stadeli Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 C'est en cours apparemment. https://actu.fr/sports/rugby/pro/rugby-le-geant-emmanuel-meafou-veut-jouer-pour-le-xv-de-france-et-fait-tout-pour_50332939.html 2
Maleli Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 A noter qu’on a aussi Roumat qui part avec les BaaBaas français et Faumuina avec les anglais 3
Pacino31 Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 J'ai vu vite fait les diverses sélections. Donc si j'ai tout compris Jaminet part mais pas Ramos . Déja que c'était pas gagné pour Jaminet mais Ramos a d'ores et déja champ libre pour le début de saison 1
stadeli Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 Jaminet qui part en tournée après avoir fait tous les matchs de l'EDF et le final de l'USAP après blessure... Il fallait pas reposer les cadres qu'il a dit le coach à "lunettes" ? 1
delacaravelle Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 il y a 10 minutes, stadeli a dit : Jaminet qui part en tournée après avoir fait tous les matchs de l'EDF et le final de l'USAP après blessure... Il fallait pas reposer les cadres qu'il a dit le coach à "lunettes" ? ou Jaminet n'est toujours pas un cadre indéboulonnable au poste de 15 selon lui ? 3
Coccinelle Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 Il y a 2 heures, Pacino31 a dit : J'ai vu vite fait les diverses sélections. Donc si j'ai tout compris Jaminet part mais pas Ramos . Déja que c'était pas gagné pour Jaminet mais Ramos a d'ores et déja champ libre pour le début de saison Même Capuozzo arrivera plus tard car en sélection.
Julien81 Posté(e) 21 juin 2022 Posté(e) 21 juin 2022 Il y a 2 heures, Coccinelle a dit : Même Capuozzo arrivera plus tard car en sélection. Oui mais lui n est pas soumis à la convention entre EDF et clubs..donc si le staff veut le faire jouer des la première journée, il en aura le droit.. 2
Bota Posté(e) 22 juin 2022 Posté(e) 22 juin 2022 Encore une superbe ITW de Lacroix . Qui noie quand même un peu le poisson sur le recrutement . https://viaoccitanie.tv/viarugby-emission-speciale-stade-toulousain-en-compagnie-de-son-president-didier-lacroix/ 1 1
sass40 Posté(e) 23 juin 2022 Posté(e) 23 juin 2022 Aldegheri est forfait pour la tournée zu Japon car blessé et non remplacé.... Tant mieux!😊
sass40 Posté(e) 23 juin 2022 Posté(e) 23 juin 2022 Il y a 10 heures, Bota a dit : Encore une superbe ITW de Lacroix . Qui noie quand même un peu le poisson sur le recrutement . https://viaoccitanie.tv/viarugby-emission-speciale-stade-toulousain-en-compagnie-de-son-president-didier-lacroix/ C'est très interessant mais moi je trouve qu'il ne fait que vaguement illusion à la mise à disposition des joueurs sélectionnés pour un Grand Chelem et les conséquences physique et morale qui en a découlé pour la fin de la saison. Il l'accepte et considère que ça faisait partie du deal avec la Fédé que le club devait assumer même si le palmarès cette sasion pour l'Equipe 1 en pâtit!
Bota Posté(e) 27 juin 2022 Posté(e) 27 juin 2022 Petit passage sympa de Picamoles à l’égard du ST ''Il y en a qui diront que c’est une saison ratée, mais deux demi-finales dans une saison, il y en a beaucoup qui signeraient pour. Une peu à l’image de notre demi-finale, je crois que sur le match Castres méritait d’aller un cran au-dessus. Après, Toulouse, quand on voit les deux dernières saisons qu’ils font et encore cette saison être dans les demi-finales de Coupe d’Europe et de championnat, ça montre quand même la régularité de ce club que je connais très bien. Je connais ce club, ils ne vont pas se satisfaire d’une saison comme celle-là, il faudra compter sur eux l’année prochaine, mais je crois qu’ils construise sur le long terme avec des prolongations de quasi l’intégralité de leurs internationaux, un énorme recrutement. Le grand Stade Toulousain n’est pas à bout de souffle. Mort, il ne l’a jamais été. Je pense que dès la saison prochaine, ça sera encore un prétendant légitime au titre. C’est dans l’ADN de ce club, quand on est joueur au Stade Toulousain, on est habité par ça. Il y a tellement de joueurs qui ont marqué ce club, que l’on a envie à chaque fois qu’on en fait partie, de le marquer à notre tour. Cette envie crée une identité rapide et un ADN qui fait qu’il y cette culture de la gagne, cette envie de marquer ce club de son empreinte et on ne le marque que par des titres. Ça ouvre l’appétit.'' 3 2 3
Christ Posté(e) 27 juin 2022 Posté(e) 27 juin 2022 Manque au Stade Toulousain un bon 8 voir un ailier Fidjien.
