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Saint Thomas ST

[Champions'Cup - 1/4 de finale] Racigne - Stade toulousain (Dimanche 31 Mars à 16h15 à l'Arena Stadium / France 2)

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Joco
il y a 32 minutes, will31 a dit :

En 5 il y a aussi la solution de redescendre Elstadt avec Arnold en 4. Ca permet de mettre Kaino en 7 et Tolo en 8. Piula / Richie en remplacement 2è/3è + Galan si on veut 6 avants sur le banc. 

 

En "gros" sauteurs on aurait donc Arnold-Cros, et en blocs de 2è choix, Kaino et Elstadt.

 

De plus une configuration comme ça permet de beaucoup remuer de bidoche mais aussi de trotter pas mal.

 

Y a de l’idée oui:

Elstadt - Arnold

Cros - Tolo - Kaino

 

Sur le banc: Gray - Faasalele - Madaule ou Placines

 

Je ne mettrais pas Galan moi...

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le corse
il y a 39 minutes, will31 a dit :

En 5 il y a aussi la solution de redescendre Elstadt avec Arnold en 4. Ca permet de mettre Kaino en 7 et Tolo en 8. Piula / Richie en remplacement 2è/3è + Galan si on veut 6 avants sur le banc. 

 

En "gros" sauteurs on aurait donc Arnold-Cros, et en blocs de 2è choix, Kaino et Elstadt.

 

De plus une configuration comme ça permet de beaucoup remuer de bidoche mais aussi de trotter pas mal.

 

Si jamais on a un attelage Elstadt - Arnold c'est sûrement ce dernier qui jouera 5.

Et je suis vraiment pas fan du tout de mettre Gray sur le banc ; s'il faut apporter de l'impact et/ou du leadership, Faasalele semble tout indiqué. 

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chomelaregle
il y a 23 minutes, CaPuChO65 a dit :

Rugbyrama : Dupont : "Gagner sans être flamboyant, ça m'ira très bien aussi" -

 

pas très compatible avec la demande du peuple toulousain, Gabi en tête de gondole: "nous les titres on s'en fout, on veut du jeu". :P

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Keke
à l’instant, le corse a dit :

 

Si jamais on a un attelage Elstadt - Arnold c'est sûrement ce dernier qui jouera 5.

Et je suis vraiment pas fan du tout de mettre Gray sur le banc ; s'il faut apporter de l'impact et/ou du leadership, Faasalele semble tout indiqué. 

Je suis d'accord avec toi.

Je pense qu'on va démarrer comme ca:

Gray-Arnold (comme lors du match de championnat)

Cros-Kaino-Elstadt

 

sur le banc: on aura Faasalele (ou Tekori si il est ok pour jouer...) et Tolo. Sur 30 min en fin de match, ces 2 rentrées peuvent faire très mal...

Sans compter que Bezy va être sur le banc, ca ne fait plus de doute pour moi. Sur 30 min, sa vitesse peut faire très mal aussi après que Dupont ait usé le Racing.

Franchement, notre banc peut être notre atout par rapport au Racing.

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Raphaelle

Désolée : mais vous auriez pu le dire, j'ai posté l'article du jour de l'Equipe sur le match contre le Racigne dans le mauvais sujet :cray:

 

Si cela intéresse quelqu'un, il est là 

 

Edited by Raphaelle

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Hugogo

Je voulais te le dire mais tu m’a bloqué....😘

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Raphaelle
Il y a 1 heure, Bertrand d'Aubais a dit :

Gros article dans l'équipe du jour sut les "pépites de l'hiver" toulousaines (arnold, Tauzin, Akhi et Mavaka)


Carré d'as

Excellents depuis trois mois, quatre joueurs symbolisent à leur façon la grande profondeur du banc toulousain.

 

RICHIE ARNOLD À pas de géant

Recruté en début d’année comme joueur additionnel pour six mois afin de compenser les blessures de Richie Gray et Florian Verhaeghe, le deuxième-ligne australien de 28 ans a mis trois jours pour s’adapter à sa nouvelle équipe. « Le premier, il a intégré toutes les combinaisons en touche, confie l’entraîneur adjoint William Servat. Le deuxième, il a pigé notre système basé sur un jeu d’initiatives. Et le troisième, il était titulaire et très performant à Agen (victoire 20-27). C’est dire le talent et l’intelligence du mec. » Depuis, ce géant de 2,08 m toujours sous contrat avec un club japonais (Yamaha Jubilo) enchaîne les bonnes prestations (6 titularisations en 7 matches depuis janvier). Ça tape plus dur en Top 14 qu’au Japon ? Pas grave, il adore : « J’aime le contact, ce Championnat est fait pour moi. » Son rêve ? Rester au club la saison prochaine. Une chose est sûre, il y aura au moins un Arnold au Stade en juillet. Son frère jumeau Rory, également deuxième-ligne, y a déjà signé.

