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Ludo

Effectif du Stade Toulousain 2019/2020

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Pouik
il y a 37 minutes, tropézien a dit :

 

Qui sont ces gonzes ? Plus connus que Bennala ?

 

Sale raciste!

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Saint Thomas ST

Un joueur emblématique a été choisi pour illustrer le nouvel Escape Game du ST dont le but est d'obtenir une prolongation de contrat; 

 

Un message à faire passer ?  😎

 

 

Edited by Saint Thomas ST
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Raphaelle

Je ne sais pas où mettre les 2 pages de l'Equipe d'aujourd'hui sur la formation au Stade. 

Cela concerne l'ensemble de l'effectif, donc je la mets ici. Si quelqu'un a une meilleure idée ...

 

JEUNES MAINS, JEU DE TOULOUSAINS

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL LAURENT CAMPISTRON

 

Romain Ntamack (à g.), Thomas Ramos et le capitaine de Toulouse, Julien Marchand, ont tous les trois joué plus de quinze matches cette saison.

 

Très sollicités depuis deux saisons, de nombreux talents issus de la formation ont largement contribuéà l’embellie sportive du club rouge et noir. Tout sauf un hasard.

Ils étaient onze sur la feuille de match face au Leinster, samedi dernier en Coupe d’Europe. Soit presque la moitié des vingt-trois joueurs inscrits. Cette saison, ils ont même parfois été plus nombreux, jusqu’à quatorze en Championnat. Eux, ce sont les joueurs formés au club, des plus anciens – comme Médard, Huget ou Mermoz – aux plus jeunes – comme R. Ntamack, Ramos ou J. Marchand. Leur afflux sur le terrain, ajouté au vécu irremplaçable de quelques tauliers (Kaino, Faumuina, Tekori) et à la virtuosité unique de quelques autres (Dupont, Kolbe), a apporté au Stade Toulousain ce qui lui manquait le plus ces dernières saisons : de l’enthousiasme, de l’audace, et cette volonté de perpétuer ce rugby de vitesse et d’improvisations inscrit depuis longtemps dans son ADN. La formation rouge et noire n’a pas ressuscité, elle s’est juste réveillée après quelques années d’assoupissement. « Le Stade s’est toujours appuyé sur la formation depuis la fin des années 1980, rappelle l’ancien demi de mêlée (1987-2001) Jérôme Cazalbou, de retour au club cette saison comme manager du haut niveau. Mise en place par Robert Bru, le père du jeu à la toulousaine, elle a ensuite été entretenue au fil du temps par des techniciens comme Villepreux, Skrela et Novès, avec plus ou moins de consistance, en fonction du contexte sportif du moment. Aujourd’hui, elle a juste été remise au goût du jour. » Pour au moins trois bonnes raisons, toutes étroitement liées.

 

Des coaches qui osent lancer les jeunes
Le coentraîneur principal Ugo Mola, revenu au club en 2015 pour succéder à Guy Novès, a toujours été enclin à puiser dans le vivier de la formation. À la fois par conviction personnelle, pour pérenniser cette identité du jeu à la toulousaine dont il s’est lui-même nourri dans ses jeunes années, et par nécessité, pour redynamiser un effectif vieillissant. Mais il n’a pas pu mettre ses plans à exécution les deux premières années à cause du standing de cadres qu’il aurait dû progressivement écarter pour faire de la place aux jeunes (Johnston, Steenkamp, Albacete, Dusautoir, McAlister, Clerc, Flood, Fritz…). Il le peut davantage depuis la saison dernière, alors que la plupart des cadres précités ont arrêté leur carrière, que d’autres ont choisi de partir (Maestri, Fickou, David), et que les finances exsangues du club ont vite écarté toute velléité de recrutement coûteux ou exhaustif. « À son arrivée, Ugo a été confronté à un effectif composé de beaucoup de trentenaires qui ne pouvaient pas ou plus développer le jeu tel qu’il l’imaginait », résume Cazalbou. Des joueurs qui avaient pourtant gagné des titres à la croisée des années 2010 (une Coupe d'Europe, deux Brennus). À une période où l’ex-trois-quarts centre ou ailier Michel Marfaing était déjà directeur du centre de formation du club. « Il y a toujours eu une même idée directrice en matière de formation à Toulouse, dit-il. Si on était un peu plus réticents à faire jouer nos jeunes à un moment, c’est parce qu’on avait un effectif mature qui gagnait des titres et parce que c’était aussi la tendance du moment, celle de tous les clubs de l’élite. »

