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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 16/12/2017 dans toutes les zones

  1. 19 points
    On peut parler de quelque chose de bien ici ? FRITZ sur la Dépêche papier aujourd'hui. Florian Fritz au Panthéon du Stade S’il devait tourner dans une série, on imagine qu’elle serait policière. Pour avoir évolué 14 ans au Stade Toulousain entouré de générations exceptionnelles, ce pourrait être « Le bureau des Légendes ». Pour ses côtés casse-cou et bad boy, éventuellement « Braquo ». Mais on trouve qu’il a un petit côté Gilou dans la série « Engrenages ». Vous voyez ? Le flic généreux, sensible, qui ne compte pas ses heures. Mais parfois « borderline ». Un joueur de club De Florian Fritz, les journalistes retiendront tout d’abord qu’il n’a jamais été un gros parleur avec la presse, taiseux de nature puis méfiant au fil des années. Sa devise ? « Moins on parle de moi mieux je me porte ». Heureusement que sur le terrain, il a davantage fait parler de lui qu’il n’a parlé dans la presse. De lui, on a souvent dit qu’il était un joueur de club. Et pas pour faire un jeu de mots avec une de ses passions, le golf. Plus sûrement parce qu’avec l’équipe de France, l’histoire s’est souvent écrite en pointillé avec deux Coupes du monde pour lesquelles il ne fut pas sélectionné. Malgré 34 sélections au compteur, il avait fini par accepter son sort comme il nous le confiait en 2010 : « À chaque fois que je vais en équipe de France, il y a tout un contexte qui fait que ça ne marche pas pour moi. Il y a des joueurs qui sont faits pour être de bons joueurs de club et cela me va très bien. Je suis davantage un besogneux, je travaille tranquille dans mon coin. » Alors, il fut avant tout soldat du Stade. Toujours avec le casque à pointe comme le reconnaît son ancien capitaine qui a partagé son vestiaire pendant onze ans, un certain Thierry Dusautoir : « Quand il était dans l’équipe, tu savais que tu avais un partenaire qui ne s’enlevait jamais. C’est important quand tu vas faire un sport de combat de savoir sur qui tu peux compter. » Parce qu’il a particulièrement de l’appétit pour les duels frontaux, ses coéquipiers le chambrent en lui disant qu’il a toujours rêvé de jouer devant. C’est arrivé un jour de Coupe d’Europe à Trevise. Sa carrière fut également marquée par son caractère sulfureux. Du coup, le natif de Sens fut parfois à contresens sur l’autoroute de la vie de rugbyman. Lui qui n’était pas un ascète a dû par exemple avaler les exigences du professionnalisme en matière physique. De même, le taureau furieux paraissait parfois un peu déjanté ; poussant le bouchon trop loin notamment avec l’équipe de France des moins de 21 ans ; ou pouvant sortir en faisant un doigt d’honneur au public des Wasps. Thierry Dusautoir analyse cette facette : « C’est quelqu’un qui se surinvestit. Il donne tout ce qu’il a. Il n’est vraiment pas dans le calcul et parfois, ça se retourne contre lui. Mais quand tu es à ses côtés, tu n’en tires que du bénéfice parce que cela reste quelqu’un d’extrêmement généreux. » Au Stade Toulousain, c’est avec Yannick Jauzion qu’il a formé le plus souvent la paire de centres sur tous les fronts. Au moment des compliments, Florian Fritz a toujours détourné les lauriers pour les adresser à son ami : « Il y a beaucoup de monde qui pourrait se faire remarquer à côté de Yannick Jauzion. L’adversaire se focalise sur lui et cela crée des espaces pour celui qui est à côté. » L’essai face au Stade Français en 2004 Souvent catalogué joueur perforateur, il est aussi un joueur de contournement. Souvenons-nous de son plus bel essai peut-être : contre le Stade Français en 2004 quand il inverse le sens de l’attaque, contourne toute la défense parisienne et résiste soixante mètres plus loin au retour de Christophe Dominici. 14 ans plus tard, il rêve de finir sa carrière au Stade de France. Et a commencé le compte à rebours. Il lui reste de trois à six matches à disputer sous le maillot du Stade Toulousain. Philippe Lauga Guy Novès fut son entraîneur durant plus de dix ans. « Ce qu’il a dans les veines et dans la tête… » . Guy Novès l’a accueilli à Toulouse et en a fait un de ses joueurs de base. Un de ces joueurs dont il cochait le nom en premier au moment de la composition d’équipe. Témoignage. Quels souvenirs gardez-vous de Florian Fritz ? Ce que je peux vous dire c’est que le texto qu’il m’a envoyé en 2015 (N.D.L.R. : lors de sa nomination à la tête du XV de France), je l’ai toujours dans mon portable. Il fait partie des joueurs et des hommes qui ont marqué mon passage à Toulouse. J’ai du mal à admettre qu’il n’y ait quasiment plus de mecs comme lui sur les terrains de rugby à l’heure actuelle. C’est quelqu’un qui avait un état d’esprit très particulier qui correspondait sûrement au mien et qui a fait que j’ai toujours été très attaché à lui, même si je ne lui ai jamais fait de cadeau. On dit que vous aviez de l’affection pour lui… Je pense que s’il a été capitaine quand j’étais au Stade, ce n’est pas pour rien. C’est un garçon qui avait une image porteuse d’un état d’esprit tellement important qui petit à petit s’estompe. Je ne vais pas dire qu’il est le dernier des Mohicans mais quand tu avais une paire de centres Fritz-Jauzion, je pouvais aller dans n’importe quel pays d’Europe et sûrement du monde. C’était le pendant de Yannick Jauzion à tout point de vue. À l’heure actuelle, ce que je vis quand je pense à un mec comme lui, c’est tellement régénérant. C’est le genre de mec qui me fait dire que je n’ai pas perdu mon temps au bord du terrain. Était-il facile à gérer ? Il était comme je pense avoir été à une certaine époque, c’est-à-dire capable de marcher sur n’importe quoi ou n’importe qui à partir du moment où il s’engageait pour l’équipe et pour les coaches. Certains diront qu’il était compliqué à gérer, moi j’ai toujours dit que non. Il fallait rentrer de manière un petit peu plus discrète dans le minimum d’intimité qu’il laissait apparaître pour