GuyNess Posté(e) 30 juin 2022 Posté(e) 30 juin 2022 Dans le Midol mag format papier (donc pas possible de recopier l’article ), Olivier Roumat se dit tres content que son fils ait signé au Stade. 1 1
C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 1 juillet 2022 C’est un message populaire. Posté(e) 1 juillet 2022 Mauvaka (XV de France) : « J’aime casser les codes » Vous êtes-vous acclimaté à la chaleur japonaise ? Non, c’est un vrai sauna. Et puis l’humidité ne te lâche jamais : tu montes deux marches d’escalier et tu as la peau qui colle… Du coup, je prends cinq douches par jour… Le climat est-il différent, en Nouvelle-Calédonie ? Non, pas vraiment. […] J’ai grandi à Nouméa mais depuis que je joue au rugby en France (il est arrivé à Toulouse à 15 ans, N.D.L.R.), je ne vais en Nouvelle-Calédonie que l’hiver (juillet et août, N.DL.R.). J’ai perdu l’habitude, je crois… À quoi ressemble la "salle environnementale" de Marcoussis, où vous avez été soumis à des températures extrêmes de façon artificielle ? C’est une petite salle de muscu avec des vélos, des rameurs… Sauf que là, tu fais tes exercices dans un sauna. C’est très dur les dix premières minutes. Après, ton corps s’adapte. Avez-vous eu du mal à vous faire au décalage horaire ? Du mal, non. Mais je dors moins qu’à Toulouse, c’est sûr ! Comment ça ? Ici, je suis réglé comme une horloge : tous les matins, j’ouvre les yeux à 8 h 01. Je ne sais pas pourquoi… 8 h 01… Et ça m’agace. À ce point ? Oui ! Parce que c’est trop tôt ! Chez moi, si je commence l’entraînement à 13 heures, je me réveille à 11 h 30. Et je file au stade sans prendre de petit-déjeuner. Que savez-vous de cette équipe japonaise, que vous affronterez samedi après-midi à Toyota City ? Je les ai affrontés deux fois avec l’équipe de France des moins de 20 ans, il y a quelques années. Ils combattent comme des dingues, suivent le plan de jeu à la lettre et sur un terrain, sont un peu comme des robots. Et vous, en équipe de France ? Nous, on a aussi un cadre de jeu mais on bifurque un peu, de temps en temps. C’est ça, le "French flair". Et ça ne veut pas dire qu’on va jouer comme les Baa-baas… On vous suit. Mercredi soir, on a reçu à l’hôtel la visite de Laurent Tillie (l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de volley-ball, N.D.L.R.), qui coache une équipe de Tokyo. Il nous disait n’avoir jamais vu des sportifs aussi disciplinés, aussi méthodiques que les Japonais. […] Franchement, il ne faut pas les prendre de haut. De ce que j’ai vu d’eux récemment, les Japonais sont vraiment difficiles à jouer, ils l’ont d’ailleurs prouvé contre l’Australie ou les Lions britanniques. Si on se voit trop beaux, ils vont casser notre jeu. Et en mêlée, sont-ils bons ? Ce sont les meilleurs. En mêlée, les mecs se lient comme des "Lego" : ils sont soudés, super bas et peuvent rester une heure comme ça. Honnêtement, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de piliers japonais en Top 14. En mêlée, ce sont des monstres. Vous mesurez 1,85 m, ce qui est plutôt grand pour un talonneur. Aimez-vous jouer contre des petits gabarits, en mêlée fermée ? Non. Et je suis sûr qu’ils me feront chier en mêlée samedi… Avec les moins de 20 ans, on avait mis une vingtaine de minutes à s’adapter à leur positionnement. Vous êtes un très bon manieur de ballons, pour un talonneur. On l’a d’ailleurs vu récemment lorsque vous avez ouvert un intervalle à Antoine Dupont d’une très belle passe aveugle, face à La Rochelle en quarts de finale du Top 14. D’où tenez-vous cette gestuelle ? J’ai longtemps fait du volley. J’aurais d’ailleurs rêvé devenir un champion de volley. […] Quand j’étais gosse, j’avais été repéré par un type, à Nouméa. Il m’avait dit : "Tu vas venir en France, je t’ai trouvé un club." Sauf que je n’ai jamais vu la couleur des billets d’avion… Et pour revenir à notre question ? J’ai toujours aimé avoir un ballon entre les mains. Je ne sais pas, ça m’éclate… Je le malaxe, le fais rebondir, le lance… J’ai aussi commencé le rugby au centre, avant de glisser troisième ligne. Quand êtes-vous passé talonneur ? À 17 ans, à mon entrée au pôle France. Là-bas, ils m’ont fait comprendre que si je voulais réussir au plus haut niveau, je devais monter de quelques crans. Étiez-vous d’accord ? Non, t’es fou… Pour moi, la première ligne, c’étaient les gros de l’équipe. Mon ego en prenait un coup. […] J’ai mis un an avant de me faire à l’idée et maintenant, j’y suis très heureux. (il coupe) Des fois, je demande néanmoins à William (Servat) si je peux passer en 8, à l’entraînement. Mais il n’est pas trop d’accord… Et cette action avec Antoine Dupont, alors ? C’était du tableau noir ? Pas du tout ! Sur ce coup, j’avais peur que Uini (Atonio) m’attrape alors j’ai contourné l’alignement et là, Antoine m’a dit : "Croise, "Peat" !" Puis il a disparu… Moi, j’ai lancé le ballon quand même. Et