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Intersaison 2024


Beau-jeu-laid

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il y a 32 minutes, Bota a dit :

 

J ai pas essayé l infusion de Muguet non plus , mais je sais que je vais pas aimer :smile:

Gaffe quand même le muguet est une plante toxique, et ce n'est pas une blague.

Posté(e) (modifié)
21 hours ago, Pantang17 said:

Profil bas quand même, car notre maillot sapin de Noël est pas loin d'être le plus moche de toute l'histoire du top14 (juste derrière le maillot camouflage de Clermont et à peu près la totalité des maillots du SF 😁) 

Les maillots du SF sont stylés. Et en plus en fin de saison les invendus sont donnés gratuitement au service d'entretien des autoroutes gabonaises, où ils contribuent à réduire drastiquement le taux d'accidents lors des travaux de nuit. :sorcerer:

Modifié par Parigot_Paris
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Posté(e)
Il y a 2 heures, Parigot_Paris a dit :

Les maillots du SF sont stylés. Et en plus en fin de saison les invendus sont donnés gratuitement au service d'entretien des autoroutes gabonaises, où ils contribuent à réduire drastiquement le taux d'accidents lors des travaux de nuit. :sorcerer:

faudrait nous en refiler, on les mettra sur les balises de mer, ça évitera les échouages en demi

  • Haha 5
Posté(e)
Il y a 3 heures, Parigot_Paris a dit :

Les maillots du SF sont stylés. Et en plus en fin de saison les invendus sont donnés gratuitement au service d'entretien des autoroutes gabonaises, où ils contribuent à réduire drastiquement le taux d'accidents lors des travaux de nuit. :sorcerer:

 

Les Sapeurs d Afrique centrale c'est à cause du Satde Français !!!!

 

 

 

Posté(e)
Il y a 4 heures, Parigot_Paris a dit :

Les maillots du SF sont stylés. Et en plus en fin de saison les invendus sont donnés gratuitement au service d'entretien des autoroutes gabonaises, où ils contribuent à réduire drastiquement le taux d'accidents lors des travaux de nuit. :sorcerer:

Par contre ne leur file pas tes tenues cloutées, les mecs en mob se ruinent en rustines

Posté(e)

Ils ont repris l'entrainement le Stade ou c'est pour bientôt ?

 

A part Dupont, tout le monde reprends en même temps, non ?

Posté(e)
il y a 25 minutes, greghiston a dit :

Ils ont repris l'entrainement le Stade ou c'est pour bientôt ?

 

A part Dupont, tout le monde reprends en même temps, non ?

Normalement oui.

Hormis Dupont et les internationaux étrangers.

delacaravelle
Posté(e)
à l’instant, Ecco2ST a dit :

Normalement oui.

Hormis Dupont et les internationaux étrangers.

ce n'était pas prévu pour le 12 août ?

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Posté(e)
à l’instant, delacaravelle a dit :

ce n'était pas prévu pour le 12 août ?

Je ne sais pas. Je répondais pour Dupont.

Posté(e)
Le 08/07/2024 à 23:48, GuyNess a dit :

Sinon le Stade reprend le 12 aout (les derniers, UBB le 5)

Il est prévu un match amical contre Le stade Montois.

 

Posté(e)
On 7/25/2024 at 7:06 AM, Bota said:

 

Les Sapeurs d Afrique centrale c'est à cause du Satde Français !!!!

 

 

 

La Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes comme dit Mabanckou :nuke:

Parigot_Paris
Posté(e)

Ts. Je m’emmerde. Mon prochain match c’est le 24 août à Limoges. Contre le CO. Ts. :crying:

Posté(e)
Il y a 1 heure, Parigot_Paris a dit :

Ts. Je m’emmerde. Mon prochain match c’est le 24 août à Limoges. Contre le CO. Ts. :crying:

Casse la porcelaine, tu pourras la remplacer, mais une pièce par jour.

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Posté(e)
Il y a 17 heures, Parigot_Paris a dit :

Ts. Je m’emmerde. Mon prochain match c’est le 24 août à Limoges. Contre le CO. Ts. :crying:

Tu as Objectif Brennus sur Canal+ pour patienter mais ça va te rappeler des mauvais souvenirs :smile:

  • Haha 1
Posté(e)

C’était la reprise aujourd’hui pour une partie du groupe seulement: les doublures, jeunes pros qui ont percé récemment, espoirs aux portes de la 1. 
 

Les titulaires, internationaux, joueurs qui ont beaucoup joué la saison dernière reprendront lundi prochain.

 

On a pas les noms des deux groupes mais on les devine facilement.
Parmi les photos de ceux qui ont repris aujourd’hui, on y voit Placines, Banos, Merkler, Reilhes, Saito, Barassi, Costes, Verge, Gourgues, Delibes, Hawkes…

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Posté(e)
il y a une heure, Keke a dit :

C’était la reprise aujourd’hui pour une partie du groupe seulement: les doublures, jeunes pros qui ont percé récemment, espoirs aux portes de la 1. 
 

Les titulaires, internationaux, joueurs qui ont beaucoup joué la saison dernière reprendront lundi prochain.

 

On a pas les noms des deux groupes mais on les devine facilement.
Parmi les photos de ceux qui ont repris aujourd’hui, on y voit Placines, Banos, Merkler, Reilhes, Saito, Barassi, Costes, Verge, Gourgues, Delibes, Hawkes…

+ Bitu, Théo NTK, 

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Posté(e)
Il y a 1 heure, Keke a dit :

C’était la reprise aujourd’hui pour une partie du groupe seulement: les doublures, jeunes pros qui ont percé récemment, espoirs aux portes de la 1. 
 

Les titulaires, internationaux, joueurs qui ont beaucoup joué la saison dernière reprendront lundi prochain.

 

On a pas les noms des deux groupes mais on les devine facilement.
Parmi les photos de ceux qui ont repris aujourd’hui, on y voit Placines, Banos, Merkler, Reilhes, Saito, Barassi, Costes, Verge, Gourgues, Delibes, Hawkes…

Impressionné par les bras de Reilhes, il n'a pas perdu son temps à la salle de muscu... 

Posté(e)

Assez amusant tous les commentaires en japonais qui commencent à se multiplier sous les posts du Stade sur les réseaux sociaux

Posté(e)
il y a 10 minutes, Maleli a dit :

Assez amusant tous les commentaires en japonais qui commencent à se multiplier sous les posts du Stade sur les réseaux sociaux

Pas trop.

