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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 16/01/2019 dans toutes les zones

  1. 23 points
    Bon. Commençons par le début, sinon nous risquons de n'en pas voir la fin. Vous vous souvenez quand il vous draguaient à coup de challenge du Baron de Coubertin ? Hm ? Les avez-vous crus ? Tombâtes-vous dans le panneau ? Assurément non. Non, vous les haïtes, vous les haïrez, vous les haïssez. Car le Racigne mérite la haine. Ne font-ils pas confectionner leur célèbre maillot par de petits Chinois aveugles, orphelins, boîteux et primo-délinquants dans des immeubles menaçant ruine ? N'ont-ils pas tenté, d'accord avec le traître Savare de faire disparaître le SEUL VRAI CLUB PARISIEN ? N'usurpent-ils pas le nom de Paris par un "naming" grotesque de leur hangar à tramways ? Bon allez, je le concède, ça joue bien. D'ailleurs, lors d'une de mes rencontres gastronomiques avec Gonzalo Quesada, je me laissais aller à dire à son convive Juan Imhoff (mon ailier préféré du Top 14 avec Etien), je me laissais aller à dire, disais-je "Hombre, la concha de tu madre !" ce qui se traduit par : "j'aime beaucoup ce que vous faites". Donc, dans un premier temps, haïssons. Laissons-nous aller, frères Toulouzaingues - aux sentiments les plus vils, veules, bas. Sinon sur la technique leur putain de salle des fêtes constitue un avantage à domicile scandaleux ! Ne serait-ce que pour les photos de Pamela Anderson et Britney Spears déguisées en mottes de beurre qui défilent sur l'écran géant tandis que suent les avants et courent les trois-quarts. A bientôt frères Toulouzaingues, je reviendrai avec de bonnes infos bien haineuses.
  2. 20 points
    Je le suis régalé a EW dimanche. Vous avez vraiment un stade vivant qui donne envie. Et vraiment quel régal de voir votre équipe prendre du plaisir a jouer. Nos rouge et bleu n'ont pas démérité mais il nous manque un petit qlq chose pour inquiéter les grosses écuries. Bonne route a vos couleurs pour la fin de saison.
  3. 14 points
    Je ne sais pas où mettre les 2 pages de l'Equipe d'aujourd'hui sur la formation au Stade. Cela concerne l'ensemble de l'effectif, donc je la mets ici. Si quelqu'un a une meilleure idée ... JEUNES MAINS, JEU DE TOULOUSAINS DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL LAURENT CAMPISTRON Romain Ntamack (à g.), Thomas Ramos et le capitaine de Toulouse, Julien Marchand, ont tous les trois joué plus de quinze matches cette saison. Très sollicités depuis deux saisons, de nombreux talents issus de la formation ont largement contribuéà l’embellie sportive du club rouge et noir. Tout sauf un hasard. Ils étaient onze sur la feuille de match face au Leinster, samedi dernier en Coupe d’Europe. Soit presque la moitié des vingt-trois joueurs inscrits. Cette saison, ils ont même parfois été plus nombreux, jusqu’à quatorze en Championnat. Eux, ce sont les joueurs formés au club, des plus anciens – comme Médard, Huget ou Mermoz – aux plus jeunes – comme R. Ntamack, Ramos ou J. Marchand. Leur afflux sur le terrain, ajouté au vécu irremplaçable de quelques tauliers (Kaino, Faumuina, Tekori) et à la virtuosité unique de quelques autres (Dupont, Kolbe), a apporté au Stade Toulousain ce qui lui manquait le plus ces dernières saisons : de l’enthousiasme, de l’audace, et cette volonté de perpétuer ce rugby de vitesse et d’improvisations inscrit depuis longtemps dans son ADN. La formation rouge et noire n’a pas ressuscité, elle s’est juste réveillée après quelques années d’assoupissement. « Le Stade s’est toujours appuyé sur la formation depuis la fin des années 1980, rappelle l’ancien demi de mêlée (1987-2001) Jérôme Cazalbou, de retour au club cette saison comme manager du haut niveau. Mise en place par Robert Bru, le père du jeu à la toulousaine, elle a ensuite été entretenue au fil du temps par des techniciens comme Villepreux, Skrela et Novès, avec plus ou moins de consistance, en fonction du contexte sportif du moment. Aujourd’hui, elle a juste été remise au goût du jour. » Pour au moins trois bonnes