Jump to content

Leaderboard

  1. Gabi

    Gabi

    C@pitouls


    • Points

      15,089

    • Content Count

      37,119


  2. tropézien

    tropézien

    B@rbarians


    • Points

      11,774

    • Content Count

      22,118


  3. gronounours

    gronounours

    C@pitouls


    • Points

      7,570

    • Content Count

      15,957


  4. Saint Thomas ST

    Saint Thomas ST

    B@rbarians


    • Points

      7,178

    • Content Count

      7,486



Popular Content

Showing content with the highest reputation since 01/04/2013 in all areas

  1. 31 points
    Tendance - Jérôme KAINO On en aurait encore eu, des choses à dire, à l’instant d’entamer cette dernière chronique de la saison. Gloser sur l’inutilité crasse des protocoles commotion qui n’ont généré que frustration lors de ces phases finales, et s’amuser de la jurisprudence involontairement créée par le cas de Marc Andreu, blanchi par la commission de discipline après avoir couvert de quelques noms d’oiseaux le médecin indépendant. On aurait pu, encore, vitupérer sur la pesanteur du cirque présidentiel précédant la finale, et se demander à quoi bon s’échauffer pendant une demi-heure si c’est pour in fine attendre le coup d’envoi pendant un quart d’heure, sans bouger. Ou alors se moquer des fausses notes du public du Stade de France au moment d’entonner la Marseillaise, et suggérer que les oreilles des mélomanes soient au moins épargnées les jours de finale… Oui, j’aurais pu divaguer sur tout ça. Mais à l’heure de boucler la saison, vous me permettrez de revenir sur une anecdote personnelle, et d’utiliser une fois n’est pas coutume la première personne du singulier. L’affaire remonte à la 2e journée du championnat, du côté de Grenoble, et se tenait sur le parvis du stade Lesdiguières, où les joueurs toulousains étaient venus effectuer leur traditionnel galop de décrassage. J’étais venu ce jour-là saluer quelques connaissances en compagnie de mon père, et ce que je pus observer ce jour-là me conféra une certitude, qui ne devait plus me quitter… Car mon père, faut-il préciser, se meut en fauteuil roulant. Et alors que les premiers joueurs venaient de pénétrer sur la pelouse, adressant qui un salut de loin, qui un regard étonné, Jerome Kaino se présenta à la sortie du bus. Après avoir balayé l’espace des yeux, le All Black aux 81 sélections effectua alors sans hésiter un détour d’une vingtaine de mètres pour serrer la main du paternel, qu’il n’avait évidemment jamais rencontré de sa vie. Geste aussi respectueux que gratuit, qu’aucun photographe, caméra ou média (du moins le croyait-il) n’aurait jamais capté. Mais l’extraordinaire, le vrai, se produisit dans la foulée. Car tous (et je dis bien TOUS) les joueurs du Stade toulousain qui sortirent derrière le double champion du monde effectuèrent exactement le même détour, transformant la visite de l’ancien en défilé de poignées de pognes presque aussi long que celui du président Macron, la demande de naturalisation de Maks Van Dyk en moins. On appelle ça un leader, non ? Pour le moins un Monsieur, en tout cas. Celui qui manquait à Toulouse depuis quelques saisons pour aller chercher quelque chose ? Le fait de le voir, neuf mois plus tard, laisser Julien Marchand et Maxime Médard soulever le Bouclier à sa place me le confirma sans aucune surprise. On a les fiertés que l’on peut… ■ P Source - Midol
  2. 31 points
    Bienvenue à toi! Tu verras tout est pour le mieux sur ce forum et tu ne passeras que du bon temps avec des gens équilibrés, sains d’esprit et distingués. Tu croiseras la route de: * Gabi, qui a de gros placements financiers dans des sociétés de production de sopalin depuis quelques mois * Parigot_Paris, qui, depuis qu’il doit faire ses rimes en allemand, pleure toutes les larmes de son corps au son des « Ohhhhh ohhhhhh » * Tropezien, qui, quand il a fini de courir tout nu dans la garrigue (en essayant d’éviter les dealers et les p***s), se fait un petit barbecue de croustibats assortis de cassoulet maison. * Raphaëlle: attention à ce que tu écris!! C’est notre conscience féminine à tous... on écrit bien, nous ne sommes pas lourds, respectueux des sujets de topic... etc... sinon: sanction! C’est un peu la gardienne du temple et, aussi, la « maman » des jeunes espoirs stadistes * Colza... il haït... tout! Et il te haïra à un moment aussi. C’est comme ça, c’est la règle... il a même dédié un topic au sujet qui a un véritable succès au sein de notre communauté c@pitoulienne * Chomelaregle... le seul supporter que tu vois dans le hangar du Racigne (avec son polo ciel et blanc sur les épaules) quand tu regardes un de leur match à la télé... mais, chuuuttt, il veut surtout rester incognito... * Brayaud’s, l’arbitre de la bande... toujours réglo, clair, précis. De toute façon, l’arbitre a toujours raison! * Saint Thomas ST: alors, lui, il est toujours connecté au forum... de jour, de nuit, il « like » et réagit à tous les posts. A lui seul, il génère 80% de la bande passante du forum sur le net. * Bourrin, what else! Tout est dans le titre! * Papalou et Tire-bouchon... tu sais, ce sont les deux petits vieux qui « roumèguent » sur leur banc en regardant d’un œil lubrique les jeunes demoiselles qui passent. C’est notre caution « expérience » au sein du forum... mais sans la sagesse qui va avec: ils disent un paquet de c*******s parfois! * Cyril, « the Boss », qui ne mange que de la « verdure » (ou presque... ce qui lui vaut de grands débats culinaires avec les forumers): cela lui permet d’être plus performant que Tropez à la course (et tout habillé en plus)... malheureusement ce régime alimentaire ne lui a cependant pas encore permis de comprendre comment fonctionne ce forum... dès qu’il touche à un truc, tout pète! Cela pousse la plèbe forumique à crier depuis des années déjà « Cyril démission! » (y en a même un, Seynois, qui est parti occuper un rond-point avec son gilet depuis des semaines en hurlant ce slogan)... sans succès, bien sûr, car, sans Cyril, nous ne sommes rien (autant aller habiter en Aveyron dans ce cas là). Tu ajoutes à tout ça pas mal de toulousains avec - cela va de soi - « le melon » (et quelques-uns qui prédisent la fin du monde depuis des années... mais ils sont plus rare en cette saison. Peut-être le réchauffement climatique, qui sait?!), des jaunards et des « pinks » auxquels on a accordé asile, des Zèbres avec lesquels les débats sont dignes de l’agrégation (il y a pas mal de profs du côté de Brive apparemment... les jaunards ne les recrutent pas ceux-là), un basque et un catalan par ci, par là (qui se chamaillent parfois... enfin surtout entre les basques bleus et les basques rouges en fait, tradition oblige)... Je pourrais ajouter des pages sur la plupart des forumers, mais je vais me faire engueUler par Raphaëlle (ce n’est pas le sujet du topic! ). Tu apprendras à les connaître par toi-même. Bref, il y a de tout sur ce forum « de Toulouse et beaucoup d’ailleurs »... et c’est ça qui est bien! Bon, il n’y a pas souvent d’aveyronais du CO... ils ne restent pas longtemps et personne ne sait où c’est de toute façon.
  3. 30 points
    Bon, le match n'était pas d'une grande qualité mais c'était une finale. Il fallait la gagner, vous l'avez gagnée. Propre. Vous méritez et je suis vraiment content pour les jeunes. Quand on voit l'itw de Ramos, on se dit que ceux qui forment sont dans le vrai. La meilleure nouvelle pour le ST a été le départ de Bouscatel et Novès. Quel apport de Lacroix. Il m'impressionne le type. Lui, il a pas de chéquier. Vous me faîtes vivre mon rêve par procuration. Je rêve que mon RCT soit champion avec des gars du cru comme en 1992. Félicitations les potos, je suis vraiment content pour vous Courage aux jaunards du forum. Vous faîtes un très beau vice-champion même si je me doute que vous vous en foutez. PS : après toutes ces amabilités, je vais aller un peu me lâcher dans le topic de la haine.
  4. 27 points
    Voila ... j’espère n’avoir rien oublié !
  5. 24 points
    Je ne comprends pas les réactions sur Pages. Ok il y’a eu des passes ratées en début de match... c’est vrai que c’est embêtant pour un 9 mais je pense surtout que la raison principale est un manque de rythme + la pression de vouloir bien faire. Le type joue une fois tous les 4 mois, mais quand il est sur le terrain vous lui demandez d’avoir le même rendement que Dupont ou Bezy, y’a comme un soucis non ? Hier en face c’était le MHR pas Pau ou Trévise en plus. Je ne connais pas beaucoup de clubs qui ont la chance d’avoir un n3 de ce niveau. Solide en défense, jeu au pied correct, anime et n’hésite pas à porter le ballon. Perso hier j’ai vu un joueur qui avait sorti une très belle prestation.
  6. 24 points
    Bon. Commençons par le début, sinon nous risquons de n'en pas voir la fin. Vous vous souvenez quand il vous draguaient à coup de challenge du Baron de Coubertin ? Hm ? Les avez-vous crus ? Tombâtes-vous dans le panneau ? Assurément non. Non, vous les haïtes, vous les haïrez, vous les haïssez. Car le Racigne mérite la haine. Ne font-ils pas confectionner leur célèbre maillot par de petits Chinois aveugles, orphelins, boîteux et primo-délinquants dans des immeubles menaçant ruine ? N'ont-ils pas tenté, d'accord avec le traître Savare de faire disparaître le SEUL VRAI CLUB PARISIEN ? N'usurpent-ils pas le nom de Paris par un "naming" grotesque de leur hangar à tramways ? Bon allez, je le concède, ça joue bien. D'ailleurs, lors d'une de mes rencontres gastronomiques avec Gonzalo Quesada, je me laissais aller à dire à son convive Juan Imhoff (mon ailier préféré du Top 14 avec Etien), je me laissais aller à dire, disais-je "Hombre, la concha de tu madre !" ce qui se traduit par : "j'aime beaucoup ce que vous faites". Donc, dans un premier temps, haïssons. Laissons-nous aller, frères Toulouzaingues - aux sentiments les plus vils, veules, bas. Sinon sur la technique leur putain de salle des fêtes constitue un avantage à domicile scandaleux ! Ne serait-ce que pour les photos de Pamela Anderson et Britney Spears déguisées en mottes de beurre qui défilent sur l'écran géant tandis que suent les avants et courent les trois-quarts. A bientôt frères Toulouzaingues, je reviendrai avec de bonnes infos bien haineuses.
  7. 23 points
    Alors moi je tombe de cul. Pagès, voilà un mec qui ne demande rien qui doit coûter 3 francs 6 sous, qui joue, pas mal du tout, quand on lui demande, qui ne joue pas si on lui dit de rester dans les tribunes, tout ça sans états d' âme, et vous pensez qu'il ne doit pas rentrer dans le roulement des 9, si le besoin s' en fait sentir. Vous êtes en plein délire. Il s' en fout Pagès, si le ST trouve un 2ème demi-de-mêlée confirmé, étranger et non sélectionnable. En attendant moi ce que je conserve de lui comme image, c' est la façon dont il pousse Huget au cul pour lui faire gagner 10m sur l' action du bonus offensif contre le Connacht. Splendide réaction pour un 9 de Fed1.
  8. 23 points