pouvoir le captiver et pour qu’il puisse exprimer tout son talent. En quoi était-il différent ? Quand il est arrivé de Bourgoin, ce fut la super bonne pioche de Jean-Michel Rancoule. On ne savait pas ce qu’on allait découvrir. Pour le joueur, on savait. Mais l’homme était tellement particulier qu’il en était très attirant. J’ai toujours été aimanté par des mecs qui ne mettaient pas l’uniforme uniquement pour mettre l’uniforme et disparaissaient dans l’uniforme. Sa différence apporte toujours une certaine sécurité à l’ensemble du groupe. Quand on dit il faut s’appuyer sur des joueurs d’expérience, aujourd’hui c’est la stricte vérité. Il a une expérience que les autres n’auront pas car ce qu’il a dans les veines et dans la tête est assez particulier. J’ai passé de grands moments avec ce mec. Parfois vous l’avez remis dans le droit chemin… Cela, je n’ai pas envie d’en parler. J’ai fait mon job. J’ai joué à une époque où un type comme Claude Labatut m’a aussi de temps en temps remis sur le droit chemin. Ou plus tard Pierre Villepreux ou Jean-Claude Skrela. Je sais qu’il a toujours eu du respect pour moi et c’est réciproque. Ce n’est pas un mec identique aux autres. Étant différent, évidemment qu’il avait des moments compliqués. Mais quand tu as connu des Califano, des Tournaire, des Soulette… Le rugby c’est aussi un endroit où tu retrouves des personnalités attachantes et différentes. On vous sent ému… Je suis attaché à Flo au-delà du rugby. Je ne l’appelle quasiment pas mais à chaque fois qu’il y a eu quelque chose d’important dans sa vie, je ne pouvais pas rester indifférent. J’ai toujours été là au moment où il en a eu besoin mais je l’ai fait de manière tellement naturelle avec tellement de plaisir, je regrette d’être partie du club et de laisser ce genre de joueur. Il y a des joueurs comme ça qui ont marqué ma carrière et pourtant Dieu sait si j’en ai connu en tant que joueur et entraîneur. Flo, il arrive de nulle part et il repart comme un monsieur. Et il ne voudra pas l’entendre et il vivra ça avec une immense discrétion. Ce n’est pas un mec qui a besoin de brosse à reluire. Propos recueillis par Ph.L.
  2. 18 points
    Non mais ca devient même pathologique. Autant l'an dernier, c'était normal de râler. Autant cette année, on est 2e, on a perdu 8 matchs en 24 journées, on a un jeu spectaculaire, très agréable à voir, très complet. On tourne à une douzaine de joueurs formés au club à chaque match. Et pourtant, certains continuent à chier chaque WE sur l'équipe (staff ou joueurs) dès qu'on ne prend pas 5 points. C'est incroyable. Faut consulter.
  3. 17 points
    Cette année, Mola fait une PUTAIN de saison! Les résultats dépassent les attentes, ce qui est le plus important (je compte pas la Coupe européenne). Il a parfaitement géré son groupe en le mettant sous pression, en remettant de la concurrence saine. Il a développé les jeunes joueurs et en fait sortir d'autres. Il a enfin mis en place un vrai jeu d'arrière. Il a encaissé les coups durs, comme la blessure de Dupont dont on ne remarque (presque) plus l'absence. Enfin, sur l'ensemble de la saison, on note une vraie progression de l'équipe. Bref, je le répète, je ne crois pas qu'il soit un grand manager, mais le taff qu'il a effectué cette année est très bon. Si un entraîneur d'une autre équipe avait fait la même, beaucoup se seraient extasiés (moi le premier), alors quand c'est chez nous, faut aussi le dire.
  4. 17 points
    C’est un génie Sexton. la passe au pied pour gagner 20 mètres alors si ils n’avancaient pas et que le temps réglementaire était écoulé + le drop de 40 mètres sous la pluie, fallait des couilles et du génie. chapeau monsieur
  5. 16 points
    Y en a quand même ras le cul des haineux qui postent 36 000 fois le même genre de poste chaque jour pour nous dire que rien ne va dans ce club et que tous ses membres (dirigeants, staff, joueurs) sont des idiots finis Putain mais relâchez la pression, allez péter un coup, profiter des beaux jours et attendez de voir la saison suivante avant de venir nous assommer de vos prétendues vérités sur la catastrophe vers laquelle le club se dirige
  6. 16 points
    En résumé : À chaque match, on était nul ; cette saison, on a perdu tous les matchs à enjeu ; on a gagné que contre les gros qui faisaient l'impasse ; la 3e place est un trompe l'oeil ; notre staff n'a pas fait progresser l'équipe ; Urios a montré qu'il était bien meilleur tactiquement que nous ; on n'a pas d'ambition ; le recrutement estival s'annonce tres léger. Mais moi, je me suis régalé durant cette saison. Pour la 1ere fois depuis des années, j'ai recommencé à réserver les créneaux des matchs du ST pour les regarder. Comme au bon vieux temps. Ça me donne presqu'envie de revenir à Wallon, c'est pour dire...
  7. 16 points
    Pas facile car dimanche ça sera vraiment la fin d'un chapitre du ST (les années Jauzion, Fred, Heymans etc) avec le départ d'un immense joueur qui a toujours honoré le maillot du ST Un joueur qui a fait passer le ST en priorité pendant que certains de ses collègues s économisaient pour l'EDF, et également je n'ai pas souvenir d'avoir entendu un jour qu'il était en négo avec un autre club lorsqu'il était en FDC avec le stade. Un joueur exemplaire et comme le disait Heymans l'autre jour, on voit la différence quand il est sur le terrain et quand il n'y'est pas. Ce n'est pas le joueur le plus connu, mais à mon avis c'est l'un de ceux qui manquera le plus aux supporters Et rien que pour le fait d'avoir retourné Bibi Auradou comme une crêpe il mérite une statue
  8. 16 points
    "Akhi, c'est de la bombe, déçu qu'il parte." "C'est une grosse perte pour le Connacht mais on comprend qu'il veuille aller dans le plus grand club d'Europe." "Les supporters du ST ont connu Jauzion donc ils ne devraient pas être dépaysés avc Akhi." "Toulouse, ca ne se refuse pas pour un joueur de rugby qui aime ce sport mais je suis dégouté de son départ." "A 95 kgs il était déjà impressionnant mais à 115 kgs, il est inarrêtable."
