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Le topic des "je sais tout, je suis été à l'école"


Manpat

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Posté(e) (modifié)

Non, mais il a été publié le décret du 9 aout 2023 qui dit que s'il y a absence du prof titulaire et ni remplaçant, ni contractuel (malgré le pacte) alors, on peut mettre un AED (Pion) face aux élèves et qu'il y aura des programmes informatiques pour les aider à faire cours.

Ça montre combien il connait ce métier... ou combien il s'en fout. Au choix.

J'ai mon idée.

Modifié par Manpat
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Posté(e)
il y a 11 minutes, Manpat a dit :

Non, mais il a été publié le décret du 9 aout 2023 qui dit que s'il n'y a pas de prof titulaire (malgré le pacte), ni remplaçant, ni contractuel, alors on peut mettre un AED (Pion) face aux élèves et qu'il y aura des programmes informatiques pour les aider à faire cours.

Ça montre combien il connait ce métier... ou combien il s'en fout. Au choix.

J'ai mon idée.

Et donc s'il n'y a ni prof titulaire, ni remplaçant, ni contractuel, tu proposes quoi ?

Posté(e)
Il y a 2 heures, Vil & Preux a dit :

 

Adishatz Manpat

 

Quel que soit le gouvernement, le ministre de l'éducation sera toujours votre adversaire. 

Parmi ce Gloubi-boulga d'infos, il ne sera pas bien difficile de trouver un motif pour la prochaine grève. Je sens bien la 3e semaine de Septembre. La programmer plus tard, c'est prendre le risque d'empiéter sur la grève d'Octobre :flo:

 

Je vous laisse cher ami, mon chat il a faim

 

Pierre V 

J'aurais plutôt écrit que nous serons toujours considérés comme l'adversaire du MEN.

Ce n'est pas très grave, au fond, que le bien-être d'une corporation qui forme la jeunesse de ce pays et nous sommes habitués aux vaches maigres depuis si longtemps.

Cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de "semaine" de grève : bcp trop couteux et si peu de collègues concernés.

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Posté(e) (modifié)
il y a 10 minutes, Gabi a dit :

Et donc s'il n'y a ni prof titulaire, ni remplaçant, ni contractuel, tu proposes quoi ?

De ne pas attendre qu'il pleuve pour décider de fabriquer des parapluies. Mais pour ça il faudrait vouloir anticiper. Depuis le temps que le pb existe, cela aurait dû être fait. Mais bon, changer de MEN tous les 1 à 3 ans, ça aide pas.

Par ailleurs, faire cours du jour au lendemain pour un prof normalement constitué, ce n'est pas évident alors pour un AED.

En fait, le MEN répond à une demande des parents : ils ne veulent pas des cours, ils veulent que les enfants soient gardés pendant qu'eux peuvent vaquer à leurs occupations. Les DVD vont tourner.

 

Modifié par Manpat
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Posté(e)
il y a 11 minutes, Manpat a dit :

De ne pas attendre qu'il pleuve pour décider de fabriquer des parapluies. Mais pour ça il faudrait vouloir anticiper. Depuis le temps que le pb existe, cela aurait dû être fait. Mais bon, changer de MEN tous les 1 à 3 ans, ça aide pas.

Par ailleurs, faire cours du jour au lendemain pour un prof normalement constitué, ce n'est pas évident alors pour un AED.

En fait, le MEN répond à une demande des parents : ils ne veulent pas des cours, ils veulent que les enfants soient gardés pendant qu'eux peuvent vaquer à leurs occupations. Les DVD vont tourner.

 

Tu n'as pas répondu à ma question donc je la repose :

Tu viens d'être élu ministre de l'EN il y a un mois et comme gouverner c'est prévoir, tu dois donner des instructions dans le cas où, par malheur et en espérant que ce soit rarissime, une classe n'a ni prof titulaire, ni remplaçant ni contractuel. Quelle est ton instruction ?

Posté(e) (modifié)

Déjà, on est nommé et pas élu, ça change pas mal de chose.

Comme tu le dis : gouverner c'est prévoir.

Les AED ne sont pas là pour pallier les graves manquements de l'institution.

Tu poses toi-même les termes de ton équation. Moi, je te dis que ton calcul ne sert à rien.

Tu dois être opéré, le chirurgien est absent, on prend une aide-soignante pour faire le job ! T'es d'accord ?

Modifié par Manpat
Posté(e)
il y a 1 minute, Manpat a dit :

Déjà, on est nommé et pas élu, ça change pas mal de chose.

Comme tu le dis : gouverner c'est prévoir.

Les AED ne sont pas là pour pallier les manquements de l'institution.

Tu poses toi-même les termes de ton équation. Moi, je te dis que ton calcul ne sert à rien.

Tu dois être opéré, le chirurgien est absent, on prend une aide-soignante pour faire le job ! T'es d'accord ?

Bon, visiblement, tu ne veux pas répondre ni prendre de décision. Tu ne serais pas un bon ministre.

 

Et concernant ton cas, la réponse est très simple : sans chirurgien, je ne serai pas opéré.

Posté(e) (modifié)

Je n'ai aucune envie d'être ministre. Cela dit, je ne ferai surement pas pire que ceux à qui vous trouvez toutes les vertus.

Et dans mon cas, les élèves n'ont pas cours, on ne les confie pas à des gens non qualifiés en voulant faire croire aux parents que c'est bon (avec leur consentement tacite), on y verra que du feu.

Modifié par Manpat
Posté(e)
il y a 39 minutes, Manpat a dit :

J'aurais plutôt écrit que nous serons toujours considérés comme l'adversaire du MEN.

 

Si vous voulez. Ce que je remarque, et voulais dire, c'est que quel que soit le ministre de l'EN, je n'ai pas le souvenir d'un dialogue constructif dès qu'il s'agit d'essayer de reformer cette grande maison.

On peut pas vous reprocher d'être sectaire. Chez les ministres de gauche, vous avez fait grève sous Savary, Allègre, Lang, Peillon, Hamon, Vallaud-Belkacem,...

