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Clément Poitrenaud


Rémi

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Pour info, "le portrait" de Libé (en 4ème de couverture) d'aujourd'hui est consacré à Clément Poitrenaud...dont on apprend par ailleurs dans La Dépêche qu'il ouvre aujourd'hui son resto à Labège avec deux autres associés. Hasard ou coincidence, voilà en tout cas pour la revue de presse poitrenesque du jour.

Même si l'auteur du portrait ne semble pas être un grand amateur de rugby, le portrait et sympa. Il revient sur la finale de 2004, ses blessures, l'EDF...

En lisant cet article, je me disais que j'avais du mal à imaginer le Stade sans ce joueur.

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Pour info, "le portrait" de Libé (en 4ème de couverture) d'aujourd'hui est consacré à Clément Poitrenaud...dont on apprend par ailleurs dans La Dépêche qu'il ouvre aujourd'hui son resto à Labège avec deux autres associés. Hasard ou coincidence, voilà en tout cas pour la revue de presse poitrenesque du jour.

Même si l'auteur du portrait ne semble pas être un grand amateur de rugby, le portrait et sympa. Il revient sur la finale de 2004, ses blessures, l'EDF...

En lisant cet article, je me disais que j'avais du mal à imaginer le Stade sans ce joueur.

Le petit Chomelaregle est attendu au parloir ... :devil:

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Guest chomelaregle
Pour info, "le portrait" de Libé (en 4ème de couverture) d'aujourd'hui est consacré à Clément Poitrenaud...dont on apprend par ailleurs dans La Dépêche qu'il ouvre aujourd'hui son resto à Labège avec deux autres associés. Hasard ou coincidence, voilà en tout cas pour la revue de presse poitrenesque du jour.

Même si l'auteur du portrait ne semble pas être un grand amateur de rugby, le portrait et sympa. Il revient sur la finale de 2004, ses blessures, l'EDF...

En lisant cet article, je me disais que j'avais du mal à imaginer le Stade sans ce joueur.

Le petit Chomelaregle est attendu au parloir ... :devil:

lol, attend moi je taille rarement sur ce moment d'anthologie, ce monument de la Poitrenade,

élu Poitrenade d'or d'ailleurs, si je ne m'abuse :sorcerer:

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lol, attend moi je taille rarement sur ce moment d'anthologie, ce monument de la Poitrenade,

élu Poitrenade d'or d'ailleurs, si je ne m'abuse :sorcerer:

P..tain, j'y étais......... :lol::lol::lol:

Et dire que ce ballon touche la ligne de touche avant de revenir dans le terrain puis l'en-but... :devil: L'arbitre de touche aurait levé son drapeau logiquement, et jamais on n'aurait assisté à ce grand moment de solitude de Clem...

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lol, attend moi je taille rarement sur ce moment d'anthologie, ce monument de la Poitrenade,

élu Poitrenade d'or d'ailleurs, si je ne m'abuse :sorcerer:

P..tain, j'y étais......... :lol::lol::clin

Et dire que ce ballon touche la ligne de touche avant de revenir dans le terrain puis l'en-but... :devil: L'arbitre de touche aurait levé son drapeau logiquement, et jamais on n'aurait assisté à ce grand moment de solitude de Clem...

Tu as une vue beaucoup plus objective que Chome sur ce match, Zuzu : il y a touche et jamais le ciel ne doit tomber sur la tête de Poitrenaud ce jour là !

Il faudra encore faire longtemps avec les sarcasmes de Chomelaregle ... :lol:

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Guest chomelaregle
lol, attend moi je taille rarement sur ce moment d'anthologie, ce monument de la Poitrenade,

élu Poitrenade d'or d'ailleurs, si je ne m'abuse :sorcerer:

P..tain, j'y étais......... :lol::lol::clin

Et dire que ce ballon touche la ligne de touche avant de revenir dans le terrain puis l'en-but... :devil: L'arbitre de touche aurait levé son drapeau logiquement, et jamais on n'aurait assisté à ce grand moment de solitude de Clem...

Tu as une vue beaucoup plus objective que Chome sur ce match, Zuzu : il y a touche et jamais le ciel ne doit tomber sur la tête de Poitrenaud ce jour là !