raisons, toutes étroitement liées. Des coaches qui osent lancer les jeunes Le coentraîneur principal Ugo Mola, revenu au club en 2015 pour succéder à Guy Novès, a toujours été enclin à puiser dans le vivier de la formation. À la fois par conviction personnelle, pour pérenniser cette identité du jeu à la toulousaine dont il s’est lui-même nourri dans ses jeunes années, et par nécessité, pour redynamiser un effectif vieillissant. Mais il n’a pas pu mettre ses plans à exécution les deux premières années à cause du standing de cadres qu’il aurait dû progressivement écarter pour faire de la place aux jeunes (Johnston, Steenkamp, Albacete, Dusautoir, McAlister, Clerc, Flood, Fritz…). Il le peut davantage depuis la saison dernière, alors que la plupart des cadres précités ont arrêté leur carrière, que d’autres ont choisi de partir (Maestri, Fickou, David), et que les finances exsangues du club ont vite écarté toute velléité de recrutement coûteux ou exhaustif. « À son arrivée, Ugo a été confronté à un effectif composé de beaucoup de trentenaires qui ne pouvaient pas ou plus développer le jeu tel qu’il l’imaginait », résume Cazalbou. Des joueurs qui avaient pourtant gagné des titres à la croisée des années 2010 (une Coupe d'Europe, deux Brennus). À une période où l’ex-trois-quarts centre ou ailier Michel Marfaing était déjà directeur du centre de formation du club. « Il y a toujours eu une même idée directrice en matière de formation à Toulouse, dit-il. Si on était un peu plus réticents à faire jouer nos jeunes à un moment, c’est parce qu’on avait un effectif mature qui gagnait des titres et parce que c’était aussi la tendance du moment, celle de tous les clubs de l’élite. » C’était un temps où les pensionnaires du Top 14 recrutaient beaucoup à l’étranger. Où, entre donner sa chance à un Espoir prometteur du club et piocher à l’extérieur un talent plus ou moins confirmé, ils choisissaient souvent la seconde solution. La tendance s’est aujourd’hui inversée. « En début de saison, quand on a été confrontés à une pénurie de piliers gauches, on a décidé de ne pas prendre de joker médical, observe Cazalbou. On a fait un état des lieux en interne et décidé de faire confiance à un garçon comme Clément Castets (22 ans). Ça lui a permis de s’affirmer. » Aujourd’hui, Ugo Mola est fier de son opération rajeunissement : « Avoir une grosse épine dorsale issue de notre formation nous permet de développer un jeu qui est ressenti par tous avec la même sensibilité. C’est important dans un rugby où tout le monde essaie de jouer pareil, de garder cette différence propre à notre club. » L’arrivée d’une génération exceptionnelle Si Toulouse fait autant appel à ses jeunes, c’est d’abord parce qu’ils sont bons. Quatre ont été champions du monde des moins de 20 ans en juin (R. Ntamack, Tauzin, Lebel, G. Marchand). Six, même, si l’on compte David Brennan et Maxime Marty, respectivement transféré ou prêté depuis à Montpellier et Bayonne. Et puis il y a tous ces joueurs légèrement plus âgés qui ont éclos ces trois ou quatre dernières saisons et qui sont aujourd’hui en équipe de France ou tout près d’y être : Aldegheri (25 ans), Baille (25 ans), Cros (24 ans), J. Marchand (23 ans), Ramos (23 ans), A. Bonneval (23 ans), Verhaeghe (21 ans), S. Tolofua (21 ans). Par quel miracle Toulouse a-t-il pu notamment sortir une première ligne complète de niveau international (Baille-Marchand-Aldegheri) ? « C’est d’abord le travail de William Servat (entraîneur adjoint des pros), répond Cazalbou. Même s’il a été bien aidé par un garçon comme Thierry Savio (ex-talonneur du club entre 1984 et 1989), qui était là à un moment et qui est revenu cette saison comme consultant extérieur pour s’occuper des avants à partir des Crabos. » C’est aussi ça la force de Toulouse, celle de savoir s’entourer de compétences pointues dans des domaines précis. « On a sorti beaucoup de piliers et de talonneurs grâce au boulot de Thierry, confirme Marfaing. Il a notamment inventé des machines de travail pour le renforcement du rachis cervical, qu’on trouve désormais