J'ai lu et en fait ils veulent TT au ST.

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delacaravelle
Posté(e)
il y a 12 minutes, Maleli a dit :

Assez amusant tous les commentaires en japonais qui commencent à se multiplier sous les posts du Stade sur les réseaux sociaux

il y en a même un de Teddy Riner, il aime bien la famille Saito...

Posté(e)
Il y a 5 heures, Joco a dit :


Je n’aime pas. Par contre, ils les vendent sans pub, eux, pour les supporters et avec l’écusson au bon endroit… ça, c’est vraiment bien 👍 

L’écusson au bon endroit ?

Il est pas au centre chez tout le monde ?

Posté(e)
Il y a 5 heures, Joco a dit :


un petit éclair de lucidité… ouf

Pas pour Pau !

Posté(e)
Il y a 15 heures, Kana a dit :

L’écusson au bon endroit ?

Il est pas au centre chez tout le monde ?


pas sur les maillots à la vente pour les supporters… pas de pub = écusson sur le cœur 

je préfère largement. Dommage qu’au ST, on impose le fait d’être un panneau publicitaire ambulant.

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Il y a 4 heures, Raphaelle a dit :

Je ne sais pas si cela a été posté ailleurs, on en parle dans le topic Laporte, au départ c'était dans le topic tournée. 

 Au hasard, je le mets là, si cela ne convient pas, il sera déplacé ou supprimé par nos modos :smile:

 

Affaire Jaminet. Bernard Lemaître, président de Toulon : "Que Melvyn ne soit pas maître de lui, je ne le tolère pas"

Marc Duzan

Publié le 12/08/2024 à 07:01

 

La semaine dernière, le RCT décidait d’une mise à pied pour Melvyn Jaminet, reconnu coupable par les instances d’avoir diffusé début juillet une vidéo à caractère raciste. Pour la première fois depuis le début de "l’affaire Jaminet", le président du club varois, Bernard Lemaître, prend la parole.

 

Comment avez-vous appris l’existence de la vidéo à caractère raciste diffusée par Melvyn Jaminet, début juillet ?
La vidéo, je ne l’ai pas vue. Mais j’en ai pris connaissance lors de mon premier jour de vacances… On peut dire qu’elles ont été gâchées…

 

Dans la foulée de cette vidéo, il y a eu de multiples soubresauts. On a par exemple à l’esprit le jour où des supporters se sont réunis autour du Campus RCT pour faire part de leur mécontentement…
Ce ne fut pas une émeute, n’exagérons rien… Il y avait là une demi-douzaine de personnes… Laurent Emmanuelli (le directeur sportif du RCT, N.D.L.R.) et Cédric Rouhaud (le directeur administratif, N.D.L.R.) sont alors sortis de leurs bureaux ; s’en est suivi un dialogue très correct entre les deux parties, voilà tout.

Vous avez rencontré Melvyn Jaminet à plusieurs reprises, depuis son retour d’Argentine. Comment s’est-il défendu auprès de vous ?
Il m’avait appelé depuis l’Argentine, déjà. Ensuite, quand je suis rentré de congés, je l’ai reçu à mon bureau. Melvyn a une explication des faits qui est crédible mais je lui ai dit que le problème, ce sont les conséquences d’un élément fondateur.

 

En clair, que lui avez-vous dit ?
Je lui ai dit : "Le problème, c’est que tu te soûles comme un…" Je ne vais pas dire comme qui. Bref… J’ai poursuivi comme ça : "Que tu aies visé dans tes propos un copain d’origine maghrébine, je veux bien l’entendre. Mais que tu ne sois pas maître de toi, je ne le tolère pas. Surtout qu’on a d’autres exemples de situations où tu ne t’es pas maîtrisé. Des situations qui nous ont été rapportées par des gens fiables."

 

Quelles ont été les réactions des supporters et des partenaires du RCT ? Certains d’entre-eux ont-ils souhaité quitter le club ?
Personne ne nous a quitté mais il y a eu beaucoup d’agacement chez les partenaires principaux du RCT. On leur a expliqué qu’il y a des choses difficiles à maîtriser, pour nous… (il coupe) Le rugby de haut niveau est le reflet d’une société. Il est partagé entre des jeunes ayant une éducation, certains principes et qui font attention à ne pas déborder. Et d’autres qui ne se rendent pas compte de la portée de leurs actes. (il soupire, reprend) Il y a beaucoup trop de débordements en équipe de France ou dans les clubs de Top 14.

 

Comment changer les choses ?
Ça passe par beaucoup de dialogue avec les joueurs. Et quand certains franchissent vraiment la ligne rouge, on sanctionne et on ne les garde pas. Il faut instaurer des règles, une charte extrêmement rigide, rigoureuse. Tout ce qui menace de près ou de loin l’institution, tout ce qui menace le rugby de façon globale, doit être considéré comme intolérable.

 

Le rugby est-il trop laxiste ?
Certaines équipes de rugby ont besoin d’être mieux encadrées, l’équipe de France en premier lieu. Que l’on ait exhorté Baptiste Serin (capitaine de la dernière tournée en Argentine, N.D.L.R.) à demander à ses camarades de ne pas sortir à Buenos Aires… (il coupe) Ce n’est pas au capitaine de demander ces choses-là ! Surtout que l’on sait très bien que ce ne sont pas deux, mais beaucoup plus de joueurs qui sont sortis après le deuxième test disputé en Argentine ! Et tout ça juste une semaine après l’histoire que l’on connaît tous (l’affaire Jegou-Auradou, N.D.L.R.) !

