gronounours Posté(e) 27 décembre 2019 Posté(e) 27 décembre 2019 Il y a 13 heures, Vonia a dit : Rugby Emile et Romain Ntamack : « Le Brennus fait un peu partie des meubles » Émile a été le premier à le brandir en 1994. Romain, son fils, l'imitera vingt-cinq ans plus tard. Chez les Ntamack, le Bouclier est une affaire de famille, de transmission et d'anecdotes. Une histoire toulousaine. Maxime Raulin26 décembre 2019 à 19h00 Émile Ntamack a gagné son premier Bouclier de Brennus avec le Stade Toulousain le 28 mai 1994 au Parc des Princes. L'ailier avait 24 ans. Cinq autres « bout de bois » ont suivi (1995, 1996, 1997, 1999 et 2001). Le 15 juin 2019, Romain, son fils, a remporté son premier Brennus au Stade de France, lui aussi sous les couleurs Rouge et Noir de Toulouse, mais à 20 ans seulement. L'ouvreur espère qu'il s'agit du premier d'une longue série. Chez les Ntamack, le Brennus fait presque partie de la famille. Début juillet, après deux semaines de célébration et quelques jours de vacances bien méritées avant de débuter la préparation de la Coupe du monde avec l'équipe de France, Romain Ntamack et son père Émile avaient reçu L'Équipe au stade Ernest-Wallon. Le Bouclier de Brennus était également de la partie. « Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez entendu parler du Brennus ?Émile Ntamack : C'était assez tardif, quand je suis arrivé sur Toulouse vers 15-16 ans (1985). J'étais issu de la banlieue de Lyon, les matches n'étaient pas beaucoup télévisés et mon père n'avait pas une culture rugby. En arrivant en sport-études à Toulouse, tu découvres naturellement cet engouement pour le rugby et donc le Brennus !Romain Ntamack : Je l'ai vu très jeune. Après ma naissance, mon père l'a gagné quand j'avais deux mois (1999) et deux ans (2001). Même si je n'ai pas de souvenirs de ces moments, j'ai souvent vu des photos. J'ai été baigné là-dedans. Il y avait les mini-répliques à la maison. Quand je voyais les quatre à la suite, je me disais : "C'est facile de le gagner ! "(il se marre)Émile : le Brennus fait un peu partie des meubles (il sourit). C'était une tradition de l'avoir à la maison. La première fois que vous l'avez vu en vrai ?Émile : C'était en 1989 au Parc des Princes. J'étais en Juniors et on avait été invités pour la finale face à Toulon (victoire 18-12). À la fin du match, on avait pu pénétrer dans les vestiaires des pros pour faire la fête avec eux. J'avais pu le toucher. Il était impressionnant, imposant. Avec les copains, on s'était dit : "Nous aussi on le gagnera ! "Romain : J'ai toujours joué au Stade, donc je l'ai vu au club. Ça été très vite un rêve de le gagner. On est nombreux à avoir gagné des titres dans les catégories de jeunes, donc de la même manière, on s'est promis de gagner le Brennus avec l'équipe 1 surtout que depuis 2012 ça faisait bizarre de ne plus voir le Brennus au club. Le ramener sept ans après, c'est plaisant. Au fur et à mesure de notre saison, c'est presque devenu une obsession, une obligation de le ramener à Toulouse. J'aurais bien aimé posté l'article en entier, mais je ne l'ai qu'au format PDF ... Si tu peux le partager, il est vraiment très intéressant et certains détails amusants ! Merci d'avance.
Vonia Posté(e) 27 décembre 2019 Posté(e) 27 décembre 2019 Avec plaisir Gronounours ? Émile a été le premier à le brandir en 1994. Romain, son fils, l'imitera vingt-cinq ans plus tard. Chez les Ntamack, le Bouclier est une affaire de famille, de transmission et d'anecdotes. Une histoire toulousaine. Maxime Raulinmis à jour le 26 décembre 2019 à 23h20 Émile Ntamack a gagné son premier Bouclier de Brennus avec le Stade Toulousain le 28 mai 1994 au Parc des Princes. L'ailier avait 24 ans. Cinq autres « bout de bois » ont suivi (1995, 1996, 1997, 1999 et 2001). Le 15 juin 2019, Romain, son fils, a remporté son premier Brennus au Stade de France, lui aussi sous les couleurs Rouge et Noir de Toulouse, mais à 20 ans seulement. L'ouvreur espère qu'il s'agit du premier d'une longue série. Chez les Ntamack, le Brennus fait presque partie de la famille. Début juillet, après deux semaines de célébration et quelques jours de vacances bien méritées avant de débuter la préparation de la Coupe du monde avec l'équipe de France, Romain Ntamack et son père Émile avaient reçu L'Équipe au stade Ernest-Wallon. Le Bouclier de Brennus était également de la partie. « Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez entendu parler du Brennus ?Émile Ntamack : C'était assez tardif, quand je suis arrivé sur Toulouse vers 15-16 ans (1985). J'étais issu de la banlieue de Lyon, les matches n'étaient pas beaucoup télévisés et mon père n'avait pas une culture rugby. En arrivant en sport-études à Toulouse, tu découvres naturellement cet engouement pour le rugby et donc le Brennus !Romain Ntamack : Je l'ai vu très jeune. Après ma naissance, mon père l'a gagné quand j'avais deux mois (1999) et deux ans (2001). Même si je n'ai pas de souvenirs de ces moments, j'ai souvent vu des photos. J'ai été baigné là-dedans. Il y avait les mini-répliques à la maison. Quand je voyais les quatre à la suite, je me disais : "C'est facile de le gagner ! "(il se marre)Émile : le Brennus fait un peu partie des meubles (il sourit). C'était une tradition de l'avoir à la maison. La première fois que vous l'avez vu en vrai ?Émile : C'était en 1989 au Parc des Princes. J'étais en Juniors et on avait été invités pour la finale face à Toulon (victoire 18-12). À la fin du match, on avait pu pénétrer dans les vestiaires des pros pour faire la fête avec eux. J'avais pu le toucher. Il était impressionnant, imposant. Avec les copains, on s'était dit : "Nous aussi on le gagnera ! "Romain : J'ai toujours joué au Stade, donc je l'ai vu au club. Ça été très vite un rêve de le gagner. On est nombreux à avoir gagné des titres dans les catégories de jeunes, donc de la même manière, on s'est promis de gagner le Brennus avec l'équipe 1 surtout que depuis 2012 ça faisait bizarre de ne plus voir le Brennus au club. Le ramener sept ans après, c'est plaisant. Au fur et à mesure de notre saison, c'est presque devenu une obsession, une obligation de le ramener à Toulouse. Émile, avez-vous senti qu'il se passait quelque chose et que Toulouse allait renouer avec le succès ? À la base, ce n'était pas l'objectif. La victoire, c'était déjà de retrouver un public, un jeu, un état d'esprit. Le Stade Toulousain est revenu en phase avec son histoire et son héritage. C'est le plus important, quitte à sacrifier le Brennus. On a retrouvé le Stade Toulousain, ce qui permet de prétendre à des lendemains de Brennus. Après, le Brennus dès la première année, c'est la cerise sur le gâteau. Romain, maintenant que vous avez remporté votre premier Brennus, avez-vous déjà à l'esprit de faire aussi bien, voir mieux, que votre père qui a gagné quatre titres consécutifs (1994 à 1997) ? Bien sûr ! C'est dans l'esprit de tout le monde. Mais on fait abstraction du passé. On veut écrire notre histoire. On ne se met pas de pression particulière par rapport à ça. C'est surtout quand on voit les émotions véhiculées pendant plus d'une semaine avec tout le peuple toulousain, c'était énorme ! Si on peut revivre ça quatre, cinq, six fois d'affilée, on ne va pas s'en priver. Mais on sait que c'est très compliqué. Les prétendants sont nombreux.Émile : À l'époque, on n'a jamais démarré une saison en se disant : on va en gagner deux, on va en gagner trois... On était surtout guidé par le plaisir. « Le bouclier a été bien fait. Il pèse une tonne ! Si un zozo veut partir tout seul et courir avec, au bout de cinquante mètres, il est mort » Emile Ntamack Qu'est-ce que ça procure de toucher le Brennus ? Émile : Il y a un côté symbolique. Tu le touches car il t'appartient, tu l'as gagné. C'est tellement rare finalement. Certains joueurs ont fait des carrières extraordinaires et ne l'ont jamais gagné.Romain : Ce moment dans la tribune présidentielle est magique. Le toucher est une forme de récompense, ça se mérite. Pendant quelques minutes, tu as ce sentiment que rien ne peut t'arriver, comme si tu étais hors du temps. Tu n'as pas les pieds sur terre. Cette euphorie dure combien de temps ?Émile : Environ une heure après dans le vestiaire... (on le coupe) Si rapidement ?