Antoine avait réapparu. […] Ce genre d’action, c’est ce qui me permet de donner le ton de mon match. Côté lancer en touche, vous êtes connu pour votre sang-froid. Cela a-t-il toujours été le cas ? Non ! Au début, je me mettais une pression terrible. Quand je loupais un lancer, je m’angoissais et regardais tout de suite le banc de touche pour savoir si le coach ne faisait pas s’échauffer l’autre talon. Je n’ai plus ce genre de problème, désormais. Comment avez-vous rectifié le tir ? Pendant quelque temps, William (Servat) m’a pris à part tous les jours. Il m’a aussi demandé de me lâcher, de jouer sur le terrain comme je le faisais aux entraînements. Avez-vous connu d’autres soucis de ce genre, dans votre carrière professionnelle ? Oula, oui… En 2017, je me suis blessé aux ischio-jambiers. J’ai mis six mois à revenir et derrière, je me suis blessé au genou. J’ai pris quatre mois de plus ! Pendant la convalescence, j’avais l’impression que tous mes muscles étaient en train de fondre alors je mangeais pour essayer de les récupérer. Le problème, c’est que tout s’est transformé en graisse et que je suis monté à 138 kg (il en fait 116 aujourd’hui, N.DL.R.). À mon retour sur le terrain, j’étais mauvais. Un jour où l’on gagnait contre Lyon, je rentre en jeu et on perd le match. Là, William (Servat, alors entraîneur du Stade toulousain) m’a dit : "Rentre en Nouvelle-Calédonie, Peato. Tu ne seras pas dans le groupe pour les phases finales." Ça m’a mis une claque… Comment avez-vous perdu ses kilos ? Je prends vite du poids mais je le perds aussi rapidement. En quelques mois, j’avais tout perdu ou presque… Les gens pensent souvent que je suis nonchalant mais je bosse ! Pourquoi dîtes-vous ça ? Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine. J’aime casser les codes, dans la vie comme au rugby. Vous avez marqué cinq essais en 14 sélections. Vous êtes même le deuxième meilleur marqueur de cette équipe de France derrière Damian Penaud, qui a lui inscrit six essais. N’avez-vous jamais pensé à les célébrer comme le fait Teddy Thomas, par exemple ? Je l’ai fait une fois, contre l’Argentine ! La veille, un pote m’avait dit : "si tu marques, fais ce signe !" Je lui ai répondu : "C’est promis. Mais faudrait déjà que j’entre en jeu !" Et ? Je suis rentré, j’ai marqué et là, j’ai dit : "Merde, je dois tenir ma promesse !" Alors, j’ai fait son truc… Quel était ce signe ? (de ses mains, il fait un drôle de balayage devant ses yeux) Voilà, c’est ça. Mes potes en ont même fait un "gif" (une image animée). Ils me l’envoient, quand je les saoule… Pourquoi n’avez-vous pas célébré votre doublé face à la Nouvelle-Zélande ? Parce que le soir où l’on a joué les All Blacks, j’étais submergé par l’émotion. Cette équipe, c’était la préférée de mon papa (décédé en 2019, N.D.L.R.). Il enregistrait leurs matchs sur la chaîne ESPN et en regardait un tous les jours. Tous les jours, je vous promets ! Des fois, j’en avais marre… Alors un matin, j’ai enregistré des combats de catch sur ses vieilles cassettes. (il éclate de rire) Quand il s’en est aperçu, il était fou ! Et vous, quand avez-vous commencé à aimer le rugby ? Pendant la Coupe du monde 2011. À l’époque, Sonny Bill Williams était au sommet de son art et avec mon frère, sur la terrasse, on s’amusait à faire des "offloads". Dans la foulée, on a alors décidé de signer dans un club (RC Dumbéa, N.DL.R.). J’avais 14 ans et là-bas, à cet âge, on jouait avec les seniors. Je ne sais pas pourquoi on jouait avec les grands… C’était comme ça, chez nous… À 14 ans ? Oui. Et les seniors, croyez-moi, ils sont balèzes à Nouméa ! Vu que j’avais un peu peur de les affronter au duel, je tentais des passes à la Sonny Bill et ça marchait pas mal. Deux semaines après mes débuts en club, j’ai repéré un mec au bord du terrain d’entraînement. Je me suis attardé sur lui. Chez nous, on le sent tout de suite, quand quelqu’un n’est pas de Nouméa… Qui était-ce ? C’était un oncle de Selevasio (Tolofua) qui entraîne depuis de longues années les jeunes au Stade toulousain. Ce jour-là, il avait pour mission de recruter un trois-quarts centre. Lui avez-vous tapé dans l’œil ? Pas tout de suite, non. Ce jour-là, j’avais une sale blessure à la main qui m‘empêchait de faire ce que je voulais. À la fin de l’entraînement, il ne m’a rien dit et j’ai pensé que j’avais raté ma chance, que mon rêve était passé... Et alors ? Il a quand même tenu à revenir le mercredi suivant et en apprenant ça, je me suis préparé comme un dingue. Ma blessure à la main était toujours infectée alors j’ai vidé dessus une bouteille d’alcool à 90 degrés avant d’y placer un gros strap. J’ai fait le meilleur entraînement de ma vie et à la sortie des vestiaires, l’oncle de "Sele" (Tolofua, N.D.L.R.) m’a demandé si j’étais tenté par une aventure en France. J’ai dit oui direct ! N’aviez-vous pas peur d’être arraché à votre