 

On peut aussi considérer que les rugbymen professionnels sont des adultes responsables… Qu’ils ne devraient pas avoir besoin de chaperons…
Le système répressif, quelle que soit sa forme, a ses limites. J’en conviens et les dirigeants ne sont pas des garde-chiourmes, après tout. Mais les joueurs ne sont pas toujours très responsables, malheureusement…

 

Revenons à Melvyn Jaminet : comment va-t-il s’entraîner ces six prochains mois ?
Melvyn sera autorisé à jouer fin janvier. Ce qui ne veut pas dire qu’il jouera tout de suite, attention. Après une interruption de six mois, il va bien falloir qu’il se remette dans le rythme d’un match de Top 14 et ça prendra nécessairement du temps. […] Nous, on a calqué notre sanction sur celle de la FFR (34 semaines de ban, dont 8 peuvent être remplacées par des travaux d’intérêt général, N.D.L.R.). Maintenant, c’est à Pierre Mignoni (le directeur du rugby, N.D.L.R.) de définir avec le joueur comment celui-ci doit faire pour se maintenir en forme, quel programme personnel doit-il être mis en place… Six mois sans jouer, ça peut compromettre toute une carrière.

 

Peut-il s’entraîner avec le squad du RCT ?
Non. Et puis, il y a quelque chose qui n’a pas été fait, c’est la prise de parole auprès du groupe. J’ai exigé que Melvyn Jaminet parle à ses camarades et s’explique. Certains d’entre-eux ont été interloqués, après avoir vu la vidéo. […] Quelques-uns de nos joueurs sont aussi d’origine maghrébine, comme les frères Rebbadj ou Mathieu Smaïli. D’une façon générale, d’autres gens ont été interpellés, pour ne pas dire choqués. Melvyn Jaminet n’est pas quelqu’un qui s’exprime facilement mais il va devoir faire des efforts. Il sera également suivi par une cellule psychologique.

 

Selon le communiqué de presse, le contrat du joueur a été "substantiellement modifié". Que cela signifie-t-il ?
D’une part, le contrat est réaménagé du fait de l’absence du joueur. D’autre part, Melvyn Jaminet a par son acte mis le club dans une situation difficile. Sa faute remettait même en cause l’intégralité de son contrat. Il a donc accepté ce réaménagement pour éviter une sanction plus lourde, celle de quitter le club.

 

Par "réaménager" le contrat, doit-on entendre le "baisser" ?
C’est vous qui le dites. Par définition, c’est confidentiel. […] On a décidé de ne pas prendre de joueur supplémentaire parce que nous avons quelques cartes dans notre jeu : Marius Domon est très prometteur et Duncan Paia’aua a souvent occupé le poste avec l’équipe des Samoa.

 

Ces affaires extra-sportives vous lassent-elles ?
(il soupire) Je passe dix heures par jour au club. Six jours sur sept. Ça fait beaucoup, à 85 ans passés… Je dis souvent qu’il y a 95 % d’emmerdes et 5 % de plaisir. Mais ces 5 % sont tellement intenses que j’oublie le reste…

-------------------

 

Jaminet pas bien dans ses pompes, même à Toulon ?

Je cite Lemaître : Je lui ai dit : "Le problème, c’est que tu te soûles comme un…" Je ne vais pas dire comme qui. Bref… J’ai poursuivi comme ça : "Que tu aies visé dans tes propos un copain d’origine maghrébine, je veux bien l’entendre. Mais que tu ne sois pas maître de toi, je ne le tolère pas. Surtout qu’on a d’autres exemples de situations où tu ne t’es pas maîtrisé. Des situations qui nous ont été rapportées par des gens fiables." 

Il picolait de façon non contrôlée à Toulouse déjà ? Cela expliquerait qu'on n'ait rien fait pour le retenir. 

 

Pour répondre à ta question, j'ai dû le croiser une fois au restaurant mais jamais après minuit dans Toulouse ou Perpignan à l'époque. Peut-être n'avons nous pas les mêmes lieux de débauche.

Posté(e)

Je ne connais pas le président du RCT, mais après cette interview il remonte nettement dans mon estime, sous réserve que les propos sont exacts.

Posté(e)

Bon pour parler un peu rugby je vous propose mes favoris pour les 6 l'année prochaine, sachant que ce sera hyper serré comme d'habitude.

 

Ceux que je vois à peu près sûr:

 

- LR, une année dernière décevante pour eux, ils seront revanchards, auront peut être moins de blessés que l'année dernière (Bourgarit, Boudehent,Botia) et ç reste l'équipe de club la plus physique d'Europe (du monde?)

 

- Le stade, qui semblait avoir pas mal de marge l'année dernière mais attention à l'après année parfaite, va falloir repartir, après le club le fait pas trop mal généralement.

 

- RCT, des progrès l'année dernière, un recrutement qui me semble intéressant (Synckler, Ludlam, Frisch) je les vois pas loin des deux

 

- l'UBB toujours solide, avec une ligne arrière spectaculaire, qui a pris quelques renforts de poids (Gray, le centre sud af, le troisième ligne australien)

 

Ceux qui pourraient se battre pour être dans les 6:

 

- le SF qui est super solide devant et qui a ajouté de la vitesse derrière, à voir quand même parce que l'année dernière ils sont passés ric rac un bon nombre de fois.

 

- le racing que je ne vois pas bien meilleur que l'année dernière, avec encore des matchs à Créteil, un effectif que je trouve assez moyen dans l'ensemble, pas emballé du tout, perso je les vois bien hors des 6.

 

- l'USAP, j'aimerais assez qu'ils y soient, j'ai trouvé leur jeu ambitieux et rafraichissant toute l'année, leur recrutement me semble pas si mal et cette année pas de coupe du monde qui les avait bien embêté l'année dernière.

 

- la section, ils y ont cru en début d'année avant de souffrir sur la fin de parcours. pas trop suivi leur recrutement, j'ai vu passé Williams, Bibi et Jolmes. Sur le potentiel ils peuvent être prétendant, après faudra passer un cap pour la troisième année du projet Piqueronnies, il est temps d'attraper une qualif ou au moins la coupe d'Europe.

 

-l'asm c'est la dernière année pour confirmer le projet Urios aussi, ils ne sont pas passés loin l'année dernière, n'ont pas d'inter, c'est le moment quoi.

 

Ceux que je ne vois pas trop:

 

-l'aviron, je sais pas c'est pas forcément objectif mais je ne les vois pas dans les 6, ils ont sur performé à domicile ces deux dernières années, pas sûr que ça continue.

 

- le Lou pareil, je ne vois pas trop où va ce club, avec le binôme Gibbes (à mi-temps) Gegenbacher, un recrutement moyen, bof

 

- le MHR , le county jail club, recrutement de l'espace comme souvent, nouveau staff, j'y crois pas.

 

- Castres et Vannes je ne les vois pas se mêler à la lutte non plus.