 

LUCAS TAUZIN Art et essais

Avez-vous vu son dernier match à La Rochelle ? La façon dont il plongea en bout de ligne pour échapper au retour de Botia et aplatir dans l’en-but ? Celle avec laquelle il enrhuma deux défenseurs après réception d’un renvoi adverse pour remonter le terrain sur quarante mètres ? Depuis qu’il enchaîne les parties (10) et les titularisations (7), le puissant ailier ou centre de vingt ans impressionne et marque beaucoup d’essais. Cinq au total, dont quatre lors des cinq derniers matches. De quoi lui faire oublier la frustration d’un début de saison à faible temps de jeu. « Même si on (Ntamack, G. Marchand, Lebel et lui) a été champion du monde des moins de 20 ans l’an dernier, on savait très bien qu’on ne reviendrait pas au club pour y jouer tous les matches, disait-il récemment. On savait qu’il nous faudrait être patient et saisir notre chance dès qu’elle se présenterait. » Lui n’a pas loupé la sienne : « Avec la confiance, explique-t-il, on a plus de facilité à tenter des choses, à essayer d’envoyer du jeu, à relancer de notre camp. »

 

PEATO MAUVAKA Au nom du père

À vingt-deux piges, le Néo-calédonien ne pointait qu’en troisième position dans la hiérarchie des talonneurs toulousains en début de saison. Mais les graves blessures au genou de Julien Marchand et Leonardo Ghiraldini (rupture des ligaments croisés) l’ont propulsé n°1. Depuis, il assume ses nouvelles responsabilités avec une étonnante maturité. Très pénétrant dans le jeu courant, bon lanceur, ce joueur issu du centre de formation maison est aussi très fort dans sa tête. Il l’a notamment prouvé en décembre dernier quand, une semaine après la disparition de son père, et deux jours après un aller-retour express en Nouvelle-Calédonie pour les obsèques, il insista pour tenir la place de titulaire qui lui avait été préalablement promise sur la pelouse de Clermont, en Top 14. Et il contribua au très bon résultat des Rouge et Noir (20-20).


PITA AHKI Le tube de l’hiver

Brillant depuis le début de la saison, l’épatant Romain Ntamack a manqué deux mois de compétition avec le Stade pour cause de Six Nations et ça ne s’est pas vu. Pourquoi ? Parce que le joueur qui l’a remplacé au centre, l’international néo-zélandais de rugby à 7 Pita Ahki, 26 ans, a été tout aussi flamboyant. L’ex du Connacht, plombé la saison passée par une vilaine blessure à un genou, a disputé les six matches de cette période de vrais et faux doublons dans leur intégralité, profitant aussi des blessures longue durée de Fouyssac et Mermoz. On l’a vu notamment transpercer Finn Russell face au Racing, plaquer à tour de bras au Stade Français, marquer en marchant contre Lyon, offrir une passe décisive à Tauzin à La Rochelle et s’entendre à chaque fois à merveille avec son compère du centre Sofiane Guitoune. Et si c’était lui le tube inattendu de l’hiver toulousain ?

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Joco
il y a 4 minutes, Raphaelle a dit :

Désolée : mais vous auriez pu le dire, j'ai posté l'article du jour de l'Equipe sur le match contre le Racigne dans le mauvais sujet :cray:

 

Si cela intéresse quelqu'un, il est là 

 

 

:o:angry::close:

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Raphaelle
il y a 3 minutes, Joco a dit :

 

:o:angry::close:

:whistling::party:

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Hugogo

Comment ça !!!! Arnold a intégré toutes les combinaisons en touche en 3 jours ? 😏😏

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gronounours
Il y a 2 heures, Parigot_Paris a dit :

Moi je prépare à l'avance mes cris de guerre !

 

"Mais il était sur ses appuis, bordel !"

"Mais il est pas plaqueur !"

"Hé, jamais tu lâches ton ballon ?"

"En avant mon cul, t'as jamais entendu parler d'inertie ?"

"Si il y a essai, je me fais moine !"

"Evidemment qu'il y a essai, qu'est-ce que tu nous gonfles avec ta vidéo ? Va regarder Gulli si ça te manques à ce point !"

