Jump to content

Les Confessions De Frédéric Michalak


GIMP CLAN

Recommended Posts

Exclusif. Stade toulousain : les confessions de Frédéric Michalak

Entretien. Après un an de rugby sud-africain, il revient à Toulouse et au Stade. Auparavant, il dispute la finale de la Currie Cup.

Frédéric Michalak. DDM MICHEL LABONNEFrédéric Michalak, star du rugby français, pur produit de l'école toulousaine où il s'est révélé à la planète ovale, va très prochainement revenir fouler la pelouse du stade Ernest-Wallon. Parti en Afrique du Sud, à Durban, au lendemain de la dernière coupe du Monde, où il a rejoint les Natal Sharks pour assouvir sa passion du rugby et une envie pressante de partir à la découverte d'un autre pays, d'une autre culture, Frédéric Michalak a fait le choix de revenir dans son club une fois la Currie Cup terminée. Samedi, il a remporté la demi-finale face aux Lions (29-14... un essai à la clef) ce qui retardera d'une bonne quinzaine de jours son retour dans la ville rose (Finale le 25 octobre).

Frédéric, qu'est-ce qui a motivé votre retour au Stade toulousain ?

Pas mal de choses en fait. Déjà, à Toulouse, je suis chez moi. Et puis le Stade c'est aussi un style de jeu qui me plaît. Après, il y a également la famille… Je rentre aussi pour mon père qui souhaitait que je revienne ici.

En revenant au Stade Toulousain, vous n'avez pas choisi la facilité. Avec Kelleher, Elissalde, Skrela et Du Toit, plus vous, il va y avoir du monde à la charnière.

Un tel effectif, c'est ce qu'il faut actuellement pour faire une bonne saison. Vu le calendrier et le nombre de matches, les clubs ont besoin de gros effectifs, avec des postes doublés même triplés pour espérer survivre (sic).

En votre absence, Kelleher est arrivé et a cassé la baraque. L'avez-vous vu jouer ?

Oui, j'ai vu qu'il s'est très bien adapté au club, à la ville. J'ai régulièrement pas mal de joueurs du Stade qui me téléphonent. J'ai des nouvelles du club.

Avez-vous pu suivre la dernière saison du Stade ?

Sans problème. A Durban, je dispose d'une dizaine de chaînes télé où ils diffusent les rencontres des championnats français, anglais, néo-zélandais, sud-africains. J'ai donc suivi les performances du Stade… Disputer les deux finales, ramener le Brennus, c'est fort.

Au cours de ces phases finales de Currie Cup, on doit forcément vous parler de vos prédécesseurs, Olivier Roumat et Thierry Lacroix ? (1)

Ah, ça oui ! On m'en parle tout le temps, surtout actuellement. Et puis comment pourrais-je les manquer ou les oublier. Ils sont tous les deux en photo dans les couloirs du stade, je les vois en allant vers le terrain. Cette fois encore, on va essayer d'aller au bout avec un Français dans les rangs (rires).

Vous rayonnez en ce moment en Currie Cup. En revanche, la fin du Super 14 a dû vous laisser sur votre faim.

À cause d'une blessure j'ai manqué les deux derniers matches et la demi-finale. Je suis déçu mais j'ai eu la chance de revenir très vite et je suis à fond dans cette Currie Cup.

Existe-t- il une grosse différence entre les rencontres de Super 14 et de Currie Cup ?

En Currie Cup, nous avons beaucoup plus de temps pour nous préparer. Il y a cinq grosses équipes qui disputent ce championnat des provinces sud-africaines, cinq équipes qui auraient leur place en Top 14. Le jeu y est assez plaisant, on joue, les scores sont élevés. Et puis ici, il n'y a pas de problème sur les rucks et le jeu au sol, ça se fait plus naturellement. En France nous avions pris pas mal de mauvaises habitudes. En Afrique du Sud, ils respectent la règle, tout simplement.

Sportivement, avez-vous trouvé ce que vous étiez venu chercher ?