 

Et vous?

 

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Posté(e)

Pour le ST, LR et l'UBB, ce sera une année "normale", sans coupe du monde, cela va changer pas mal de choses. 

 

Il y aura quand même la tournée de novembre et le tournoi mais pas l'absence de ses meilleurs joueurs d'aout à décembre ou presque.

Le ST avec Searle ou Germain à la place de NTK, Ramos ou même Mallia, ce n'est pas pareil. Et encore, on s'en est plutôt bien sortis.

l'UBB avec sa ligne de 3/4 internationale, là ou pas là ce n'est plus la même équipe. 

LR sans Bourgarit, Hastoy, Alldritt et Danty plus ceux que j'oublie idem.

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Perso je vois bien sur ST et UBB devant. LR ça commence à prendre de l'âge mais c'est toujours aussi puissant. Le RCT a fait un beau recrutement mais perd Jaminet pour une grosse partie de la saison. C'est un buteur hors pair qui fait basculer des matchs.

Ces 4 clubs seront qualifiés, c'est quasi certain à moins d'un cataclysme.

Pour les places 5 et 6 tout est possible. Le SF a eut beaucoup beaucoup de réussite l'an passé mais sa prestation en demie prouve qu'ils étaient à leur place. Le Racing je n'y crois pas. Clermont par contre eux je les sent bien et ça peut tourner en leur faveur. Pour Pau, j'ai un petit doute sur leur pack. Je n'oublie pas le CO qui l'an passé et il ne faut pas l'oublier n'est pas passé à cause du bonus défensif pris par le Racing chez les maritimes par contre les tarnais sont très très léger en piliers. 

Bayonne a beaucoup bouger son effectif mais il y a du talent partout.

Comme dit pour les places 5 et 6 c'est très ouvert.

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Parigot_Paris
Posté(e)
14 hours ago, GuyNess said:

Alors parle nous du Camp des Loges, votre nouveau centre d’entraînement légué par le PSG

Un bijou si on en croit la presse

https://www.lerugbynistere.fr/news/rugby-le-nouveau-bijou-du-stade-francais-augure-dun-futur-radieux-en-top-14-1208241301.php

 

Moi qui aimait tant glander à Jean Bouin ou au Christophe Dominici les jours d’entraînement ! :crying:

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Posté(e)

ST LR UBB RCT SF ASM, voila les six dans l'ordre.

 

J'ai mis l'ASM pour la survie d'Urios, sans çà il est noyé dans une de ses cuves et ce serait gaspiller soit de la viande soit du gros rouge suivant les gouts.

 

Racing, MHR,  USAP, LOU et Pau n'y seront pas, peut-être le CO.

 

Pour les deux dernières places Bayonne et Vannes, dans l'ordre.

Beau-jeu-laid
Posté(e)

La Rochelle aura le même effectif que l'an dernier mais avec Bourgarit et Aldritt qui repartiront sur une saison "normale".

J'ai hâte de voir quelle va être la stratégie.

Je pense que la saison dernière sans titre va faire évoluer la vision de ROG.

Je les vois très compliqué a battre.

 

l'UBB s'est vraiment renforcé également, derrière ce sera encore plus solide.

La question est de savoir si devant ils seront suffisamment solide dans un T14 qui s'annonce assez serré.

 

Enfin nous, chaque année je suis impressionné par la capacité du groupe à se remettre en question.

Il y a encore des jeunes qui vont pousser, j'ai très peu de doute sur notre compétitivité.

 

Je vois l'UBB revanchard, ou La Rochelle le couteau entre le dents champion...

Je ne la sens pas cette saison :alien:...

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il y a 16 minutes, djip a dit :

Je sais pas trop où mettre ça, mais comme il y a plusieurs entraîneurs de Top 14, c'est peut être le bon topic. Je me suis régalé à le lire, et ça à fait remonter Mignoni dans mon estime (surtout qu'il ne crie pas dans l'article :sorcerer:). Bonne lecture

Dans le podcast de Trillo sur YT, Mola dit à quel point Onesta a été important pour lui lors de ses débuts à Toulouse. Il y vante aussi les qualités de techniciens de Lanta et Mignoni. On comprends mieux d'où ça vient.

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Posté(e)
il y a 17 minutes, djip a dit :

pas de publicité autour de leur traditionnel séminaire annuel

 

J étais tombé sur eux par hasard en 2019 aux Bulles de Mer à Saint cyprien . 

Il  y avait du beaux monde Onesta Arletta Travers Lanta ...

 

Ils étaient discrets et studieux .

Par contre le buffet et l apero était conséquent pour le nombre de personne .

Posté(e)
il y a 48 minutes, djip a dit :

Je sais pas trop où mettre ça, mais comme il y a plusieurs entraîneurs de Top 14, c'est peut être le bon topic. Je me suis régalé à le lire, et ça à fait remonter Mignoni dans mon estime (surtout qu'il ne crie pas dans l'article :sorcerer:). Bonne lecture

 

 

Super intéressant, merci beaucoup:chinois:

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Il y a 2 heures, djip a dit :

l'ancienne sélectionneuse des Bleues (2013-2021) est celle qui nous a appris l'existence de cette confrérie, presque par hasard

Et voilà, comme par hasard, ils ont invité une nana dans leur discrète confrérie et c'est elle qui n'a pas su tenir sa langue et qui a fait la pipelette auprès des journalistes. :P

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1 hour ago, Gabi said:

Et voilà, comme par hasard, ils ont invité une nana dans leur discrète confrérie et c'est elle qui n'a pas su tenir sa langue et qui a fait la pipelette auprès des journalistes. :P

Les premiers à en avoir parlé c’est Le Monde dans un article de 2016

Posté(e)

J’ai pas l’impression qu’il y ait Urios et ROG

J’en suis pas étonné d’ailleurs

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Posté(e)
Il y a 6 heures, GuyNess a dit :

J’ai pas l’impression qu’il y ait Urios et ROG

J’en suis pas étonné d’ailleurs

Ils disent bien qu'ils ne veulent pas de cons dans le groupe... 😉😁

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Posté(e)
Il y a 15 heures, djip a dit :

Je sais pas trop où mettre ça, mais comme il y a plusieurs entraîneurs de Top 14, c'est peut être le bon topic. Je me suis régalé à le lire, et ça à fait remonter Mignoni dans mon estime (surtout qu'il ne crie pas dans l'article :sorcerer:). Bonne lecture

 

 

Claude Onesta, Vincent Collet, Laurent Tillie, Ugo Mola... Depuis treize ans, une très discrète « académie des coaches » se réunit chaque été

Claude Onesta est le membre le plus éminent de cette assemblée d'élite. (Laura Acquaviva/L'Équipe)

Depuis treize ans, une confrérie réunit loin des radars médiatiques quelques-uns des entraîneurs français les plus émérites, parmi lesquels Claude Onesta, Vincent Collet, Laurent Tillie, Ugo Mola ou encore Romain Barnier. Avant leur séminaire annuel à Saint-Cyprien, ils ont accepté de nous (entr')ouvrir les portes de leur « académie des coaches », devenue pour beaucoup une « famille ».