    Bonjour à tous et félicitations pour ce bouclier, il est mérité pour ce match et ceux de la saison régulière. mon match d’hier au stade de france en quelques mots : + une marseillaise magnifique qui me donne des frissons - sentiments rapidement envolés après qu’ un troupeau de cons sifflent le président de la république. Ce n’est ni le lieu, ni le moment. +- le match ben,Iturria se blesse et nous enlève des solutions en touche, on a un jeu au pieds de merde, les passes au cordeau sont sifflées, les stats du match sont du 50/50 mais on fait trop de fautes stupides et d’en avant. - la pseudo supportrice de Toulouse a côté de moi qui se retourne au coup de sifflet final et me dit que c’était écrit, qu’elle savait que vous alliez gagner. Pauvre pomme à la 74eme minute, t’etais blanche comme un linge et tu te rongeais les ongles. ——— les larmes de mes fils + le supporter de Toulouse qui a posé sa main sur mon petit pour le réconforter. - la sortie du stade avec un putain de supporter Toulousain, une bière à la main et une dizaine dans le ventre qui nous narguait en parlant de nos défaites. Pauvre con,savoure ta victoire, fait la fête, mais quel est le plaisir à casser les couilles au perdant. +++ le cadeau a l’hôtel pour la fête des pères de mes enfants. profitez de cette belle journée, les capitouls.
  9. 23 points
  10. 22 points
  11. 21 points
    Moi j'ai acheté une plaque pour mon père décédé. Cela m'a couté 30€ pour le club que j'aime depuis plus de 30 ans, et pour le club que mon père a aimer pendant toute sa vie. Je gagne correctement ma vie, bien mieux qu'un bon paquet de gens sans pour autant être riche. 30€ c'est ce que je met souvent dans de la bouffe moyenne voire dégueulasse de fast food qui ne paye pas d'impots en France. C'est meme pas un quart de ce que je met en essence par mois dans des entreprise qui ne payent pas d'impot en France, et c'est même pas un 5ème que ce que je paye par an chez amazon qui ne paye pas non plus d'impot en France. La c'est une seule fois, pour aider le club qui me fait vibrer tous les weekends depuis des années. Les gens ont le droit de faire ce qu'ils veulent avec leur argent. Si ils veulent aider le ST qu'ils le fassent.
  12. 21 points
    Je t’aime bien Tropico mais là tu radotes grave On a tous compris que t’es CONTRE , c’est bon , tes arguments sont totalement recevables mais à un moment STOP , passe à autre chose . L’argent , personne ne vient le prendre dans ta poche donc de quoi tu te plains ?Chacun fait ce qu’il veut avec son argent . Tu pourras trouver tous les arguments du monde , on parle pas d’un impôt ici . Les joueurs vont faire des efforts c’est certain , ils négocieront , fin de l’histoire !!! C’est un rapport de force . Mais arrêtons aussi de voir les joueurs comme des salauds de profiteurs . Les mecs défendent leur bout de gras , c’est logique . Ils sont autant victimes que les autres de la situation et on sait rien de leur vie . Peut être ont ils des crédits ? Peut être font ils vivre d’autres personnes ? La vision manichéenne des gentils et des méchants , on l’entend suffisamment dans les medias tous les jours pour pas la retrouver ici pour être franc . Moi ça me gonfle que ma redevance serve à payer le salaire d’un Drucker ou une Élise Lucet et pourtant j’ai pas le choix . La t’as le choix de pas donner , tu donnes pas ,point barre , et ça fera pas plus de toi un enfoiré que les joueurs et ceux qui donnent ne se transformeront pas subitement en saints . Au même titre qu’on est souvent le con de quelqu’un, on est aussi souvent le riche de quelqu’un . Ca fait pas pour autant de nous un salaud ... L’appel du ST , ça renvoit juste à un réflexe , un instinct : Ça déclenche en nous un sentiment de compassion ou autre . Ca vient ou pas mais ça s’explique pas ! On s’en fout que les joueurs gagnent 15 fois ce qu’on gagne : On le fait pas pour les joueurs mais pour le club . On aime le club, ça nous touche, on y va . C’est basique et désintéressé .
  13. 21 points
    Une semaine classique sur le forum des capitouls: - Lundi, mardi: on se touche la nouille en se rappellant les exploits extraordinaires des joueurs du grand ST lors du dernier match. On regarde en boucle les essais et le résumé du match. Pendant ce temps Julien81 recrute 7 nouveaux joueurs, tous stars internationales. - Mercredi: on imagine la compo du prochain match et crache sur l’équipe adverse (pas assez de jeunes formés au club, trop d’étrangers, un président mêcène, un ancien joueur du ST qui s’est perdu là-bas...). Le BO est acquis avant la 20ème minute. Pendant ce temps Julien81 recrute 12 nouveaux joueurs, tous stars internationales. - Jeudi: on commence à pisser dans son froc parce que la météo est toujours en faveur de l’adversaire. Pendant ce temps Julien81 recrute 18 nouveaux joueurs, tous stars internationales. - Vendredi: la compo tombe, rien ne va, un joueur est blessé le match est perdue, aucune chance avec un banc comme ça, il fallait un 6/2... Les sphincters commencent à se relacher, Hugogo et Beau-jeu-laid commencent à salir leurs caleçons. Pendant ce temps Julien81 recrute 23 nouveaux joueurs, tous stars internationales. - Jour de match, enfin: déferlement de posts sur le forum pour pourrir un joueur qui a fait une faute ou un en-avant, le tout entourré de post d’auto satisfaction lors des exploits des autres joueurs. Bref c’est les montagnes russes émotionelles, on alterne entre le sopalin et le papier Q. Le match se termine, le stade a gagné allez à A, le stade a perdu allez à B, le stade fait match nul allez à C. Pendant ce temps Julien81 recrute 32 nouveaux joueurs, tous stars internationales. A: « Je vous l’avais dit qu’ON gagnerait, en façe ils sont nuls je vous l’avais dit en début de semaine » B: « Putain fait chier ILS ont joué comme des merdes, pourtant je vous l’avais dit en fin de semaine qu’il fallait se méfier d’eux » C : « On fait quoi déjà quand il y a match nul au rugby, prolongations, tirs au but... » Pendant ce temps Julien81 recrute 45 nouveaux joueurs, tous stars internationales. Aprés-match: On attend les rumeurs du midol, moment délicat pour Julien81.
  14. 21 points
    Journée prolongations RT @lequipe Peato Mauvaka, le talonneur international de Toulouse, va prolonger jusqu'en 2023 - Rugby - Top 14 - ST https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Peato-mauvaka-le-talonneur-international-de-toulouse-va-prolonger-jusqu-en-2023/1087042
  15. 21 points
    Autant je comprends la frustration des supporters d'autres clubs dont l'histoire est émaillée de multiples déceptions et désillusions. Autant, il faut vraiment être tordu pour arriver à être un supporter frustré quand on supporte le ST. C'est "juste" le plus grand club d'Europe, le plus populaire, le plus gros palmarès, la meilleure formation, le plus beau jeu, la plus grande institution, etc, etc... Et ça fait plus de 30 ans que ça dure (car oui, la véritable prouesse en sport n'est pas d'être temporairement en haut de l'affiche mais de s'y maintenir pendant des décennies). La seule difficulté est de lutter contre la jalousie maladive (mais ô combien normale) des supporters adverses. Mais c'est plus facile à vivre quand on réalise que c'est humain, tout à fait compréhensible et qu'on serait peut-être pareil à leur place. Non, en fait, le seul danger d'être supporter du ST est d'attraper la melonite, de devenir prétentieux. Mais de ce côté là, je crois qu'on en est loin. Malgré nos innombrables succès et qualités, on arrive quand même à rester modeste et à garder les pieds sur terre. Et c'est tout à notre honneur.
  16. 21 points
    Fan de Leinster ici. Je ne peux pas attendre dimanche. Nous sommes très nerveux à propos du jeu. Bonne chance à vous et si vous et les Saracens gagnez ce week-end, nous encouragerons Toulouse à Newcastle! (forgive my french by the way)
  17. 21 points
    C’est quoi en fait le but de ton post ? Prouver que le ST est moins fort que ces 2 équipes ? Te fatigue pas mon gars , de ça on est tous conscient . Mais on est une équipe jeune qui ne demande qu’a bosser et apprendre . Et pour le moment , ce que nous donne cette équipe nous satisfait amplement . On sera pas champions , mais on prend tous du plaisir à s’installer sur le canapé ou en tribunes pour regarder un match du ST . perso je bloque à nouveau mes aprèm de matchs du ST , chose qui ne m’etait plus arrivé depuis 5ans . là première victoire elle est là ...
  18. 21 points
    Quel courage de tirer sur les mecs quand toi tu risque rien. Puisque Helias qui est si grand si beau si fort. Ca a merdé quand il est partit ou quand on n'a plus eu accès au Stadium avec le manque a gagner ? Quand son pote saint Novès a fait déserter les supporters avec un jeu a dégueuler et ses 3 doigts tendu même quand on avait plus de 20 points d'avance au lieu d'aller chercher des essais et que l'on arrete de s'emmerder sévère en tribune. Quand son poste Novès a demander a prolonger non stop des mecs de plus en plus vieux et de plus en plus mauvais. Hélias lui qui est si fort aurait pu TOUT empecher. Le manque a gagner du stadium pour l'UEFA. L'arrivé des mécènes les uns après les autres qui ont pu (normal) nous griller la politesse sur certains tops joueurs et monter des équipes bien meilleurs et bien plus joueuse. Hélias il aurait même pu empecher la crise économique mondiale qui a fait déserter les tribunes de TOUS les clubs de TOUS les sports. Il est plus fort que TOUS les autres. Il lit même dans le marc de café et prévois que les futurs dirigeants du clubs vont se planter. Trop fort le type. Et tout ça tellement courageux quand il ne risque plus rien et qu'il est partit du club. Moi je respecte ces mecs très courageux de balancer quand ils ne risquent plus rien, qui aurait été des héros de toutes les guerres vu qu'ils ne les auraient pas fait. Facile après coup de balancer dans la presse de dire que l'on aurait fait mieux. Bref sa sortie elle apporte rien, il veut aider le ST puisqu'il l'aime ? Au lieu de balancer comme un con dans la presse il se bouge le cul pour aller chercher du pognon et des sponsorts et il va voir les dirigeants du ST, en disant tenez c'est gratos puisque j'aime le ST. Rien avoir avec les anciens du SF qui eux ce sont bouger le cul pour sauver leur club. J'ai pas vu dominici critiquer le club dans la presse sans avoir bouger son cul et proposer des solutions. Alors l'héroisme de Hélias bien planquer de critiquer tout le monde et de dire que lui et son pote Novès qui a laisser le club dans un état lamentable il ferait bien mieux de balayer devant sa porte. Puisque les prolongation de tous les vieux Sénateurs au ST Novès aussi y a participer. La titularisation du gendre idéal qui était nul de chez nul c'est pas Novès non plus ? Alors que Bouscou ai sa part de responsabilité c'est sur maintenant Novès & co aussi. Faut arreter les conneries Novès est partit au bon moment en laissant la merde pour les autres, et vu l'absence de titre sur la fin Novès faut arreter de nous prendre pour des cons et dire que tout est la faute du clan Bouscou. Le vrai courage c'est lacroix et lecompte qui oublie leur gueguerre débile et font tout pour remettre le club sur de bon rails. Bien mieux qu'un Hélias qui souhaite l'échec de son "club qu'il aime tant" pour pouvoir revenir avec son pote Novès...
