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Laporte (Ex)-Président de la FFR


Mahatma

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Parigot_Paris
Posté(e)
49 minutes ago, daqcxv said:

Si non peux tu nous dire quelle impression ça fait de résider face à un champion d’Europe ? Car le grand ST n’a pas la chance d’avoir cette vue … veinard B)

Je n’y avais pas pensé. Effectivement une voiture brûlée par ci, une vitrine défoncée par là, ça va agrémenter mon arrivée au stade !

Posté(e)
Il y a 3 heures, daqcxv a dit :

Si non peux tu nous dire quelle impression ça fait de résider face à un champion d’Europe ? Car le grand ST n’a pas la chance d’avoir cette vue … veinard B)

 

Gaffe, un jour le TFC sera champion l'Europe, tu l'as lu ici en premier !

tire-bouchon
Posté(e)
Il y a 11 heures, Dede11 a dit :

 

Gaffe, un jour le TFC sera champion l'Europe, tu l'as lu ici en premier !

"A jamais les 3ème" :P

  • Haha 1
Posté(e)
Il y a 14 heures, Parigot_Paris a dit :

Je n’y avais pas pensé. Effectivement une voiture brûlée par ci, une vitrine défoncée par là, ça va agrémenter mon arrivée au stade !

Ben alors bien content de ne pas avoir de vis à vis de cette ampleur en pleurs… :clin

Posté(e) (modifié)


L'informé

Institut de beauté, bars… Bernard Laporte plaqué par le fisc

Les très nombreux investissements personnels de l’ancien rugbyman lui ont valu deux redressements, dont l’un vient d’être confirmé par la justice.

27f2785_1666105512702-image-67153153.jpg
Jamal Henni

Publié : 10/06/2025 à 17:41 - Mis à jour : 10/06/2025 à 18:30

 
0d0a8cd_sirius-fs-upload-1-d2su4du2ugyj- PASCAL GUYOT / AFP

« Je n’ai jamais rien eu fiscalement », clamait Bernard Laporte en 2017. Depuis, l’ancien rugbyman s’est fait rattraper par la patrouille. Selon nos informations, il a fait l’objet d’un redressement pour l’année 2015, qu’il a contesté. En outre, sa holding personnelle BL Communication a aussi été redressée au titre de l’exercice 2014. Là encore, il a effectué un recours contre la douloureuse devant le tribunal administratif de Paris, qui vient de le rejeter.

Créée en 2000, BL Communication a d’abord servi à gérer l’image de l’ancien entraîneur utilisée dans ses multiples contrats publicitaires : ils lui rapportaient 700 000 euros rien que pour l’année 2007. À cela s’ajoutait l’animation de séminaires pour des entreprises, facturés 12 000 euros la journée. BL Communication détient aussi une partie des participations de l’ancien président de la Fédération française de rugby. À fin 2022, cela représentait 4,7 millions d’euros (3,6 millions d’investissements, plus 1,6 million d’avances d’actionnaires). Mais au fil du temps, ces placements ont été dépréciés à 3,6 millions, ce qui a réduit les profits de la société, et donc l’impôt sur les bénéfices.

 

C’est justement ce que le fisc a contesté, jugeant deux dépréciations infondées. La première concerne les avances effectuées à une société civile immobilière (SCI) baptisée Treize zéro. Elle est détenue par Bernard Laporte, sa première femme Nadine, leurs enfants, et l’associé de Nadine, David Janaszewski. En 2005, cette SCI avait acquis une maison à Arcachon pour 450 000 euros. La demeure abritait un salon esthétique baptisé Les Bains du Moulleau, qui appartenait à Nadine Laporte et David Janaszewski. Ouvert en 2006, il a baissé le rideau fin 2008. Pour justifier la dépréciation des avances faites à la SCI, BL Communication a argué avoir revendu ses parts à Nadine Laporte en 2012. Mais cet argument a été rejeté par Bercy et le tribunal : « Il ne saurait être déduit de cette cession que la créance sur la SCI serait devenue irrécouvrable ».

Des revenus modestes mais un patrimoine qui gonfle

Dans diverses procédures, Bernard Laporte a dû rendre public ses revenus déclarés au fisc français. Des revenus qui s’avèrent assez modestes : 26 917 euros en 2019, 7 000 en 2020, puis 28 800 en 2021. À cela s’ajoutent 52 508 euros perçus en 2021 comme vice-président de la Fédération internationale de rugby (World Rugby) et du comité du tournoi des Six nations, imposés en Irlande.
Les raisons de ces émoluments relativement faibles ? Tout d’abord, il présidait la Fédération française de rugby à titre bénévole. Ensuite, sa holding personnelle BL Communication ne lui a plus versé de dividendes depuis 2020. Après lui avoir quand même distribué 1,6 million d’euros depuis sa création en 2000.
Ces rétributions modestes n’ont pas empêché l’ancien sélectionneur du XV de France d’étoffer son patrimoine. En 2009, comme le montrent les documents consultés par l’Informé, l’actif net du couple qu’il formait avec sa première femme Nadine avait été évalué à 2,9 millions d’euros dans le cadre de la procédure de divorce. À fin 2022, BL Communication affichait 5,5 millions d’euros d’actifs, près de deux fois plus donc : 1,7 million au titre de biens immobiliers, et 3,6 millions au titre d’investissements financiers, le principal étant sa participation dans le casino de Saint-Julien-en-Genevois, qui avait été évaluée à 2,8 millions d’euros en 2014.
En 2018, Bernard Laporte, alors président de la Fédération française de rugby, avait dû remplir une déclaration de patrimoine auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette déclaration est confidentielle, mais selon nos informations, le gendarme de la transparence y a relevé plusieurs « inexactitudes ou omissions », portant sur des comptes bancaires, des investissements financiers, quatre contrats d’assurance-vie, et l’omission d’une dette fiscale de 124 176 euros. Un an plus tôt, le fisc avait d’ailleurs pris en garantie sa maison à Lumio (Haute-Corse) pour s’assurer du paiement de 127 452 euros dus au titre de l’impôt sur le revenu pour 2014 et 2015.

La seconde partie du redressement porte sur le Bar Basque, un bar à tapas de Biarritz. Le fonds de commerce avait été racheté en 2006 pour 245 000 euros par Bernard Laporte et Michel Béraud, un ancien joueur du club de rugby local. L’établissement déclarait entre 500 000 et 600 000 euros de chiffre d’affaires par an, mais restait déficitaire. Finalement, en 2013, le fonds de commerce a été revendu à cinq Biterrois, réunis dans la société Gones Biarritz. Pour un prix de 800 000 euros : une belle transaction a priori. Dans ce deal, Bernard Laporte acceptait un paiement étalé sur six ans : 230 000 euros étant versés lors de la cession, le reste par mensualités de 8 612 euros. Hélas, à peine un an et demi après la reprise, le repreneur a déposé le bilan, alors qu’il devait encore 490 886 euros à la société de Bernard Laporte. Cette dette s’est ajoutée au passif de Gones Biarritz, dont le remboursement a été étalé sur dix ans dans le cadre d’un plan de continuation adopté en 2015.

En raison des pertes d’exploitation, BL Communication avait déprécié à zéro dès 2010 les 244 750 euros investis dans le capital du Bar Basque. Mais cela n’a pas été du goût du fisc, ni du tribunal : « BL Communication n’apporte aucun élément relatif à la valeur réelle de la société Le Bar Basque à l’issue de la cession du fonds de commerce à la société Gones Biarritz. La circonstance que Gones Biarritz aurait été placée en redressement judiciaire en 2014 n’a par elle-même pas d’incidence sur la valeur de la société Le Bar Basque, en l’absence de toute preuve d’un risque de non-recouvrement d’une créance de BL Communication sur Gones Biarritz ».

Contactés à de multiples reprises, Bernard Laporte, son avocat Thierry Nesa et son agent Serge Benaïm n’ont jamais répondu.

Modifié par Vonia
  • Merci 7
Posté(e)
il y a 14 minutes, Vonia a dit :


L'informé

Institut de beauté, bars… Bernard Laporte plaqué par le fisc

Les très nombreux investissements personnels de l’ancien rugbyman lui ont valu deux redressements, dont l’un vient d’être confirmé par la justice.

27f2785_1666105512702-image-67153153.jpg
Jamal Henni

Publié : 10/06/2025 à 17:41 - Mis à jour : 10/06/2025 à 18:30

 
0d0a8cd_sirius-fs-upload-1-d2su4du2ugyj- PASCAL GUYOT / AFP

« Je n’ai jamais rien eu fiscalement », clamait Bernard Laporte en 2017. Depuis, l’ancien rugbyman s’est fait rattraper par la patrouille. Selon nos informations, il a fait l’objet d’un redressement pour l’année 2015, qu’il a contesté. En outre, sa holding personnelle BL Communication a aussi été redressée au titre de l’exercice 2014. Là encore, il a effectué un recours contre la douloureuse devant le tribunal administratif de Paris, qui vient de le rejeter.

Créée en 2000, BL Communication a d’abord servi à gérer l’image de l’ancien entraîneur utilisée dans ses multiples contrats publicitaires : ils lui rapportaient 700 000 euros rien que pour l’année 2007. À cela s’ajoutait l’animation de séminaires pour des entreprises, facturés 12 000 euros la journée. BL Communication détient aussi une partie des participations de l’ancien président de la Fédération française de rugby. À fin 2022, cela représentait 4,7 millions d’euros (3,6 millions d’investissements, plus 1,6 million d’avances d’actionnaires). Mais au fil du temps, ces placements ont été dépréciés à 3,6 millions, ce qui a réduit les profits de la société, et donc l’impôt sur les bénéfices.