Émile : (il sourit.) Guy Novès te disait : "C'est bien, mais on va voir si on va le gagner à nouveau l'an prochain !" Non, plus sérieusement, ça ne retombe pas tout de suite car pendant plusieurs jours, tu es fier de le montrer à toute la ville. Il faut savoir apprécier ce moment.Romain : Tu en profites à fond car tu te dis : dans combien de temps je pourrais le toucher à nouveau ? L'euphorie est retombée quand j'ai remis les pieds dans la salle d'entraînement ! Émile, vous l'avez gagné six fois. Le premier reste le meilleur ? Le premier, c'est toujours particulier (en 1994). Mais le sixième (en 2001), il te fait autant plaisir, tu as toujours envie de le toucher. Je pourrais aussi citer celui de 1999 car c'est le premier au Stade de France. Romain, le jour de la finale, avez-vous pensé à ceux qui avaient couru après toute leur carrière sans jamais le gagner ? Intérieurement, je me suis dit : si je passe à côté, est-ce que ça reviendra ? Je pense que je n'étais pas seul dans ce cas. Ç'a donc été une délivrance de le soulever. Si vous deviez résumer le Brennus en un mot ?Émile : Communion.Romain : Rassemblement, partage.Émile : C'est plus qu'un trophée. C'est tout ce que ça va engendrer derrière : le bus, la mairie, la place du capitole, la marée humaine, les soirées, tu te dis : Wahou ! On est conscient de ce que gagner le Brennus représente dans une ville comme Toulouse, ce que ça apporte aux gens, de la fierté, de la reconnaissance. C'est vrai que c'est une chance en plus d'être à Toulouse où l'engouement est énorme.Romain : La semaine de la finale, les anciens parlaient plus du retour au Capitole. Ça donnait envie de le vivre. D'ailleurs, une fois dans les vestiaires avec le Bouclier, on avait qu'une hâte : rentrer à Toulouse ! J'avais revu des vidéos des titres gagnés par mon père. Ce qui m'avait marqué à chaque fois, c'était le retour dans la ville. Est-ce que le Brennus peut générer quelques engueulades ? Certains veulent-ils se l'approprier ?Émile : Des engueulades, non. Tu avais un agenda à remplir pour le garder quelques jours. Sauf que parfois certains oubliaient de le rapporter à l'heure prévue. Après, le bouclier a été bien fait. Il pèse une tonne ! Si un zozo veut partir tout seul et courir avec, au bout de cinquante mètres, il est mort.Romain : Tu ne peux pas le garder trop longtemps. Il est trop lourd, tu as vite envie de t'en débarrasser. « le Brennus a fait pas mal de dégâts. Le soir de la finale, dans les vestiaires, le doc a dû recoudre deux-trois mecs ! Les coins sont très pointus » Romain Ntamack On a le sentiment que le Brennus est de plus en plus maltraité...Émile : Je me souviens de Cali (Christian Califano) qui avait fait quelques trucs... Maltraité, ce n'est pas le mot. Il faut garder une forme de respect. Tu l'as gagné, il est à toi et l'idée est : tu en fais ce que tu veux. Mais il y a une règle : le rendre en bon état, même si ça te coûte une blinde ! Il doit revenir comme neuf. À l'époque, on marquait par exemple notre nom derrière avec une clé de voiture. Romain, une vidéo de vous surfant sur le bouclier à Leucate a fait le buzz. Racontez-nous !Romain : Quand j'étais petit, je faisais un peu de bodyboard. Je me suis dit que j'allais essayer avec le Brennus. Je ne pensais pas que ça glisserait aussi bien. Tout le monde a essayé ensuite. Mais c'est venu sur le moment. Quelle a été votre réaction Émile ?Émile : Ma première réaction a été : "Il exagère ! "Bon, et puis je me suis dit qu'il n'y avait rien de dégradant. C'est plutôt rigolo et ça fait parler du Bouclier. C'est une bonne promotion. Quelle est la limite ?Émile : Il doit être toujours présentable. Il y a eu des dérapages. Une fois, le rond a fini en calzone... Romain, depuis le 15 juin, quel a été l'utilisation la plus limite ?Romain : On a été soft. En revanche, le Brennus a fait pas mal de dégâts. Le soir de la finale, dans les vestiaires, le doc a dû recoudre deux-trois mecs ! Les coins sont très pointus !Émile : Le Bouclier se défend ! Il sait rendre les coups ! Certains se sont ouverts la tête, les pieds... Il vous plaît ce trophée ?Romain : Oui ! Il plaît à tout le monde. Dès que tu l'as avec toi, il attire. Tout le monde veut être pris en photo.Émile : Au début, comme je n'avais pas une culture rugby, je me suis dit : c'est quoi ce truc ? Et puis tu te rends compte que c'est un objet unique. Il interpelle. Il est majestueux. » 5
gronounours Posté(e) 27 décembre 2019 Posté(e) 27 décembre 2019 Vonia, tu es un saint homme : merci ! 1
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 31 décembre 2019 C’est un message populaire. Posté(e) 31 décembre 2019 (modifié) L'Equipe Rugby Toulouse Peato Mauvaka : «Le nom de papa est sur cette liste» Le jeune talonneur, surprise du groupe France lors de la Coupe du monde, est l'une des grandes révélations de 2019. De Nouméa à Toulouse, il retrace son parcours, marqué par la perte de son père il y a un an. Renaud Bourel, à Toulouse31 décembre 2019 à 08h25 C'est un parcours extraordinaire, un parcours de vie exemplaire. Éducatif, par certains aspects. Peato Mauvaka a connu le déracinement à seulement 14 ans, des joies immenses pour une carrière si jeune, et un drame tellement précoce quand on aspire simplement à se construire en tant qu'homme. Le talonneur nouméen de 22 ans raconte sa trajectoire avec un humour surprenant, mais surtout une fraîcheur et une tendresse émouvantes. lire aussi Mauvaka va prolonger à Toulouse SON ENFANCE A NOUMEA - «Dès que je faisais une erreur sur un kata, je me mettais à pleurer» « J'ai d'abord démarré par le karaté. J'étais complètement nul. Dès que je faisais une erreur sur un kata (un enchaînement codifié de techniques), je me mettais à pleurer et je courais vers ma mère. J'en ai fait deux ans et je n'ai jamais fait mieux que ceinture blanche. Normalement, tu prends des grades et tu changes de couleur. Moi, ma ceinture était gradée recto verso, mais elle était toujours blanche (rires) ! J'ai compris qu'il fallait que j'arrête et je suis passé au volley jusqu'à 14 ans. En bref - Peato Mauvaka 22 ans. 1,84 m ; 116 kg. Talonneur. Stade Toulousain.2014 : Intègre le centre de formation de Toulouse.2015 : Champion d'Europe des moins de 18 ans avec les Bleus.2016 : Premier match professionnel.2019 : Champion de France avec Toulouse, première sélection en équipe de France. J'ai fait trois clubs dans ce sport et tous mes entraîneurs disaient qu'un jour j'irais jouer en France. Et puis est arrivée la Coupe du monde 2011 de rugby (en Nouvelle-Zélande). Un déclic. Je me suis passionné pour ce sport d'un seul coup. Pourtant, ma famille n'était pas trop rugby. Mon frère (Yvan-Karl) y jouait. Mon père, lui, avait des vieilles VHS de matches des Néo-Zélandais. Il était fan des All Blacks. Du coup, j'ai pris ce truc d'admirer les All Blacks jusqu'à ce que j'affronte les Baby Blacks. Maintenant, je les déteste (rires) ! Ils sont beaux à regarder, mais quand tu les joues, ils sont arrogants. J'aimais beaucoup Israel Dagg, mon joueur préféré. Richie McCaw aussi. Maintenant, je ne peux plus les voir (il le dit sans véhémence ni animosité). À l'école, j'ai toujours eu des difficultés par rapport à mes frères et soeurs. À chaque trimestre, je me faisais taper par ma mère (il sourit). Tellement qu'à force, je n'avais plus mal. Plus je progressais au rugby, plus je me désintéressais de l'école Je faisais semblant. Plus je progressais au rugby, plus je me désintéressais de l'école. Cette saison, j'ai fait BP JEPS (Brevet professionnel d'éducateur sportif) pour être entraîneur de rugby. Je suis allé diriger une classe de CP et de CE1 en handball. À un moment, le formateur m'a demandé combien de joueurs figuraient dans une équipe de hand... (Il mime l'ignorance et éclate de rire.) Je ne savais même pas ! Du coup, j'ai arrêté. Je retournerai à l'école quand j'aurais le déclic. » SON DEPART DE NOUVELLE-CALEDONIE - «Maman, je pars en France pour le rugby» «Très tôt, j'ai eu envie de quitter Nouméa. J'avais 14 ans et je disais à tous mes potes que j'allais partir en France. Je pensais que ce serait pour jouer au volley. Je ne connaissais pas trop le rugby. Je me souviens du soir où j'ai été recruté. Abraham Tolofua, l'oncle de Selevasio (troisième-ligne du Stade Toulousain), était à Nouméa. Il s'était présenté comme venant de France et avait expliqué qu'il était venu regarder quelques joueurs. J'étais nul à l'école, mais en sport j'avais 19 ou 20. Malheureusement, ce jour-là, j'étais blessé à la main à cause d'un tatouage qu'on trouve dans les emballages de chewing-gum. Je l'avais frotté et ça s'était infecté (il se marre). Mauvaka plaque le Clermontois Judicaël Cancoriet lors de la finale du Top 14, en juin dernier. (A. Mounic/L'Équipe) Je ne pouvais plus fermer la main. Du coup, quand j'ai appris qu'd'Abraham allait revenir superviser un entraînement, j'ai gratté la croûte sur ma main comme un fou et j'ai mis un bandage pour pouvoir m'entraîner. On savait que c'était le dernier jour de détection. On était un peu tendus. À la fin de l'entraînement, mon frère et moi attendions mon oncle, qui discutait avec le père