delacaravelle Posté(e) 14 juin 2024 Posté(e) 14 juin 2024 il y a 38 minutes, Bota a dit :  Ca vaut bien du MArc Levy impossible, Marc Levy n'a jamais été formé au ST
C’est un message populaire. Tolosenc Posté(e) 18 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 18 juin 2024 https://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-gers-hautes-pyrenees-tarn-quel-departement-abonde-le-plus-le-stade-toulousain-1706241827.php  Champion d’Europe et de France Espoirs cette saison, le Stade Toulousain confirme son hégémonie hexagonale de ces dernières années. Mais d'où viennent ses 25 joueurs formés en Occitanie ?  Pour se faire et pallier la période de coupe du monde, celle du 6 Nations, les vacances obligatoires et autres blessures intempestives, Ugo Mola a donc, en tout et pour tout, utilisé 58 joueurs différents en 2023/2024. Un chiffre colossal qu’aucun club professionnel, en France et dans le monde, n’a évidemment surpassé cette saison. Et plus encore puisqu’il s’agit également d’un record dans l’histoire du Top 14. Le tout sans altérer son rendement général, puisqu’on le rappelle, Toulouse avait également terminé 1er de la phase régulière. Une réussite en bonne partie expliquée par la facilité d’intégration des Espoirs à l’équipe première du Stade Toulousain, mais également la qualité de ces jeunes garçons. Et donc celle de la formation des alentours.  Toulouse ratisse large, parfois En effet, sur ces 58 joueurs et au-delà des étrangers, du recrutement de Français déjà confirmés (Flament, Capuozzo, Retière, Roumat, Barassi, Placines…), d’Espoirs prometteurs (Banos, Germain) ou d’exceptions "exotiques" comme Joel Merkler, 25 furent formés en Haute-Garonne ou dans un département mitoyen, avant d’arriver pour la plupart chez les (très) jeunes ou en Espoirs, à Toulouse  Mais compte tenu de sa force de frappe et de sa faculté à dénicher les pépites, le Stade Toulousain ratisse large, très large même, parfois. Au-delà des frontières de l’Occitanie, les Rouges et Noirs ont ainsi vu débarquer d’abord chez les jeunes les Merkler (Catalogne espagnole), Guillaume Cramont (Dax) ou encore Lucas Tauzin, lui aussi gamin des Landes, en l’occurrence de St-Sever , où il débuta avant de rallier Mont-de-Marsan jusqu’en Crabos. Sans oublier bien évidemment les polynésiens Peato Mauvaka et Rodrigue Neti, arrivés au club il y a fort longtemps, dans leur cas.  Haute-Garonne et Haute-Pyrénées, principaux pourvoyeurs Et les autres ? D’où viennent-t-ils ? Évidemment, proximité oblige, le département qui a vu le plus grand nombre de garçons toucher leurs premiers ballons est la Haute-Garonne (11). Parmi eux, citons les Costes, Brennan, Aldegheri, Cros, les frères Ntamack ou Dimitri Delibes, en plus d'autres jeunes Espoirs (Gourgues, Bertrand...). Vient ensuite la terre d’Antoine Dupont, les Hautes-Pyrénées, dont ils sont 5 à être originaires. La révélation de la saison Mathis Castro-Ferreira est de Maubourguet, un village de l’ouest du département dont le club va monter en Fédérale 3 à l’intersaison. Le capitaine des Espoirs (2 feuilles en pro) Clément Sentubery est lui de Pouyastruc, quand vous connaissez tous Castelnau-Magnoac mais aussi le Lourdes de Julien Marchand ou le Lannemezan de Cyril Baille.  Dans ce périmètre d’environ 150 kilomètres autour de Toulouse, on retrouve également les Ariègeois, qui sont au nombre de 3, dans l’effectif haut-garonnais. Le prometteur 2ème ligne Clément Vergé a fait ses premières classes à St-Girons, et Nelson Épée (qui n’a pas joué en club cette saison, mais membre de l’effectif premier depuis 2 ans) est lui un enfant de Saverdun, promu en Fédérale 2 la saison prochaine. Quand le jeune Valentin Delpy a fait ses premiers pas à Pamiers avant de rejoindre le 31, même si ce fut d’abord pour jouer à Blagnac, avant le club rouge et noir. Puis vient évidemment le Gers, dont sont issus 3 joueurs importants de l’effectif stadiste : Matthis Lebel est un gamin de Lombez (Fédérale 1), où son frère évolue d’ailleurs toujours. Anthony Jelonch est lui de Vic-Fezensac, club de Régionale 1 dans lequel il a débuté avant de rejoindre Auch chez les jeunes, où il rencontra notamment Paul Graou. Un enfant du Moulias, un vrai.  Quant aux autres départements mitoyens de la Haute-Garonne, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, ils ont notamment fournis Thomas Ramos (Mazamet), ou Ian Boubila, Lomig Jouanny et Célian Pouzelgues (Montauban et environs). Toute la qualité de la formation de la ligue Occitanie, qui porte le total du Stade Toulousain à plus de 41% de joueurs du cru, à proprement dit. Là encore, aucun club de Top 14 ne fait mieux… 7 1 2
Coccinelle Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 mais aussi le Lourdes de Julien Marchand  C'est Loures-Barousse !! 2 2
thorvic Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 il y a une heure, Tolosenc a dit : https://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-gers-hautes-pyrenees-tarn-quel-departement-abonde-le-plus-le-stade-toulousain-1706241827.php  Champion d’Europe et de France Espoirs cette saison, le Stade Toulousain confirme son hégémonie hexagonale de ces dernières années. Mais d'où viennent ses 25 joueurs formés en Occitanie ?  Pour se faire et pallier la période de coupe du monde, celle du 6 Nations, les vacances obligatoires et autres blessures intempestives, Ugo Mola a donc, en tout et pour tout, utilisé 58 joueurs différents en 2023/2024. Un chiffre colossal qu’aucun club professionnel, en France et dans le monde, n’a évidemment surpassé cette saison. Et plus encore puisqu’il s’agit également d’un record dans l’histoire du Top 14. Le tout sans altérer son rendement général, puisqu’on le rappelle, Toulouse avait également terminé 1er de la phase régulière. Une réussite en bonne partie expliquée par la facilité d’intégration des Espoirs à l’équipe première du Stade Toulousain, mais également la qualité de ces jeunes garçons. Et donc celle de la formation des alentours.  Toulouse ratisse large, parfois En effet, sur ces 58 joueurs et au-delà des étrangers, du recrutement de Français déjà confirmés (Flament, Capuozzo, Retière, Roumat, Barassi, Placines…), d’Espoirs prometteurs (Banos, Germain) ou d’exceptions "exotiques" comme Joel Merkler, 25 furent formés en Haute-Garonne ou dans un département mitoyen, avant d’arriver pour la plupart chez les (très) jeunes ou en Espoirs, à Toulouse  Mais compte tenu de sa force de frappe et de sa faculté à dénicher les pépites, le Stade Toulousain ratisse large, très large même, parfois. Au-delà des frontières de l’Occitanie, les Rouges et Noirs ont ainsi vu débarquer d’abord chez les jeunes les Merkler (Catalogne espagnole), Guillaume Cramont (Dax) ou encore Lucas Tauzin, lui aussi gamin des Landes, en l’occurrence de St-Sever , où il débuta avant de rallier Mont-de-Marsan jusqu’en Crabos. Sans oublier bien évidemment les polynésiens Peato Mauvaka et Rodrigue Neti, arrivés au club il y a fort longtemps, dans leur cas.  Haute-Garonne et Haute-Pyrénées, principaux pourvoyeurs Et les autres ? D’où viennent-t-ils ? Évidemment, proximité oblige, le département qui a vu le plus grand nombre de garçons toucher leurs premiers ballons est la Haute-Garonne (11). Parmi eux, citons les Costes, Brennan, Aldegheri, Cros, les frères Ntamack ou Dimitri Delibes, en plus d'autres jeunes Espoirs (Gourgues, Bertrand...). Vient ensuite la terre d’Antoine Dupont, les Hautes-Pyrénées, dont ils sont 5 à être originaires. La révélation de la saison Mathis Castro-Ferreira est de Maubourguet, un village de l’ouest du département dont le club va monter en Fédérale 3 à l’intersaison. Le capitaine des Espoirs (2 feuilles en pro) Clément Sentubery est lui de Pouyastruc, quand vous connaissez tous Castelnau-Magnoac mais aussi le Lourdes de Julien Marchand ou le Lannemezan de Cyril Baille.  Dans ce périmètre d’environ 150 kilomètres autour de Toulouse, on retrouve également les Ariègeois, qui sont au nombre de 3, dans l’effectif haut-garonnais. Le prometteur 2ème ligne Clément Vergé a fait ses premières classes à St-Girons, et Nelson Épée (qui n’a pas joué en club cette saison, mais membre de l’effectif premier depuis 2 ans) est lui un enfant de Saverdun, promu en Fédérale 2 la saison prochaine. Quand le jeune Valentin Delpy a fait ses premiers pas à Pamiers avant de rejoindre le 31, même si ce fut d’abord pour jouer à Blagnac, avant le club rouge et noir. Puis vient évidemment le Gers, dont sont issus 3 joueurs importants de l’effectif stadiste : Matthis Lebel est un gamin de Lombez (Fédérale 1), où son frère évolue d’ailleurs toujours. Anthony Jelonch est lui de Vic-Fezensac, club de Régionale 1 dans lequel il a débuté avant de rejoindre Auch chez les jeunes, où il rencontra notamment Paul Graou. Un enfant du Moulias, un vrai.  Quant aux autres départements mitoyens de la Haute-Garonne, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, ils ont notamment fournis Thomas Ramos (Mazamet), ou Ian Boubila, Lomig Jouanny et Célian Pouzelgues (Montauban et environs). Toute la qualité de la formation de la ligue Occitanie, qui porte le total du Stade Toulousain à plus de 41% de joueurs du cru, à proprement dit. Là encore, aucun club de Top 14 ne fait mieux… on y apprend quand même que Flament etait un joueur français déjà confirmé quand il est arrivé... J'avais zappé que la reserve des WASP dominait le championnat anglois. 5
