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Equipe de France

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le zèbre aux courges
il y a une heure, Gabi a dit :

Je viens de réaliser que sur les 60 joueurs protégés  (xv de France + développement), il n'y avait en cumulé que... 5 joueurs provenant des clubs finalistes ! ! (3 montpellierains et 2 castrais) !!!! :wacko:

 

Ca serait acceptable que seuls 8% des internationaux proviennent des 2 meilleurs clubs ou provinces dans les autres sélections nationales ?

C'est une honte. On marche sur la tête. 

On devrait donner le bouclier à celui qui a le plus de sélectionné.

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papé
Il y a 1 heure, le zèbre aux courges a dit :

On devrait donner le bouclier à celui qui a le plus de sélectionné.

Si le système est rétroactif , le ST va récupérer tous les boucliers des 20 dernières années , plus les doublons !!

  • Haha 1

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grand schtroumpf 83
Il y a 6 heures, Gabi a dit :

Je viens de réaliser que sur les 60 joueurs protégés  (xv de France + développement), il n'y avait en cumulé que... 5 joueurs provenant des clubs finalistes ! ! (3 montpellierains et 2 castrais) !!!! :wacko:

 

Ca serait acceptable que seuls 8% des internationaux proviennent des 2 meilleurs clubs ou provinces dans les autres sélections nationales ?

C'est une honte. On marche sur la tête. 

Castres est un des deux meilleurs clubs de France... T'es sur?

Tu marches sur la tête, je confirme.

Castres finit 6eme avec 11 points de retard sur le racing (qui, accessoirement, a disputé la finale de champions cup)

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RMP
Le 30/05/2018 à 17:03, Bertrand-ST a dit :

Y figure également Alivereti Raka, éligible à l’Equipe de France, et qui sera sélectionnable dès l’aboutissement des démarches qu’il a entrepris en vue de l’obtention de son passeport français.

 

J'aimerais bien connaitre les démarches entreprises "en vue de l'obtention de son passeport". D’après wiki il est arrivé en France en novembre 2014, soit il y a moins de 4 ans (https://fr.wikipedia.org/wiki/Alivereti_Raka) et d’après le site du service public il faut 5 ans pour pouvoir prétendre au passeport, sauf situation particulière (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2213).

 

Laporte est bien gentil avec ses grands discours comme quoi il ne veut plus d’étranger en équipe de France (https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Benard-laporte-ffr-plus-d-etrangers-en-equipe-de-france-un-signal-fort/762117) mais il ne faudrait pas non plus se foutre de la gueule du monde. Si c'est pour régulariser tous les bons joueurs du pays je ne vois pas l’intérêt.

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grand schtroumpf 83
il y a 26 minutes, RMP a dit :

 

J'aimerais bien connaitre les démarches entreprises "en vue de l'obtention de son passeport". D’après wiki il est arrivé en France en novembre 2014, soit il y a moins de 4 ans (https://fr.wikipedia.org/wiki/Alivereti_Raka) et d’après le site du service public il faut 5 ans pour pouvoir prétendre au passeport, sauf situation particulière (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2213).

 

Laporte est bien gentil avec ses grands discours comme quoi il ne veut plus d’étranger en équipe de France (https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Benard-laporte-ffr-plus-d-etrangers-en-equipe-de-france-un-signal-fort/762117) mais il ne faudrait pas non plus se foutre de la gueule du monde. Si c'est pour régulariser tous les bons joueurs du pays je ne vois pas l’intérêt.

Ma foi, qu'il ait ou pas entrepris des démarches, on s'en fout un peu.

Si la règle, c'est qu'on ne prends plus d'étrangers, on attends que les démarches aient abouti et basta.

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le zèbre aux courges

Quand vous parlez d'obtenir son passeport français ca signifie obtenir la nationalité française? Parce que tant qu'il n'aura pas la nationalite francaise raka restera un étranger.

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Gabi
il y a 8 minutes, le zèbre aux courges a dit :

Quand vous parlez d'obtenir son passeport français ca signifie obtenir la nationalité française? 

Ben oui, tu n'obtiens ton passeport que si tu as la nationalité. 

