Castres a été champion de France l’an dernier et ne s’est pas qualifié cette année ? Est-ce que Christophe Urios, annoncé comme le phénomène des entraîneurs, est devenu idiot cette année ? Les gens oublient que chaque année, c’est très dur. Et ils ont été trop bien habitués et ça devient normal que le Stade Toulousain soit en finale. Certains ont laissé entendre que si Toulouse est de retour au sommet, c’est que l’héritage Novès en termes d’effectif, avec les prolongations des plusieurs anciens comme Dusautoir, Clerc, Albacete, Fritz, Johnston, a été soldé. Que répondez-vous à ça ?Oui, j’ai lu les déclarations de Richard Dourthe qui pense que j’ai fait un mauvais travail. C’est dommage qu’il ne soit pas venu observer nos entraînements au Stade Toulousain. Vu ses compétences et ce qu’il a réalisé quand il a été entraîneur (Bayonne et Dax), il a dû faire un travail admirable pour être en mesure d’expliquer pourquoi Toulouse avait de moins bons résultats. À chaque fois que j’ai prolongé un joueur, je considérais que c’était mérité. Et je rappelle qu’on s’est toujours qualifiés. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a des adversaires qui veulent la même chose que vous. Soyons sérieux. Richard me faisait sourire quand il était joueur car il était dangereux pour les autres mais aussi pour son équipe. Aujourd’hui, l’entendre parler, ça me fait rire. Et il anticipe un peu l’avenir. Réussir une année, c’est dur. Réussir sur la continuité, c’est exceptionnel !Justement, voyez-vous le Stade Toulousain d’aujourd’hui régner comme le Stade Toulousain des années 1990 à 2000 ? La base de travail, le jeu pratiqué et le réservoir de jeunes joueurs actuels peuvent leur permettre de voir loin. Mais est-ce que des clubs comme Toulon, Montpellier ou Castres ne vont pas réagir ? Attention. Ce dont je suis certain, je l’affirme, c’est que le Stade Toulousain a les armes pour gagner. Mais on a vu en Coupe d’Europe qu’il y a un palier à franchir. Vous prenez deux fois trente points au Leinster qui est renversé en finale face aux Saracens. Si le Stade est champion, ce que je leur souhaite, il faudra aussi être champion d’Europe. Mais je suis persuadé que le club est embarqué sur le bon chemin et qu’un travail fabuleux est effectué. Comment imaginez-vous cette finale entre Toulouse et Clermont ? Toulouse a été impressionnant à Clermont (20-20) en Championnat avec un réservoir extraordinaire (sept titulaires étaient formés au club). C’est déjà une façon de marquer l’adversaire. J’ai vu au Stadium un match retour très ouvert (47-44 pour Toulouse). Je vois donc une finale ouverte, avec des systèmes de jeu qui se rapprochent un peu. Le paquet d’avants du Stade Toulousain me semble mieux armé que celui de Clermont. Peut-être qu’ils me feront mentir. J’ai aussi l’impression qu’à Clermont, certains joueurs peuvent sortir du système comme Raka en demi-finale qui sort de la ligne et l’ASM prend un essai en suivant. À Toulouse, même s’il y a beaucoup d’autonomie, ils ne sortent pas du système collectif. Donc je donnerais un petit ascendant au Stade Toulousain. N’y a-t-il pas un risque que cette finale soit fermée, en termes de jeu, comme c’est souvent le cas ? Non. À l’époque, je disais : “Ne pas jouer, c’est prendre des risques. “D’un côté comme de l’autre, j’ai le sentiment que les deux équipes ne savent pas faire autre chose que de jouer. S’ils ne jouent plus, ils ne savent plus quoi faire. On devrait se régaler ! Avec un score aussi élevé que lors du dernier match au Stadium ? Non, car les défenses seront plus attentives de chaque côté. Mais les deux équipes sont capables de créer des brèches et des situations spectaculaires. Marquer des essais, c’est la finalité, mais créer des mouvements pour y croire, même si ça ne va pas au bout, c’est donner une image du jeu extraordinaire. Côté clermontois, quel joueur vous plaît ? Damian Penaud. Offensivement, c’est un