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sauce

LE rugby : sport trop dangereux ?

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Cyril
Le 03/01/2019 à 12:40, jauzy19 a dit :

LOL cet enculage de mouches.

 

Quand je vois la préconisation de toujours plus de muscu et d'un aliment comme le saumon je suis mort de rire.

Je ne suis pas un spécialiste en médecine /nutrition/sport mais comment peut on croire à cette fumisterie ?

Comme toi Jauzy je suis mort de rire.

Qu'un club de sport professionnel promeut cela me fait voir l'amateurisme français en matière de préparation sportive.

 Vive l'huile d'olive.. 

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Papalou

Papé avait fait une OPA sur les gnons. Chacun son truc.

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Saint Thomas ST
il y a 21 minutes, Papalou a dit :

Papé avait fait une OPA sur les gnons. Chacun son truc.

 

Il avait surtout fait une croix sur les bars à gnons.

#BisRepetita

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brayaud's

Article dans la Pravda Jaunarde à propos de Kolelishvili et de sa saison délicate...

 

Vito Kolelishvili, un avenir très flou.

 

Victime d'un KO lors du match aller à La Rochelle, le flanker géorgien est depuis à l'arrêt complet, sans perspective sur un éventuel retour sur les terrains.

Perdu de vue depuis le 6 octobre ! Absent donc depuis trois mois, le Géorgien récupère (très) doucement d'une nouvelle commotion, subie sur le terrain de La Rochelle qu'il dût quitter dès la 6ème minute.Reverra-t-ton Kolelishvili sur les terrains cette saison ? "Je ne sais pas, souffle Franck Azéma. Personne ne sait quand il pourra rejouer".

Que sait-on réellement de l'état de santé du troisième ligne clermontois qui n'a joué jusque là que 58 minutes (dont 52 à Pau, le 15 septembre) cette saison? A La Rochelle, le KO a été avéré, mais selon le coach "il n'était pas plus mal que ça après le match. Le problème, c'est qu'il n'y a pas eu un retour à de bonnes constantes les  jours qui ont suivi. Avec son passif, on a préféré axer sur la prévention, on ne pouvait pas l'exposer".

 

De quoi est fait le quotidien du joueur en fin de contrat avec l'ASM en juin prochain? "On le fait se reposer, poursuit Azéma. Aujourd'hui, il fait beaucoup de soins au stade, on essaye de le restimuler. On évolue par paliers. Parfois, il peut faire un peu de vélo, ou de piscine. mais il n'a droit à aucun effort violent".

 

Le rugby au second plan.

 

Il va de soi que Kolelishvili (29 ans) est suivi de très près par des spécialistes. "Plusieurs même, précise l'entraîneur. L'objectif aujourd'hui est de savoir comment il va récupérer le mieux possible. Le concernant, je n'ai pas envie de parler rugby, mais de la santé d'un homme, de son bien-être à retrouver. Vito est en effet en fin de contrat chez nous, mais à ce jour, c'est secondaire".

Alors que l'année 2018 a été marquée par l'arrêt prématuré des carrières du Briviste Petrus Hauman (31 ans) et du Gallois Sam Warburton (29 ans), tous en raison d'une répétition de commotions, on peut s'interroger sur la suite de la carrière de Vito Kolelishvili".

Article de Christophe Buron.

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Colza Nostra
23 hours ago, brayaud's said:

Le problème, c'est qu'il n'y a pas eu un retour à de bonnes constantes les  jours qui ont suivi.

 

Euh.. on parle bien de Kolelishvili là ?

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ST XV

Lu sur internet donc a vérifier , un joueur de rugby évoluant avec son l équipe de son école d ingénieur serait décédé ce week end 

Cela ce serait produit a Dijon

Si c est vrai terrible début d annee   

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Gabi

Putain, j'ai bien fait d'arrêter le rugby, moi...

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brayaud's

Et de 4 :crying:

 

on manque d'info sur comment ça a pu se produire. Sur quel type d'action...

 

Mais là, ça ressemble à une hécatombe !

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estabousi
il y a une heure, Gabi a dit :

Putain, j'ai bien fait d'arrêter le rugby, moi...

Me concernant, je pense que cette saison sera la dernière :(

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Colza Nostra

J’ai arrêté sur une double fracture C4-C5 et finalement je me demande si c’est pas mieux comme ça.