de Rodrigue Neti (pilier du Stade Toulousain), notre entraîneur là-bas. C'était long. Tout le monde était parti. Il ne restait plus que nous deux. Une demi-heure plus tard, le père de Rodrigue m'appelle et me demande quel âge j'ai. Je lui réponds 14 ans. Il ne me croyait pas parce que je m'entraînais avec les seniors. Et là, il me demande : "Tu fumes ?'' Non. "Tu bois ?'' Non. "Tu veux venir en France ?'' Oui ! (Il éclate de rire.) Je rentre à la maison sans promesse, mais j'ai la sensation que ça sent bon. Je vois ma mère et je lui dis : "Maman, je pars en France pour le rugby.'' Et là elle me répond : "Non, va faire tes devoirs !'' (Hilare.) Trois jours plus tard, Abraham et le président débarquent chez moi. Je sautais partout, je disais à mon frère : "C'est bon, je pars en France !'' Je devais partir le 6 décembre, mais ma mère disait que je devais passer le brevet. Finalement, je suis parti le 22 janvier. » SES DEBUTS A TOULOUSE - «Ils faisaient tous des passes sur un pas, et moi j'avais du mal à attraper le ballon» « J'ai atterri à Toulouse un mardi à minuit, et le mercredi matin je m'entraînais avec les minimes. Mes parents m'ont accompagné les deux premiers mois et, ensuite, je suis resté en famille d'accueil, chez Abraham, jusqu'à 18 ans. Mes parents et mon frère me manquaient. Les six premiers mois ont été durs, notamment au niveau du rugby, mais je ne me suis jamais dit que j'allais repartir. Le fossé technique par rapport à ce que je vivais à Nouméa est immense. On est complètement à la ramasse là-bas Au début, je jouais centre et j'étais vraiment perdu sur le terrain. J'avais l'habitude que ça secoue face aux seniors et, en ne voyant que des petits, je me suis dit que ce serait facile. Mais pas du tout. Ils faisaient tous des passes sur un pas et moi j'avais du mal à attraper le ballon. Le fossé technique par rapport à ce que je vivais à Nouméa était immense. On est complètement à la ramasse là-bas. Je pensais qu'on jouait bien et j'ai compris après, en y repartant pour les vacances, qu'on était nuls, des vrais bourrins (rires) ! (facebook@Mauvaka Peato) La première année, je n'ai joué que les toutes dernières secondes des matches. Ils ont décidé malgré tout de me garder à la fin de la saison. Je suis rentré en vacances chez moi et je me suis vraiment entraîné. Ma cousine avait un pote préparateur physique qui me faisait faire des exercices à la plage, des courses dans les dunes. J'ai pas mal souffert, mais toute ma famille était là pour m'aider. Quand mon père ne tenait pas le chrono, c'était ma mère, mon frère ou mon cousin. Tous les week-ends, on jouait à toucher tous ensemble (ému). Je suis rentré à Toulouse et je suis passé troisième-ligne. Là, j'ai commencé à prendre mes repères, à enfin toucher des ballons et à me régaler sur le terrain. Je jouais 7, et parfois je terminais le match au centre. À un autre retour de vacances, j'avais pris 10 kg et je suis passé numéro 6. Puis numéro 8 un peu plus tard avec d'autres kilos en plus, en tournant parfois au talon. Un poste dont je n'avais pas vraiment envie à l'époque. » LA DISPARITION DE SON PERE - «Le lendemain, je suis allé m'entraîner mais j'étais vide, j'avais la gorge nouée» « C'était juste après un match contre les Wasps avec Toulouse (en décembre 2018). Alors qu'il était en train de manger du poisson, mon père s'est mis à se gratter. J'avais parlé avec lui le jour même. Puis j'ai eu ma mère au téléphone, qui m'a dit qu'elle avait appelé SOS Médecins parce qu'il n'arrêtait pas de se gratter et qu'il n'avait plus de force. Je sentais que c'était bizarre, mais le médecin était en route... J'étais au restaurant avec Rodrigue Neti et j'ai posé le téléphone pour manger. Peato Mauvaka et son père, affublé d'une casquette du Stade Toulousain. (facebook@Mauvaka Peato) Plus tard, dans la soirée, j'ai vu que j'avais plein d'appels de ma soeur et ma mère. Je pensais que c'était parce que mon père souhaitait débriefer mon match contre les Wasps. Jusqu'à ce que je trouve un message : "Vous foutez quoi ? Répondez !'' En fait, mon père et ma mère partageaient le même compte Messenger, mais je savais qui m'écrivait en fonction des fautes d'orthographe. Quand c'était ma mère, il n'y en avait pas, et quand c'était mon père, il y en avait. Mon frère a fini par appeler sur le téléphone de Rodrigue et il m'a dit que mon père était parti. Il avait fait une crise cardiaque. Le lendemain, je suis allé m'entraîner mais j'étais vide, j'avais la gorge nouée. La veille au soir, j'avais appelé Ugo (Mola, l'entraîneur) pour le prévenir et, à l'issue de l'entraînement, il m'a dit : "On prend ton billet, tu vas voir ta famille.'' William (Servat) a toujours été là pour moi, mais depuis que j'ai perdu mon papa, il est encore plus présent Dans un moment pareil, ça m'a fait du bien d'être entouré comme je l'ai été par l'équipe. C'était bien de courir aussi, de me défouler. Après le décès de mon père, j'ai fait des matches très moyens. Je n'étais plus dedans. Et puis un jour, alors qu'on lançait en touche à l'entraînement avec William (Servat, entraîneur des avants), on s'est mis à parler. J'ai tout lâché. Ça m'a fait un bien fou. Il m'a alors pris sous son aile. William a toujours été là pour moi, mais depuis que j'ai perdu mon papa, il est encore plus présent. » SA PERTE DE POIDS - «Chaque fois que j'entendais ''physique'', ça me collait la migraine» « Ça m'a permis de franchir un cap en début de saison dernière. Je me suis astreint à un régime plus strict. De la salade, un peu de viande. Je me lâchais juste le week-end. Sur le terrain, je faisais du physique en plus et à part, ce qui était chiant parce que je voyais les autres à côté rigoler en se faisant des passes. Deux semaines plus tard, j'ai réintégré le rugby tout en continuant à faire du physique. Tout le monde hallucinait de la vitesse à laquelle je perdais du poids. William m'encourageait. À 122 kg, il m'a dit de ne plus bouger, mais je suis quand même descendu à 116 kg. Je me sentais bien sur le terrain. Quand j'étais gros, je ne me voyais pas. Et puis, quand j'ai commencé à perdre, j'ai regardé d'anciennes photos et je me disais : "Oh mon Dieu, t'es dégueulasse !'' (Rires.) En même pas un mois, j'ai maigri de 20 kg. En juillet 2018, j'avais repris avec les mecs qui rentraient de tournée. J'étais hyper loin d'eux et ça m'a fait bizarre parce que je cours beaucoup depuis que je suis petit. Ils avaient un tour, voire un tour et demi d'avance sur moi. J'étais vraiment à la ramasse. Chaque fois que j'entendais "physique'', ça me collait la migraine. Mais je me suis envoyé et, maintenant, j'y vais le premier. » SON STATUT D'INTERNATIONAL - «Heureusement que j'étais en bringue, sinon j'aurais pleuré toute la journée» « Quand je regarde l'année qui vient de s'écouler, je me dis juste que c'est ouf. Je n'aurais jamais pensé jouer autant, gagner un titre et figurer parmi les 31 qui ont disputé la Coupe du monde. Je ne m'y attendais pas du tout, même si tout le monde me disait qu'avec ma saison, ça ne serait pas anormal que je sois pris. Dans les couloirs, William me faisait des clins d'oeil. Il me faisait comprendre que si je sortais de bons matches, j'y serais. Quand la liste des 37 est tombée, j'étais défoncé. On était dans le bus pour fêter le titre à Barcelone avec Toulouse (rires). C'est au moment où j'ai vu plein de messages défiler en quelques secondes que j'ai compris. J'avais Sofiane (Guitoune) en face de moi. On s'est regardés et on a rigolé. Je lui ai montré deux articles titrés Guitoune prend la place de Bastareaud et Mauvaka la surprise. Tout le monde dans le bus nous a félicités. C'était à la fois drôle et émouvant. Ma mère m'a écrit : "Ça y est, le nom de papa est sur cette liste !'' Heureusement que j'étais en bringue, sinon j'aurais pleuré toute la journée. » publié le 31 décembre 2019 à 08h25 Article de l'Equipe partagé en entier car je trouve son histoire chouette et que je voulais la partager avec vous. Pas taper MikaCuba ! ☺️ Modifié 31 décembre 2019 par Vonia 2 14 1
Raphaelle Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 (modifié) Il y a 7 heures, jauzy19 a dit : merci pour l'info ! On ne parlait pas trop de négo, certains le pensaient au frigo (alors qu'il doit être blessé). J'attends la même surprise avec Galan Modifié 1 janvier 2020 par Raphaelle 1
Saint Thomas ST Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Il y a 3 heures, Raphaelle a dit : merci pour l'info ! On ne parlait pas trop de négo, certains le pensaient au frigo (alors qu'il doit être blessé). J'attends la même surprise avec Galan Le Midol avait indiqué que les négos étaient en cours comme pour Selevasio. Rien de tel pour Galan...