 

etc... je serai prêt à temps ! :original:

 

Il y a 1 heure, Parigot_Paris a dit :

Oui effectivement, je m'enflamme et il en manque un peu...

"plaquage haut ? Il plaquait au ballon, bordel, si on peut plus défendre autant leur donner le match tout de suite !"

"Mais hors jeu bordel, hors jeu, il est parti avant le coup de pied, mais si; dix mètres au moinsse !"

"Mais hors jeu, bordel, hors jeu, il est dans notre camp une heure avant qu'on sorte le ballon !'

"Mais hors jeu bordel, hors jeu, jamais elle fait dix mètres sa chandelle !"

"Mais hors jeu bordel, hors jeu, il fait trois fois le tour de la mêlée avant l'introduction !"

"Gavatche ! Pisse-froid ! Voleur de poules ! Falso !"

"Carton ! Carton; mais appelle-donc la vidéo maintenant, toi qui aimes tant ça !"

"On vient on gagne et on s'en va vite parce que ça schlingue avec ce toit qui ne s'ouvre pas ! A Wallon on a le bon air !" :sorcerer:

 

Même pas un petit « Lorenzizi enkulé » ?

Y’a pas à dire : CMA ... :triste:

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Khaos
il y a une heure, Hugogo a dit :

Comment ça !!!! Arnold a intégré toutes les combinaisons en touche en 3 jours ? 😏😏

 

Pas trop impressionné : y'a quelques années, il fallait moins de temps que ça à nos arrières pour intégrer tous les lancements de jeu de JBE  :yes:

 

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Bertrand d'Aubais
Il y a 18 heures, Parigot_Paris a dit :

Du sexe, de l'aventure, de l'action ! Et le Lorenzetti... censuré ! Ah, je n 'en puis plus d'attendre ! :sorcerer:

 

il y a 55 minutes, gronounours a dit :

 

 

Même pas un petit « Lorenzizi enkulé » ?

Y’a pas à dire : CMA ... :triste:

Si !!  c'etait sous entendu !!

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Zuzu31
Il y a 5 heures, Keke a dit :

Franchement, notre banc peut être notre atout par rapport au Racing.

 

+1 avec ça.

Si on se tient assez proche au score, les "remplaçants" peuvent nous faire gagner.

Comme d'habitude, ne pas se focaliser sur le XV titulaire, mais bien regarder quels sont les joueurs sur le banc.

Ce sont eux qui seront sur le terrain au moment crucial de la fin de match.

C'est pourquoi je mettrai Baille d'abord, puis Castets (il semble encore un peu au-dessus de Cyril, mais l'écart se réduit !).

Et R.Gray d'abord puis Faasalele.

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will31

Castets à faire rentrer tôt alors, genre à la MT. Il a fait de gros dégâts en 2è MT à LR en mêlée.

 

Mais effectivement, avec la dynamique actuelle des 2 équipes, si le ST est encore bien, dans le coup, à l'heure de jeu, ça va bouillir dans les têtes des blancs-bleus. Et si Machenaud devait sortir, on aurait définitivement un vrai ascendant psychologique.

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l'exil

je vous donne la trame pour ce WE :

 

- mettez 15 joueurs sur le pré, 8 sur le banc, lesquels on s'en fout (enfin plutôt des costauds devant, assez rapides et bons manieurs de ballon et derrière, des rapides, assez costauds et bons manieurs de ballon)

- puis protocole de match : vous leur demandez de défendre un peu et quand ils récupèrent le ballon, soit de courir vite et d'aller marquer, soit de le balancer où ils veulent, ça sera de toute façon récupéré par un collègue qui ira marquer ou poursuivra le protocole....

 

voilà.

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Parigot_Paris
14 minutes ago, l'exil said:

je vous donne la trame pour ce WE :

 

- mettez 15 joueurs sur le pré, 8 sur le banc, lesquels on s'en fout (enfin plutôt des costauds devant, assez rapides et bons manieurs de ballon et derrière, des rapides, assez costauds et bons manieurs de ballon)

- puis protocole de match : vous leur demandez de défendre un peu et quand ils récupèrent le ballon, soit de courir vite et d'aller marquer, soit de le balancer où ils veulent, ça sera de toute façon récupéré par un collègue qui ira marquer ou poursuivra le protocole....

 

voilà.

Le pré ? Quel pré ? C'est du plastique !

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Keke

Incertitudes autour de nos 2 talonneurs:

Mauvaka est touché au mollet et G.Marchand est touché au dos.