 

C’est justement ce que le fisc a contesté, jugeant deux dépréciations infondées. La première concerne les avances effectuées à une société civile immobilière (SCI) baptisée Treize zéro. Elle est détenue par Bernard Laporte, sa première femme Nadine, leurs enfants, et l’associé de Nadine, David Janaszewski. En 2005, cette SCI avait acquis une maison à Arcachon pour 450 000 euros. La demeure abritait un salon esthétique baptisé Les Bains du Moulleau, qui appartenait à Nadine Laporte et David Janaszewski. Ouvert en 2006, il a baissé le rideau fin 2008. Pour justifier la dépréciation des avances faites à la SCI, BL Communication a argué avoir revendu ses parts à Nadine Laporte en 2012. Mais cet argument a été rejeté par Bercy et le tribunal : « Il ne saurait être déduit de cette cession que la créance sur la SCI serait devenue irrécouvrable ».

Des revenus modestes mais un patrimoine qui gonfle

Dans diverses procédures, Bernard Laporte a dû rendre public ses revenus déclarés au fisc français. Des revenus qui s’avèrent assez modestes : 26 917 euros en 2019, 7 000 en 2020, puis 28 800 en 2021. À cela s’ajoutent 52 508 euros perçus en 2021 comme vice-président de la Fédération internationale de rugby (World Rugby) et du comité du tournoi des Six nations, imposés en Irlande.
Les raisons de ces émoluments relativement faibles ? Tout d’abord, il présidait la Fédération française de rugby à titre bénévole. Ensuite, sa holding personnelle BL Communication ne lui a plus versé de dividendes depuis 2020. Après lui avoir quand même distribué 1,6 million d’euros depuis sa création en 2000.
Ces rétributions modestes n’ont pas empêché l’ancien sélectionneur du XV de France d’étoffer son patrimoine. En 2009, comme le montrent les documents consultés par l’Informé, l’actif net du couple qu’il formait avec sa première femme Nadine avait été évalué à 2,9 millions d’euros dans le cadre de la procédure de divorce. À fin 2022, BL Communication affichait 5,5 millions d’euros d’actifs, près de deux fois plus donc : 1,7 million au titre de biens immobiliers, et 3,6 millions au titre d’investissements financiers, le principal étant sa participation dans le casino de Saint-Julien-en-Genevois, qui avait été évaluée à 2,8 millions d’euros en 2014.
En 2018, Bernard Laporte, alors président de la Fédération française de rugby, avait dû remplir une déclaration de patrimoine auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette déclaration est confidentielle, mais selon nos informations, le gendarme de la transparence y a relevé plusieurs « inexactitudes ou omissions », portant sur des comptes bancaires, des investissements financiers, quatre contrats d’assurance-vie, et l’omission d’une dette fiscale de 124 176 euros. Un an plus tôt, le fisc avait d’ailleurs pris en garantie sa maison à Lumio (Haute-Corse) pour s’assurer du paiement de 127 452 euros dus au titre de l’impôt sur le revenu pour 2014 et 2015.

La seconde partie du redressement porte sur le Bar Basque, un bar à tapas de Biarritz. Le fonds de commerce avait été racheté en 2006 pour 245 000 euros par Bernard Laporte et Michel Béraud, un ancien joueur du club de rugby local. L’établissement déclarait entre 500 000 et 600 000 euros de chiffre d’affaires par an, mais restait déficitaire. Finalement, en 2013, le fonds de commerce a été revendu à cinq Biterrois, réunis dans la société Gones Biarritz. Pour un prix de 800 000 euros : une belle transaction a priori. Dans ce deal, Bernard Laporte acceptait un paiement étalé sur six ans : 230 000 euros étant versés lors de la cession, le reste par mensualités de 8 612 euros. Hélas, à peine un an et demi après la reprise, le repreneur a déposé le bilan, alors qu’il devait encore 490 886 euros à la société de Bernard Laporte. Cette dette s’est ajoutée au passif de Gones Biarritz, dont le remboursement a été étalé sur dix ans dans le cadre d’un plan de continuation adopté en 2015.

En raison des pertes d’exploitation, BL Communication avait déprécié à zéro dès 2010 les 244 750 euros investis dans le capital du Bar Basque. Mais cela n’a pas été du goût du fisc, ni du tribunal : « BL Communication n’apporte aucun élément relatif à la valeur réelle de la société Le Bar Basque à l’issue de la cession du fonds de commerce à la société Gones Biarritz. La circonstance que Gones Biarritz aurait été placée en redressement judiciaire en 2014 n’a par elle-même pas d’incidence sur la valeur de la société Le Bar Basque, en l’absence de toute preuve d’un risque de non-recouvrement d’une créance de BL Communication sur Gones Biarritz ».

Contactés à de multiples reprises, Bernard Laporte, son avocat Thierry Nesa et son agent Serge Benaïm n’ont jamais répondu.

Incorrigible le nanard.

  • Upvote 3
Posté(e)
il y a 9 minutes, smiticks a dit :

 

Devoir d'exemplarites pour un type qui a balancé des insanités raciste .

 

Mais si tu prends de la coke , profite d être sélectionner pour te mettre des charges et coucher avec n importe qui ça passe LARGE

  • Upvote 5
le zèbre aux courges
Posté(e)
Il y a 2 heures, Bota a dit :

 

Devoir d'exemplarites pour un type qui a balancé des insanités raciste .

 

Mais si tu prends de la coke , profite d être sélectionner pour te mettre des charges et coucher avec n importe qui ça passe LARGE

Encore une fois, les propos de jaminet n'ont toujours pas été qualifiés de raciste selon la façon de sanctionner de la ffr.

tire-bouchon
Posté(e)
Il y a 15 heures, le zèbre aux courges a dit :

Encore une fois, les propos de jaminet n'ont toujours pas été qualifiés de raciste selon la façon de sanctionner de la ffr.

Selon la FFR, la personne insultée doit résider sur le sol français ! :a0:

  • 2 months later...
Posté(e)

Pourquoi tu nous e..... du coup ? ....

 

 

rugbyrama.fr
 

Dossier Top 14 - Yann Roubert : "On peut se réjouir que rien n’est écrit d’avance en Top 14"

Pierre-Laurent Gou
5–7 minutes

Le président de la LNR dresse le bilan de l’ouverture du Top 14, et parle des perspectives pour un championnat dont tous les voyants sont au vert.

Quel est votre ressenti après cette première journée de Top 14 ?

Cette saison 2025-2026 a tout pour tenir ses promesses. On sort d’un très grand cru 2024-2025, qui s’est joué au bout de 100 minutes. Et on voit déjà que rien n’est écrit d’avance. La montée de Montauban, comme la finale du Top 14, nous ont rappelé la saison dernière que tout était possible. On sent que ce sera encore le cas : il va se passer plein de choses. Ce championnat sera passionnant, avec du spectacle, du suspense et de l’intensité. On le constate déjà dès la première journée, avec trois victoires à l’extérieur.

Le Top 14 est considéré comme la meilleure compétition de clubs du monde. Celle qui attire le plus de monde, et la plus forte économiquement. Partagez-vous ce sentiment ?

Je ne sais pas si c’est la meilleure. En tout cas, c’est sympa de l’entendre. Mais factuellement, c’est bien la compétition qui attire le plus de monde dans les stades, le plus de téléspectateurs devant leur écran, le plus de partenaires, et aussi le plus de stars de ce jeu. On peut évidemment s’en réjouir. Et puis, rien n’est écrit d’avance. Dans d’autres sports, comme le foot, on sait presque à l’avance qui sera champion. En Top 14, oui, le Stade Toulousain domine depuis quelques années, mais il lui a fallu batailler plus de 80 minutes en finale la saison passée. Résultat : on a 8, voire 10 équipes qui peuvent encore prétendre au titre jusqu’à la fin de la saison régulière. C’est ce qui rend la compétition si passionnante. À nous de travailler pour que cela continue… et de battre les records de la saison dernière.

À lire aussi : Top 14 - Stades bondés, finances au beau fixe... Le Top 14 au summum de son excitation

Quels sont-ils ?

4,3 millions de spectateurs dans les stades : c’est un record. Record d’audiences TV également, avec près de 2 millions de téléspectateurs en moyenne par journée sur Canal+, et plus de 5 millions pour la finale. Une visibilité incroyable. Ces records, on espère bien les battre : ils sont faits pour ça.

Et d’un point de vue économique ?

Le Top 14 est de très loin celui qui attire le plus de droits télé et de partenaires. On vient encore de signer un nouvel accord cette semaine avec Pennylane. Nous avons aussi une relation formidable avec Canal+, notre diffuseur, avec qui nous construisons ensemble ce projet autour du rugby, de sa pratique et de ses valeurs. Il faut s’en réjouir, tout en gardant à l’esprit qu’il existe une grande diversité de modèles économiques dans le rugby professionnel et que chaque club a ses spécificités. Merci aux présidents et aux actionnaires d’être là pour faire ce travail et permettre la croissance globale du rugby et de son modèle économique.

Pendant un temps, on disait que la Pro D2 était un « mouroir »

Le Top 14 voit ses droits télé sécurisés jusqu’en 2032, grâce à l’accord avec Canal+…

Oui. Par rapport au foot et à la Ligue 1+, qui semble bien partie, le contexte est très différent dans le rugby. La Ligue Nationale de Rugby a la chance de s’appuyer sur un partenariat stratégique avec Canal+, qui est bien plus qu’un diffuseur. C’est un acteur engagé, reconnu mondialement pour son expertise. Nous avons construit cette relation ensemble. L’occasion de remercier Canal+, mais aussi mes prédécesseurs à la présidence de la LNR, et toutes les équipes de la Ligue qui, depuis 1998, ont su bâtir ce modèle.