Raphaelle Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 il y a 6 minutes, Saint Thomas ST a dit : Le Midol avait indiqué que les négos étaient en cours comme pour Selevasio. Rien de tel pour Galan... Mais pour Placines ?
Saint Thomas ST Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 (modifié) il y a une heure, Raphaelle a dit : Mais pour Placines ? Oui, dans le Midol datant d'il y a deux ou trois semaines, les négos avec Placines et Selevasio étaient évoquées. Galan ne semblait pas la priorité du club, après... Modifié 1 janvier 2020 par Saint Thomas ST 1
Julien81 Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Donc Chalureau en prêt, Gray pas conservé, Galan idem à priori... 2 arrivées sont nécessaires non ??
Pouik Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 il y a une heure, Julien81 a dit : Donc Chalureau en prêt, Gray pas conservé, Galan idem à priori... 2 arrivées sont nécessaires non ?? Manukula et Meafou pour Chalureau et Galan Arnold pour Gray? 1
Hugogo Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Il y a 1 heure, Pouik a dit : Manukula et Meafou pour Chalureau et Galan Arnold pour Gray? Pourquoi pas , au moins c’est pas cher , et on peut se concentrer sur un centre .
Tlsefred31 Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Manukula à l'heure actuelle, il a clairement pas le niveau Top 14, si il survolait la Pro-d2 je dirai ok mais c'est pas encore le cas 2
Julien81 Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Il y a 1 heure, Pouik a dit : Manukula et Meafou pour Chalureau et Galan Arnold pour Gray? Je ne pense pas que Galan sera conservé, Manukula est loin du niveau top 14..donc je pense qu il faut 2 arrivées !!
Bertrand-ST Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 Le prêt de Chalureau c'est cette saison, il devrait être là l'année prochaine 1
Pouik Posté(e) 1 janvier 2020 Posté(e) 1 janvier 2020 il y a 11 minutes, Bertrand-ST a dit : Le prêt de Chalureau c'est cette saison, il devrait être là l'année prochaine Mouais autant prêter un jeune joueur, ça ne peut qu'être positif, autant prêter un joueur de 27 ans, à part pour libérer de la masse salariale jusqu'à la fin du contrat, je ne vois pas l'intérêt. A cet âge là si t'es pas au niveau cest un peu cuit. 4
Vonia Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 Didier Lacroix (Toulouse) : « On gère plus des cas individuels qu'une équipe » Didier Lacroix, le président toulousain, assure que « le temps n'est pas à affolement » alors que son équipe est septième du Championnat à mi-parcours. Il revient également sur cette saison très particulière où il faut jongler avec l'absence des internationaux. L'Equipe Romain Bergogne 07 janvier 2020 à 13h00 « Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour Toulouse après un match nul contre Toulon (13-13) et une défaite au Stade Français (18-30) ? Je rappelle qu'avant la défaite à Paris, on était sur une série de huit matches sans défaite. Sur les quinze derniers jours, on serait passé d'un état de retour en grâce à une grosse inquiétude. Effectivement, on n'a pas envie d'être septième après la 26e journée mais on ne s'affole pas. Ceci dit, c'est vrai qu'on n'est pas satisfaits du contenu des deux derniers matches. Je suis plus chagriné par Toulon. À Paris, ce n'est pas un match où il faut tout enterrer, loin de là... On joue face à une équipe en mode 'survie', avec tout un contexte autour. On essaie de mettre du volume mais ils sont plus réalistes que nous, on prend deux essais un peu casquette en début de deuxième période et c'est trop tard pour revenir. Vu le contexte de cette saison particulière et l'absence de vos internationaux en début de saison, quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ? On est dans une période... (il ne finit pas sa phrase)En Coupe d'Europe, tout s'est bien passé (4 matches, 4 victoires), mais ça a été plus complexe en Championnat. On n'a pas voulu râler sur l'absence de nos internationaux, on ne va pas commencer à le faire maintenant. C'est comme ça. On a fait le travail à domicile pendant la Coupe du monde, ça a été mieux après, un peu moins bien ces temps-ci. Le Championnat est encore long, on refera le point au printemps. « Allons chercher cette qualification en Coupe d'Europe et on rebasculera sur le Top 14 » Est-ce que les bons résultats en Coupe d'Europe vous rassurent sur la capacité de l'équipe à se mobiliser au bon moment ? On est dans un format plus court où il faut répondre présent tout de suite et l'équipe a bien répondu. Cette semaine, on rebascule sur la Coupe d'Europe. Honnêtement, l'objectif du mois de janvier, c'est quoi ? Le Stade Français (dimanche dernier) et Bordeaux (attendu à Toulouse le 26 janvier) mais aussi ces deux derniers matches (de poule) en Coupe d'Europe (déplacement au Connacht samedi et réception de Gloucester le 19 janvier) qui doivent parachever le travail effectué sur les quatre premiers. C'est aussi ce qu'on demande à club comme le Stade Toulousain, de jouer sur les deux tableaux. Allons chercher cette qualification en Coupe d'Europe et on rebasculera sur le Top 14 avec le même objectif d'être en phase finale. Le temps n'est pas à l'affolement en Championnat ni à la sur-confiance en Coupe d'Europe. Vous attendiez-vous à ce que cette saison soit aussi complexe ? C'est quelque chose que vous avez découvert finalement en tant que président... Évidemment. Alors on n'a pas voulu faire pleurer dans les chaumières cet été. Mais est-ce que vous vous rendez compte ? Une équipe amputée d'un tiers de son effectif pour jouer un tiers de ses matches... Votre groupe est en perpétuel mouvement, on est dans l'adaptation permanente des ressources humaines. C'est à dire ? En début de saison, les internationaux ne sont pas là. Vous gérez donc certains joueurs qui vont avoir un temps de jeu plus important et d'autres qui ne sont là que le temps de la Coupe du monde. Quand les internationaux reviennent, vous récupérez des joueurs qui sortent d'une déception sportive et qu'il faut faire refaire basculer sur le projet club. Ceux qui étaient là depuis le début se posent des questions : « J'ai fait le job mais je vais me retrouver sur le banc ? On continue de gagner, tant mieux mais si on perd, est-ce que j'aurai un peu plus ma chance ? » Tout ça pour dire qu'on gère plus des cas individuels qu'une équipe. Ce qui peut poser problème dans un sport où la cohésion collective est déterminante. Ça peut expliquer ce jeu parfois saccadé, un peu plus basé sur l'initiative individuelle que l'esprit d'équipe. Mais les choses rentrent dans l'ordre petit à petit. « On a toujours ce sentiment qu'il manque quelque chose pour qu'on puisse démarrer cette saison alors qu'elle a démarré depuis bien longtemps ». Sauf que les internationaux vont repartir préparer le Tournoi...On l'anticipe aussi. On avait plutôt bien géré ce passage l'an dernier (5 matches, 5 victoires) donc on a cette expérience. Mais on a toujours ce sentiment qu'il manque quelque chose pour qu'on puisse démarrer cette saison alors qu'elle a démarré depuis bien longtemps (rires). On vous sent inquiet malgré tout... Bien sûr. Mais ne croyez pas non plus que si on avait gagné nos deux derniers matches, on aurait l'esprit tranquille. On est au travail pour atteindre nos objectifs. Est-ce qu'il peut aussi y avoir une explication physique à ces derniers matches plus compliqués ? Vos internationaux ont enchaîné finale le 15 juin, trois semaines de repos, lourde préparation physique, Coupe du monde, reprise en club...(Il coupe) Non, pas du tout. Je sens que l'appétit est intact. Maintenant, je le répète, il y a un besoin de se remettre dans un état d'esprit collectif. Que chacun se rende bien compte qu'on ne peut pas sauver la patrie tout seul. Ce n'est pas un joueur qui a fait gagner le Stade l'année dernière mais toute une équipe. C'est ce qu'on doit retrouver. Aujourd'hui, on n'a pas forcément de performance collective. On a des performances individuelles et des contre-performances individuelles qui peuvent nous coûter cher. Au classement, finalement, vous n'êtes qu'à un point du Top 6... Il y a Bordeaux et Lyon qui ont très bien géré la période Coupe du monde et ont confirmé derrière. Et derrière, il y a six clubs qui sont ballottés d'une semaine à l'autre selon leurs résultats. C'est pour ça que je pense que rien n'est fait. Ça peut aussi revenir fort de derrière. Ce sera compliqué pour tout le monde. Nous, en plus, on est dans un contexte différent. On est attendus tous les week-ends. Regardez nos deux derniers matches à l'extérieur : Quand on va à Agen (victoire 13-9), le stade est plein, quand on va au Stade Français, ils mettent leur maillot collector et les anciens sont en tribunes. On crée une sur-motivation à chaque fois que l'on se déplace et il faut assurer derrière. » 6
Tlsefred31 Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 il y a 18 minutes, Vonia a dit : Didier Lacroix (Toulouse) : « On gère plus des cas individuels qu'une équipe » ... Bla bla bla bla ... Merci beaucoup, Mais tu vas finir en taule dans pas longtemps 5
Saint Thomas ST Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 Bon bah le message est clair : pour le moment on joue le tout pour le tout en CCup, advienne que pourra en Top 14. Ça se tente après tout. Rinabranler de ce bouclier de bois qu'on a déjà eu 20 fois.