 

On se dirige vers: 

Dupont en 9 

NTK en 12

Huget à l’aile

Priorité aux internationaux.

 

  • Confused 2

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Raphaelle
il y a 1 minute, Keke a dit :

Incertitudes autour de nos 2 talonneurs:

Mauvaka est touché au mollet et G.Marchand est touché au dos.

 

On se dirige vers: 

Dupont en 9 

NTK en 12

Huget à l’aile

Priorité aux internationaux.

 

source ? :clin

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Papalou
il y a 2 minutes, Raphaelle a dit :

source ? :clin

 

Mont Roucous.

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Eppler
Citation

DOSSIER

« Il n’y a qu’un seul Dark Destroyer »

Propos recueillis par Jérémy FADAT jeremy.fadat@midi-olympique.fr

À votre arrivée, vous confiez être excité à l’idée de découvrir la France, son rugby mais aussi sa nourriture. Alors, quelle est votre spécialité préférée ?

Tout ce qui tourne autour du canard. C’est si bon, je suis servi à Toulouse. Avec ma famille, on prend beaucoup de plaisir à découvrir votre pays, vos plats et tant d’autres choses.

Quelle fut votre plus grosse découverte ?

C’est d’avoir la possibilité de toujours voyager à travers l’Europe. En moins de deux heures, vous êtes en Espagne, en Allemagne ou en Angleterre ! J’ai l’impression de me trouver au centre du monde, de pouvoir partir à l’étranger dès qu’on a deux jours de repos. Pour les Néo-Zélandais, nous qui vivons loin de tout, c’est inimaginable. En ce qui concerne le rugby, j’ai été étonné de retrouver, à Toulouse, de nombreuses similarités avec ce que j’ai connu chez nous. Je parle de l’environnement, des infrastructures très professionnelles et de la philosophie. Je suis impressionné de voir à quel point les jeunes joueurs sont placés au cœur d’un système qui les amène jusqu’à l’équipe première en pratiquant le même jeu.

Franchement, êtes-vous aussi surpris, ou déçu peut-être, par le niveau du Top 14 ?

Je ne suis pas du tout déçu. Je savais, en signant ici et après avoir discuté avec plusieurs joueurs, à quoi je m’attendais. Physiquement, le Top 14 est impressionnant, dur, rugueux. Éprouvant et long aussi. Je n’ai pas l’habitude d’une saison qui s’étire autant.

Cet aspect très physique ne doit pas vous déplaire...

Ce n’est un secret pour personne, le jeu physique, j’aime ça et ça me convient bien. Je me régale quand il faut plaquer fort (rires). Il y a beaucoup d’artistes dans notre équipe mais on a aussi besoin de joueurs qui font le travail de l’ombre. Je crois que

1/8

28/03/2019

l’équilibre est bien trouvé là-dessus et cela explique nos belles performances actuelles.

L’attente autour des All Blacks est-elle trop grande chez nous ? Elle l’est plus que pour un Wallaby ou un Springbok par exemple...

Non, c’est normal. Chaque joueur accueille la pression différemment. Moi, j’adore ça, c’est ce qui me fait avancer. Je l’ai toujours vue comme un défi à surmonter et, sans ça, je n’en serais pas là aujourd’hui. Oui, l’attente autour des All Blacks est immense mais le problème n’est pas là. Il réside plutôt dans la manière dont je vais me comporter et l’exigence que je vais m’imposer. En posant un pied ici, est-ce que je me suis considéré comme un All Black à 80 sélections ou comme un nouveau joueur du Stade toulousain prêt à l’aider à remporter un titre ? Le passé importe peu et je dois encore prouver. Je ne me concentre pas sur ce que les gens attendent. Car la personne qui attend le plus de moi, c’est moi-même.

Les critiques sur les prestations de Cruden ou Savea sont-elles donc justifiées ?

Bien sûr. Elles ne sont pas trop sévères à partir du moment où elles concernent le niveau de jeu. Nous pratiquons un sport de haut niveau où, quand nous ne sommes pas performants sur le terrain, il est logique de subir des critiques. Il faut l’accepter. Je crois seulement que, quand la famille peut être impactée, là c’est trop. La limite, c’est l’aspect personnel.

Vous avez toutefois publiquement défendu Julian Savea après la sortie de Mourad Boudjellal à son encontre...

Je ne voulais pas m’immiscer dans cette histoire parce qu’elle ne me regarde pas et que je n’en connais pas tous les détails. Mais je souhaitais simplement apporter mon soutien à Julian et aux siens car, justement, sa famille a été touchée par les critiques.