Raph Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 (modifié) Les aveux de Pita Ahki (Toulouse) : "J'ai eu peur que ma saison soit terminée" RUGBY. Le centre de Toulouse Pita Ahki se confie à Actu Rugby sur sa peur de voir la fin de saison en Top 14 lui passer sous le nez après sa blessure en finale de Champions Cup. Blessé aux adducteurs lors de la finale de Champions Cup, le centre de Toulouse Pita Ahki a eu peur de rater la phase finale de Top 14 et que sa saison soit terminée. (©Icon Sport) Par Thomas CorbetPublié le 18 juin 2024 à 13h40  Essentiel à  Toulouse depuis son arrivée en 2018, Pita Ahki avait eu le malheur de devoir écourter sa finale de Champions Cup et de sortir blessé aux adducteurs. De retour à l’entrainement avec le Stade toulousain, le trois-quarts centre s’est confié à  Actu Rugby sur ses craintes de manquer la fin de saison et la phase finale du Top 14.   La frayeur de Pita Ahki après sa blessure À vrai dire, Pita Ahki n’est pas le seul à avoir eu des sueurs froides. Avec lui, ce sont sans doute de nombreux supporters toulousains qui ont tremblé lors de la finale de Champions Cup, quand l’international tongien fut obligé de quitter la pelouse après une vingtaine de minutes de jeu. Et s’il avait foi en ses partenaires pour finir le travail contre le Leinster, c’est surtout pour la phase finale du Top 14 qu’il a craint : « J’ai eu peur que ma saison soit terminée. Je me suis blessé pendant les sept premières minutes, j’ai manqué des plaquages que je n’aurais pas manqués habituellement, et je savais que quelque chose n’allait vraiment pas. J’ai eu peur mais je savais aussi que nous avons des joueurs capables de couvrir mon poste pour gagner. » Encore aux soinq la semaine dernière, et de retour à un régime d’entrainement normal à quelques jours de la demi-finale de Top 14 contre La Rochelle, Pita Ahki est désormais rassuré sur sa capacité à tenir sa place.  Tout ça est derrière moi. Il y a de gros enjeux individuels, et des échéances importantes qui arrivent. Dans un coin de ma tête, j'étais dégoûté parce que c'était vraiment douloureux. Mais avec les semaines, c'est allé mieux. Je sentais encore quelque chose la semaine dernière, mais là tout va bien ! Pita AhkiCentre du Stade toulousain L’expérience et la gestion des entrainements Au fil des années, avec le temps et l’expérience, Pita Ahki a appris à gérer son corps. Notamment à le solliciter de manière opportune, et à en prendre soin à la moindre alerte. Il était d’ailleurs arrivé en Haute-Garonne en délicatesse avec un genou. Incertain sur sa condition, il avait même accepté un salaire moins élevé que ce à quoi il aurait pu prétendre.  « L’IRM avait un peu effrayé le club. J’avais quelques soucis à un genou, mais ça ne m’empêchait pas de jouer avec le Connacht. Toulouse avait peur de s’aligner sur mon précédent contrat, donc j’avais accepté une baisse de salaire », relate le numéro 12. « C’était malgré tout quelque chose que je ne pouvais pas refuser, car je n’avais pas d’autres offres. Mais je voulais surtout prouver à tout le monde que j’étais capable d’être performant. Les images montraient une chose, mais je connais mon corps. Et puis, j’avais ma petite famille, nous voulions connaître une autre vie et nous sommes heureux ici depuis 6 ans. » Désormais, après une saison 2022-2023 un peu plus délicate, Pita Ahki semble de retour à son meilleur niveau. Le temps paraissant ne pas avoir d’emprise sur lui. Il en rit avant d’expliquer son « secret ».  « Cette saison, je crois que je m’entraine un peu plus que les précédentes. Mais surtout, je m’étire davantage ! Si je pouvais parler à mon moi jeune, je crois que je lui dirais de s’étirer beaucoup plus. Attention, pas s’entrainer, s’étirer », sourit-il. Ces dernières saisons, on a parfois dit que quand Pita Ahki va, Toulouse va. Et à quelques jours d’une demi-finale de Top 14, Pita Ahki va bien. Rendez-vous vendredi soir pour vérifier ou non cette maxime improvisée. Modifié 18 juin 2024 par Raph 7
DarkSideOfTheMaul Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 Il y a 3 heures, Coccinelle a dit : mais aussi le Lourdes de Julien Marchand  C'est Loures-Barousse !! Bravo pour ton job de CM de Juju, au fait https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Julien_Marchand 2
RMP Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 Il y a 5 heures, thorvic a dit : on y apprend quand même que Flament etait un joueur français déjà confirmé quand il est arrivé... J'avais zappé que la reserve des WASP dominait le championnat anglois.  Il n’était plus en réserve mais en 1, 16 matches et 800 minutes avec les wasps, c’est pas Dallaglio mais c’est pas Joe le clodo non plus.  https://www.allrugby.com/joueurs/thibaud-flament-8962.html
thorvic Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 il y a 9 minutes, RMP a dit :  Il n’était plus en réserve mais en 1, 16 matches et 800 minutes avec les wasps, c’est pas Dallaglio mais c’est pas Joe le clodo non plus.  https://www.allrugby.com/joueurs/thibaud-flament-8962.html Première saison en pro, tu joues la moitié des match 1 mi temps et tu es considéré comme un"joueur confirmé"  C'est pas jo le clodo, mais je trouve que ça refait relecture anachronique des faits tout de même  A moins que ce ne soit une photo erre dans le jardin de FG qui le qualifiait " d'ovni ".
blacksad Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 il y a 42 minutes, RMP a dit :  Il n’était plus en réserve mais en 1, 16 matches et 800 minutes avec les wasps, c’est pas Dallaglio mais c’est pas Joe le clodo non plus.  https://www.allrugby.com/joueurs/thibaud-flament-8962.html  On peut quand même supposer que le stade ne lui a pas proposé un contrat fin mai. Donc qu'au moment où ils l'ont suivi et approché il avait qu'une petite partie de ces 16 matchs. Un vrai pari de prendre un gars à 10 matchs pro, pas un joueur confirmé.
Nathou Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 Si une âme charitable est abonné, et pourrait nous mettre l'article, merci !  https://www.ladepeche.fr/2024/06/18/entretien-demi-finale-stade-toulousain-la-rochelle-ugo-mola-a-mis-longtemps-a-me-comprendre-peato-mauvaka-se-confie-sur-sa-belle-saison-12024445.php
C’est un message populaire. Sancho Posté(e) 18 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 18 juin 2024 ENTRETIEN. Demi-finale Stade Toulousain - La Rochelle : "Ugo Mola a mis longtemps à me comprendre..." Peato Mauvaka se confie sur sa belle saison Avant le choc face aux Maritimes, vendredi 20 juin en demi-finale de Top 14, le Néo-Calédonien Peato Mauvaka s’est longuement livré sur sa saison et l’approche qu’il fait du rugby, avec un appétit intact malgré les titres. Peut-on dire que vous réalisez la meilleure saison de votre carrière ? (Il hésite) C’est en tout cas une saison pleine et surtout en tant que N.1. J’ai été beaucoup titulaire depuis la Coupe du monde, que ce soit avec l’équipe de France ou Toulouse. Elle m’a fait du bien mentalement et m’a mis en confiance donc je suis plutôt content. J’essaie de prouver que je peux démarrer les matchs, de ne pas rester sur l’image que l’on avait de moi où je devais juste bien les terminer. En comptant l’équipe de France, vous êtes à 61 % de titularisations en 2023/2024. Qu’est-ce qui a changé ? La blessure de Julien (Marchand) au Mondial m’a propulsé N.1 et j’ai dû assumer ce statut-là . J’ai tout fait pour combler son absence et je pense que je l’ai bien fait. J’en suis fier. A lire aussi : Barrages Toulon-La Rochelle en Top 14 : à quelle heure et sur quelle chaîne suivre le match qui déterminera l’adversaire du Stade Toulousain Dans quels domaines avez-vous le plus progressé ? Je sais que j’ai beaucoup de qualités dans le jeu offensif. Avec Julien, on n’a pas le même style donc on se complète bien. Son point fort, ce sont les tâches de l’ombre et les rucks. J’ai essayé de plus travailler sur ça, de ne pas jouer qu’au ballon mais aussi défendre, contester des rucks. J’ai progressé sur mon niveau défensif et sans ballon. On vous a parfois catalogué comme quelqu’un de nonchalant. À tort ? Cela dépend des gens. Je sais que si un adversaire me trouve nonchalant, je vais en jouer pour l’énerver encore plus et le faire sortir de son match. Mais ceux qui me connaissent savent que je ne le suis pas du tout. C’est juste qu’il y en a qui prennent le rugby hyper au sérieux et moi, je prends du plaisir à y jouer. Pour moi, ce n’est pas un métier. Je m’amuse sur le terrain et je ne me dis pas que je suis dans la m… si je loupe un truc. Mais j’ai aussi changé ma façon d’être vis-à -vis du staff. Pourquoi ? Ugo (Mola) a eu du mal avec moi au tout début. Il a mis longtemps à me comprendre. Cela a été pareil avec Fabien (Galthié). Je peux paraître distant au premier abord mais dès qu’on me connaît, je suis hyper gentil, drôle, proche de tous les joueurs. A lire aussi : Stade Toulousain-La Rochelle en demi-finale