Le sujet qui fait débat depuis un an, c’est le salary cap. Quelle est votre position ?

C’est un débat global que nous devons avoir. J’ai toujours défendu le salary cap, que ce soit en club ou aujourd’hui à la Ligue. Je n’ai pas changé de conviction. C’est un garde-fou essentiel : il permet aux clubs de nourrir leurs ambitions tout en restant soutenables, et c’est aussi le garant de l’équité et de la compétitivité de notre championnat. Nous allons mener ce débat à l’automne, pour être prêts idéalement d’ici la fin de l’année à prendre des décisions. Si des ajustements sont nécessaires, ils pourront être appliqués à partir de la saison 2027-2028, afin de laisser aux clubs le temps de s’adapter. En attendant, nous avons déjà voté en juin dernier des mesures importantes, comme la mise en place de sanctions sportives en plus des sanctions financières. Cela devrait rendre le dispositif encore plus dissuasif.

À lire aussi : Dossier Top 14. Pourquoi la formule du salary cap offre encore de grandes inégalités

On a l’impression que la Pro D2 n’a jamais été aussi relevée.

C’est une très bonne nouvelle. Pendant un temps, on disait que c’était un « mouroir » : ce n’est plus du tout le cas. Je suis d’accord, la Pro D2 n’a jamais été aussi relevée. C’est un championnat à part entière, pas seulement l’antichambre du Top 14. On y trouve des équipes ultra préparées, de nombreuses stars internationales, mais aussi des joueurs en développement qui représenteront l’avenir du rugby français. C’est un championnat authentique, enraciné dans ses clubs, ses villes, ses terroirs, ses territoires. Et lui aussi promet d’être passionnant.

Posté(e)
16 hours ago, Bota said:

Pourquoi tu nous e..... du coup ? ....

 

 

rugbyrama.fr
 

Dossier Top 14 - Yann Roubert : "On peut se réjouir que rien n’est écrit d’avance en Top 14"

Pierre-Laurent Gou
5–7 minutes

Le président de la LNR dresse le bilan de l’ouverture du Top 14, et parle des perspectives pour un championnat dont tous les voyants sont au vert.

Quel est votre ressenti après cette première journée de Top 14 ?

Cette saison 2025-2026 a tout pour tenir ses promesses. On sort d’un très grand cru 2024-2025, qui s’est joué au bout de 100 minutes. Et on voit déjà que rien n’est écrit d’avance. La montée de Montauban, comme la finale du Top 14, nous ont rappelé la saison dernière que tout était possible. On sent que ce sera encore le cas : il va se passer plein de choses. Ce championnat sera passionnant, avec du spectacle, du suspense et de l’intensité. On le constate déjà dès la première journée, avec trois victoires à l’extérieur.

Le Top 14 est considéré comme la meilleure compétition de clubs du monde. Celle qui attire le plus de monde, et la plus forte économiquement. Partagez-vous ce sentiment ?

Je ne sais pas si c’est la meilleure. En tout cas, c’est sympa de l’entendre. Mais factuellement, c’est bien la compétition qui attire le plus de monde dans les stades, le plus de téléspectateurs devant leur écran, le plus de partenaires, et aussi le plus de stars de ce jeu. On peut évidemment s’en réjouir. Et puis, rien n’est écrit d’avance. Dans d’autres sports, comme le foot, on sait presque à l’avance qui sera champion. En Top 14, oui, le Stade Toulousain domine depuis quelques années, mais il lui a fallu batailler plus de 80 minutes en finale la saison passée. Résultat : on a 8, voire 10 équipes qui peuvent encore prétendre au titre jusqu’à la fin de la saison régulière. C’est ce qui rend la compétition si passionnante. À nous de travailler pour que cela continue… et de battre les records de la saison dernière.

À lire aussi : Top 14 - Stades bondés, finances au beau fixe... Le Top 14 au summum de son excitation

Quels sont-ils ?

4,3 millions de spectateurs dans les stades : c’est un record. Record d’audiences TV également, avec près de 2 millions de téléspectateurs en moyenne par journée sur Canal+, et plus de 5 millions pour la finale. Une visibilité incroyable. Ces records, on espère bien les battre : ils sont faits pour ça.

Et d’un point de vue économique ?

Le Top 14 est de très loin celui qui attire le plus de droits télé et de partenaires. On vient encore de signer un nouvel accord cette semaine avec Pennylane. Nous avons aussi une relation formidable avec Canal+, notre diffuseur, avec qui nous construisons ensemble ce projet autour du rugby, de sa pratique et de ses valeurs. Il faut s’en réjouir, tout en gardant à l’esprit qu’il existe une grande diversité de modèles économiques dans le rugby professionnel et que chaque club a ses spécificités. Merci aux présidents et aux actionnaires d’être là pour faire ce travail et permettre la croissance globale du rugby et de son modèle économique.

Pendant un temps, on disait que la Pro D2 était un « mouroir »

Le Top 14 voit ses droits télé sécurisés jusqu’en 2032, grâce à l’accord avec Canal+…

Oui. Par rapport au foot et à la Ligue 1+, qui semble bien partie, le contexte est très différent dans le rugby. La Ligue Nationale de Rugby a la chance de s’appuyer sur un partenariat stratégique avec Canal+, qui est bien plus qu’un diffuseur. C’est un acteur engagé, reconnu mondialement pour son expertise. Nous avons construit cette relation ensemble. L’occasion de remercier Canal+, mais aussi mes prédécesseurs à la présidence de la LNR, et toutes les équipes de la Ligue qui, depuis 1998, ont su bâtir ce modèle.

Le sujet qui fait débat depuis un an, c’est le salary cap. Quelle est votre position ?

C’est un débat global que nous devons avoir. J’ai toujours défendu le salary cap, que ce soit en club ou aujourd’hui à la Ligue. Je n’ai pas changé de conviction. C’est un garde-fou essentiel : il permet aux clubs de nourrir leurs ambitions tout en restant soutenables, et c’est aussi le garant de l’équité et de la compétitivité de notre championnat. Nous allons mener ce débat à l’automne, pour être prêts idéalement d’ici la fin de l’année à prendre des décisions. Si des ajustements sont nécessaires, ils pourront être appliqués à partir de la saison 2027-2028, afin de laisser aux clubs le temps de s’adapter. En attendant, nous avons déjà voté en juin dernier des mesures importantes, comme la mise en place de sanctions sportives en plus des sanctions financières. Cela devrait rendre le dispositif encore plus dissuasif.

À lire aussi : Dossier Top 14. Pourquoi la formule du salary cap offre encore de grandes inégalités

On a l’impression que la Pro D2 n’a jamais été aussi relevée.

C’est une très bonne nouvelle. Pendant un temps, on disait que c’était un « mouroir » : ce n’est plus du tout le cas. Je suis d’accord, la Pro D2 n’a jamais été aussi relevée. C’est un championnat à part entière, pas seulement l’antichambre du Top 14. On y trouve des équipes ultra préparées, de nombreuses stars internationales, mais aussi des joueurs en développement qui représenteront l’avenir du rugby français. C’est un championnat authentique, enraciné dans ses clubs, ses villes, ses terroirs, ses territoires. Et lui aussi promet d’être passionnant.

Roubert qui découvre que le TOP 14 a une économie, que Toulouse est la meilleure locomotive qui soit (et au passage plus Toulouse domine plus le TOP14 est attractif ce qui punaise dans l’œuf la thèse de la lassitude qu’engendrerait la domination toulousaine) et qu’il faut pas casser le petit cochon plein de piépièces. Lacroix lui a peut être fait un cours d’économie ou il s’est rappelé qu’il est d’abord chef d’entreprise. 

Posté(e)

Effectivement, il a mis un peu de chocolatine dans son vin ...:P

  • 3 weeks later...
Posté(e)

Sarkozy jugé demain pour le financement de sa campagne présidentielle.

 Celui qui sait tout ou presque des dessous est décédé hier...

 

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2025-09-24/mort-de-ziad-takieddine-qu-advient-il-du-proces-lorsque-l-un-des-mis-en-cause-decede-3308c5ed-b29f-4653-a6c6-b2af0db54410

 

 

Laporte, Sarkozy, Dati...

Ah il y a a eu une belle brochette.

J'aurai pu y ajouter Carvajal, mais ça fait faire gueuler @RMP:shaun:

  • Upvote 1
  • 1 month later...
Posté(e)

Le Figaro sport du jour :

Florian Grill, président de la FFR, met la pression sur le rugby professionnel pour avoir les meilleurs joueurs l’été prochain

 

 

Capture.JPG

  • Merci 3
Posté(e)

Toujours le Figaro Sport : 

XV de France : le rugby professionnel se retranche derrière une décision du Conseil d’État pour contrer les exigences de la FFR

Capture.JPG

  • Merci 3
Posté(e)
Il y a 2 heures, estabousi a dit :

Le Figaro sport du jour :

Florian Grill, président de la FFR, met la pression sur le rugby professionnel pour avoir les meilleurs joueurs l’été prochain

 

 

Capture.JPG

 

Heu si on fait un petit calcul si j'ai tout compris la Nations Cup comptera 6 matchs + une finale nan ? On y ajoute le tournoi, 5 matchs ça fait donc 12 rencontres internationales dans lesquelles World Rugby veut voir jouer les "meilleurs". Ces meilleurs, ce sont ceux qui disputent les phases finales de leur compétition nationale + la CCup pour les européens, heu ça fait encore 6/7 matchs.