famille ? Pour tout vous dire, j’avais de grosses difficultés à l’école. Je le vivais tellement mal que je me suis même mis à l’écart des autres, à l’adolescence. En fait, le sport était le truc qui me permettait d’être enfin le meilleur. Que vous a dit votre mère, lorsque vous lui avez annoncé votre départ ? Elle était contre. Elle disait que le brevet des collèges arrivait, qu’elle m’avait payé des cours de soutien scolaire… Mais à force, elle a fini par comprendre que j’étais à deux doigts de réaliser mon rêve. […] Je suis parti de Nouméa le 22 janvier 2014. Le Stade toulousain ? Je n’en avais jamais entendu parler. Je ne connaissais que les All Blacks, moi… Et qu’avez-vous ressenti, en les affrontant à l’automne ? Pour moi, l’émotion a commencé au moment des hymnes. Je me revoyais dans le salon, à côté de papa. En fait, je me suis rendu compte que l’hymne néo-zélandais (God Defend New Zealand), je le connaissais par cœur parce qu’il l’écoutait tous les jours. C’était très émouvant. On peut imaginer, oui… Le match a démarré et deux minutes plus tard, on a eu une pénaltouche et je me suis dit : "Putain, si je marque…" Après ça, j’ai l’impression que ce maul pénétrant a duré dix ans. Puis devant moi, j’ai vu Sam Whitelock (le deuxième ligne) et la ligne d’en-but. Je me suis mis le plus bas possible, j’ai plongé et j’ai marqué. (il marque une pause, sourit) Quelques minutes plus tard, nouvelle pénaltouche ! Là, je me dis : "Pas deux, quand même…" À la sortie du maul, j’ai un trou et me suis vu marquer. Et ? Le trou s’est refermé et j’ai pensé : "Merde, les autres vont me tuer !" Mais j’ai joué le duel et je suis passé entre les Blacks. Ouf… C’était passé près… À quoi ressemble la vie d’un enfant, à Nouméa ? La vie est dure, là-bas. Tout est très cher, en fait. Et puis, vu que je n’étais pas bon à l’école, je tentais d’être un caïd en dehors. À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect. En France, on est pourtant nombreux à voir la Nouvelle-Calédonie comme un petit paradis… Ça dépend pour qui. Si tu as un boulot, ça va. Si comme certains de mes potes, tu galères, tu tombes dans la drogue, l’alcool et tu deviens obèse. Moi, j’ai eu la chance de découvrir le rugby. Parce qu’avec un parcours scolaire comme le mien… Vous dîtes avoir été bagarreur, dans votre jeunesse. Vous êtes pourtant calme, sur un terrain de rugby. Oui. Mais je chambre. Ah bon ? Je mets des pièces, quoi… Contre La Rochelle en quarts de finale, j’ai passé mon temps à brancher Uini (Atonio). Je lui disais : "Je vais te défoncer, Uini. Avec "Cissou" (Cyril Baille), on va te faire la spéciale." La "spéciale" ? C’est une longue histoire… Je l’avais d’ailleurs racontée à Uini… Un jour, contre Brive, on chargeait terriblement en mêlée fermée. Je suis rentré sur le terrain et là, Cyril Baille et Dorian Aldegheri m’ont dit : "On va tenter un truc. Ça s’appelle la spéciale." Je les ai regardés, ils ont fait leur truc et on a reculé de dix mètres ! Mais c’était quoi ? En fait, ils ont voulu croiser leur poussée pour prendre en étau le talonneur ! Tu parles ! On s’est fait défoncer ! La spéciale, plus jamais ! Depuis votre doublé inscrit face aux All Blacks en novembre, le regard des gens a-t-il changé ? Un peu, oui. Dans la rue, on me demande parfois des photos, des selfies… Je remarque aussi qu’au club, on me demande aussi davantage mon avis sur telle ou telle action, telle ou telle stratégie… Quelle marque d’affection vous a-t-elle le plus touchée, de la part d’un supporter ? Quand je vois de la fierté dans les yeux de ma mère, je suis heureux. L’autre jour, elle a par exemple découpé un article dans la presse où l’on disait de moi que j’avais eu "les larmes d’un roi", je ne sais plus à quel propos… Ça a beaucoup marqué maman parce que mon père avait du sang royal. Ah bon ? Oui. Mon grand-père paternel était le roi de l’archipel de Wallis. De quoi est mort votre père, Peato ? On ne sait pas trop, en fait… Ce jour-là il a mangé un poisson, s’est mis à se gratter et a dit à ma mère qu’il avait mal. Elle a trouvé ça bizarre parce que papa est quelqu’un qui ne se plaignait jamais. Vous savez, on est très pudique chez nous… Quand on est un homme, on ne dit pas "je t’aime", on ne dit pas qu’on souffre… (il coupe) Et puis, mon père est mort peu après. J’ai mis beaucoup de temps à l’accepter parce qu’il n’y avait pas eu d’autopsie ; parce que je ne savais pas exactement ce qu’il s’était passé ; parce que j’avais besoin de réponses que personne ne pouvait vraiment m’en donner… Vous rappelez-vous de la dernière fois où vous lui avez parlé ? C’était peu avant sa mort. On venait de jouer contre les Wasps et avec papa, avait parlé du match au téléphone. Puis il m’avait passé ma mère, qui m’avait dit qu’il n’était pas très bien, qu’il avait chaud, mal… Après ce coup de fil, je me suis rendu à un brunch, avec Rodrigue Neti (pilier du Stade toulousain). Très vite, mon téléphone s’est mis à vibrer. Quand j’ai répondu, mon frère m’a dit : "Papa est parti." J’ai d’abord cru qu’il était parti à l’hôpital. Puis mon frère a fondu en larmes. Là, j’ai tout compris. C’était ouf… Qu’est-ce qui vous revient à l’esprit, quand vous pensez à votre père ? Je pense souvent à l’année qu’il a passée à mes côtés, à Toulouse. On a passé de chouettes moments, tous les deux. Puis le jour où j’ai vu que le pays et ses petits-enfants lui manquaient trop, je lui ai dit de rentrer à Nouméa. Vous savez, il était dingue de ses petits-enfants ; il était leur gros nounours. Alors, papa est rentré et peu après, il a perdu la vie. […] Ces dernières années, j’ai pensé à tout ça très souvent. Je me suis dit que s’il était resté un peu plus chez moi, il serait peut-être encore vivant aujourd’hui… Il m’a fallu du temps pour chasser ce genre d’idées noires… Comment y êtes-vous parvenu ? Le temps, la famille, les amis… Je suis catholique mais après la mort de mon père, j’avais tourné le dos à Dieu. Je lui en voulais trop de m’avoir pris mon papa. C’était trop injuste. Que peut-on vous souhaiter sur cette tournée d’été, Peato ? Qu’on gagne ces matchs, qu’on continue sur la lancée du Tournoi et qu’on laisse, surtout, cette équipe de France à l’endroit où on l’a trouvée… "Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine." "À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect." PROPOS RECUEILLIS AU JAPON PAR MARC DUZAN 2 30
Iloverugby Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Il y a 5 heures, Raphaelle a dit : Mauvaka (XV de France) : « J’aime casser les codes » Vous êtes-vous acclimaté à la chaleur japonaise ? Non, c’est un vrai sauna. Et puis l’humidité ne te lâche jamais : tu montes deux marches d’escalier et tu as la peau qui colle… Du coup, je prends cinq douches par jour… Le climat est-il différent, en Nouvelle-Calédonie ? Non, pas vraiment. […] J’ai grandi à Nouméa mais depuis que je joue au rugby en France (il est arrivé à Toulouse à 15 ans, N.D.L.R.), je ne vais en Nouvelle-Calédonie que l’hiver (juillet et août, N.DL.R.). J’ai perdu l’habitude, je crois… À quoi ressemble la "salle environnementale" de Marcoussis, où vous avez été soumis à des températures extrêmes de façon artificielle ? C’est une petite salle de muscu avec des vélos, des rameurs… Sauf que là, tu fais tes exercices dans un sauna. C’est très dur les dix premières minutes. Après, ton corps s’adapte. Avez-vous eu du mal à vous faire au décalage horaire ? Du mal, non. Mais je dors moins qu’à Toulouse, c’est sûr ! Comment ça ? Ici, je suis réglé comme une horloge : tous les matins, j’ouvre les yeux à 8 h 01. Je ne sais pas pourquoi… 8 h 01… Et ça m’agace. À ce point ? Oui ! Parce que c’est trop tôt ! Chez moi, si je commence l’entraînement à 13 heures, je me réveille à 11 h 30. Et je file au stade sans prendre de petit-déjeuner. Que savez-vous de cette équipe japonaise, que vous affronterez samedi après-midi à Toyota City ? Je les ai affrontés deux fois avec l’équipe de France des moins de 20 ans, il y a quelques années. Ils combattent comme des dingues, suivent le plan de jeu à la lettre et sur un terrain, sont un peu comme des robots. Et vous, en équipe de France ? Nous, on a aussi un cadre de jeu mais on bifurque un peu, de temps en temps. C’est ça, le "French flair". Et ça ne veut pas dire qu’on va jouer comme les Baa-baas… On vous suit. Mercredi soir, on a reçu à l’hôtel la visite de Laurent Tillie (l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de volley-ball, N.D.L.R.), qui coache une équipe de Tokyo. Il nous disait n’avoir jamais vu des sportifs aussi disciplinés, aussi méthodiques que les Japonais. […] Franchement, il ne faut pas les prendre de haut. De ce que j’ai vu d’eux récemment, les Japonais sont vraiment difficiles à jouer, ils l’ont d’ailleurs prouvé contre l’Australie ou les Lions britanniques. Si on se voit trop beaux, ils vont casser notre jeu. Et en mêlée, sont-ils bons ? Ce sont les meilleurs. En mêlée, les mecs se lient comme des "Lego" : ils sont soudés, super bas et peuvent rester une heure comme ça. Honnêtement, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de piliers japonais en Top 14. En mêlée, ce sont des monstres. Vous mesurez 1,85 m, ce qui est plutôt grand pour un talonneur. Aimez-vous jouer contre des petits gabarits, en mêlée fermée ? Non. Et je suis sûr qu’ils me feront chier en mêlée samedi… Avec les moins de 20 ans, on avait mis une vingtaine de minutes à s’adapter à leur positionnement. Vous êtes un très bon manieur de ballons, pour un talonneur. On l’a d’ailleurs vu récemment lorsque vous avez ouvert un intervalle à Antoine Dupont d’une très belle passe aveugle, face à La Rochelle en quarts de finale du Top 14. D’où tenez-vous cette gestuelle ? J’ai longtemps fait du volley. J’aurais d’ailleurs