 

C’était un temps où les pensionnaires du Top 14 recrutaient beaucoup à l’étranger. Où, entre donner sa chance à un Espoir prometteur du club et piocher à l’extérieur un talent plus ou moins confirmé, ils choisissaient souvent la seconde solution. La tendance s’est aujourd’hui inversée. « En début de saison, quand on a été confrontés à une pénurie de piliers gauches, on a décidé de ne pas prendre de joker médical, observe Cazalbou. On a fait un état des lieux en interne et décidé de faire confiance à un garçon comme Clément Castets (22 ans). Ça lui a permis de s’affirmer. » Aujourd’hui, Ugo Mola est fier de son opération rajeunissement : « Avoir une grosse épine dorsale issue de notre formation nous permet de développer un jeu qui est ressenti par tous avec la même sensibilité. C’est important dans un rugby où tout le monde essaie de jouer pareil, de garder cette différence propre à notre club. »

 

L’arrivée d’une génération exceptionnelle
Si Toulouse fait autant appel à ses jeunes, c’est d’abord parce qu’ils sont bons. Quatre ont été champions du monde des moins de 20 ans en juin (R. Ntamack, Tauzin, Lebel, G. Marchand). Six, même, si l’on compte David Brennan et Maxime Marty, respectivement transféré ou prêté depuis à Montpellier et Bayonne. Et puis il y a tous ces joueurs légèrement plus âgés qui ont éclos ces trois ou quatre dernières saisons et qui sont aujourd’hui en équipe de France ou tout près d’y être : Aldegheri (25 ans), Baille (25 ans), Cros (24 ans), J. Marchand (23 ans), Ramos (23 ans), A. Bonneval (23 ans), Verhaeghe (21 ans), S. Tolofua (21 ans). Par quel miracle Toulouse a-t-il pu notamment sortir une première ligne complète de niveau international (Baille-Marchand-Aldegheri) ? « C’est d’abord le travail de William Servat (entraîneur adjoint des pros), répond Cazalbou. Même s’il a été bien aidé par un garçon comme Thierry Savio (ex-talonneur du club entre 1984 et 1989), qui était là à un moment et qui est revenu cette saison comme consultant extérieur pour s’occuper des avants à partir des Crabos. » C’est aussi ça la force de Toulouse, celle de savoir s’entourer de compétences pointues dans des domaines précis. « On a sorti beaucoup de piliers et de talonneurs grâce au boulot de Thierry, confirme Marfaing. Il a notamment inventé des machines de travail pour le renforcement du rachis cervical, qu’on trouve désormais dans tous les comités français. »

 

Fort de ses résultats, le centre de formation toulousain est en passe de redevenir l’eldorado qu’il était il y a quelques années, the place to be. « Cette saison, j’ai sept ou huit gamins qui m’ont appelé directement pour savoir s’ils pourraient intégrer le centre, alors que je n’en avais eu aucun la saison dernière, révèle Marfaing. Ils voient bien que le staff n’hésite pas à lancer les jeunes, que ça joue bien, que les résultats sont là. Forcément, ça donne envie. »

 

Une forte interaction entre Espoirs et pros
Depuis cette saison, il y a régulièrement cinquante à soixante joueurs sur la pelouse à chaque entraînement du Stade Toulousain. À la quarantaine d’éléments de l’effectif pro s’ajoutent les quinze ou vingt membres les plus âgés de l’équipe Espoirs. « Les séances des jeunes sont calées sur celles des pros », confirme Marfaing. Conséquence ? Les entraîneurs assistants de l’équipe 1, Jean Bouilhou, Clément Poitrenaud et Laurent Thuéry, sont aussi ceux de l’équipe Espoirs. « Ça offre de la continuité dans le discours, explique Cazalbou. Et ça pousse les jeunes, qui constatent qu’ils sont encore loin du niveau des pros, à travailler beaucoup pour s’en rapprocher, et ceux qui se sentent tout proches à fournir des efforts supplémentaires pour franchir le dernier cap. » « Ça contribue à créer un état d’esprit, poursuit Marfaing. Il n’y a plus les jeunes d’un côté et les anciens de l’autre, mais un mélange harmonieux de joueurs de différentes générations qui partagent une même idée du rugby. Comme ils se frottent à tous les ateliers à l’entraînement, les gamins ne sont plus surpris par une combinaison ou une annonce lorsqu’ils montent en pro. Ça fait gagner du temps. »