Keke Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 il y a 3 minutes, Saint Thomas ST a dit : Bon bah le message est clair : pour le moment on joue le tout pour le tout en CCup, advienne que pourra en Top 14. Ça se tente après tout. Rinabranler de ce bouclier de bois qu'on a déjà eu 20 fois. Ça serait ridicule de balancer la CE alors qu’on a fait un bon parcours pour l’instant. Ça veut pas dire qu’on laisse tomber le championnat. On va tout jouer à fond. On explosera peut être mais on est un peu obligé de fonctionner comme ça maintenant. Après sur les doublons, on aura une belle équipe quand même en y réfléchissant. On sera moins handicapés que pour la Coupe du Monde où on a du se passer de Kolbe ou Elstadt en plus... Si le staff remet un peu d’émulation sur certains postes, ça peut le faire 1
Saint Thomas ST Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 (modifié) il y a 24 minutes, Keke a dit : Ça serait ridicule de balancer la CE alors qu’on a fait un bon parcours pour l’instant. Ça veut pas dire qu’on laisse tomber le championnat. On va tout jouer à fond. On explosera peut être mais on est un peu obligé de fonctionner comme ça maintenant. Après sur les doublons, on aura une belle équipe quand même en y réfléchissant. On sera moins handicapés que pour la Coupe du Monde où on a du se passer de Kolbe ou Elstadt en plus... Si le staff remet un peu d’émulation sur certains postes, ça peut le faire Le dilemme n'est pas de la balancer ou non. Personne ne dit ça, tu combats toujours des ennemis imaginaires en mode Don Quichotte L'idée est plutôt de ne pas se griller totalement en Top 14, tout en envoyant des hommes en forme au Connacht, je pense qu'au fond on est d'accord. La stratégie de Lacroix me semble la bonne. Modifié 7 janvier 2020 par Saint Thomas ST 2
GuyNess Posté(e) 7 janvier 2020 Posté(e) 7 janvier 2020 il y a 36 minutes, Keke a dit : Ça serait ridicule de balancer la CE alors qu’on a fait un bon parcours pour l’instant. Ça veut pas dire qu’on laisse tomber le championnat. On va tout jouer à fond. On explosera peut être mais on est un peu obligé de fonctionner comme ça maintenant. Après sur les doublons, on aura une belle équipe quand même en y réfléchissant. On sera moins handicapés que pour la Coupe du Monde où on a du se passer de Kolbe ou Elstadt en plus... Si le staff remet un peu d’émulation sur certains postes, ça peut le faire J'en suis pas si sur, en plus pendant la CM on avait des jokers On verra demain mais si comme lu un peu partout il va nous manquer, 2 3L, nos 2 No9, nos 2 No1 nos 2 talons on fait comment sans joker ?? 1
Raphaelle Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 Il y a 6 heures, GuyNess a dit : J'en suis pas si sur, en plus pendant la CM on avait des jokers On verra demain mais si comme lu un peu partout il va nous manquer, 2 3L, nos 2 No9, nos 2 No1 nos 2 talons on fait comment sans joker ?? des 3è ligne on en a plein, trop. Des talons il nous en manquait 2 pendant la CdM, on avait 2 joker dont 1 n'a quasiment pas joué. Le pb pourrait être en 9 si Bezy part aussi. Mais il sera le n°3 sauf blessure de Serin ou Dupont et reviendra pour jouer avec nous. Derrière on ne perdra pas Guitoune, Huget, Kolbe, peut-être Ramos et encore possible Médard ou Tauzin. Le seul pb sera le 9 mais là, dès avant la CdM on a été idiot. 2
Julien81 Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 Il y a 7 heures, GuyNess a dit : J'en suis pas si sur, en plus pendant la CM on avait des jokers On verra demain mais si comme lu un peu partout il va nous manquer, 2 3L, nos 2 No9, nos 2 No1 nos 2 talons on fait comment sans joker ?? Des jokers ?? Kok qui n avait jamais joué à 15 et ?? La tu auras Kolbe, Guitoune, Huget et peut être Medard et Ramos.. C est pas la même non ??
blacksad Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 Il y a 7 heures, GuyNess a dit : J'en suis pas si sur, en plus pendant la CM on avait des jokers On verra demain mais si comme lu un peu partout il va nous manquer, 2 3L, nos 2 No9, nos 2 No1 nos 2 talons on fait comment sans joker ?? Si Bezy/Dupont et MArchand/Mauvaka sont pris dans les 42 ; un 9 et un talon seront libérés pour jouer avec leur club 1
Fitzgerald Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 Il y a 8 heures, Vonia a dit : Est-ce qu'il peut aussi y avoir une explication physique à ces derniers matches plus compliqués ? Vos internationaux ont enchaîné finale le 15 juin, trois semaines de repos, lourde préparation physique, Coupe du monde, reprise en club...(Il coupe) Non, pas du tout. Je sens que l'appétit est intact. Maintenant, je le répète, il y a un besoin de se remettre dans un état d'esprit collectif. Que chacun se rende bien compte qu'on ne peut pas sauver la patrie tout seul. Ce n'est pas un joueur qui a fait gagner le Stade l'année dernière mais toute une équipe. C'est ce qu'on doit retrouver. Aujourd'hui, on n'a pas forcément de performance collective. On a des performances individuelles et des contre-performances individuelles qui peuvent nous coûter cher. Ca fait quand même du bien d'avoir un président lucide sur les performances de son équipe et les causes des ces mauvaises prestations. 2
Keke Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 (modifié) Il y a 8 heures, Saint Thomas ST a dit : Le dilemme n'est pas de la balancer ou non. Personne ne dit ça, tu combats toujours des ennemis imaginaires en mode Don Quichotte L'idée est plutôt de ne pas se griller totalement en Top 14, tout en envoyant des hommes en forme au Connacht, je pense qu'au fond on est d'accord. La stratégie de Lacroix me semble la bonne. Tu bosses à la Mjc de Sedan? Parce que bon... En éliminant Don Quichotte, tu dis la même chose que moi. Tu crois vraiment que Lacroix allait te dire qu'on allait balancer la CE après un 4/4? Evidemment qu'on va la jouer à fond. Et d'ailleurs, manager tes matchs de CE, tout en pensant au Top 14, c'est une erreur, et surtout ca t'apporte aucune garantie de résultats en Top14. Modifié 8 janvier 2020 par Keke
Keke Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 (modifié) Il y a 8 heures, GuyNess a dit : J'en suis pas si sur, en plus pendant la CM on avait des jokers On verra demain mais si comme lu un peu partout il va nous manquer, 2 3L, nos 2 No9, nos 2 No1 nos 2 talons on fait comment sans joker ?? On va attendre la liste mais de ce qui se dit, on s'en sort plutot bien je confirme. En 1L: c'est pas fait qu'on ait Baille et Castets. Il y a la concurrence de Poirot et Gros. Au Talon, pareil, c'est pas fait qu'on ait Marchand et Mauvaka, Etrillard est bien placé apparemment. Dans tous les cas, un d'eux sera libéré à chaque fois en club car n°3 dans la hiérarchie. En 3l, on a largement les ressources pour compenser les départs de Cros et Tolofua. Madaule, Placines, Miquel attendent que ça de jouer... En 9, pas sur qu'il y ait Bezy étant donné que Couilloud a récupéré. Et si il y ait il sera libéré car n°3 dans la hiérarchie. Au final tu récupères Kolbe, Huget, Medard, Elstadt, Guitoune avec possibilité de faire jouer Mauvaka, Castets et Bezy le we si ils sont pris... Sans compter Ainu'u. On s'en sort bien mieux qu'à la CDM. Les Jokers c'est une blague, il y en a pas un qui a joué a part Arnold mais remplacé numériquement par son frère. Modifié 8 janvier 2020 par Keke 1
stadeli Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 On a quand même une sacrée chance d'avoir ce président... Tout ce qui se passe cette saison, il l'a déjà vécu en tant que joueur et sait comment ça se passe dans les têtes.