 

 

De "semaines de grèves", on est en effet passé à des "journées" de grève. Il doit y en avoir une dizaine chaque année.  

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Posté(e)
il y a 1 minute, Vil & Preux a dit :

Si vous voulez. Ce que je remarque, et voulais dire, c'est que quel que soit le ministre de l'EN, je n'ai pas le souvenir d'un dialogue constructif dès qu'il s'agit d'essayer de reformer cette grande maison.

Je préférerais que nous soyons considérés comme partenaire et non adversaire. Quand fut discutée la dernière réforme ?

Or, les multiples agressions que nous subissons depuis des lustres – et à travers nous, les élèves - nous discréditent toujours plus.

L'EN a besoin d'une politique fléchée sur le long terme, pas de ces coups de pression hystériques.

Posté(e)
il y a 9 minutes, Manpat a dit :

Je n'ai aucune envie (ni capacité) d'être ministre. Cela dit, je ne ferai surement pas pire que ceux à qui vous trouvez toutes les vertus.

Et dans mon cas, les élèves n'ont pas cours, on ne les confie pas à des gens non qualifiés en voulant faire croire aux parents que c'est bon (avec leur consentement tacite), on y verra que du feu.

 

Donc pour résumer juste dire "attendez au moins quelques mois et ces premières mesures avant de le déglinguer" comme on a fait, toi, tu as compris (et les autres profs du forum j'ai l'impression) : "vous lui trouvez toutes les vertus".

 

Et sur une décision où il essaie de prendre la moins pire (bien évidemment que dans l'absolu, il n'a aucune envie que des élèves soient sans prof) pour une situation où tu n'as pas mieux à proposer, tu as réussi à conclure qu'il connaissait que dalle et qu'il en a rien à foutre (tu penses vraiment qu'un ministre de l'EN en a rien à foutre s'il y a des classes sans prof ?)

 

Et après, tu nous dis que vous êtes ouverts au dialogue avec vos différents ministres qui se sont succédés ? Et que vous n'êtes pas du tout fermés ? Vraiment ?

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Posté(e) (modifié)
il y a une heure, Manpat a dit :

En fait, le MEN répond à une demande des parents : ils ne veulent pas des cours, ils veulent que les enfants soient gardés pendant qu'eux peuvent vaquer à leurs occupations. Les DVD vont tourner.

 

 

C'est très caricatural ca. J'ai plutôt l'impression que, quand mes drôles étaient au collège - lycée, tous les parents pestaient après les profs (nombreux) qui ne faisaient pas leur job et étaient la plupart du temps en arrêt maladie ou en grève. Toujours les mêmes. Dans une équipe pédagogique, si sur la dizaine de profs d'un élève il y a 2 tire au flanc, vous aurez toujours mauvaise presse auprès des parents. C'est regrettable, surtout pour ceux qui font bien leur métier, mais je pense que vous partagerez le constat. 

Selon moi, je peux me tromper, tant que les chef d'établissements n'auront pas plus de pouvoir sur les enseignants, l'EN restera dans l'immobilisme le plus total.

 

Modifié par Vil & Preux
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Posté(e) (modifié)

@Gabi

Mais t'as pas fini de faire semblant de ne pas comprendre, dis ?

Depuis le temps qu'on t'explique.

 

Modifié par Manpat
Posté(e)
il y a 3 minutes, Vil & Preux a dit :

 

C'est très caricatural ca. J'ai plutôt l'impression que, quand mes drôles étaient au collège - lycée, tous les parents pestaient après les profs (nombreux) qui ne faisaient pas leur job et étaient la plupart du temps en arrêt maladie ou en grève. Toujours les mêmes. Dans une équipe pédagogique, si sur la dizaine de profs d'un élève il y a 2 tire au flanc, vous aurez toujours mauvaise presse auprès des parents. C'est regrettable, surtout pour ceux qui font bien leur métier, mais je pense que vous partagerez le constat. 

Selon moi, je peux me tromper, tant que les chef d'établissements n'auront pas plus de pouvoir sur les enseignants, l'EN restera dans l'immobilisme le plus total.

 

Ceux qui exigent des sanctions contre les mauvais policiers sont souvent les mêmes qui refusent de sanctionner/récompenser les profs.

 

Pourtant, un mauvais prof (donc des élèves mal scolarisés), c'est pire en terme de conséquences qu'un coup de matraque.

Posté(e)
il y a 1 minute, Vil & Preux a dit :

 

C'est très caricatural ca. J'ai plutôt l'impression que, quand mes drôles étaient au collège - lycée, tous les parents pestaient après les profs (nombreux) qui ne faisaient pas leur job et étaient la plupart du temps en arrêt maladie ou en grève. Toujours les mêmes. Dans une équipe pédagogique, si sur la dizaine de profs d'un élève il y a 2 tire au flanc, vous aurez toujours mauvaise presse auprès des parents. C'est regrettable, surtout pour ceux qui font bien leur métier, mais je pense que vous partagerez le constat. 

Selon moi, je peux me tromper, mais tant que les chef d'établissements n'auront pas plus de pouvoir sur les enseignants, l'EN restera dans l'immobilisme.  

Caricatural ?, c'est ce qui se passera. D'autant que les AED sont déjà en sous-effectif, pas toujours compétents et bien occupés aux taches de vie scolaire de ce que je vois de ma petite expérience.

Et on ne parle pas du 1 aire.

Après, sur le constat, 10% de nuls (comme partout) font mauvaise presse, j'ai envie de te dire que tu as, hélas, bien raison. On sera toujours le bouc émissaire facile. Comme ici.

Pour la gestion délocalisée, il y a du pour et du contre surtout si tu tombes sur les 10% d'incompétents chez les chefs d'établissement.  :biggrin:

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Posté(e)
il y a 13 minutes, Manpat a dit :

Je préférerais que nous soyons considérés comme partenaire et non adversaire. Quand fut discutée la dernière réforme ?