Marfaing a parfois l’impression de se retrouver à la fin des années 1980, quand l’équipe Reichel, dont il faisait partie avec l’ailier David Berty ou l’arrière Émile Ntamack, affrontait tous les mercredis l’équipe pro à l’entraînement. « C’était assez chaud parce que les jeunes voulaient piquer la place des vieux qui, eux, n’avaient pas l’intention de la leur donner. Tout cela créait une émulation fantastique qui a porté ensuite le club à la série de titres des années 1990. » 

 

TOP 10
des internationaux formés au Stade Toulousain

1. Fredéric Michalak ouvreur ou demi de mêlée, 77 sélections.

2. Yoann Huget ailier, 53 sélections.

3. Maxime Médard arrière ou ailier, 52 sélections.

4. William Servat talonneur, 49 sélections.

5. Clément Poitrenaud arrière, 47 sélections.

6. Émile Ntamack arrière ou ailier, 46 sélections.

7. Maxime Mermoz centre, 35 sélections.

8. Philippe Carbonneau demi de mêlée, 32 sélections.

9. Xavier Garbajosa ailier, 32 sélections.

10. Fabien Barcella pilier, 20 sélections.


« On veut des joueurs audacieux » L’ancien arrière ou ailier international Émile Ntamack (46 sél.), aujourd’hui manager de la formation toulousaine, veille à ce que tous les éducateurs du club travaillent en harmonie.
Frédéric Lancelot/LÉquipe


« La formation toulousaine est-elle en plein renouveau ?

Le terme de renouveau est un peu fort. Disons plutôt qu’une réforme a été entreprise. Qu’on a désormais une vision plus approfondie, plus globale, de la façon de développer et d’accompagner nos jeunes, des premières catégories jusqu’aux dernières. Ça passe par un gros travail sur les cadres, les éducateurs, parce que ce sont eux qui leur portent la bonne parole.

 

Quelle est l’idée directrice ?

Que chaque éducateur ne produise pas sa propre formation avec la catégorie d’âge dont il a la responsabilité. Mais qu’il s’inscrive au contraire dans une politique générale de suivi et de développement. On a défini un style de jeu basé sur la vitesse, le souci du détail et une façon de se comporter, aussi, parce qu’on attache autant d’importance à la valeur sportive de nos gamins qu’à leur éducation. Une fois ces codes définis, on demande à tous nos cadres de s’y référer.

 

Même au détriment du résultat ?

Oui, on leur demande d’être patients, d’être plus sur le développement que dans la recherche de la performance immédiate.

 

C’est quoi le développement ?

C’est de ne pas passer quarante-cinq minutes par séance à faire des mêlées ou des touches. Nos jeunes ont d’abord besoin de toucher le ballon, de jouer des duels. Nous, on veut des joueurs audacieux, vivants. Nos exercices doivent donc d’abord leur permettre d’avoir des situations de jeu où ils pourront exprimer leur insouciance, leur envie de créer. Je me fiche de savoir que telle équipe a gagné tel ou tel tournoi. Même en Crabos (juniors), 80 % de la saison doit concerner le développement de l’individu. Après, qu’on garde les 20 % restants pour développer une stratégie visant à gagner les deux ou trois matches à la fin qui peuvent apporter un titre, c’est normal. Mais c’est fini le temps où on prenait un gamin juste parce qu’on savait qu’il pourrait nous faire gagner le Championnat minimes. On ne demande plus à chaque éducateur d’être le propre maître de son équipe, parce que ça entraînerait un recrutement à tout-va qui n’aurait aucune cohérence. On a une vision beaucoup plus large. » L. C.