Oui. Déjà, j'ai pu découvrir une autre manière de préparer une saison. C'est comme avec l'équipe de France avant une Coupe du monde. Pour le Super 14, nous avons eu deux mois et demi de préparation physique. Derrière, avant d'attaquer la Currie Cup, nous avons recommencé un autre cycle de préparation. Au bout du compte, tu ne disputes qu'une vingtaine de matches dans l'année et forcément, tu ressens moins la fatigue. Ensuite, sur le terrain, je me suis éclaté avec les Sharks. Je suis là pour faire jouer car il y a une somme de talents individuels dans ce groupe. En Currie Cup, je me régale, je touche plus de ballons qu'en Super 14 où notre jeu est plus organisé, plus stéréotypé. Je trouve qu'on se lâche plus en Currie Cup.

Et du point de vue social, culturel, humain, que retenez-vous de ce séjour en Afrique du Sud ?

J'ai été vraiment très bien accueilli par tous les gens quel que soit leur niveau social. Je crois que nous avons en Europe une image de l'Afrique du Sud qui n'est pas la réalité. L'Afrique du Sud ne se résume pas à Soweto (Ndlr : le grand township de Johannesbourg). Moi j'ai senti que les gens ont envie de se mélanger. Côté rugby, ils sont moins stricts que chez nous. Pas sur le terrain, bien évidemment, non c'est l'environnement des clubs qui est plus simple, ils ont une approche avec les médias assez cool. Culturellement enfin, il y a une énorme richesse. Moi, j'invite tout le monde à venir en Afrique du Sud, un pays magnifique.

Avez-vous amélioré votre anglais ?

Forcément. J'ai appris également quelques mots et expressions de zoulou, xhosa, afrikaner. Mes coéquipiers se sont chargés de m'apprendre aussi quelques mots rigolos…

On vous a vu aller dans les townships de Durban. Pour quel type d'action ?

Tous les mercredis, je me suis rendu dans un de ces quartiers pour entraîner des gamins. Avec mon sponsor (Ndlr : Le Coq Sportif), nous avons décidé d'aider un club, celui de Kwamashu. On a offert maillots, équipements, etc. Tu aurais vu les gamins, ils étaient heureux. Les aider, les accompagner, leur apprendre le rugby, ça leur donne de l'importance.

La vue sur l'océan Indien de votre appartement, elle ne va pas vous manquer ?

Je n'en garderai que des bons souvenirs. J'ai parfois eu la chance d'apercevoir des dauphins de bon matin.

Un dernier mot, peut-être, pour le public d'Ernest-Wallon qui a hâte de vous retrouver ?

Dites leurs que moi aussi, il me tarde de retrouver le Stade Toulousain et son formidable public. À Durban, il est aussi passionné et connaisseur qu'à Toulouse mais il fait quand même moins de bruit. Ici que l'on gagne ou que l'on perde, ça se termine toujours par un barbecue avec les supporters.

(1) Olivier Roumat et Thierry Lacroix ont remporté la Currie Cup avec le Natal en 1995, Lacroix remportant encore le trophée la saison suivante, année du dernier sacre du Natal.

--------------------------------------------------------------------------------

Michalak : Digest

-Frédéric MICHALAK

-Né le 16 octobre 1982 à Toulouse

-Demi d'ouverture ou demi de mêlée

-1m82-82kg

-CLubs: Ramonville de 1987 à 1989, Stade Toulousain de 1989 à 2007, Natal Sharks (Afrique du sud) de 2007 à 2008, Stade Toulousain à compter de fin octobre 2008.

-50 sélections en équipe de France (première: trois minutes en remplacement de Gelez contre l'Afrique du sud le 10 novembre 2001)

-246 points inscrits pour le XV de France (9 essais, 38 pénalités, 36 transformations, 5 drops).

-Palmarès: Grand Chelem 2002 et 2004; Tournoi 2006; Coupe d'Europe 2003 et 2005, champion de France 2001; champion de France junior 2000; champion de France cadet 88 et 89.

Link to comment
Parigot tête de veau
Exclusif. Stade toulousain : les confessions de Frédéric Michalak

Entretien. Après un an de rugby sud-africain, il revient à Toulouse et au Stade. Auparavant, il dispute la finale de la Currie Cup.