  9. 16 points
    Franchement je ne remets pas en cause le niveau d'un Vermeulen, Taufua ou Ngatai, et ce serait mentir de dire que je n'ai pas eu envie à un moment de les voir chez nous. Mais avec du recul (certainement dû à ce magnifique debut de tournoi de l'EdF), j'en ai ma claque des recrues étrangères, encore plus dans mon club que chez les autres. Ne pleurons pas le niveau de l'EdF, ne gueulons pas sur Mohed, Jacky ou Mourad si on aimerait faire la même au ST. Exit les recrues à la Kunatani, Axtens, Van Dick ou même Faumuina. Moi je veux du Vereaghe, du Tolo, du Thevenot, l'arrivée de Miquel en 2019, voir Tauzin et NTK gratter du temps de jeu, donner sa chance à Lebel, Marchand Jr ou Manukula, aller chercher de bons jeunes qui s'épanouissent en ProD2. Et tant pis si on n'est plus invités en haut du Top14 pendant quelques saisons, on a déjà bien été gâtés depuis 30 ans, si l'on a cette politique, je suis sûr que ça finira par payer, avoir des joueurs de la région qui bandent pour le maillot et pour qui j'aurais infiniment plus de patience, et je pourrais dire que je suis fier de supporter ce club, plus que les purges qu'on s'est infligé avec des recrues sudistes soit disant de gros calibre (Burgess, Botha, j'en passe et des meilleures) qui nous ont plombé sportivement et financièrement. Voilà c'était mon pavé destructuré type "j'accuse" et merci pour ce qui ont eu le courage de le lire (et le comprendre)
  10. 16 points
    Merci Tolosa pour ton aide. Elle est la bienvenue et je suis content que tu veuilles rester à ton poste. Question finance je vais regarder les systèmes de don. En gros, il faudrait que je trouve 25$/an pour financer la licence de l'application. Je paye encore le nom de domaine (env 15€/an) et pour le serveur les discussions/recherches sont en cours. Cela peut aller de zéro à 72€/an. Le systeme qui sera mis en place doit être totalement transparent. On va bien arriver à trouver quelque chose qui tient la route. Bonnes fêtes à vous tous.
  11. 15 points
    Perso, je ne prétends pas savoir ou dicter à tout le monde ce que doit être ou non le forum. Maintenant, ça fait plus de 12 ans que je suis inscrit et si je ne poste plus très souvent, je lis très régulièrement... et si c’est le cas, c’est parce que c’est un chouette lieu d’échange où l’on trouve des gens intéressants et sympathiques que ce soit pour parler rugby ou pour un peu de déconne autour de ces sujets. Pour moi, l’important, c’est l’équilibre... je viens ici pour lire des réactions autour du rugby et aussi pour me marrer à lire des conneries qui sont le plus souvent drôles et maîtrisées. Bien sûr il y a parfois des « petits » dérapages ou des lourdeurs, mais ça reste contrôlé et il suffit aussi de se le dire gentillement pour modérer tout ça. Un forum trop sérieux mourra et un forum incontrôlable et complètement dispersé mourra aussi. La preuve: la plupart des forums rugby n’existent plus. Si les C@pitouls sont encore là et toujours aussi dynamiques, c’est, je pense, parce que cet équilibre existe depuis des années. En ce sens, le boulot fait par Cyril et les modos y a grandement contribué bien entendu. C’est aussi leur volonté d’avoir un forum ouvert et vivant qui a permi ce succès depuis des années (je me souviens des échanges avec Maxence pour trouver le nom et le slogan qui devait permettre de faire comprendre que ce forum était un lieu, certes sur une base de rugby et de Toulouse, mais surtout un lieu ouvert, intelligent et de partage). Vous pouvez être fiers de vous, les gars! Moi, j’adore lire Tropez, Chaume, Tropico, Gabi, Raphaëlle, Brayaud, Bertrand, Gronounours et tous les autres... je ne suis pas toujours d’accord, pas toujours à rire... mais globalement j’y trouve mon compte: il y a de l’échange sur notre passion commune, un peu de mauvaise foi, de l’esprit souvent (pas toujours je l’accorde... mais ce n’est pas grave. Nous sommes humains!) et on se marre souvent. Bref: je pense que l’on peut être sérieux et pertinents tout en étant drôles et bon vivants. Vive les C@pitouls... d’où qu’ils viennent!
