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Le lion est mort


SCA

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Je sais qu'il y a un sujet ouvert sur le décès d'Eric Béchu. Mais je souhaitais lui adresser un hommage particulier.

Vous avez pu lire sa nécro, ce qu'il a fait en tant que joueur puis entraineur. Mais ce qui est difficile à expliquer c'est l'esprit qu'il a pu insufler au club d'Albi.

Il est arrivé au SCA, alors qu'on vivotait en fédérale avec 300 spectateurs et il nous a amené en TOP 14 avec des moyennes à 8000 supporteurs. Il a redonné de la fierté à ce club centenaire, et aux albigeois qui se sont retrouvés dans ce personnage atypique, exigeant et tellement attachant.

Il a fait ça sans stars et sans argent, avec peu de structure et d'infrastructure. Il dormait, mangeait, vivait SCA. Ses énormes colères étaient acceptées par les joueurs car ils savaient que ce n'était que de la passion.

Un mode de management rare, à l'ancienne. Celui qui faisait dégoupiller le pilier d'en face avait comme prime de match une Girafe dans le bar d'à coté.

Ses mots dans les vestiaires étaient toujours choisis, ciselés, il savait où appuyer et avec qui. C'est vrai on avait un jeu en Top14 minimaliste qui s'arrétait souvent au 10, mais nous n'avions pas les moyens d'aller jusqu'à 15.

On a vécu avec lui des moments extraordinaires, avec notre première montée en Top 14, finale d'accession au stadium à Toulouse avec la colonie Jaune et Noire. Ce premier match de Top14 contre l'USAP qui changera toute sa première ligne et continuera à se faire broyer par notre cinq... Des joueurs moyens, qui n'auraient certainement pas eu leur place ailleurs, mais qui ensemble étaient indestructibles. Des noms qui restent commes des légendes : Méla, Guicherd, Stankovitch, Pulu, Clément, Marechal.

Des moments douloureux aussi avec la retrogradation administrative pour des broutilles qui enverraient aujourd'hui 70% des clubs de T14 en Fédérale...

Et l'année d'après, on remonte. Imaginez les ressorts affectifs sur lesquels il a joué pour remonter l'année d'après, quand on voit le calvaire des Lyonnais ou des Dacquois.

L'année de trop, un calvaire en Top 14, des finances asséchées, année de m..., et Eric qui nous quitte par la petite porte.

J'étais pas bien depuis l'annonce de son décès, et en fait tout ceux qui ont eu la chance de le connaitre n'étaient pas bien. Samedi sur France 2, on voyait des visages et les larmes étaient présentes dans les yeux des spectateurs, c'est dire si en deux ans il a marqué les esprits, alors imaginez en 10 ans.

Dimanche au Stadium d'Albi, l'émotion était aussi au Rendez-vous, Sa voix avec quelques mots a été diffusé, les joueurs sont rentrés sous Hell's Bell qui était l'hymne du Béchu Albigeois bien avant les toulonnais.

Il y a eu une minute d'applaudissement, parce que une minute de silence pour Béchu, ça n'aurait pas collé. On a perdu le match contre Pau, ce n'est pas bien grave mais une tite générale lui aurait quand même fait plaisir...

ENSEMBLE, ON RISQUE RIEN.

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Beau message.

Je continue de penser, par ailleurs, que les Montpellierains ont offert le plus beau cadeau posthume possible pour un entraîneur de rugby.

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fanofnumber10

merci pour ce message, SCA

et t'en oublie des anciens

Pages est pour moi celui qui incarne le plus, le joueur limite qui a joue a haut niveau

Manca, le carmausin

Sanchou, Ladhuie, Saby, Guffroy, Misse (toujours au club), Serre, .....Krezinski, Giry, Lucquiaud.......

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Je sais qu'il y a un sujet ouvert sur le décès d'Eric Béchu. Mais je souhaitais lui adresser un hommage particulier.

Vous avez pu lire sa nécro, ce qu'il a fait en tant que joueur puis entraineur. Mais ce qui est difficile à expliquer c'est l'esprit qu'il a pu insufler au club d'Albi.

Il est arrivé au SCA, alors qu'on vivotait en fédérale avec 300 spectateurs et il nous a amené en TOP 14 avec des moyennes à 8000 supporteurs. Il a redonné de la fierté à ce club centenaire, et aux albigeois qui se sont retrouvés dans ce personnage atypique, exigeant et tellement attachant.

Il a fait ça sans stars et sans argent, avec peu de structure et d'infrastructure. Il dormait, mangeait, vivait SCA. Ses énormes colères étaient acceptées par les joueurs car ils savaient que ce n'était que de la passion.

Un mode de management rare, à l'ancienne. Celui qui faisait dégoupiller le pilier d'en face avait comme prime de match une Girafe dans le bar d'à coté.

Ses mots dans les vestiaires étaient toujours choisis, ciselés, il savait où appuyer et avec qui. C'est vrai on avait un jeu en Top14 minimaliste qui s'arrétait souvent au 10, mais nous n'avions pas les moyens d'aller jusqu'à 15.

On a vécu avec lui des moments extraordinaires, avec notre première montée en Top 14, finale d'accession au stadium à Toulouse avec la colonie Jaune et Noire. Ce premier match de Top14 contre l'USAP qui changera toute sa première ligne et continuera à se faire broyer par notre cinq... Des joueurs moyens, qui n'auraient certainement pas eu leur place ailleurs, mais qui ensemble étaient indestructibles. Des noms qui restent commes des légendes : Méla, Guicherd, Stankovitch, Pulu, Clément, Marechal.