Hugogo Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 Alors après le truc de libérer les joueurs c’est bien , mais si on te prend tes 2 talons tu bosses quoi la semaine ? Pareil pour nos 9 ? Tu fais des belotes en espérant que l’on te rende pas trop tard des mecs au postes clés , qui joueront un match à l’arrache là week-end pour repartir en EDF la semaine ? 1
Zuzu31 Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 il y a 6 minutes, Hugogo a dit : Alors après le truc de libérer les joueurs c’est bien , mais si on te prend tes 2 talons tu bosses quoi la semaine ? Pareil pour nos 9 ? Tu fais des belotes en espérant que l’on te rende pas trop tard des mecs au postes clés , qui joueront un match à l’arrache là week-end pour repartir en EDF la semaine ? Ca crée du bo.rdel supplémentaire au sein de l'équipe. Tu t'entraînes la semaine avec des gars, et le Week-end ce sont ceux qui n'étaient pas là aux entraînements qui vont jouer les matchs. Ca me rappelle quand j'étais gosse et qu'il y avait des gars qui loupaient les entraînements et qui ne venaient qu'aux matchs... Mais bon, pour nous supporters, c'est mieux que de n'avoir aucun retour au club. On paye pour aller voir la meilleure équipe possible du ST.
Saint Thomas ST Posté(e) 8 janvier 2020 Posté(e) 8 janvier 2020 (modifié) Il y a 3 heures, Keke a dit : Tu bosses à la Mjc de Sedan ? ??? Il y a 3 heures, Keke a dit : Manager tes matchs de CE, tout en pensant au Top 14, c'est une erreur, et surtout ca t'apporte aucune garantie de résultats en Top14. Bien au contraire, c'est précisément ce qui faisait la force du ST l'an passé, la capacité à pouvoir assurer du turn-over Ccup / top 14 sans perte de résultats. On a moins de profondeur aujourd'hui. Mettre au repos certains joueurs à bout de souffle (fussent des "cadres") au Connacht ne signifie en rien qu'on "balance" le match, comme tu dis en caricaturant (nul ici n'a jamais formulé le souhait de "balancer" le match), mais permettrait d'offrir de meilleurs garanties en championnat où on est hors des 6 (modulo le fait qu'on a un match en moins à domicile). Pourquoi les Sarries ont-ils mis de côté la Ccup ? pour avoir plus de garanties en championnat, justement. Et malgré cela, ils sont encore en course pour un titre européen... Modifié 8 janvier 2020 par Saint Thomas ST 1
GuyNess Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 C'est quoi ce EjT sports ? On dirait qu'ils ont des interviews que n'a pas le site off du Stade ??
Cherubin Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 Peut-être École de Journalisme de Toulouse? Si ça existe.
Saint Thomas ST Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 (modifié) il y a 5 minutes, Cherubin a dit : Peut-être École de Journalisme de Toulouse? Si ça existe. Il s'agit effectivement du site de l'école de journalisme de Toulouse. Pas mal de stagiaires du Rugbynistère en sortent. ☝️ Modifié 10 janvier 2020 par Saint Thomas ST 3
GuyNess Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 Il y a 4 heures, Saint Thomas ST a dit : Il s'agit effectivement du site de l'école de journalisme de Toulouse. Pas mal de stagiaires du Rugbynistère en sortent. ☝️ j'espère qu'ils sont meilleurs que ces stagiaires: https://www.youtube.com/watch?v=VlniPvu5jmk parce que demander à Bezy en 2020 s'il aimerait faire du rugby sa profession, faut pas avoir trop réviser 2
Neophyte Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 5 hours ago, Saint Thomas ST said: Il s'agit effectivement du site de l'école de journalisme de Toulouse. Pas mal de stagiaires du Rugbynistère en sortent. ☝️ Ça explique la syntaxe baroque dans nombre de leurs articles ?
Saint Thomas ST Posté(e) 10 janvier 2020 Posté(e) 10 janvier 2020 il y a 5 minutes, Neophyte a dit : Ça explique la syntaxe baroque dans nombre de leurs articles ? Sans doute ; ça explique aussi qu'ils apprennent les règles du rugby à Séb Bézy himself (face à Toulon). 1
Vonia Posté(e) 15 janvier 2020 Posté(e) 15 janvier 2020 (modifié) https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Maxime-medard-non-retenu-pour-le-tournoi-des-six-nations-personne-ne-peut-m-empecher-d-esperer-encore/1098984 Un super compétiteur qui a mûri.. Modifié 15 janvier 2020 par Vonia 1 1
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 16 janvier 2020 C’est un message populaire. Posté(e) 16 janvier 2020 Rugby Bleus Marchand, Baille et Aldegheri : « Jouer au Stade tous les trois, c'est déjà énorme, alors en bleu... » Le talonneur et les deux piliers, inséparables à Toulouse et tous les trois retenus en équipe de France pour préparer le Tournoi, sont revenus sur leur début de carrière et ont confié leurs ambitions. Courant décembre, nous avons réuni Dorian Aldegheri, Cyril Baille et Julien Marchand autour d'un déjeuner. Amis avant tout, première ligne du Stade Toulousain surtout et désormais membres de la première liste des 42 joueurs sélectionnés pour le Tournoi des Six Nations avec l'équipe de France, les deux piliers et le talonneur ont fait défiler les moments forts de leur carrière. Une discussion dans la bonne humeur, chaleureuse, parfois sérieuse, mais surtout émaillée de fous rires. Leur amitié : « Avant les matches, on aime bien se retrouver tous les trois dans une chambre pour refaire le monde » « Racontez-nous votre première rencontre...Cyril Baille : Sur Tinder ! (Les trois se marrent.) Avec Doudou (Dorian Aldegheri), c'est en cadets au Stade Toulousain. Juju (Julien Marchand), j'en avais un peu entendu parler car c'était la star à Montréjeau (Cyril Baille est originaire de Lannemezan, un village voisin de Haute-Garonne).Julien Marchand : On s'est connus dans le train pour aller à Toulouse. C'est Cissou (Cyril) qui m'a donné ma première valise du Stade en douce. Normal, je suis le petit jeunot entre les deux vieux briscards (Baille et Aldegheri sont nés en 1993, Marchand en 1995).C. Baille : Avec Doudou, on s'est retrouvés dans la même chambre lors d'un stage d'intégration en début de saison. On était avec un autre coéquipier, dont on taira le nom, qui avait un petit souci au niveau des parties intimes ! (Il se marre.) Forcément ça marque !J. Marchand : Je suis arrivé en Espoirs et j'ai d'abord connu Doudou, qui débutait en pro. On a fait la préparation physique ensemble puis, semaine après semaine, l'amitié est née. Ça a collé de suite !Dorian Aldegheri : Puis de soirée en soirée... En bref Julien Marchand 24 ans. 1, 81 m ; 108 kg. Talonneur. 2 sélections.4 octobre 2014 : premier match en pro avec Toulouse face au Stade Français (22-10). À quel moment sentez-vous que l'amitié se noue réellement ?J. Marchand : Le fait de jouer en première ligne aide beaucoup. On est tout le temps ensemble.C. Baille : Notamment avant les matches. Quand tu es jeune et que tu commences à intégrer l'équipe première, c'est rassurant d'être avec des joueurs dans la même situation que toi. On se resserrait, on se donnait confiance. Le premier match ensemble tous les trois en rouge et noir, vous vous en souvenez ?J. Marchand : 2014 contre le Stade Français à Toulouse (4 octobre 2014, victoire 22-10). J'étais titulaire avec Cyril et Dorian était entré en cours de jeu. C'est un souvenir fort...D. Aldegheri : Après, on n'a pas souvent joué ensemble. Enfin, tous les trois titulaires (c'est arrivé à neuf reprises en pro).C. Baille : C'est vrai qu'un moment on s'était dit : "Ce serait bien de composer la première ligne du Stade Toulousain !" Dorian Aldegheri (ballon en main) et Julien Marchand (à sa droite) lors de la victoire face à Montpellier en Coupe d'Europe (23-9, le 8 décembre 2019). (N. Luttiau/L'Équipe) Avez-vous un petit rituel ?J. Marchand : Avant les matches, notamment à l'extérieur, on aime bien se retrouver tous les trois, avec mon petit frère également (Guillaume Marchand, talonneur), dans une chambre pour refaire le monde, jouer aux cartes. C'est notre façon de décompresser. On ne parle pas forcément de rugby.C. Baille : On a ce besoin d'être ensemble...D. Aldegheri : Oui, parce qu'on ne fait pas chambre commune. Perso, je ronfle trop, je suis seul. Idem pour Cyril !C. Baille : Juste avant les matches, dans les vestiaires, un petit regard suffit pour se motiver. Et sur le terrain, idem, on est potes, donc on peut se dire les choses sans prendre de pincettes. C'est plus facile.J. Marchand : Le lendemain des matches, on aime bien aller manger un bout ensemble.D. Aldegheri : Pas pour débriefer ! C'est tout sauf rugby. C'est justement le côté amitié.C. Baille : Par exemple, pendant la Coupe du monde au Japon (il était avec les Bleus), j'ai vraiment ressenti un manque. J'avais besoin de les appeler. Et puis on se branche souvent, on se fait quelques crasses aussi... En bref Cyril Baille 26 ans. 1, 82 m ; 116 kg. Pilier gauche. 