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Jacques-Yves
Il y a 10 heures, Ludo a dit :

 

Voici un article d'un journal local sur cet évènement dramatique : Le Bien Public - Dijon

 

 « Une compétition inter-écoles (donc non chapeautée par la Fédération française de rugby) s’est tenue le 24 novembre dernier sur le campus universitaire de Dijon. Celle-ci rassemblait des rencontres de handball, basket, rugby, etc. Un rugbyman de l’Esirem (École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux et en infotronique) de Dijon, Nathan Soyeux (23 ans, étudiant en cinquième année), a participé à ce tournoi amical ayant pour but de favoriser les échanges entre écoles d’ingénieurs. « Il a été plaqué dans les règles avant de se relever. Il n’est pas resté inanimé. Absolument pas. Dans la foulée, il ne s’est toutefois pas senti très bien. On a fait appel aux secours qui l’ont dirigé vers l’hôpital », déclare M. Dipanda, le directeur de l’Esirem.

Depuis cette date, le jeune homme était ainsi hospitalisé dans la cité des ducs. Il est décédé, dimanche. Une enquête devrait déterminer les circonstances exactes de la mort du jeune homme. »

 

On observera l'écart de traitement entre les deux articles - je ne vise pas exclusivement Le Rugbynistère, celui de Rugbyrama est de la même teneur - qui est juste ahurissant ; c'est à montrer dans les écoles de journalisme. A : "oh, un post Facebook sur un sujet tragique, reprenons-le sans précaution." B : "On va tenter de gratter quelques informations supplémentaires et si cela reste insuffisant, on s'orientera vers une formulation prudente".

 

A la lecture de ce deuxième article, affirmer, en l'absence d'autres informations, que la cause du décès est un choc reçu sur le terrain semble donc au moins prématuré.

 

Cela ne retire évidemment rien au caractère dramatique de cet évènement.

 

En attendant d'en savoir davantage. Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.

Edited by Jacques-Yves
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Gabi
il y a 6 minutes, Saint Thomas ST a dit :

 

“Le rugby, c'est éviter, cela n'a jamais été d'affronter”, confirme Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby (FFR).  :lol:

 

Sacré Laporte, toujours le mot pour rire, même dans les circonstances tragiques.

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MikaCuba
Le 08/01/2019 à 20:11, Gabi a dit :

 

“Le rugby, c'est éviter, cela n'a jamais été d'affronter”, confirme Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby (FFR).  :lol:

 

Sacré Laporte, toujours le mot pour rire, même dans les circonstances tragiques.

 

+ guignolesque comme déclaration .. ce n’est pas possible !!

Laporte qui a tant fait mal au rugby des années 2000 avec la muscu à tout va !

 

pfff

 

4 morts en 8 mois !! c’est inacceptable pour un sport !

 

c’est juste .. du sport !!

 

Donc oui il faut faire quelque chose et vite !

 

Laporte en est-il capable ?

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rebop75

http://sport24.lefigaro.fr/rugby/actualites/actualites/le-rugby-anglais-veut-eradiquer-les-plaquages-hauts-940087

 

Les anglais fede ligue et syndicat des joueurs semblent vouloir faire bouger les choses

 

https://therpa.co.uk/prisp1718/ ca va d'une clarification des regles au retour sur l'experience du plaquage sous les tetons en passant par le choix des pompes sur le synthetique

Edited by rebop75
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gronounours
Il y a 4 heures, rebop75 a dit :

http://sport24.lefigaro.fr/rugby/actualites/actualites/le-rugby-anglais-veut-eradiquer-les-plaquages-hauts-940087

 

Les anglais fede ligue et syndicat des joueurs semblent vouloir faire bouger les choses

 

https://therpa.co.uk/prisp1718/ ca va d'une clarification des regles au retour sur l'experience du plaquage sous les tetons en passant par le choix des pompes sur le synthetique

 

C’est quand même dangereux : chez les féminines vétérans, ça va finir par plaquer aux tibias ...

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tire-bouchon

Ou plus technique.

Délacer les chaussures.