Des moments douloureux aussi avec la retrogradation administrative pour des broutilles qui enverraient aujourd'hui 70% des clubs de T14 en Fédérale...

Et l'année d'après, on remonte. Imaginez les ressorts affectifs sur lesquels il a joué pour remonter l'année d'après, quand on voit le calvaire des Lyonnais ou des Dacquois.

L'année de trop, un calvaire en Top 14, des finances asséchées, année de m..., et Eric qui nous quitte par la petite porte.

J'étais pas bien depuis l'annonce de son décès, et en fait tout ceux qui ont eu la chance de le connaitre n'étaient pas bien. Samedi sur France 2, on voyait des visages et les larmes étaient présentes dans les yeux des spectateurs, c'est dire si en deux ans il a marqué les esprits, alors imaginez en 10 ans.

Dimanche au Stadium d'Albi, l'émotion était aussi au Rendez-vous, Sa voix avec quelques mots a été diffusé, les joueurs sont rentrés sous Hell's Bell qui était l'hymne du Béchu Albigeois bien avant les toulonnais.

Il y a eu une minute d'applaudissement, parce que une minute de silence pour Béchu, ça n'aurait pas collé. On a perdu le match contre Pau, ce n'est pas bien grave mais une tite générale lui aurait quand même fait plaisir...

ENSEMBLE, ON RISQUE RIEN.

Merci pour l'émotion :chinois:

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Dans le sujet déjà existant ton hommage aurait été "confidentiel" alors que vous méritez (toi et Eric Béchu) qu'il soit lu du plus grand nombre.

Je ne sais si tu l'as aussi posté sur d'autres forums mais il y a sa place.

Merci SCA.

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Je sais qu'il y a un sujet ouvert sur le décès d'Eric Béchu. Mais je souhaitais lui adresser un hommage particulier.

Vous avez pu lire sa nécro, ce qu'il a fait en tant que joueur puis entraineur. Mais ce qui est difficile à expliquer c'est l'esprit qu'il a pu insufler au club d'Albi.

Il est arrivé au SCA, alors qu'on vivotait en fédérale avec 300 spectateurs et il nous a amené en TOP 14 avec des moyennes à 8000 supporteurs. Il a redonné de la fierté à ce club centenaire, et aux albigeois qui se sont retrouvés dans ce personnage atypique, exigeant et tellement attachant.

Il a fait ça sans stars et sans argent, avec peu de structure et d'infrastructure. Il dormait, mangeait, vivait SCA. Ses énormes colères étaient acceptées par les joueurs car ils savaient que ce n'était que de la passion.

Un mode de management rare, à l'ancienne. Celui qui faisait dégoupiller le pilier d'en face avait comme prime de match une Girafe dans le bar d'à coté.

Ses mots dans les vestiaires étaient toujours choisis, ciselés, il savait où appuyer et avec qui. C'est vrai on avait un jeu en Top14 minimaliste qui s'arrétait souvent au 10, mais nous n'avions pas les moyens d'aller jusqu'à 15.

On a vécu avec lui des moments extraordinaires, avec notre première montée en Top 14, finale d'accession au stadium à Toulouse avec la colonie Jaune et Noire. Ce premier match de Top14 contre l'USAP qui changera toute sa première ligne et continuera à se faire broyer par notre cinq... Des joueurs moyens, qui n'auraient certainement pas eu leur place ailleurs, mais qui ensemble étaient indestructibles. Des noms qui restent commes des légendes : Méla, Guicherd, Stankovitch, Pulu, Clément, Marechal.

Des moments douloureux aussi avec la retrogradation administrative pour des broutilles qui enverraient aujourd'hui 70% des clubs de T14 en Fédérale...

Et l'année d'après, on remonte. Imaginez les ressorts affectifs sur lesquels il a joué pour remonter l'année d'après, quand on voit le calvaire des Lyonnais ou des Dacquois.

L'année de trop, un calvaire en Top 14, des finances asséchées, année de m..., et Eric qui nous quitte par la petite porte.

J'étais pas bien depuis l'annonce de son décès, et en fait tout ceux qui ont eu la chance de le connaitre n'étaient pas bien. Samedi sur France 2, on voyait des visages et les larmes étaient présentes dans les yeux des spectateurs, c'est dire si en deux ans il a marqué les esprits, alors imaginez en 10 ans.

Dimanche au Stadium d'Albi, l'émotion était aussi au Rendez-vous, Sa voix avec quelques mots a été diffusé, les joueurs sont rentrés sous Hell's Bell qui était l'hymne du Béchu Albigeois bien avant les toulonnais.

Il y a eu une minute d'applaudissement, parce que une minute de silence pour Béchu, ça n'aurait pas collé. On a perdu le match contre Pau, ce n'est pas bien grave mais une tite générale lui aurait quand même fait plaisir...

ENSEMBLE, ON RISQUE RIEN.

Me permet tu de recopier chez les cybervulcans tout en te citant?

Je suppose que d'autres comme moi ne connaissaient pas son histoire et aimeraient beaucoup l'entendre, de cet entraineur respecté par tous dans le monde du rugby! :flo:

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