  19. 20 points
    Cyril a raison, le repreneur ne mange pas de charogne car c’est moi. Pas trop le temps pour le moment pour vous faire de longs discours quant à ma motivation à reprendre ce forum ni pour vous donner la nouvelle ligne directrice. Mais soyez rassurés les changements seront rares, même équipe de modération, même liberté de parole... Je reviendrais là dessus demain ou ce soir peut-être. Merci aux personnes qui m’ont déjà encouragé ou remercié. TB, bien sûr que je vais garder mon pseudo, pas de raison de changer. Papalou, ok pour le canon pour fêter ça si tu paies.
  20. 20 points
    Sérieux, vous êtes Hors-jeu et un peu lourds sur BigFlo et Oli. Vous avez bien évidemment le droit de pas aimer ce qu'ils font, leur style de zik, les trouver agaçant... Mais arrêtez de les faire passer pour des arrivistes qui sont là pour leur promo. Ils en ont pas besoin, ils ont plus de public que le ST. Moi non plus je suis pas un fan, je ne suis pas le coeur de cible. Mais ce sont des toulousains qui réussissent dans ce qu'ils font comme peu de toulousains avant eux et qui revendiquent le fait d'être Toulousain à peu près dans tout ce qu'ils font. Et depuis toujours. Et dire "ouais c'est de la meeeeerde".....OK...tout est de la merde aujourd'hui, c'est l'air du temps....mais je préfère que les jeunes écoutent cette "merde" là que toutes les autres merdes avec putes, drogue et flingue. Et le caractère sacré du brennus.....Ntamack fait du surf dessus, les castrais l'ont utilisé comme assiette à viandes et frites, les parisiens ont du baiser dessus dans les boites underground de la capitale.....alors que les joueurs y foutent bigflo dessus pour le faire valser en l'air 5 secondes....ça va, je pense qu'il s'en remettra. Et comme vous l'avez dit si c'est le choix des joueurs, on est qui pour le discuter? C'est leur bouclier et ils font ce qu'ils veulent avec. Leur délire avec la chanson qui a semble-t-il animé toute la semaine précédant la finale a probablement participé à la prépa mentale des joueurs et à faire retomber la pression. Donc ils sont pas à mes yeux "illégitimes". Loin de là même. Pour ceux qui connaissent vraiment pas, ils ont pas découvert le Stade hier et comme tout vrai toulousain ont grandi avec. A 1mn15: https://www.youtube.com/watch?v=pDv-7JKm3pM A 55secondes: https://www.youtube.com/watch?v=SbVexNebuLI
  21. 20 points
    DEPUIS LA GRAVE BLESSURE AU GENOU DU TALONNEUR ITALIEN LEONARDO GHIRALDINI, ET ALORS QUE LUCAS POINTUD EST MOINS UTILISÉ CES DERNIERS MOIS, LE PILIER DROIT ALL BLACK CHARLIE FAUMUINA (32 ANS ; 50 SÉLECTIONS) EST DEVENU LE PAPA D’UNE PREMIÈRE LIGNE EXTRÊMEMENT JEUNE. POUR NOUS, IL A ACCEPTÉ DE PRÉSENTER - NON SANS HUMOUR POUR CERTAINS - L’ENSEMBLE DES « GAMINS » QUI POUSSENT AVEC LUI EN MÊLÉE ET FONT LA FIERTÉ DU STADE TOULOUSAIN. PAGE RÉALISÉE PAR JÉRÉMY FADAT CHARLIE ET SES DRÔLES DE MÔMES Clément CASTETS « SON POINT FAIBLE ? LE RAMI » Clément est extrêmement professionnel. Comme un élève, il pose énormément de questions car il veut savoir beaucoup de choses. Il a besoin de comprendre ce qu’on lui demande pour devenir meilleur. Il est obsédé par l’idée d’apporter toujours plus à l’équipe. C’est aussi l’un de nos meilleurs plaqueurs, c’est remarquable pour un pilier. Son point faible ? C’est le rami. Il est si mauvais, il perd tout le temps. Sinon, il est trop drôle quand il arrive tous les matins, même lorsqu’il fait froid, avec ses petites chaussures et son short sur sa trottinette électrique. Julien MARCHAND « C’EST LE FUTUR WILLIAM SERVAT » Julien est devenu notre capitaine en début de saison et cela s’est fait naturellement. Ce n’est pas une décision qui m’a étonné. Joe (Tekori) et Jerome (Kaino) sont les autres capitaines mais on avait besoin de nommer un jeune joueur pour ce rôle car cela correspond à notre groupe. Déjà, lui faisait l’unanimité sur le terrain. Grâce à ses magnifiques performances, il était très respecté dans le vestiaire. J’étais tellement heureux pour lui quand il a célébré sa première sélection avec l’équipe de France en novembre dernier. Il le méritait amplement. C’est un talonneur de très haut niveau. Forcément, il vient d’être ralenti par sa grave blessure mais il reviendra encore plus fort. Il est clairement et définitivement l’avenir de votre équipe nationale à son poste. Pour moi, c’est le futur William Servat. J’en suis convaincu. Dorian ALDEGHERI « C’EST LUI QUI M’A APPRIS À POUSSER » La première fois que j’ai rencontré « Doudou », j’ai compris qu’il adorait la mêlée. De toute évidence, je suis beaucoup plus gros que lui mais il me battait à chaque fois sur les premières mêlées qu’on faisait ensemble. Il a fallu que j’apprenne comment vous poussez ici. Et c’est lui qui m’a appris ! Maintenant, j’essaye de pousser exactement comme « Doudou » car c’est son domaine de prédilection. En dehors du terrain, c’est un garçon très gentil, comme l’ensemble des jeunes de la première ligne. Mais, comme eux, il se transforme après quelques bières ! Maks VAN DYK « CE MEC EST DIFFÉRENT » Maks est un peu plus vieux que les autres mais, 27 ans, c’est encore jeune pour un pilier. Il est très intelligent. Lui a appris à parler le français en quelques mois, étudie à la Toulouse Business School, a fait sa demande pour obtenir la citoyenneté française. C’est quelqu’un d’obstiné pour atteindre ses objectifs, fixé sur ses idées. Puis ce mec est différent. Ce n’est pas péjoratif mais ses blagues sont différentes par exemple. Parfois, il en lance une qui serait drôle en Afrique du Sud. Sur le coup, on ne trouve pas ça drôle mais, justement, ça le devient. Sur le plan du jeu, cela n’a pas été facile pour lui en arrivant, surtout en mêlée. Mais il a dû s’acclimater, a écouté les joueurs autour de lui et il a beaucoup progressé. Cyril BAILLE « LA PREMIÈRE FOIS QUE JE L’AI CROISÉ, IL M’A BATTU » Cyril a du caractère, est même un peu coquin. Il a débuté jeune en équipe de France et a appris. Il est intelligent, comprend toujours ce qu’il doit faire. Après ses blessures, il a dû reprendre confiance mais son temps de jeu a augmenté au fur et à mesure et il revient à son meilleur niveau. C’est un vrai joueur de rugby, qui aime se retrouver dans la ligne et faire des passes. Il se prend parfois pour Zack Holmes ! J’ai un souvenir avec lui, avec les All Blacks à Paris en 2016 alors que nous étions tous deux remplaçants. Sur la première mêlée après son entrée, on était en face-à-face et leur pack avait dominé pour obtenir une pénalité sur laquelle ils avaient marqué un essai. On avait remporté le match mais « Cyssou » m’avait battu. C’est la première fois que je le croisais et je m’en souviens. Rodrigue NETI « IL AIME RÉGALER LES GENS » Dans le jeu, c’est un autre « Cyssou ». Clément se contente par exemple de faire son boulot et quelques charges, mais Rodrigue est à l’aise pour réaliser de belles passes. Il aime régaler les gens devant leur télé avec ses offloads. Il n’a pas eu de chance car il a été souvent blessé durant la première partie de saison et ses concurrents ont été performants mais il comptera encore à l’avenir. En dehors du terrain, la passion de Rodrigue, c’est la danse. Il adore se déhancher. Dès qu’on met de la musique, il commence à bouger. Il peut même se reconvertir pour une deuxième carrière après le rugby. Peato MAUVAKA « JE ME DEMANDE S'IL ME COMPREND » Peato a vécu une terrible épreuve personnelle il y a quelques mois avec le décès de son père mais il a aussi connu de grandes émotions sur le plan sportif. Après les blessures de Julien et Leo, on pouvait croire que nous allions être très amoindris au poste de talonneur mais il a bien pris le relais et prouvé qu’il était bourré de talent. Il est tellement dynamique, a du feu dans les jambes, même si son cadrage-débordement n’est pas aussi bon que le mien ! Après, il est tranquille comme mec. Avant chaque mêlée, je lui dis que ça va bien se passer, d’être naturel. Il répond : « Ouais, O.K., pas de problème. » Parfois, je me demande même s’il me comprend ou pas quand je lui parle ! Il est comme ça. Je suis content de l’affronter en mêlée à l’entraînement car il me fait du bien, il me permet de progresser. Il a réalisé des performances incroyables depuis trois mois mais je ne suis pas surpris. Il bénéficie de la dynamique du groupe. Il y a un bel esprit et chaque joueur qui entre dans l’équipe pour en remplacer un autre est tout de suite au même niveau. Guillaume MARCHAND « ON SENT QU’IL EST TOUJOURS EN RÉFLEXION » Guillaume est extrêmement calme et silencieux comme garçon. On ne l’entend pas beaucoup. Parfois, les gens sont très timides, voire effacés, mais ils deviennent plus expansifs au bout de trois ou quatre semaines d’observation. Je ne définirais pas « Gui » comme ça. C’est quelqu’un de brillant, très posé et mesuré, mais il garde souvent les choses pour lui. On sent qu’il est toujours en réflexion. J’avais suivi son parcours lors de la Coupe du monde des Moins de 20 ans l’an passé quand il était devenu champion du monde. Il avait été très bon et j’étais heureux pour lui. C’est quand même une jolie histoire de le voir aujourd’hui prendre la relève de son grand frère depuis la blessure de Julien. David AINU’U « IL SOULÈVE DÉJÀ PLUS DE 300 KG AU SQUAT » David, c’est une vraie éponge. Comme Clément, il veut toujours apprendre et progresser. C’est un peu le bébé du groupe mais il est tellement mature pour son âge. Vous vous rendez compte qu’il n’a que 19 ans et qu’il a joué avec nous à seulement 18 ans ? C’est une force de la nature. Le mec soulève déjà plus de 300 kg au squat. C’est énorme pour un gamin comme lui ! Moi, je ne peux pas faire ça, je suis trop vieux maintenant… C’est marrant de les regarder avec Rodrigue, Paolo et Maks durant leur concours pour voir qui est le plus fort. Moi, je les laisse faire et je les observe avec un café à la main. Paolo TAFILI « MERCI CHARLIE, JE FERAI ÇA » Paolo, c’est un gamin. Il s’est révélé après la perte de « Doudou » (Aldegheri), a eu l’opportunité de jouer plus de matchs et a su la saisir puisqu’il a été performant. Il a notamment été fort en mêlée fermée, ce qui est prometteur car ce n’est pas évident au départ. Il doit prendre de l’expérience, affronter d’autres adversaires qui vont lui mener la vie dure et encore apprendre. Mais ça va venir avec le temps, comme tous les piliers. C’est en vieillissant qu’on maîtrise certains basiques du poste. Il avait juste besoin qu’on lui donne sa chance pour montrer ce dont il était capable. Les coachs sont contents de ses prestations et rassurés sur nos ressources en pilier droit. Il lui est arrivé de me questionner et, du coup, je reste parfois avec lui à la fin de l’entraînement : « Tu devrais peut-être essayer ça ou ça. C’est que je fais quand le pilier d’en face fait ça. » À chaque fois, il me répond : « Merci Charlie, je ferai ça la prochaine fois. »