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MikaCuba

Incroyable !! Laporte déclare vouloir empêcher les ralentis des actions dangereuses ... (source: rugbyrama)

 

Au lieu de s’attaquer vraiment au pb, on va essayer de ne pas « montrer »

 

Je peux aller vomir là ?? 🤮🤮🤮

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rebop75
il y a une heure, MikaCuba a dit :

Incroyable !! Laporte déclare vouloir empêcher les ralentis des actions dangereuses ... (source: rugbyrama)

 

Au lieu de s’attaquer vraiment au pb, on va essayer de ne pas « montrer »

 

Je peux aller vomir là ?? 🤮🤮🤮

Brayaud's peux tu sortir le carton bleu pour mika Stp

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Jacques-Yves
Il y a 4 heures, MikaCuba a dit :

Incroyable !! Laporte déclare vouloir empêcher les ralentis des actions dangereuses ... (source: rugbyrama)

 

Au lieu de s’attaquer vraiment au pb, on va essayer de ne pas « montrer »

 

Je peux aller vomir là ?? 🤮🤮🤮

 

Face à une problématique qui s'impose comme essentielle auprès de l'ensemble des acteurs et au-delà, d'aucuns choisissent d’agiter les bras dans tous les sens pour donner l'impression de faire quelque chose...
 
S'il est question de l'arbitrage vidéo, alors ces ralentis sont répétés dans un processus de décision arbitrale en vue d'une sanction du joueur et de l'équipe. Difficile dans ce contexte d'affirmer que ces arbitrages vidéos mettent, par eux-mêmes, en valeur les actions fautives.
 
Ces ralentis peuvent être et sont souvent aussi l'occasion d'un rappel et d'une explication de la règle ainsi que des observables. Un site et compte twitter comme Esprit de la Règle fait extrêmement bien cela. Les commentateurs de certaines chaînes... disons...le font plus ou moins bien. :unsure:

Et puis, plus égoïstement, quand je suis au stade, j'apprécie de pouvoir observer un ralenti de l'action litigieuse sur les écrans ;  c'est un un fait de match qui peut-être décisif s'il entraîne un carton jaune ou rouge. Et si l'action s'est passée à soixante mètres de ma tribune, je n'ai le plus souvent rien vu.
Si demain, cela est supprimé, qu'allons-nous faire? Nous allons probablement nous passer des portables dans les tribunes pour revoir l'action. Parce qu'il sera difficile de se contenter d'un : "l'arbitre a mis un rouge mais je ne sais pas pourquoi...". :rolleyes:
Edited by Jacques-Yves
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Gabi

Dans l'affaire Cudmore, la responsabilité de Clermont est engagée.

Décision importantissime qui peut modifier le comportement des entraîneurs et des clubs après un choc.

 

 

https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Affaire-cudmore-la-responsabilite-de-clermont-engagee/979849

 

Affaire Cudmore : la responsabilité de Clermont engagée

Publié le lundi 21 janvier 2019 à 11:28 | Mis à jour le 21/01/2019 à 11:55

Info L'Équipe : des experts indépendants, agréés par la Cour de cassation, ont conclu que la responsabilité du club de Clermont était engagée à propos d'une des trois commotions subies par le joueur en 2015. Une première dans le monde du rugby.

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Les termes du rapport sont clairs : « Monsieur Cudmore n'était pas apte à revenir jouer de la 66e à la 80e minute (lors de la finale de Coupe d'Europe entre Clermont et Toulon, le 2 mai 2015 remportée par le RCT 24-18) ». Par conséquent, « la responsabilité de l'ASM est engagée dans les préjudices subis du fait du traumatisme crânien subi à la 56e minute de jeu. » Le manquement retenu, dans ce dossier, est l'absence d'évaluation HIA1 (*) quand Jamie Cudmore s'est écroulé à la 56e minute de la finale (après avoir déjà passé un protocole commotion à la 10e minute).

 
 

Après ce deuxième choc, Cudmore avait quitté le terrain pour se faire recoudre une plaie à la tête mais le médecin de l'ASM n'avait pas estimé utile de lui faire passer un deuxième protocole commotion. C'est la première fois, dans l'histoire du rugby professionnel, qu'un club est reconnu responsable d'une mauvaise prise en charge à la suite de commotions.

 
 

Jamie Cudmore avait subi trois commotions entre le 18 avril et le 2 mai 2015, en demi-finale et finale de la Coupe d'Europe et avait ensuite été arrêté trois mois avant de pouvoir disputer la Coupe du monde 2015. Le but de l'expertise était de certifier que ces trois commotions étaient bien réelles et de déterminer s'il aurait dû quitter le terrain suite à l'une d'entre elles.