de Top 14 : "C’est une équipe qui aime les phases finales…" Grégory Alldritt méfiant avant de jouer Toulouse Vous semblez actuellement sur un nuage… J’ai la bonne étoile et en ce moment, tout ce que je fais marche. Jusqu’au moment où cela ne marche plus et là , Ugo me tire un peu les oreilles. Mais je sais que c’est pour mon bien, que ce n’est pas méchant. Que vous dit-il ? De ne pas trop tenter mais de quand même oser. C’est ce qui me différencie de tous les autres. J’aime me déplacer pour aller chercher les ballons, casser un peu le code de la structure de jeu où tu dois être à un endroit et ne plus bouger. Dès qu’on me bloque un peu à rester dans un jeu fermé, je n’aime pas. A lire aussi : Demi-finale Stade Toulousain-La Rochelle : "Toulouse, parfait pour nous !" Pourquoi les Maritimes ne nourrissent aucun complexe face aux "rouge et noir" Est-ce plus difficile en équipe de France ? Ce n’est pas le même plan de jeu. Et à Toulouse, j’ai mes marques, j’y ai commencé, cela fait quelques années que je joue. On se connaît bien avec Ugo, il sait mes points forts et mes points faibles. Mon point fort, c’est d’ailleurs mon point faible : oser. Parfois, je commence à dérailler et aller trop loin. Il faut trouver le juste milieu. En équipe de France, c’est un autre niveau, tu représentes ton pays et tu n’as pas trop le droit à l’erreur. Tu peux être N.1 et sauter en quelques erreurs. C’est arrivé à beaucoup. J’essaie de jouer comme j’aime tout en faisant attention. Mais pendant la Coupe du monde, j’étais assez en confiance pour tenter des trucs. A lire aussi : Stade Toulousain : découvrez les forces en présence avant la demi-finale face à La Rochelle Vous avez toutefois perdu votre place de titulaire lors des deux dernières journées du Tournoi. L’avez-vous compris ? Oui car on avait fait des mauvaises prestations. Je n’ai pas joué comme d’habitude. C’est la concurrence. On n’était pas dans la bonne vague et c’est nous qui avons subi le truc. Mais ce n’est pas grave, on a quand même gagné les deux derniers matchs. Je m’entends bien avec Julien et le Tournoi s’est bien fini. En rentrant en club, Ugo m’a fait comprendre que Toulouse, ce n’est pas l’équipe de France et que celui qui joue, c’est celui qui le mérite. Et que pour l’instant, j’étais bien sur ma lancée de la Coupe du monde. Avez-vous besoin d’entendre de la part de votre manager que ce serait le meilleur qui jouerait ? Il ne l’a pas dit comme ça mais je sais qu’il n’y a plus de statut. C’est celui qui est le plus en forme.Avant, quand il y avait des gros matchs, c’était souvent Julien. Quand c’était une équipe qui jouait au rugby, c’était moi, une qui cognait plus, c’était Julien. Avant, j’étais plus dans l’attaque mais maintenant, s’il faut passer un match à défendre, comme contre le Leinster, cela se passe bien. A lire aussi : Stade Toulousain : découvrez les forces en présence avant la demi-finale face à La Rochelle Vu de l’extérieur, voir les deux talonneurs des Bleus cohabiter dans un même club peut paraître incongru. De l’intérieur, ça se vit comment ? Bien. Avec le temps, on s’est habitués à cette concurrence-là , saine, dans la bienveillance et le respect. On mange ensemble, il n’y a pas de mauvais coups. On est vraiment proches, on se donne des conseils et j’espère que ça va durer comme ça. Le fait d’être dans club qui gagne des titres quasiment tous les ans aide-t-il à mieux accepter cette concurrence ? C’est sûr que tu as envie d’être dans la peau d’un titulaire à plein temps mais c’est aussi bien de jouer au mérite et d’avoir deux grands talons. Tu as toujours une mèche qui brûle derrière toi. Dès que tu fais un faux pas, tu te dis que l’autre peut repasser devant. C’est bien pour nous deux et pour le club. A lire aussi : Stade Toulousain : quelle composition d’équipe pour affronter La Rochelle en demi-finale ? Vous êtes un des capitaines de l’équipe. Cela témoigne de l’importance que vous avez pris dans ce groupe... Cela fait deux, trois ans qu’Ugo m’a mis dans le groupe des leaders. Il sait que je ne parle pas beaucoup et que je préfère montrer sur le terrain. Motiver les mecs dans les cercles, ce n’est pas trop mon truc. Par timidité ? Je le suis mais même pas. Il y en a qui sont faciles avec les discours mais moi, j’ai peur de parler dans le cercle et de ne pas assumer ce que j’ai dit. Ugo veut que je change un peu. Cela va venir mais après, j’aime bien parler sur le terrain. Moins en conférences de presse. Les premières étaient compliquées… C’était chaud ! Je ne savais pas quoi répondre, je bégayais, je transpirais. Et avec le temps, plus tu parles, mieux ça se passe. Cette fonction de capitaine, vous la vivez comme un poids ou une récompense ? Comme un poids quand il faut faire le discours mais sinon comme une récompense. Tu as encore plus de responsabilités, un grand rôle dans l’équipe et ton staff sait que tu peux assumer. Comment êtes-vous dans un vestiaire ? Il ne faut pas avoir un micro sur moi. Je ne fais que rigoler. Il y a des gens qui ont besoin d’être concentrés et le casque sur les oreilles. Moi, j’ai besoin de rire, de chercher un sourire, d’essayer de faire rire quelqu’un de concentré. À Toulouse, cela marche avec quelques-uns mais en équipe de France, quand je suis avec « Tao » (Romain Taofifenua) et Uini (Atonio), c’est abusé. Sur un petit truc, une connerie ou une glissade, je peux exploser de rire alors que tout le monde est concentré. Ugo m’a demandé de changer un peu, de montrer une image où je suis un peu fermé. C’est mieux qu’avant mais j’essaie toujours de décompresser en faisant rire les mecs. J’ai besoin d’être relâché pour évacuer la pression. C’est ma façon de me concentrer. Et il paraît que vous êtes également très bon en soirée. Vous confirmez ? Ouf… Là , il ne faut pas me suivre, sinon ça tangue. Je m’envoie à 100 % sur le terrain et à 100 % en dehors. Pour moi, ce qui se passe en dehors est aussi important que les entraînements. La vie de groupe dans une équipe, c’est hyper important et je pense que c’est pour ça qu’on gagne aussi beaucoup. Êtes-vous bien soudés après avoir remporté la Champions Cup ? Oui, on est bien, bien soudés là (sourire) ! Quand on voit les matchs qu’on a faits jusqu’à la finale en attaque, et cette finale où on a défendu comme des lions pendant 100 minutes alors que c’était notre point faible, tu te dis que tu es imbattable et que tu peux faire le doublé si tu défends et attaque comme ça. Mais en Top 14, ce n’est pas du tout pareil. Ce sont plus des matchs comme face au Leinster, sans trop d’essais, avec la guerre. Où se situe le danger pour vous ? C’est qu’il y ait une surconfiance et qu’on ne respecte plus l’adversaire. Mais je ne pense pas qu’on ait franchi ce cap-là . On veut tout gagner, tout rafler et on fait les efforts pour. On peut donc dire que vous avez encore faim ? Ou soif ? Les deux ! Faim d’abord et soif après (rires) ! On a la chance d’avoir gagné beaucoup de titres et plus tu gagnes, plus tu as envie d’agrandir ton frigo. On ne pense qu’à ça : gagner, gagner, gagner. Nos dirigeants et coachs ont remporté beaucoup de titres. L’autre jour, j’ai demandé à Clément (Poitrenaud) combien de titres il avait gagné (3 Coupes d’Europe et 4 Brennus) et je me suis dit : « P…, on peut encore te dépasser ». Votre manager dit souvent que votre génération n’a pas encore marqué l’histoire. N’est-il pas de moins en moins crédible ? Ouais (sourire). Il le dit pour toujours garder la flamme, pour ne pas nous encenser et qu’on soit en surconfiance et commencer à jouer sans respecter l’adversaire. Ce n’est pas ce qu’on veut, on sait qu’il fait ça pour des bonnes raisons. 1 16
RMP PostĂ©(e) 18 juin 2024 PostĂ©(e) 18 juin 2024 Il y a 2 heures, thorvic a dit : Première saison en pro, tu joues la moitiĂ© des match 1 mi temps et tu es considĂ©rĂ© comme un"joueur confirmĂ©"  C'est pas jo le clodo, mais je trouve que ça refait relecture anachronique des faits tout de mĂŞme  A moins que ce ne soit une photo erre dans le jardin de FG qui le qualifiait " d'ovni ".  Tu parlais d’équipe rĂ©serve je prĂ©cisais juste qu’il avait quand mĂŞme jouĂ© en première.  Il y a 1 heure, blacksad a dit :  On peut quand mĂŞme supposer que le stade ne lui a pas proposĂ© un contrat fin mai. Donc qu'au moment oĂą ils l'ont suivi et approchĂ© il avait qu'une petite partie de ces 16 matchs. Un vrai pari de prendre un gars Ă 10 matchs pro, pas un joueur confirmĂ©.  Mais je n’ai jamais dis le contraire.Â
thorvic Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 il y a 54 minutes, RMP a dit :  Tu parlais d’équipe réserve je précisais juste qu’il avait quand même joué en première. Oui effectivement j'ai forcé le trait en parlant d'équipe réserve car:  1) il y a presque autant joué en réserve qu'en une ( je ne retrouve plus l'interview du joueur ou il en parlais... mais un peu moins donc je bats ma coulpe et mange mon chapeau )  2) première saison en pro... Avant il était en équipe universitaire et l'année précédente en Argentine.  a part a l'occasion d'un article du rygbynistere et de PH Broncan, qui le connaissait en France ? On a vu CV plus impressionnant pour un " joueur français confirmé"...