  22. 20 points
    Je le suis régalé a EW dimanche. Vous avez vraiment un stade vivant qui donne envie. Et vraiment quel régal de voir votre équipe prendre du plaisir a jouer. Nos rouge et bleu n'ont pas démérité mais il nous manque un petit qlq chose pour inquiéter les grosses écuries. Bonne route a vos couleurs pour la fin de saison.
  23. 20 points
    Arrêtez les mecs ... y’a un bon feeling entre les 2 clubs et les 2 équipes ... Je rappelle que la saison dernière le Michelin scandait « toulousain » ... Ca a sifflé sur la derniere pénalité , c’est pas méchant , au Wallon c’aurait été pareil . ca rime à rien les insultes , encore moins avec les jaunards qui sont cools ( même si leur couleurs sont à chier faut dire ...)
  24. 19 points
    Par contre les gars, ce soir et dans la semaine, par pitié laissons les cybervulcans où ils sont, profitons de la victoire et ayons une pensée pour nos potes clermontois Néo, Brayaud, Dje, Stico, etc... qui ont toujours été superclasses et constructifs. Ils ne méritent certainement pas de prendre pour quelques abrutis sur un autre forum, d'autant plus que l'asm fait une grande saison aussi.
  25. 19 points
    Clermont a été très bon mais attendez les gars ... n'exagérez pas non plus sur la prestation de toulouse. On a eu un gros match entre 2 équipes. Clermont n'avait rien à perdre sans pression. L'air de rien toulouse avait la pression et se devait de gagner en sachant pertinemment que dans 7 jours t'as le match de la saison donc tu es prudent et tu veux pas te péter. C'est hyper compliqué à préparer comme match dans la tête. Recevoir le 2nd qui vient sans pression alors que toi tu dois gérer MAIS gagner ... si le scénario du match est foireux c'est un gros mal crâne que tu as C'est donc logique de voir un toulouse moyen (c'est sûr que le jeu derrière a été mauvais et ça fait bien longtemps qu'on avait pas vu ça). Par contre les gars ... revenir comme ils l'ont fait après ce scénario qui te pousse à abdiquer ... chapeau bas. Je trouve limite que c'est tout aussi impressionnant que de gagner à un de moins au Racing. Car ne pas oublier qu'on mène de +10 et qu'on se prend ensuite un contre foireux de Penaud (quel joueur) et un essai de pénalité + jaune ... Et malgré ça, on gagne. Vous voulez quoi de plus ? Putain kiffez ... kiffez là cette saison. Elle est rare.
  26. 19 points
    Bon, après ce match, première sensation: c’est dur pour le palpitant! Ensuite, victoire méritée... superbe première mi-temps du ST et énorme solidarité de l’équipe après le CR. Franchement, l’état d’esprit de ce groupe est énorme je trouve... le club dégage vraiment quelque chose de beau cette saison. On voit des mecs qui s’arrachent pour les autres... quand on voit Holmes rester au bord du terrain après son carton, c’est significatif... au delà du jeu, cet état d’esprit est l’énorme satisfaction de ce qui est mis en place par Lacroix et le staff. C’est vraiment le plus « kiffant » en ce moment (les victoires aident bien-sûr... mais qui de l’œuf et la poule? ). Ensuite, j’ai envie de ressortir 3 joueurs côté ST: * Tauzin: il fait un match énorme... de l’engagement, de l’audace... ça peut être dangereux parfois, mais c’est beau. Et il a une vraie vision collective du jeu. * Dupont: il a été très bon dans ce qui fait sa force... explosivité, sens de l’offensive... * Bézy: énorme entrée... il accélère le jeu comme on le connaît mais, en plus, quelle défense!!! Énorme au placage!! En ce qui concerne MOTM, c’est peut-être un bon mec (je ne le connais pas personnellement) et je veux bien le croire... c’est un superbe athlète avec des qualités bien au-dessus de la norme... mais ce n’est pas un très bon joueur de rugby. Il a une énorme carence dans l’aspect collectif du rugby. C’est rédhibitoire pour moi. Il marque certes, mais je pense qu’il coûte au moins autant dans les matchs qui comptent. Enfin, certains relève la bière de Médard (et d’autres joueurs aussi d’ailleurs)... moi je trouve ça cool! C’est un sport pro ok, mais je trouve chouette de voir l’esprit du groupe et se dire qu’à la fin du match, il a envie de boire une bière et qu’il est heureux. Ça fait partie de l’émotion du sport aussi... qui se perd souvent en sport pro. Il fait d’ailleurs un bon match globalement, Médard... même s’il se fait fixer 2 fois en défense (qu’est-ce qu’il m’a fait râler sur le coup!). Globalement, on devrait être supers heureux d’avoir ces joueurs avec cet état d’esprit en ce moment... et peu importe que ce soit Tauzin devant Huget ou l’inverse... idem pour Holmes ou Ahki. Ils participent tous bien à l’aventure pour le moment. Profitons-en... qui sait combien de temps ça va durer et si nous revivrons souvent un tel sentiment de sérénité et de bonheur au sein du club?! Moi, je me régale avec ce ST cette année.
  27. 19 points
    On peut parler de quelque chose de bien ici ? FRITZ sur la Dépêche papier aujourd'hui. Florian Fritz au Panthéon du Stade S’il devait tourner dans une série, on imagine qu’elle serait policière. Pour avoir évolué 14 ans au Stade Toulousain entouré de générations exceptionnelles, ce pourrait être « Le bureau des Légendes ». Pour ses côtés casse-cou et bad boy, éventuellement « Braquo ». Mais on trouve qu’il a un petit côté Gilou dans la série « Engrenages ». Vous voyez ? Le flic généreux, sensible, qui ne compte pas ses heures. Mais parfois « borderline ». Un joueur de club De Florian Fritz, les journalistes retiendront tout d’abord qu’il n’a jamais été un gros parleur avec la presse, taiseux de nature puis méfiant au fil des années. Sa devise ? « Moins on parle de moi mieux je me porte ». Heureusement que sur le terrain, il a davantage fait parler de lui qu’il n’a parlé dans la presse. De lui, on a souvent dit qu’il était un joueur de club. Et pas pour faire un jeu de mots avec une de ses passions, le golf. Plus sûrement parce qu’avec l’équipe de France, l’histoire s’est souvent écrite en pointillé avec deux Coupes du monde pour lesquelles il ne fut pas sélectionné. Malgré 34 sélections au compteur, il avait fini par accepter son sort comme il nous le confiait en 2010 : « À chaque fois que je vais en équipe de France, il y a tout un contexte qui fait que ça ne marche pas pour moi. Il y a des joueurs qui sont faits pour être de bons joueurs de club et cela me va très bien. Je suis davantage un besogneux, je travaille tranquille dans mon coin. » Alors, il fut avant tout soldat du Stade. Toujours avec le casque à pointe comme le reconnaît son ancien capitaine qui a partagé son vestiaire pendant onze ans, un certain Thierry Dusautoir : « Quand il était dans l’équipe, tu savais que tu avais un partenaire qui ne s’enlevait jamais. C’est important quand tu vas faire un sport de combat de savoir sur qui tu peux compter. » Parce qu’il a particulièrement de l’appétit pour les duels frontaux, ses coéquipiers le chambrent en lui disant qu’il a toujours rêvé de jouer devant. C’est arrivé un jour de Coupe d’Europe à Trevise. Sa carrière fut également marquée par son caractère sulfureux. Du coup, le natif de Sens fut parfois à contresens sur l’autoroute de la vie de rugbyman. Lui qui n’était pas un ascète a dû par exemple avaler les exigences du professionnalisme en matière physique. De même, le taureau furieux paraissait parfois un peu déjanté ; poussant le bouchon trop loin notamment avec l’équipe de France des moins de 21 ans ; ou pouvant sortir en faisant un doigt d’honneur au public des Wasps. Thierry Dusautoir analyse cette facette : « C’est quelqu’un qui se surinvestit. Il donne tout ce qu’il a. Il n’est vraiment pas dans le calcul et parfois, ça se retourne contre lui. Mais quand tu es à ses côtés, tu n’en tires que du bénéfice parce que cela reste quelqu’un d’extrêmement généreux. » Au Stade Toulousain, c’est avec Yannick Jauzion qu’il a formé le plus souvent la paire de centres sur tous les fronts. Au moment des compliments, Florian Fritz a toujours détourné les lauriers pour les adresser à son ami : « Il y a beaucoup de monde qui pourrait se faire remarquer à côté de Yannick Jauzion. L’adversaire se focalise sur lui et cela crée des espaces pour celui qui est à côté. » L’essai face au Stade Français en 2004 Souvent catalogué joueur perforateur, il est aussi un joueur de contournement. Souvenons-nous de son plus bel essai peut-être : contre le Stade Français en 2004 quand il inverse le sens de l’attaque, contourne toute la défense parisienne et résiste soixante mètres plus loin au retour de Christophe Dominici. 14 ans plus tard, il rêve de finir sa carrière au Stade de France. Et a commencé le compte à rebours. Il lui reste de trois à six matches à disputer sous le maillot du Stade Toulousain. Philippe Lauga Guy Novès fut son entraîneur durant plus de dix ans. « Ce qu’il a dans les veines et dans la tête… » . Guy Novès l’a accueilli à Toulouse et en a fait un de ses joueurs de base. Un de ces joueurs dont il cochait le nom en premier au moment de la composition d’équipe. Témoignage. Quels souvenirs gardez-vous de Florian Fritz ? Ce que je peux vous dire c’est que le texto qu’il m’a envoyé en 2015 (N.D.L.R. : lors de sa nomination à la tête du XV de France), je l’ai toujours dans mon portable. Il fait partie des joueurs et des hommes qui ont marqué mon passage à Toulouse. J’ai du mal à admettre qu’il n’y ait quasiment plus de mecs comme lui sur les terrains de rugby à l’heure actuelle. C’est quelqu’un qui avait un état d’esprit très particulier qui correspondait sûrement au mien et qui a fait que j’ai toujours été très attaché à lui, même si je ne lui ai jamais fait de cadeau. On dit que vous aviez de l’affection pour lui… Je pense que s’il a été capitaine quand j’étais au Stade, ce n’est pas pour rien. C’est un garçon qui avait une image porteuse d’un état d’esprit tellement important qui petit à petit s’estompe. Je ne vais pas dire qu’il est le dernier des Mohicans mais quand tu avais une paire de centres Fritz-Jauzion, je pouvais aller dans n’importe quel pays d’Europe et sûrement du monde. C’était le pendant de Yannick Jauzion à tout point de vue. À l’heure actuelle, ce que je vis quand je pense à un mec comme lui, c’est tellement régénérant. C’est le genre de mec qui me fait dire que je n’ai pas perdu mon temps au bord du terrain. Était-il facile à gérer ? Il était comme je pense avoir été à une certaine époque, c’est-à-dire capable de marcher sur n’importe quoi ou n’importe qui à partir du moment où il s’engageait pour l’équipe et pour les coaches. Certains diront qu’il était compliqué à gérer, moi j’ai toujours dit que non. Il fallait rentrer de manière un petit peu plus discrète dans le minimum d’intimité qu’il laissait apparaître pour pouvoir le captiver et pour qu’il puisse exprimer tout son talent. En quoi était-il différent ? Quand il est arrivé de Bourgoin, ce fut la super bonne pioche de Jean-Michel Rancoule. On ne savait pas ce qu’on allait découvrir. Pour le joueur, on savait. Mais