rêvé devenir un champion de volley. […] Quand j’étais gosse, j’avais été repéré par un type, à Nouméa. Il m’avait dit : "Tu vas venir en France, je t’ai trouvé un club." Sauf que je n’ai jamais vu la couleur des billets d’avion… Et pour revenir à notre question ? J’ai toujours aimé avoir un ballon entre les mains. Je ne sais pas, ça m’éclate… Je le malaxe, le fais rebondir, le lance… J’ai aussi commencé le rugby au centre, avant de glisser troisième ligne. Quand êtes-vous passé talonneur ? À 17 ans, à mon entrée au pôle France. Là-bas, ils m’ont fait comprendre que si je voulais réussir au plus haut niveau, je devais monter de quelques crans. Étiez-vous d’accord ? Non, t’es fou… Pour moi, la première ligne, c’étaient les gros de l’équipe. Mon ego en prenait un coup. […] J’ai mis un an avant de me faire à l’idée et maintenant, j’y suis très heureux. (il coupe) Des fois, je demande néanmoins à William (Servat) si je peux passer en 8, à l’entraînement. Mais il n’est pas trop d’accord… Et cette action avec Antoine Dupont, alors ? C’était du tableau noir ? Pas du tout ! Sur ce coup, j’avais peur que Uini (Atonio) m’attrape alors j’ai contourné l’alignement et là, Antoine m’a dit : "Croise, "Peat" !" Puis il a disparu… Moi, j’ai lancé le ballon quand même. Et Antoine avait réapparu. […] Ce genre d’action, c’est ce qui me permet de donner le ton de mon match. Côté lancer en touche, vous êtes connu pour votre sang-froid. Cela a-t-il toujours été le cas ? Non ! Au début, je me mettais une pression terrible. Quand je loupais un lancer, je m’angoissais et regardais tout de suite le banc de touche pour savoir si le coach ne faisait pas s’échauffer l’autre talon. Je n’ai plus ce genre de problème, désormais. Comment avez-vous rectifié le tir ? Pendant quelque temps, William (Servat) m’a pris à part tous les jours. Il m’a aussi demandé de me lâcher, de jouer sur le terrain comme je le faisais aux entraînements. Avez-vous connu d’autres soucis de ce genre, dans votre carrière professionnelle ? Oula, oui… En 2017, je me suis blessé aux ischio-jambiers. J’ai mis six mois à revenir et derrière, je me suis blessé au genou. J’ai pris quatre mois de plus ! Pendant la convalescence, j’avais l’impression que tous mes muscles étaient en train de fondre alors je mangeais pour essayer de les récupérer. Le problème, c’est que tout s’est transformé en graisse et que je suis monté à 138 kg (il en fait 116 aujourd’hui, N.DL.R.). À mon retour sur le terrain, j’étais mauvais. Un jour où l’on gagnait contre Lyon, je rentre en jeu et on perd le match. Là, William (Servat, alors entraîneur du Stade toulousain) m’a dit : "Rentre en Nouvelle-Calédonie, Peato. Tu ne seras pas dans le groupe pour les phases finales." Ça m’a mis une claque… Comment avez-vous perdu ses kilos ? Je prends vite du poids mais je le perds aussi rapidement. En quelques mois, j’avais tout perdu ou presque… Les gens pensent souvent que je suis nonchalant mais je bosse ! Pourquoi dîtes-vous ça ? Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine. J’aime casser les codes, dans la vie comme au rugby. Vous avez marqué cinq essais en 14 sélections. Vous êtes même le deuxième meilleur marqueur de cette équipe de France derrière Damian Penaud, qui a lui inscrit six essais. N’avez-vous jamais pensé à les célébrer comme le fait Teddy Thomas, par exemple ? Je l’ai fait une fois, contre l’Argentine ! La veille, un pote m’avait dit : "si tu marques, fais ce signe !" Je lui ai répondu : "C’est promis. Mais faudrait déjà que j’entre en jeu !" Et ? Je suis rentré, j’ai marqué et là, j’ai dit : "Merde, je dois tenir ma promesse !" Alors, j’ai fait son truc… Quel était ce signe ? (de ses mains, il fait un drôle de balayage devant ses yeux) Voilà, c’est ça. Mes potes en ont même fait un "gif" (une image animée). Ils me l’envoient, quand je les saoule… Pourquoi n’avez-vous pas célébré votre doublé face à la Nouvelle-Zélande ? Parce que le soir où l’on a joué les All Blacks, j’étais submergé par l’émotion. Cette équipe, c’était la préférée de mon papa (décédé en 2019, N.D.L.R.). Il enregistrait leurs matchs sur la chaîne ESPN et en regardait un tous les jours. Tous les jours, je vous promets ! Des fois, j’en avais marre… Alors un matin, j’ai enregistré des combats de catch sur ses vieilles cassettes. (il éclate de rire) Quand il s’en est aperçu, il était fou ! Et vous, quand avez-vous commencé à aimer le rugby ? Pendant la Coupe du monde 2011. À l’époque, Sonny Bill Williams était au sommet de son art et avec mon frère, sur la terrasse, on s’amusait à faire des "offloads". Dans la foulée, on a alors décidé de signer dans un club (RC Dumbéa, N.DL.R.). J’avais 14 ans et là-bas, à cet âge, on jouait avec les seniors. Je ne sais pas pourquoi on jouait avec les grands… C’était comme ça, chez nous… À 14 ans ? Oui. Et les seniors, croyez-moi, ils sont balèzes