 

Aucune idée, il y a longtemps que j'ai abandonné l'idée de comprendre vos motivations. Pour parler de ce que je connais (un peu), quand ce n'est pas les syndicats  de gauches, ce sont ceux de droite qui font font tomber les réformes. Je n'ai jamais compris, par exemple, votre manque d'unité lors du projet de loi de Savary en 84. Qui, mis à part les syndicats de profs et les assos cathos de parents d'élèves ont retoqué cette réforme ? 

Posté(e)

La réponse est  : jamais ! comme pour les précédentes.

 

Attention aux généralisations à outrance avec les "vos" /"vous", ça ne colle pas à la réalité.

Quant à 84, désolé, j'étais en 1ere année de fac, je ne m'en souviens pas.

Posté(e)
il y a 9 minutes, Gabi a dit :

Ceux qui exigent des sanctions contre les mauvais policiers sont souvent les mêmes qui refusent de sanctionner/récompenser les profs.

 

Ca aussi c'est caricatural et je ne partage pas ce point de vue.

 

Les parents n'ont pas les compétences pour savoir qui méritent d'être récompensé ou sanctionné. Le chef d'établissement me semble le mieux placer (devant l'inspecteur d'académie) pour juger du travail et de l'engagement d'un enseignant dans la vie de l'établissement. 

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Posté(e)
il y a 2 minutes, Vil & Preux a dit :

 

Ca aussi c'est caricatural et je ne partage pas ce point de vue.

 

Les parents n'ont pas les compétences pour savoir qui méritent d'être récompensé ou sanctionné. Le chef d'établissement me semble le mieux placer (devant l'inspecteur d'académie) pour juger du travail et de l'engagement d'un enseignant dans la vie de l'établissement. 

Euh...

Je n'ai jamais dit que ça devait être fait par les parents. :o

Je souhaite également que cela soit fait principalement au niveau du chef d'établissement (avec supervision de l'inspecteur d'académie et rectorat).

 

Comme personne ne demande que les policiers soient notés et jugés par les citoyens qu'ils arrêtent. :wacko:

Posté(e)
il y a 17 minutes, Manpat a dit :

Pour la gestion délocalisée, il y a du pour et du contre surtout si tu tombes sur les 10% d'incompétents chez les chefs d'établissement.  :biggrin:

 

Banco. Si y'a seulement 10% de chef d'établissement incompétents, avec les 90% d'établissement ainsi gérés, on pourrait se faire une idée.

Je pense que tout le monde (sauf les 10%) y gagnerait.

Posté(e)
à l’instant, Gabi a dit :

Comme personne ne demande que les policiers soient notés et jugés par les citoyens qu'ils arrêtent. :wacko:

 

D'où vous vient cette obsession de ramener constamment le débat aux policiers :blink:

Posté(e)
il y a 3 minutes, Vil & Preux a dit :

 

Banco. Si y'a seulement 10% de chef d'établissement incompétents, avec les 90% d'établissement ainsi gérés, on pourrait se faire une idée.

Je pense que tout le monde (sauf les 10%) y gagnerait.

Sauf qu'à mon avis, le point de vue majoritaire des enseignants est : "pour éviter qu'un bon prof soit injustement saqué par un mauvais chef d'établissement, on veut éviter que 20 autres bons profs soient justement récompensés par des bons chefs d'établissements.!" :biggrin:

Posté(e) (modifié)
il y a 7 minutes, Vil & Preux a dit :

 

D'où vous vient cette obsession de ramener constamment le débat aux policiers :blink:

Premièrement, j'aurais préféré que vous vous excusiez (ou alors un petit "pan sur le bec" suffisait) d'avoir une nouvelle fois déformé ou inventé mes propos (je n'ai jamais proposé que les profs soient évalués par les parents) plutôt qu'inventer une nouvelle affirmation (cf point 2).

 

Deuxièmement, je vous remercie par avance de lister l'ensemble de mes comparaisons avec les policiers sur ce topic des profs afin de bien prouver ma constante obsession dont vous parlez.

Modifié par Gabi
Posté(e)
il y a 3 minutes, Gabi a dit :

Sauf qu'à mon avis, le point de vue majoritaire des enseignants est : "pour éviter qu'un bon prof soit injustement saqué par un mauvais chef d'établissement, on veut éviter que 20 autres bons profs soient justement récompensés par des bons chefs d'établissements.!" :biggrin:

 

 

Je ne connais pas les motivations des enseignants, mais je pense que la majorité d'entre eux a toujours été vent debout devant cette idée.

 

il y a 30 minutes, Manpat a dit :

Pour la gestion délocalisée, il y a du pour et du contre surtout si tu tombes sur les 10% d'incompétents chez les chefs d'établissement.  :biggrin:

 

Vous l'avez peut être déjà expliqué maintes fois, mais ne l'ayant pas lu et devant le manque d'arguments convaincants de mes amis profs, en quelque mots quel est le contre ?

Posté(e) (modifié)
il y a 16 minutes, Gabi a dit :

Premièrement, j'aurais préféré que vous vous excusiez (ou alors un petit "pan sur le bec" suffisait) d'avoir une nouvelle fois déformé ou inventé mes propos (je n'ai jamais proposé que les profs soient évalués par les parents) plutôt qu'inventer une nouvelle affirmation (cf point 2).

 

Deuxièmement, je vous remercie par avance de lister l'ensemble de mes comparaisons avec les policiers sur ce topic des profs afin de bien prouver ma constante obsession dont vous parlez.

 

Quand on est susceptible, il ne faut pas s'essayer au débat d'idée. 

 

Relisez. Je m'adresse à vous en disant ne pas partager votre point de vue. Je poursuis ensuite le débat sur le rôle du chef d'établissement.  

 

il y a 32 minutes, Vil & Preux a dit :

 

Ca aussi c'est caricatural et je ne partage pas ce point de vue.