dans tous les comités français. » Fort de ses résultats, le centre de formation toulousain est en passe de redevenir l’eldorado qu’il était il y a quelques années, the place to be. « Cette saison, j’ai sept ou huit gamins qui m’ont appelé directement pour savoir s’ils pourraient intégrer le centre, alors que je n’en avais eu aucun la saison dernière, révèle Marfaing. Ils voient bien que le staff n’hésite pas à lancer les jeunes, que ça joue bien, que les résultats sont là. Forcément, ça donne envie. » Une forte interaction entre Espoirs et pros Depuis cette saison, il y a régulièrement cinquante à soixante joueurs sur la pelouse à chaque entraînement du Stade Toulousain. À la quarantaine d’éléments de l’effectif pro s’ajoutent les quinze ou vingt membres les plus âgés de l’équipe Espoirs. « Les séances des jeunes sont calées sur celles des pros », confirme Marfaing. Conséquence ? Les entraîneurs assistants de l’équipe 1, Jean Bouilhou, Clément Poitrenaud et Laurent Thuéry, sont aussi ceux de l’équipe Espoirs. « Ça offre de la continuité dans le discours, explique Cazalbou. Et ça pousse les jeunes, qui constatent qu’ils sont encore loin du niveau des pros, à travailler beaucoup pour s’en rapprocher, et ceux qui se sentent tout proches à fournir des efforts supplémentaires pour franchir le dernier cap. » « Ça contribue à créer un état d’esprit, poursuit Marfaing. Il n’y a plus les jeunes d’un côté et les anciens de l’autre, mais un mélange harmonieux de joueurs de différentes générations qui partagent une même idée du rugby. Comme ils se frottent à tous les ateliers à l’entraînement, les gamins ne sont plus surpris par une combinaison ou une annonce lorsqu’ils montent en pro. Ça fait gagner du temps. » Marfaing a parfois l’impression de se retrouver à la fin des années 1980, quand l’équipe Reichel, dont il faisait partie avec l’ailier David Berty ou l’arrière Émile Ntamack, affrontait tous les mercredis l’équipe pro à l’entraînement. « C’était assez chaud parce que les jeunes voulaient piquer la place des vieux qui, eux, n’avaient pas l’intention de la leur donner. Tout cela créait une émulation fantastique qui a porté ensuite le club à la série de titres des années 1990. » TOP 10 des internationaux formés au Stade Toulousain 1. Fredéric Michalak ouvreur ou demi de mêlée, 77 sélections. 2. Yoann Huget ailier, 53 sélections. 3. Maxime Médard arrière ou ailier, 52 sélections. 4. William Servat talonneur, 49 sélections. 5. Clément Poitrenaud arrière, 47 sélections. 6. Émile Ntamack arrière ou ailier, 46 sélections. 7. Maxime Mermoz centre, 35 sélections. 8. Philippe Carbonneau demi de mêlée, 32 sélections. 9. Xavier Garbajosa ailier, 32 sélections. 10. Fabien Barcella pilier, 20 sélections. « On veut des joueurs audacieux » L’ancien arrière ou ailier international Émile Ntamack (46 sél.), aujourd’hui manager de la formation toulousaine, veille à ce que tous les éducateurs du club travaillent en harmonie. Frédéric Lancelot/LÉquipe « La formation toulousaine est-elle en plein renouveau ? Le terme de renouveau est un peu fort. Disons plutôt qu’une réforme a été entreprise. Qu’on a désormais une vision plus approfondie, plus globale, de la façon de développer et d’accompagner nos jeunes, des premières catégories jusqu’aux dernières. Ça passe par un gros travail sur les cadres, les éducateurs, parce que ce sont eux qui leur portent la bonne parole. Quelle est l’idée directrice ? Que chaque éducateur ne produise pas sa propre formation avec la catégorie d’âge dont il a la responsabilité. Mais qu’il s’inscrive au contraire dans une politique générale de suivi et de développement. On a défini un style de jeu basé sur la vitesse, le souci du détail et une façon de se comporter, aussi, parce qu’on attache autant d’importance à la valeur sportive de nos gamins qu’à leur éducation. Une fois ces codes définis, on demande à tous nos cadres de s’y référer. Même au détriment du résultat ? Oui, on leur demande d’être patients, d’être plus sur le développement que dans la recherche de la performance immédiate. C’est