François Cros nous a déjà dit à quel point c’était fantastique pour lui de jouer à vos côtés. Sentez-vous l’influence que vous avez sur vos jeunes coéquipiers ?

J’entretiens un rapport particulier avec François, Alban (Placines) ou Sele (Tolofua). Au-delà de l’amitié qui existe entre nous, le fait d’évoluer aux mêmes postes enrichit notre relation. Ils ont des potentiels énormes, veulent continuer à progresser. J’essaye de les aider, de leur transmettre mon savoir. Mais, attention, j’apprends

2/8

28/03/2019

également d’eux, sur le rugby et dans l’apprentissage du Français (rires). Il n’y a pas de limite d’âge pour s’instruire.

Même quand on a 35 ans et deux titres de champion du monde au compteur ?

Le palmarès ne change rien. Si je pensais le contraire, je ne serais pas venu en France. Je découvre un nouvel environnement, une langue différente et j’apprends tous les jours. En tant qu’homme ou joueur professionnel, je suis persuadé de m’améliorer à travers l’expérience que je vis actuellement.

Peut-on vous considérer comme le grand frère du groupe ?

Le grand frère ou le vieux monsieur, comme vous voulez (rires). J’ai l’habitude d’entendre ce genre de surnom maintenant. Si certains veulent m’appeler « grand frère », ça me va. Mais mon rôle ne se résume pas à ça. Je reste un joueur de l’effectif et, comme je l’ai dit, j’apprends aussi de mes coéquipiers, qui ont une culture différente de la mienne, et de mes entraîneurs qui trouvent toujours de nouvelles idées pour maintenir une vraie émulation.

N’est-ce pas le rôle que vous a confié le staff ?

Quand j’ai débarqué, les coachs m’ont effectivement dit qu’ils comptaient sur mon expérience et attendaient de moi que j’aide les jeunes à élever leur niveau. Mais ça marche dans les deux sens. Le staff l’a bien compris et ne me réclame pas de jouer le rôle du père de famille non plus. J’ai d’ailleurs eu la chance de découvrir des entraîneurs formidables, avec qui j’entretiens une relation de confiance. J’apprécie leur manière de gérer le groupe.

Mola louait récemment votre professionnalisme et expliquait qu’à 35 ans, vous saviez comment gérer vos efforts durant les semaines de préparation...

Je joue au haut niveau depuis quinze ans, je connais mon corps parfaitement et dois être à son écoute. J’ai besoin de m’entraîner mais aussi de me sentir bien dans tout ce que je fais. Il n’est pas souvent nécessaire d’écourter une séance mais, parfois, il m’arrive de le faire. Dans le groupe, personne ne triche. Les coachs nous ont responsabilisés et se montrent compréhensifs avec ceux qui préfèrent se préserver quand quelque chose ne va pas, particulièrement avec moi par rapport à mon âge. Ils savent que je suis sérieux.

Ils vont ont confié le capitanat après la blessure de Julien Marchand. Comment avez-vous réagi à cette annonce ?

3/8

28/03/2019

J’étais très surpris sur le coup. C’est un immense honneur d’être capitaine d’une équipe comme le Stade toulousain J’en suis vraiment fier même si je suis désolé pour Julien. Ce club possède une telle histoire et a compté de si grands capitaines.

Vous faites référence aux Pelous, Fritz ou Dusautoir ?

Ils ont tous écrit la légende du club. Leur succéder, même provisoirement, est un privilège qui m’a étonné et rendu un peu nerveux. Mais je suis excité et prends ce rôle à cœur.

Cela change-t-il quelque chose dans votre semaine ?

Pas vraiment. Ah si, je dois désormais préparer quelques phrases en Français pour les dire au groupe ! C’est important pour moi de faire une partie de mes discours dans votre langue. Bon, je galère un peu mais je fais des efforts.

Avez-vous déjà tenu ce rôle aux Blues ou avec les Blacks ?

Jamais avec les Blacks mais aux Blues, oui, et cela m’aide. Je sais ce que l’on attend d’un capitaine dans son investissement et son exemplarité. Je ne maîtrise pas très bien le Français mais trop parler ne sert de toute façon à rien. Je veux d’abord me concentrer sur mes prestations et, si je suis performant, les autres me suivront. Je dois aussi aider d’autres leaders à s’affirmer.

Pour reparler de Dusautoir, il a une place singulière dans votre carrière...