 

Cudmore peut porter l'affaire sur le terrain judiciaire


Selon le neurologue Jean-François Chermann (qui a suivi près de 850 sportifs pour des chocs au cerveau depuis 2013) et qui conseillait Cudmore, l'ex-deuxième ligne international (43 sélections avec le Canada) aurait au minimum dû sortir après le premier choc. « Mais dans contexte médico-légal, explique-t-il, il faut avancer des preuves irréfutables, on ne peut pas se contenter d'émettre un avis. »

 
 

À l'automne 2015, quand l'ancien deuxième-ligne avait essayé de faire admettre ses torts au club auvergnat, où il jouait depuis 2005, et demandé à ce que le protocole commotion soit strictement appliqué, les dirigeants avaient violemment contesté sa version.. Désormais, ils attendent de savoir si le joueur prolongera ce combat, « symbolique » selon lui, sur le terrain judiciaire. Cette expertise permet à présent à Cudmore de le faire.

 

(*) Le protocole commotion en vigueur dans le rugby prévoit trois tests minimum avant le retour au jeu appelés HIA (Head Injury Assessment, évaluation de blessure à la tête). Le HIA 1 en cours de match ; le HIA 2 dans les trois heures qui suivent la rencontre ; le HIA 3, à 48 heures, après deux nuits de repos.

Dominique Issartel
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evan
Rugby ASM

Jamie Cudmore : « Ce n'est plus possible de mettre des joueurs en danger »

Publié le lundi 21 janvier 2019 à 14:09 | Mis à jour le 21/01/2019 à 14:14

Alors qu'un rapport d'expertise vient de démontrer que la responsabilité de Clermont était engagée suite aux trois commotions subies par le joueur en demi-finale et finale de la Coupe d'Europe 2015, Jamie Cudmore livre ses premières impressions à L'Equipe. L'ex-deuxième ligne international (43 sélections avec le Canada) revient longuement sur le pourquoi de sa démarche et n'exclut pas de porter l'affaire au pénal. L'ASM serait alors accusée de « mise en danger de la vie d'autrui. »

Dominique Issartel
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« Êtes-vous satisfait par les conclusions du rapport ?
Je ne cherche pas la satisfaction. Je voudrais juste que le club se rende compte, et surtout admette, le risque qu'il a pris en me renvoyant sur le terrain trois fois de suite alors que j'étais commotionné. Deux fois, selon le rapport, le test HIA était nickel. Ce n'est pas ce dont je me souviens mais je ne peux pas le prouver. En revanche, pour la troisième fois, pas besoin d'apporter de preuves puisqu'on ne m'a carrément pas fait passer le test. On ne l'a même pas proposé alors que j'ai vomi dans le vestiaire, que c'est le deuxième choc que je subis pendant ce match et que j'ai une plaie à la tête. Normalement, quand tu cumules tous ces signes, tu passes le test.

Un joueur qui était présent dans le vestiaire ce jour-là a refusé de confirmer par écrit que vous aviez vomi (un signe d'alerte rouge en termes de commotions). Vous savez pourquoi ?
Benson Stanley (aujourd'hui à Pau), c'est de lui qu'il s'agit, m'a vu vomir, il l'a dit aux dirigeants du club mais, ensuite, n'a jamais voulu m'écrire cette lettre. Je ne sais pas pourquoi, je lui demande juste de dire ce qu'il a vu. Je crois qu'il a peur. Il dit qu'il ne veut pas causer de précédent et que les joueurs attaquent les clubs dès qu'ils ont une commotion.

« Ils m'ont tous fusillé, les uns après les autres. Ils m'ont dit que je trahissais le club »

 

Vous-même, avez-vous voulu créer un précédent ?
Mon but, au départ, n'était pas d'attaquer le club mais d'exiger que le protocole soit respecté. En rentrant de la Coupe du monde 2015, j'avais envoyé un courrier à Jean-Marc Lhermet, notre manager général, pour lister les manquements du club dans la prise en charge de mes trois commotions et pour dire : « Ça ne peut plus continuer. Quand quelqu'un est commotionné, il ne doit plus revenir sur le terrain. » Surtout qu'il y avait eu mon cas mais aussi d'autres. À l'automne, notre talonneur John Ulugia était revenu sur le terrain alors que les images montraient clairement qu'il était sonné.