l’homme était tellement particulier qu’il en était très attirant. J’ai toujours été aimanté par des mecs qui ne mettaient pas l’uniforme uniquement pour mettre l’uniforme et disparaissaient dans l’uniforme. Sa différence apporte toujours une certaine sécurité à l’ensemble du groupe. Quand on dit il faut s’appuyer sur des joueurs d’expérience, aujourd’hui c’est la stricte vérité. Il a une expérience que les autres n’auront pas car ce qu’il a dans les veines et dans la tête est assez particulier. J’ai passé de grands moments avec ce mec. Parfois vous l’avez remis dans le droit chemin… Cela, je n’ai pas envie d’en parler. J’ai fait mon job. J’ai joué à une époque où un type comme Claude Labatut m’a aussi de temps en temps remis sur le droit chemin. Ou plus tard Pierre Villepreux ou Jean-Claude Skrela. Je sais qu’il a toujours eu du respect pour moi et c’est réciproque. Ce n’est pas un mec identique aux autres. Étant différent, évidemment qu’il avait des moments compliqués. Mais quand tu as connu des Califano, des Tournaire, des Soulette… Le rugby c’est aussi un endroit où tu retrouves des personnalités attachantes et différentes. On vous sent ému… Je suis attaché à Flo au-delà du rugby. Je ne l’appelle quasiment pas mais à chaque fois qu’il y a eu quelque chose d’important dans sa vie, je ne pouvais pas rester indifférent. J’ai toujours été là au moment où il en a eu besoin mais je l’ai fait de manière tellement naturelle avec tellement de plaisir, je regrette d’être partie du club et de laisser ce genre de joueur. Il y a des joueurs comme ça qui ont marqué ma carrière et pourtant Dieu sait si j’en ai connu en tant que joueur et entraîneur. Flo, il arrive de nulle part et il repart comme un monsieur. Et il ne voudra pas l’entendre et il vivra ça avec une immense discrétion. Ce n’est pas un mec qui a besoin de brosse à reluire. Propos recueillis par Ph.L.
  28. 18 points
    Mais c’est tellement vrai .... Cette saison est une ignominie sportive sans nom . On va encenser des équipes qui sont premières avec 0 international et qui ne joue pas la H-cup et on va flinguer les équipes qui jouent le jeu de l’EDF et de la H-cup parce que O sacrilège elles sont fatiguées ... cette saison est une honte intégrale . Le seul objectif reste de finir dans les 6 parce qu’économiquement parlant une non qualif ferait très mal et on a pas besoin de ça . Si la ligue était vraiment professionnelle et juste , elle s’engagerait à dédommager les équipes pourvoyeuses d’internationaux en cas de coup dur sportif . Ce sport fonctionne merdiquement avec des instances merdiques . Ce top 14 est traditionnellement injuste dans son format sportif , il l’est aussi dans le fonctionnement administratif . Moi voir le ST en souffrance physique me fout la rage parce que c’est le résultat d’un assassinat sportif pur et simple , tout comme pour Clermont d’ailleurs . Ne l’oubliez pas dans vos analyses
  29. 18 points
    L'Equipe Rugby Toulouse Peato Mauvaka : «Le nom de papa est sur cette liste» Le jeune talonneur, surprise du groupe France lors de la Coupe du monde, est l'une des grandes révélations de 2019. De Nouméa à Toulouse, il retrace son parcours, marqué par la perte de son père il y a un an. Renaud Bourel, à Toulouse31 décembre 2019 à 08h25 C'est un parcours extraordinaire, un parcours de vie exemplaire. Éducatif, par certains aspects. Peato Mauvaka a connu le déracinement à seulement 14 ans, des joies immenses pour une carrière si jeune, et un drame tellement précoce quand on aspire simplement à se construire en tant qu'homme. Le talonneur nouméen de 22 ans raconte sa trajectoire avec un humour surprenant, mais surtout une fraîcheur et une tendresse émouvantes. lire aussi Mauvaka va prolonger à Toulouse SON ENFANCE A NOUMEA - «Dès que je faisais une erreur sur un kata, je me mettais à pleurer» « J'ai d'abord démarré par le karaté. J'étais complètement nul. Dès que je faisais une erreur sur un kata (un enchaînement codifié de techniques), je me mettais à pleurer et je courais vers ma mère. J'en ai fait deux ans et je n'ai jamais fait mieux que ceinture blanche. Normalement, tu prends des grades et tu changes de couleur. Moi, ma ceinture était gradée recto verso, mais elle était toujours blanche (rires) ! J'ai compris qu'il fallait que j'arrête et je suis passé au volley jusqu'à 14 ans. En bref - Peato Mauvaka 22 ans. 1,84 m ; 116 kg. Talonneur. Stade Toulousain. 2014 : Intègre le centre de formation de Toulouse. 2015 : Champion d'Europe des moins de 18 ans avec les Bleus. 2016 : Premier match professionnel. 2019 : Champion de France avec Toulouse, première sélection en équipe de France. J'ai fait trois clubs dans ce sport et tous mes entraîneurs disaient qu'un jour j'irais jouer en France. Et puis est arrivée la Coupe du monde 2011 de rugby (en Nouvelle-Zélande). Un déclic. Je me suis passionné pour ce sport d'un seul coup. Pourtant, ma famille n'était pas trop rugby. Mon frère (Yvan-Karl) y jouait. Mon père, lui, avait des vieilles VHS de matches des Néo-Zélandais. Il était fan des All Blacks. Du coup, j'ai pris ce truc d'admirer les All Blacks jusqu'à ce que j'affronte les Baby Blacks. Maintenant, je les déteste (rires) ! Ils sont beaux à regarder, mais quand tu les joues, ils sont arrogants. J'aimais beaucoup Israel Dagg, mon joueur préféré. Richie McCaw aussi. Maintenant, je ne peux plus les voir (il le dit sans véhémence ni animosité). À l'école, j'ai toujours eu des difficultés par rapport à mes frères et soeurs. À chaque trimestre, je me faisais taper par ma mère (il sourit). Tellement qu'à force, je n'avais plus mal. Plus je progressais au rugby, plus je me désintéressais de l'école Je faisais semblant. Plus je progressais au rugby, plus je me désintéressais de l'école. Cette saison, j'ai fait BP JEPS (Brevet professionnel d'éducateur sportif) pour être entraîneur de rugby. Je suis allé diriger une classe de CP et de CE1 en handball. À un moment, le formateur m'a demandé combien de joueurs figuraient dans une équipe de hand... (Il mime l'ignorance et éclate de rire.) Je ne savais même pas ! Du coup, j'ai arrêté. Je retournerai à l'école quand j'aurais le déclic. » SON DEPART DE NOUVELLE-CALEDONIE - «Maman, je pars en France pour le rugby» «Très tôt, j'ai eu envie de quitter Nouméa. J'avais 14 ans et je disais à tous mes potes que j'allais partir en France. Je pensais que ce serait pour jouer au volley. Je ne connaissais pas trop le rugby. Je me souviens du soir où j'ai été recruté. Abraham Tolofua, l'oncle de Selevasio (troisième-ligne du Stade Toulousain), était à Nouméa. Il s'était présenté comme venant de France et avait expliqué qu'il était venu regarder quelques joueurs. J'étais nul à l'école, mais en sport j'avais 19 ou 20. Malheureusement, ce jour-là, j'étais blessé à la main à cause d'un tatouage qu'on trouve dans les emballages de chewing-gum. Je l'avais frotté et ça s'était infecté (il se marre). Mauvaka plaque le Clermontois Judicaël Cancoriet lors de la finale du Top 14, en juin dernier. (A. Mounic/L'Équipe) Je ne pouvais plus fermer la main. Du coup, quand j'ai appris qu'd'Abraham allait revenir superviser un entraînement, j'ai gratté la croûte sur ma main comme un fou et j'ai mis un bandage pour pouvoir m'entraîner. On savait que c'était le dernier jour de détection. On était un peu tendus. À la fin de l'entraînement, mon frère et moi attendions mon oncle, qui discutait avec le père de Rodrigue Neti (pilier du Stade Toulousain), notre entraîneur là-bas. C'était long. Tout le monde était parti. Il ne restait plus que nous deux. Une demi-heure plus tard, le père de Rodrigue m'appelle et me demande quel âge j'ai. Je lui réponds 14 ans. Il ne me croyait pas parce que je m'entraînais avec les seniors. Et là, il me demande : "Tu fumes ?'' Non. "Tu bois ?'' Non. "Tu veux venir en France ?'' Oui ! (Il éclate de rire.) Je rentre à la maison sans promesse, mais j'ai la sensation que ça sent bon. Je vois ma mère et je lui dis : "Maman, je pars en France pour le rugby.'' Et là elle me répond : "Non, va faire tes devoirs !'' (Hilare.) Trois jours plus tard, Abraham et le président débarquent chez moi. Je sautais partout, je disais à mon frère : "C'est bon, je pars en France !'' Je devais partir le 6 décembre, mais ma mère disait que je devais passer le brevet. Finalement, je suis parti le 22 janvier. » SES DEBUTS A TOULOUSE - «Ils faisaient tous des passes sur un pas, et moi j'avais du mal à attraper le ballon» « J'ai atterri à Toulouse un mardi à minuit, et le mercredi matin je m'entraînais avec les minimes. Mes parents m'ont accompagné les deux premiers mois et, ensuite, je suis resté en famille d'accueil, chez Abraham, jusqu'à 18 ans. Mes parents et mon frère me manquaient. Les six premiers mois ont été durs, notamment au niveau du rugby, mais je ne me suis jamais dit que j'allais repartir. Le fossé technique par rapport à ce que je vivais à Nouméa est immense. On est complètement à la ramasse là-bas Au début, je jouais centre et j'étais vraiment perdu sur le terrain. J'avais l'habitude que ça secoue face aux seniors et, en ne voyant que des petits, je me suis dit que ce serait facile. Mais pas du tout. Ils faisaient tous des passes sur un pas et moi j'avais du mal à attraper le ballon. Le fossé technique par rapport à ce que je vivais à Nouméa était immense. On est complètement à la ramasse là-bas. Je pensais qu'on jouait bien et j'ai compris après, en y repartant pour les vacances, qu'on était nuls, des vrais bourrins (rires) ! (facebook@Mauvaka Peato) La première année, je n'ai joué que les toutes dernières secondes des matches. Ils ont décidé malgré tout de me garder à la fin de la saison. Je suis rentré en vacances chez moi et je me suis vraiment entraîné. Ma cousine avait un pote préparateur physique qui me faisait faire des exercices à la plage, des courses dans les dunes. J'ai pas mal souffert, mais toute ma famille était là pour m'aider. Quand mon père ne tenait pas le chrono, c'était ma mère, mon frère ou mon cousin. Tous les week-ends, on jouait à toucher tous ensemble (ému). Je suis rentré à Toulouse et je suis passé troisième-ligne. Là, j'ai commencé à prendre mes repères, à enfin toucher des ballons et à me régaler sur le terrain. Je jouais 7, et parfois je terminais le match au centre. À un autre retour de vacances, j'avais pris 10 kg et je suis passé numéro 6. Puis numéro 8 un peu plus tard avec d'autres kilos en plus, en tournant parfois au talon. Un poste dont je n'avais pas vraiment envie à l'époque. » LA DISPARITION DE SON PERE - «Le lendemain, je suis allé m'entraîner mais j'étais vide, j'avais la gorge nouée» « C'était juste après un match contre les Wasps avec Toulouse (en décembre 2018). Alors qu'il était en train de manger du poisson, mon père s'est mis à se gratter. J'avais parlé avec lui le jour même. Puis j'ai eu ma mère au téléphone, qui m'a dit qu'elle avait appelé SOS Médecins parce qu'il n'arrêtait pas de se gratter et qu'il n'avait plus de force. Je sentais que c'était bizarre, mais