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Ces Piliers Estampillés


Xv-31

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Souvenez-vous, la loupe qui grossissait le petit village gaulois qui résiste à l'envahisseur, sur la carte en première page des albums d'Astérix. Reprenez l'image et, au lieu de la Bretagne, mettez le Gers et plus particulièrement Auch sous la lentille amplificatrice.

L'oeil scrutateur des spécialistes du Top 14 s'est à nouveau posé, avec plus ou moins de complaisance, sur la tribu auscitaine cette semaine. Tout cela grâce à un héros qui a plus à voir, en terme de force, avec Obélix qu'Astérix. Sélectionné en équipe de France, pour la rencontre du Tournoi des Six-Nations face à l'Italie le 8 mars, Fabien Barcella a porté les projecteurs sur la confrérie des piliers du Gers. Un véritable label, remis au goût du jour par le staff des Bleus.

Parce que Fabien Barcella, s'il a frappé les observateurs et les recruteurs du Biarritz Olympique, club qu'il rejoindra la saison prochaine, c'est surtout pour son activité permanente et son éthique du travail ultra-développée. Mais à Auch, celui qui a déjà évolué sous le maillot de l'équipe de France amateurs n'est qu'un pilier parmi tant d'autres. C'est lui-même qui en parle mieux : « Si j'en suis là, c'est parce que j'ai dû me coltiner des Yohan Marty ou des Pascal Idieder à l'entraînement. » Puisque les projecteurs sont braqués sur eux, un petit tour d'horizon de cette cohorte de guerriers plutôt silencieux s'impose.

Idieder et les autres, maîtres de la mêlée

À son arrivée dans le Gers, la tenue en mêlée constituait le point faible le plus flagrant chez Fabien Barcella. C'est au contact du Basque Pascal Idieder qu'il s'est aguerri : « Dans ce secteur spécifique du jeu, c'est sans doute le meilleur pilier droit actuellement en France », assène Henry Broncan qui l'avait recruté il y a trois saisons. Si le sorcier ne s'embarrasse pas de fioritures pour décrire le joueur, c'est que lors des séances du mercredi matin « au cours desquelles nous travaillions les mêlées durant 1 h 30 » il a vu celui qui a remplacé Grégory Menkarska à l'époque, tordre plus d'un adversaire. Avec le retour de Menkarska, le choix est d'ailleurs difficile, aujourd'hui, pour Pierre-Henry Broncan qui dispose là de deux droitiers de grand talent : « Avant lui, il y a eu des joueurs comme Jason Hooper (Narbonne) que je retrouverais face à Agen, demain. Je sais déjà que nous allons souffrir en mêlée. Nicolas Etcheverry, qui n'était que le quatrième pilier à Auch la saison dernière, fait aujourd'hui le bonheur de Mont-de-Marsan. »

Barcella, le pilier nouvelle génération

N'en déplaise à ceux qui font des piliers auscitains des êtres uniquement destinés à pousser en mêlée et dans les mauls, Fabien Barcella n'est pas de cette trempe là, « même s'il a énormément progressé dans ces secteurs de jeu », signale son entraîneur Pierre-Henry Broncan.

« Mais ces phases sont éminemment collectives, reprend Henry Broncan. J'ai constaté que Fabien Barcella n'a pas oublié de remercier son talonneur Sébastien Bortolucci et le deuxième ligne Tau Tapasu - entre autres - qui sont toujours à ces côtés. » Le néo-Bleu est surtout un pilier moderne capable, comme à Perpignan la semaine dernière, de marquer un essai après une course de plus de trente mètres : « Ce qui m'a plu chez lui, quand je l'ai connu au Stade Toulousain puis à Valence d'Agen, c'est sa mobilité, poursuit Broncan père. Aujourd'hui, c'est une bombe. Il a énormément travaillé. Plus qu'un Franck Montanella qui a pourtant d'énormes moyens physiques lui aussi ». Cet été, Fabien Barcella a pris 8 kilos de muscle en s'astreignant à un énorme travail en salle. Une volonté de bosser plus que l'autre qu'il a visiblement transmis à la jeune génération.

3Barozzi et Nérocan, les nouvelles perles

Soupçonner Pierre-Henry Broncan de ne pas trop utiliser Alexandre Barozzi et Mickaël Nérocan en équipe première, pour les protéger des regards envieux des autres clubs, ne doit pas être trop éloigné de la vérité.

Déjà, au cours de la préparation avant le début de la saison, l'entraîneur ne criait pas sur tous les toits, la certitude qu'il avait de posséder avec ces deux joueurs, deux futurs excellents piliers. Grand (1,92 m), Alexandre Barozzi était destiné à évoluer en deuxième ligne : « Mais lui voulait jouer pilier », se souvient Henry Broncan qui était allé le récupérer après une saison au Stade Toulousain « où il s'ennuyait ».

Au même âge (22 ans) Mickaël Nérocan se révèle un peu plus sur le tard que son coéquipier. Mais n'est pas moins talentueux : « Ce sont des bosseurs, martèle Henry Broncan. S'il y a une vraie culture de la mêlée à Auch, notamment grâce à Joël Rocca qui s'occupe des Reichel, il y a surtout celle du travail qui paye. Si tous les piliers en France, y compris les miens à Agen, pouvaient comprendre cela? »

Sud Ouest

Fabien Jans

http://www.sudouest.com/

:blink:

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