17 sélections.27 octobre 2012 : premier match en pro avec Toulouse, à Paris face au Stade Français (28-24) Il faut nous raconter !D. Aldegheri : Dernièrement, un des deux, je ne sais toujours pas lequel, m'a mis une poche d'eau sur le matelas à l'hôtel une veille de match !C. Baille : On l'a prévenu car il était plus de 23 heures, il a pu changer de chambre pour dormir un peu ! Et la pire crasse ?J. Marchand : C'était lors d'une soirée chez Cyril... Les voisins ont retrouvé...C. Baille :(Il coupe.) Ils ont tué ma maison, mais il y a des choses qu'on ne peut pas raconter !D. Aldegheri : Une fois, on s'est mis tous les trois contre Jean-Marc Doussain (aujourd'hui à Lyon). On a commencé à le braquer avec des pistolets à billes alors qu'il faisait de la récup'dans un bain chaud. On était masqués. Il est sorti et l'un de nous, qui était resté caché, l'a criblé de balles dans le dos !C. Baille : Il avait des cloques, le pauvre !D. Aldegheri : Il y a les saloperies dans les casiers aussi. Comme les sardines (les trois explosent de rire). lire aussi Et les engueulades, ça arrive ?C. Baille : Oui, ça arrive, souvent pour rien. On se branche tellement que ça dérape !J. Marchand : Généralement, ça dure deux minutes, une heure ou un après-midi maximum. Cissou (Cyril Baille) déteste ça. Du coup, on lui fait souvent croire qu'on est fâchés. On remet des pièces.C. Baille : Je suis le casque bleu ! Les deux sont pareils, c'est à celui qui lâchera le dernier ! Mais je pense que Juju est le plus rancunier. Et vous vous faites des confidences ?C. Baille : On se dit tout ! La confidence fait partie de notre amitié.J. Marchand : Un ami est fait pour ça. Si tu n'es pas capable de lui dire ce que tu as au fond de toi, ce n'est pas un ami intime.D. Aldegheri : Il n'y a pas de pudeur entre nous. Le Stade Toulousain : « Quand tu faisais un touché entre potes, tu disais : "Je suis Michalak, je suis Poitrenaud !"» Même si Cyril Baille était le seul sur la feuille de match lors de la dernière finale du Top 14 gagnée face à Clermont, 24-18 (Marchand et Aldegheri étaient tous les deux blessés à un genou), est-ce que ça reste votre souvenir le plus fort sous le maillot du Stade Toulousain ?J. Marchand : C'est particulier. Tu ne joues pas la finale, donc il manque un truc...D. Aldegheri : Il y a de la frustration... Même si l'équipe te fait vivre le moment.C. Baille : J'avais un peu les boules pour eux.J. Marchand : J'ai quand même pu vivre cette finale à travers mon frère (Guillaume était remplaçant). Une fois le coup de sifflet, c'est vrai que tu n'y penses plus trop, tu fais la fête avec tout le monde. On a tout donné ! En bref Dorian Aldegheri 26 ans. 1, 80 m ; 119 kg. Pilier droit 4 sélections.4 septembre 2013 : premier match en pro avec Toulouse face au Racing (30-6). Si vous deviez garder une image ?C. Baille : Le coup de sifflet final. L'ambiance au milieu du stade est incroyable. J'ai du mal à la décrire tellement c'est particulier.D. Aldegheri : J'ai quelques flashs du lendemain matin vers cinq heures du mat'! (Il sourit.) Non, sinon le bus à Toulouse pour présenter le Brennus, c'était énorme !J. Marchand : Ma plus belle image, c'est l'arrivée place du Capitole à Toulouse avec tous les supporters. C'est fort. Le Stade Toulousain, c'est votre club. Mais qu'est-ce qui vous a fait l'aimer ?J. Marchand : Je me souviens d'un match gagné face à Toulon où il y avait plus de points que de minutes. J'ai aussi en tête le titre de champion 2012 (Contre Toulon, 18-12), j'étais au Stade de France. Mais j'ai du mal à cibler un moment en particulier. C'est venu assez tard car à mes débuts à Montréjeau, on ne pouvait pas voir les gars du Stade !C. Baille : Depuis tout petit. Mon père est supporter, je voyais les mecs à la télé, j'ai été baigné dans cette culture. Je me souviens notamment de la finale 2001 face à Clermont (victoire 34-22) avec Fred Michalak.D. Aldegheri : Perso, c'est en cadets. On termine la saison invaincue. Quels étaient vos joueurs préférés ?C. Baille : Fred Michalak, Vincent Clerc ou Clément Poitrenaud. C'était des stars !J. Marchand : Quand tu faisais un touché entre potes, tu disais : "Je suis Michalak, je suis Poitrenaud !" Vous ne parlez que de mecs qui jouaient derrière...D. Aldegheri : Moi, c'était Benoît Lecouls (pilier toulousain entre 2001 et 2004 puis 2008-2011) ! Je l'avais croisé dans les couloirs du stade. Il m'avait impressionné. Il était tellement costaud.C. Baille : Il y avait Cali bien sûr (Christian Califano), laBûche (William Servat). Mais c'est comme aujourd'hui, si tu demandes à un petit, il te répond : "Ntamack ! Kolbe !" Les blessures : « Quand j'étais immobilisé, les deux se sont relayés chez moi pour m'aider » Vous avez la particularité de vous être tous les trois blessés gravement. Cyril Baille, le premier en avril 2017 (rotule gauche), puis Julien Marchand en février 2019 (genou gauche) et Dorian Aldegheri dans la foulée en mars (genou droit). Qu'est-ce qui est le plus difficile ?C. Baille : L'immobilisation pendant 45 jours sur le canapé. C'est long, j'avais pété un câble !D. Aldegheri : Tu as l'impression d'être un poids et tu te demandes souvent : "Est-ce que je vais revenir ?"J. Marchand : En jeunes, je m'étais déjà fait le genou, donc tu sais un peu ce qui t'attend. Mais en pros, tu te rends compte que c'est totalement différent. Tu as les structures pour bien revenir. Tu prends conscience qu'il y a du positif. Tu en profites pour te régénérer. Est-ce que vos blessures ont renforcé votre amitié ?C. Baille : Non, ça a juste confirmé que je pouvais compter sur eux. Quand j'étais immobilisé, les deux se sont relayés chez moi pour m'aider.J. Marchand : Il y a la présence, mais ensuite, on n'en a pas parlé plus que ça. On n'a pas échangé sur nos expériences de blessés. Tu es pété. Qu'est-ce que tu veux dire de plus ?D. Aldegheri : En plus, quand tu es apte et que tu rends visite à un blessé, il y a une forme de gêne. Tu vois la souffrance de ton pote et tu ne peux pas faire grand-chose. L'équipe de France : « 2023 C'est loin. C'est difficile de se projeter même si on peut toujours en rêver » Votre première sélection est-elle votre souvenir le plus marquant avec les Bleus ?C. Baille : J'ai eu la chance que ce soit au Stadium de Toulouse (12 novembre 2016, victoire 52-8 face aux Samoa). Après, j'ai aussi eu l'honneur de disputer la dernière Coupe du monde. Dans une carrière, c'est fort.J. Marchand : Perso, je n'ai que deux sélections... Je n'ai pas assez de vécu.C. Baille : Après, chaque sélection te procure une sensation différente. Chaque Marseillaise est unique.D. Aldegheri : En fait, quand ça arrive, tu n'y crois pas vraiment. J'ai appelé mes parents pour réaliser. Pendant la "Marseillaise", vous pensez à quoi ?C. Baille : À chanter les