le médecin était en route... J'étais au restaurant avec Rodrigue Neti et j'ai posé le téléphone pour manger. Peato Mauvaka et son père, affublé d'une casquette du Stade Toulousain. (facebook@Mauvaka Peato) Plus tard, dans la soirée, j'ai vu que j'avais plein d'appels de ma soeur et ma mère. Je pensais que c'était parce que mon père souhaitait débriefer mon match contre les Wasps. Jusqu'à ce que je trouve un message : "Vous foutez quoi ? Répondez !'' En fait, mon père et ma mère partageaient le même compte Messenger, mais je savais qui m'écrivait en fonction des fautes d'orthographe. Quand c'était ma mère, il n'y en avait pas, et quand c'était mon père, il y en avait. Mon frère a fini par appeler sur le téléphone de Rodrigue et il m'a dit que mon père était parti. Il avait fait une crise cardiaque. Le lendemain, je suis allé m'entraîner mais j'étais vide, j'avais la gorge nouée. La veille au soir, j'avais appelé Ugo (Mola, l'entraîneur) pour le prévenir et, à l'issue de l'entraînement, il m'a dit : "On prend ton billet, tu vas voir ta famille.'' William (Servat) a toujours été là pour moi, mais depuis que j'ai perdu mon papa, il est encore plus présent Dans un moment pareil, ça m'a fait du bien d'être entouré comme je l'ai été par l'équipe. C'était bien de courir aussi, de me défouler. Après le décès de mon père, j'ai fait des matches très moyens. Je n'étais plus dedans. Et puis un jour, alors qu'on lançait en touche à l'entraînement avec William (Servat, entraîneur des avants), on s'est mis à parler. J'ai tout lâché. Ça m'a fait un bien fou. Il m'a alors pris sous son aile. William a toujours été là pour moi, mais depuis que j'ai perdu mon papa, il est encore plus présent. » SA PERTE DE POIDS - «Chaque fois que j'entendais ''physique'', ça me collait la migraine» « Ça m'a permis de franchir un cap en début de saison dernière. Je me suis astreint à un régime plus strict. De la salade, un peu de viande. Je me lâchais juste le week-end. Sur le terrain, je faisais du physique en plus et à part, ce qui était chiant parce que je voyais les autres à côté rigoler en se faisant des passes. Deux semaines plus tard, j'ai réintégré le rugby tout en continuant à faire du physique. Tout le monde hallucinait de la vitesse à laquelle je perdais du poids. William m'encourageait. À 122 kg, il m'a dit de ne plus bouger, mais je suis quand même descendu à 116 kg. Je me sentais bien sur le terrain. Quand j'étais gros, je ne me voyais pas. Et puis, quand j'ai commencé à perdre, j'ai regardé d'anciennes photos et je me disais : "Oh mon Dieu, t'es dégueulasse !'' (Rires.) En même pas un mois, j'ai maigri de 20 kg. En juillet 2018, j'avais repris avec les mecs qui rentraient de tournée. J'étais hyper loin d'eux et ça m'a fait bizarre parce que je cours beaucoup depuis que je suis petit. Ils avaient un tour, voire un tour et demi d'avance sur moi. J'étais vraiment à la ramasse. Chaque fois que j'entendais "physique'', ça me collait la migraine. Mais je me suis envoyé et, maintenant, j'y vais le premier. » SON STATUT D'INTERNATIONAL - «Heureusement que j'étais en bringue, sinon j'aurais pleuré toute la journée» « Quand je regarde l'année qui vient de s'écouler, je me dis juste que c'est ouf. Je n'aurais jamais pensé jouer autant, gagner un titre et figurer parmi les 31 qui ont disputé la Coupe du monde. Je ne m'y attendais pas du tout, même si tout le monde me disait qu'avec ma saison, ça ne serait pas anormal que je sois pris. Dans les couloirs, William me faisait des clins d'oeil. Il me faisait comprendre que si je sortais de bons matches, j'y serais. Quand la liste des 37 est tombée, j'étais défoncé. On était dans le bus pour fêter le titre à Barcelone avec Toulouse (rires). C'est au moment où j'ai vu plein de messages défiler en quelques secondes que j'ai compris. J'avais Sofiane (Guitoune) en face de moi. On s'est regardés et on a rigolé. Je lui ai montré deux articles titrés Guitoune prend la place de Bastareaud et Mauvaka la surprise. Tout le monde dans le bus nous a félicités. C'était à la fois drôle et émouvant. Ma mère m'a écrit : "Ça y est, le nom de papa est sur cette liste !'' Heureusement que j'étais en bringue, sinon j'aurais pleuré toute la journée. » publié le 31 décembre 2019 à 08h25 Article de l'Equipe partagé en entier car je trouve son histoire chouette et que je voulais la partager avec vous. Pas taper MikaCuba !
  30. 18 points
    Scène de liesse à Montpellier, ou les supporters se sont rendus sur la Comédie pour fêter le titre de leur équipe nationale. Et mention spéciale pour le capitaine Ouedraokolisi, qui aura mené l’équipe au titre.
  31. 18 points
    Putain sérieux, y’a certain commentaires ... c’est énorme ... Sans parler des joueurs, juste du staff .. y’a 3 ans, on finit 12ème, ils se font crépir ... le staff a beau expliquer que c’est un changement de génération, que dans les années qui arrivent, on aura une génération de dingue ... crépissage !! L’année suivante, on envoie pas mal de jeu, on perd en 1/4, belle saison dans l’ensemble ... crépissage !! Mola n’a pas les épaules, et tout et tout ... L’an dernier ... on fracasse tout ... on envoie du jeu de partout, on marque des essais d’une autre planète, on ne perd que 3 matchs !!! On est champions !!! Putain, ça y est !! Tu te dis, le staff, il a quand même du faire fermer quelques bouches !! et bien non !! Il te manque 14 internationaux, t’as pas perdu à la maison mais tout tes matchs a l’extérieur ... et c’est parti !! Mola il aurait du faire ça ... et pourquoi lui il joue ... et pourquoi lui il joue pas ... et fallait jouer plus devant ... et lui c’est pas un 10 ... et la gestion des jokers CDM est cata .. Sans deconner, j’espère que vous vous infligez à vous même ce niveau d’exigence ...
  32. 18 points
    Franchement j’ai quand même envie de saluer Guirado : Le mec a bien mangé de la merde pendant 4 ans , il a tout pris pour sa pomme et il a toujours fait front courageusement malgré des pluies de critiques . Il a connu la pire génération de l’EDF mais ça reste un mec vaillant , courageux , réglo ... Respect !
  33. 18 points
    Je pensais que Kok allait filer aux Wasps... Ben oui quoi... Kok au Ricoh, ça aurait eu de la gueule !
  34. 18 points
    On s'en fout surtout parce que Toulouse était plus fort, beaucoup plus dans le coup de la finale, au bon moment. Quand tu te fais étouffer comme ça, bouffer dans tous les compartiments, y a pas grand chose a dire. Le score est même très flatteur pour nous, gagner sur les derniers ballons bizarrement rendus aurait été un hold up scandaleux. Pas la peine de prétexter les blessés précoces dans le match, l'arbitrage moyen etc... Toulouse avait le mental de winner, nous pas trop. Ma seule frustration perso: je préférais perdre avec Brock James. J'ai beaucoup défendu Lopez, mais là c'est pas possible de gagner une finale avec un coup de pied si faiblard. Ma joie: les yeux plein d'étoiles de mon fils, sa première finale, même perdant il ne demande qu'à revenir dans cette ambiance magique. Finalement ca vaut plus qu'une victoire, et ca te remet les idées en place vite fait.
  35. 18 points
  36. 18 points
    Nos cadets sont champions de France Gaudermen ! 38-16 face aux cadets de Brive. Félicitations
  37. 18 points
  38. 18 points
    Commiserations mes amis de rugby. Je pense que nous avons eu beaucoup de chance aujourd'hui. Je pensais que vous méritiez au moins 1 essai de pénalité (lorsque Henshaw frappa le ballon sur la ligne d'essai). La météo ne convenait pas à l'approche avec le gros sac. Je pense aussi que le jeu était beaucoup plus proche que ne l'indique le tableau d'affichage. Bonne chance dans le top14 et c’est formidable de retrouver Toulouse au sommet du rugby européen. Match difficile, mais je pense que nous avons eu de la chance de notre côté aujourd'hui.
  39. 18 points
  40. 18 points
    Ce serait un très mauvais message envoyé à nos jeunes. L'an prochain on aura Ju Marchand le taulier, Mauvaka En 2 Et le jeune Marchand en 3. Si tu leurs mets un top mondial dans les pattes tu prends le risque de perdre soit Mauvaka soit Marchand jnr... Et à choisir je me passerais d'une pointure mondiale. Faut savoir ce que l'on veut, Si l'on veut grandir avec des jeunes du crue il ne faut pas ceder à ce genre de tentations quand ce n'est pas forcément utile.
  41. 18 points
    Je me répète sans doute mais vous avez un excellent président. J'aime beaucoup sa vision du rugby professionnel.
  42. 18 points
    Problème de circonférence. C'est mathématique.
  43. 18 points
    Non mais ca devient même pathologique. Autant l'an dernier, c'était normal de râler. Autant cette année, on est 2e, on a perdu 8 matchs en 24 journées, on a un jeu spectaculaire, très agréable à voir, très complet. On tourne à une douzaine de joueurs formés au club à chaque match. Et pourtant, certains continuent à chier chaque WE sur l'équipe (staff ou joueurs) dès qu'on ne prend pas 5 points. C'est incroyable. Faut consulter.
  44. 18 points
    Mola était l'invité d'une émission sur Sud Radio où il est revenu en longueur sur la saison actuelle ainsi que sur l'avenir du club. Très intéressante émission avec des réponses spontanées, sans langue de bois et sincères. Globalement ce qu'il a dit : - Regrets sur le match de samedi. Le ST n'a pas joué son jeu en première période et a connu trop de défaillances en touche et dans les rucks. Gros regrets car du mieux sur la 2ème période où on a vu le ST plus fidèle aux principes de Mola. - Cette saison a été correcte. Objectivement de très bons résultats (défense, nombre d'essais, mêlée). Les points d'amélioration évidents : touche (qu'il espère améliorer par un renforcement du staff et un recrutement ciblé en ce sens) ; pourcentage au pied trop faible et qualités techniques à travailler pour améliorer la concrétisation de nos temps forts. - Il reconnait tout de même que le club (et lui) doivent mieux faire l'année prochaine. Qu'il aura un effectif plus en adéquation avec son projet. Que l'avenir du ST passe par un renouvellement profond de l'effectif, cette année mais aussi l'année prochaine (beaucoup de départs à prévoir encore). Résumé : son effectif réel sera celui pour la saison 2017 - 2018. On ne peut pas se baser sur le même modèle que les MHR, RCT et autres (fort heureusement pour lui). La force du ST est et sera ses ressources internes (centre de formation) avec beaucoup de JIFF. - Il a mal géré la coupe d'Europe, dès le début. il n'a pas su remobiliser ses internationaux qui venaient de rentrer d'une CDM compliquée. Il a aussi mal géré le tournoi des VI nations (véritable point noir de la saison de Top14). Il faudra faire mieux l'an prochain sur ces 2 points. L'expérience de cette année va l'aider en ce sens. - Le cas Clerc : il suit la ligne présidentielle. Il confirme la volonté initiale de Clerc d'arrêter en début de saison. Il ont essayé ensuite de trouver une solution mais le recrutement avait déjà été fait. Il regrette néanmoins son départ et la tournure médiatique que cela a pris. - Le cas Flood : Il a connu des soucis personnels ces derniers temps. Joueur qui marche beaucoup à la confiance. Il a perdu sa confiance dans son jeu au pied ce qui a amené une perte de confiance totale sur sa défense et ses capacités offensives. Compliqué de le remettre dans le bain pour la fin de saison ... mais joueur exemplaire sur qui il doit compter l'an prochain car très important et très bon joueur (à noter qu'il a parlé de Doussain en tant que 10). - Recrutement et avenir : confirme le recrutement de Castets (qu'il annonce polyvalent). 