quoi le développement ? C’est de ne pas passer quarante-cinq minutes par séance à faire des mêlées ou des touches. Nos jeunes ont d’abord besoin de toucher le ballon, de jouer des duels. Nous, on veut des joueurs audacieux, vivants. Nos exercices doivent donc d’abord leur permettre d’avoir des situations de jeu où ils pourront exprimer leur insouciance, leur envie de créer. Je me fiche de savoir que telle équipe a gagné tel ou tel tournoi. Même en Crabos (juniors), 80 % de la saison doit concerner le développement de l’individu. Après, qu’on garde les 20 % restants pour développer une stratégie visant à gagner les deux ou trois matches à la fin qui peuvent apporter un titre, c’est normal. Mais c’est fini le temps où on prenait un gamin juste parce qu’on savait qu’il pourrait nous faire gagner le Championnat minimes. On ne demande plus à chaque éducateur d’être le propre maître de son équipe, parce que ça entraînerait un recrutement à tout-va qui n’aurait aucune cohérence. On a une vision beaucoup plus large. » L. C.
  4. 13 points
    Zack Holmes vers la prolongation. Midol
  5. 11 points
  6. 11 points
    Je me permets de recopier le message de LOU Rugby, un gars des Cybers que je trouve toujours intéressant Le Castres Olympique où l’archétype des dérives du Top 14. Un champion du mois de mai dont les résultats reposent autant, si ce n'est plus, sur la configuration propre du Top 14 (doublons, arbitrage maison, complaisance vis à vis des brutalités...) que sur le niveau de jeu en lui-même. Tout est bon pour profiter à fond des largesses du système. On ne recrute que des non-internationaux afin de faire le plein de points lors des doublons, on ne se fatigue pas en coupe d'Europe et on joue pleinement sur l'arbitrage maison pour finir dans les 6. A ce titre, brutalités, hors-jeux et provocations multiples sont pleinement encouragés, avec d'éminents spécialistes comme Kockott, Jenneker ou Tichit, puisque non sanctionnés. Lorsque l'on regarde son premier match avec le CO, on sourit en se disant que la tension ambiante et les échauffourées ont toujours fait partie intégrante du rugby. Quand on constate ensuite que toutes les équipes s'embrouillent systématiquement face aux castrais, on réalise alors qu'on ne sourit plus du tout et que c'est finalement bien consternant. D'autant plus que le jeu pratiqué se situe parfaitement dans l'antithèse du rugby moderne. On tape fort sur l'adversaire (pas forcément en dessous de l'épaule), on le provoque en enchaînant les fautes avant que, arbitrage maison oblige, la pénalité ne revienne finalement à Castres qui convertit par Urdapilletta. Pour le reste, on ferme le jeu au maximum et on éteint toute velléité d'ouvrir le jeu et de créer des perspectives en pourrissant les mauls, les rucks et en défendant hors-jeu sous le regard bienveillant des officiers du meilleur championnat du monde. Une fois que les concurrents se sont épuisés en coupe d'Europe ou avec les matchs internationaux, on se qualifie in extremis dans les 6 pour disputer les phases finales. On répète ces mêmes brutalités avec les louanges de Canal Plus, le dégoupillage de l'adversaire étant rendu encore plus aisé par la fatigue psychologique et physique de fin de saison, pour finalement l'achever avec le jeu au pied de fermeture de Urdapilleta sous le regard consterné des malheureux spectateurs. Ces derniers réalisant enfin que ces phases finales, bien moches et inutiles, ne reflètent peut-être pas forcément la valeur réelle des prétendants aux titres. Un constat que ne partage heureusement pas Canal + qui nous vante les mérites de ce club ruiné qui s'impose, tel David contre Goliath, contre les grands méchants que représentent l'ASM, Toulouse, la Rochelle... qui ayant des moyens financiers (ce que n'a évidemment pas Castres) sont forcément mauvais, qui disposant d'internationaux français sont bien évidemment insolents et qui souhaitant pratiquer un rugby aéré sont de ce fait forcément "pas calibré pour les phases finales". Pendant ce temps, les britanniques et les nations du Sud rigolent...