Yann Soudépublié le 21 juin 2024 à 13h00mis à jour le 21 juin 2024 à 16h53
 
 

C'est un hôtel entre mer et lagune, tons bleus, esprit bohème chic. Une « grande maison » pyrénéenne « bercée par une brise légère et le chuchotement du ressac ». Un « ailleurs à portée de main », vante encore le site du quatre étoiles, « alangui sur un lido de sable », à une petite demi-heure de marche du port de plaisance de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales. Climat méditerranéen, nature préservée, tranquillité garantie. Aux Bulles de mer, « le stress, la pression, la charge mentale s'abandonnent comme on dépose ses bagages », et c'est précisément ce que vient chercher ici la vingtaine d'entraîneurs de renom qui s'y réunissent trois jours par an chaque début d'été, quasiment dans l'anonymat, humbles membres d'une confrérie unique en son genre.

 
 

Un sanctuaire dont le nom, l'« Académie des coaches » (ils n'ont pas trouvé mieux), traduit une réalité moins pompeuse qu'il n'y paraît. Celle d'une bande de copains - « une famille », la définissent même certains - en quête perpétuelle de sens, liés par les mêmes angoisses, les mêmes doutes, les mêmes joies, les mêmes peines. La même curiosité et la même envie d'apprendre, de se nourrir des autres. La même philosophie humaniste et participative de leur métier, aussi. Celle qui a fait le succès de Claude Onesta, l'instigateur et membre le plus éminent de cette assemblée d'élite, deux médailles d'or olympiques, trois mondiales et trois européennes avec l'équipe de France de hand.

Un anticonformiste animé depuis longtemps par une idée simple : trouver « un remède à la solitude » qui habite ces entraîneurs surexposés. Ceux qui préparent mais qu'on ne prépare pas. Qui accompagnent mais qu'on n'accompagne pas, ou pas bien, condamnés à l'isolement parce que concurrents. Ceux qui, trop souvent, préfèrent taire leurs failles que prendre le risque d'apparaître « faibles » devant leurs athlètes, leur direction, les supporters, les médias. Se replient sur eux-mêmes de peur d'en dire trop, d'être jugés, contestés. Quitte à « faire semblant de tout contrôler, tout maîtriser, tout savoir », souffle l'ancien sélectionneur des Bleus (2001-2016), qui dirige depuis cinq ans le pôle haute performance de l'Agence nationale du sport (ANS). « Alors qu'on est comme les autres : on est fragiles, on tâtonne, on se trompe... »

« On est comme les autres : on est fragiles, on tâtonne, on se trompe »

Claude Onesta, instigateur de l'académie

 
 
 

« Se mettre à poil sur ses réalités, ses forces, ses faiblesses », faire sauter les verrous mais aussi réfléchir au-delà de son sport : voilà donc les enjeux de cette académie, présente le truculent professeur des universités marseillais Pierre Dantin, vieux compagnon de route d'Onesta et pilier d'une société savante dont il est l'une des têtes pensantes, le théoricien. « C'est une idée qui répondait à un besoin insatisfait des coaches : besoin de partager, d'échanger, de s'interpeller, de s'interroger, mais avec des gens qui vivent les mêmes situations. Au plus haut niveau. » Ça fait treize ans que ça dure et « ça fait partie de ces dates qui marquent dans ton calendrier, souligne le directeur sportif du Cercle des nageurs de Marseille Romain Barnier, un des membres historiques avec les entraîneurs de rugby Christian Lanta, Laurent Travers et Laurent Labit, de basket Claude Bergeaud, Vincent Collet et Alain Weisz, ou encore le maître d'armes Daniel Levavasseur. C'est une prise de hauteur absolument exceptionnelle. »

À défaut de secret, puisque l'académie n'en est plus un depuis un article du Monde en 2016, Onesta et ses copains cultivent la discrétion : pas de publicité autour de leur traditionnel séminaire annuel, pas d'attaches institutionnelles pour éviter toute récupération (seule la mairie de Saint-Cyprien contribue à leur séjour aux Bulles de mer, à hauteur de 7 000 € par an), pas de sponsors pour garantir leur indépendance, et, surtout, pas de médias. Aucun journaliste n'a jamais franchi en leur présence les portes en bois du « salon lagune »,théâtre ordinaire de discussions extraordinaires, profondes, passionnées ; de remises en question et parfois même « d'opérations douloureuses », dit Onesta, qui a vu « des types s'y réparer » (on y reviendra). Aucun n'a jamais taquiné le cochonnet avec eux dans l'allée qui longe la plage et ses ganivelles, partagé leurs apéros festifs et leurs soirées arrosées au restaurant Vigatane, au pied du château de Canet-en-Roussillon, cuisine catalane, grillades au feu de bois et chansons paillardes au menu.

Il n'était pas question que ça change et on n'a pas insisté. « Pour que les gens parlent librement, il faut qu'il n'y ait pas d'oreilles, justifie Onesta. Que tout ce qui s'y passe y reste. » Que les membres de la confrérie « fassent vestiaire »,image l'ancien champion de France et d'Italie de rugby Christian Lanta, proche d'Onesta (ils ont fait leurs études ensemble à Toulouse) et président d'une académie dont il prévient d'emblée qu'elle n'a « rien d'une secte ». « Il ne faut pas en faire quelque chose de mystique », appuie le manager-entraîneur du Stade Toulousain Ugo Mola, qui mesure son « privilège d'en faire partie, de mémoire depuis 2019 ».