C’est devenu un très bon ami, quelqu’un que j’ai adoré affronter sur le terrain. Thierry était un énorme compétiteur, l’un de mes plus grands adversaires, mais existait un grand respect entre nous. C’est étonnant de voir à quel point il était rugueux sur le terrain et doux en dehors, mesuré dans ses paroles. C’est un homme charmant. Passer derrière lui à Toulouse, après ce que nous avons vécu en commun, est un joli clin d’œil.

êtes-vous le nouveau Dark Destroyer (traduction de « Destructeur noir », surnom que les Néo-Zélandais avaient donné à Dusautoir) de Toulouse ?

Surtout pas ! Il n’y a qu’un seul « Dark Destroyer ». Quand je commence une rencontre, j’essaye simplement d’être à la hauteur de sa légende.

Vous côtoyez-vous à Toulouse ?

4/8

28/03/2019

J’essaye de le voir souvent. On apprécie toujours partager un repas mais, même s’il ne joue plus, Thierry est un homme très occupé, qui voyage beaucoup.

Ici, vous avez aussi retrouvé Joe Tekori...

Oui, nous avons joué ensemble à Auckland et étions restés bons amis. C’était rassurant de compter sur lui en arrivant. Il m’a connecté avec l’environnement local, m’a permis de vite m’intégrer en nous rendant, à ma famille et moi, la vie plus facile. Joe est un gars adorable.

Tekori qui traverse un deuil familial et ne devrait pas être là dimanche. à quel point pourrait-il vous manquer ? *

Toute l’équipe est très triste après la disparition de sa maman. Joe représente à lui seul une grosse partie du club. Il est le cœur et le papa du groupe, si important pour nous. à La Rochelle, on a joué pour lui et notre victoire était dédiée à Joe et à sa famille. Dimanche, il faudra encore faire une grosse performance pour lui.

Est-il l’ambianceur du groupe comme on le dit ?

C’est le garant de l’état d’esprit. C’est lui qui passe la musique dans le vestiaire, qui en joue aussi. Pour Joe, la culture de groupe est essentielle. Il en fait une priorité et son influence est énorme. Bon, il est aussi complètement fou (rires). Mais vous avez vu ce qu’il réalise sur le terrain ? On est du même âge même s’il est un peu plus jeune (six mois d’écart, N.D.L.R.) et son corps se porte très bien. Il fait une saison extraordinaire. À chaque fois qu’il pose le pied sur une pelouse, il est monstrueux.

Le quart de finale au Racing est-il votre premier grand match en France ?

Le premier décisif en tout cas et mon premier test de phases finales en Europe. Tous les matchs sont importants mais celui-là l’est plus spécialement. Depuis mon arrivée, mon obsession est d’emmener le Stade toulousain là où il doit être. En Champions Cup, cela signifie être en finale ou en demi-finale mais, pour ça, il faut passer ce quart. Il me tarde d’y être depuis des semaines. Je me nourris de ce genre de défis.

Que représente la Champions Cup à vos yeux ?

Avant chaque match, il n’y a qu’à regarder les noms adverses, tous ces internationaux dans le camp d’en face pour comprendre. La Coupe d’Europe est connue en Nouvelle-Zélande. On a l’habitude de voir les finales ou les gros matchs

5/8

28/03/2019

depuis l’époque de la Heineken Cup. Tous les compatriotes avec qui j’en avais parlé m’ont dit qu’ils avaient adoré cette compétition, qu’elle était proche du niveau international. C’est pourquoi je connaissais, avant de signer au Stade toulousain, la richesse et les succès de ce club sur la scène européenne. C’est aussi une des principales raisons de ma venue. D’autres All Blacks, avant moi, ont participé à sa réussite. J’espère que ce sera à mon tour. Je sais que cette compétition a beaucoup de valeur ici.

Vous avez remporté deux Coupes du monde et six Rugby Championship avec les All Blacks mais ne comptez aucun titre avec Auckland. Est-ce votre ambition pour cette saison ?

Définitivement. Je ne suis pas venu ici pour me relaxer et profiter de la vie, mais pour relever un énorme défi personnel, aider Toulouse à regagner un titre. Je suis obnubilé par ça. J’ai toujours eu l’objectif de remporter quelque chose en club mais je n’ai pas encore de palmarès sur ce plan. Ça manque vraiment à mon parcours. Je regrette de ne pas avoir gagné un Super Rugby, ça me donne encore plus faim.

Pensez-vous que la défaite au Leinster a été une étape importante dans la construction du groupe et l’apprentissage du haut niveau ?