à Nouméa ! Vu que j’avais un peu peur de les affronter au duel, je tentais des passes à la Sonny Bill et ça marchait pas mal. Deux semaines après mes débuts en club, j’ai repéré un mec au bord du terrain d’entraînement. Je me suis attardé sur lui. Chez nous, on le sent tout de suite, quand quelqu’un n’est pas de Nouméa… Qui était-ce ? C’était un oncle de Selevasio (Tolofua) qui entraîne depuis de longues années les jeunes au Stade toulousain. Ce jour-là, il avait pour mission de recruter un trois-quarts centre. Lui avez-vous tapé dans l’œil ? Pas tout de suite, non. Ce jour-là, j’avais une sale blessure à la main qui m‘empêchait de faire ce que je voulais. À la fin de l’entraînement, il ne m’a rien dit et j’ai pensé que j’avais raté ma chance, que mon rêve était passé... Et alors ? Il a quand même tenu à revenir le mercredi suivant et en apprenant ça, je me suis préparé comme un dingue. Ma blessure à la main était toujours infectée alors j’ai vidé dessus une bouteille d’alcool à 90 degrés avant d’y placer un gros strap. J’ai fait le meilleur entraînement de ma vie et à la sortie des vestiaires, l’oncle de "Sele" (Tolofua, N.D.L.R.) m’a demandé si j’étais tenté par une aventure en France. J’ai dit oui direct ! N’aviez-vous pas peur d’être arraché à votre famille ? Pour tout vous dire, j’avais de grosses difficultés à l’école. Je le vivais tellement mal que je me suis même mis à l’écart des autres, à l’adolescence. En fait, le sport était le truc qui me permettait d’être enfin le meilleur. Que vous a dit votre mère, lorsque vous lui avez annoncé votre départ ? Elle était contre. Elle disait que le brevet des collèges arrivait, qu’elle m’avait payé des cours de soutien scolaire… Mais à force, elle a fini par comprendre que j’étais à deux doigts de réaliser mon rêve. […] Je suis parti de Nouméa le 22 janvier 2014. Le Stade toulousain ? Je n’en avais jamais entendu parler. Je ne connaissais que les All Blacks, moi… Et qu’avez-vous ressenti, en les affrontant à l’automne ? Pour moi, l’émotion a commencé au moment des hymnes. Je me revoyais dans le salon, à côté de papa. En fait, je me suis rendu compte que l’hymne néo-zélandais (God Defend New Zealand), je le connaissais par cœur parce qu’il l’écoutait tous les jours. C’était très émouvant. On peut imaginer, oui… Le match a démarré et deux minutes plus tard, on a eu une pénaltouche et je me suis dit : "Putain, si je marque…" Après ça, j’ai l’impression que ce maul pénétrant a duré dix ans. Puis devant moi, j’ai vu Sam Whitelock (le deuxième ligne) et la ligne d’en-but. Je me suis mis le plus bas possible, j’ai plongé et j’ai marqué. (il marque une pause, sourit) Quelques minutes plus tard, nouvelle pénaltouche ! Là, je me dis : "Pas deux, quand même…" À la sortie du maul, j’ai un trou et me suis vu marquer. Et ? Le trou s’est refermé et j’ai pensé : "Merde, les autres vont me tuer !" Mais j’ai joué le duel et je suis passé entre les Blacks. Ouf… C’était passé près… À quoi ressemble la vie d’un enfant, à Nouméa ? La vie est dure, là-bas. Tout est très cher, en fait. Et puis, vu que je n’étais pas bon à l’école, je tentais d’être un caïd en dehors. À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect. En France, on est pourtant nombreux à voir la Nouvelle-Calédonie comme un petit paradis… Ça dépend pour qui. Si tu as un boulot, ça va. Si comme certains de mes potes, tu galères, tu tombes dans la drogue, l’alcool et tu deviens obèse. Moi, j’ai eu la chance de découvrir le rugby. Parce qu’avec un parcours scolaire comme le mien… Vous dîtes avoir été bagarreur, dans votre jeunesse. Vous êtes pourtant calme, sur un terrain de rugby. Oui. Mais je chambre. Ah bon ? Je mets des pièces, quoi… Contre La Rochelle en quarts de finale, j’ai passé mon temps à brancher Uini (Atonio). Je lui disais : "Je vais te défoncer, Uini. Avec "Cissou" (Cyril Baille), on va te faire la spéciale." La "spéciale" ? C’est une longue histoire… Je l’avais d’ailleurs racontée à Uini… Un jour, contre Brive, on chargeait terriblement en mêlée fermée. Je suis rentré sur le terrain et là, Cyril Baille et Dorian Aldegheri m’ont dit : "On va tenter un truc. Ça s’appelle la spéciale." Je les ai regardés, ils ont fait leur truc et on a reculé de dix mètres ! Mais c’était quoi ? En fait, ils ont voulu croiser leur poussée pour prendre en étau le talonneur ! Tu parles ! On s’est fait défoncer ! La spéciale, plus jamais ! Depuis votre doublé inscrit face aux All Blacks en novembre, le regard des gens a-t-il changé ? Un peu, oui. Dans la rue, on me demande parfois des photos, des selfies… Je remarque aussi qu’au club, on me demande aussi davantage mon avis sur telle ou telle action, telle ou telle stratégie… Quelle marque d’affection vous a-t-elle le plus touchée, de la part d’un supporter ? Quand je vois de la fierté dans les yeux de ma mère, je suis heureux. L’autre