« Je crois qu'on n'a pas osé en parler à Didier Deschamps »

Alain Weisz

 
 
 

Et Lanta de détailler son mode de fonctionnement « par cooptation, proposition des uns et des autres », affinités. « Il y a quelques critères, pas beaucoup : que le gars ou la fille ait gagné des titres, et que sa personnalité nous corresponde. Qu'on se retrouve sur des mêmes valeurs, une même vision du sport, peut-être de la vie. On ne cherche pas quelqu'un qui va simplement venir se servir. » Ça n'a pas souvent été le cas et c'est aussi parce que les académiciens ont pris le temps de « se renifler », sourit Lanta. De poser les bases d'une confrérie saine et « bienveillante », à la fois « sans jugement » ni « arrière-pensée », mais « sans concession » ni « mièvrerie » non plus, décrivent en choeur les 13 membres que nous avons interrogés, parmi lesquels les sélectionneurs des équipes de France de hand et de volley médaillés d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo, Guillaume Gille et Laurent Tillie. « On ne sait pas si les meilleurs y sont, avaient l'habitude de blaguer les "historiques" les premières années. Mais ce qu'on sait, c'est que les cons n'y sont pas ! »

De dix pionniers à l'hôtel Le Catalan de Banyuls-sur-Mer en 2011, proches et connaissances d'Onesta (dont son fidèle médecin en équipe de France de hand, Pierre Sébastien) réunis avec la complicité du logisticien local Jean-Louis Guichard, chef de délégation des équipes de France jeunes de beach handball, l'assemblée s'est peu à peu élargie. À des entraîneurs plus jeunes comme Mola, récent champion d'Europe avec le Stade Toulousain, son homologue du RC Toulonnais Pierre Mignoni et le sélectionneur des Bleus du hand Guillaume Gille, par exemple. Aux femmes avec la cooptation de Valérie Garnier, alors sélectionneuse de l'équipe de France féminine de basket, sur une proposition de Vincent Collet en 2020, et celle de la coach du Paris FC Sandrine Soubeyrand par l'ancien sélectionneur des Bleues du foot Bruno Bini l'année suivante. Aux disciplines individuelles (Cédric Leroy, ancien entraîneur de la véliplanchiste Charline Picon, Laurent Calleja, manager général du judoka Teddy Riner) et d'hiver (Ludovic Didier, ancien entraîneur de l'équipe de France de ski de bosses et de Perrine Laffont, Stéphane Bouthiaux, directeur des équipes de France de biathlon). À des profils en apparence plus éloignés de ceux des membres fondateurs aussi. Comme celui du double vainqueur de la Coupe de l'America de voile Philippe Presti, « un bonhomme merveilleux », salue Lanta, qui en a éclairés plus d'un sur les questions d'approche technologique et d'utilisation de la data.

Au total, ils sont aujourd'hui une grosse vingtaine à s'échanger des petits mots de félicitations, d'encouragements ou de compassion dans un groupe WhatsApp qui aurait également pu compter l'entraîneur de natation Fabrice Pellerin (à qui Barnier a « fortement pensé ») et le champion du monde 1998 Laurent Blanc, approché au début de l'aventure. Au rang des candidats potentiels, les académiciens ont aussi discuté de Didier Deschamps, « quelqu'un qui a une expérience formidable, une réflexion sur son métier et qui a tout connu, en club comme en sélection, reconnaît Weisz. Mais il a tellement de problèmes à gérer que personne n'était sûr qu'il viendrait. Je crois qu'on n'a pas osé lui en parler. Ce n'est peut-être pas trop tard pour l'inviter. »

Selon leurs dispos, ils sont plus ou moins la moitié à prendre part une fois par an à ce traditionnel week-end prolongé « à la sauce Onesta », sourit Gille. Avec le Vigatane comme passage obligé du vendredi soir, la convivialité comme mot d'ordre et une particularité : la présence des compagnes et des enfants, tout aussi heureux de se retrouver pour trois jours de détente, d'échanges et de loisirs (balades en bateau, visites de villages, de vignobles...). Complices, forcément. « On se comprend parce qu'on vit les mêmes choses, cette même dualité entre notre besoin d'exister en tant que femmes et celui de vivre à l'unisson de leur passion, confie Béatrice Lanta. Alors que parfois, dans nos autres cercles d'amis, on ne nous voit que comme des privilégiées. »

 
 
Lorsqu'ils se réunissent, les membres de la confrérie (ici Claude Onesta) discutent et travaillent. Il n'est pas rare que les séances débordent sur quelques traditionnelles parties de pétanque. (Laura Acquaviva/L'Équipe)

 

Au fil des ans, les séances de travail sont devenues de plus en plus « copieuses », observe Weisz. Au point qu'elles débordent désormais régulièrement sur la pause méridienne et les traditionnelles parties de pétanque à l'heure de l'apéro (mais jamais sur la sieste, sacrée pour les plus âgés). Aucun ne rechigne pour autant à prolonger les discussions, qui se poursuivent pour beaucoup loin des Bulles de mer : Barnier, par exemple, dit avoir « déjeuné deux ou trois fois »avec Collet, « dont la minutie de préparation résonnait beaucoup » en lui ; quand Mola raconte avoir eu Mignoni « trois quarts d'heure au téléphone pour préparer [s]a finale de Coupe d'Europe ». « Il m'a parlé comme s'il la préparait lui. Génial. Et Laurent Travers m'a aussi présenté la manière dont il avait joué le Leinster il y a quelques années. C'est un luxe. » Année olympique oblige, ils seront moins nombreux dans le Roussillon cette année (du 4 au 7 juillet), mais le rendez-vous est devenu à ce point incontournable que certains y passeront ne serait-ce qu'une tête, même en visio. « J'ai presque l'impression des repas du dimanche chez les grands-parents quand on était petit, compare Mola.Parfois, tu te dis : "Bon, je n'ai pas le temps d'y aller, c'est compliqué..." Et tu ressors toujours content parce que t'as vécu un moment apaisant, un peu hors du temps, avec des gens bienveillants, qui t'aiment et qui, surtout, ont une capacité à te rebooster. »

Après les embrassades du jeudi soir, les académiciens consacrent toujours leur première réunion à prendre des nouvelles des uns et des autres, un tour de table en forme « d'examen de passage » pour des nouveaux venus bombardés de questions, s'amuse Weisz. Généralement, les présents passent six à sept heures en salle par jour les vendredis et samedis, parfois plus selon les thèmes abordés. Qui sont pour la plupart définis par Onesta et Dantin, « un agitateur d'idées » (Presti) aux mille vies (secrétaire général de l'OM, conseiller spécial auprès de l'ancienne ministre des Sports Laura Flessel...) « qui nous ramène souvent à la théorie » (Tillie). Et bluffe par sa « capacité à mettre des mots sur des choses que les autres ressentent sans savoir les expliquer ou les verbaliser » (Onesta).

