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Retour Sur Une Hypocrisie


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De Malcom X du forum d'Agen.

Un petit texte pour lancer le débat...

"Aujourd’hui, le sport est une marchandise et le dopage sévit plus que jamais. La quête punitive envers les dopés n’est donc qu’un leurre. Non dans les textes mais dans les actes. Les contrôles antidopage restent faiblement dissuasifs et sont toujours incapables de garantir l’absence de fraude. Pourquoi ? Parce qu’ils bouleverseraient le système économique du sport s’ils étaient performants. Le projet d’un code mondial antidopage apparaît donc comme une nouvelle duperie. Comment, en effet, mettre en application un texte qui condamnerait ce qui fait aujourd’hui la fortune du sport ? Malgré son approbation par toutes les grandes fédérations de sport le 5 mars 2003 à Copenhague, ce règlement risque fort de ne pas être appliqué à la lettre.

C’est dans une logique du dépassement de soi que s’inscrit l’usage de produits dopants. L’athlète cherche à se surpasser, à battre des records. Un choix difficile s’offre à lui et à ses entraîneurs : utiliser certains médicaments favorisant l’amélioration de ses performances, ou ne pas les utiliser, ce qui revient à s’imposer un handicap dans les compétitions. L’athlète a donc naturellement tendance à privilégier le court terme et l’accélération certaine de sa carrière, quitte à se ruiner la santé et parfois même à perdre la vie. On se dope pour la gloire, pour la notoriété, mais surtout pour l’argent.

La télévision intensifie ces relations entre la sphère marchande et l’univers sportif. Parce que les droits de diffusion participent au financement des différentes compétitions. Mais aussi parce qu’elle fait la pub des différents sponsors des athlètes. Le sport s’inscrit donc aujourd’hui dans la logique du capitalisme le plus débridé. Il est devenu le monde du business, des annonceurs et des médias, dont le rôle est moins de rendre compte de l’effort sportif que de vendre le consommateur à l’annonceur via l’événement sportif et l’athlète « bodybuildé » qui véhicule l’image de la marque. Les sportifs modernes s’affichent sur nos murs, apparaissent dans nos pubs. Ils sont, comme le souligne le journaliste Henri Charpentier (voir entretien p.14), « utilisé jusqu’à la corde pour satisfaire ce besoin de promotion sur [leur] image ».

Dès lors se confirme et s’accentue dans l’espace du jeu sportif le phénomène de concurrence, loi d’airain de l’économie libérale. Les sponsors ne soutiennent que les vainqueurs. L’athlète est contraint d’obtenir des résultats, de rentabiliser les sommes investies. L’emballement du système compétitif lui laisse peu de marge de manoeuvre. Le sport illustre désormais de façon caricaturale un monde organisé sur une logique de concurrence exacerbée, puisque, dans le sport, « tous peuvent entrer constamment avec tous en compétition », selon l’analyse d’Alain Ehrenberg (1). En théorie, cette concurrence est légitimée par le sport parce qu’indissociable d’un idéal de justice. Tous les athlètes devraient avoir les mêmes chances de réussir et les mêmes moyens. Mais comment le sport pourrait-il se porter garant de la notion d’égalité quand il n’est plus qu’un spectacle promotionnel ? L’utopie est devenue mensonge.

La rentabilité de l’économie du sport tend donc à devenir le but ultime. Le développement du complexe économico-sportif échappe de plus en plus au contrôle du pouvoir officiel. Les grandes instances internationales, notamment le Comité international olympique, voient peu à peu leur rôle s’effacer au profit d’un petit groupe de firmes transnationales qui équipent, commercialisent, parrainent ou diffusent le sport. Pour leur plus grand bénéfice."

et refléchissons à l'avenir de nos rugbymen, confrontés comme les autres sportifs à ce fléau, véritable bombe à retardement sanitaire.

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Tous les athlètes devraient avoir les mêmes chances de réussir et les mêmes moyens.

Tout à fait d'accord avec toi ! C'est pour ça que je ne suis pas contre les provinces tout comme Couic ou un autre système qui permettrait à tous les clubs/provinces de partir sur le même pied d'égalité ou presque.

Mais, je ne veux pas entrer pleinement dans le débat (trop fatigué).

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