garçon exceptionnel. Il commence à gagner en maturité. Attention à lui ! Il a une forme de liberté, il vient bien travailler dans la ligne, il est impressionnant dans les airs, il va très vite. C’est un joueur capable de briser une défense. En revanche, défensivement, je reste un peu sur ma faim. Vous serez à Paris samedi ? Oui, et j’en suis ravi. Quels sont vos rapports avec le Stade Toulousain aujourd’hui ? Très bons ! J’ai de bons rapports avec Didier (Lacroix) et Ugo (Mola). Même si je regarde tous les matches, je suis un peu moins proche du club. Il vit son aventure. Je ne dis pas que toutes les histoires ont une fin, mais l’apprentissage passe par la liberté. Je considère que ça ne sert à rien de polluer par ma présence certains événements. Est-ce à dire que votre histoire avec le Stade Toulousain est terminée ?Dans la configuration dans laquelle j’ai travaillé pour ce club, oui, bien sûr. J’ai passé le témoin à Ugo qui a autour de lui un staff exceptionnel. Si un club vous appelle, vous replongez ? Je dis oui et non. J’étudierai le projet. J’observe aussi d’une manière très importante ce qui va se passer à différents niveaux du rugby français. Soutenir des personnes qui vont se présenter contre les gens en place à la Fédération actuellement, c’est une certitude. Je n’oublierai jamais ce que j’ai vécu. À ma façon, humblement, et peut-être qu’il y aura des surprises, je vais accompagner les personnes qui ont envie de faire du rugby un sport de valeurs. »
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    La difference est surtout que Lee est clermontois, non ? Le jeu de Lee est de marquer l'adversaire à chaque placage. Sa carrière est jonchée de gestes limites ou interdits. On peut tous citer une multitude de gestes sales de sa part. Et il a a occasionné des traumatismes à ces adversaires. Rien que de mémoire, il n'y a pas si longtemps, il a par exemple coupé les ailes de Galan qui était enfin en train de s'imposer. C'est comme ça, c'est le principe de ce sport. Mais arrêtons d'en faire un martyr quand, pour une fois, c'est lui qui ramasse sur un placage. C'est ridicule. Car son bilan est laaaarrrgeeement en sa défaveur. Au moins, les supporters biarrots ne venaient pas pleurer quand Couzinet prenait enfin une mandalle.
  22. 11 points
    Ca devient n'importe quoi ce club : même les Blacks à 50 sélections viennent chez nous pour être formé et apprendre le rugby. On ne peut pas former la Terre Entière non plus, ca serait bien que certains nous aident.
  23. 11 points
    Interview de Novès avant le match https://www.francebleu.fr/sports/rugby/interview-guy-noves-1559816859 Il a soulevé dix boucliers de Brennus, quatre Coupe d'Europe. Guy Novès connait mieux que personne le parfum de ces phases finales. Il a accepté de répondre aux questions de France Bleu Occitanie. Guy Novès, le Stade Toulousain retrouve les demi-finales du Top 14 quatre ans après... Guy Novès : "Cela fait vraiment plaisir. Je n'ai vécu que des demi-finales et une seule fois un quart de finale pour ma part quand j'étais au club. De revoir le Stade Toulousain à ce niveau, ça me fait plaisir. Surtout qu'il y a eu aussi une demie de Coupe d'Europe. C'est vraiment un parcours fantastique." Le plus dur commence maintenant ? "C'est une compétition différente qui débute. La phase finale, ce sont des matches qu'on ne peut pas aborder avec le même enthousiasme que celui qu'on peut avoir tout au long de l'année. A l'époque, le Stade était comme un caméléon qui changeait de peau au moment des phases finales. J'espère que ces jeunes joueurs, pour la plupart, sauront se mettre à ce niveau-là." Il faut tempérer cette folie ? "Non, c'est ce qui a fait gagner le Stade Toulousain toute cette saison. Ce qui a fait qu'ils ont atteint une demi-finale de Coupe d'Europe. Ce comportement il faut le garder. Le Stade Toulousain doit garder cet envie de jouer mais par exemple, l'échec