 

Les parents n'ont pas les compétences pour savoir qui méritent d'être récompensé ou sanctionné. Le chef d'établissement me semble le mieux placer (devant l'inspecteur d'académie) pour juger du travail et de l'engagement d'un enseignant dans la vie de l'établissement. 

 

 

A la base, ce sont les réponses de Manpat qui m'intéressent, pas les vôtres. D'ailleurs, je ne pense pas vous avoir questionné sur le sujet mais juste dis ne pas partager votre point de vue.

 

Modifié par Vil & Preux
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Posté(e) (modifié)
il y a 53 minutes, Vil & Preux a dit :

 

 

Je ne connais pas les motivations des enseignants, mais je pense que la majorité d'entre eux a toujours été vent debout devant cette idée.

 

 

Vous l'avez peut être déjà expliqué maintes fois, mais ne l'ayant pas lu et devant le manque d'arguments convaincants de mes amis profs, en quelque mots quel est le contre ?

Pour le 1aire, ce sera différent puisque les Directeurs sont aussi PE. Je laisserai un pro en parler.

 

Pour le secondaire, les questions qui posent souci sont multiples.

Comment un chef d'établissement évalue-t-il un prof ?

Les critères sont très vastes et ma liste non exhaustive : projets ? aura ? réussite aux examens ? diplômes ? ...

Si tu ne fais pas ou peu de projets parce que tu penses qu'ils doivent surtout bosser en cours ; si tu as des classes difficiles et ton collègue des bonnes ; comment on mesure l'aura ? le tx d'absentéisme ? S'il a des stagiaires ? si les élèves ou parents se plaignent ? le nombre de formations ? Et puis un prof d'EPS ne fait pas le même travail qu'un prof de philo ou qu'un prof de méca en groupe de 10 élèves.

Bref, c'est très compliqué.

Il existe déjà des rdv de carrière où les Chefs évaluent leurs profs trois fois durant leur carrière (je crois, car je suis monté avec les inspections, avant ce système).

Si le Chef t'a dans le nez, ou au contraire entre les cuisses (pas en même temps ;-) ). Dans mon bahut, il y a eu les deux cas, plus des lettres anonymes, ça peut vite devenir un enfer.

Modifié par Manpat
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Posté(e)
il y a 10 minutes, Manpat a dit :

Pour le 1aire, ce sera différent puisque les Directeurs sont aussi PE. Je laisserai un pro en parler.

 

Pour le secondaire, les questions qui posent souci sont multiples.

Comment un chef d'établissement évalue-t-il un prof ?

Les critères sont très vastes et ma liste non exhaustive : projets ? aura ? réussite aux examens ? diplômes ? ...

Si tu ne fais pas ou peu de projets parce que tu penses qu'ils doivent surtout bosser en cours ; si tu as des classes difficiles et ton collègue des bonnes ; comment on mesure l'aura ? le tx d'absentéisme ? S'il a des stagiaires ? si les élèves ou parents se plaignent ? le nombre de formations ? Et puis un prof d'EPS ne fait pas le même travail qu'un prof de philo ou qu'un prof de méca en groupe de 10 élèves.

Bref, c'est très compliqué.

Il existe déjà des rdv de carrière où les Chefs évaluent leurs profs trois fois durant leur carrière (je crois, car je suis monté avec les inspections, avant ce système).

Si le Chef t'a dans le nez, ou au contraire entre les cuisses (pas en même temps ;-) ). Dans mon bahut, il y a eu les deux cas, plus des lettres anonymes, ça peut vite devenir un enfer.

 

 

Concernant les critères d'évaluation, il doit en effet en exister de nombreux, autres que ceux que vous avez cité. C'est à vous (cabinet ministériel, académie, syndicats, chefs d'établissement, représentants parents d'élèves et représentants d'élèves) de vous mettre d'accord. Et oui, c'est compliqué, plein de paramètres en prendre en compte. Mais en partant du principe que c'est une bonne chose pour l'éducation des gamins, on doit pouvoir y parvenir.

 

Je ne savais pas que les chefs d'établissement évaluaient un enseignant 3 fois au cours de la carrière de ce dernier. Quels sont les pouvoirs qui lui sont octroyé du coup ? Comme dans tous les métiers, si ton n+1 est un "petit chef" et peut pas te blairer, tu morfles en effet. mais bon, on va dire que c'est à la marge. Selon moi, sur le sujet primordial de la revalorisation nécessaire des salaires, si on laissait cela entre les mains du chef d'établissement, je suis sur que ca règlerait pas mal de problèmes.

Posté(e)
il y a 59 minutes, Vil & Preux a dit :

Quand on est susceptible, il ne faut pas s'essayer au débat d'idée. 

Magnifique, un énième argumentum ad personam (une habitude très ancrée chez vous) pour demander de la qualité au débat. :chuis:

 

Vous adorez reprendre autrui, vous acharner sur un détail mais n'appréciez pas quand on reprend vos grosses saucisses.

Vous êtes décidément un homme tout en contradiction.

 

il y a une heure, Vil & Preux a dit :

A la base, ce sont les réponses de Manpat qui m'intéressent, pas les vôtres. D'ailleurs, je ne pense pas vous avoir questionné sur le sujet mais juste dis ne pas partager votre point de vue.

Vous me répondez plusieurs fois mais n'êtes pas intéressés par mes écrits ? Un homme tout en contradiction (bis)...

 

Si seuls les réponses de Manpat vous intéressent, je vous conseille vivement de passer en MP car pour info, vous vous êtes en train de discuter sur un topic public. Un homme tout en contradiction (ter).

  • Merci 1
Posté(e) (modifié)
il y a 17 minutes, Vil & Preux a dit :

 

 

Concernant les critères d'évaluation, il doit en effet en exister de nombreux, autres que ceux que vous avez cité. C'est à vous (cabinet ministériel, académie, syndicats, chefs d'établissement, représentants parents d'élèves et représentants d'élèves) de vous mettre d'accord. Et oui, c'est compliqué, plein de paramètres en prendre en compte. Mais en partant du principe que c'est une bonne chose pour l'éducation des gamins, on doit pouvoir y parvenir.