 

Si on fixce la barre a 25 matchs, 2000 minutes, il reste pas bézef pour le reste :smile:

 

Ca pourrait être comique mais un petit détail, un joueur qui ne joue pas, il ne sera pas bon en phases finales et si il ne joue pas de matchs de haut niveau, il ne sera pas bon a l'international. Il va faire quoi Grill, assumer tout seul avec son budget une équipe ?

  • Upvote 1
Posté(e) (modifié)

Même avec 6 mois de mise à disposition ce coach gagnera queudale . C’est un peintre imbus de son image. Une diva aux caprices redoutables pour les autres . 
J'arrête là si non je vais déraper.:nainblack

Modifié par daqcxv
  • Upvote 1
Posté(e)
à l’instant, daqcxv a dit :

Même avec 6 mois de mise à disposition ce type (FG) gagnera queudale . C’est un peintre imbus de son image. Une diva aux caprices redoutables pour les autres . 
J'arrête là si non je vais déraper.:nainblack

Oh, tu l'aimes notre sélectionneur...:chuis:

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à l’instant, Nathou a dit :

Oh, tu l'aimes notre sélectionneur...:chuis:

J’ai rectifié je n’avais pas fait gaffe aux 2 mm initiales :lol:

Posté(e) (modifié)
il y a 6 minutes, Nathou a dit :

Oh, tu l'aimes notre sélectionneur...:chuis:

J’ai comme l’impression qu’un jour il ait toqué à la porte et qu’il se l’ait mangé en pleine tronche d’où ces coups tordus . Ne me dis pas qu’un déséquilibre aussi intense n’est pas voulu . 

Modifié par daqcxv
Posté(e)
il y a 3 minutes, daqcxv a dit :

J’ai comme l’impression qu’un jour il ait toqué à la porte et qu’il se l’ait mangé en pleine tronche d’où ces coups tordus . Ne me dis pas qu’un déséquilibre aussi intense n’est pas voulu . 

Attention à toi, tu vas prendre un avertissement. :yes:

Mais j'aime ce que tu dis, j'ai la même détestation du personnage. 

Et un pote Lotois qui le connait bien lui et sa famille m'a confirmé la suffisance du personnage.

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Il y a 16 heures, Ardbeg a dit :

Attention à toi, tu vas prendre un avertissement. :yes:

Mais j'aime ce que tu dis, j'ai la même détestation du personnage. 

Et un pote Lotois qui le connait bien lui et sa famille m'a confirmé la suffisance du personnage.

Même pas peur. Et si on me jette en taule , ben mon Ehpad sera payé par le contribuable. :P

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Vous reprendrez bien une petite louche de Laporte la gangster?

 

 

La FFR a saisi le procureur pour percer les très chers mystères du « Mini Marcoussis »

L'actuelle direction de la Fédération française de rugby a signalé à la justice les conditions d'attribution du marché de son « mini Marcoussis », projet initié du temps de Bernard Laporte.

Frédéric Bernèspublié le 3 novembre 2025 à 20h19
 
 
 

Le 5 avril 2023, nous racontions dans L'Équipe, sous le titre « À quoi serviront les 20 millions de Pantin ? », l'étrange histoire d'un projet non moins étrange, celui du Centre d'innovation des rugbys, porté par Bernard Laporte, président de la FFR jusqu'à sa démission, le 27 janvier 2023. Ce projet était né d'une idée, celle de vendre Marcoussis - le centre national où s'entraînent les équipes de France et où se trouvent les bureaux de la Fédération - pour déménager au soleil, celui qui tape sur les pins parasols de La Londe-les-Maures.

 
 

C'est là-bas, dans le Var, que l'administration Laporte comptait faire sortir de terre quatre terrains, un hôtel quatre étoiles et un centre de remise en forme haut de gamme. Le département sportif de la FFR devait s'y caser pendant que l'administratif émigrerait à Pantin, sur le site du stade Raoul-Montbrand, à quatre kilomètres à l'est du Stade de France.

 
 

En décembre 2021, l'un des vice-présidents, Henri Mondino, demande au Bureau fédéral qu'un contrat à hauteur de 100 000 euros soit passé avec Var Aménagement Développement pour travailler à la faisabilité du projet. Approuvé. À la fin de cette réunion, Bernard Laporte prend la parole : « Il s'agit d'une véritable opportunité pour la Fédération. Ces deux sites, avec Montbrand, seront des éléments de fierté à laisser à la Fédération. »

 
 
 

Problème, comme nous le résumait le maire de Marcoussis, Olivier Thomas, à l'époque : « Ils ne méconnaissent quand même pas les règles de l'urbanisme ? À Marcoussis comme partout, il existe un PLU (Plan local d'urbanisme) qui classifie chaque zone. Or, le CNR est bâti sur une zone d'équipement sportif. On ne peut pas y construire des logements ou des bureaux. À part le PSG ou la FFF, qui pourrait racheter ces vingt hectares en France ? Le PSG a choisi Poissy et la FFF est très bien à Clairefontaine. » D'après nos informations, Laporte et son premier cercle auraient bien essayé de pousser le maire à modifier l'affectation du PLU. En vain.

 

Autre problème : l'armée ne souhaitait pas, ou plus, se séparer de ses terrains de La Londe-les-Maures. Et voilà la FFR bien avancée, elle qui, sans attendre, avait signé une convention d'occupation temporaire du domaine public pour une durée de 70 ans avec le département de Seine-Saint-Denis, propriétaire de Montbrand.

Un investissement aussi lourd que risqué pour la FFR

Le projet Montbrand combinait à la fois un programme immobilier commercial (logements intermédiaires, logements étudiants, maison de santé, restaurant, bureaux...) et un programme rugby (trois terrains, une tribune neuve de 600 places, une salle de musculation). S'agissant du coût de l'opération, il avait déjà doublé au moment de la publication de notre article. De 12 à l'origine, on était arrivé à 23 millions d'euros.

Et ce n'était pas fini puisque l'ardoise se chiffre désormais autour de 33 millions. C'était déjà un investissement aussi lourd que risqué pour une fédération qui accumulait en ce temps-là les déficits d'exploitation. C'est devenu un fardeau financier de plus pour une institution qui se débat dans une situation critique, aggravée par la gestion de la Coupe du monde 2023. L'inauguration est prévue en février prochain. Des clubs du 9-3 devraient s'y implanter, quelques bureaux de passage de la FFR également mais quid des 3 000 mètres carrés de bureaux ? Les candidats à un bail d'occupation ne se bousculent pas.

Comme indiqué par le Canard enchaîné le 29 octobre, la direction actuelle de la FFR a saisi le procureur de la république, via l'article 40 du Code pénal, afin qu'une enquête éclaircisse plusieurs zones d'ombre. Une première interrogation porte sur les conditions d'attribution du marché au groupe de BTP NGE. Les raisons ayant conduit à choisir NGE, candidat tardif alors que Sogeprom et Nexity discutaient avec la FFR depuis six mois, ne seraient que très peu documentées.

Trois jours après sa désignation, NGE était en mesure de répondre à l'appel à projet avec la FFR, le 12 novembre 2019. Contacté, Bernard Laporte nous a fait savoir qu'il prenait « acte du signalement émis par la direction actuelle de la FFR, lequel permettra de lever les supposés "doutes" que poserait cet aménagement. »

Un rapport d'expertise économique pointe une forte opacité

Selon nos informations, un rapport d'expertise économique sur les coûts du projet Montbrand aurait pointé une forte opacité. Un différentiel important du prix du mètre carré entre le programme sportif et le programme commercial aurait également interpellé, d'autant que des documents concernant la décomposition des prix, aussi nécessaires qu'obligatoires, ne figurent pas dans l'exemplaire du dossier que possède la Fédération. Face à la réticence du groupe NGE de combler les blancs, la FFR aurait mis en demeure son partenaire immobilier de lui communiquer ces pièces manquantes. Question connexe : quel était au moment du choix le niveau d'information de l'assistant à maîtrise d'ouvrage qui a suivi tout le pilotage du projet ?

Le permis de construire initial du programme sportif a été déposé le 7 janvier 2022. Et le 6 juin 2023, huit jours avant l'élection de Florian Grill à la présidence de la FFR, le président intérimaire Alexandre Martinez signait le contrat de conception-réalisation avec NGE. Trésorier historique des années Laporte, c'est lui qui a centralisé la gestion opérationnelle de ce projet. Contacté ce lundi, il n'a pas donné suite.

Martinez s'était engagé à plusieurs reprises, de bureau fédéral en comité directeur, « à soumettre le projet Montbrand au vote d'une prochaine assemblée générale » étant donné le « niveau d'investissement ». Ce vote n'aura jamais lieu. Seule la souscription d'un emprunt exceptionnel, de l'ordre de 15 millions d'euros, a été mise au vote d'une AG et validée. Curieusement, l'emprunt Montbrand n'a pas été contracté. C'est bien plus tard que l'administration Grill s'est aperçue de la chose, se retrouvant obligée de négocier un emprunt à des taux beaucoup moins favorables, à un moment où les banques étaient moins disposées à prêter de l'argent à une fédération en déficit chronique.

Toujours plus curieux, à la suite du retrait du projet de l'association Sport dans la ville, en 2020, entraînant l'apparition des 3 000 mètres carrés de bureaux supplémentaires, le montant de l'investissement de la FFR passait de facto de 12 à 23 millions. La décision de poursuivre l'aventure a pourtant été prise en bureau fédéral, composé uniquement de « Laportiste ». Cinq ans plus tard, la FFR a budgété un déficit d'exploitation de 2,8 millions d'euros par saison du projet Montbrand.

 

 

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Raph, tu n’as pas l’article en entier stp ? Réservé abonnés. 