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Gabi
Il y a 6 heures, RMP a dit :

Laporte est bien gentil avec ses grands discours comme quoi il ne veut plus d’étranger en équipe de France (https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Benard-laporte-ffr-plus-d-etrangers-en-equipe-de-france-un-signal-fort/762117) mais il ne faudrait pas non plus se foutre de la gueule du monde.

Ça fait 20 ans que Laporte se fout de la gueule de tout le monde.

Et ça empire avec l'âge.

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Gabi
Il y a 7 heures, grand schtroumpf 83 a dit :

Castres est un des deux meilleurs clubs de France... T'es sur?

Tu marches sur la tête, je confirme.

Castres finit 6eme avec 11 points de retard sur le racing (qui, accessoirement, a disputé la finale de champions cup)

Ouh là, toi, tu n'as pas suivi le forum ces derniers jours.

Tu aurais appris que le classement n'est qu'un trompe-l'oeil.

Par exemple, le ST a fini 3e car il n'a pas joué l'ERCC, car les gros sont venus faire des impasses à Wallon et parce qu'on a eu de la chance.

Mais pour voir le vrai niveau des équipes, rien ne vaut les matchs éliminatoires et là, les casrais ont montré qu'ils étaient les meilleurs !!

 

Bref,  voici le nombre de sélectionnés en fonction des résultats du club :

finaliste 1 (CO) : 2

finaliste 2 (MHR) : 3

demi-finaliste 1 (LOU) : 2

demi-finaliste 2 (R92) : 9

barragiste 1 (RCT) : 7

barragiste 2 (ST) : 9

7e (SR) : 7

8e (Pau) : 1

9e (ASM) : 11

10e (UBB) : 1

12e (SFP) : 2

14e (Brive) : 1

 

C'est quand même anormal qu'il y ait si peu d'internationaux parmi les meilleurs clubs. Y'a un problème.

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grand schtroumpf 83
Il y a 2 heures, Gabi a dit :

Ouh là, toi, tu n'as pas suivi le forum ces derniers jours.

Tu aurais appris que le classement n'est qu'un trompe-l'oeil.

Jusque là, je suis d'accord. Le classement final ne révèle pas forcément le vrai niveau des équipes (doublons, nombre de sélectionnés, participation active ou pas à la vraie coupe d'Europe)

Après, même si la confrontation directe pourrait être un critère  valable, il y a quand même un problème d'etat de fraicheur des joueurs courant plusieurs lievres à la fois.

Mais en etant de bonne foi, je pense qu'il est assez facile cette année d'avoir un classement objectif.

Le MHR et le racing sont clairement au dessus du lot. Le RCT est 3eme et le ST 4eme.

 

Il y a 2 heures, Gabi a dit :

Bref,  voici le nombre de sélectionnés en fonction des résultats du club :

finaliste 1 (CO) : 2

finaliste 2 (MHR) : 3

demi-finaliste 1 (LOU) : 2

demi-finaliste 2 (R92) : 9

barragiste 1 (RCT) : 7

barragiste 2 (ST) : 9

7e (SR) : 7

8e (Pau) : 1

9e (ASM) : 11

10e (UBB) : 1

12e (SFP) : 2

14e (Brive) : 1

 

C'est quand même anormal qu'il y ait si peu d'internationaux parmi les meilleurs clubs. Y'a un problème.

Voilà, on arrive donc à 28 sélectionnés sur les 4 meilleurs clubs de la saison.

En réalité, ça fait même plus parce que même si l'ASM a planté sa saison à cause d'une accumulation de blessures sur des joueurs majeurs, elle est objectivement meilleure que le stade toulousain et le RCT.

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grand schtroumpf 83

Sinon, en lisant ton classement, je viens de mecrendre compte qu'on est les derniers au classement français pour la coupe d'Europe.

Du coup, on est dans le dernier chapeau avec vous et un de nos deux clubs se retrouvera forcément dans la poule à deux français, c'est bien ça?

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le zèbre aux courges
Il y a 5 heures, grand schtroumpf 83 a dit :

Sinon, en lisant ton classement, je viens de mecrendre compte qu'on est les derniers au classement français pour la coupe d'Europe.