 

 

 

3.jpg

Edited by Raphaelle
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Joco

Merci Raphaëlle. Article très intéressant 

:smile:

 

@ Gabi: attention! Prends des précautions avant de lire. Protège les meubles, toussa toussa... :yes:

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stadeli

Merci beaucoup Raphaelle, j'espère que Mola osera aligner ce 15 type d'ici la fin de la saison...:online:

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Neophyte
22 minutes ago, Joco said:

Merci Raphaëlle. Article très intéressant 

:smile:

 

@ Gabi: attention! Prends des précautions avant de lire. Protège les meubles, toussa toussa... :yes:

 

Il s'est fait livrer une pougneuse, un tire-nouille made in Japan. Comme ça il peut tenir sa bière et son sandwich en même temps. 

Edited by Neophyte
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Gabi
il y a 57 minutes, Joco a dit :

Merci Raphaëlle. Article très intéressant 

:smile:

 

@ Gabi: attention! Prends des précautions avant de lire. Protège les meubles, toussa toussa... :yes:

 

C'est moi qui ai écrit l'article donc j'avais anticipé.

J'avais juste rajouté en conclusion "en terme de formation comme pour le reste, le Stade Toulousain reste bien la vitrine du rugby français" mais mon pote Lolo (Laurent Campistron, le journaliste qui a publié mon article) l'a retiré. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant, c'était sobre, j'avais édulcoré la réalité en mettant "français" plutôt que "mondial".

 

il y a une heure, Raphaelle a dit :

TOP 10
des internationaux formés au Stade Toulousain

2. Yoann Huget ailier, 53 sélections.

4. William Servat talonneur, 49 sélections.

 

Je viens de réaliser qu'Huget a plus de sélections que Servat. :stuart:

 

il y a une heure, Raphaelle a dit :

3.jpg

 

N’empêche qu'avec cette équipe, avec tous les joueurs au top, on peut gagner le brennus. Voire le doublé.

 

Edited by Gabi
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Tlsefred31
Il y a 1 heure, Raphaelle a dit :

 

10. Fabien Barcella pilier, 20 sélections.

 

Barcella formé à Valence d'Agen et dans le club jusqu'en junior

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tire-bouchon
Il y a 2 heures, Neophyte a dit :

un tire-nouille made in Japan

alors que l' Italie est voisine...:blink:

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gronounours
Il y a 7 heures, Joco a dit :

Merci Raphaëlle. Article très intéressant 

:smile:

 

@ Gabi: attention! Prends des précautions avant de lire. Protège les meubles, toussa toussa... :yes:

 

Trop tard : ma femme vient de se noyer ... :shuriken:

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CocoDie

 

Mourad Boudjellal chambre Ugo Mola et le Stade-Toulousain

 

Dans sa chronique « Mourad de Toulon » diffusée sur Rugbyrama, le président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal n’a pas manqué de chambrer le manager du Stade-Toulousain Ugo Mola.

 

Le patron du RCT lui a demandé de préparer son discours sur le trop grand nombre de joueurs Toulousain retenus en équipe de France pendant les doublons car la situation ne devrait pas s’arranger pour le club de la Ville Rose. Extrait:

« L’équipe de France avec sept joueurs Toulousains pour le Tournoi des Six-Nations. Bravo aux Toulousains car on les a joués à Noël, je m’étais mis sur mon 31 et finalement c’était 39 à 00. C’était compliqué. Mais j’ai envie de dire à Ugo Mola que je suis content des résultats qu’il obtient car c’est quelqu’un que j’apprécie. Mais je crois qu’il peut commencer à visionner les vidéos de Guy Novès d’il y a quelques années lorsque, à chaque doublon avec l’équipe de France, il râlait sur le nombre de joueurs qu’on lui prenait. Donc reprends les arguments de Guy Novès parce qu’il n’était pas mauvais pour dire qu’il y avait trop de Toulousains en équipe de France et je ne pense pas que ça s’arrangera dans les années à venir. »

 

 

 

Est ce que notre effectif est assez important ou il va falloir envisager des jokers ? 

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Saint Thomas ST

Pourtant MB ne râle pas quand l'EDF lui pique ... Bastareaud.

 

Un vrai clown triste ce MB.

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chomelaregle

Rien d'exceptionnel ou de méchant dans son "chambrage", en tout cas. 

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brayaud's
il y a 16 minutes, chomelaregle a dit :

Rien d'exceptionnel ou de méchant dans son "chambrage", en tout cas. 

 

C'est même pas du chambrage, pour moi. A peine une blagounette. 