Posté(e)
il y a 5 minutes, RaimonNTada a dit :

Raph, tu n’as pas l’article en entier stp ? Réservé abonnés. 

Sélectionne le texte :rolleyes:

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Bernie le dingue a vraiment fait n'importe quoi au niveau financier. :shaun:

Posté(e)

Merci Raph.:chinois:

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Je découvre ce dossier encore bien ficelé....vouloir vendre Marcoussis ? Pour déménager chez la mafia varoise et se gaver sur un projet immobilier ?? Non mais LOL quoi...quel culot.

Ah Bernard, si on m'avait dit il y a plus de 11 ans après l'ouverture de ce topic que t'aurais une nouvelle affaire au Q..., et bien je l'aurais tout à fait cru !!!!

Bravo l'escroc, t'es un génie.

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Il y a 18 heures, Gabi a dit :

Bernie le dingue a vraiment fait n'importe quoi au niveau financier. :shaun:

 

Corrigé. :chinois:

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En attendant son procès en appel , repoussé en Septembre 2026 ( car le PNF est débordé entre les affaires Sarkozy, Le Pen et Dati entre autres ) ce mec est directeur sportif en Top 14 ..et ça , ça me rend dingue quand on sait maintenant toutes les magouilles qu’il a pu faire …ce mec ne donne vraiment pas une bonne image de notre sport , et le problème est qu’il est connu du grand public , le bougre …bref, je suis pressé qu’il soit rejugé ..

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Posté(e)
Il y a 14 heures, Novesbreizh a dit :

En attendant son procès en appel , repoussé en Septembre 2026 ( car le PNF est débordé entre les affaires Sarkozy, Le Pen et Dati entre autres ) ce mec est directeur sportif en Top 14 ..et ça , ça me rend dingue quand on sait maintenant toutes les magouilles qu’il a pu faire …ce mec ne donne vraiment pas une bonne image de notre sport , et le problème est qu’il est connu du grand public , le bougre …bref, je suis pressé qu’il soit rejugé ..


A la santé, il pourra refaire du vélo avec son ami . B)

Posté(e)
Il y a 5 heures, smiticks a dit :

Je ne savais pas trop où mettre ça.. bon de toutes façons comme ce sont des histoires de magouilles, la binocle ne doit pa être loin...

 

https://www.franceinfo.fr/sports/rugby/coupe-du-monde/mondial-de-rugby-2023-un-juge-d-instruction-ouvre-une-information-judiciaire-sur-des-escroqueries-autour-des-places-vip_7607543.html

 

En plus il y a une chambre qui vient de se libérer à la santé .

Posté(e)
Il y a 12 heures, sauce a dit :

Il doit pas être loin en effet

Sur le parking de l' Imprimerie ! :a0:

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Posté(e)

La gestion Rapetou a manifestement un peu plombé l'avenir 

 

 


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https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/02/02/rugby-la-situation-financiere-de-la-ffr-reste-fragile-tance-la-cour-des-comptes_6665137_3242.html
 

Rugby : la situation financière de la FFR « reste fragile », tance la Cour des comptes

Dans un rapport publié lundi, la juridiction financière constate une « gestion critiquable de certains dossiers » à la Fédération française de rugby, qui tente de maîtriser ses dépenses et d’augmenter ses revenus. 

Par Nicolas Lepeltier

Publié aujourd’hui à 20h00

Temps de Lecture 3 min.

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La Fédération française de rugby (FFR) va mieux, mais la « situation reste fragile ». Voilà comment la Cour des comptes résume le rapport, publié lundi 2 février et que Le Monde a pu consulter, qu’elle consacre à l’association délégataire aux 350 000 licenciés à travers 2 000 clubs en France. La juridiction financière, qui a exercé son contrôle sur la FFR de 2018 à 2024, pointe notamment une « gouvernance défaillante » associée à une « gestion critiquable de certains dossiers ».

Les magistrats de la rue Cambon critiquent ainsi la décision prise fin 2020, sans en avoir informé de manière satisfaisante les instances fédérales décisionnaires, de construire un Centre d’innovation des rugbys (CIR) à Pantin (Seine-Saint-Denis). L’exploitation de ce complexe d’excellence – aujourd’hui en cours d’achèvement pour un coût de 34 millions d’euros – « pourrait générer 3 millions d’euros de déficit par an ». « Avec des coûts croissants et un modèle économique à trouver, le CIR pèsera significativement et durablement sur les finances de la fédération », fait valoir le rapport.

 

Autre dossier mal géré, la cession, en 2021, pour cinquante ans par le comité du Tournoi des six nations d’un septième du capital à CVC Partners, un fonds d’investissement basé à Dublin. Là encore, la Cour reproche aux dirigeants de la FFR de n’avoir pas suffisamment informé ses instances – malgré le recours à un cabinet de conseil rémunéré 1,5 million d’euros – d’une opération qui, certes, impliquait l’ensemble des fédérations des nations participant au Tournoi et pas uniquement la FFR. Si la transaction a permis de dégager des recettes exceptionnelles (62 millions d’euros au total), le dernier versement de 13,5 millions d’euros à la FFR doit intervenir en 2026, ce qui pourrait « menacer à court terme la trésorerie » de l’instance.

« Augmentation significative des dépenses »

D’autant que la situation financière de la FFR n’est guère florissante, établit le rapport. Les comptes du rugby français sont plombés par les conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 lors des saisons 2020 et 2021. Mais aussi par les pertes enregistrées par le groupement d’intérêt économique (GIE) chargé des hospitalités lors de la Coupe du monde 2023, dans lequel la FFR était majoritairement associée, obligeant cette dernière à provisionner près de 28 millions d’euros.

Ce montant tient compte de la menace d’un redressement fiscal de 7,7 millions d’euros, toujours en discussions avec les services de Bercy. « Des décaissements très significatifs sont attendus en 2028, notamment pour liquider les pertes du GIE hospitalités », mettent en garde les magistrats. Mais si l’hypothèse d’une cessation de paiements pure et simple de la FFR fut un temps évoqué, la menace semble aujourd’hui s’éloigner.

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Le rapport explique également la « situation financière dégradée » de la fédération par « un modèle économique non soutenable, à l’origine d’un déficit structurel croissant, atteignant 12 millions d’euros en 2023 et en 2024 » en raison d’« une augmentation significative des dépenses », notamment à destination des équipes de France.

Le Monde Guides d’achat

La direction actuelle de la FFR plaide l’innocence et pointe la faute exclusive de ses prédécesseurs. « Les présidences de MM. Bernard Laporte [de décembre 2016 à janvier 2023] et Alexandre Martinez [de janvier à juin 2023] ont laissé un héritage dégradé marqué par des déséquilibres financiers structurels et des pratiques de gestion dont les effets continuent de peser sur la Fédération, fait valoir Florian Grill, le dirigeant actuel, dans sa réponse à la Cour. Ce n’est qu’à compter de l’automne 2024 que les conditions d’un redressement pleinement assumé et structuré ont pu être réunies. ». Un plan mis en œuvre après la période de contrôle de la Cour qui a permis de ramener le déficit à 6,9 millions d’euros en 2025.« L’objectif est de revenir à l’équilibre financier au début de la saison 2027-2028 », ambitionne la fédération.

Des résultats encourageants, mais un équilibre fragile

La Cour reconnaît aujourd’hui que la FFR a récemment engagé « des efforts importants de maîtrise de ses dépenses et d’augmentation de ses revenus ». Florian Grill déclarait ainsi dans un entretien au Monde, en février 2025, que son instance avait lancé un plan de maîtrise salariale et que les joueurs du XV de France avaient consenti à une réduction des primes de match de l’ordre de 3 millions d’euros. Côté recettes, la fédération s’appuie sur les conditions plus favorables négociées avec le nouveau concessionnaire du Stade de France (5 millions d’euros) et sur la meilleure répartition des bénéfices du Tournoi des six nations (environ 3 millions d’euros par an).

Lire plus tard

La rue Cambon salue dans son rapport « les premiers résultats concrets positifs du plan de retour à l’équilibre » de la FFR. Mais conditionne sa réussite au « maintien de l’attractivité du rugby, ainsi que la mise en œuvre d’un suivi rigoureux des dépenses ». La Cour formule à cet effet plusieurs recommandations et prévient : « La situation reste fragile ». Message parfaitement reçu par l’instance régissant le rugby français, consciente qu’« une grosse partie du redressement repose sur la capacité à maximiser les revenus du Tournoi des six nations ». Et notamment des recettes de la billetterie des matchs France-Irlande, le 5 février, et France-Angleterre, le 14 mars. Soit les deux grosses affiches du Tournoi à domicile.

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Et on comprend mieux pourquoi TF1 est dans le game...

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Posté(e) (modifié)

Quelqu'un aurait les coordonnées de @djip , c'est pour lui envoyer des pépitos.

 

 

 

 

A l attention du service juridique du journal LeMonde  80, boulevard Auguste-Blanqui 75707 Paris Cedex 13

Objet : Signalement de reproduction non autorisée d’un article protégé par le droit d’auteur

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous écrire sous le couvert de l’anonymat pour vous signaler une violation flagrante des droits d’auteur dont votre journal est victime. Il s’agit de la reproduction totale ou partielle d’un de vos articles, sans autorisation écrite , sur le Forum de Rugby Forumst.net

Comme mentionné sur votre article 

image.png.2d008ee58cdd120b086af3bde1199423.png

Le responsable de cette infraction se fait appeler Djip sur la plateforme en question.

Après enquête, j’ai pu identifier qu’il s’agit en réalité de...... résidant à l’adresse suivante : .... et joignable au numéro de téléphone....... 