 

Je ne savais pas que les chefs d'établissement évaluaient un enseignant 3 fois au cours de la carrière de ce dernier. Quels sont les pouvoirs qui lui sont octroyé du coup ? Comme dans tous les métiers, si ton n+1 est un "petit chef" et peut pas te blairer, tu morfles en effet. mais bon, on va dire que c'est à la marge. Selon moi, sur le sujet primordial de la revalorisation nécessaire des salaires, si on laissait cela entre les mains du chef d'établissement, je suis sur que ca règlerait pas mal de problèmes.

Pour le 1ᵉʳ point, je suis d'accord, mais pour y parvenir, il faudrait que le pouvoir politique veuille vraiment croire encore dans l'École et, à mon humble avis, ne pas la laisser crever pour privilégier le privé.

Oui, cela a remplacé les sacro-saintes inspections, il y a quelques années. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez-vous_de_carrière

Il y a une grille d'appréciations prédéfinies et en gros si tu n'as pas "excellent" partout, tu tarderas davantage que le collègue à monter à l'échelon supérieur et, Graal, à la Hors classe. Normalement cela dure une heure et c'est concomitant avec une inspection.

Mais j'ai déjà vu bcp "d'arrangements" pour y voir une amélioration avec l'ancien système.

Les primes gérées par les chefs d'établissement avec le Pacte sont une tentative fictive d'augmenter le salaire, car cela correspond à du travail en plus. Il ne s'agit donc pas d'une revalorisation. Ce pacte donne déjà lieu dans nombre d'établissements à des dissensions entre collègues. D'autant qu'il n'y en a pas en quantité suffisante si tout le monde en voulait.

Modifié par Manpat
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Posté(e) (modifié)
il y a 23 minutes, Manpat a dit :

Pour le 1ᵉʳ point, je suis d'accord, mais pour y parvenir, il faudrait que le pouvoir politique veuille vraiment croire encore dans l'École et, à mon humble avis, ne pas la laisser crever pour privilégier le privé.

Oui, cela a remplacé les sacro-saintes inspections, il y a quelques années. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez-vous_de_carrière

Il y a une grille d'appréciations prédéfinies et en gros si tu n'as pas "excellent" partout, tu tarderas davantage que le collègue à monter à l'échelon supérieur et, Graal, à la Hors classe. Normalement cela dure une heure et c'est concomitant avec une inspection.

Mais j'ai déjà vu bcp "d'arrangements" pour y voir une amélioration avec l'ancien système.

Les primes gérées par les chefs d'établissement avec le Pacte sont une tentative fictive d'augmenter le salaire, car cela correspond à du travail en plus. Il ne s'agit donc pas d'une revalorisation. Ce pacte donne déjà lieu dans nombre d'établissements à des dissensions entre collègues. D'autant qu'il n'y en a pas en quantité suffisante si tout le monde en voulait.


Pourquoi augmentation = plus d’heures ? Pas forcément. Là aussi, j’ai l’impression que c’est caricatural. 

 

Si demain le ministre dit: + 10% à tous les enseignants sur propositions* du chef d’établissement, vous êtes d’accord ?

 

De manière générale, j’ai tendance à faire confiance aux personnes en responsabilités. Alors oui, y’aura toujours quelques injustices (promotion à celui qui ne la mérite pas et, à l’inverse, une carrière à l’arrêt pour celui qui mérite) mais ça doit être à la marge, je pense. 

* sur des critères discutés et validés au préalable par toutes les parties concernées.

 

Modifié par Vil & Preux
Posté(e) (modifié)

Moi aussi, je serais d'accord (bien que loin du compte, je sais, ça énerve, mais c'est réel), mais ce n'est pas du tout ce qui est proposé.

 

À la rentrée, pour faire bref et de ce que j'ai compris, il y aura deux systèmes pour augmenter le salaire.

https://www.vousnousils.fr/2023/05/26/pacte-enseignant-missions-remunerations-precisees-673769

 

– Le Socle : augmentation de quelques indemnités (prof principal, Indemnité de Suivi et d'Orientation de l'Élève...) ==> tous les profs y ont droit. Ne vous affolez pas, ça ne va pas péter très loin. Mais je prends quand même, ça va payer mon gasoil.

 

– Le Pacte : vendu comme une revalorisation (c'est-à-dire 1 augmentation sans contrepartie de travail supp) mais en fait cela correspond à des missions en plus proposées - mais il n'y en a pas pour tous - aux volontaires comme RCD (Remplacement de Courte durée, surveillance des devoirs, ...). On nous a demandé de nous positionner si on voulait on non de ce pacte en juin. Ce pacte se décompose en Briques ! Il faut prendre au moins trois briques (si j'ai bien tout compris, car la proposition a changé plusieurs fois au cours du mois de juin) ;-) Les briques, en théorie bcp de choses, mais comme le décret définissant le contenu n'est pas encore sorti, ça fait chèque en blanc.

À terme, ces briques de Pacte (faut suivre, c'est l'EN) remplaceront les Heures supp (moins bien payées qu'une heure normale) et autres indemnités (style IMP).

Cela explique que certains soient frileux et d'autres prêts à tout prendre, la bouche en cœur.

 

Modifié par Manpat
  • Merci 1
Posté(e) (modifié)

Si on vous a demandé de vous positionner, c’est que le dialogue existe. Je vais retenir ça.

 

Merci pour ces infos, je me coucherais moins con ce soir.

 

Je vous laisse cher ami, mon chat il a faim.

 

Pierre V

 

Modifié par Vil & Preux
Posté(e)
à l’instant, Vil & Preux a dit :

Si vous on a demandé de vous positionner, c’est que le dialogue existe. Je vais retenir ça.

 

Merci pour ces infos, je me coucherais moins con ce soir.

 

Je vous laisse cher ami, mon chat il a faim.