  12. 15 points
    Quel message de Fickou wow ! Détaillé, personnalisé, touchant, reconnaissant ... il y a tout ! Un mot pour tous ses anciens coéquipiers, ses différents entraineurs, le public toulousain. La classe, la reconnaissance du ventre quoi ! Bon sinon, 0 communiqué de la part du ST jusque là alors que maintenant c'est officiel, ça veut clairement tout dire. On encaisse le chèque, on économise un gros salaire et ciao garçon : on te souhaite pas de mal mais tu nous manqueras pas quoi. Bref, l'ère d'un professionnalisme dégueulasse
  13. 15 points
    « J’aimais être oublié » FLORIAN FRITZ - Centre du Stade toulousain Voilà neuf jours, il a officiellement mis un terme, à 34 ans, à son immense carrière. parcours marqué par trois brennus, deux titres de champion d’europe, par 34 sélections chez les bleus. mais Aussi par quelques coups de sang mémorables ou l’image d’un joueur au caractère bien trempé. pour l’occasion, Ce grand taiseux a accepté de faire une exception... Propos recueillis par Jérémy FADAT jeremy.fadat@midi-olympique.fr Pourquoi avoir accepté cette interview ? C’est une façon de boucler la boucle. Je n’ai jamais aimé parler de moi, même si c’est ce que je fais là (rires). Le rugby est un sport collectif et cela m’a toujours dérangé d’en sortir un individu. Je préférais me fondre dans la masse. Mais on a l’impression de peu vous connaître. Était-ce par pudeur ? Ou volonté de protéger votre intimité ? C’est une manière de se protéger. Quand tu es exposé, tu reçois de bonnes ou mauvaises critiques qui, dans les deux cas, ne sont pas toujours justifiées. Si on te met trop haut, tu te casses la gueule. Si on te met trop bas, c’est dur à gérer. Le fait de moins en dire, de faire en sorte qu’on parle le moins possible de moi m’a arrangé. J’aimais être oublié, bosser tranquille dans mon coin. D’autres joueurs sont discrets mais font attention à leur image… Mon image et le reste, je m’en fous complètement ! Ce n’est pas du tout une façon de maîtriser ou contrôler quoi que ce soit, juste ma vision des choses. Je suis moi-même, ça plaît ou pas. Ce que les gens pensent à l’extérieur, ça m’est égal. Ugo Mola dit qu’il a cherché comment vous décrire et que le mot idoine est « authentique », prenant l’exemple du théâtre qu’il avait organisé l’été dernier pour que les joueurs apprennent à se connaître. Vous aviez quitté la scène après cinq minutes… Avec moi, rien n’est prémédité. Attention, ce n’est pas toujours bien et ça a pu me desservir mais j’essaye de… (il hésite) Pour reprendre cet exemple, je n’étais pas du tout à l’aise et j’ai vite dit à Ugo : « C’est pas mon truc, j’arrête et je m’en vais. » Il n’y avait aucun calcul. Voilà, ça ne me plaisait pas. Vous étiez capitaine cette saison. Avez-vous dû forcer votre personnalité ? Oui, car ce n’était pas une ambition chez moi. Être un jour capitaine du Stade toulousain ne me tenait pas particulièrement à cœur. C’est surtout venu de l’ancienneté mais je n’ai finalement rien changé à mon comportement au quotidien. Le seul truc différent, c’était d’aller faire le toss avec l’arbitre avant le match. Pour parler de cette saison, très prometteuse mais finie sur ce barrage perdu à domicile, comment l’avez-vous vécue ? On avait l’impression d’être dans une bonne dynamique, qu’un truc se passait dans le groupe… C’est la loi du sport et, comme j’ai dit à mes coéquipiers après le match, il ne faut pas oublier d’où on venait. Ce n’est plus le Stade toulousain des années 90 et 2000 qui remportait tout. Il y a eu une période très dure où ce club a beaucoup moins gagné, jusqu’à finir douzième l’an passé. L’été dernier, j’étais le premier sceptique et ne savais pas où on mettait les pieds. Terminer troisième de la phase régulière, c’est déjà très bien. Il ne faut pas gravir les échelons trop vite, il serait injuste d’être trop exigeant après ce barrage perdu. L’équipe est jeune, plein de nouveaux joueurs sont arrivés, ça va continuer à se renouveler. Si on avait été champions, j’aurais été ravi mais cela aurait été l’arbre qui cache la forêt. Ce club se reconstruit doucement et doit être patient. Vous aviez du mal à cacher votre mal-être en fin de saison passée. Étiez-vous si inquiet l’été dernier ? Après la douzième place, ce n’était pas dur de m’y remettre pour faire mieux. Faire pire, c’était la relégation. Mais, je l’avoue, si on m’avait dit qu’on finirait troisièmes, je signais tout de suite. Je ne savais pas du tout où on allait. Je suis resté droit dans mes baskets, fidèle à ce que j’ai toujours fait. On avait un super groupe, l’ambiance était bonne. À mes yeux, cela rejaillit toujours sur le terrain, même si on a trébuché à la fin. Les jeunes ayant disputé ce barrage vont s’en servir pour l’avenir. C’est un acquis dont ils profiteront dans les années qui viennent. Avez-vous ressenti une émotion particulière en regagnant les vestiaires après ce dernier match ? Forcément. On y pense avant mais tant qu’on ne le vit pas, on a du mal à se projeter. Une fois que l’arbitre siffle, on se dit : « Ça y est, c’est fini. » Mais vous aviez pu vous y préparer et avez choisi votre sortie… Je me sens privilégié, déjà car je termine sur une saison honorable, ce qui n’a pas été le cas pour certains de mes anciens coéquipiers. J’ai pris cette décision rapidement. Je ne me voyais pas quitter le club, aller faire un an ou deux sous un autre maillot, repartir à zéro. Je n’en avais pas envie et ne m’en sentais pas capable. Et puis l’âge, le niveau des matchs… Au bout d’un moment, on se voit jouer : « Bon, tu vas moins vite, tu tapes moins fort. » Je ne voulais pas faire la saison de trop, celle où tu gâches les belles années. Était-ce si important de finir sous le maillot toulousain ? C’est mon club et cela fait partie des raisons de mon choix. Ici, j’ai vécu des moments incroyables, j’y ai joué de 20 à 34 ans. Même si j’ai fait une saison à Bourgoin, que je ne renie pas, toute ma carrière professionnelle est associée à ce club. Je me sens dix fois plus Toulousain que Berjallien (sourires). Une image qui restera de vous sera celle de votre visage en sang quand vous sortez sur protocole commotion puis revenez sur le terrain contre le Racing en 2014. Cette séquence avait provoqué l’admiration de certains, l’indignation d’autres… Elle reste car il y avait beaucoup de sang. Mais des joueurs revenus sur le terrain après un choc ou du