Frédéric Michalak. DDM MICHEL LABONNEFrédéric Michalak, star du rugby français, pur produit de l'école toulousaine où il s'est révélé à la planète ovale, va très prochainement revenir fouler la pelouse du stade Ernest-Wallon. Parti en Afrique du Sud, à Durban, au lendemain de la dernière coupe du Monde, où il a rejoint les Natal Sharks pour assouvir sa passion du rugby et une envie pressante de partir à la découverte d'un autre pays, d'une autre culture, Frédéric Michalak a fait le choix de revenir dans son club une fois la Currie Cup terminée. Samedi, il a remporté la demi-finale face aux Lions (29-14... un essai à la clef) ce qui retardera d'une bonne quinzaine de jours son retour dans la ville rose (Finale le 25 octobre).

Frédéric, qu'est-ce qui a motivé votre retour au Stade toulousain ?

Pas mal de choses en fait. Déjà, à Toulouse, je suis chez moi. Et puis le Stade c'est aussi un style de jeu qui me plaît. Après, il y a également la famille… Je rentre aussi pour mon père qui souhaitait que je revienne ici.

En revenant au Stade Toulousain, vous n'avez pas choisi la facilité. Avec Kelleher, Elissalde, Skrela et Du Toit, plus vous, il va y avoir du monde à la charnière.

Un tel effectif, c'est ce qu'il faut actuellement pour faire une bonne saison. Vu le calendrier et le nombre de matches, les clubs ont besoin de gros effectifs, avec des postes doublés même triplés pour espérer survivre (sic).

En votre absence, Kelleher est arrivé et a cassé la baraque. L'avez-vous vu jouer ?

Oui, j'ai vu qu'il s'est très bien adapté au club, à la ville. J'ai régulièrement pas mal de joueurs du Stade qui me téléphonent. J'ai des nouvelles du club.

Avez-vous pu suivre la dernière saison du Stade ?

Sans problème. A Durban, je dispose d'une dizaine de chaînes télé où ils diffusent les rencontres des championnats français, anglais, néo-zélandais, sud-africains. J'ai donc suivi les performances du Stade… Disputer les deux finales, ramener le Brennus, c'est fort.

Au cours de ces phases finales de Currie Cup, on doit forcément vous parler de vos prédécesseurs, Olivier Roumat et Thierry Lacroix ? (1)

Ah, ça oui ! On m'en parle tout le temps, surtout actuellement. Et puis comment pourrais-je les manquer ou les oublier. Ils sont tous les deux en photo dans les couloirs du stade, je les vois en allant vers le terrain. Cette fois encore, on va essayer d'aller au bout avec un Français dans les rangs (rires).

Vous rayonnez en ce moment en Currie Cup. En revanche, la fin du Super 14 a dû vous laisser sur votre faim.

À cause d'une blessure j'ai manqué les deux derniers matches et la demi-finale. Je suis déçu mais j'ai eu la chance de revenir très vite et je suis à fond dans cette Currie Cup.

Existe-t- il une grosse différence entre les rencontres de Super 14 et de Currie Cup ?

En Currie Cup, nous avons beaucoup plus de temps pour nous préparer. Il y a cinq grosses équipes qui disputent ce championnat des provinces sud-africaines, cinq équipes qui auraient leur place en Top 14. Le jeu y est assez plaisant, on joue, les scores sont élevés. Et puis ici, il n'y a pas de problème sur les rucks et le jeu au sol, ça se fait plus naturellement. En France nous avions pris pas mal de mauvaises habitudes. En Afrique du Sud, ils respectent la règle, tout simplement.

Sportivement, avez-vous trouvé ce que vous étiez venu chercher ?