bonnes paroles !J. Marchand : Moi, je suis déjà dans mon match.C. Baille : Il ne faut pas y laisser trop d'énergie. Mais il faut la savourer. À chaque fois, c'est peut-être la dernière. Le pilier gauche Cyril Baille, lors de la victoire des Bleus face aux États-Unis, pendant le Mondial au Japon (33-9), le 2 octobre 2019. (A. Mounic/L'Équipe) La Coupe du monde au Japon, vous l'avez vécue comment ? À travers Cyril Baille ?J. Marchand : C'est sûr que tu es encore plus attentif quand tu as un ami sur le terrain. On en avait d'ailleurs beaucoup avec tous les Toulousains présents.D. Aldegheri : On appelait aussi Cyril pour savoir comment c'était le Japon.C. Baille : Et moi, j'étais demandeur aussi, j'avais besoin de les avoir.D. Aldegheri : il nous a fait une petite démonstration des toilettes japonaises ! (Ils se marrent.) Dans quatre ans, la Coupe du monde sera organisée en France. Vous y pensez déjà ?D. Aldegheri : 2023 C'est loin. C'est difficile de se projeter, même si on peut toujours en rêver.C. Baille : Il peut se passer tellement de choses. Mais bien sûr que ce serait une fierté.J. Marchand : Je ne sais même pas ce que je vais faire demain ! Non, on a déjà des échéances à plus court terme. Si ça arrive, on sera les plus heureux. lire aussi Galthié a déjà un quinze en tête Une sélection commune avec les Bleus, est-ce quelque chose que vous avez imaginé vivre tous les trois, comme une promesse faite plus jeune ? (L'interview a été réalisée avant la liste des 42.)C. Baille : Non, c'est impossible de s'imaginer ça. On espérait déjà jouer ensemble pour le Stade Toulousain. Car parfois, en jeunes, on passait des week-ends à se faire défoncer en mêlée. Donc l'équipe de France... On a tous les trois des objectifs personnels. On donne le maximum en club pour avoir la chance d'être sélectionné en équipe de France (les deux autres acquiescent). On a le sentiment que vous ne souhaitez pas trop le rêver...J. Marchand : C'est ça. Ce serait un aboutissement. Mais jouer au Stade tous les trois, c'était déjà énorme, alors en bleu... ce serait juste fabuleux ! » 3 8 1
GuyNess Posté(e) 17 janvier 2020 Posté(e) 17 janvier 2020 On a une mine d'or avec ces 3 gamins. Dommage qu'avec tous les aléas on ne les voit plus souvent ensembles au Stade Mais jamais je les échangerais, même contre les meilleurs sudafs ou blacks 5
Zuzu31 Posté(e) 17 janvier 2020 Posté(e) 17 janvier 2020 Il y a 8 heures, GuyNess a dit : On a une mine d'or avec ces 3 gamins. Dommage qu'avec tous les aléas on ne les voit plus souvent ensembles au Stade Mais jamais je les échangerais, même contre les meilleurs sudafs ou blacks Bien sûr ! Une 1ère ligne, c'est avant tout de la cohésion, des repères. Là, avoir les 3 ensemble c'est vraiment fabuleux. En plus ils ont commencé très jeunes pour ces postes-là. Les 3 en même temps en mêlée, c'est vraiment impressionnant !
Gabi Posté(e) 17 janvier 2020 Posté(e) 17 janvier 2020 il y a 7 minutes, Zuzu31 a dit : Les 3 en même temps en mêlée, c'est vraiment impressionnant ! Moins qu'avant quand même. Baille et Marchand n'ont pas encore retrouvé leur niveau d'avant-blessure. En mêlée, on est rentré dans le rang en ce moment. En terme de pure mêlée, le trio de jeunes le plus impressionnant que j'ai vu c'était en 2015-2017 avec Tolofua (une machine) à la place le Marchand. A cette époque, les 3 (Baille-Tolofua-Aldé) avaient 22-23 ans et étaient au top : ils défonçaient, éparpillaient façon puzzle toutes les mêlées adverses, quelquesoit l'adverse. Tous les vieux grognards adverses, les internationaux, les stars y passaient, c'était magnifique. Je pense qu'on ne reverra plus une telle domination avec des joueurs si jeunes avant belle lurette.
Keke Posté(e) 17 janvier 2020 Posté(e) 17 janvier 2020 (modifié) il y a 4 minutes, Gabi a dit : Moins qu'avant quand même. Baille et Marchand n'ont pas encore retrouvé leur niveau d'avant-blessure. En mêlée, on est rentré dans le rang en ce moment. En terme de pure mêlée, le trio de jeunes le plus impressionnant que j'ai vu c'était en 2015-2017 avec Tolofua (une machine) à la place le Marchand. A cette époque, les 3 (Baille-Tolofua-Aldé) avaient 22-23 ans et étaient au top : ils défonçaient, éparpillaient façon puzzle toutes les mêlées adverses, quelquesoit l'adverse. Tous les vieux grognards adverses, les internationaux, les stars y passaient, c'était magnifique. Je pense qu'on ne reverra plus une telle domination avec des joueurs si jeunes avant belle lurette. Tolofua était un monstre en mêlée. Malheureusement les lacunes qu'il a dans d'autres secteurs sont trop handicapantes. Le départ de Servat cumulé aux retours de blessures récentes des 3 n'ont pas arrangé aussi. Je trouve que c'est Baille pour moi qui a le plus baissé en niveau. C'était un boucher en mêlée avant et dans le jeu il se déplaçait beaucoup. Il a pas retrouvé son niveau depuis sa double blessure dans ces 2 secteurs. Modifié 17 janvier 2020 par Keke 2
GuyNess Posté(e) 17 janvier 2020 Posté(e) 17 janvier 2020 Comme jeunes il faut pas oublier notre triplette calédonienne (Neti, Mauvaka, Taffili) parfaite pour assurer le roulement
tolosaforever Posté(e) 18 janvier 2020 Posté(e) 18 janvier 2020 Il y a 9 heures, GuyNess a dit : Comme jeunes il faut pas oublier notre triplette calédonienne (Neti, Mauvaka, Taffili) parfaite pour assurer le roulement Qui est pour le moment loin de la 1ère ligne titulaire 1
Pacino31 Posté(e) 18 janvier 2020 Posté(e) 18 janvier 2020 (modifié) Je vous trouve bien affirmatif quand même sur le départ de Servat ... De ce que je vois cette année , je note pas une grande différence en mêlée entre cette année et la saison dernière . On a sacrément été secoué en finale dans ce secteur l’an dernier , vous semblez l’oubliez . Autre chose que vous oubliez : Lacombe vient de prendre ses fonctions ...Laissez lui le temps de prendre ses marques bon sang ! Je me souviens des premiers pas de Servat entraîneur ,c’était pas folichon hein... Il a fallu du temps pour qu’il s’imprègne du poste , lui-même l’a reconnu . Laissons bosser les mecs . C’est comme tout le monde pleure sur le départ de Marco . Mais la saison dernière il avait pas à gérer un après CDM et on avait entamé la préparation beaucoup plus tôt que cette année . Vous pouvez être catégorique sur le fait qu’avec lui cette année c’eût été mieux ? Moi pas du tout .... Toulon a du gaz , mais ils ont repris l’entraînement 1 mois avant nous et ont bien moins d’internationaux que nous aussi ... Les mecs ne sont pas des magiciens et on en revient toujours au même point :Quand on a pas le temps de bosser , on bosse mal ! Modifié 18 janvier 2020 par Pacino31 7
Bota Posté(e) 18 janvier 2020 Posté(e) 18 janvier 2020 il y a 46 minutes, Pacino31 a dit : Je me souviens des premiers pas de Servat entraîneur ,c’était pas folichon hein... Et pourtant à ses débuts il entrainait le Meilleur Talon au monde . Un certain William S . 1
Gabi Posté(e) 18 janvier 2020 Posté(e) 18 janvier 2020 (modifié) il y a 15 minutes, Bota a dit : Et pourtant à ses débuts il entrainait le Meilleur Talon au monde . Un certain William S . C'était quand même énorme quand Servat faisait des piges. Il ne s'entraînait plus depuis plusieurs mois mais était encore bien meilleur que ses joueurs. Ça doit être un peu la honte quand tu es pro. Imagine, tu es joueur pro et ton entraîneur retraité te dit : "bon les gars vous êtes trop nuls donc ce WE, exceptionnellement, je vais jouer à votre place pour vous montrer ce qu'il faut faire, OK ? Vous m'observez bien et on en debriefera lundi. " Et bim, effectivement, ton entraîneur te sort à chaque fois un match d'extraterrestres. Ah ah ah. Ça doit calmer l'ego des joueurs quand même.... Modifié 18 janvier 2020 par Gabi 1
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