  7. 11 points
    Ils ont tous été bons nos gamins, hein ?! Bon en face, il n'y avait pas grand monde aussi. Du coup, si j'ai bien suivi, la province sud africaine a perdue et les gamins de Toulon ont gagnés ? Il n'y aurait pas comme une morale dans cette histoire ?
  8. 11 points
    FamilleST, préparez vos mouchoirs William et ses « fils » C’est une belle histoire d’hommes qui a conduit Dorian Aldegheri et Julien Marchand parmi le squad des Bleus pour le prochain Tournoi. Le roman d’une filiation contée ici par William Servat, pas peu fier du chemin parcouru par ses protégés, avec qui il partage encore mêlées et parties de chasse C’est une belle histoire, comme le rugby professionnel en livre de moins en moins. Une histoire de passion, d’éducation, de transmission. Une histoire qui fila à Willim Servat, au cuir pourtant bien tanné de quadragénaire aux 49 sélections internationales, son premier grand frisson en tant qu’entraîneur, avec l’annonce des sélections pour le prochain Tournoi de Julien Marchand et surtout de Dorian Aldegheri, le dernier de ses «fils» à n’avoir encore jamais goûté à une convocation en bleu. « Quand la liste est tombée, cela a d’abord été une grande fierté, doublée d’une belle surprise, nous confiait Servat le week-end dernier, du côté de Dublin. Comme nous n’avons pas eu beaucoup d’échanges avec le staff des Bleus, je ne me doutais pas du tout que Dorian Aldegheri allait être convoqué. » Et la Bûche de glisser, l’émotion à fleur de peau. « Ils ont démarré à l’âge 18 ans, et moi, j’ai démarré avec eux ma carrière d’entraîneur. » Rien n’est plus vrai, ni plus touchant. Pour le comprendre, il faut en effet se replonger six ans plus tôt, alors que William Servat venait d’être nommé entraîneur des avants avec Toulouse, et voyait une nouvelle génération pointer le bout du nez. Des «bébés» nommés Marchand, Aldegheri ou Baille, que Servat décida alors de couver jusqu’à l’éclosion. « Cette année-là, lorsque je suis sorti de ma retraite au bout de six mois pour un match à Saint-Denis contre le Stade français, j’ai même joué avec Cyril Baille… Mais ce qui m’a marqué le plus, c’est ces moments où l’on se retrouvait ensemble, avant que les autres joueurs arrivent à l’entraînement, entre 7h30 et 8 heures du matin. Il ne faisait pas encore jour, et on bossait la mêlée... Jamais un d’entre eux n’a manqué un rendez-vous. Parfois, la maman de Dorian Aldegheri nous préparait des pancakes pour que l’on puisse petit-déjeuner après nos séances… C’étaient de vrais moments de partage. » LES PANCAKES DE MAMAN ALDEGHERI De partage mais surtout de transmission, que Servat prolonge encore de nos jours. En dehors du terrain d’abord, lors de parties de chasse au gros gibier. Mais aussi sur le terrain, en renfilant les crampons pour pousser avec «ses» petits... « C’est un peu par plaisir que je fais encore des mêlées avec eux. Mais surtout pour leur transmettre certaines sensations. Pour la gestion du déséquilibre, de la position du cou, des axes de poussées, de la pertinence d’une liaison haute ou basse, il n’y a rien de mieux que de le faire en direct, pour qu’ils puissent s’adapter en match à toutes les situations. Je ne fais plus d’opposition avec eux, je n’en suis plus capable. Mais pour tout ce qui est du ressenti, il n’y a rien de mieux que de me lier encore un peu avec eux. » CULTURE DU TRAVAIL ET DE LA MÊLÉE Une culture à laquelle la jeune garde s’est pliée de bonne grâce, à rebours des canons modernes qui voudraient reléguer le travail de la mêlée à une lubie de vieux con. « Un mec comme Dorian Aldegheri a la mêlée dans le sang, et les autres sont tout aussi passionnés, pointe Servat. De toute façon, les trois ont compris que leur éclosion au plus haut niveau