À Dublin, nous avons beaucoup appris, j’en suis sûr. On ne progresse pas que dans la victoire. Je sais qu’en termes d’état d’esprit, cette défaite nous a rendus plus forts, que les coachs en ont tiré de nombreux enseignements. On a touché du doigt ce qui se fait de mieux et, si on veut aller au bout de la Champions Cup, on a conscience qu’il faudra battre ce genre d’équipes. Ça démarre contre le Racing.

Avez-vous vraiment les moyens d’être champions d’Europe cette année ?

Je pense sincèrement que, si nous restons soudés comme nous le sommes actuellement et si nous produisons notre meilleur rugby, on peut le faire.

N’êtes-vous pas trop déçu de ne pas retrouver Dan Carter dimanche ?

Un peu, c’est dommage de ne pas le croiser. Avec Dan, on a connu tant de matchs et de succès chez les All Blacks. Je suis d’abord déçu pour lui. Mais, pour bien le connaître dans les rendez-vous décisifs, c’est sûrement une bonne nouvelle pour nous.

L’été dernier, dans ces colonnes, vous confiez votre impatience de jouer avec Antoine Dupont. Quel est le verdict le concernant ?

6/8

28/03/2019

Lui, c’est un coquin, un sacré coquin même (rires). Antoine est un joueur exceptionnel, très puissant par rapport à sa taille. Je l’ai vu jouer pour la première fois en novembre 2017, avec l’équipe de France contre les All Blacks. Il avait été incroyable et, malgré la défaite, avait été élu homme du match. J’étais excité à l’idée de le côtoyer au quotidien. Il a tout pour devenir une légende ici, comme Yoann (Huget) ou Max (Médard).

Et Cheslin Kolbe alors ?

Cheslin, c’est Cheslin ! Il est tellement impressionnant... à l’entraînement ou en match, il nous invente un truc spécial tous les jours. Il nous fait une saison de dingue.

N’est-il pas trop dur à suivre ?

Pour mes vieilles jambes, vous voulez dire ? (rires) C’est parfois dur de suivre les plus jeunes car, quand Thomas (Ramos), Cheslin ou Antoine décident de remonter un ballon, ça peut aller très vite. Jusque-là, ça va, je garde la forme et je leur donne quelques petits conseils pour relancer au bon moment. Ça m’aide à me tenir prêt.

Il y a de nombreux jeunes dans le groupe. Est-ce un problème dans les matchs décisifs ?

Notre moyenne d’âge est plutôt jeune mais ces joueurs ont tout de même une belle expérience. Beaucoup ont évolué dans les sélections jeunes, ont intégré tôt le groupe professionnel. Ils jouent au haut niveau depuis longtemps, se connaissent parfaitement et représentent l’avenir du club. C’est au contraire un avantage pour nous. Ils doivent conserver leur fraîcheur et leur enthousiasme sur les matchs couperets.

Pensez-vous que la prochaine saison sera la dernière de votre carrière ?

Je n’en ai aucune idée. Il ne faut jamais dire jamais. Surtout, je n’ai pas envie de me projeter jusque-là. La seule chose que je sais, c’est que mon contrat se termine en fin de saison prochaine. Pour l’heure, je me régale depuis mon arrivée à Toulouse, donc on ne sait pas... Rien n’est interdit, ni définitif, dans mon esprit.

Comment imaginez-vous votre avenir À la fin de votre carrière de joueur ?

7/8

28/03/2019

(Ugo Mola passe derrière et, entendant la question, dit avec le sourire : « Coach, évidemment ») Je ne suis pas sûr de vouloir m’éloigner du rugby. Ce sport m’a tellement apporté, à moi et à ma famille, que j’ai aussi envie de lui rendre. (Il se tourne vers Mola) Peut-être coach alors (rires), ou un autre rôle dans le rugby.

Ce pourrait être en France ?

Bien sûr. Ma famille se plaît ici et, si l’opportunité de devenir entraîneur dans ce pays se présente, j’en serais ravi. Il faudrait juste que j’améliore mon Français.

L’histoire avec le Stade toulousain se poursuivra peut-être plus longtemps que prévu...

Je l’espère. Je croise les doigts comme on dit (rires).