Ces dernières années, il a notamment été question des réseaux sociaux et de leur côté parfois malsain, de la gestion des staffs et de leur importance croissante, du suivi des blessés et du pouvoir accordé au médical ou de « la peur de gagner, très française » (Dantin), d'autant plus avec la « pression des Jeux de Paris et du home advantage » (Didier). Ont encore été discutées la gestion des conflits et du leadership, « comment on équilibre le mec qui pose problème dans l'équipe mais qui est incontournable sur le terrain » (Onesta), la « perte de motivation » (Dantin) ou de confiance ; mais aussi des problématiques plus personnelles comme les potentiels impacts d'une rupture amoureuse en marge d'une compétition ou le charisme du coach, un thème qui a accouché de « séances de travail particulièrement animées », se souvient Weisz. « Est-il nécessaire ? Est-ce qu'on l'acquiert ? Est-il inné ? Ceux qui sont charismatiques réussissent-ils mieux que les autres ? On avait tourné le problème dans tous les sens. »

 
 
Ces trois jours estivaux sont aussi l'occasion de soirées arrosées dans un restaurant de Canet-en-Roussillon dirigé par Yves Henrich. (Laura Acquaviva/L'Équipe)

Pas plus tard que l'année dernière, les académiciens ont aussi débattu du management des joueurs stars et de la gestion de « l'ultra talent », comme le qualifie Barnier. Un sujet qui touchait de près Mola, qui « pense disposer d'un, deux ou trois des meilleurs joueurs du moment sur la planète rugby », mais aussi Weisz et Collet, qui ont accompagné l'ascension vers la NBA du phénomène Victor Wembanyama à Boulogne-Levallois, l'un comme manager général, l'autre comme coach. Et Weisz, ancien sélectionneur des Bleus du basket (2000-2003), de détailler les innombrables « problèmes à résoudre », la « négociation permanente » pour faire accepter « le traitement un peu spécial » dont bénéficie naturellement ce genre de joueur, l'équilibre souvent précaire à trouver pour ne pas se mettre le vestiaire à dos, ni « supporter béat de sa star » ni partisan de l'égalité à tout prix. Cet équilibre, justement, Weisz l'avait cherché en vain avec Tony Parker, 21 ans et tout frais champion NBA avec les Spurs, à l'Euro 2003. « Il y avait d'autres joueurs NBA (Moïso, Abdul-Wahad) qui étaient là, qui étaient allés avant lui aux États-Unis et n'étaient pas prêts à accepter le leadership du gamin. Et on ne fait pas toujours juste. En tout cas, moi je n'avais pas fait juste. » Sans qu'il ne s'en rende compte, son récit a « donné des clés » à Mola, qui a aussi puisé dans l'expérience de Tillie avec Earvin Ngapeth ou celle d'Onesta avec Nikola Karabatic pour affiner sa compréhension d'Antoine Dupont, entre autres.

Parce que « tous les problèmes que tu ne solutionnes pas sont potentiellement les échecs à venir », pointe Onesta, l'académie est d'abord là pour « libérer la parole ». « C'est presque les alcooliques anonymes », sourit Mola. Et le thème phare de l'année dernière a aussi permis à Presti de s'ouvrir de ce qu'il sentait être « un poids pour [s]on développement ». « Ugo parlait de son équipe, des jeunes qui devenaient des stars. Et moi, j'étais dans une situation inverse. J'accompagnais une équipe avec une star qui commençait à vieillir, un athlète exceptionnel avec qui j'ai des rapports incroyables et dont je me demandais comment je pouvais l'aider à bifurquer, à créer une autre histoire. Et le fait d'en parler m'a ouvert des voies. Concrètement, l'athlète en question est en train de passer vers le management. Moi, j'ai pris en main une nouvelle équipe avec des jeunes, une autre énergie, et c'est génial. Ces moments-là, je ne m'en serais jamais ouvert dans mon milieu, dans ma famille, je ne sais pas pourquoi. Mais dans ce contexte-là, cette ambiance de colonie, c'est sorti sans peur du jugement. » « S'approprier les choses, les ressentir, les vivre » (Garnier), questionner ses certitudes tout en se sentant « soutenu et compris » (Tillie), trouver « un exutoire » (Didier) dans « un cocon dont rien ne sort » (Garnier)... C'est aussi ça, l'académie. « Parfois, ça se bouscule, prévient Onesta. Ce n'est pas que gentil. Mais parce que c'est sincère. Quand un mec est en train de se perdre, les autres le ramènent. »

Collet est bien placé pour en témoigner. À sa demande, le sélectionneur de l'équipe de France de basket est passé « sur le gril » avant d'aller chercher le bronze au Mondial 2019, « meurtri » par un Euro « raté » deux ans plus tôt. « Vincent avait un moment de doute, la tête dans le guidon », se souvient Lanta. « Il était en perte de confiance, continue Weisz. Voyait tout en noir. » « On l'a secoué, vraiment, détaille Onesta. Il nous disait : "J'hésite à choisir entre untel et untel." Et à un moment, on lui répond : "Et Collet, on le sélectionne ? Parce que le Collet qu'on voit là, ce n'est pas le Collet d'avant." » Alors « au creux de la vague », le Normand ressortira « conquérant » de ce séjour au bord de la plage. « Parce que je me suis fait rentrer dedans, mais de la bonne manière, à la fois quand on était tous ensemble mais aussi lors des apartés pendant les apéros, où les uns et les autres m'avaient pris en main. Ils m'ont réinsufflé l'énergie. »

 
 