passerait par la maîtrise des basiques du poste. Non seulement ils s’en sont donnés les moyens mais en plus ils ont pris du plaisir à le faire. S’ils en sont là aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. » Comme il n’est pas un hasard si la formation du Stade toulousain demeure si rayonnante, qui dispose encore en réserve de pépites « qui porteront un jour le maillot bleu », comme Tolofua, Verhaeghe, Mauvaka, Castets, Neti ou Guillaume Marchand, que Servat bien évidemment pris sous son aile. « Avec Julien Marchand, on travaille le lancer depuis ses 18 ans, et je fais naturellement pareil avec son frère. Tout le monde l’a oublié, mais quand Julien a été appelé à 19 ans pour sauver la patrie face au grand RCT, il n’était pas encore prêt. Ce jour-là, c’est Cyril Baille, qui avait un peu plus d’expérience, qui s’était chargé des lancers... Et aujourd’hui, Julien Marchand est probablement devenu le meilleur lanceur du Top 14. » 2015 ET LE TOURNANT D’OYONNAX Le fruit d’un travail de bénédictin, bien sûr. Mais aussi d’une ténacité dans l’effort qui éclata au grand jour un soir de mai 2015, lorsque l’entrée des trois «petits» permit au Stade d’éviter l’humiliation d’une élimination en barrages devant Oyonnax (20-19), pour le dernier match de Guy Novès à Ernest-Wallon. Des plus symboliques, quand on y songe, puisque ce match fut fondateur du début de carrière des trois garçons, et peut-être plus encore de Dorian Aldegheri. « Quand Ugo Mola est arrivé et découvrait l’effectif, l’hypothèse d’un prêt de Dorian à Carcassonne était très avancée. Il m’a demandé si je pensais que c’était une c...ie, je lui ai dit que oui. On cherchait des piliers droits, on en avait un au club, et on voulait le prêter ! Et Ugo est allé batailler dans les bureaux pour qu’il reste avec nous… » Tout sauf une évidence, dans le contexte du moment. « À ses débuts, quand on parlait de faire jouer Dorian, cela aurait pu faire sourire beaucoup de monde même à l’intérieur du club, se souvient Servat. Aujourd’hui, cela ne fait plus rire personne. » D’autant moins depuis que ce dernier a pris conscience du travail personnel qu’il lui restait à accomplir sur le plan physique, voilà deux mois... Mais alors, Marchand et Aldegheri peuvent-ils désormais bouleverser la hiérarchie en bleu, à des postes où ils sont encore loin d’incarner les numéros un? « Oui, je les en crois capables, cadre Servat. Julien Marchand a un caractère que j’adore : c’est un dominant, qui a une envie terrible d’avancer. Guilhem Guirado est un joueur et un capitaine formidable mais je pense que durant ce Tournoi, Julien peut déjà gagner en temps de jeu. Quant à « Doudou », il aura une carte à jouer à droite si on lui donne l’occasion de s’exprimer. » Au point de réaliser le rêve de réunir au sein de la mêlée tricolore Cyril Baille, seul des trois mousquetaires laissé à quai de la première liste de Jacques Brunel? « Son absence est logique parce que Cyril a été blessé, mais j’imagine que le fait de voir ses deux copains en équipe de France n’a sûrement pas été facile. Cela lui prouve juste que rien n’est acquis et qu’il faut redoubler d’effort s’il veut les retrouver. Et si cela doit arriver un jour, je vais être obligé de monter au match… »b
  9. 10 points
    Ce qui serait énorme, ce serait d'avoir comme ancien joueur le président, le directeur sportif, les membres du directoire, le manager, l'entraîneur principal, l'entraîneur des avants, l'entraîneur des arrières, le spécialiste de la touche, le spécialiste des skills, le directeur du centre de formation, le responsable recrutement, les entraîneurs des Espoirs, les entraineurs de toutes les équipes de jeunes, etc, etc.... Mais bon, faut pas rêver, ça n'arrivera jamais dans un club...