 

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Cheslin Kolbe - Arrière ou ailier de Toulouse L’électron très libre

Par Jérémy FADAT

jeremy.fadat@midi-olympique.fr

Les superlatifs ne suffisent pas. Cheslin Kolbe est un phénomène, que la France a découvert il y a un an et demi. Si Ugo Mola et Pierre-Henry Broncan avaient insisté auprès de leurs dirigeants (dont certains étaient sceptiques vu le gabarit du bonhomme) pour obtenir sa signature, le Sud-Africain débarquait en Top 14 pour s’éloigner des débats éternels sur son physique dans son pays, qui lui barrait la

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28/03/2019

route des Boks. Même le sélectionneur d’alors, Allister Coetzee, lors d’un camp d’entraînement de la sélection auquel il avait été convié, lui avait conseillé : « Pourquoi tu ne deviens pas demi de mêlée ? » L’incompréhension de trop, comme Kolbe nous le confiait en septembre 2017 : « Je lui ai répondu : « Je suis parvenu là en jouant arrière et ailier. Pourquoi je devrais changer maintenant ? » Ce fut mon dernier stage. [...] Sur mon cas, il y a toujours eu des pour et des contre. On m’a dit que j’étais trop léger pour les Springboks. Je n’ai pas écouté et j’ai travaillé plus que les autres. Peu importe que tu mesures 1,50 m ou pèses moins de 50 kg. En match, nous sommes tous des êtres humains, entre les quatre mêmes lignes blanches. » Sur le terrain justement, le feu follet donne le tournis à ses adversaires et survole aussi bien le championnat de France que la Coupe d’Europe. La preuve par les chiffres. En Champions Cup, il est le joueur qui a battu le plus de défenseurs adverses (41, soit 7 par match). En Top 14, il compte 22 franchissements, (plus de 2 par rencontre). Statistiques ahurissantes qui ne reflètent pourtant pas assez son influence sur le jeu toulousain. S’il n’a inscrit que quatre essais en 2018-2019, il est l’homme le plus décisif de l’effectif. Son facteur X, qui crée d’innombrables brèches dans lesquelles il place ses partenaires grâce à son intelligence et son sens du collectif. « Cheslin, c’est l’antinomie du rugby qu’on nous a vendu pendant des années, juge, admiratif, son entraîneur Ugo Mola. Il mesure 1,71 m et pèse 75 kg tout mouillé mais il a une telle capacité à gagner ses duels, à franchir et à être un redoutable défenseur, ce qu’on oublie souvent. Il ne laisse personne indifférent et c’est une merveilleuse nouvelle pour le rugby international et français, un exemple à montrer dans les écoles. Puis c’est un des joueurs les plus faciles à entraîner que j’ai connu. Tout lui va bien, il n’a jamais raté une séance cette saison. »

L’attraction arrière

Au-delà, sa faculté à toujours surprendre est édifiante. « Quand on fait du « un contre un » dans la semaine, personne ne veut se mettre en face de lui car il peut vite t’humilier, se marre Maxime Médard. Il est si dur à attraper et imprévisible. Il peut te passer sous les bras ou entre les jambes. » Ce que confirme Antoine Dupont : « Cheslin est un joueur incroyable, capable d’inventer un truc à chaque match ou chaque entraînement. Tu te dis : « Non, il ne peut pas faire ça. » Et il le fait. » Son adaptation permanente détonne aussi. Sur le terrain, comme dans la vie. « Humainement, il s’est vite fondu dans le groupe car il est gentil, respectueux, toujours à 100 % », précise Dupont. Véritable électron libre dans le système audacieux de Mola, il a carte blanche pour dézoner quand il est placé sur une aile. Mais, ces dernières semaines, c’est à l’arrière qu’il s’est illustré. « Il est déterminant

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dès que beaucoup de ballons passent par ses mains », note le technicien. Et, avec le numéro 15 dans le dos, il en touche d’autant plus. Surtout, il a même livré des récitals dans l’occupation au pied, là où il n’est pas vraiment le plus attendu. Récemment, lors du succès contre Montpellier, il avait trouvé des touches dantesques et soulagé son équipe dans les ultimes instants en repoussant François Steyn jusque dans ses 22 mètres... Avant d’être le premier sur son dos. « C’est un garçon hyper complet et talentueux, appréciait Régis Sonnes après le match. C’est fantastique de compter sur un mec qui peut vous débloquer des situations offensives et vous sortir des coups de pied pareils. » À tel point que son intérim a prouvé qu’il était davantage qu’un recours à l‘arrière et qu’il pouvait redistribuer les cartes. Surtout sur terrain synthétique. Mola en rigole : « Quand nous l’avons récupéré, il avait dépanné quatre fois à l’ouverture et butait avec les Stormers. Méfiez-vous que je ne le mette pas à un endroit que vous n’avez même pas imaginé !»

 

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olivier11

Un énorme merci à ceux qui partagent les articles complets c'est top!:chinois:

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