8 arrivées pour 11 départs, léger déficit compensé par les espoirs qui pointent le bout de leur nez (il cite les 2 toulousains à la CDM des - 20 ans + Cros) + le retour d'Huget. Il faut prolonger contractuellement les Bezy, Baille, Aldé, Camara (ciblé pour leur statut de JIFF par d'autres clubs) qui sont l'avenir du club. Le travail a déjà commencé à ce niveau là et il a annoncé qu'on devrait en savoir plus dans les prochains jours. Il n'a pas voulu officialiser pour Faumuina en disant que pour l'instant c'était du conditionnel. Mais le recrutement pour la saison 2017 - 2018 est dans toute les têtes avec un travail déjà entamé. Une vague de départs est donc forcément à prévoir encore en fin de saison prochaine. - Ajustement et renforcement de la cellule performance : nouveau médecin (Dr Philippe Izard, arrêt du Dr Sadacca en place depuis plus de 20 ans) et nouveau préparateur physique. Cellule performance qui vise à la fois les pros et le centre de formation. Reprise de l'entraînement le 18 juillet. Les internationaux le 25. Voila, voila. Mon avis : pas de langue de bois, il ne se cache pas, je continue à dire que c'est franchement rafraichissant. Confiant pour l'avenir du club mais il faudra aussi se montrer patient c'est évident. Le ST, si il y arrive avec cette concurrence économique, mettra un du temps à retrouver les sommets. Mais le travail est fait dans ce sens avec une vision d'avenir basée sur une nouvelle génération et un rugby complet. Cette nouvelle génération devrait arriver à faire mal dans 2-3 années je pense. Je suis donc complètement en phase avec ce discours. A ceux qui se basent sur le RCT, MHR, Racing pour critiquer la position actuelle du ST, je leur conseille donc vivement de prendre vraiment beaucoup de recul car la stratégie sportive du ST ainsi que sa philosophie, ne sont pas prêtes de changer avec Ugo Mola.
  45. 18 points
    Pour moi, il y a un juste milieu entre "ne pas avoir le droit de critiquer Mola" et faire les pisse-froids comme certains. Oui, Mola a bien merdé en ERCC. Il a été nul dans la préparation. L'équipe a été naze. Il l'a reconnu. Et fera différemment l'an prochain. Mais c'est fait. Ça sert à rien de parler de l'ERCC après chaque match de championnat. On ne peut pas suspecter ce forum d'être béat et idolâtre avec le ST. Ça fait 3 ou 4 ans qu'on taille cette équipe, qu'on remplit le charter chaque WE. Car ça fait 3 ans qu'on était désespérant à chaque sortie. Mais en ce moment, on est bon et agréable à regarder en top14. A domicile, on a explosé tout le monde. Avec bien souvent un festival offensif. A l'extérieur, on a été sérieux contre les petits, on a tenu tête au racing, on a martyrisé le sf... On a raté qu'un match (contre pau) où y avait bezy dépendance comme quoi. Alors on veut juste profiter de ce moment, après 3 ans de purge. Inutile de nous rabâcher apres chaque victoire qu'on est éliminé de l'ercc, qu'on a rien gagné, qu'on suce Mola, que c'était que les nuls la Rochelle, Pau, Grenoble, Agen en face, que le MHR était pas prêt en début de saison, qu'on a fait une mi temps moyenne contre brive, que Toulon est venu en tong, que sans Bezy, y a rien ni personne, etc, etc... A chaque victoire, on nous demande de calmer notre entousiasme. On le sait qu'on a rien gagné et qu'on est éliminé de la ercc mais on prend du plaisir. Et c'est déjà énorme par rapport à la saison dernière. Et tout spectateur de rugby (non suppôter du ST) devrait normalement se réjouir du spectacle par rapport à l an dernier. Mais effectivement, au contraire, j'ai l'impression que certains préfèrent l'époque charter et purge. C'était plus rigolo. Peut être qu'on fait un peu plus peur pour le brennus qui sait... Et si on le gagne pas, c'est pas bien grave, c'est que du sport. Au moins on se sera regalé durant l'année. E c'est déjà un gros progrès.
  46. 17 points
    Déjà 27 pages.... Y a pas a dire, ça sent la montée de pression des deux cotés. SPOILER C@pitouls : Normalement, on va continuer a s’échanger quelques amabilités jusqu'a 17h30 Samedi. Ensuite viendra le temps de se dire au revoir, se séparer en deux groupes : ceux qui vont voir le match en live, au café, place Jaude/Capitole, chez des potes ou devant sa télé. ceux qui vont rester connectés sur le forum Viendra le traditionnel post "bon match a tous !" , 20h59, derniere minute de lucidité amicale, avant de sombrer dans la mauvaise foi, les insultes, le degoupillage contre le staff, l arbitre, les joueurs... Le supporter vainqueur aura droit a gueuler sa joie d’être "CHAMPIONS", le vaincu aura droit de féliciter l'"autre" (23h) Et on débattra sur les faits de jeu...jusqu'a 1heure du mat Les noctambules positifs a l alcool vont aller et venir mettre un petit commentaire, (4h du mat) c'est open bar ! Le sujet sera clôturé en milieu de semaine par un modo exténué, aux yeux rougis, au doigt tremblant. Le Hellfest a coté, c'est des petits joueurs...
  47. 17 points
    Interview de Servat dans l'équipe Pour L'Équipe, l'actuel entraîneur des avants toulousains (41 ans) explique sa méthode de travail, mêlée d'expérience et d'empathie, revient sur les difficultés qu'il a rencontrées au début de sa nouvelle carrière de coach et livre quelques clés sur les raisons sportives qui ont propulsé les jeunes pousses du club garonnais en haut de l'affiche cette saison, alors que le Stade Toulousain disputera une place pour une finale de Coupe d'Europe dimanche sur la pelouse du tenant du titre, Leinster (16h15). « Le Stade Toulousain avait réalisé une belle saison l'an dernier, mais il est carrément transfiguré aujourd'hui. Quel a été le facteur déclencheur selon vous ? On avait une idée forte du rugby que l'on voulait jouer mais tout n'était pas complètement en place pour y parvenir. On finit troisième (de la saison régulière) alors qu'on aurait pu faire second (défaite à domicile contre Lyon, 20-27, le 11 mars). Derrière, on perd en barrages, à domicile, contre Castres (11-23) avec un contexte compliqué. Le départ de joueurs ayant porté notre maillot de nombreuses années (Maestri), un autre encore en contrat chez nous (Fickou) et l'arrêt de carrière de Florian (Fritz). On se fait sortir sur ce match, mais la saison est très bonne. Et celle en cours est carrément exceptionnelle (admiratif). Un mec comme Alex Marco a bouleversé le club. C'est notre préparateur physique. Il peut paraître fou, mais c'est le meilleur (rires) ! Notre rugby est validé par la compétence physique qu'il a offerte à nos joueurs. Le début de saison ne laissait pas présager du scénario que vous déroulez en Championnat, en Coupe d'Europe... En début de saison, quand on part (fin juillet) en Andorre pour le stage et qu'il n'y a que des jeunes : Lucas Tauzin (20 ans), Arthur Bonneval (23 ans), Guillaume Marchand (20 ans)... En comparaison avec les saisons passées, tu as l'impression d'être avec les Espoirs. Personne n'en parle, mais quand même... Il y a surtout la défaite à Montpellier qui laissait craindre le pire et notamment le manque de profondeur de votre banc... Justement, ce match est caractéristique de notre saison. On a mis les jeunes ce jour-là, et on est passés à côté (défaite 66-15, le 23 septembre). Mais il ne faut pas oublier que Piula Faasalele, capitaine des Samoa et régulièrement chez nous, prend un carton rouge à la 17e minute. Alors, derrière, on a sombré. C'est vrai. Sauf que ce jour-là, on a mis Lucas Tauzin, Guillaume Marchand, Selevasio Tolofua (21 ans)... Il y avait 80 % de l'équipe qui allait battre le Leinster, à Ernest-Wallon (28-27, le 21 octobre, en phase de groupes de Coupe d'Europe). Pour donner de la confiance aux jeunes, il faut leur en accorder et donc leur donner la chance de disputer des matches qui comptent. Certes, à Montpellier, on s'est trompés, mais on pensait sincèrement qu'on allait exister. Ce n'était pas ce que les gens ont pu qualifier d'impasse. D'ailleurs, je n'avais pas apprécié que l'on puisse dire qu'on avait envoyé des gamins à l'abattoir. Tauzin, Marchand, Ntamack, Mauvaka... Ce sont des supra pro « éprouvette ». Est-ce qu'ils sont naturellement comme cela ou est-ce que vous les avez élevés pour endurer cette pression ? Ce qui est agréable chez eux, c'est leur capacité à se transcender, notamment sur les moments importants. Il y a des mecs que la pression inhibe et d'autres qu'elle rend meilleurs. Ç'a été le cas sur certains matches récemment. J'espère que cela continuera. Après, Romain (Ntamack) a toujours été élevé dans ce cadre-là. Il a été considéré à dix-sept ans comme un futur international. Il n'avait pas fait un match en équipe première ici qu'il était déjà sur la liste supplémentaire du quinze de France. C'était peut-être un coup marketing, mais j'avais trouvé ça un peu trop rapide. Prenez Christopher Tolofua (talonneur au Stade entre 2011 et 2017). On lui a mis trop de pression, trop tôt pour un gamin de dix-huit ans. Mais vous verrez que lorsqu'il va revenir à Toulon cet été, vu son évolution, il ne sera pas très loin du top niveau. Qu'est-ce qui fait que vos jeunes sont prêts si tôt ? C'est difficile à dire. Nous sommes tous très présents autour d'eux au club. C'est un plaisir d'être à leur contact et d'essayer de leur enseigner des choses. Je n'ai pas l'impression de travailler. Et si je prends le cas des premières lignes, la mêlée est quelque chose que j'affectionne particulièrement. Honnêtement, hormis Didier Sanchez (ancien talonneur) qui m'a donné de vrais conseils sur la mêlée, je n'en ai jamais réellement reçu. Je me suis fait mon expérience, avec mes coéquipiers, même si tout n'a pas été facile tous les jours. Donc, j'essaie aujourd'hui de leur transmettre tout ce qui m'a enrichi au fil de ma carrière. J'ai mis plus de douze ans à appréhender la mêlée, notamment parce que j'ai démarré tard au talon. Si je peux leur faire gagner quelques années en leur livrant un condensé de ce que j'ai compris, moi, en très peu de temps, ce serait déjà une réussite. Les jeunes joueurs de rugby ont-ils beaucoup changé ? Il y a une maturité plus importante plus tôt. Et puis, les mecs sont prédestinés à être pros. On est un club qui donne la possibilité de faire des études en parallèle. On a beaucoup de mecs en équipe première (Antoine Dupont, Thomas Ramos) qui ont un double projet afin d'obtenir un diplôme. Et honnêtement, on ne veut pas laisser tomber cela parce qu'on pense que pour avoir des bons joueurs, il faut des mecs qui comprennent. Je ne fais