  10. 10 points
    Les 2 Loubière c'est le grand point d'interrogation, il a des qualités mais je n'ai pas l'impression que l'on compte sur lui et qu'elle est ça réelle marge de progression par rapport à son niveau actuel. L'avenir c'est Hamonou qui a 18 ans mais Loubières il a un profil très (trop ?) proche de Cros, Madaule qui pourrait le limiter aux espoirs. Gbizié par exemple il a un profil plus physique, plus casseur de ligne, gros défenseur et puncheur (C'est lui qui marque les 2 essais avec le 1er et le 4ème essai je crois, où il montre ces qualités de duel et d'explosivité), Malanda c'est un des profil du 6 moderne c'est à dire très grand, mobile, plaqueur/gratteur et très bon en touche ( Chouzenoux ou Crétin sont des profils très proches). Ces 2 joueurs, de part leur profil différent de ceux qu'on possèdent actuellement, ont plus de chance d'évoluer avec les pros selon moi, avec un avantage pour Gbizié. Après j'attend avec impatience Hamonou qui a tout du 8 moderne.
  11. 10 points
    Et puis sinon, accessoirement : - en étant en saison de transition / "reconstruction", - en ayant une masse salariale loin d'être la première (hors montages fiscaux avec versement des salaires dans des sociétés Off-shore ou sous forme de salaires différés ou rémunérations latentes en hors-bilan, hôpitaux compris) , - en étant le club dont le nb de joueurs formés au club est le plus important, - en étant le premier pourvoyeur du XV de France aux VI nations, - en ayant comme entraîneurs, non plus Novès-le-génie (qui disposait des 15 meilleurs joueurs de france accessoirement) mais Mola-le-nul, Servat la tortue et Alexandre Benalla à la défense.... Bah on est quand même leaders avec 2 points d'avance. Et ça, c'est, tout bien pesé, ceteris paribus toussa toussa,... pas si mal.
  12. 10 points
    Ça me manque, ces rafles sur les îles du Pacifique. Je me souviens de ce temps où j'étais quartier-maître sous les ordres du Capitaine Kurtz. On zonait en Malaisie, on y chopait la chtouille et la cirrhose dans des tripots où Gabi n'aurait pas risqué de payer pour une main droite secourable. Où Gronounours n'aurait pas osé vendre sa belle-mère même pour une poignée d'émeraudes. Puis, repus d'alcool et de femmes, on mettait le cap vers les Fidjis et on razziait les villages. Ils venaient vers nous les mains pleines et on les dépouillait. On repartait de là-bas les cales pleines de gamin de 17-18 ans et 90-100 kilos de muscles toniques qu'on s'en allait revendre à Maître Lhermet sur les quais de Clermont. En ce temps-là, la Tiretaine était navigable de Bordeaux jusqu'à Royat. Tempus fugit...
  13. 10 points
    Tu t'oins ? Oins ? Il me semble que c'est un geste préparatoire à une saillie vigoureuse ! Les mains bien calées sur les poignées d'amour, les pieds fermement assurés dans le couvre-lit au crochet et han ! le coup de rein primal, le geste spartiate, le chant des ultras de l'OM quand un parisien honore leur parcage visiteurs !