C’est un message populaire. Ardbeg Posté(e) 18 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 18 juin 2024 Un article sur notre doublure à la mêlée. Beaucoup lui sont tombés dessus, mais il a joué 2 fois plus que Dupont et il est donc pour quelque chose sur notre bonne saison (et en plus cortexé notre futur ingénieur INSA)  Demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle : "Il faut être un peu patron", Paul Graou s’exprime sur son rôle de doublure pas comme les autres Paul Graou s’est affirmé cette saison. DDM - LAURENT DARD Stade Toulousain, Rugby à XV, Sport Publié le 18/06/2024 à 20:18 Philippe Lauga Le Gersois Paul Graou fut la doublure parfaite d’Antoine Dupont tout au long de la saison. Et notamment en Top 14 où il a joué deux fois plus de matchs que le Haut-Pyrénéen. Il va de soi qu’il n’y a qu’un Antoine Dupont. Mais il va de soi également que les performances de ce dernier cette saison sont également liées à la saison exemplaire de son coéquipier et ami Paul Graou. Vous allez deviner tout de suite là où nous voulons en venir en répondant à la question suivante : quel est le demi-de-mêlée qui a joué le plus cette saison en championnat avec 21 matchs dont 19 titularisations (1 438 minutes jouées) ? Paul Graou bien sûr. Contre onze matchs de championnat dont 7 en tant que titulaire (trois en tant qu’ouvreur) pour le meilleur joueur du monde pour un total de 704 minutes jouées. En Top 14, Paul Graou a donc fait bien davantage que tenir la baraque. Comment expliquer que cette saison, Paul Graou ait joué le double de minutes que la saison dernière ? Tout d’abord, l’absence de blessures contrairement à l’an dernier : « J’ai eu une petite entorse qui m’a fait louper le mois de décembre et deux ou trois petits pets mais je n’ai pas eu de grosse blessure alors que la première année, j’ai eu deux doigts de la main cassés au premier match amical. Et du coup, j’ai vraiment commencé ma saison début janvier. » Quatre essais face à Oyonnax De fait, sans pépins physiques, le Gersois est monté haut assez tôt avec notamment deux essais à Oyonnax lors de la troisième journée. Et le thermomètre de la confiance n’a cessé de grimper : « C’est sûr que cela m’a fait du bien à ce moment-là de l’année. Le début d’une saison, c’était une petite parenthèse parce qu’on était un groupe remanié pendant la coupe du monde. On a passé de super moments avec le stage aux Etats-Unis. On a pris beaucoup de plaisir sur le terrain les trois premières journées. Et après quand les internationaux sont revenus, cela a continué. » Le pic du thermomètre, ce fut encore face à Oyonnax, lors du match retour avec quatre essais sous les yeux de son père et de son grand-père. Et tout au long de la saison, le demi-de-mêlée a gagné en constance et en confiance : « Je suis plutôt satisfait de mon temps de jeu et du contenu. » Il a paru également plus libéré, débarrassé d’une certaine timidité : « Cela vient aussi avec le temps. On sait la qualité du groupe et des joueurs qu’on a autour. Il ne faut pas être timide quand on est associé à des internationaux à tous les postes. C’est pour ça que cela prend un peu de temps de s’affirmer dans ce groupe et dans mon rôle sur le terrain parce que, quand on est 9, il faut être un peu patron. » Diplômé de l’INSA en octobre De cette saison et de cette complicité avec Antoine Dupont, on retiendra également cette scène cocasse face à Bayonne quand Antoine Dupont s’est assis à la mi-temps dans les vestiaires sur le siège réservé au numéro 9 alors qu’il jouait 10. La façon dont Paul Graou le délogea en dit alors long sur leur connivence. En résumé, ce fut un binôme parfait tout au long de la saison. Il le reconnaît : « Antoine a eu une période de repos après la coupe du monde puis il y eut pendant le Tournoi les stages à VII. Cela m’a laissé du temps ici pour s’exprimer et avoir du temps de jeu. Et Antoine, à chaque fois qu’il a joué en Champions Cup, il a fait la différence à tous les matchs. Heureusement qu’on l’a. Après, j’essaie d’être au niveau quand il n’est pas là . » Tout simplement. En accolant au passage un titre de champion d’Europe à son palmarès. Et comme cette année 2024 semble très bien partie, Paul Graou devrait ajouter fin octobre une autre coupe de champagne avec son diplôme d’ingénieur à l’INSA…  1 12 3
djip Posté(e) 18 juin 2024 Posté(e) 18 juin 2024 "En rentrant en club, Ugo m’a fait comprendre que Toulouse, ce n’est pas l’équipe de France et que celui qui joue, c’est celui qui le mérite"  Y a quelques oreilles qui ont sifflé non ?   (celles de Fickou et Galthié par exemple ) 4
C’est un message populaire. olivier11 Posté(e) 19 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 19 juin 2024 (modifié) Interview de Roumat sur son rôle de 8 https://www.sudouest.fr/sport/rugby/top14/stade-toulousain-alexandre-roumat-c-est-plus-facile-de-rentrer-dans-une-porte-que-dans-un-mur-20170077.php  Perez a fait un sacré boulot au pôle de Bayonne quand même...   Quelle est pour vous la définition d’un bon numéro 8 ? C’est le joueur capable de faire le parfait liant entre les avants et les trois-quarts. Tout le monde a des qualités ou des aptitudes différentes : j’ai toujours été un troisième ligne coureur, qui se déplace, de par mon profil longiligne. À mes yeux, le joueur absolu à ce poste, c’est Kieran Read, un joueur capable de tout faire, mais d’abord un régulateur hors pair entre ses avants et la ligne de trois-quarts. C’est LE joueur que j’ai toujours admiré durant ma jeunesse. Pensez-vous répondre vous-même à cette définition ? Il faut demander à mes coéquipiers ou à ceux qui me regardent jouer. Ce qui est certain, c’est que j’essaie de compléter mon jeu au fur et à mesure. De ne pas avoir seulement l’étiquette d’un joueur de touche, grand et sauteur. Je m’applique à progresser dans le secteur défensif, dans les rucks. Mais aussi offensivement. Techniquement, je me sens bien, mais il faut aussi avoir la capacité à porter le ballon, à le faire vivre après contact. Avez-vous toujours voulu évoluer en 8 ? Quand j’ai commencé à Capbreton - Hossegor, vers 12-13 ans, il n’y avait pas vraiment de numéro. Mais j’ai commencé derrière, avec des mitaines pour la petite anecdote. J’ai plutôt eu le désir de jouer trois-quarts à la base. Mais étant déjà grand pour mon âge, les numéros se sont réduits petit à petit. C’est à partir de là que j’ai commencé à être formé en numéro 8. J’y suis resté lorsque je suis arrivé à Biarritz. Par contre, dès que j’ai commencé à me rapprocher du centre de formation et de l’équipe première au BO, mon éducateur au pôle espoirs de Bayonne, Pierre Perez, m’a dit que je pouvais développer un profil de troisième ligne aile. J’étais léger, c’est à ce poste que j’ai fait mes débuts en Pro D2. Mais le poste de numéro 8 reste l’un des plus beaux à mes yeux. Il y a toutes les attitudes à avoir sur les phases de contact, les notions techniques autour de la mêlée, l’impact à avoir dans le jeu semblable à celui des trois-quarts, notamment dans les couloirs… C’est un poste hybride qui permet de toucher à tout. Êtes-vous tout de suite tombé amoureux de ce poste ? J’adore avoir la polyvalence qui permet de jouer 7, 6 et 8. Quand tu joues troisième ligne aile, tu es beaucoup plus sur le premier rideau. Même si les rôles sont interchangeables dans le jeu, ça fait beaucoup plus travailler défensivement. À Bordeaux, je n’avais joué que cinq matchs en numéro 8. C’est vrai que retrouver ce poste de manière plus récurrente, c’est quelque chose que j’apprécie. Mais c’est surtout grâce à la manière dont on joue au Stade Toulousain. « D’après ce qu’on m’a dit, j’étais toujours fourré dans les pattes de Philippe Bernat-Salles » Vous avez grandi à Biarritz dans un club qui a vu passer des grands numéros 8. Les regardiez-vous ? J’avais une appétence pour les trois-quarts à cette époque-là (sourire) : c’était Dimitri Yachvili mon idole quand j’étais jeune. Mais forcément, ayant regardé les matchs du BO à cette époque, Imanol Harinordoquy est le premier numéro 8 qui m’a réellement inspiré. C’est aussi l’époque où les Blacks ont été champions du monde à deux reprises (2011, 2015). Je garde le souvenir de So’oialo (Rodney), qui jouait en 2007 quand les Français les avaient battus en quart de finale à Cardiff, puis de Kieran Read… À l’époque où les coéquipiers de votre père (Olivier Roumat) passaient chez vous, était-ce déjà les arrières que vous regardiez ? Je ne me souviens pas de tout, j’avais cinq ans lorsqu’il a terminé sa carrière. Il y avait beaucoup d’amitié avec « Soso » Pueloto, un avant, mais aussi avec Philippe Bernat-Salles. D’après ce qu’on m’a dit, j’étais toujours fourré dans ses pattes. La passe est quelque chose qui m’a toujours fasciné quand j’étais jeune. C’est d’ailleurs une chose que j’ai répétée beaucoup de fois dans mon jardin ou dans la piscine avec mon papa. Et cela avant même de jouer au rugby, puisque je faisais de la pelote à cette époque. Passer en troisième ligne aile, ça n’a jamais généré de frustration ? Non, ça a été au contraire enrichissant. Je me rappelle encore de mon premier match en professionnel avec Bordeaux, c’était à Lyon. Mon père m’avait toujours dit de ne jamais me faire b… à l’intérieur. Pas manqué, j’ai pris un crochet intérieur sur une action, il y a eu essai au bout. La conclusion, c’est que la moindre erreur se paie cash en troisième ligne aile. Ce poste est très exigeant en termes de travail. « J’ai toujours eu plus de fascination pour des mecs comme Laurent Cabannes ou Olivier Magne » Mais l’obsession de nombreux entraîneurs pour la puissance en 8 n’a-t-elle pas été frustrante pour vous qui aviez d’autres qualités ? Non. Quand je suis arrivé à Biarritz, des joueurs étaient déjà aguerris au poste de numéro 8. Ils avaient un profil beaucoup plus puissant en lien avec les exigences de la Pro D2 (Filipe Manu, Nemia Soqeta…). J’étais conscient que je n’étais pas totalement prêt physiquement pour jouer à ce poste. Mais les huit qui me faisaient rêver n’étaient pas ceux qui cassaient dix plaquages ou qui démontaient des mecs. J’ai été élevé à un rugby, avec Monsieur Perez, où l’intervalle est la clé de la réussite : c’est plus facile de rentrer dans une porte que dans un mur. J’ai toujours eu plus de fascination pour des mecs comme Laurent Cabannes, même si je ne l’ai jamais vu jouer en vrai, ou Olivier Magne. Des mecs coureurs, doués avec leurs mains, qui faisaient les différences par leur intelligence plus que par leur dimension physique. Prendre des kilos de muscle à tout prix, ça n’a jamais été une tentation ? Non. Quand je suis arrivé en professionnel, aux alentours de 95 kilos, j’étais conscient de devoir me renforcer. Mais c’était plus pour me protéger de la blessure que pour devenir un « monstre ». Je ne suis de toute façon pas du genre à prendre 10 kilos de muscle en deux préparations. Si ça avait été le cas, j’aurais probablement perdu d’autres qualités. Toulouse, est-ce l’écosystème idéal pour votre éclosion ? A lire aussi Ce n’est pas à moi de le dire. Mais si j’ai la chance de m’exprimer à ce poste aujourd’hui, c’est parce qu’il y a autour de moi des joueurs comme Jack (Willis) ou François (Cros) qui sont des travailleurs incroyables, parce qu’il y a des porteurs de ballon comme Peato (Mauvaka), Manny (Meafou), Cyril (Baille), Julien (Marchand). C’est une question d’équilibre. Modifié 19 juin 2024 par olivier11 14