Et que vous a répondu Jean-Marc Lhermet ?
La seule réponse que j'ai eue, c'est une convocation dans un bureau seul face à plusieurs personnes. Il y avait Neil (McIlroy, manager sportif), Franck (Azéma, l'entraîneur), les deux docteurs, Jean-Marc Lhermet. Ils m'ont tous fusillé, les uns après les autres. Ils m'ont dit que je trahissais le club. Mais j'aimerais qu'on m'explique : qui est-ce que je trahis à ce moment-là ? Je ne mettais personne en cause... J'avais justement envoyé cette lettre au manager général pour qu'il passe le message, à tous les niveaux du club, que ce n'est plus possible de mettre des joueurs en danger.

Il y a encore deux ans, les cas comme le vôtre se multipliaient. Des joueurs, en France ou en Grande-Bretagne, reprenaient les matches après des tests HIA alors qu'ils présentaient tous les signes pour une sortie définitive. Vous étiez le seul à avoir cette conscience du danger ?
Mais avant cette histoire, je ne l'avais pas, c'est sûr ! Lors de ces matches de Coupe d'Europe, j'étais d'accord pour revenir sur le terrain, je voulais y retourner, je l'ai toujours dit.

Comment avez-vous compris, alors ?
Personne ne nous parlait de ça dans les clubs. Seulement, avant de rejoindre l'équipe du Canada pour la préparation à la Coupe du monde 2015, j'ai voulu prendre un autre avis que ceux des docteurs Chazal et Dionet, du CHU de Clermont, qui m'avaient donné le feu vert pour rejouer, le 30 juillet, après quasiment trois mois d'arrêt. Je n'étais pas trop en confiance et j'ai refait les tests avec deux neurologues spécialisés dans le hockey sur glace où il y a énormément de problèmes de commotions. Ce sont eux qui m'ont fait réaliser les risques auxquels j'avais été exposé.

« Mon but, c'était que le club applique le protocole à la lettre, et qu'en cas de doute, il choisisse toujours l'option de la sécurité »

 

Le docteur Chazal, un neuro-chirurgien qui vous a opéré et suivi en termes de commotions, avait choisi de défendre l'ASM lors de la première audition de l'expertise. Comment avez-vous réagi ?
Dès le début de cette histoire, il s'est rangé du côté du club, contre moi. Pourtant, si on écoute le discours qu'il tient depuis quelques mois, il devrait citer mon cas comme un exemple de ce qu'il ne faut pas faire, non ? Au lieu de cela, depuis trois ans et demi, il défend le club, il assure que tout a été bien fait. C'est dommage car c'est un excellent chirurgien, il m'a opéré d'une hernie, il a sauvé beaucoup de joueurs touchés aux cervicales. Je respecte ce côté-là de lui. Mais son discours n'a aucun sens, il change sans arrêt.

Selon lui, une des raisons de vos maux de tête, après la demi-finale contre les Saracens, était une consommation excessive de bières après le match ?
Après ma lettre, en 2015, il avait essayé de savoir si j'avais trop bu après la demi-finale. Mais déjà à l'époque, je lui avais répondu que j'avais été incapable de finir ma bière dans le bus. Mon témoignage n'a jamais changé. Pourtant, il a encore essayé de me faire dire que j'avais trop bu devant l'expert, lors de la première audition. J'étais furieux. Quand j'entends la manière dont il a commenté les récents décès de jeunes joueurs, comment il remet en cause le rugby actuel et les instances, je me demande à chaque fois pourquoi il ne s'est pas mis à mes côtés pour dénoncer les manquements au règlement de Clermont.

Cela aurait changé quoi ?
Je crois qu'il aurait pu faire bouger les choses. Mon but, c'était que le club applique le protocole à la lettre, et qu'en cas de doute, il choisisse toujours l'option de la sécurité. Jean Chazal aurait dû m'appuyer. Au lieu de cela, les cas litigieux ont augmenté, en 2016-2017, il y en a eu plein en Top 14. Soit les mecs ne sortaient carrément pas, soit ils passaient le protocole alors qu'ils auraient dû quitter le terrain définitivement (19 protocoles commotions déclenchés rien qu'en phase finale). Les chiffres de la Ligue ont montré qu'à un moment, plus de 30 % des joueurs qui allaient être déclarés commotionnés après un match étaient restés sur le terrain !