pas un lien entre l'intelligence et le niveau d'études, mais cela offre d'autres dispositions mentales et une force de travail. Trevor Brennan (ancien deuxième-ligne irlandais entre 2002 et 2007) venait des quartiers populaires de Dublin et c'est un mec brillant. Thierry Dusautoir ou Yannick Jauzion étaient ingénieurs... « Pour être bon, il faut être heureux. C'est essentiel d'aller boire un verre ensemble. Même s'il ne faut pas y aller tous les soirs (rires) ! » Le club a compris qu'il fallait former des hommes autant que des athlètes ? Mais il n'a jamais lâché ça. On prend soin des familles, on fait attention à ce que le cadre de vie soit agréable. Et là, on dépasse le cadre des jeunes. Parce que pour être bon, il faut être heureux. C'est essentiel d'aller boire un verre ensemble. Même s'il ne faut pas y aller tous les soirs (rires) ! C'est bateau ce que je dis, mais tellement vrai. C'est important de créer ces moments de vie. Qu'ils partagent des choses. Aujourd'hui, nos mecs prolongent le plaisir du terrain en dehors et inversement. Et vous, en tant qu'entraîneur, vous êtes attentif à cela ? Selon moi, c'est capital. J'ai connu des groupes avec des mecs qui ne s'appréciaient pas forcément mais qui arrivaient à faire abstraction sur le terrain et à jouer ensemble. Bon, moi je n'y arrive pas trop (rires)... Si je vois deux mecs en conflit, j'essaie d'organiser une rencontre pour régler le truc et simplement échanger. Parce que le jour où ça marche un peu moins bien, quand vous avez de bonnes relations, cela vous permet de vous resserrer pour repartir. Au départ, vous étiez entraîneur de la mêlée, mais vos prérogatives ont largement évolué... J'étais entraîneur de la mêlée, des rucks et des attitudes au contact. Au départ, chacun a occupé la place qui était prédéfinie dans cette nouvelle organisation, avec un fonctionnement de staff à six entre les espoirs et les pros. Petit à petit, Régis (Sonnes, coentraîneur avec Ugo Mola), très pris par la touche et les ballons portés, a arrêté la défense (après la défaite contre Castres). J'ai repris ce secteur avec Laurent Thuery, qui faisait partie du trio du staff des espoirs qui interviennent quotidiennement avec la première. C'est un entraîneur structuré, très bon pour synthétiser les données. Et depuis ce jour-là, on fait la défense ensemble. Franchement, ça se passe très bien, sachant qu'aujourd'hui, je m'occupe aussi du jeu des avants. Depuis le début de la renaissance toulousaine, on loue à juste titre les performances offensives des trois-quarts, mais ce qui a marqué à La Rochelle, par exemple, et encore plus à quatorze contre quinze en quarts de finale de Coupe d'Europe contre le Racing (21-22, le 31 mars), c'est la qualité de la défense et du jeu d'avants. À tous les titres du Stade Toulousain, on a parlé du "jeu de mains, jeu de Toulousains", mais souvenez-vous de Claude Portolan (pilier des années 1980) qui emportait tout sur son passage. C'est notre héritage. On a eu ce débat mille fois avec Clément Poitrenaud (rires). On a un jeu de mouvement fantastique, il fait partie de notre ADN, on s'y retrouve tous parce que l'on a porté ce maillot. Mais, sans conquête, vous ne pouvez pas exister. Le Stade Toulousain a toujours performé avec de grands piliers droits. Avant de jouer, il faut avoir des ballons. C'est o-bli-gé (il insiste). Ajoutez une bonne défense et vous pouvez commencer à penser gagner des matches. De notre côté, on essaie d'y adjoindre ce supplément d'âme, cette volonté de se faire des passes. Mais cela ne frustre jamais les avants du Stade que l'on parle si peu d'eux ? Je crois qu'on se fout. Le principal, c'est que l'équipe tourne. Le collectif supplante l'individu, même s'il ne faut pas se mentir, nous avons des joueurs au milieu avec des qualités extraordinaires. Après plusieurs saisons difficiles, comment vivez-vous ce qui se passe aujourd'hui, votre évolution personnelle ? Mon début de carrière d'entraîneur n'a pas été évident, même si je me suis rendu compte, aussi, qu'au départ, je n'étais pas au niveau. J'ai mis du temps à m'y mettre parce que ce n'est pas facile quand vous démarrez. Je n'étais pas forcément prêt à être entraîneur. Maintenant, ça va vraiment mieux et depuis un petit moment. Pourquoi ? Le plus dur a été d'entraîner les mecs avec lesquels j'avais joué. J'ai organisé les soirées pendant dix ans. J'étais un épicurien. Et du jour au lendemain, j'ai dû couper les relations. Je l'ai fait de manière trop brutale. Je n'ai pas été adroit. J'ai voulu suivre des exemples qui ne ressemblaient pas à ma personnalité. Aujourd'hui, je me rends compte que je coache comme je suis. Et si j'ai envie d'aller prendre un verre avec les gars, eh bien, je ne me retiens plus. Avez-vous appréhendé de nouvelles formes de sacrifices qui ne sont évidemment pas les mêmes que ceux des joueurs ? Oui, notamment dans notre vie de famille. Le soir, vous regardez un peu la télé avec votre femme, mais vous êtes en fait sur l'ordinateur pendant trois heures à regarder des vidéos. Et c'est toute la semaine. Toute cette partie du job, je ne l'avais pas anticipée. Même si très vite, je m'y suis mis. J'arrivais très tôt le matin pour couper avec ce truc de joueur. Et puis, le fait de ne plus avoir le resto, même si c'est ma femme qui le gérait pour l'essentiel, et de me consacrer à cent pour cent dans le rugby, ça a changé pas mal de choses pour moi. Est-ce que vous vous êtes posé la question de savoir si ce métier vous plaisait ? Le problème d'avoir joué avec les mecs, c'est qu'ils ont pu croire, certaines fois, que j'avais pris des décisions qui n'avaient pas de lien avec le sportif. J'ai pu me planter. Mais ma volonté n'a jamais été d'aller contre une personne. Or ce n'est pas facile à intégrer des deux côtés. Surtout quand on a eu des relations "personnelles" avant. Vous allez disputer une demi-finale de Coupe d'Europe dimanche chez le champion en titre, Leinster, sans aucune pression. C'est une équipe qui perd très rarement et aller gagner chez eux serait un immense exploit. Ils nous ont battus là-bas alors qu'il leur manquait du monde (29-13, le 12 janvier, en phase de groupes). Et là, ils nous reçoivent dans leur grand stade, ça va encore être d'une intensité supplémentaire. J'espère que l'on saura répondre présent. N'est-ce pas le type de rugby le plus à même de vous mettre en difficulté, avec leur faculté à cacher le ballon pendant trente et un temps de jeu sans jamais s'exposer ? C'est sûr. Et puis, c'est l'équipe d'Irlande. Ou presque. »
  48. 17 points
  49. 17 points
    Hello Plus sérieusement, j'ai pas trop le temps de participer à vos échanges (même si je les suis toujours) mais paradoxalement je me remets à suivre avec grand intérêt et passion les matchs du Stade. Je profite de leur saison à fond. Plus je vois la chute inévitable du rugby Français et plus je me réjouis du virage entrepris par le ST depuis l'arrivée de Mola. Car oui, ce virage prend bien sa source à l'arrivée de Mola, conjuguée au recrutement réussi de Pelous à son époque (ciblage de gabarits normaux, petits, rapides). Le ST ne gagnera peut être rien cette année mais la réussite est déjà au rendez-vous et son futur proche (3-4 ans) s'annonce tout aussi palpitant. Compte tenu de ça ... que voulez-vous dire sur le recrutement du ST ? Cette année, le jeu et le niveau affichés par le ST montrent que le système de jeu est plus important que le CV du XV aligné (même si le profil du joueur est bien entendu primordial pour ton système de jeu). Alors le ST peut recruter Pierre, Paul ou Jacques, honnêtement cela doit peut nous importer à ce jour. Nous avons la preuve cette année que les noms ne sont pas essentiels pour performer. Des abrutis comme Altrad, Boudjellal, le type du SF et d'autres présidents de club, pensent encore que les noms suffisent car il ne sont pas issus d'un sport collectif et ne peuvent donc pas comprendre que la réussite d'une équipe collective passe au-delà des noms alignés. Lacroix est un ancien grand joueur de rugby et lui le sait très bien. Je pourrais faire le parallèle tentant et d'actualité avec les Quataris du PSG qui sont également dans la même logique dépensière en pensant que cela va leur permettre de ramener la coupe aux grandes oreilles. Hélas ... Bref, je prends du plaisir cette année car le ST a retrouvé l'essence même de ce sport. Jeu d'évitements, de vitesse, d’insouciance et de technique. Comme par hasard, nous retrouvons un stade plein et une atmosphère joyeuse au sein du groupe. J'espère de tout cœur que ce renouveau du ST va se concrétiser par un titre avec des phases finales enlevées (j'oublie pas Clermont aussi dans les rares points positifs du rugby français). Le renouveau du Top14 doit passer par une domination conjointe du ST et de Clermont (même si ce serait encore insuffisant). En revanche pour ce qui est de l'état du rugby français, et pour terminer sur mon ressenti général de ce sport au cours de ces derniers mois, tant qu'il sera prisonnier de ces nuisibles que sont Laporte / Simon / Brunel / Goze / Boudjellal / Lorenzetti / Altrad / l'Allemand, le rugby français continuera de déchanter. Nous avons déjà sacrifié une génération voire 2 (celle de Maestri et bientôt celle de Fickou). Attention de ne pas en sacrifier une 3ème (Dupont / N'tamack / Penaud). Attention de ne pas définitivement décourager les jeunes qui se tourneront bientôt définitivement vers d'autres sports français en plein renouveau (cyclisme, athlétisme, Foot) ou toujours au top (Handball, Biathlon). Et je dois en oublier d'autres ... Je suis quand même très pessimiste sur l'avenir immédiat du rugby français. Ce n'est pas en sélectionnant 6, 7, 8 ... 15 toulousains en EDF que le rugby français va guérir. Il n'y a que l'autre marionnette à moustache qui le pense. Mais peu importe, mon club de coeur se remet à pratiquer le jeu que j'aime avec l'esprit que j'aime et la dimension que j'aime (régionale et proche du public). Voilà ... mes longggggggs commentaires ont dû manquer à plus d'un
  50. 17 points
    Pour NTK, on résume : Il est originaire de Toulouse. Il a grandi à Toulouse. Il a été formé au ST depuis tout petit. Son père est une légende du ST. Son père est actuellement salarié du ST. Le club l'a fait joué en pro dés 18 ans (soit le minimum légal). Le club a refusé de recruter un 2e ouvreur pro afin de lui faire confiance en tant que no2 (au pire) à 19 ans seulement. A 19 ans, il est titulaire depuis le début de la saison. A 19 ans, il est assuré d'avoir un énorme temps de jeu (au centre ou à l'ouverture). Il est dans le radar de l'EdF. Le ST joue l'ERCC. Le ST est candidat aux titres. Le ST a un jeu sympa, offensif, mettant en avant ses qualités et où il se régale. Il a pleins de potes avec lui dans le club. Il a des coéquipiers champions du monde dans le club. Si tout ca est contrebalancé par un chèque plus gros d'un autre club, si jeune, avant 20 ans (!), c'est vraiment à desespérer....
This leaderboard is set to Paris/GMT+02:00
×
×
  • Create New...