 

Puis merde, il existe un topic spécial Moumou, merci de tout mettre la dedans que je ne puisse pas y lire ! On va pas recommencer à mettre du Moumoute Brune partout ! 

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GuyNess

FamilleST, préparez vos mouchoirs

 

William et ses « fils »

C’est une belle histoire d’hommes qui a conduit Dorian Aldegheri et Julien Marchand parmi le squad des Bleus pour le prochain Tournoi. Le roman d’une filiation contée ici par William Servat, pas peu fier du chemin parcouru par ses protégés, avec qui il partage encore mêlées et parties de chasse

C’est une belle histoire, comme le rugby professionnel en livre de moins en moins. Une histoire de passion, d’éducation, de transmission. Une histoire qui fila à Willim Servat, au cuir pourtant bien tanné de quadragénaire aux 49 sélections internationales, son premier grand frisson en tant qu’entraîneur, avec l’annonce des sélections pour le prochain Tournoi de Julien Marchand et surtout de Dorian Aldegheri, le dernier de ses «fils» à n’avoir encore jamais goûté à une convocation en bleu. « Quand la liste est tombée, cela a d’abord été une grande fierté, doublée d’une belle surprise, nous confiait Servat le week-end dernier, du côté de Dublin. Comme nous n’avons pas eu beaucoup d’échanges avec le staff des Bleus, je ne me doutais pas du tout que Dorian Aldegheri allait être convoqué. » Et la Bûche de glisser, l’émotion à fleur de peau. « Ils ont démarré à l’âge 18 ans, et moi, j’ai démarré avec eux ma carrière d’entraîneur. »

Rien n’est plus vrai, ni plus touchant. Pour le comprendre, il faut en effet se replonger six ans plus tôt, alors que William Servat venait d’être nommé entraîneur des avants avec Toulouse, et voyait une nouvelle génération pointer le bout du nez. Des «bébés» nommés Marchand, Aldegheri ou Baille, que Servat décida alors de couver jusqu’à l’éclosion. « Cette année-là, lorsque je suis sorti de ma retraite au bout de six mois pour un match à Saint-Denis contre le Stade français, j’ai même joué avec Cyril Baille… Mais ce qui m’a marqué le plus, c’est ces moments où l’on se retrouvait ensemble, avant que les autres joueurs arrivent à l’entraînement, entre 7h30 et 8 heures du matin. Il ne faisait pas encore jour, et on bossait la mêlée... Jamais un d’entre eux n’a manqué un rendez-vous. Parfois, la maman de Dorian Aldegheri nous préparait des pancakes pour que l’on puisse petit-déjeuner après nos séances… C’étaient de vrais moments de partage. »

 

LES PANCAKES DE MAMAN ALDEGHERI

De partage mais surtout de transmission, que Servat prolonge encore de nos jours. En dehors du terrain d’abord, lors de parties de chasse au gros gibier. Mais aussi sur le terrain, en renfilant les crampons pour pousser avec «ses» petits... « C’est un peu par plaisir que je fais encore des mêlées avec eux. Mais surtout pour leur transmettre certaines sensations. Pour la gestion du déséquilibre, de la position du cou, des axes de poussées, de la pertinence d’une liaison haute ou basse, il n’y a rien de mieux que de le faire en direct, pour qu’ils puissent s’adapter en match à toutes les situations. Je ne fais plus d’opposition avec eux, je n’en suis plus capable. Mais pour tout ce qui est du ressenti, il n’y a rien de mieux que de me lier encore un peu avec eux. »

 

CULTURE DU TRAVAIL ET DE LA MÊLÉE

Une culture à laquelle la jeune garde s’est pliée de bonne grâce, à rebours des canons modernes qui voudraient reléguer le travail de la mêlée à une lubie de vieux con. « Un mec comme Dorian Aldegheri a la mêlée dans le sang, et les autres sont tout aussi passionnés, pointe Servat. De toute façon, les trois ont compris que leur éclosion au plus haut niveau passerait par la maîtrise des basiques du poste. Non seulement ils s’en sont donnés les moyens mais en plus ils ont pris du plaisir à le faire. S’ils en sont là aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. » Comme il n’est pas un hasard si la formation du Stade toulousain demeure si rayonnante, qui dispose encore en réserve de pépites « qui porteront un jour le maillot bleu », comme Tolofua, Verhaeghe, Mauvaka, Castets, Neti ou Guillaume Marchand, que Servat bien évidemment pris sous son aile. « Avec Julien Marchand, on travaille le lancer depuis ses 18 ans, et je fais naturellement pareil avec son frère. Tout le monde l’a oublié, mais quand Julien a été appelé à 19 ans pour sauver la patrie face au grand RCT, il n’était pas encore prêt. Ce jour-là, c’est Cyril Baille, qui avait un peu plus d’expérience, qui s’était chargé des lancers... Et aujourd’hui, Julien Marchand est probablement devenu le meilleur lanceur du Top 14. »