C’est un message populaire. Fafou Posté(e) 19 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 19 juin 2024 Ils se sont bien trouvés ces deux-là , qu'ils continuent à nous régaler ^^  ENTRETIEN. Stade Toulousain : "Faut pas croire, on ne s’aime pas !" L’interview croisée et décalée de Jack Willis et Blair Kinghorn l'essentiel Jack Willis et son coéquipier écossais, Blair Kinghorn sont toujours fourrés ensemble lorsqu’ils ne sont pas sur un terrain de rugby. Une amitié récente mais déjà très forte entre les deux Britanniques qui ne sont jamais à court de blagues. Rencontre avant la demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle, vendredi soir au Matmut-Atlantique de Bordeaux (20h15, Canal +). Est-ce que vous vous connaissiez avant que Blair n’arrive au Stade Toulousain ? Blair Kinghorn : Je ne connaissais pas Jack non, mais j’avais plusieurs amis qui jouaient aux Wasps avec lui. On va dire que j’avais eu de bons retours (sourire). On m’a dit que c’était un bon mec, très accueillant. La première fois que je suis arrivé à Toulouse avec ma fiancée, il a été très présent et nous a super bien accueillis. C’était vraiment chouette. Aviez-vous déjà joué l’un contre l’autre ? Jack Willis : Oui, je crois bien. On a joué deux matchs en étant face à face. Un à Murrayfield (le stade de l’équipe nationale d’Ecosse) et un autre dans un stade plus petit. Je ne me rappelle plus où c’était… B.K. : (il réfléchit à voix haute) Je crois que c’était au Hive Stadium (le stade du club d’Edimbourg). J.W. : Voilà , c’était au Hive et j’en ai gagné un et perdu un (sourire). Ça fait égalité, c’est bien comme ça. A lire aussi : ENTRETIEN. Demi-finale Stade Toulousain - La Rochelle : "Ugo Mola a mis longtemps à me comprendre..." Peato Mauvaka se confie sur sa belle saison Vous semblez très proche en dehors du terrain, alors que vous ne vous connaissez que depuis six mois, comment l’expliquez-vous ? B.K. : Je pense que c’est parce qu’on est les seuls à parler anglais (ils rigolent). Est-ce la seule raison ? J.W : Plus sérieusement c’est vrai que c’est sympa d’avoir Blair ici avec moi. C’est quelqu’un qui vient de Grande-Bretagne et donc qui peut rire à certaines blagues et comprendre certaines choses qui sont propres aux Britanniques. C’est cool de pouvoir partager ça avec quelqu’un d’autre à Toulouse.  Les deux Britanniques dans les travées d’Ernest-Wallon. DDM - LAURENT DARD  Lorsque Blair est arrivé, vous avez fait le guide pour lui ? J.W. : Oui, j’ai mis cette casquette de guide sur certains points… B.K. : Bien sûr qu’il a fait le guide. Il m’a énormément aidé dans tout ce qu’il y a autour du club car c’est totalement différent de ce que je connaissais avant. Pour être honnête, tous les mecs ont été vraiment super avec moi. D’autant que vous êtes arrivés en cours de saison (en décembre 2023), ce qui ajoute une difficulté supplémentaire pour s’intégrer dans un effectif déjà en place… B.K. : Oui c’est clair. Tout s’est fait très vite et je suis arrivé dans un environnement très différent. Donc c’est vraiment chouette d’avoir pu compter sur des gens comme Jack qui étaient déjà là pour me faciliter la tâche dans toutes ces choses que je découvrais. A lire aussi : Stade Toulousain-La Rochelle en demi-finale de Top 14 : "C’est une équipe qui aime les phases finales…" Grégory Alldritt méfiant avant de jouer Toulouse Vous venez de gagner la Champions Cup, on ne peut pas rêver mieux pour une première saison… B.K. : (rires) C’est sûr que ça aurait pu être pire. - Blair n’a joué qu’un seul match ! Il ne sait même pas ce que c’est le Top 14. - C’est pas vrai, j’en ai joué quatre ! Aviez-vous, dans votre carrière, disputé une rencontre aussi difficile que cette finale face au Leinster ? J.W. : C’est une bonne question et franchement je ne pense pas avoir déjà joué un match aussi dur. Le match était déjà très compliqué pendant 80 minutes et il a fallu rajouter la prolongation, 20 minutes de plus ! Mais je pense que c’était tellement important et qu’on était tellement proche de soulever ce trophée qu’on a tous donné tout ce qu’on avait au fond de nous. Et pour Blair qui est là depuis huit mois… B.K. : (il coupe) Non, 6 mois ! J.W. : Pour moi qui suis arrivé de façon similaire la saison passée, gagner un trophée de cette façon, personnellement je sais que je m’en rappellerai toute ma vie. C’était incroyable. A lire aussi : Demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle : "Ça a failli me niq*** ma carrière…" Oscar Jégou, le suspendu revenu donner de l’allant aux Maritimes Gagner un tel trophée si peu de temps après être arrivé, ça aide forcément à se sentir partie prenante du collectif… B.K. : Oui, je me dis que je ne me suis pas trompé dans ma décision (ils se marrent tous les deux). Plus sérieusement, c’est vrai que je connais des débuts rêvés ici, on ne peut pas faire mieux. Jack vous aviez déjà connu la fête au Capitole la saison passée. Pour vous Blair, c’était une grande première, qu’en avez-vous pensée ? B.K. : C’était fou. Je ne peux même pas expliquer ce que j’ai ressenti en étant sur le balcon, face à tous ces fans. On se rend compte à quel point ils sont impliqués, à quel point ils aiment l’équipe et la ville. C’était vraiment un moment hors du temps. Tout le monde criait, était fou, je ne sais même pas comment le décrire, je n’oublierai jamais et j’ai juste envie que ça recommence. On a tous en tête le doublé. J.W. : Je lui avais un peu raconté comment se passaient les lendemains de titres lorsqu’on partageait notre chambre à Londres, le jour de la finale. On a parlé un peu du Capitole mais on a essayé de ne pas trop y penser avant le match (rires). On devait rester concentré et d’abord gagner ce trophée. En tout cas, mes deux passages au Capitole sont inoubliables mais pour moi, gagner la Champions Cup c’est encore plus spécial. Car c’est une compétition que j’avais jouée avec les Wasps mais je n’avais jamais été aussi proche de la remporter depuis que je suis à Toulouse. Là c’est un aboutissement.  Les deux compères soulèvent la Champions Cup sur le balcon du Capitole. DDM - DDM-MICHEL VIALA  Revenir sur le balcon du Capitole à la fin du mois de juin, c’est l’objectif de l’équipe… J.W. : Revenir avec deux trophées… Tous les joueurs le souhaitent et c’est notre plan. On s’est bien amusé lors des célébrations après avoir gagné la Champions Cup mais on s’est dit qu’il nous restait plusieurs matchs importants… B.K. : On voulait absolument se reconcentrer pour la fin de saison. Trois jours de fêtes étaient suffisants. A lire aussi : Demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle : "Il faut être un peu patron", Paul Graou s’exprime sur son rôle de doublure pas comme les autres Blair, quel est votre avis sur le Top 14 ? J.W. : Il n’a joué qu’un seul match, il ne sait pas ce que c’est parce qu’il a joué qu’en Champions Cup (les deux rigolent). B.K. : C’est vrai que finalement, je n’ai joué que quatre matchs en Top 14, donc je ne peux pas vraiment me faire un avis. Mais c’est vraiment très dur, ça n’arrête jamais, il y a très peu de temps mort. Il y a énormément de matchs et tous nos adversaires sont grands et costauds… C’est vraiment du très haut niveau. C’est très différent de ce à quoi j’étais habitué, je dirai que la Champions Cup ressemble plus au Championship que j’avais l’habitude de disputer avec Edimbourg. Le public est différent aussi, il y a beaucoup de bruit mais au niveau des contacts, c’est vachement physique, peut-être un peu plus lent mais il y a vraiment beaucoup d’impact. Les demi-finales ont lieu demain, face à La Rochelle, Jack vous avez déjà connu ça l’année passée à Saint-Sébastien, vous rappelez-vous d’une ambiance particulière ? J.W. : C’était incroyable. Saint-Sébastien c’était vraiment cool, je me rappelle que nous dormions vers Biarritz et que la route jusqu’au stade était géniale. Nous avions joué la demi-finale face au Racing où nous avions réalisé une super première mi-temps. J’espère que nous aurons les mêmes résultats cette année… En tout cas, il y a quelque chose de spécial sur ce week-end de demi-finale. Le niveau d’intensité augmente. A lire aussi : Stade Toulousain : découvrez les forces en présence avant la demi-finale face à La Rochelle L’équipe s’est-elle améliorée cette saison par rapport à la saison dernière ? J.W. : Je pense que nous avons tous plus d’expérience. Le match du Leinster de la saison passée nous a beaucoup servis. C’était un match très difficile et nous avons énormément appris. Cette année on a beaucoup travaillé et dans nos performances, je crois qu’on a montré qu’on était un cran au-dessus. En ce qui concerne votre vie en dehors du terrain, Jack avez-vous montré vos lieux favoris à Blair ? J.W. : On adore les Carmes… B.K. : Oui c’est un quartier génial, de bons restaurants, de bons bars… J.W. : C’est vrai que c’est parfait. B.K. : J’adore cette ville, on y mange tellement bien tout le temps. 7 11 1