Il roule en citroen Ami vert pomme ( ce qui est deja un crime en soi ) et vote Michel blanc à chaque élection depuis 1991  pour pouvoir dire a sa femme " j'ai voté blanc!  "en riant .

Je vous laisse le soin d’engager les démarches légales qui s’imposent pour faire cesser cette atteinte à vos droits. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire, dans la limite de mon anonymat.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Jean Valjean 

Modifié par Bota
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Posté(e)
15 hours ago, Bota said:

Quelqu'un aurait les coordonnées de @djip , c'est pour lui envoyer des pépitos.

 

 

 

 

A l attention du service juridique du journal LeMonde  80, boulevard Auguste-Blanqui 75707 Paris Cedex 13

Objet : Signalement de reproduction non autorisée d’un article protégé par le droit d’auteur

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous écrire sous le couvert de l’anonymat pour vous signaler une violation flagrante des droits d’auteur dont votre journal est victime. Il s’agit de la reproduction totale ou partielle d’un de vos articles, sans autorisation écrite , sur le Forum de Rugby Forumst.net

Comme mentionné sur votre article 

image.png.2d008ee58cdd120b086af3bde1199423.png

Le responsable de cette infraction se fait appeler Djip sur la plateforme en question.

Après enquête, j’ai pu identifier qu’il s’agit en réalité de...... résidant à l’adresse suivante : .... et joignable au numéro de téléphone....... 

Il roule en citroen Ami vert pomme ( ce qui est deja un crime en soi ) et vote Michel blanc à chaque élection depuis 1991  pour pouvoir dire a sa femme " j'ai voté blanc!  "en riant .

Je vous laisse le soin d’engager les démarches légales qui s’imposent pour faire cesser cette atteinte à vos droits. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire, dans la limite de mon anonymat.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Jean Valjean 

Heureusement que dans les Epstein papers j’ai un autre pseudo que Djip :heat:

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Bernès a trouvé un autre os, mais bon celui-là il peut bien le ronger jusqu'à la couenne :sorcerer:

 

 

Rugby,
Coupe du monde 2023,
Justice
abonné

Claude Atcher mis en cause par le PNF dans l'affaire des 733 billets de la Coupe du monde 2023

D'après nos informations, le Parquet national financier envisage de poursuivre Claude Atcher, l'ancien directeur général du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023 en France, pour avoir perçu de l'argent de son ami Henri Mioch afin de permettre à ce dernier d'acquérir des centaines de places.

 

C'est une note de 134 pages. Dans ce document, le Parquet national financier (PNF) récapitule les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte en octobre 2022 (après un signalement de l'Inspection générale des finances) et confiée à la Section de recherches de Paris, avant d'énoncer son analyse du dossier.

 
 

Cette dernière est particulièrement sévère pour Claude Atcher, ancien directeur général du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023 (GIP), révoqué en octobre 2022 pour faute grave en raison de méthodes managériales jugées toxiques, une faute qu'il conteste (*).

 
 
(*) Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour harcèlement moral.

Le PNF envisage de poursuivre M. Atcher (70 ans) pour favoritisme, prise illégale d'intérêts et corruption, des soupçons d'infractions financières qu'on peut compartimenter en deux volets : la billetterie et les fameuses 733 places acquises par son ami Henri Mioch d'un côté, et d'un autre (à lire vendredi la deuxième partie de notre enquête) la dizaine de marchés sur lesquels la gendarmerie a enquêté. Des poursuites pour corruption et recel de prise illégale d'intérêts sont envisagées contre Mioch.

 
 

Contacté, M. Mioch n'a pas donné suite. L'avocat de M. Atcher, Me Moyne, indique que son client « rejette avec la plus grande fermeté l'intégralité des mises en cause formulées à son endroit. Aucune des accusations portées ne résiste à l'examen des faits, des documents et du contexte décisionnel de l'organisation de la Coupe du monde. » Les deux mis en cause restent présumés innocents et vont pouvoir répondre point par point aux accusations du parquet, avant que celui-ci ne décide d'engager d'éventuelles poursuites.

 
 
 
 
 

« Lis la convention constitutive (du GIP), j'ai tous les pouvoirs »

Claude Atcher à Bernard Laporte

 
 

Ce dossier, c'est avant tout celui d'un « je » de pouvoir et d'un homme qui en avait trop. C'est Bernard Laporte, au cours de son audition par les inspecteurs généraux, qui le dit. L'ancien président de la Fédération française de rugby (FFR), soutien de la dernière heure d'Atcher, se souvenait de ce dernier lui répondant : « Lis la convention constitutive (du GIP), j'ai tous les pouvoirs. »

 

Laporte poursuivait : « C'est Jean Castex (alors délégué interministériel aux grands événements sportifs) qui a fait la convention constitutive dans laquelle M. Atcher a autant de pouvoir. L'amitié entre eux deux n'a pas été bonne. Je pense que ça a desservi M. Atcher, ça lui a donné un sentiment d'impunité. »

 

Contrôleuse économique et financier de l'État au sein du GIP, Sophie Morin s'est quant à elle remémoré auprès des enquêteurs, selon différentes sources, une réunion au cours de laquelle M. Atcher aurait déclaré qu'il n'avait « pas de comptes à rendre et que son boulot n'était pas de faire du reporting sur des questions à la con pour nourrir les fonctionnaires », qu'il n'hésiterait pas à remonter plus haut si les services de l'État continuaient à lui casser les pieds.

 
 

En s'intéressant à ces 733 billets pour la Coupe du monde 2023 que Mioch (71 ans), ancien joueur du grand Béziers, a pu acheter, le PNF semble avoir acquis la conviction que cette transaction se serait opérée en violation des conditions générales de vente et en présence de liens d'argent entre Atcher et Mioch.

 

À l'ouverture de la vente grand public, il était précisé qu'elle fonctionnait sur le principe du « premier arrivé-premier servi », avec une limite maximale de six billets par personne pour empêcher la concentration de places entre les mains de quelques acheteurs.

 

D'après les investigations, ces centaines de places n'auraient jamais pu être cédées à Mioch sans l'entremise d'Atcher, décrit comme un donneur d'ordres placé en tout début de chaîne. À l'appui de cette thèse, le PNF avance, entre autres, des éléments tirés d'écoutes téléphoniques ; celles par exemple de Marie Houzot, cheffe de cabinet de M. Atcher au GIP.

 

À un proche, selon plusieurs sources, elle a évoqué le problème des 733 places en ces termes : « Claude dit que ce n'est pas lui, que c'est le type de la billetterie. » Mais le type de la billetterie (Matthieu Blondeaut, responsable de ce département au GIP), il n'aurait jamais agi sans l'ordre de Claude, c'est inenvisageable. »

 

Un montant total de près de 155 000 euros

Visionnaire, Bernard Laporte aurait prévenu Atcher et Mioch qu'ils étaient sur écoute, les exhortant à cesser de se parler par téléphone « comme des amateurs, comme s'ils avaient 15 ans ». Cette prudence n'aurait pas empêché l'ancien président de la FFR de livrer auprès de Mioch le fond de sa pensée au sujet des 733 billets, considérant que « Claude a déconné, qu'il n'aurait jamais dû accepter ça, que c'est une folie », que le responsable de la billetterie n'aurait jamais pris cette initiative sans l'aval d'Atcher.

 

Au téléphone, toujours, Mioch a lui-même confié à un de ses enfants qu'il n'avait pas le droit de faire ça (acquérir toutes ces places), qu'il a « fait le con »mais qu'il ne comptait pas faire de « business avec ces places », que « c'était pour les revendre et faire ainsi plaisir à des amis ou à mes clients ».

 

Aux gendarmes, Mioch a aussi précisé qu'il n'aurait jamais dû acheter ces 733 places avec l'argent de sa société Harlequin's, spécialisée dans l'événementiel et la commercialisation d'hospitalités, en utilisant une quinzaine de cartes bancaires différentes pour un montant total de près de 155 000 euros. Aux enquêteurs, Atcher a fait valoir qu'il n'avait jamais été informé du nombre de places achetées par son ami et qu'il avait toujours demandé à Blondeaut de se conformer aux règles de vente.

 

Pour sa part, M. Blondeaut indiquait « qu'il était difficile de dire non à son supérieur quand celui-ci vous transmettait une demande directe ». Selon plusieurs sources, il aurait précisé que c'est M. Atcher qui lui a parlé en premier de ce désir d'achat et qu'il est retourné le voir ensuite, étant donné le volume très inhabituel, pour savoir quoi faire.

 
 

Selon le PNF, les investigations établiraient l'existence de relations d'argent entre Atcher, via ses sociétés civiles immobilières (SCI), et Mioch, à travers sa société Harlequin's. Y a-t-il eu des contreparties financières à la possibilité offerte à M. Mioch d'accéder à ces centaines de places ?

 

Le PNF note des versements opérés par Harlequin's sur la période comprise entre mars 2021 et mars 2022, concomitante à l'acquisition des places par M. Mioch. À commencer par ce bail conclu entre Harlequin's et une SCI dont le couple Atcher est le bénéficiaire pour la location d'un appartement situé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en contrepartie d'un loyer mensuel de 2 000 euros.

 

L'exploitation de la boîte mail de M. Mioch et la découverte d'un tableau où apparaissait la mention « Loyer 1500+500 à Claude » semblent avoir éveillé la suspicion des enquêteurs. Lors de son audition, Mioch a réfuté l'idée qu'il ait pu s'agir d'une quelconque rétribution pour d'éventuels services rendus par Atcher.