 

2015 ET LE TOURNANT D’OYONNAX

Le fruit d’un travail de bénédictin, bien sûr. Mais aussi d’une ténacité dans l’effort qui éclata au grand jour un soir de mai 2015, lorsque l’entrée des trois «petits» permit au Stade d’éviter l’humiliation d’une élimination en barrages devant Oyonnax (20-19), pour le dernier match de Guy Novès à Ernest-Wallon. Des plus symboliques, quand on y songe, puisque ce match fut fondateur du début de carrière des trois garçons, et peut-être plus encore de Dorian Aldegheri. « Quand Ugo Mola est arrivé et découvrait l’effectif, l’hypothèse d’un prêt de Dorian à Carcassonne était très avancée. Il m’a demandé si je pensais que c’était une c...ie, je lui ai dit que oui. On cherchait des piliers droits, on en avait un au club, et on voulait le prêter ! Et Ugo est allé batailler dans les bureaux pour qu’il reste avec nous… » Tout sauf une évidence, dans le contexte du moment. « À ses débuts, quand on parlait de faire jouer Dorian, cela aurait pu faire sourire beaucoup de monde même à l’intérieur du club, se souvient Servat. Aujourd’hui, cela ne fait plus rire personne. » D’autant moins depuis que ce dernier a pris conscience du travail personnel qu’il lui restait à accomplir sur le plan physique, voilà deux mois...

Mais alors, Marchand et Aldegheri peuvent-ils désormais bouleverser la hiérarchie en bleu, à des postes où ils sont encore loin d’incarner les numéros un? « Oui, je les en crois capables, cadre Servat. Julien Marchand a un caractère que j’adore : c’est un dominant, qui a une envie terrible d’avancer. Guilhem Guirado est un joueur et un capitaine formidable mais je pense que durant ce Tournoi, Julien peut déjà gagner en temps de jeu. Quant à « Doudou », il aura une carte à jouer à droite si on lui donne l’occasion de s’exprimer. » Au point de réaliser le rêve de réunir au sein de la mêlée tricolore Cyril Baille, seul des trois mousquetaires laissé à quai de la première liste de Jacques Brunel? « Son absence est logique parce que Cyril a été blessé, mais j’imagine que le fait de voir ses deux copains en équipe de France n’a sûrement pas été facile. Cela lui prouve juste que rien n’est acquis et qu’il faut redoubler d’effort s’il veut les retrouver. Et si cela doit arriver un jour, je vais être obligé de monter au match… »b

 
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Raphaelle
Il y a 4 heures, GuyNess a dit :

FamilleST, préparez vos mouchoirs

 

William et ses « fils »

C’est une belle histoire d’hommes qui a conduit Dorian Aldegheri et Julien Marchand parmi le squad des Bleus pour le prochain Tournoi. Le roman d’une filiation contée ici par William Servat, pas peu fier du chemin parcouru par ses protégés, avec qui il partage encore mêlées et parties de chasse

C’est une belle histoire, comme le rugby professionnel en livre de moins en moins. Une histoire de passion, d’éducation, de transmission. Une histoire qui fila à Willim Servat, au cuir pourtant bien tanné de quadragénaire aux 49 sélections internationales, son premier grand frisson en tant qu’entraîneur, avec l’annonce des sélections pour le prochain Tournoi de Julien Marchand et surtout de Dorian Aldegheri, le dernier de ses «fils» à n’avoir encore jamais goûté à une convocation en bleu. « Quand la liste est tombée, cela a d’abord été une grande fierté, doublée d’une belle surprise, nous confiait Servat le week-end dernier, du côté de Dublin. Comme nous n’avons pas eu beaucoup d’échanges avec le staff des Bleus, je ne me doutais pas du tout que Dorian Aldegheri allait être convoqué. » Et la Bûche de glisser, l’émotion à fleur de peau. « Ils ont démarré à l’âge 18 ans, et moi, j’ai démarré avec eux ma carrière d’entraîneur. »