Année 2015 compliquée pour Jamie Cudmore. (R. Martin/L'Equipe) Année 2015 compliquée pour Jamie Cudmore. (R. Martin/L'Equipe)

Beaucoup de personnes, dans le milieu du rugby, ont l'air persuadées que vous vous êtes engagé dans ce combat pour récupérer des indemnités...
Même s'ils sont reconnus, les préjudices subis ne sont pas énormes et si jamais je devais gagner de l'argent avec ce combat, il irait immédiatement dans la fondation que j'ai créée en 2016 avec mon épouse (*). Mais encore une fois, si je fais tout ceci, c'est avant tout pour que le règlement soit respecté. On a mis un protocole en place, et même si je ne suis pas sûr que cela suffise, au moins qu'il soit appliqué !

« Prenons soin de nos joueurs sur le moment. C'est primordial que le niveau professionnel montre l'exemple »

 

Pensez-vous que le rugby est devenu trop dangereux ?
Le rugby est un sport de contact donc il y a forcément une part de risques mais normalement moins que quand un gamin part faire une balade à vélo. Sauf que quand un gamin tombe de vélo, il va à l'hôpital. Au rugby ? Non, il retourne sur le terrain ! C'est cette mentalité qu'il faut changer. Vu l'augmentation des gabarits et de la vitesse, les chocs sont inévitables. On ne peut pas revenir en arrière alors, au moins, respectons le règlement en place, prenons soin de nos joueurs sur le moment. C'est primordial que le niveau professionnel montre l'exemple.

À cause des jeunes ?
Oui, chez les jeunes, il n'y a pas ce genre de protocole, pas de vidéo surveillance des chocs. Et quand ils voient des joueurs de Top 14 ou de Pro D2 rester ou revenir sur le terrain alors qu'ils sont sonnés, qu'est-ce qu'ils se disent ? Quand je jouais, rien que dans mon équipe, il y a eu Fritz Lee, Arthur Iturria, John Ulugia, moi... Et les mecs disent que tout a été bien fait ? Mais continuons comme ça, donnons cet exemple aux jeunes, laissons les croire qu'on peut sortir dix minutes, répondre à quelques questions et revenir...

Quelle va être la suite à présent ? Allez-vous déposer une plainte au pénal ?
Avec tout le boulot que j'ai à Aix depuis le début de saison, je ne me suis pas encore posé pour décider de la suite. Si j'attaque le club, c'est pour qu'il y ait un changement derrière ; pour que les joueurs soient mieux protégés. Le fond de ma pensée, c'est que le test HIA1, ce questionnaire effectué en cours de match, ne devrait même pas exister. S'il y a suspicion de commotion, le joueur doit sortir. C'est une chose pour laquelle j'ai envie de me battre : supprimer le test HIA1. Car c'est une zone grise où les médecins sont soumis à une énorme pression, celle de l'entraîneur, celle du joueur. Je le répète, lors de cette finale, je voulais continuer à jouer. Si on arrive à supprimer ce moment de flottement, en instaurant une règle où sitôt qu'il y a un doute, le joueur sort, ce serait une grande avancée... Que ce soit oui ou non, pas peut-être.

Vous envisageriez de négocier avec Clermont, de trouver un accord ?
Oui ce serait peut-être une excellente solution. Que Clermont, en guise de réparation, accepte de verser des fonds à ma fondation et qu'on puisse disséminer l'information sur les commotions partout. Si les jeunes sont éduqués, ils vont commencer à poser des questions : « Eh là, je ne dois pas sortir ? Et mon copain, là, pourquoi il reste sur le terrain ? » » 

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evan

Que ce soit clair, le ST n'est pas mieux, on a fait la même chose avec Fritz il n'y a pas si longtemps. Tous les clubs doivent se remettre en question, et les instances doivent être beaucoup plus sévères. 

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MikaCuba
il y a 35 minutes, evan a dit :

Que ce soit clair, le ST n'est pas mieux, on a fait la même chose avec Fritz il n'y a pas si longtemps. Tous les clubs doivent se remettre en question, et les instances doivent être beaucoup plus sévères. 

 

+1

 

Tous ces morts c’est insupportable pour un sport que les Fan aiment et c’est dramatique pour les familles des victimes 

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