Oui. Déjà, j'ai pu découvrir une autre manière de préparer une saison. C'est comme avec l'équipe de France avant une Coupe du monde. Pour le Super 14, nous avons eu deux mois et demi de préparation physique. Derrière, avant d'attaquer la Currie Cup, nous avons recommencé un autre cycle de préparation. Au bout du compte, tu ne disputes qu'une vingtaine de matches dans l'année et forcément, tu ressens moins la fatigue. Ensuite, sur le terrain, je me suis éclaté avec les Sharks. Je suis là pour faire jouer car il y a une somme de talents individuels dans ce groupe. En Currie Cup, je me régale, je touche plus de ballons qu'en Super 14 où notre jeu est plus organisé, plus stéréotypé. Je trouve qu'on se lâche plus en Currie Cup.

Et du point de vue social, culturel, humain, que retenez-vous de ce séjour en Afrique du Sud ?

J'ai été vraiment très bien accueilli par tous les gens quel que soit leur niveau social. Je crois que nous avons en Europe une image de l'Afrique du Sud qui n'est pas la réalité. L'Afrique du Sud ne se résume pas à Soweto (Ndlr : le grand township de Johannesbourg). Moi j'ai senti que les gens ont envie de se mélanger. Côté rugby, ils sont moins stricts que chez nous. Pas sur le terrain, bien évidemment, non c'est l'environnement des clubs qui est plus simple, ils ont une approche avec les médias assez cool. Culturellement enfin, il y a une énorme richesse. Moi, j'invite tout le monde à venir en Afrique du Sud, un pays magnifique.

Avez-vous amélioré votre anglais ?

Forcément. J'ai appris également quelques mots et expressions de zoulou, xhosa, afrikaner. Mes coéquipiers se sont chargés de m'apprendre aussi quelques mots rigolos…

On vous a vu aller dans les townships de Durban. Pour quel type d'action ?

Tous les mercredis, je me suis rendu dans un de ces quartiers pour entraîner des gamins. Avec mon sponsor (Ndlr : Le Coq Sportif), nous avons décidé d'aider un club, celui de Kwamashu. On a offert maillots, équipements, etc. Tu aurais vu les gamins, ils étaient heureux. Les aider, les accompagner, leur apprendre le rugby, ça leur donne de l'importance.

La vue sur l'océan Indien de votre appartement, elle ne va pas vous manquer ?

Je n'en garderai que des bons souvenirs. J'ai parfois eu la chance d'apercevoir des dauphins de bon matin.

Un dernier mot, peut-être, pour le public d'Ernest-Wallon qui a hâte de vous retrouver ?

Dites leurs que moi aussi, il me tarde de retrouver le Stade Toulousain et son formidable public. À Durban, il est aussi passionné et connaisseur qu'à Toulouse mais il fait quand même moins de bruit. Ici que l'on gagne ou que l'on perde, ça se termine toujours par un barbecue avec les supporters.

(1) Olivier Roumat et Thierry Lacroix ont remporté la Currie Cup avec le Natal en 1995, Lacroix remportant encore le trophée la saison suivante, année du dernier sacre du Natal.

--------------------------------------------------------------------------------

Michalak : Digest

-Frédéric MICHALAK

-Né le 16 octobre 1982 à Toulouse

-Demi d'ouverture ou demi de mêlée

-1m82-82kg

-CLubs: Ramonville de 1987 à 1989, Stade Toulousain de 1989 à 2007, Natal Sharks (Afrique du sud) de 2007 à 2008, Stade Toulousain à compter de fin octobre 2008.

-50 sélections en équipe de France (première: trois minutes en remplacement de Gelez contre l'Afrique du sud le 10 novembre 2001)

-246 points inscrits pour le XV de France (9 essais, 38 pénalités, 36 transformations, 5 drops).

-Palmarès: Grand Chelem 2002 et 2004; Tournoi 2006; Coupe d'Europe 2003 et 2005, champion de France 2001; champion de France junior 2000; champion de France cadet 88 et 89.

Ils sont jeunes les cadets du Stade Toulousain :smile: Ça doit être une vrai boucherie, je comprends mieux pourquoi peu arrivent en équipe fanion...

Link to comment
En Afrique du Sud, ils respectent la règle, tout simplement.

Euh... Michou, Michou, faut pas pousser :smile:

Link to comment

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
×
×
  • Create New...