Rien n’est plus vrai, ni plus touchant. Pour le comprendre, il faut en effet se replonger six ans plus tôt, alors que William Servat venait d’être nommé entraîneur des avants avec Toulouse, et voyait une nouvelle génération pointer le bout du nez. Des «bébés» nommés Marchand, Aldegheri ou Baille, que Servat décida alors de couver jusqu’à l’éclosion. « Cette année-là, lorsque je suis sorti de ma retraite au bout de six mois pour un match à Saint-Denis contre le Stade français, j’ai même joué avec Cyril Baille… Mais ce qui m’a marqué le plus, c’est ces moments où l’on se retrouvait ensemble, avant que les autres joueurs arrivent à l’entraînement, entre 7h30 et 8 heures du matin. Il ne faisait pas encore jour, et on bossait la mêlée... Jamais un d’entre eux n’a manqué un rendez-vous. Parfois, la maman de Dorian Aldegheri nous préparait des pancakes pour que l’on puisse petit-déjeuner après nos séances… C’étaient de vrais moments de partage. »

 

LES PANCAKES DE MAMAN ALDEGHERI

De partage mais surtout de transmission, que Servat prolonge encore de nos jours. En dehors du terrain d’abord, lors de parties de chasse au gros gibier. Mais aussi sur le terrain, en renfilant les crampons pour pousser avec «ses» petits... « C’est un peu par plaisir que je fais encore des mêlées avec eux. Mais surtout pour leur transmettre certaines sensations. Pour la gestion du déséquilibre, de la position du cou, des axes de poussées, de la pertinence d’une liaison haute ou basse, il n’y a rien de mieux que de le faire en direct, pour qu’ils puissent s’adapter en match à toutes les situations. Je ne fais plus d’opposition avec eux, je n’en suis plus capable. Mais pour tout ce qui est du ressenti, il n’y a rien de mieux que de me lier encore un peu avec eux. »

 

CULTURE DU TRAVAIL ET DE LA MÊLÉE

Une culture à laquelle la jeune garde s’est pliée de bonne grâce, à rebours des canons modernes qui voudraient reléguer le travail de la mêlée à une lubie de vieux con. « Un mec comme Dorian Aldegheri a la mêlée dans le sang, et les autres sont tout aussi passionnés, pointe Servat. De toute façon, les trois ont compris que leur éclosion au plus haut niveau passerait par la maîtrise des basiques du poste. Non seulement ils s’en sont donnés les moyens mais en plus ils ont pris du plaisir à le faire. S’ils en sont là aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. » Comme il n’est pas un hasard si la formation du Stade toulousain demeure si rayonnante, qui dispose encore en réserve de pépites « qui porteront un jour le maillot bleu », comme Tolofua, Verhaeghe, Mauvaka, Castets, Neti ou Guillaume Marchand, que Servat bien évidemment pris sous son aile. « Avec Julien Marchand, on travaille le lancer depuis ses 18 ans, et je fais naturellement pareil avec son frère. Tout le monde l’a oublié, mais quand Julien a été appelé à 19 ans pour sauver la patrie face au grand RCT, il n’était pas encore prêt. Ce jour-là, c’est Cyril Baille, qui avait un peu plus d’expérience, qui s’était chargé des lancers... Et aujourd’hui, Julien Marchand est probablement devenu le meilleur lanceur du Top 14. »

 