Il faudra encore faire longtemps avec les sarcasmes de Chomelaregle ... :lol:

oué enfin bon, c'est pas comme ci c'était la seule Poitrenade,

y'en a une chiée encore, dont on pourrait discuter... :flo:

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oué enfin bon, c'est pas comme ci c'était la seule Poitrenade,

y'en a une chiée encore, dont on pourrait discuter... :sorcerer:

Moi j'aime bien celle contre l'USAP l'an dernier : il a réussi à faire marquer les Catalans contre leur camp !!! :lol::devil:

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J'aimerai bien etre aussi nul que lui en rugby ceci dit perso.

pareil mais avoir en plus l'humilite d'un Jauzion :devil:

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Rugby mûri

portrait

Clément Poitrenaud. L’arrière beau gosse de Toulouse et du XV de France allie modernité et valeurs d’antan au cœur d’un Top 14 remusclé.

C’était en 2004. Sourire juvénile, cheveux gominés et costard noir, Clément Poitrenaud tournait dans une pub télé pour le foie gras Delpeyrat. Cinq ans plus tard, l’arrière du Stade toulousain et de l’équipe de France de rugby s’affiche en 4 par 3 pour Nike. Une évolution normale, diront les marketeux, pour un rugbyman qui a pris du poids, au propre comme au figuré. Fini le jeune surdoué habitué aux victoires obligées avec l’ogre toulousain. Fini le symbole d’une génération qui n’a connu que le monde pro. Le voici, faisant les réponses et s’intéressant aux questions - «ça me change de la presse sportive» - mûr et chaleureux malgré la distance qu’il met entre le sport qu’il pratique et celui qu’il raconte. Car en quelques années, le rugby aussi a changé. Adieu les formules de championnat fluctuantes et les derniers survivants bedonnants de l’amateurisme. Bonjour les grand-messes au Stade de France, au prix de risibles shows pompiers - Cadillac roses, pompom girls… - portés par Max Guazzini, président du Stade français. Mais entre les deux clichés réducteurs qui entourent un spectacle encore mutant - au choix un rugby à papa virginal ou un sport aussi pourri que le foot - Clément Poitrenaud ne choisit pas. Un pied dans la tradition cassoulet-valeurs-Sud-Ouest, l’autre dans la modernité hygiène de vie-pognon-médias, il est le rugby d’aujourd’hui.

Côté charme d’antan de l’ovalie, Clément Poitrenaud soigne son accessibilité. «On essaye de rester des gens normaux, dit-il, En tout cas, au Stade toulousain, on cultive l’humilité.» Pas de luxe ostentatoire donc. La preuve ? Il conduit une Peugeot fournie par le constructeur, sponsor du club. Il ne s’étend pas sur sa fiche de paye mais, selon le JDD, les Toulousains sont nombreux à émarger au-dessus de 15 000 euros nets par mois. International, Clément Poitrenaud n’a aucune raison d’être le moins bien loti. Il se dit raisonnable, a investi dans une boîte d’événementiel où il travaille une demi-journée par semaine avec son père pour «faire fonctionner ses méninges, parfois un peu en sommeil avec le rugby» et a acheté «une maison en pierre» dans Toulouse pour «défiscaliser» car «la législation française, parfois ça fait un peu mal». Tout n’est pas que folklore.

Clément Poitrenaud entretient aussi l’amitié à l’ancienne. Longtemps inséparable d’un autre phénomène, Frédéric Michalak - son pendant un rien bling-bling avec qui il a débuté à l’école de rugby de Toulouse en 1989 -, il forme désormais avec l’ailier Vincent Clerc un duo de beaux gosses déconneurs. Ils ont figuré dans le calendrier des «Dieux du stade».

Et quand on lui parle de la dernière finale du championnat Clermont-Perpignan, il tient à féliciter les vainqueurs auvergnats. Le match, il l’a regardé «avec quelques copains et quelques verres», sourit-il. La troisième mi-temps, il sait faire, merci.