rouge sur le maillot, il y en a encore tous les week-ends. Celle-là a un peu plus marqué car le choc était impressionnant et l’image aussi du coup. On me la ressortira sûrement encore dans dix ans. Le rugby va-t-il vraiment beaucoup plus vite aujourd’hui ? Tout le monde le voit. Sans manquer de respect aux adversaires que j’ai affrontés quand je suis arrivé à Toulouse, on savait à l’époque qu’à 80 ou 90 %, on passait quand même. On avait le groupe qui allait bien mais, aujourd’hui, c’est dur chaque week-end. La preuve quand tu vois le jeu déployé par Oyonnax cette saison. Si tu n’es pas à 100 %, tu passes à la trappe contre n’importe qui. Ce n’était pas vrai il y a encore cinq ou six ans. Tout le monde est armé, ça tape fort, ça va vite… Et on met plus de temps à récupérer ? Les coups, tu les encaisses moins bien à 34 ans qu’à 20 ans, surtout dans le rugby actuel (sourires). Comment jugez-vous son évolution physique ? Le problème, c’est que je ne vois pas comment on peut la contrôler et la réguler. Tu veux aller dire aux joueurs de moins s’entraîner ? C’est un énorme débat, déjà ouvert et qui continuera à l’être. Mais je n’ai pas la solution pour endiguer l’évolution physique des mecs, leur vitesse qui s’accentue toujours. Franchement, je ne vois pas où ça va s’arrêter, encore moins comment tu peux l’arrêter. Votre cas a justement fait évoluer les choses sur le protocole commotion… C’est un premier pas. Mais que vont-ils faire par la suite ? Ma conviction est qu’on ne pourra pas échapper à cette évolution, à moins de se mettre à jouer au rugby à toucher. Ne plus avoir de commotions sur un terrain de rugby, c’est impossible. Il y a toujours des faits de jeu qui entraînent ce genre de chocs. Protéger davantage les joueurs en leur interdisant de revenir en jeu dès qu’il y a la moindre suspicion ? Oui, peut-être. Mais après ? Existe-t-il moins d’espaces aussi ? Peut-être parce que je vais moins vite (rires). Moi, je n’en trouve plus mais Cheslin (Kolbe) en trouve ! L’essai de 2004 contre le Stade français, je ne suis pas persuadé que je le remettrai aujourd’hui. Sérieusement, il y a beaucoup moins d’espaces. Pour caricaturer, le cinq de devant était très lourd avant et ne se déplaçait pas trop. Les autres joueurs étaient plus mobiles et on se disputait les espaces à dix contre dix. Aujourd’hui, vous avez des piliers qui vont aussi vite que les centres et des deuxième ligne qui courent autant que les flankers, donc les intervalles sont forcément bouchés. Vous parliez de cet essai de 80 mètres contre Paris. Qu’a-t-il changé ? Il a peut-être fait décoller ma carrière. J’arrivais de Bourgoin, les gens ne me connaissaient pas, mes partenaires et entraîneurs non plus. Au début de mon aventure à Toulouse, j’ai surtout profité des blessures de Xavier Garbajosa ou Benoît Baby pour jouer. Je n’étais pas encore dans les plans de Guy Novès, c’est normal. Mais, ce jour-là, les forfaits m’ont permis d’être sur le terrain et cet essai a sûrement convaincu l’encadrement qu’il pouvait compter sur moi. Vous évoquez Guy Novès. Que représente-t-il à vos yeux ? Il est à part. Il m’a permis de jouer au Stade toulousain, m’a fait confiance toutes ces années, malgré des désaccords entre nous parfois. Si j’ai eu cette carrière en club et en équipe de France, c’est en grande partie grâce à lui. Avez-vous été touché par ce qu’il lui est arrivé en décembre dernier ? Quand on a autant de respect que moi pour Guy et qu’on voit la façon dont ça s’est fini pour lui en équipe de France, on est forcément touché. Il ne méritait pas ça. Personne ne le mérite mais lui… On va dire que c’est le professionnalisme… On le disait dur mais il semblait avoir un lien particulier avec vous. Il avait notamment pris publiquement votre défense quand vous aviez adressé ce doigt d’honneur au public des Wasps. (Il coupe) On parle de moi mais je ne l’ai jamais entendu dire publiquement du mal d’un de ses joueurs. Après, je peux vous assurer qu’il savait vous dire les choses en privé. Guy est quelqu’un qui protégeait toujours ses hommes et, même quand ça se passait moins bien en équipe de France, je ne l’ai pas vu dézinguer un seul mec. Comment vos entraîneurs ont-ils géré votre fameux gros caractère ? Il n’y a jamais eu de discussion autour de ça. On parle de mon caractère mais j’espère que tous les joueurs de Top 14 et Pro D2 en ont ! Chacun a des traits de personnalité plus ou moins singuliers mais je n’ai pas croisé un seul mec au haut niveau qui n’a pas de caractère. Aucun entraîneur ne m’a dit : « Fais attention, il faut moins en dire, moins en faire. » Jamais. Car il y a aussi ces coups de sang. Ce doigt d’honneur aux Wasps, qui faisait suite à votre expulsion, le regrettez-vous ou fait-il partie du personnage ? Je ne peux pas dire que je ne regrette pas le geste. Ça ne se fait pas, ça donne une mauvaise image de moi, de mon club, du rugby. Si je pouvais l’effacer, je le ferais… Mais c’est facile avec du recul. Si on me remet exactement dans la même situation au même moment, je ne vais pas mentir, je suis persuadé qu’il se repasse la même chose. C’est comme ça. Je le regrette mais ça ne m’a jamais empêché de dormir. Ce n’était pourtant pas la première fois que vous vous faisiez insulter… Bien sûr, mais j’avais le sentiment d’être victime d’une énorme injustice sur le carton rouge. Si, dès que tu te fais brancher par des supporters, tu sors de tes gonds comme ça… C’était la conséquence de la sanction. Le match était qualificatif, nous étions bien au score, et il me sort ce rouge sur une action où, pour moi, il n’y avait rien. C’est ça qui m’a fait réagir ainsi. Aseptise-t-on parfois un trop peu le rugby ? Oui, un peu. Mais où est la limite ? Si tu laisses faire, il y aura toujours un mec pour venir te le reprocher… La vidéo joue un rôle là-dedans. De nombreuses actions ne seraient jamais sanctionnées et ne seraient même pas remarquées sans elle. Sauf que voir une action avec trois ralentis ou la vivre en direct, ce n’est pas pareil. Elle a fait évoluer les choses, parfois dans le bon sens, parfois dans le mauvais aussi. Revenons sur votre carrière. Quel est le coéquipier qui vous a le plus marqué ? Il y en a tant. J’ai toujours eu la chance d’être dans des collectifs forts. Je viens d’une région (Sens) où le rugby n’est pas légion et, dès mon plus jeune âge, je me suis retrouvé dans une génération incroyable. Avec