2015 ET LE TOURNANT D’OYONNAX

Le fruit d’un travail de bénédictin, bien sûr. Mais aussi d’une ténacité dans l’effort qui éclata au grand jour un soir de mai 2015, lorsque l’entrée des trois «petits» permit au Stade d’éviter l’humiliation d’une élimination en barrages devant Oyonnax (20-19), pour le dernier match de Guy Novès à Ernest-Wallon. Des plus symboliques, quand on y songe, puisque ce match fut fondateur du début de carrière des trois garçons, et peut-être plus encore de Dorian Aldegheri. « Quand Ugo Mola est arrivé et découvrait l’effectif, l’hypothèse d’un prêt de Dorian à Carcassonne était très avancée. Il m’a demandé si je pensais que c’était une c...ie, je lui ai dit que oui. On cherchait des piliers droits, on en avait un au club, et on voulait le prêter ! Et Ugo est allé batailler dans les bureaux pour qu’il reste avec nous… » Tout sauf une évidence, dans le contexte du moment. « À ses débuts, quand on parlait de faire jouer Dorian, cela aurait pu faire sourire beaucoup de monde même à l’intérieur du club, se souvient Servat. Aujourd’hui, cela ne fait plus rire personne. » D’autant moins depuis que ce dernier a pris conscience du travail personnel qu’il lui restait à accomplir sur le plan physique, voilà deux mois...

Mais alors, Marchand et Aldegheri peuvent-ils désormais bouleverser la hiérarchie en bleu, à des postes où ils sont encore loin d’incarner les numéros un? « Oui, je les en crois capables, cadre Servat. Julien Marchand a un caractère que j’adore : c’est un dominant, qui a une envie terrible d’avancer. Guilhem Guirado est un joueur et un capitaine formidable mais je pense que durant ce Tournoi, Julien peut déjà gagner en temps de jeu. Quant à « Doudou », il aura une carte à jouer à droite si on lui donne l’occasion de s’exprimer. » Au point de réaliser le rêve de réunir au sein de la mêlée tricolore Cyril Baille, seul des trois mousquetaires laissé à quai de la première liste de Jacques Brunel? « Son absence est logique parce que Cyril a été blessé, mais j’imagine que le fait de voir ses deux copains en équipe de France n’a sûrement pas été facile. Cela lui prouve juste que rien n’est acquis et qu’il faut redoubler d’effort s’il veut les retrouver. Et si cela doit arriver un jour, je vais être obligé de monter au match… »b

 

prem's 😋 Dans le topic pré-tournoi 

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Saint Thomas ST
Il y a 10 heures, chomelaregle a dit :

Rien d'exceptionnel ou de méchant dans son "chambrage", en tout cas. 

 

Rien d'hilarant non plus. 

Edited by Saint Thomas ST
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Saint Thomas ST
il y a 4 minutes, Beau-jeu-laid a dit :

https://www.ladepeche.fr/2019/01/26/tolofua-enchainer-pour-saffirmer,7977044.php

 

Article intéressant sur Tolofua 

On apprend qu'il aurait pu jouer centre.

 

Confirme le choix judicieux de Kaino avec des externalités  positives, au-delà du terrain (exemple, prof, etc. ;).

 

En plus, il a été pris sous son aile par Jerome Kaino, ce qui n'est pas rien. Les grands joueurs ne se reconnaissent pas dans les mauvais donc c'est qu'il doit y avoir une sorte de filiation plutôt intéressante.

 

La présence du double champion du monde all black est d'ailleurs fortement appréciée par Tolofua. «Cela donne envie. J'étais fan de lui très jeune et de l'avoir aujourd'hui dans l'équipe, cela fait quelque chose. Nous n'avons pas vraiment eu l'occasion de jouer ensemble cette année à part le week-end dernier mais je suis comme un enfant quand je le vois à côté. Aux entraînements, il m'encourage tout le temps. Quand je fais quelque chose de bien, il m'encourage à le refaire. Quand quelque chose ne va pas, il me donne quelques conseils pour avancer. Vu que je suis jeune et qu'il a beaucoup d'expérience, je ne peux qu'écouter ses conseils.»

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jauzy19

 

 

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Pouik
il y a une heure, jauzy19 a dit :

 

 

 

Officialisations de Chalureau, Arnold, Miquel et Reggiardo.

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Saint Thomas ST

Recrutement "quasiment" terminé. 

 

Confirmation donc que Ben Te'o est la dernière recrue et qu'il n'y en aura pas d'autre. 😎

Edited by Saint Thomas ST

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Keke
il y a 13 minutes, Saint Thomas ST a dit :

Confirmation donc que Ben Te'o est la dernière recrue et qu'il n'y en aura pas d'autre. 😎

Non merci. Il correspond pas du tout en plus à notre style de jeu.

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Keke

Quid de Marty, Pirlet et Poi? Vont-ils être reprêtés? 

 

 

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Saint Thomas ST

C’est bon de le rappeler...

 

 

 

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