Du coup, on est dans le dernier chapeau avec vous et un de nos deux clubs se retrouvera forcément dans la poule à deux français, c'est bien ça?

C'est en fonction uniquement du classement national? Il n'y a pas une question de tête de série par rapport aux résultats européens? 

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brayaud's
il y a 11 minutes, le zèbre aux courges a dit :

C'est en fonction uniquement du classement national? Il n'y a pas une question de tête de série par rapport aux résultats européens? 

 

Depuis que c'est la C Cup, on prend en compte uniquement le classement national.

Le champion étant le numéro 1.

 

En tant que barragistes, les toulonnais et toulousains devraient être classés 5 et 6, donc dans le chapeau 5.

 

Racing numéro 3 et Lyon numéro 4.

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Colza Nostra
On 1 juin 2018 at 7:06 AM, le zèbre aux courges said:

Parce que tant qu'il n'aura pas la nationalite francaise raka restera un étranger.

 

Raciste. 

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grand schtroumpf 83
Il y a 19 heures, brayaud's a dit :

 

Depuis que c'est la C Cup, on prend en compte uniquement le classement national.

Le champion étant le numéro 1.

 

En tant que barragistes, les toulonnais et toulousains devraient être classés 5 et 6, donc dans le chapeau 5.

 

Racing numéro 3 et Lyon numéro 4.

5?

 Y'a que 4 chapeaux, non?

sinon, en réfléchissant, vu qu'il n'y a que 5 poules et 3 championnats participants, y'en a forcément un qui n'a qu'un seul de ses participants dans le chapeau 4.

Il me semble qu'il font un tirage au sort pour déterminer les 2 seconds qui sont dans le chapeau 1 et ainsi de suite...

Du coup, le stade toulousaisn pourrait bien être dans le chapeau 3 mais pas le RCT.

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brayaud's

Oui pardon c'est 5 poules de 4.

Je me suis mélangé les pinceaux ! 

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Neophyte

Très intéressante itw de Fofana dans lépik du jour :

 

 « J’AURAIS PU MOURIR SUR LE TERRAIN DʼUN SIMPLE CHOC »

 

Le centre clermontois retrouve les Bleus pour une tournée chez les All Blacks, des adversaires qu’il estime grandement. Il revient également sur sa grave blessure aux cervicales en début d’année.

 

AUCKLAND (NZL) – C’est une conversation inattendue avec un garçon suffisamment sûr de lui pour reconnaître chez son adversaire sa grandeur. C’est un privilège de comprendre la force de l’autre. De ne pas se sentir humilié par la comparaison, mais d’y voir ce qu’il y a de bon à prendre. Wesley Fofana ne cherche pas à dissimuler son admiration des All Blacks derrière un orgueil mal placé. Ses éloges ne sont pas une succession de banalités. Sa réflexion sur le jeu néo-zélandais, son intelligence aussi, lui font dépasser ce cliché selon lequel tresser des lauriers à son adversaire vous affaiblit. Il s’est nourri de ce quart de finale de Coupe du monde 2015 cataclysmique. Il a fait de lui un autre joueur quand les deux très graves blessures qui l’ont fauché juste après ont fait de lui un autre homme. Le trois-quarts centre international a accepté de aussi de raconter son très long chemin de foi.

 

« Au sortir du quart de finale de Coupe du monde en 2015 perdu 62-13, vous disiez : “Les Néo-Zélandais, c’est une autre façon de voir le rugby, de regarder les espaces, les joueurs et les adversaires.” Trois ans plus tard, rien n’a-t-il changé ?

Ils ont la culture de la chose simple. Ça fait bizarre dit comme ça, mais, sur les vidéos que l’on est en train d’étudier sur eux, c’est flagrant. On voit par exemple que leur priorité sur le premier temps de jeu, c’est de gagner la ligne d’avantage. Jusqu’ici rien d’exceptionnel. Sauf qu’eux transforment ceci en quelque chose d’hyper difficile pour leur adversaire parce qu’ils le réalisent parfaitement et leur objectif est toujours atteint.