mon petit club, on a été champions de France cadets, certes catégorie C. Mais je n’ai jamais été dans une équipe faible ou très moyenne. Si je dois en citer un, c’est Yannick Jauzion. J’ai quand même joué à côté de celui qui était le meilleur centre du monde durant je ne sais combien d’années. C’était un joueur énorme. Parmi vos adversaires ? Là aussi, il y en a eu un paquet. Mais on a tous un chat noir et le mien, c’était Gordon D’Arcy. Je détestais jouer en face de ce mec. Il était costaud, rapide, avait des appuis. Et si vous deviez garder un titre ? Elle est dure cette question. Je dirais ma première année au Stade toulousain. J’arrive et je deviens champion d’Europe en fin de saison. C’est un souvenir incroyable. Vous comptez 34 sélections en équipe de France. Le paradoxe étant que, par rapport à la carrière qui est la vôtre, on se dit que vous pourriez en avoir 80… Mais je ne les ai pas eues ! En équipe de France, je n’ai strictement aucun regret. En débarquant à Toulouse, si on m’avait dit que j’aurais autant de sélections, je ne l’aurais jamais cru. Quand on voit les joueurs au même poste, je suis fier de ces 34 sélections. Je ne me dis pas : « J’aurais dû en avoir 70 ou 80. » Qui suis-je pour ça ? Ceux qui les ont atteintes ne les ont pas volées, les Jauzion et autres. Je ne me range pas dans la même catégorie. Les Bleus, c’est une consécration. Mais il y a aussi des mecs meilleurs que toi sur certaines périodes. Ils prennent ta place et tu n’as rien à dire. Vous n’avez disputé aucune Coupe du monde. N’est-ce pas une déception ? Pas du tout. Si je méritais vraiment de faire une Coupe du monde, je l’aurais faite. Je n’étais pas assez bon à cet instant-là. C’est aussi simple que ça. On dit souvent que votre personnalité vous a desservi en équipe nationale… Il faut poser la question aux gens concernés. Peut-être que ma façon d’être n’a pas plu à certains sélectionneurs. Mais, franchement, si t’es meilleur que ton concurrent au même poste, j’ai tendance à croire que ce n’est pas ton caractère qui va t’exclure de l’équipe de France. Si t’es le meilleur, tu joues. Avez-vous eu une altercation avec un sélectionneur ? Jamais. Vous retrouvez-vous dans le rugby actuel, avec notamment l’apparition des réseaux sociaux ? La jeune génération vit avec son temps. Quand je suis arrivé à vingt ans, je faisais peut-être des choses que les anciens ne comprenaient pas non plus. C’est une évolution, elle est obligatoire. Mais pour le coup, les réseaux sociaux, j’en suis à des années-lumière. Je ne veux pas critiquer même si cela a parfois tendance à prendre trop de place à mes yeux. Je me rappelle être entré une fois dans le vestiaire et avoir vu deux mecs assis à l’autre bout. Personne ne parle et ils se mettent à rigoler en se regardant. Je vais les voir : « Qu’est-ce qu’il vous arrive ? » En fait, ils s’étaient envoyé un truc par téléphones interposés. Je leur ai fait remarquer : « Mais vous auriez pas pu vous le dire ? » Je vais passer pour un vieux mais ça me dépasse. Ce n’est tellement pas mon monde. Cette évolution doit être prise en compte mais tu ne peux pas tout dévoiler. Il y a quand même des histoires avec des mecs qui, à la mi-temps d’un match, on t trouvé le moyen de filmer ou de tweeter un truc… Tu dois faire attention car tout va plus vite. Si tu fais ou dis une connerie, tout le monde est au courant dans la minute. D’autant plus que vous apportez une importance considérable à la vie de groupe. Je suis persuadé qu’une grande partie de la réussite d’une équipe passe par là. Je ne sais pas si la nouvelle génération y est aussi sensible mais tu ne peux pas te battre pour les autres si tu n’as pas un minimum de cohésion avec tes partenaires en dehors. Si tu ne crées pas quelque chose de fort avec tes coéquipiers, c’est impossible. Et je ne crois pas que ce soit propre au rugby. Mais il y a cette notion de combat… Certes, mais je suis un peu le football et j’ai vu le parcours de Marseille. Tu les entends tous dire à quel point ils s’envoyaient (sic) les uns pour les autres. Ils sont allés jusqu’en finale de Coupe d’Europe, ce n’est pas un hasard. Ils avaient juste plus envie que d’autres de vivre ces choses ensemble. Quels liens garderez-vous avec le Stade toulousain ? Simple supporter. Je viendrai voir les matchs, en tribunes. Pour l’instant, ça s’arrête là. À quoi va ressembler la vie de Florian Fritz ? Je suis associé dans une entreprise de menuiserie extérieure. J’insiste sur « extérieure » car on demande déjà si je vais faire des meubles et tout (sourire). Non, des fenêtres, des volets roulants. J’ai toujours été attiré par les métiers du bâtiment. J’ai souvent eu des amis maçons ou autres. C’est un milieu dans lequel je me retrouve et me sens bien naturellement. Vous allez donc couper avec celui du rugby ? Je ne sais pas si je vais couper mais il est certain que je ne ferai pas d’interviews et que je ne serai pas consultant télé. Ni entraîneur ? A priori non. Pour l’instant, ça ne m’attire pas. Être joueur ou entraîneur, ce sont deux mondes différents. Pour les avoir observés de près, les entraîneurs n’ont pas de vie. Pour moi, ça ne s’improvise pas. Tu l’as en toi ou pas, mais tu ne peux pas dire du jour au lendemain : « Je vais le devenir. » Je comprends que certains veulent rester absolument dans ce milieu où il y a pas mal d’argent. Je ne ressens pas cette envie. Dans dix ans, je ne sais pas, mais aujourd’hui non. Alors, rendez-vous dans combien de temps pour la prochaine interview ? Dix, quinze ans ? Oui voilà, quinze ans, c’est parfait pour moi (rires). « Mon doigt d’honneur aux Wasps ? Si je pouvais l’effacer, je le ferais... Mais c’est facile avec du recul. Si on me remet exactement dans la même situation, je ne vais pas mentir, je suis persuadé qu’il se repasse la même chose. »
  14. 15 points
    Je croyais que l'arrivée de Bouilhou dans le staff devait régler les problème du ST avec Latouche ?
  15. 14 points
    Kkun pour appeler Lacroix et lui dire que warrior machin du super groupe facebook avec des infos de fou lui a prévu une conférence de presse ou il doit annoncer un AB et Taumeoeau ? Parce que le didier il est pas au courant visiblement et faudrait qu'il se bouge le train bordel c'est le mec du groupe facebook qui l'a dit, c'est pas n'importe qui il a des sources et par respect il peut meme pas les citer tellement c'est du lourd.