Dede11 Posté(e) 19 juin 2024 Posté(e) 19 juin 2024 Il y a 2 heures, Fafou a dit : Ils se sont bien trouvés ces deux-là , qu'ils continuent à nous régaler ^^  ENTRETIEN. Stade Toulousain : "Faut pas croire, on ne s’aime pas !" L’interview croisée et décalée de Jack Willis et Blair Kinghorn l'essentiel Jack Willis et son coéquipier écossais, Blair Kinghorn sont toujours fourrés ensemble lorsqu’ils ne sont pas sur un terrain de rugby. Une amitié récente mais déjà très forte entre les deux Britanniques qui ne sont jamais à court de blagues. Rencontre avant la demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle, vendredi soir au Matmut-Atlantique de Bordeaux (20h15, Canal +). Est-ce que vous vous connaissiez avant que Blair n’arrive au Stade Toulousain ? Blair Kinghorn : Je ne connaissais pas Jack non, mais j’avais plusieurs amis qui jouaient aux Wasps avec lui. On va dire que j’avais eu de bons retours (sourire). On m’a dit que c’était un bon mec, très accueillant. La première fois que je suis arrivé à Toulouse avec ma fiancée, il a été très présent et nous a super bien accueillis. C’était vraiment chouette. Aviez-vous déjà joué l’un contre l’autre ? Jack Willis : Oui, je crois bien. On a joué deux matchs en étant face à face. Un à Murrayfield (le stade de l’équipe nationale d’Ecosse) et un autre dans un stade plus petit. Je ne me rappelle plus où c’était… B.K. : (il réfléchit à voix haute) Je crois que c’était au Hive Stadium (le stade du club d’Edimbourg). J.W. : Voilà , c’était au Hive et j’en ai gagné un et perdu un (sourire). Ça fait égalité, c’est bien comme ça. A lire aussi : ENTRETIEN. Demi-finale Stade Toulousain - La Rochelle : "Ugo Mola a mis longtemps à me comprendre..." Peato Mauvaka se confie sur sa belle saison Vous semblez très proche en dehors du terrain, alors que vous ne vous connaissez que depuis six mois, comment l’expliquez-vous ? B.K. : Je pense que c’est parce qu’on est les seuls à parler anglais (ils rigolent). Est-ce la seule raison ? J.W : Plus sérieusement c’est vrai que c’est sympa d’avoir Blair ici avec moi. C’est quelqu’un qui vient de Grande-Bretagne et donc qui peut rire à certaines blagues et comprendre certaines choses qui sont propres aux Britanniques. C’est cool de pouvoir partager ça avec quelqu’un d’autre à Toulouse.  Les deux Britanniques dans les travées d’Ernest-Wallon. DDM - LAURENT DARD  Lorsque Blair est arrivé, vous avez fait le guide pour lui ? J.W. : Oui, j’ai mis cette casquette de guide sur certains points… B.K. : Bien sûr qu’il a fait le guide. Il m’a énormément aidé dans tout ce qu’il y a autour du club car c’est totalement différent de ce que je connaissais avant. Pour être honnête, tous les mecs ont été vraiment super avec moi. D’autant que vous êtes arrivés en cours de saison (en décembre 2023), ce qui ajoute une difficulté supplémentaire pour s’intégrer dans un effectif déjà en place… B.K. : Oui c’est clair. Tout s’est fait très vite et je suis arrivé dans un environnement très différent. Donc c’est vraiment chouette d’avoir pu compter sur des gens comme Jack qui étaient déjà là pour me faciliter la tâche dans toutes ces choses que je découvrais. A lire aussi : Stade Toulousain-La Rochelle en demi-finale de Top 14 : "C’est une équipe qui aime les phases finales…" Grégory Alldritt méfiant avant de jouer Toulouse Vous venez de gagner la Champions Cup, on ne peut pas rêver mieux pour une première saison… B.K. : (rires) C’est sûr que ça aurait pu être pire. - Blair n’a joué qu’un seul match ! Il ne sait même pas ce que c’est le Top 14. - C’est pas vrai, j’en ai joué quatre ! Aviez-vous, dans votre carrière, disputé une rencontre aussi difficile que cette finale face au Leinster ? J.W. : C’est une bonne question et franchement je ne pense pas avoir déjà joué un match aussi dur. Le match était déjà très compliqué pendant 80 minutes et il a fallu rajouter la prolongation, 20 minutes de plus ! Mais je pense que c’était tellement important et qu’on était tellement proche de soulever ce trophée qu’on a tous donné tout ce qu’on avait au fond de nous. Et pour Blair qui est là depuis huit mois… B.K. : (il coupe) Non, 6 mois ! J.W. : Pour moi qui suis arrivé de façon similaire la saison passée, gagner un trophée de cette façon, personnellement je sais que je m’en rappellerai toute ma vie. C’était incroyable. A lire aussi : Demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle : "Ça a failli me niq*** ma carrière…" Oscar Jégou, le suspendu revenu donner de l’allant aux Maritimes Gagner un tel trophée si peu de temps après être arrivé, ça aide forcément à se sentir partie prenante du collectif… B.K. : Oui, je me dis que je ne me suis pas trompé dans ma décision (ils se marrent tous les deux). Plus sérieusement, c’est vrai que je connais des débuts rêvés ici, on ne peut pas faire mieux. Jack vous aviez déjà connu la fête au Capitole la saison passée. Pour vous Blair, c’était une grande première, qu’en avez-vous pensée ? B.K. : C’était fou. Je ne peux même pas expliquer ce que j’ai ressenti en étant sur le balcon, face à tous ces fans. On se rend compte à quel point ils sont impliqués, à quel point ils aiment l’équipe et la ville. C’était vraiment un moment hors du temps. Tout le monde criait, était fou, je ne sais même pas comment le décrire, je n’oublierai jamais et j’ai juste envie que ça recommence. On a tous en tête le doublé. J.W. : Je lui avais un peu raconté comment se passaient les lendemains de titres lorsqu’on partageait notre chambre à Londres, le jour de la finale. On a parlé un peu du Capitole mais on a essayé de ne pas trop y penser avant le match (rires). On devait rester concentré et d’abord gagner ce trophée. En tout cas, mes deux passages au Capitole sont inoubliables mais pour moi, gagner la Champions Cup c’est encore plus spécial. Car c’est une compétition que j’avais jouée avec les Wasps mais je n’avais jamais été aussi proche de la remporter depuis que je suis à Toulouse. Là c’est un aboutissement.  Les deux compères soulèvent la Champions Cup sur le balcon du Capitole. DDM - DDM-MICHEL VIALA  Revenir sur le balcon du Capitole à la fin du mois de juin, c’est l’objectif de l’équipe… J.W. : Revenir avec deux trophées… Tous les joueurs le souhaitent et c’est notre plan. On s’est bien amusé lors des célébrations après avoir gagné la Champions Cup mais on s’est dit qu’il nous restait plusieurs matchs importants… B.K. : On voulait absolument se reconcentrer pour la fin de saison. Trois jours de fêtes étaient suffisants. A lire aussi : Demi-finale Stade Toulousain – La Rochelle : "Il faut être un peu patron", Paul Graou s’exprime sur son rôle de doublure pas comme les autres Blair, quel est votre avis sur le Top 14 ? J.W. : Il n’a joué qu’un seul match, il ne sait pas ce que c’est parce qu’il a joué qu’en Champions Cup (les deux rigolent). B.K. : C’est vrai que finalement, je n’ai joué que quatre matchs en Top 14, donc je ne peux pas vraiment me faire un avis. Mais c’est vraiment très dur, ça n’arrête jamais, il y a très peu de temps mort. Il y a énormément de matchs et tous nos adversaires sont grands et costauds… C’est vraiment du très haut niveau. C’est très différent de ce à quoi j’étais habitué, je dirai que la Champions Cup ressemble plus au Championship que j’avais l’habitude de disputer avec Edimbourg. Le public est différent aussi, il y a beaucoup de bruit mais au niveau des contacts, c’est vachement physique, peut-être un peu plus lent mais il y a vraiment beaucoup d’impact. Les demi-finales ont lieu demain, face à La Rochelle, Jack vous avez déjà connu ça l’année passée à Saint-Sébastien, vous rappelez-vous d’une ambiance particulière ? J.W. : C’était incroyable. Saint-Sébastien c’était vraiment cool, je me rappelle que nous dormions vers Biarritz et que la route jusqu’au stade était géniale. Nous avions joué la demi-finale face au Racing où nous avions réalisé une super première mi-temps. J’espère que nous aurons les mêmes résultats cette année… En tout cas, il y a quelque chose de spécial sur ce week-end de demi-finale. Le niveau d’intensité augmente. A lire aussi : Stade Toulousain : découvrez les forces en présence avant la demi-finale face à La Rochelle L’équipe s’est-elle améliorée cette saison par rapport à la saison dernière ? J.W. : Je pense que nous avons tous plus d’expérience. Le match du Leinster de la saison passée nous a beaucoup servis. C’était un match très difficile et nous avons énormément appris. Cette année on a beaucoup travaillé et dans nos performances, je crois qu’on a montré qu’on était un cran au-dessus. En ce qui concerne votre vie en dehors du terrain, Jack avez-vous montré vos lieux favoris à Blair ? J.W. : On adore les Carmes… B.K. : Oui c’est un quartier génial, de bons restaurants, de bons bars… J.W. : C’est vrai que c’est parfait. B.K. : J’adore cette ville, on y mange tellement bien tout le temps. J'espère qu'ils ne mangent pas trop de pain, faut voir Kolisi actuellement 1
delacaravelle Posté(e) 19 juin 2024 Posté(e) 19 juin 2024 il y a 5 minutes, Dede11 a dit : J'espère qu'ils ne mangent pas trop de pain, faut voir Kolisi actuellement et trop de saucisses... après il y en a revendre sur ce forum certains jours...
Fafou Posté(e) 19 juin 2024 Posté(e) 19 juin 2024 il y a 34 minutes, Dede11 a dit : J'espère qu'ils ne mangent pas trop de pain, faut voir Kolisi actuellement Les 2 aux Carmes, ils doivent vider les fûts et remplir les caisses du London Town 1
Maleli Posté(e) 19 juin 2024 Posté(e) 19 juin 2024 Chocobares sélectionné avec les Pumas pour la tournée d'été mais pas Mallia 3 5
Saint Thomas ST Posté(e) 19 juin 2024 Posté(e) 19 juin 2024 il y a 46 minutes, Maleli a dit : Chocobares sélectionné avec les Pumas pour la tournée d'été mais pas Mallia  Confirme ce qu'on dit depuis longtemps : la rançon des "🔪 suisses".  Triste pour lui car il mériterait... 3
olivier11 Posté(e) 20 juin 2024 Posté(e) 20 juin 2024 Il y a 8 heures, Maleli a dit : Chocobares sélectionné avec les Pumas pour la tournée d'été mais pas Mallia Très étonnant alors qu'il fait sa meilleure année chez nous, à tous les postes et que la concurrence ne me semble pas au même niveau 3
Gabi Posté(e) 20 juin 2024 Posté(e) 20 juin 2024 Il y a 8 heures, Maleli a dit : Chocobares sélectionné avec les Pumas pour la tournée d'été mais pas Mallia Je suppose que, comme Galthié, le sélectionneur des Pumas veut préserver des cadres pour le Rugby Championship. Bref, tout le monde s'en tapent de cette tournée. 3
OURS17 Posté(e) 20 juin 2024 Posté(e) 20 juin 2024 https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14/ancien-gardien-de-but-mauvais-gestes-en-amateur-et-hautes-etudes-le-toulousain-joel-merkler-raconte-son-incroyable-parcours_AN-202406200025.html  6
Raphaelle Posté(e) 20 juin 2024 Posté(e) 20 juin 2024 Il y a 2 heures, olivier11 a dit : Très étonnant alors qu'il fait sa meilleure année chez nous, à tous les postes et que la concurrence ne me semble pas au même niveau Et Choco est frais, il joue peu !