 

S’ils ont une structure commune, une fois lancés sont-ils plus libres que les joueurs français ?

Nous sommes un plus préprogrammés dans des systèmes préétablis quand ils sont plus dans la simplicité, l’instinct. Ce qui m’impressionne aussi c’est leur faculté à jouer là où vous êtes faibles. Tout le temps. Il y a un décideur et des mecs qui travaillent autour. Quand le leader a décidé qu'ils allaient jouer à tel endroit parce que ça fait une demi-heure qu’il te regarde et que c’est là-bas que c’est fragile, eh bien tout le monde converge. Ça marche ou ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Le système repart jusqu’à ce qu’une brèche s’ouvre. Quand vous les affrontez, c’est spectaculaire.

 

À quel moment cette simplicité dans le jeu néo-zélandais vous a -t-elle frappé ?

À la Coupe du monde en Angleterre.

 

Pourtant vous les aviez déjà joués…

Oui, mais en plus ils nous ont marché dessus. Ce jour-là, j’ai vraiment eu l’impression que l’on était chassés. Je ne sais pas ce que les avants ont ressenti, mais leurs trois-quarts nous jaugeaient en permanence, regardaient les espaces. Ils ne faisaient que ça.

 

Vous aviez déclaré que votre vis-à-vis Conrad Smith était rentré dans votre tête.

C’était ça ! Il m’évaluait, me testait. Et dès qu’ils sentent une faiblesse, bam (il claque des doigts) ! Un mec décide et ils réagissent tous, immédiatement, à une vitesse dingue ! Ce qui est admirable aussi avec les Néo-Zélandais, c’est la durée. Cela fait maintenant plusieurs générations qu’ils sont au-dessus. Les Anglais ont été ultradominants et là on les voit un peu plus dans le dur. Mais vraiment quand vous jouez les Blacks, vous recevez énormément.

 

Effectivement soixante points, ça s’appelle recevoir… (Il sourit.) Pour que vous compreniez bien, on a pris soixante points en quart s de finale de la Coupe du monde et c’est peut-être le match où j’ai pris le plus de plaisir.

 

Là, il va falloir nous expliquer… Mais parce que j’ai tellement appris en quatre-vingts minutes… D’ailleurs je l’avais assumé immédiatement après le match. J’avais dit ce que je ressentais. Leur manière de lire les espaces, de travailler tous ensemble, la vitesse avec laquelle ils arrivent, où ils ont du soutien dès qu’un mec perce. On a franchi nous aussi, mais on n’avait pas forcément de solutions ou alors une ou deux isolées. Nous aussi on a ces principes de jeu comme de toujours aller avec le mec qui prend l’initiative. Mais avec les Blacks, c’est démultiplié ! Une prise de décision, quatorze mecs derrière à cent cinquante pour cent. Ce jour-là, il y a eu aussi leur vitesse d’exécution, leur qualité technique, leur sens du duel. Ils nous avaient récité leur rugby. Après je préfère avoir joué contre eux et qu’ils m’aient donné ça plutôt que de jouer un match d’où il ne ressort rien. Même quand c’est en quarts de finale de la Coupe du monde.

 

Vous prenez ce match comme une chance…

En tout cas je préfère le voir comme ça. Parce que j’ai ressenti plein de choses positives dont je me suis servi, malgré l’immense déception.

 

Qu’est-ce que vous avez assimilé dans votre jeu grâce à ce match ?

En fait tout ce qui est jeu sans ballon, parce qu’avec ballon, c’est plus l’instinct qui parle. J’ai appris à mieux gérer mes déplacements. J’essaye aussi de mieux jauger l’adversaire, de jouer avec lui, lire ses pensées. Je vous donne mes trucs alors que je n’aime pas trop ça. Et puis c’est délicat de vous dire tout ça alors que je n’ai joué que dix matches depuis près de deux ans, mais j’ai vraiment hâte de pouvoir revivre ça.

 

Vous êtes classé parmi les joueurs instinctifs. Avez-vous toujours eu une réflexion aussi pointue sur le jeu ?