 

Pierre V

Ouais, si on veut…:biggrin:

Je suis heureux d'avoir pu éclairer ta lanterne. Si ça peut aider à comprendre notre monde, c'est tout bénéfique pour moi.

J'ajoute que je laisse le soin à mes collègues de corriger, amender ou réfuter ce que j'ai écrit plus haut. J'avoue ne pas avoir tout saisi lors des réunions d'information.

Posté(e) (modifié)
Il y a 1 heure, Manpat a dit :

Il existe déjà des rdv de carrière où les Chefs évaluent leurs profs trois fois durant leur carrière (je crois, car je suis monté avec les inspections, avant ce système).

Évaluation 3 fois dans une carrière, c'est quand-même une sacrée blague.

Il pourrait avoir un entretien et bilan annuel comme une bonne partie des salariés (dont moi).

Il y a un gros problème de suivi RH dans l'EN.

 

Sinon oui, tu as raison, c'est compliqué d'évaluer (avec tous les exemples que tu as donnés) mais c'est le lot de toutes les évaluations professionnelles (dans mon cas, il y aura, entre collègues, des projets plus ou moins faciles, des difficultés plus ou moins importantes qui sont arrivés, etc...) mais c'est le rôle de l'humain, du chef de savoir évaluer en fonction.

 

De même, il peut avoir des mauvaises évaluations (incompétence du chef, piston) mais si elles restent en nombre bien inférieure à celle des bonnes, ça vaut le coup.

Chaque jour, des innocents sont condamnés et des coupables relaxés mais on ne va pas supprimer les tribunaux pour autant.

De même, il vaut mieux une évaluation non parfaite que pas d'évaluation je pense.

Vous seriez gagnants avec ce système.

Modifié par Gabi
Posté(e)
il y a 14 minutes, Manpat a dit :

Ouais, si on veut…:biggrin:

Je suis heureux d'avoir pu éclairer ta lanterne. Si ça peut aider à comprendre notre monde, c'est tout bénéfique pour moi.

J'ajoute que je laisse le soin à mes collègues de corriger, amender ou réfuter ce que j'ai écrit plus haut. J'avoue ne pas avoir tout saisi lors des réunions d'information.

Toi même tu mets pile-poile le doigt sur le problème. Vous ne travaillez pas à la nasa ou dans les commandos marines, c'est un métier ou justement on doit être connecté à la vie de tous les jours. 

Posté(e) (modifié)

Avant que je sois Hors classe, on avait tous les ans une évaluation du Chef + les inspections (j'ai dû en avoir 7).

Du coup il y avait les avancements à l'ancienneté et ceux au mérite qui allaient bcp plus vite.

Le nouveau système a réduit ça à trois rdv de carrière, sur des échelons ciblés. Je ne pense pas que ce soit mieux ou pire. Le problème est qu'il n'y a pas ou très peu de suivi RH chez nous, tout simplement, comme tu le soulignes.

Mon nouveau proviseur est un monstre de travail, je ne vois pas comment il pourrait bosser plus et donc faire des rdv de carrière tous les ans.

Modifié par Manpat
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Posté(e) (modifié)
Il y a 23 heures, Pantang17 a dit :

Toi même tu mets pile-poile le doigt sur le problème. Vous ne travaillez pas à la nasa ou dans les commandos marines, c'est un métier ou justement on doit être connecté à la vie de tous les jours. 

Désolé, je n'ai pas compris.

Modifié par Manpat
Posté(e)
Le 22/08/2022 à 10:17, Manpat a dit :

https://www.francebleu.fr/infos/education/manque-d-enseignants-pour-la-rentree-scolaire-des-cellules-activees-ce-lundi-dans-tous-les-rectorats-1661091614?fbclid=IwAR2cV9tQMkHjtoWQGeLkvPeGdS8jhdiW1A7QwElxX0G4DKynzdm8oqqP_0I

On est sauvé :

Extrait : " Le 14 juin dernier, le ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye, a annoncé que la grande concertation autour de l'école promise par Emmanuel Macron durant la campagne se ferait "dès le mois de septembre" et qu'elle durera jusqu'à fin 2022. 

"Il s'agira vraiment d'un débat, d'échanges décentralisés, dans l'ensemble des établissements scolaires, de manière à ce que les professeurs, les parents d'élèves, les personnels administratifs et de direction et d'autres acteurs de la vie locale puissent réfléchir sur leur école", a-t-il dit, pointant une réforme qui se fera "dans la durée"."

 

Quand je vous dis que "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

Je déterre ce post. Un an après, on n'a rien vu. Et tout le monde, y compris les défenseurs de cette politique, a oublié.

C'est pareil à chaque fois.

Posté(e) (modifié)
il y a 51 minutes, Manpat a dit :

Avant que je sois Hors classe, on avait tous les ans une évaluation du Chef + les inspections.

Du coup il y avait les avancements à l'ancienneté et au mérite qui allait bcp plus vite.

Le nouveau système a réduit ça à trois rdv de carrière, sur des échelons ciblés. Je ne pense pas que ce soit mieux ou pire. Le problème est qu'il n'y a pas ou très peu de suivi RH chez nous, tout simplement, comme tu le soulignes.

Mon nouveau proviseur est un monstre de travail, je ne vois pas comment il pourrait bosser plus et donc faire des rdv de carrière tous les ans.

Mais même toi, à titre perso, tu ne serais pas terriblement frustré de n'avoir été évalué que 3 fois dans toute ta carrière ???

Pouvoir montrer tes compétences, défendre son travail, faire un point avec ta hiérarchie, savoir ce qu'on pense de toi, pouvoir éventuellement te défendre, etc...

Moi, c'est tous les ans. On me dirait : "bon, on refait le point dans 15 ans", je serai fou.

 

Je trouve que c'est un gros manque de respect envers les enseignants.

 

Pour les profs branleurs (une minorité), c'est une aubaine.

Mais pour les bons profs (la majorité), c'est sûrement terriblement frustrant voire démoralisant.