  14. 9 points
    Moi j'ai craché sur Guitoune, Akhi et Bezy l'année derniere. J'ai eu du nez comme on dit, un vrai petit dénicheur de talents. L'avantage en crachant sur 15 mecs j'en ai kkuns de bons dans le lot Si on avait FTD dans l'equipe ca serait plus simple, doussain me manque
  15. 9 points
    Il y a une stat qui parle et que je trouve impressionnante cette année: - TOP14: à peine 2 défaites en 15 matchs - HCup: 1 défaite en 6 matchs 20 matchs sans défaites sur 23 matchs au total! Alors ça ne promet rien du tout et le CO nous fera peut-être nous vautrer en phase finale ()... mais ça en dit long sur le caractère de ce groupe du ST. Moi, ils me régalent et c’est ce que je cherche en premier. Chapeau les mecs!
  16. 9 points
    Lacroix ouvre la porte à un départ anticipé de Richie Gray en fin de saison.
  17. 9 points
    Voilà, la journée la plus chiante du calendrier est arrivée. Oui, tu sais, celle où tu peux enfin envisager de ne pas regarder un match de ton équipe préférée sans que ça te dérange vraiment. Où tu préfères équeuter trois sacs de haricots, et même t'épiler les couilles à la râpe à fromage tout en regardant des rediffusions de Rick Hunter. Cette journée où le rugby est gris comme un Béziers-Grenoble d'hiver 86 sur Antenne 2. Celui avec la pendule qui pendule, le café de 16 h, et des mecs à moustaches qui s'écrasent la truffe dans des rucks aussi dynamiques qu'une copulation d'octogénaires au Plessis-Robinson. Samedi, samedi, c'est Pierre-Antoine ! 1. Uhila - 2. Ulugia - 3. Zirakashvili 4. Timani - 5. Jedrasiak 6. Chouly (cap) - 8. Yato - 7. Fischer 9. Cassang - 10. Fernandez 11. Grosso - 12. Lamerat - 13.Moala - 14. Ezeala 15. Abendanon. Remplaçants : 16. Kayser, 17. Falgoux, 18. Van der Merwe, 19. Ruaud, 20. Laidlaw, 21. Nanai-Williams, 22. Naqalevu, 23. Simutoga.
  18. 9 points
    Matznavou n'a rien a faire dand cette liste
  19. 9 points
    Les anglais font exprès de nous laisser marquer pour nous envoyer au leinster les encules
  20. 8 points
    Pour revenir à la rumeur Ben Te'o, j'espère que c'est juste une rumeur balancée par son agent. Parce qu'il n'y a AUCUNE cohérence à prendre un profil de ce genre quand on se ventait récemment dans la presse "de privilégier la vitesse aux kilos". Qui plus est, Fouyssac et Ahki offrent des solutions pour breaker la ligne avec leurs qualités d'explosivité.
  21. 8 points
  22. 8 points
    Bon, et bien, ça sera RER et pas Aer Lingus (ni Eurostar)... Peut-être que l'EPCR devrait réfléchir à mettre tous les matchs de la dernière journée au même moment (mais irréaliste je suppose vis-à-vis des télés) ou alors à procéder à un tirage au sort. Car la situation actuelle permet aux dernières équipes qui jouent d'avoir un sacré avantage et d'aboutir à un match comme celui-là qui n'aide pas à vendre le rugby.
  23. 8 points
    Et en ce qui concerne la présence des roumains, je voudrais préciser 2 choses : - ils ont passés des qualifications pour participer à la challenge cup (même si ça aurait dû être Heidelberg, merci Dr Wild ) - et qu'on a eu plus de difficultés à gagner là-bas qu'à Northampton ou à Newport ! Et que je préfère qu'on y mette des roumains, des russes ou des géorgiens qui y mettront tout leur coeur plutôt que les promus en top 14 qui en ont rien à battre.
  24. 8 points
    Classe le Régis. A sa place, je n'aurais pas réagi de cette manière. Bravo
  25. 7 points
    et retours de Paul Perez et Dragos Dima
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