Pour entrer dans le groupe, il faut respecter quelques critères, détaille Christian Lanta (en haut à g.) : « Que le gars ou la fille ait gagné des titres et que sa personnalité nous corresponde. » De g. à dr. et de haut en bas : Valérie Garnier, Laurent Tillie, Romain Barnier et Claude Bergeaud. (Laura Acquaviva/L'Équipe)

 

Collet se souvient notamment d'une question d'Onesta qui ne l'a jamais quitté. « Il m'avait demandé qui, dans le groupe que nous avions, avait gagné cinq médailles. Je cherchais, je citais des noms, et finalement il n'y en avait qu'un, c'était (Nicolas) Batum. Mais Claude, ce qu'il avait voulu dire, c'était que c'était moi. Et qu'il fallait à un moment donné que je prenne aussi le lead. Pas simplement que j'accompagne les joueurs. C'est une chose qui m'a suivi cette année-là, et après aussi. Malheureusement moins l'année dernière (élimination en phases de groupes de la Coupe du monde), sourit le sélectionneur, mais c'est une bonne leçon. Et ce sera intéressant, d'ailleurs, même si je l'ai déjà un peu fait avec certains d'entre eux, d'analyser, d'essayer de comprendre. »

Pour Lanta, « l'académie est dans son rôle quand elle permet cela, et c'est bien que Vincent en parle d'ailleurs. Parce qu'on a tous vécu des moments de faiblesse. » Comme Laurent Labit, par exemple, que l'accueillant patron du Vigatane Yves Henrich se souvient avoir retrouvé « la tête dans le sac » après « une phase finale merdée » avec le Racing 92. « Il n'arrivait pas à remonter,confie le restaurateur entre un plat de cargols et un steak de thon façon Rossini. Je ne sais plus qui vient me voir, peut-être Claude, et me dit : "Il faut que tu t'occupes de Laulau, il n'est pas bien." Je l'ai attrapé au coin du bar, on s'est foutus à l'absinthe, et le type il a été guéri, il n'a plus été voir les psys. »

Ce n'est pas un hasard si certains racontent que l'académie a des effets « thérapeutiques », et le mot prend d'autant plus de sens avec Valérie Garnier. Vainqueure de l'Euroligue de basket avec Fenerbahçe en avril, l'ancienne sélectionneuse des Bleues (2013-2021) est celle qui nous a appris l'existence de cette confrérie, presque par hasard, alors qu'on évoquait avec elle son choix d'aller entraîner des garçons à Tours (en Troisième Division) l'an dernier. Ce défi inattendu, Garnier ne l'aurait peut-être pas relevé si Collet, entre autres, ne l'avait pas « rassurée » sur le fait qu'elle pouvait être « à la hauteur d'une équipe masculine ». Et c'est encore dans ce « cocon » de l'académie qu'elle était venue se « ressourcer » un an plus tôt, « forcée » par des « amis » qui la sentaient marquée par sa nouvelle défaite en finale de l'Euro, la quatrième, huit jours à peine avant le début de la préparation pour les JO de Tokyo. Au coeur de cet enchaînement inédit et « épuisant », Garnier avait à l'époque préféré profiter du peu de temps dont elle disposait pour se reposer, mais Onesta ne lui avait pas laissé d'autre choix que de venir. Peur qu'elle se morfonde, qu'elle « coule » parce qu'incapable de « tourner la page ». « Allez, tu montes dans ta voiture ! On a besoin de te voir et tu as besoin de nous voir. » La Choletaise n'a pas regretté les 700 bornes avalées en deux jours. « Ça m'a fait du bien, dit-elle. Ils m'ont regonflée. »

 
 
Les compagnes, compagnons et enfants des entraîneurs sont les bienvenus. Eux aussi se retrouvent pour trois jours de détente et d'échanges. (Laura Acquaviva/L'Équipe)

 

Aurait-elle rapporté le bronze du Japon sans cet aller-retour express à Saint-Cyprien ? Onesta en doute, elle l'ignore. Ce qui est sûr, c'est que l'académie lui a fait « passer des paliers ». Professionnellement, mais dans sa « vie de femme », aussi. En 2017, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Pour ne pas qu'on la prenne pour « faible » et parce qu'elle craint qu'on ne lui propose plus de travail, elle choisit de le combattre dans le secret. « J'ai tu ma maladie pendant trois ans, confie-t-elle, jusqu'à ce que Pierre (Dantin) me dise : "Ce n'est pas ta faiblesse, c'est ta force." »

Cette force, justement, Garnier la met aujourd'hui au service d'autres patients en rémission de cancers dans le cadre du programme Rebond, une initiative née au printemps 2016 de l'idée de Dantin et de cette question, devenue centrale pour ces coaches multititrés : « Gagner, mais pour quoi faire ? »Comme Garnier, Barnier, Collet, Mola, Presti et les autres donnent ainsi chaque année de leur temps pour réfléchir au transfert de leurs compétences dans ce domaine de l'oncologie, « parfois sous la forme de tables rondes avec simplement de l'échange et du partage, parfois sur des choses plus structurées, en allant plus loin dans la définition de la programmation des objectifs, l'endurance de motivation, la résilience vue par le sport », éclaire Barnier. « Certains ont même enfilé la blouse blanche pour aller dans des chambres stériles donner des boosts d'énergie à des malades. Et tu sors de là avec un sentiment d'utilité bien plus puissant que celui que tu as en tant qu'entraîneur. »

Être utile, c'est aussi le leitmotiv qui a guidé Onesta quand il a proposé à ses copains académiciens d'intervenir dans le cadre du Plan coaches, mis en oeuvre par l'ANS il y a deux ans pour faire briller la France aux Jeux de Paris. Des Jeux où certains, comme Collet, joueront peut-être leur tête cet été. L'académie ne protège pas de tout et il y aura bientôt d'autres échecs à analyser, d'autres remises en question à opérer, d'autres hommes et d'autres femmes à « réparer ». Mais au moins, ces quelque vingt entraîneurs savent-ils qu'ils ne sont plus seuls. Et ça, ça vaut plus qu'une médaille.

C est un article "papier" de juin 2024 dans l Equipe?

Il est possible de le récupérer dans son format originel?

 

Posté(e)
Il y a 7 heures, GuyNess a dit :

J’ai pas l’impression qu’il y ait Urios et ROG

J’en suis pas étonné d’ailleurs

Ni Galthier d'ailleurs.

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