 

Enfin, en multipliant les évaluations, tu minimises l'impact d'un con qui t'a dans le pif. Ça avantage les bons profs.

Se faire saquer 1 fois sur 3 dans sa carrière, c'est pas pareil qu'1 fois sur 30.

Modifié par Gabi
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Posté(e)

Tout à fait.

Posté(e)
Il y a 4 heures, Gabi a dit :

Mais même toi, à titre perso, tu ne serais pas terriblement frustré de n'avoir été évalué que 3 fois dans toute ta carrière ???

Pouvoir montrer tes compétences, défendre son travail, faire un point avec ta hiérarchie, savoir ce qu'on pense de toi, pouvoir éventuellement te défendre, etc...

Moi, c'est tous les ans. On me dirait : "bon, on refait le point dans 15 ans", je serai fou.

 

Je trouve que c'est un gros manque de respect envers les enseignants.

 

Pour les profs branleurs (une minorité), c'est une aubaine.

Mais pour les bons profs (la majorité), c'est sûrement terriblement frustrant voire démoralisant.

 

Enfin, en multipliant les évaluations, tu minimises l'impact d'un con qui t'a dans le pif. Ça avantage les bons profs.

Se faire saquer 1 fois sur 3 dans sa carrière, c'est pas pareil qu'1 fois sur 30.


Assez d’accord avec ça.

 

Après il faudrait voir comment, dans le premier degré, le mettre en place.

Comment par exemple un directeur n’ayant eu que des élémentaires pourrait évaluer le travail d’un enseignant de maternelle ? Et inversement.

 

Et là où ça serait biaisé, c’est que soit le directeur ou la directrice s’entend bien avec ses collègues et mettra de supers évaluations à tout le monde, soit ne s’entend pas trop avec certains, et au mieux mettra un « satisfaisant ».

 

Une solution serait de demander à un directeur d’une autre école par exemple, mais ça voudrait dire davantage de décharge pour les directeurs/trices, donc davantage de moyens.

 

Bref, ça me parait compliqué à mettre en place. 
 

Mais je suis d’accord que multiplier les évaluations permettrait de limiter l’impact d’un mauvais avis.

On pourrait aussi mettre en place un système qui t’empêche d’avoir deux fois le même évaluateur sur une période de 3 ans (ou 5 par exemple).

 

Après si déjà on pouvait se débarrasser de nos boulets... Il n’y en a pas tant que ça, mais ils se font beaucoup remarquer.

 

Dans ma circo, il y avait une remplaçante cette année que j’avais croisé en début d’année et qui était plutôt insupportable (en mode j’ai tout vu j’ai tout fait, et mieux que tout le monde). En fin d’année, en parlant avec 3 autres remplaçantes de la circo, le constat était unanime: elle est insupportable, et surtout elle n’est absolument pas bienveillante envers les élèves (carrément humiliante même).

 

Et cette charmante personne a eu un poste de directrice pour l’année prochaine (ben oui, plus personne n’en veut donc on se fade les boulets).

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Posté(e) (modifié)
Il y a 7 heures, Vigomar a dit :


Assez d’accord avec ça.

 

Après il faudrait voir comment, dans le premier degré, le mettre en place.

Comment par exemple un directeur n’ayant eu que des élémentaires pourrait évaluer le travail d’un enseignant de maternelle ? Et inversement.

 

Et là où ça serait biaisé, c’est que soit le directeur ou la directrice s’entend bien avec ses collègues et mettra de supers évaluations à tout le monde, soit ne s’entend pas trop avec certains, et au mieux mettra un « satisfaisant ».

 

Une solution serait de demander à un directeur d’une autre école par exemple, mais ça voudrait dire davantage de décharge pour les directeurs/trices, donc davantage de moyens.

 

Bref, ça me parait compliqué à mettre en place. 
 

Mais je suis d’accord que multiplier les évaluations permettrait de limiter l’impact d’un mauvais avis.

On pourrait aussi mettre en place un système qui t’empêche d’avoir deux fois le même évaluateur sur une période de 3 ans (ou 5 par exemple).

 

Après si déjà on pouvait se débarrasser de nos boulets... Il n’y en a pas tant que ça, mais ils se font beaucoup remarquer.

 

Dans ma circo, il y avait une remplaçante cette année que j’avais croisé en début d’année et qui était plutôt insupportable (en mode j’ai tout vu j’ai tout fait, et mieux que tout le monde). En fin d’année, en parlant avec 3 autres remplaçantes de la circo, le constat était unanime: elle est insupportable, et surtout elle n’est absolument pas bienveillante envers les élèves (carrément humiliante même).

 

Et cette charmante personne a eu un poste de directrice pour l’année prochaine (ben oui, plus personne n’en veut donc on se fade les boulets).

 

Adishatz Vigomar

 

Dans l'éducation nationale, comme en sciences, il doit être possible d'éliminer les distorsions. Si j'analyse les biais dont vous parlez: 

 

- Ce que vous décrivez représente quel % des cas ? Des directeurs, chefs d'établissement dont on ne peut remettre en cause la probité, ca doit exister, non ? 

 

- Demander à un directeur d'une autre école d'évaluer les enseignants, quel intérêt ?

 

 - Un proviseur reste de 3 à 9 ans maximum dans un établissement (je viens de chercher l'info*), il ne pourra pas "vous" saquer à vie. Partant du principe qu'un enseignant bien noté par les différents proviseurs qui se sont succédés dans l'établissement est un bon enseignant, et inversement pour ceux qui sont mal notés, cela gomme en partie le biais que vous évoquez.

 

 - Les proviseurs étant eux même évalués*, si la remplaçante devenue directrice fait l'unanimité contre elle, elle aura du mal a remplir les missions qui lui ont été fixées et dégagera assez vite de l'établissement (logiquement au bout de 3 ans).

 

 - ...

 

Au final, il doit y avoir moyen de trouver un juste équilibre qui permette à un chef d'établissement d'évaluer correctement un enseignant. 