Non. C’est venu plus tard, du fait que l’instinct ne suffisait plus. J’ai cherché un peu plus loin comment éprouver du plaisir différemment que juste prendre le ballon et courir.

 

C’est à ce moment-là que vous avez voulu faire évoluer votre jeu…

C’est ça. Et j’ai pris beaucoup de coups. Je n’étais plus le gosse qui perce de partout. Or, quand vous entamez ce genre de mue, vous passez par des phases de transition où vous êtes en permanence dans l’excès : vous faites trop de passes, trop d’offloads. Mais vous ne franchissez plus. Vous êtes dans la difficulté et il faut trouver un équilibre.

 

Puis le débat autour de votre poste est venu s’ajouter : centre ou ailier ?

Ce passage-là était obligatoire. Après j’ai eu la chance d’avoir des gens patients avec moi, en club, qui m’ont encouragé à continuer parce qu’ils pensaient que c’était la bonne voie.. Et juste avant que je me pète le tendon d'achille (le 21 janvier 2017 contre Exeter en Coupe d’Europe), j’ai sans doute vécu les six mois les plus riches de ma carrière. C’était un moment fantastique. J’étais bien au niveau de la vision, des sensations, de mes passes. Je faisais avancer l’équipe. J’étais même à l’aise avec mon jeu au pied. Il ne pouvait rien m’arriver. Tout ce que j’avais assimilé, comme ce quart contre les All Blacks, tout le travail accompli pour faire évoluer mon rugby, eh bien je pouvais le restituer. Sans forcer.

 

C’est à cette période que la blessure arrive. Qu’est-ce que vous vous dites ?

Sur le moment, je ne comprends pas ce qui m’arrive. Et puis j’ai un gros coup de mou au moment de l’examen, à l’hôpital, après le match. Le diagnostic tombe. Je suis avec ma femme. Bon bah là, tu pleures un bon coup, t’es malheureux, tu lâches tout. Et puis j’ai réussi à tout de suite basculé sur ce que j’allais faire. Je me suis dit que j’allais bien me soigner, me reposer et surtout que j’allais revenir fort.

 

C’est dans votre nature profonde de positiver les coups durs ?

Je n’ai pas toujours été comme ça. Je suis plus posé maintenant. Avant j’étais complètement malade !

 

C’est-à-dire ?

Vous voyez Damian (Penaud, centre clermontois de 21 ans ) ? Eh ben j’étais comme ça : un peu foufou, nonchalant. Tu ne comprends pas trop ce qui t’arrive, alors tu te laisses vivre. C’est pour ça que je ne me fais pas trop de soucis pour lui. Ce sont les premiers obstacles qui vous font mûrir. Soit tu les subis, soit tu essaies d’esquiver.

 

Qu’est-ce qui vous a canalisé ? Ç’a été un travail personnel au début bien aidé par ma famille. Et puis je ne rentrerai pas trop dans les détails, mais j’ai fait des rencontres, au hasard de la vie, qui m’ont donné à voir un niveau très élevé de la nature humaine. Ce sont des gens très, très, très sages qui m’ont permis de m’élever spirituellement et cela m’a aidé dans beaucoup d'aspects dema vie et de ma carrière.

 

Quand vous regardez un peu en arrière, qu’est-ce que vous vous dites ?

J’ai aimé chaque moment : ce que j’ai reçu. Ce que j’ai pu donner en retour. J’adore ce sport. Je m’y suis fait des amis pour la vie. J’ai appris à devenir un homme très tôt, aussi, parce que tu te développes plus vite et que tu vis des choses extraordinaires. Et puis quand je fais des minibilans et que je regarde vers l’avenir, je me demande jusqu’où j’irai. Je suis tellement heureux d’être ici avec l’équipe de France. Cela faisait au moins quinze mois. Imaginez ! Et puis après un temps d’arrêt aussi long, une grosse blessure aux cervicales, enquiller aussi vite, c’est énorme.

 

Pourtant les cervicales, c’est en règle générale la pire des blessures !