kon-phi PostĂ©(e) 20 juin 2024 PostĂ©(e) 20 juin 2024 Chocobares : « pita Akhi meilleur 3/4 de France et d’Europe » Â
Tlsefred31 Posté(e) 20 juin 2024 Posté(e) 20 juin 2024 https://www.lefigaro.fr/sports/rugby/top-14/top-14-j-ai-la-chance-de-vivre-avec-ces-mecs-etonnants-savoure-ugo-mola-20240620 1 8
GuyNess Posté(e) 22 juin 2024 Posté(e) 22 juin 2024 Est ce qu’avec la grave blessure de Cyril on va pas garder des piliers qu’on voulait prêter ?
blacksad Posté(e) 22 juin 2024 Posté(e) 22 juin 2024 On peut repousser un peu le prêt de Trauth (à Béziers ?) avec Neti et Ainu’u on n’est pas mal. Ça me ferait presque plaisir que Ainu’u puisse prendre du temps de jeu et enchaîner les matchs. 4
sass40 Posté(e) 22 juin 2024 Posté(e) 22 juin 2024 il y a 24 minutes, blacksad a dit : On peut repousser un peu le prêt de Trauth (à Béziers ?) avec Neti et Ainu’u on n’est pas mal. Ça me ferait presque plaisir que Ainu’u puisse prendre du temps de jeu et enchaîner les matchs. Soit on fixe Ainu’u à gauche la saison prochaine et il est titulaire vu qu à droite alors on sera moyen en nombre (mais je crois que le staff le voit plus à droite), Soit effectivement à gauche on sera léger avec Neti (pas top niveau quand même pour l instant), pas de vrai titulaire et des prêts à répudier pour faire le nombre ou piocher chez les Espoirs comme Bertrand... Je verrais bien le retour de Mallez à droite et Ainu’u à gauche... ou un pilier gauche Argentin en renfort ... 1
sass40 Posté(e) 22 juin 2024 Posté(e) 22 juin 2024 il y a 6 minutes, sass40 a dit : Soit on fixe Ainu’u à gauche la saison prochaine et il est titulaire vu qu à droite alors on sera moyen en nombre (mais je crois que le staff le voit plus à droite), Soit effectivement à gauche on sera léger avec Neti (pas top niveau quand même pour l instant), pas de vrai titulaire et des prêts à répudier pour faire le nombre ou piocher chez les Espoirs comme Bertrand... Je verrais bien le retour de Mallez à droite et Ainu’u à gauche... ou un pilier gauche Argentin en renfort ... Ré étudier et non répudier 2
Pouik Posté(e) 22 juin 2024 Posté(e) 22 juin 2024 Il y a 6 heures, GuyNess a dit : Est ce qu’avec la grave blessure de Cyril on va pas garder des piliers qu’on voulait prêter ?  Reilhes revient après son passage convaincant au CAB. 4 1
Raphaelle Posté(e) 23 juin 2024 Posté(e) 23 juin 2024 Top 14 - Toulouse : Baille forfait, la jeunesse en première ligne pour la finale Jérémy Fadat Publié le 23/06/2024 à 06:01  Victime de la grave blessure de Cyril Baille, après celle de Nepo Laulala plus tôt dans la saison, le staff devra s’adapter sur les postes de piliers pour la finale. Mais il a de la réserve, révélée ces derniers mois.  Décidément, les expérimentés piliers toulousains ont offert quelques sueurs à leurs supporters et leur staff vendredi soir. D’abord Dorian Aldegheri, lequel s’est ouvert le cuir chevelu à la fin de son échauffement. Victime de saignements à répétition, il a été pris en charge à pluseiurs reprises durant la première mi-temps, et fut même remplacé temporairement pour se faire poser un bandage. L’encadrement a même convaincu le joueur de porter un casque pour éviter ces aller-retour incessants, qui n’aidaient pas les Rouge et Noir à emballer le rythme de la rencontre autant qu’ils le souhaitaient. Mais "Doudou" (son surnom, N.D.L.R.), qui le posait avant chaque mêlée, ne l’a pas gardé bien longtemps sur la tête. "C’était la galère, ça me tombait sur le visage", en souriait-il après la rencontre. Plus de peur que de mal tout de même pour lui qui – malgré aussi une gêne à une cuisse – est resté sur le terrain pendant près d’une heure. Voilà qui montre son importance dans le dispositif stadiste, surtout pour sa tenue en mêlée fermée. En l’absence du All Black Nepo Laulala (rupture du tendon d’Achille), Aldegheri tient la baraque dans l’épreuve de force. Et c’est d’ailleurs pour ses relatives garanties dans ce secteur que le polyvalent David Ainu’u avait été préféré sur le banc à Joel Merkler, lui qui était remplaçant durant toute la phase finale de Champions Cup. Mais les deux hommes seront bien sur la feuille de match pour la finale puisque Cyril Baille fut gravement fauché en deuxième mi-temps. Le pire ? C’est que l’international français devait sortir sur l’action suivante. Mais, lors de son ultime charge, sa cheville s’est bloquée et a tourné. Ce qui l’a obligé à sortir sur civière et à être évacué vers l’hôpital de Bordeaux où il a rapidement passé des examens. Verdict : "rupture des ligaments de la cheville avec fracture du péroné", comme le joueur l’a indiqué sur ses réseaux sociaux. Il sera opéré ce lundi, et sa saison est évidemment terminée.  Voilà qui met une pierre de plus et de taille dans le jardin de la première ligne toulousaine, alors que le club a choisi ces derniers mois de ne pas engager de joker médical pour miser sur les retours de prêt de Marco Trauth (Béziers) ou Paul Mallez (Provence Rugby). À Marseille, Ainu’u devrait cette fois être remplaçant à gauche (Rodrigue Neti serait titulaire) et Merkler à droite. "Je crois qu’on a utilisé quatorze piliers cette année, a analysé Ugo Mola. Il y aura en finale un bon numéro 1, un beau 3, un beau 17 et un beau 23 ! Un des tournants du match est quand La Rochelle a repris une mêlée sur une pénalité devant notre ligne et ceux censés être remplaçants ont relevé le défi. Cela nous a mis en bonne posture aux alentours de la 60e minute. David Ainu’u ou Joel Merkler sont de jeunes joueurs formés au club. Nepo Laulala et Cyril Baille seront dans la tribune. C’est la vie d’un groupe. On a beaucoup de chance que le club forme depuis des années autant de piliers. Depuis 2017, hormis jokers, on est seulement allé chercher Charlie Faumuina et Nepo Laulala. Le reste est issu de notre formation. Il y a un gros travail réalisé, en son temps par William Servat, Thierry Savio qui est notre "docteur es mêlée", et Virgile Lacombe. On a des jeunes mais ils ne vont pas attendre qu’on les pousse. C’est l’heure pour eux, il faut y aller." Et comme le disait Aldegheri : "C’est dur pour Cyril et pour nous, on veut gagner pour lui." 8
Dede11 Posté(e) 26 juin 2024 Posté(e) 26 juin 2024 Il y a 2 heures, Tolosenc a dit :  Il manque la dernière séquence, celle où Guitoune passe la coupe à papa Costes.
C’est un message populaire. djip Posté(e) 27 juin 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 27 juin 2024 S'il fallait se rappeler que tout n'a pas été simple et que gagner ne s'improvise pas plus qu'attirer des joueurs qui ont le potentiel et l'esprit. Le plus impressionnant c'est la force collective construite depuis quelques années, qui fait que des mecs comme Kinghorn ou Willis, qui n'ont pourtant pas baigné dans le moule, s'intègrent et se fondent dans le collectif comme s'ils étaient là depuis dix ans.  À Toulouse, Ugo Mola n'est plus le « successeur de » En difficulté lorsqu'il a pris la succession de Guy Novès en 2015, le manager du Stade Toulousain a su imposer sa patte pour remettre le club au sommet.  En sport, on reconnaît souvent les bons managers quand tout va mal. Ugo Mola (51 ans) est sûrement de ceux-là , lui qui est arrivé au Stade Toulousain en 2015 pour succéder à Guy Novès et ses quatorze titres (dix en Top 14, 4 en Coupe d'Europe), parti entraîner le quinze de France. Au bout de deux saisons, à la tête d'une équipe 12e du Championnat de France et sans victoire depuis 2010, il a pourtant su garder ses convictions sur le jeu et le fonctionnement général pour renouer avec le succès.   Aujourd'hui à Brive, Pierre-Henry Broncan, à l'époque en charge de la défense, a traversé ces mois difficiles auprès de Mola et évoque « un type de management très intelligent qui lui a permis de gérer une situation très compliquée. Il y avait d'un côté une génération vieillissante, des gars entre 30 et 35 ans (Dusautoir, Albacete, McAlister, Lamboley, Fritz, Millo-Chusky...), de l'autre beaucoup de très jeunes joueurs de moins de 20 ans (Marchand, Baille, Mauvaka, Ntamack...) et entre les deux très peu de monde, Max Médard, Yoann Maestri et Yoann Huget en gros. » lire aussiLes trois ajustements à faire pour Toulouse avant la finale Pas facile, pour Mola qui redécouvre le Top 14 après une saison à Albi, de gérer ces vieux grognards qui ont tout gagné avec Novès, coupable d'avoir peut-être prolongé les contrats de certains un peu facilement. Quelques anciens montent au créneau, comme l'Argentin Pato Albacete, qui, au moment de quitter le club au printemps 2017, à 36 ans, après douze saisons en rouge et noir, déclare à propos d'Ugo Mola : « Le costume était trop grand pour lui. Il n'avait pas les épaules pour reprendre un groupe comme ça. Il dit que ce n'est pas lui qui a choisi le staff, pas lui qui a recruté les joueurs. Les excuses, c'est pour les faibles. C'est une phrase qu'il répète souvent, mais il ne l'utilise pas pour lui. »   « Dans un vestiaire pro-Novès, (Mola) est arrivé avec ses convictions, mais en étant très attentif à ce que vivait ce groupe qui ne gagnait plus. » Yoann Huget    Grégory Lamboley, qui a quitté Toulouse la même année qu'Albacete, pour une dernière saison à La Rochelle, est beaucoup plus nuancé, le recul aidant peut-être : « Il y a eu une période de transition vraiment pas simple, avec le départ de Guy Novès, la succession de René Bouscatel (le nouveau président, Didier Lacroix, est arrivé en 2017) et dans un groupe où la cohésion n'était pas optimum pendant deux ans, Ugo n'avait pas le beau rôle. Personnellement, il a toujours été très clair avec moi, à propos de ma situation, sans sous-entendus. Mais c'est vrai que si on m'avait dit que le club serait à nouveau champion de France deux ans après mon départ, je ne l'aurais jamais cru. Une transition comme ça, c'est exceptionnel ! » Pour avoir assisté à la transformation, Huget, champion de France en 2008 avec Novès, puis en 2019 et 2021 avec Mola, loue l'écoute de ce dernier : « Dans un vestiaire pro-Novès, il