  16. 14 points
    En plus du traditionnel "je viens pour l'humain et le projet de jeu" pas un mot de remerciement pour ses années passées à Toulouse, rien, nada. Mais rassurez-vous ça me surprend pas le moins du monde, ça me conforte juste sur le personnage. Quand je pense qu'à l'époque j'avais parlé du possible futur Jauzion il ne lui arrive pas à la cheville ni comme joueur ni comme homme.
  17. 14 points
    ya pas de spectateurs à Wallon mais un public de fervents supporteurs avertis et de connaisseurs garants du vrai rugby et du beau jeu
  18. 14 points
    Et le bus du RCT consommerait moins ...
  19. 14 points
    J'étais passé à côté de ce monumental article d'avant match... Attention, ce message aurait pu être écrit par Gabi tant le mec maîtrise l'ironie. Incroyable que personne n’y ait pensé plus tôt. Ah, attendez. On nous dit que si. Maxime Machenaud, demi de mêlée du Racing : «C’est bien qu’il y ait ce côté participatif mais ce n’est pas nouveau. En club on le fait beaucoup, tous les matchs sont filmés, L’analyse de l’adversaire fait partie de la préparation individuelle. Il y a des groupes de leaders de jeu qui discutent de la semaine et du match. J’ai déjà connu ça en équipe de France ». Chuuuuut Maxime, on est censés faire croire que c’est du jamais vu. Le mythe des « ingrédients » qui se suffisent à eux-mêmes >> MAIS BIEN SÛR Peut-être le lieu commun le plus éculé de l’histoire du rugby après ces satanées « valeurs » brandies à tout bout de champs. Les « ingrédients » qu’il faut mettre sur un terrain pour espérer. En gros : envoyer des bourre-pifs pendant 80 minutes, plaquer au niveau de la carotide, rentrer dans les rucks comme dans une piscine à bulles, charger l’adversaire au niveau des bijoux de famille et dézinguer à la scie sauteuse tout ce qui franchit la ligne d’avantage. Bref, le discours ambitieux d’un coach de Fédérale 3 avant le derby du week-end dans le Tarn. Ne rigolez pas, c’est ce qui nous attend au Stade de France. Maxime Machenaud : « Bien sûr on peut proposer des choses simples si on les fait à la perfection. Après c’est ce qu’on va mettre dedans qui compte. Si on n’avance pas à l’impact et qu’on perd les duels, si on n’est pas assez agressifs au contact, on ne mettra rien en place. Ce sera des choses simples, parce que c’est difficile de mettre en place des passes en pivots et des redoublements qui demandent du timing. » On ne va pas en vouloir au nouveau manager du XV de France de ne pas avoir demandé des combinaisons de polytechnique à ses troupes après dix jours de vie commune. Mais penser un seul instant qu’on va réussir à taper l’un des collectifs les plus huilés de la planète en montant des chandelles et en mettant de l’impact au ras des regroupements, c’est une idée qui appartient à des temps oubliés, un peu comme la divine époque où on était capables de se farcir les Blacks « à l’orgueil » juste parce qu’on était vexés de la rouste de la veille. En parlant de Blacks, la vie nous commande d’être honnête : les Bleus ont peut-être joué leur meilleur match de l’année 2017 en alignant des coiffeurs qui avaient dû s’entraîner deux fois ensemble avant de se frotter à la prometteuse réserve néo-zélandaise. Marco Tauleigne en était : « Ce match, on l’avait quand même préparé un petit peu. Mais c’est la preuve que quand on met un peu d’envie et de motivation, parfois il n’en faut pas plus pour gagner des matchs. » On repense à ce mythe fondateur de l’ère Laporte-sélectionneur, un test remporté haut la main en Afrique du Sud avec un système de jeu qui tenait sur une feuille A4 sans le verso. On veut bien s’engager à mastiquer notre article sur une même feuille A4 si pareil coup d’esbroufe marche encore en 2018. Le mythe de l’homme providentiel >> COMME C’EST ORIGINAL Un jour, on écrira un roman sur le sujet, aux éditions « vieux marronnier ». Du haut de notre petite expérience, on en a vu passer à la file des Marvin Martin de l’ovalie ringardisés du jour au lendemain. Regardez Baptiste Serin, icône absolue en novembre 2016 et bon à rien un an plus tard. Cela n’exclut pas la resucée, cela dit : Morgan Parra qui a eu droit à son premier tour de char… en 2008, était guetté comme la solution à tous les problèmes du rugby français il y a encore dix jours avant de laisser le sceptre de la pression à Maxime Machenaud, lui-même en attente d’un retour de hype depuis la tournée d’automne 2012. Cette fois, le destin de la glorieuse nation française tient dans les petites mains adolescentes de Matthieu Jalibert, l’ouvreur de l’UBB, l’ancien club de Brunel. Dix-neuf piges à peine et une poignée de matchs à Top 14, mais il paraît que Matt Damon est déjà sur le coup pour un biopic. Le gamin coche toutes les cases du jeune-prodige-comme-Michalak-à-l’époque-mais-en-mieux-vous-verrez Une formation atypique. « Il n’a pas suivi la filière dite classique, il n’a pas fait de pôle France ou Espoirs. Il a plutôt un parcours de rugbyman amateur » ; explique David Ortiz, l’un de ses formateurs. Garanti 100 % prise d’initiatives hors-cadre, donc. Un bagage intello à la Romain Bardet. Le garçon, qui a toujours eu un an d’avance, prépare un Bachelor en commerce international après une licence de Staps. Garanti 100 % potentiel prochaine cible publicitaire de la ménagère de moins de 50 ans. Un joueur anglo-saxon qui croit en lui. Ben Kay, sur le plateau d’une émission britannique tout récemment, après un match entre Newcastle et l’UBB : « Ce sont les 40 minutes les plus excitantes que j’ai jamais vu de la part d’un aussi jeune joueur. Cela pourrait être la prochaine star du XV de France s’il parvient à jouer son jeu au niveau international ». Garanti 100 % Jonny Wilkinson. Dingue. On jurerait avoir écrit la même chose sur une tripotée de joueurs : Thomas Casaignède Frédéric Michalak François Gelez Lionel Beauxis Jules Plisson Anthony Belleau Sans doute qu’on écrit beaucoup trop de bêtises. Sans doute aussi que cette manie de vouloir dénicher absolument un génie absolu ne rend service à personne, et surtout pas aux intéressés ou à l’équipe de France. Envoyer Jalibert au front avec une équipe pleine d’incertitudes contre l’Irlande ressemble au meilleur moyen de ficher en l’air sa carrière avant qu’elle n’ait commencé. Mais le rugby français n’est pas à un gâchis près, récemment. https://www.20minutes.fr/sport/2212311-20180201-france-irlande-comment-bleus-font-croire-peuvent-gagner-alors-tout-indique-contraire by Julien Laloye. Qu'il soit béni pour sa plume.