 

https://www.education.gouv.fr/etre-personnel-de-direction-6830

 

 

 

Modifié par Vil & Preux
Posté(e)
Il y a 8 heures, Vigomar a dit :

Après si déjà on pouvait se débarrasser de nos boulets... Il n’y en a pas tant que ça, mais ils se font beaucoup remarquer.

 

Dans ma circo, il y avait une remplaçante cette année que j’avais croisé en début d’année et qui était plutôt insupportable (en mode j’ai tout vu j’ai tout fait, et mieux que tout le monde). En fin d’année, en parlant avec 3 autres remplaçantes de la circo, le constat était unanime: elle est insupportable, et surtout elle n’est absolument pas bienveillante envers les élèves (carrément humiliante même).

 

Et cette charmante personne a eu un poste de directrice pour l’année prochaine (ben oui, plus personne n’en veut donc on se fade les boulets).

Les évaluations régulières auraient justement permis de mettre de côté cette enseignante. Et/ou éviter qu'elle devienne directrice.

Posté(e)

On est d'accord avec vous, "Enjoy", sur cette idée, mais ce n'est pas du tout ce que le MEN nous propose.

Posté(e)
Il y a 1 heure, Vil & Preux a dit :

 

Adishatz Vigomar

 

Dans l'éducation nationale, comme en sciences, il doit être possible d'éliminer les distorsions. Si j'analyse les biais dont vous parlez: 

 

- Ce que vous décrivez représente quel % des cas ? Des directeurs, chefs d'établissement dont on ne peut remettre en cause la probité, ca doit exister, non ? 

 

- Demander à un directeur d'une autre école d'évaluer les enseignants, quel intérêt ?

 

 - Un proviseur reste de 3 à 9 ans maximum dans un établissement (je viens de chercher l'info*), il ne pourra pas "vous" saquer à vie. Partant du principe qu'un enseignant bien noté par les différents proviseurs qui se sont succédés dans l'établissement est un bon enseignant, et inversement pour ceux qui sont mal notés, cela gomme en partie le biais que vous évoquez.

 

 - Les proviseurs étant eux même évalués*, si la remplaçante devenue directrice fait l'unanimité contre elle, elle aura du mal a remplir les missions qui lui ont été fixées et dégagera assez vite de l'établissement (logiquement au bout de 3 ans).

 

 - ...

 

Au final, il doit y avoir moyen de trouver un juste équilibre qui permette à un chef d'établissement d'évaluer correctement un enseignant. 

 

https://www.education.gouv.fr/etre-personnel-de-direction-6830

 

 

 


Je parlais du premier degré, où le directeur n’est ni chef d’établissement, ni supérieur hiérarchique.
 

D’ailleurs je suis effaré par le nombre de films où tu vois le directeur qui impose des choses aux enseignants, les vouvoient, etc. Les scénaristes/réalisateurs peuvent pas faire deux minutes de recherche pour savoir comment ça se passe vraiment ?

 

il y a 58 minutes, Gabi a dit :

Les évaluations régulières auraient justement permis de mettre de côté cette enseignante. Et/ou éviter qu'elle devienne directrice.

 

Et bien je ne sais pas vois-tu. Car elle a dû passer un entretien pour être directrice. Et comme elle sait donner le change, elle a été sur « liste d’aptitude ».

Ça ne fait pas très longtemps qu’elle enseigne, elle a surtout été remplaçante, a changé de circo, le genre de profil qui passe entre les mailles du filet.

 

Bon là sur un poste de directrice j’attends de voir ce que ça va donner, sachant que c’est une amie à moi qui va être sa décharge, j’aurai des infos ^^.

 

Sinon je suis curieux de voir le film de Thomas Litti, « un métier sérieux » justement sur le métier d’enseignant.

J’avais beaucoup aimé Hippocrate, et je pense qu’il peut avoir une retranscription assez fidèle.

Posté(e)

Oui ou comme dans les films policiers, tu vois l'inspecteur donner des ordres à un colonel de gendarmerie.

 

Même réflexion sur le film.

Grosse farce sans rapport avec la réalité ou analyse fine ?

 

Posté(e) (modifié)

L’enseignement privé dans le supérieur est, à mes yeux, la négation la plus totale des valeurs de la république. Partout en Europe, les Universités privées sont aux mains de fonds d’investissement ou de l’église (de l’Opus dei pour certaines). Un même but poursuivi: le profit.

 

Qui peut acheter à son gamin un diplôme de Kine (12.000 € / an) ou de médecin, véto , ou dentiste (jusqu’à 20.000€ / an), pour certaines business School privées, ca peut aller jusqu’à 60.000 € l’année ? Pas besoin de vous faire un dessin

 

Le nombre de “lecturers” à qui ces Univ ont demandé de mettre en ligne tous leurs cours pendant la Covid pour ensuite mieux les licencier, en gardant tout le matériel pédagogique, peuvent témoigner du désastre à venir. On tire le niveau vers le bas. Le but n’est plus de former les élites (en sciences), mais de faire du business avec l’éducation de notre jeunesse. Les étudiants (leurs parents) sont devenus des clients. Tout est fait pour la réussite de leur chérubins, dans le confort et l’opulence. L’étudiant est roi. Il peut même choisir les dates de ses examens, les enseignants n’ont pas mot à dire; ils s’exécutent. Aucun risque d’échouer du moment que les virements ont été encaissés. 

Si je peux me permette de donner un conseil à ceux qui ne connaissent pas encore ce marché parallèle et les méfaits qu’il engendre, renseignez vous bien avant de consulter un nouveau médecin ou dentiste. L’attention et les soins ne seront probablement pas les mêmes si vous consultez un jeune diplômé issu d’ une Univ publique ou s’il a acheté son diplôme dans une Univ privée.

 

Modifié par Vil & Preux
  • Merci 3
Posté(e)

Peut être un graphique de texte qui dit ’4 Engineers make bridges. Artists make paintings. Scientists make rockets. But teachers make them all.’

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