est arrivé avec ses convictions, mais en étant très attentif à ce que vivait ce groupe qui ne gagnait plus. C'est lui qui nous a poussé à ouvrir ce vestiaire où notre cellule pro vivait en autarcie, sans contacts avec l'environnement extérieur. Mais il n'imposait pas et, d'ailleurs, on a obtenu de laisser en place une partie de ce système où les jeunes devaient gagner leur place dans ce lieu, mais, en revanche, c'était plus ouvert, on s'est mis à prendre des petits-déjeuners communs avec le staff administratif. » lire aussiMola : « Avec ces joueurs, la crème de la crème, je m'éclate » Car, comme le souligne Broncan, dans un club où certains bénévoles sont là depuis plus de vingt ans, « le moteur du rugby à Toulouse, c'est le terrain. C'est peut-être con à dire, mais ce n'est pas le cas partout. Dans toutes les strates du club, il y a des anciens joueurs, pas des chefs d'entreprise. Ugo a complètement embrassé cette philosophie familiale. Il connaît les minimes du club, il a été éduqué comme ça, il traîne à leurs entraînements. Il a changé le fonctionnement du centre de formation pour intégrer les espoirs qui peuvent être entraînés par Jérôme Kaino ou David Mélé. » Arrivé deux ans après Mola, pour remplacer le président Bouscatel, Lacroix explique que son coach décide « de la stratégie sportive, des compositions d'équipe et a une véritable réflexion sur la formation. Il est, par exemple, en relation permanente avec le président de l'association (le volet amateur du club) pour accompagner le choix des formateurs en cadets (U16) et en Espoirs. Il y a des joueurs de sa génération à tous les niveaux (Cazalbou, Ntamack, Bouilhou, moi) et il y a une vraie entraide pour faire performer toutes les équipes. Et sur les recrutements, nous formons une instance à trois avec Jérôme Cazalbou(manager du haut niveau) avec un principe d'unanimité. Nos décisions sont supervisées par le CSS (conseil supérieur sportif) qui décide des budgets. » « Aujourd'hui, ce n'est plus un challenge de faire venir les meilleurs. À Toulouse, ils savent que dans ce club ils vont gagner des titres. » Pierre-Henry Broncan, ex-entraîneur de Toulouse en charge de la défense    « Quand Ugo est arrivé, se souvient Broncan, c'était moins facile de faire venir des joueurs et on avait vraiment bataillé pour recruter Antoine Dupont. Aujourd'hui, ce n'est plus un challenge de faire venir les meilleurs. À Toulouse, ils savent que dans ce club ils vont gagner des titres ou être sélectionnés en équipe de France. Les places sont chères, et des Ramos, Flament ou Barassi ne sont jamais sûrs d'être titulaires. » Une situation que Mola semble gérer sans heurts, il n'y a qu'à observer la façon dont Thomas Ramos a digéré son rôle de remplaçant en phase finale de la Coupe des champions. « Les ego sont forts dans un groupe comme ça, où il y a quasiment que des internationaux, souligne Huget. J'ai vécu ce genre de situation ; malgré mes 40 sélections, j'ai été écarté de certaines mises en place parce que je n'étais pas dans ses plans. Oui, c'est parfois dur à encaisser, mais il ne lâche pas ses mecs, les cartes sont toujours remises à plat au match suivant, on peut aussi lui dire quand ça ne va pas. Bien sûr, il y a parfois des couacs, des joueurs avec qui ça marche moins bien, mais quand on est acteur, on s'en sort toujours malgré l'effectif pléthorique. » lire aussiAprès sa victoire face à la Rochelle, Toulouse peut remercier ses Argentins Bien sûr, Mola peut parfois avoir un côté agaçant, très sûr de lui. « Mais il me semble que cela dépasse sa personne, pense Lamboley, c'est le Stade Toulousain qui énerve, car ça gagne beaucoup. Il y a eu un film sur le Stade, ce sont souvent ses matches qui passent en prime-time... Bon, Ugo est plus expressif que Guy Novès, il montre ses émotions. Mais elles sont difficiles à contrôler dans ce métier, qui est vraiment très dur, et où les fortes personnalités comme lui, comme (Christophe) Urios, (Ronan) O'Gara, sont facilement critiquées. » Et Lacroix de conclure : « Je ne suis pas objectif par rapport à Ugo, mais j'admire sa manière de gérer les joueurs, et le reste. Il a du caractère, la main ferme tout en instaurant un climat de collaboration. Son exigence est excessive, mais il sait partager, expliquer ses décisions et construire sur le long terme. » Les trois titres de champion de France et les deux Coupes des champions remportés depuis 2019 en attestent.   13
RMP Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 Il y a 1 heure, djip a dit : « Car, comme le souligne Broncan, dans un club où certains bénévoles sont là depuis plus de vingt ans,… »  Ça me fait toujours bizarre de savoir qu’au milieu des dizaines de joueurs et membres du staff payés plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois il y a des bénévoles. Je ne sais même pas comment la SASP peut justifier ça, l’asso ne peut pas tout justifier. 4
Dede11 Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 il y a 38 minutes, RMP a dit :  Ça me fait toujours bizarre de savoir qu’au milieu des dizaines de joueurs et membres du staff payés plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois il y a des bénévoles. Je ne sais même pas comment la SASP peut justifier ça, l’asso ne peut pas tout justifier. Il y en a peut-être qui paieraient pour être bénévole. 1 1
thorvic Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 il y a 4 minutes, Dede11 a dit : Il y en a peut-être qui paieraient pour être bénévole. Tu n'imagines pas a quel point cela est vrai.  Pour avoir travaillé dans une structure associative d'aide a la personne, a côté de gros salaires ( pour le personnel technique et les fonctions supports/dirigeants ), il y avait une armée de bénévoles.  Le fait qu'il y ai plus de demande ( de bénévole ) que d'offre ( de mission ), nécessite de sérieux garde fou en interne, sinon tu as très vite fait d'avoir des pratiques borderlines voir très douteuses dans le choix des bénévoles.
RMP Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 il y a une heure, Dede11 a dit : Il y en a peut-être qui paieraient pour être bénévole.  il y a 57 minutes, thorvic a dit : Tu n'imagines pas a quel point cela est vrai.  Pour avoir travaillé dans une structure associative d'aide a la personne, a côté de gros salaires ( pour le personnel technique et les fonctions supports/dirigeants ), il y avait une armée de bénévoles.  Le fait qu'il y ai plus de demande ( de bénévole ) que d'offre ( de mission ), nécessite de sérieux garde fou en interne, sinon tu as très vite fait d'avoir des pratiques borderlines voir très douteuses dans le choix des bénévoles.  Aucun doute sur le fait qu’il doit y avoir beucoup de demandes, mais comme tu le dis la limite avec le travail dissimulé doit être très proche. 1
delacaravelle PostĂ©(e) 27 juin 2024 PostĂ©(e) 27 juin 2024 il y a 23 minutes, RMP a dit :   Aucun doute sur le fait qu’il doit y avoir beucoup de demandes, mais comme tu le dis la limite avec le travail dissimulĂ© doit ĂŞtre très proche. pour ceux qui n'ont pas rĂ©ussi Ă ĂŞtre bĂ©nĂ©vole au ST et qui cherchent un job d'appoint rĂ©munĂ©rĂ©, merci de remplir le formulaire  https://www.staderochelais.com/actualites/news/campagne-de-recrutement-du-personnel-match  Â
Bota Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 il y a une heure, RMP a dit :   Aucun doute sur le fait qu’il doit y avoir beucoup de demandes, mais comme tu le dis la limite avec le travail dissimulé doit être très proche.  Moi ça me dérange pas d'être Bénévole à partir du moment qu'on me paye .
djip Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 7 hours ago, RMP said:   Aucun doute sur le fait qu’il doit y avoir beucoup de demandes, mais comme tu le dis la limite avec le travail dissimulé doit être très proche. Ponctualité des missions, absence de contraintes régulières, conditions de réalisation des missions différentes des activités réalisées par les salariés, pas de subordination, seules règles à respecter celles relatives à la sécurité, etc. C’est facile d’être border mais c’est pas si compliqué non plus d’etre clean dans la gestion des bénévoles. 3
djip PostĂ©(e) 27 juin 2024 PostĂ©(e) 27 juin 2024 6 hours ago, delacaravelle said: pour ceux qui n'ont pas rĂ©ussi Ă ĂŞtre bĂ©nĂ©vole au ST et qui cherchent un job d'appoint rĂ©munĂ©rĂ©, merci de remplir le formulaire  https://www.staderochelais.com/actualites/news/campagne-de-recrutement-du-personnel-match   T’es pas encore en f****** vacances toi ?Â
delacaravelle Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 (modifié) il y a 21 minutes, djip a dit : T’es pas encore en f****** vacances toi ? pas avant semaines 32 et 33. Et j'emmène le f****** ordi portable pour ne pas être en f****** vacances de ce forum (il y a des sujets en août : le nouveau maillot dégueulasse du ST, le nouveau superbe maillot du SR...) mes lignes sont prêtes (#Jegou), et je suis bien monté   Modifié 27 juin 2024 par delacaravelle 3
chacal31 PostĂ©(e) 27 juin 2024 PostĂ©(e) 27 juin 2024 D'après @tanguyscigala, le 1/2 de mĂŞlĂ©e et international japonais Naoto Saito (Tokyo Sungoliath) devrait signer Ă Toulouse en Top 14. Excellent choix pour lui pour passer un cap et comme remplaçant d'Antoine Dupont si cela est confirmĂ©. Remplacement de GermainÂ
Tlsefred31 Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/-je-n-estime-pas-qu-il-puisse-etre-numero-1-eddie-jones-s-explique-sur-antoine-dupont/1478061 1
tire-bouchon Posté(e) 27 juin 2024 Posté(e) 27 juin 2024 Il y a 9 heures, Bota a dit :  Moi ça me dérange pas d'être Bénévole à partir du moment qu'on me paye . Pareil que toi, mais en plus je veux être armé ! Aprés le 7 juillet.
Messages recommandés
Créer un compte ou se connecter pour commenter
Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire
Créer un compte
Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !
Créer un nouveau compteSe connecter
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.
Connectez-vous maintenant