  20. 13 points
    Jésus81 (après une Ascension fulgurante dans la bêtise) nous a quittés prématurément. Paix à son âme
  21. 13 points
    Le départ de Colazo démontre, il me semble, que le management par la schlague, les coups de gueules et les torses bombés est d'un monde révolu. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai toujours soutenu Mola, que certains considèrent comme un mou ou un sans charisme. Il prône en effet un style de management plus en lien avec notre époque, à savoir être un leader positif et surtout... bienveillant. D'où une plus grande adhésion des joueurs, une meilleure acceptation des changements pour le bien du collectif. Les entreprises ne s'y trompent pas, elles viennent aussi à ce type management. Doucement pour certaines, je vous l'accorde. Ce n'est que mon humble avis, prière de ne pas m'envoyer vos skudes trop hâtivement... ? ?
  22. 13 points
    Son avenir est plus qu'opaque, Habana.
  23. 13 points
    Florian Fritz Midol Suivez le guide Florian Fritz - Trois-quarts centre et capitaine de Toulouse Auteur d’une prestation colossale samedi, il est le leader exemplaire d’une équipe en pleine renaissance. Lui qui vit ses derniers mois de carrière, même si son président et son entraîneur lui ont clairement laissé la porte ouverte.... Par Jérémy FADAT Quand Maxime Médard a été amené à évoquer son ami Florian Fritz après le match, ses premiers mots furent équivoques : « Ce serait bien qu’il fasse une saison supplémentaire. » Depuis un an, le trois-quarts centre international annonce qu’il arrêtera probablement sa carrière au terme de cet exercice 2017-2018. Il faut dire que le précédent avait été éprouvant pour lui qui avait subi, impuissant, la chute de l’équipe dans laquelle il évolue depuis 2004. Le physique était touché, le moral beaucoup plus encore. Mais, à l’image de ses partenaires dont il est le leader naturel, Fritz revit depuis quelques mois. Et emmène les autres dans son sillage. « C’est quelqu’un qui compte, poursuit Médard. Sa force, c’est d’être un gars normal, apprécié de tous. Il profite au maximum de ses derniers matchs. » Et il le fait bien. À Bordeaux, il a livré une prestation colossale. « Félicitations aux avants qui ont su mettre de l’avancée autour des rucks, souligne Ugo Mola. Ils étaient aidés par un neuvième avant, à savoir Jean-Marc Doussain, mais aussi par les dixième et onzième, Yann David et Florian Fritz. » Encore à la pointe du combat, ce dernier a constamment fait reculer ses adversaires dans l’axe et s’est montré décisif avec une intervention parfaite le long de la touche sur le troisième essai. Sans oublier qu’il a provoqué le carton rouge de Paiva à cause d’un plaquage dangereux sur lequel il est retombé sur la tête. Mais la classe de Fritz, sur le coup, fut de se relever sans en rajouter et sans simuler quoi que ce soit en attendant la couleur de la sanction. David : « On se met tous dans sa roue » Aujourd’hui, Fritz est indispensable. Sur le terrain et dans le vestiaire. « C’est un capitaine exemplaire depuis le début de la saison, apprécie Mola. Il a encore été redoutable et, avec peu de mots et un comportement modèle, il génère de l’enthousiasme dans une formation assez jeune. C’est un garçon important pour le Stade toulousain. » Son compère du centre, Yann David, reprend : « On se met tous dans sa roue car c’est un grand monsieur. Il a 34 ans mais ce n’est qu’un chiffre lorsqu’on voit la forme qu’il affiche. Quand on possède un capitaine comme lui, cela ne peut être que bénéfique pour les autres. » Parce qu’il montre toujours la voie. « Il a de nouveau été énorme dans ce qu’il sait faire, souligne Médard. Il a un tel courage. Ce n’est pas un cadre qui parle tout le temps car il ne trouve pas ça nécessaire et il n’en a pas besoin. Mais quand il s’adresse aux autres, il le fait au bon moment et c’est juste. » En clair, Fritz inspire un respect immense à ses coéquipiers et sait insuffler chez eux une confiance qui pourrait s’avérer capitale pour la fin de saison. La sortie qu’il a choisie. Même si son président, Didier Lacroix, confiait jeudi dernier : « Flo m’a toujours dit qu’il ne se sentait pas de faire une année de plus à ce jour. Mais la discussion est ouverte s’il veut changer d’avis. » Chacun comprenait mieux pourquoi samedi soir. Et Mola d’appuyer : « Si mon président l’a affirmé, l’entraîneur ne l’empêchera pas, bien au contraire, de continuer encore quelques temps avec nous. »
  24. 13 points
    Y a un truc que j'aimerai éclairer : ici, c'est un forum de discussion ou un site d'info ? Non parce que je suis toujours étonné de voir des forumeurs râler parce que ce topic dérive suite à un recrutement. Si vous voulez juste les informations sur les dernières mutations, faut pas aller sur les capitouls, faut aller sur rugbyrama, lequipe, rmcsport, tweeter, que sais je encore.... ce sera bien plus exhaustif qu'ici. Et sur Google actualité, en tapant mutation + un club ou un joueur, vous aurez toutes les informations souhaitées en temps réel. Taper Anthony Meric ou stade toulousain pour voir.... Par contre, si on souhaite disserter sur un recrutement particulier puis parler des pratiques de mutations dans le rugby au sens large, c'est bien ici non ?
  25. 13 points
    Le grnd chelem c’est quand tu arrives à etre mis en examens en tant sue directeur de casino, de gerant de camping, de secretaire d’etat et de president de federation, dans 4 affaires differentes
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