D’autant que, là, c’était vraiment grave. J’étais à C 2. Les chirurgiens m’ont expliqué qu’ils ne voyaient ça que tous les dix ans, que j’aurais pu mourir sur le terrain d'un simple choc. Voire avec de la chance, j’aurais été seulement paraplégique. Du coup, quand j’ai appris ça, de suite j’ai pris le temps de la réflexion, parce que même l’opération peut faire courir un risque. Aujourd’hui, j’ai deux enfants donc on a discuté longtemps avec les médecins et puis on s’est lancés. J’ai pu me vider mentalement, ce que je n’avais pas fait après ma blessure au tendon.

 

“Je n’étais plus le gosse qui perce de partout (...) Vous passez par des phases de transition où vous êtes en permanence dans l’excès : vous faites trop de passes, trop d’offloads. Mais vous ne franchissez plus.

Avez-vous songé à arrêter ?

Oui. J’ai dit au chirurgien : “Si tu me dis qu’il y a le moindre risque pendant l’opération, j’arrête tout de suite.” Même si c’était une pathologie très rare, il m’a rassuré. La chance que j’ai eue aussi, c’est que la veille de mon intervention, il a opéré une personne qui souffrait de la même chose après un accident de voiture. Sinon, il ne me le faisait pas. Comme il avait pu réviser la veille, ça s’est bien passé (ilrit). Merci à lui. Il se reconnaîtra.

 

Cette nouvelle pause a eu quel effet sur vous ?

J’avais plein de pépins musculaires, comme tous les rugbymen, mais ces grosses blessures m’ont fait prendre beaucoup de recul. Je ne suis plus trop le rugby maintenant. Je ne bouffe plus des quantités de matches. Parfois des mecs m’apprennent des choses qui se passent dans le groupe(rires).

 

Comment expliquez-vous cette distance prise par rapport à votre sport alors que, quelque part, vous en étiez privé ?

Au départ, j’ai voulu totalement couper avec le rugby. Pendant mes six semaines d’immobilisation à cause de ma première blessure, celle du tendon, je n’ai donné aucune nouvelle au club.

 

Et ils ont respecté ça…

Non(il sourit). Ils n’étaient pas contents du tout et je le comprends tout à fait. Ils m’ont laissé tranquille deux semaines puis ils ont essayé de m’appeler, de me voir, mais j’avais fait ce choix. J’en avais besoin. Et du jour où je suis revenu, ça a gueulé, certes, mais au moins on s’était dit les choses et ça allait mieux.

 

Comment appréhendiez-vous le premier contact après votre opération des cervicales ?

Sans problème. J’avais bien travaillé et je me sentais plus fort après l’intervention et les deux mois et demi de préparation qu’avant où j’avais le sentiment d’être faible. Surtout que je ne pouvais plus bouger après les matches. Ça me faisait vraiment stresser. ..

 

Après avoir traversé tout ça, quel regard portez-vous sur votre sport, son évolution, les rapports à la douleur, la pression, le stress, les blessures ?

Je ne sais pas s’il faut dire heureusement ou malheureusement, mais quand tu rentres dans un stade, aujourd’hui, c’est comme au temps des gladiateurs sauf que tu ne meurs pas. (Il réfléchit.) Et encore… Alors je comprends que les gens n’aient pas envie de réfléchir aux concessions qu’implique notre métier, sur le fait que notre corps prend de plus en plus cher. Ils sortent déjà du boulot avec leurs propres problèmes. Ils vont au match pour voir un spectacle. Ça, on le sait. Maintenant j’ai trente ans et il me reste moins d’années de rugby que j’en ai déjà connu. J’ai fait mon petit bout de chemin et je vais m’accrocher encore un peu. En fait, je suis plus inquiet pour les jeunes. J’espère pour eux qu’ils n’auront pas des carrières trop courtes. »

  • Thanks 2

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tire-bouchon

plus qu' intéressante...passionnante.

je lui souhaite un retour de qualité. Avec lui à la baguette l' ASM va revenir dans le peloton de tête.

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tire-bouchon

je sens la dégelée à plein nez. B)

 

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rebop75

Moi je le sens bien ou moins pire... en face il manque du monde... zidane rentre à la mi temps doumayrou est dans son jardin...

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