Mais difficile de l’imaginer à la rubrique des faits divers pour s’être attrapé au col avec un supporteur un soir de bringue. Clément Poitrenaud est trop poli pour ça. Trop pro aussi sans doute. Les soucis, il les réserve à son corps. En dix ans, il ne compte plus les blessures. «Il y a eu des moments difficiles mais je ne suis pas mécontent. Ça fait une trajectoire pas banale, raconte-t-il. On peut dire que j’aurai tout connu.» Le haut niveau, un sport de combat. Normal. Les hauts et les bas, il connaît. Et il est connu pour ça. «J’ai souffert de cette image, de ma soi-disant irrégularité. Ça m’a sans doute coûté quelques sélections.»

En 2004, il commet une boulette lors de la finale de la Coupe d’Europe qui coûte le titre à son club. «Ce faux pas a été évacué. J’aurai toujours des regrets pour mes coéquipiers. J’ai prouvé ensuite que je ne flanchais pas. Et puis Guy Novès [l’entraîneur de Toulouse depuis plus de vingt ans, ndlr] me fait encore confiance, ça doit vouloir dire quelque chose.»

Oui, mais quoi ? Peut-être qu’il est impossible et surtout peu souhaitable de vouloir canaliser son style joueur, où la prise de risque est permanente, et qui renvoie aux plus belles heures du french flair et des années Blanco. «Il a progressé sur ces phases, assure son vieux pote Nicolas Jeanjean, aujourd’hui arrière à Brive. Mais de toute façon, c’est un poste exposé, on doit faire face à des situations compliquées.»

Jamais catastrophique en bleu, Clément Poitrenaud n’a jamais vraiment été indiscutable non plus sous l’ère Bernard Laporte (1999-2007), sélectionneur adepte d’un jeu restrictif. Le nouveau boss, Marc Lièvremont assure vouloir de l’élan. Clément Poitrenaud participe au Grand Chelem français de 2010… mais aussi à une tournée calamiteuse en juin dans l’hémisphère sud. A l’arrivée, une courbe de carrière sinusoïdale mais qui tend malgré tout vers les sommets : dans son escarcelle, deux titres de champion de France, trois sur la scène européenne et trois Tournois des six Nations. Pas si mal pour un sportif irrégulier.

La lecture de la lettre de Guy Môquet avant le premier match de la Coupe du Monde 2007, il refuse de la considérer comme une erreur. «Je ne suis pas un ignare, j’étais au courant qu’elle était utilisée par le président de la République. Ce que Bernard Laporte a voulu mettre en avant, ce sont quelques passages sur le courage… Après, il y a des caméras qui captent un moment d’intimité, on est en cercle et je lis la lettre. De but en blanc, ça donne un effet particulier. Si j’avais su que ça allait être montré comme ça, je ne l’aurais pas lue. Tout ça ne me fait pas appartenir à tel ou tel parti.» Il refuse d’ailleurs de s’engager sur ce terrain. Tout juste admet-il qu’il a fallu un certain 21 avril 2002 pour lui «botter les fesses et réagir».

Fermez le ban. Sur sa vie hors terrain, il est en revanche plus loquace. Dès qu’il peut, il visite «Beaubourg, la Tate, le MoMA», lit Fred Vargas, Stieg Larsson et «des romans de chez Actes Sud». Mais surtout il fréquente les antiquaires, initié par la mère de sa copine, tapissière-restauratrice. «Je m’intéresse au design, aux meubles. Les gens de ce milieu ont un verbe que j’aime bien. Même quand je n’achète pas, j’aime discuter avec eux.» Après sa carrière, il ne se voit pas entraîneur, ni reprendre ses études de kiné abandonnées après le bac. Il aura en tout cas «besoin de quelque chose d’excitant. Joueur, vous entrez au Stade de France, il y a 80 000 personnes…».

Lui qui parle clair, avec cet accent du Sud-Ouest qui lui fait prononcer «cette», «c’te» et dit naturellement «c’est la raison pour laquelle», on le verrait bien consultant. Après tout, il sait ouvrir sa gueule (contre les matches à répétition ou la présence excessive de TF1 autour du XV de France en 2007). S’il est le rugby d’aujourd’hui, on signe tout de suite pour qu’il soit aussi celui de demain.

FRANÇOIS MEURISSE

http://www.liberation.fr/

:devil:

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