en Coupe d'Europe doit servir de référence." Guy Novès : "Le Stade a de grandes chances d'aller au bout" Toulouse est favori au Brennus selon vous ? "Quand on est coach ou joueur, on n'aime pas être qualifié de favori. On essaie de se cacher mais les performances de cette équipe sont fantastiques. En Top 14, j'ose dire que le Stade a de grandes chances d'aller au bout mais attention parce que la phase finale c'est vraiment particulier." Qu'est ce que vous avez le plus apprécié cette saison ? "J'ai lu Régis Sonnes qui disait "on a ça dans l'ADN, c'est ce qu'on nous a appris." Ce qui m'a fait le plus plaisir c'est que j'ai l'impression qu'en plus d'avoir appris, ils ont encore plus amélioré le système. Quand on voit ces passes à l'aveugle, cette volonté de jouer debout, cette disponibilité permanente tout en ayant une défense de fer. J'ai vu des joueurs revenir en très grande forme. Le travail qui a été fait est un travail de fond qui va servir pour l'avenir, c'est séduisant. Quel que soit le résultat, titre ou pas titre, l'avenir est là. On ne peut pas effacer cette saison. On peut penser que le Stade, avec cette nouvelle génération de talent, est en train de préparer un bel avenir." La jeunesse, ce n'est pas un défaut pour un match couperet ? "Moi je jouais avec des gosses de 18 ans. Ntamack, Garbajosa, Michalak, Clerc... Tous ont joué à 18 ans. Avoir des jeunes gens sur lesquels on va pouvoir s'appuyer, je crois que l'avenir du rugby français passe par cette formation. Elle est reconnue, elle fait du bien aujourd'hui. Ces jeunes, pour certains, ont porté le maillot du XV de France. Etre jeune, avoir de l’enthousiasme c'est capital. Etre entouré d'un Kaino, c'est vraiment l'équilibre qu'il faut avoir." En face, Xavier Garbajosa est installé sur le banc de La Rochelle. Vous vous attendiez à le voir dans la peau d'un coach ? "Quand il a eu 18 ans, je ne pensais pas que Xavier serait un jour entraîneur. C'est un garçon qui a été tellement attentif à ce qu'on lui demandait, je ne me rendais pas compte qu'il était en train d'intégrer un certain nombre de données. Le fait qu'il sache se remettre en question, qu'il soit à l'écoute des autres, je ne suis plus du tout étonné. Retrouver Xavier Garbajosa en face d'Ugo Mola, je suis très fier. Très très fier pour ce club. On a l'impression d'avoir semé des pépites un peu partout." J'ai coupé le passage sur l'EDF hein
  24. 11 points
    Je ne sais pas comment ça se passe au stade toulousain qui est un club un peu à part (beaucoup de supporters exterieurs grâce à son palmarès et son assimilation à l'équipe de France à une époque) mais pour l'immense majorité des gens, ton club, c'est celui de ta ville, de ta région (avec un minimum d'histoire et de trophées pour avoir soulevé un engouement certain) Mais plus que son histoire, c'est ton histoire qui te relie à ton club. Tu en as rêvé enfant, tu es allé au stade avec ta famille, tu y as vécu des émotions fortes, des joies, des tristesses... Mais quoi qu'il en soit, ton club, c'est ton club et rien ne pourra rien y changer (à part peut être momentanément, si ton fils joue dans l'équipe d'en face, c'est en ça que la comparaison est un peu exagérée mais franchement, moins que de pouvoir penser une seconde que tu peux abandonner ton club parce que la politique d'un président te déplait.)
  25. 11 points
    « Roi du Boulard » face à « Turbo boulard » ne peut qu’être un sommet qui donne lieu à une finale... La finale suivante remportée par le ST contre l’ASM sera un autre sommet qui consacrera le plus grand club de l’univers, sauveur du rugby français, face aux armées des terribles guerriers fidjiens qui descendent des volcans... cette finale méritera, elle, un bouclier en souvenir des exploits de nos courageux toulousains formés au club... Gabi a relu mon texte avant publication... il est certifié conforme
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