 

Les enquêteurs auraient également trouvé trace de trois virements en provenance de Harlequin's au bénéfice de l'épouse de M. Atcher portant les mentions « IKEA » et « Factures AM » pour un montant supérieur à 5 000 euros, virements qui ne leur semblent pas justifiés.

 

La société de Mioch aurait accepté de prendre à sa charge des travaux de transformation de l'appartement de Saint-Denis, une avance qui devait ensuite être remboursée sous forme de loyers non réclamés. Mais selon l'enquête, subsisterait un reliquat de près de 3 000 euros défavorable à Harlequin's.

 
 

« Coucou mon petit Henri, tu trouveras en pièces jointes deux factures que tu dois régler »

 
 

Une autre location intéresse le PNF, celle de la villa que possède le couple Atcher à Générac (Gard), près de Nîmes. La société de Mioch l'aurait louée sur plusieurs périodes pour une somme totale de l'ordre de 9 000 euros, un montant qui serait très surévalué selon les enquêteurs. En se fiant aux données recueillies sur le site Abritel, sur lequel la villa était habituellement proposée à la location, ils estiment que le prix payé par M. Mioch a été plus que doublé.

 

Toujours plus curieux d'après eux, la société Harlequin's, qui n'a finalement jamais occupé les lieux, ne se serait pas acquittée des 9 000 euros prévus dans le contrat mais de 18 000 euros. « Je ne l'explique pas », aurait répondu Mioch aux gendarmes.

 

Les enquêteurs l'ont aussi interrogé sur les raisons pouvant justifier que sa société ait pris à sa charge plusieurs factures personnelles d'Atcher. « Je ne sais pas quoi vous répondre », aurait-il de nouveau déclaré. Parmi ces versements, plusieurs pourraient correspondre à des dépenses liées au mariage d'Atcher en 2019.

 

L'enquête fait référence à une facture d'un hôtel Ibis Styles à Paris pour des chambres réservées à des convives, à une autre facture émise à une société de VTC devant assurer la prise en charge d'invités se rendant au mariage et à deux factures émises par le restaurant parisien Le Boudoir.

 

Concernant ces frais de bouche, le PNF se réfère à une conversation interceptée entre Houzot et Atcher. Ayant compris que ces factures semblaient turlupiner les gendarmes, le « DG » serait venu aux renseignements auprès de sa cheffe de cabinet qui lui aurait répondu : « Ça y est, j'ai retrouvé le mail. (Elle le lit à Atcher.) "Coucou mon petit Henri, tu trouveras en pièces jointes deux factures que tu dois régler." Ça, c'est pour ton mariage, je suis sûre. Et tu vois j'avais demandé à Henri de payer. »

 

À cette évocation, Atcher aurait affirmé aux enquêteurs que ces paiements correspondaient à son cadeau de mariage. Informé de ces déclarations, Mioch se serait rangé à cette justification, tout en concédant qu'il n'aurait jamais dû payer tout cela avec la société Harlequin's.

 
 

Dans le dossier des 733 billets, le PNF envisage de poursuivre M. Atcher - agissant à l'époque des faits comme une personne chargée d'une mission de service public - pour corruption passive et prise illégale d'intérêts et M. Mioch pour corruption active et prise illégale d'intérêts.

 

« Aucune des réponses apportées par M. Atcher lors de ses auditions n'a été sérieusement prise en compte, affirme son avocat. Ce constat interroge gravement le caractère contradictoire et équilibré de l'enquête conduite. Dans le cadre du débat contradictoire qui s'ouvre, M. Atcher produira une réponse détaillée, complète et étayée, sur chacun des sujets soulevés. Il démontrera, pièces à l'appui, l'inanité des reproches formulés et la rigueur des processus de décision mis en oeuvre. »

 

 

In fine, si le projet derrière l'achat de ces 733 places était d'en faire commerce dans le cadre « d'hospitalités sauvages », le déclenchement de l'enquête l'aura annihilé. Mioch a toujours maintenu qu'il avait acheté ces places « pour rendre service à des proches, à des fans de rugby ». Ce à quoi les enquêteurs lui auraient fait remarquer que dans un échange de mails avec un client, sa collaboratrice proposait de lui vendre une place pour France-Namibie avec une marge de près de 50 %. Aux enquêteurs, Mioch indiquait ne pas savoir pourquoi elle avait proposé ce prix à ce client.

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© Les valeurs du rugby

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Le ST n'est pas impliqué dans cette affaire donc c'est un fake !!! :rolleyes:

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Archer aurait du nous demander : on lui aurait dit qu'avec Bernes il y a toujours un second article :sorcerer:

 

Bon sinon, le PNF n'a fait aucun lien entre les marchés truqués et 3S-Alizya :heat:

 

 

 

Un système de marchés truqués dans le cadre de l'organisation de la Coupe du monde 2023 de rugby dévoilé ?
Outre l'affaire des 733 places, le Parquet national financier envisage de poursuivre une vingtaine de personnes pour favoritisme, complicité et recel. L'attribution de dix marchés passés par le Comité d'organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 en France souffrirait d'arrangements dont Claude Atcher serait le principal instigateur.
 
Frédéric Bernèspublié le 24 avril 2026 à 16h49mis à jour le 24 avril 2026 à 17h16
8 minutes
 
 
 

Dans un article intitulé « Atcher, son fils et son chauffeur », nous révélions le 12 juillet 2022 l'existence d'un contrat au nom du GIP ne portant pas la signature de Claude Atcher. Au 24 de la rue Saint-Victor, au coeur de Paris où battait celui du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023, aucune délégation de pouvoir ou de signature n'était d'habitude accordée. Nous avons déjà raconté ce monde fait de craintes enfouies, ce monde où le « DG » décidait de tout, tamponnait tout.

 
 
 

Pourtant, en bas du contrat entre le GIP et la société Be On Coaching figurait la signature de Jacques Rivoal, le président pourtant très peu exécutif du GIP. Pas celle de Claude Atcher qui avait jugé opportun de se déporter à l'heure de sceller la passation d'un marché avec une société qui embauchait son fils Baptiste, ancien combattant professionnel de MMA, comme prestataire identifié dans le dossier de candidature.

 

Be On Coaching avait su ne pas passer à côté d'un appel d'offres particulièrement furtif, consultable uniquement sur le site internet de France 2023. Conséquence, Be On Coaching fut le seul candidat à soumissionner pour assurer l'animation d'ateliers de développement personnel, de renforcement musculaire et d'éducation à la nutrition prodigués aux apprentis assistants des directeurs de site de France 2023.

 
 

Autre détail d'importance : le prix de ce marché. Juste en deçà du seuil des 90 000 euros, permettant à la direction du GIP de ne pas déclarer cet appel d'offres au Bulletin officiel des annonces de marchés publics (BOAMP), ce qui aurait mécaniquement augmenté sa diffusion et donc les potentielles candidatures. En général, les radars des contrôleurs financiers vibrent et clignotent quand ils détectent des marchés publics clôturés à 89 000 euros.

Un marché fixé à 89 000 euros à dessein ?

« Marché de complaisance » selon les inspecteurs généraux des finances, ce partenariat est qualifié, selon plusieurs sources, de « simulacre de marché respectant les règles de la commande publique » par le Parquet national financier (PNF) dans une note de synthèse ouverte au contradictoire pour les mis en cause. Cette note a été rédigée après la clôture de l'enquête préliminaire menée depuis octobre 2022 par la Section de recherches de Paris à la suite d'un signalement de l'Inspection générale des finances.

 

Les investigations ont permis d'exhumer un mail de mars 2021, par lequel Baptiste Atcher adresse à son père le descriptif d'une proposition d'intervention pour des prestations de formation, accompagné d'un devis. Claude Atcher aurait transmis ce mail à Benoit Rover, alors responsable financier du programme Campus 2023, avec ce message : « On valide ? » En décembre 2021, environ deux semaines avant le lancement de l'appel d'offres, Baptiste Atcher aurait envoyé un calendrier des interventions à son père, à M. Rover ainsi qu'à la société Be On Coaching.

 

Selon le PNF, une retranscription d'écoute téléphonique entre Benoît Rover et son épouse, renforcerait la thèse d'un marché arrangé, l'ex-bras droit d'Atcher assurant que ce marché avait été mis en place « à la demande d'Atcher, spécialement pour son fils ». Auditionné par les gendarmes, M. Rover aurait confirmé que le but de ce marché consistait à faire travailler le fils Atcher.

 

Les enquêteurs estiment que le montant de ce marché, fixé à 89 000 euros hors taxes, aurait été choisi à dessein, pour que cette société soit la seule à déposer une offre, malgré la nature fortement concurrentielle de ce secteur. Ils reprocheraient à Claude Atcher d'être intervenu dans le cadre de la préparation de l'offre, en transmettant à M. Rover une proposition technique et financière avant le lancement de la consultation dans l'idée qu'il finalise la préparation d'un marché sur mesure.

 

S'agissant du calendrier d'interventions envoyé avant l'ouverture du marché, Baptiste Atcher aurait indiqué aux enquêteurs qu'il n'était question que d'une simple proposition. Son père aurait assuré qu'il n'avait pas vu ce mail. Devant les gendarmes, Frédéric Ourabah, patron de Be On Coaching et vieille connaissance de Claude Atcher du temps du club de Marseille, aurait déclaré qu'il avait compris que ce marché « lui était acquis ». Le PNF envisage des poursuites pour favoritisme contre Jacques Rivoal, signataire du contrat, pour complicité de favoritisme à l'encontre de Claude et Baptiste Atcher, ainsi que Benoît Rover, et enfin de recel de favoritisme contre M. Ourabah.

 

L'avocat de Claude Atcher, Me Moyne, nous fait savoir que son client « rejette avec la plus grande fermeté l'intégralité des mises en cause formulées à son endroit. Il réaffirme sans ambiguïté que les décisions prises dans le cadre du choix des acteurs de la Coupe du monde n'ont poursuivi qu'un seul et unique objectif : assurer la gestion professionnelle du projet et garantir la valeur ajoutée de chaque partenariat retenu pour la réussite de l'événement. Aucun autre intérêt - financier, personnel ou relationnel - n'a guidé ces décisions. Il s'étonne et déplore que des zones d'ombre soient demeurées hors du champ des investigations et contribuera activement à la manifestation de la vérité. »Contactés, MM. Rivoal, Ourabah et Baptiste Atcher n'ont pas souhaité donner suite.

 

Des liens de proximité entre Claude Atcher et Xavier Couture

Les enquêteurs pensent avoir débusqué une dizaine de marchés arrangés, truqués ou litigieux, correspondant à un volume minimum de 9 millions d'euros. Une vingtaine de personnes sont mises en cause et vont désormais pouvoir contre-argumenter dans le cadre du contradictoire ouvert par le PNF. Elles restent toutes présumées innocentes.

 

En prospectant sur le terrain du favoritisme, les investigations ont mis à jour une ligne de fracture très nette entre l'ancien « DG » et ceux qui étaient « ses » responsables financiers ou juridiques. Interrogés par les enquêteurs, ceux-là reconnaîtraient les trucages et les ententes préalables, admettraient avoir reçu et suivi des consignes de Claude Atcher, ce qui les expose de facto à de possibles poursuites pour complicité de favoritisme.

 

En retour, Claude Atcher les qualifierait de menteurs, voire de menteurs pathologiques. Le PNF envisage à son endroit des poursuites pour favoritisme, en plus de celles pour corruption et prise illégale d'intérêts dans l'affaire des 733 places acquises par son ami Henri Mioch.

 

Parmi les autres marchés visés, on retrouve celui passé entre le GIP et la société Protocole pour des prestations de conseils en stratégie de communication et une enveloppe de 420 000 euros. Selon différentes sources, l'enquête aurait mis en évidence des liens de proximité entre Claude Atcher et Xavier Couture, patron de cette société.

 

L'exploitation du téléphone portable de Marie Houzot, cheffe de cabinet du directeur général de l'époque, laisserait apparaître plusieurs rendez-vous juste avant le lancement de l'appel d'offres le 25 février 2020, et même un ce jour-là précisément. Autre élément suspect d'après les enquêteurs : Protocole évoquerait dans son dossier de candidature deux projets du GIP (Campus et la Mêlée des choeurs) qui n'étaient pas connus à l'extérieur.

 

Le 10 avril 2020, dans l'agenda de M. Atcher apparaîtrait la mention d'une réunion organisée par Xavier Couture dès le lendemain de celle de la commission d'appel d'offres, alors que la notification de la décision n'avait pas encore été reçue par l'entreprise attributaire et que le délai de onze jours pendant lequel les entreprises non retenues peuvent faire appel n'était pas écoulé. Selon le PNF, ces faits porteraient gravement atteinte au principe d'égalité de traitement des candidats.

 
 

Directrice déléguée aux affaires juridiques du GIP, Lydie Émeraud aurait confirmé aux gendarmes avoir reçu des consignes de Claude Atcher pour favoriser la société de Xavier Couture. Elle aurait reconnu avoir effectué une analyse des offres orientée, ce que Claude Atcher conteste. Aux enquêteurs, ce dernier aurait assuré avoir laissé les directions financière et juridique rédiger le rapport d'analyse des offres, se contentant ensuite de valider le classement plaçant Protocole en première position.

 

Selon les enquêteurs, ce marché serait d'autant plus suspicieux que la société Protocole « avait déjà été désignée attributaire en avril 2019, sans mise en concurrence alors que cela était obligatoire, d'un marché pour l'exécution des mêmes prestations ». D'après le PNF, la valeur de ce marché, chiffrée à 45 000 euros, imposait d'autant plus l'ouverture d'une mise en concurrence que le propre guide interne des achats du GIP fixait ce seuil à 10 000 euros.

 

« Je n'ai pas grand-chose à en dire, nous a fait savoir Xavier Couture. Je me suis conformé aux procédures. » Son avocat Jean-Marc Fédida ajoute : « L'analyse faite par le PNF m'apparaît téméraire. » Contactée, Mme Emeraud n'a pas donné suite.

 
 

« Il s'est entendu avec lui sur le prix »

Morgane Mombet, juriste au GIP, à propos d'une réunion entre Claude Atcher et Jérôme Papin

 
 

Selon différentes sources, les mêmes récriminations concernent un marché de contenus vidéo attribué pour une valeur maximale de 240 000 euros à l'agence 3E-3C. Là encore, l'enquête aurait révélé une certaine proximité entre M. Atcher et le directeur de l'agence Jérôme Papin, ainsi qu'une série de rendez-vous contemporains à la concession de ce marché. Aux yeux des enquêteurs, une réunion impliquant MM. Atcher et Papin poserait problème : celle du 16 novembre 2021, précédant la publication de l'appel d'offres ce même jour à 21 h 32.

 

Juriste au GIP, présidente de la commission d'appel d'offres, Morgane Mombet aurait déclaré en audition qu'elle était elle-même présente à cette réunion, « au cours de laquelle Claude Atcher a modifié le règlement de consultation avec Jérôme Papin pour qu'il corresponde à ce que celui-ci serait en mesure de fournir dans ce marché. Il s'est entendu avec lui sur le prix. »

 

Aux enquêteurs, M. Atcher aurait indiqué qu'il n'avait jamais demandé à modifier le cahier des charges afin d'avantager Jérôme Papin, et qu'il n'avait aucun intérêt à favoriser cette société. Entendu par la mission de l'Inspection générale, M. Papin a « confirmé avoir été présent à cette réunion et confirmé aussi une entente préalable entre lui et Claude Atcher sur la collaboration ». Contactés, ni M. Papin ni Mme Mombet n'ont donné suite.

 

Un marché destiné à un futur membre du GIP

Le cas du marché conclu avec la société Caméléon Conseil, d'une valeur de 89 000 euros (rebelote) pour l'élaboration d'une stratégie de formation professionnelle, ferait apparaître selon l'enquête « une publicité réduite à son minimum pour qu'aucun autre concurrent ne la remarque alors que Benoît Rover (patron de Caméléon avant d'être embauché au GIP) a été directement informé par Hugues Esquerre ».

 

Directeur financier du GIP, M. Esquerre aurait reconnu en audition que ce projet avait été proposé par Benoît Rover et que ce marché lui était destiné. Il aurait ajouté que Claude Atcher lui avait annoncé un matin, ainsi qu'à Lydie Émeraud, que le GIP allait lancer un centre de formation des apprentis « et que c'est Benoît Rover qui va le diriger ». Au cours de son audition, Mme Emeraud aurait confirmé ces propos.

 

À la question de savoir s'il avait la certitude d'être retenu pour ce marché, Benoît Rover répondait aux enquêteurs : « Je vous mentirais en vous disant non. »Claude Atcher leur indiquait que c'est M. Esquerre qui avait analysé la seule offre déposée. Arrivée hors délai, cette offre, la seule parvenue au GIP, aurait d'ailleurs dû être jugée irrecevable. Contactés, MM. Rover et Esquerre n'ont pas donné suite.

 
 

S'agissant d'un autre marché, supérieur à 40 000 euros, passé avec la société Baba Yaka, Hugues Esquerre et Lydie Émeraud auraient de nouveau reconnu pendant l'enquête avoir reçu des consignes de Claude Atcher pour faire en sorte que la consultation ait l'air régulière tout en attribuant le marché à la société de Nicolas Schpoliansky. Aux enquêteurs, M. Atcher aurait démenti avoir tenu de tels propos.

 

Un autre marché a été remporté par cette même société, d'une valeur de 290 000 euros, pour la conception et la mise en oeuvre de cérémonies pendant la Coupe du monde. Aux enquêteurs, M. Schpoliansky aurait admis « avoir la connaissance parfaite en amont du cahier des charges et des prix à proposer ».

 

Selon plusieurs sources, Mme Mombet a déclaré avoir reçu sur sa boîte personnelle, chose très inhabituelle, un courriel de Nicolas Schpoliansky lui présentant sa grille tarifaire. Le tout à six jours du lancement de l'appel d'offres. Elle précisait que c'est Claude Atcher qui aurait transmis son adresse mail personnelle. Aux yeux des enquêteurs, la société Baba Yaka aurait élaboré elle-même le cahier des charges d'un marché sur lequel elle allait ensuite candidater. Contacté, M. Schpoliansky n'a pas donné suite.

 

Le marché le plus coûteux de tous, concernant la billetterie et négocié à hauteur de 7,9 millions d'euros avec un groupement de sociétés (Webedia-Wetix Agency-Splio-Skidata), souffrirait selon le PNF d'un conflit d'intérêts patent puisque Matthieu Blondeaut, responsable de la billetterie au GIP et ancien salarié de Wetix, serait intervenu dans le cadre de l'élaboration du marché, de l'analyse des candidatures et des offres, des auditions et des négociations. Selon nos informations, les poursuites envisagées par le PNF ne concernent aucune de ces sociétés. Contacté, M. Blondeaut n'a pas souhaité donner suite.

 

On savait l'héritage financier de cette Coupe du monde vicié. À la place des 200 millions d'euros de bénéfices qui devaient pleuvoir, il est resté un trou de 57 millions. On comprend aujourd'hui que l'héritage judiciaire pourrait ne pas s'annoncer plus glorieux.

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