jour, elle a par exemple découpé un article dans la presse où l’on disait de moi que j’avais eu "les larmes d’un roi", je ne sais plus à quel propos… Ça a beaucoup marqué maman parce que mon père avait du sang royal. Ah bon ? Oui. Mon grand-père paternel était le roi de l’archipel de Wallis. De quoi est mort votre père, Peato ? On ne sait pas trop, en fait… Ce jour-là il a mangé un poisson, s’est mis à se gratter et a dit à ma mère qu’il avait mal. Elle a trouvé ça bizarre parce que papa est quelqu’un qui ne se plaignait jamais. Vous savez, on est très pudique chez nous… Quand on est un homme, on ne dit pas "je t’aime", on ne dit pas qu’on souffre… (il coupe) Et puis, mon père est mort peu après. J’ai mis beaucoup de temps à l’accepter parce qu’il n’y avait pas eu d’autopsie ; parce que je ne savais pas exactement ce qu’il s’était passé ; parce que j’avais besoin de réponses que personne ne pouvait vraiment m’en donner… Vous rappelez-vous de la dernière fois où vous lui avez parlé ? C’était peu avant sa mort. On venait de jouer contre les Wasps et avec papa, avait parlé du match au téléphone. Puis il m’avait passé ma mère, qui m’avait dit qu’il n’était pas très bien, qu’il avait chaud, mal… Après ce coup de fil, je me suis rendu à un brunch, avec Rodrigue Neti (pilier du Stade toulousain). Très vite, mon téléphone s’est mis à vibrer. Quand j’ai répondu, mon frère m’a dit : "Papa est parti." J’ai d’abord cru qu’il était parti à l’hôpital. Puis mon frère a fondu en larmes. Là, j’ai tout compris. C’était ouf… Qu’est-ce qui vous revient à l’esprit, quand vous pensez à votre père ? Je pense souvent à l’année qu’il a passée à mes côtés, à Toulouse. On a passé de chouettes moments, tous les deux. Puis le jour où j’ai vu que le pays et ses petits-enfants lui manquaient trop, je lui ai dit de rentrer à Nouméa. Vous savez, il était dingue de ses petits-enfants ; il était leur gros nounours. Alors, papa est rentré et peu après, il a perdu la vie. […] Ces dernières années, j’ai pensé à tout ça très souvent. Je me suis dit que s’il était resté un peu plus chez moi, il serait peut-être encore vivant aujourd’hui… Il m’a fallu du temps pour chasser ce genre d’idées noires… Comment y êtes-vous parvenu ? Le temps, la famille, les amis… Je suis catholique mais après la mort de mon père, j’avais tourné le dos à Dieu. Je lui en voulais trop de m’avoir pris mon papa. C’était trop injuste. Que peut-on vous souhaiter sur cette tournée d’été, Peato ? Qu’on gagne ces matchs, qu’on continue sur la lancée du Tournoi et qu’on laisse, surtout, cette équipe de France à l’endroit où on l’a trouvée… "Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine." "À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect." PROPOS RECUEILLIS AU JAPON PAR MARC DUZAN Une superbe interview avec des questions qui changent des itw bateaux et un Mauvaka qui répond avec son cœur et sans filtre. Personnage attachant et émouvant avec beaucoup d'humour et de sensibilité. Et sa comparaison avec les Lego 4
delacaravelle Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Il y a 5 heures, Raphaelle a dit : Mauvaka (XV de France) : « J’aime casser les codes » Vous êtes-vous acclimaté à la chaleur japonaise ? Non, c’est un vrai sauna. Et puis l’humidité ne te lâche jamais : tu montes deux marches d’escalier et tu as la peau qui colle… Du coup, je prends cinq douches par jour… Le climat est-il différent, en Nouvelle-Calédonie ? Non, pas vraiment. […] J’ai grandi à Nouméa mais depuis que je joue au rugby en France (il est arrivé à Toulouse à 15 ans, N.D.L.R.), je ne vais en Nouvelle-Calédonie que l’hiver (juillet et août, N.DL.R.). J’ai perdu l’habitude, je crois… À quoi ressemble la "salle environnementale" de Marcoussis, où vous avez été soumis à des températures extrêmes de façon artificielle ? C’est une petite salle de muscu avec des vélos, des rameurs… Sauf que là, tu fais tes exercices dans un sauna. C’est très dur les dix premières minutes. Après, ton corps s’adapte. Avez-vous eu du mal à vous faire au décalage horaire ? Du mal, non. Mais je dors moins qu’à Toulouse, c’est sûr ! Comment ça ? Ici, je suis réglé comme une horloge : tous les matins, j’ouvre les yeux à 8 h 01. Je ne sais pas pourquoi… 8 h 01… Et ça m’agace. À ce point ? Oui ! Parce que c’est trop tôt ! Chez moi, si je commence l’entraînement à 13 heures, je me réveille à 11 h 30. Et je file au stade sans prendre de petit-déjeuner. Que savez-vous de cette équipe japonaise, que vous affronterez samedi après-midi à Toyota City ? Je les ai affrontés deux fois avec l’équipe de France des moins de 20 ans, il y a quelques années. Ils combattent comme des dingues, suivent le plan de jeu à la lettre et sur un terrain, sont un peu comme des robots. Et vous, en équipe de France ? Nous, on a aussi un cadre de jeu mais on bifurque un peu, de temps en temps. C’est ça, le "French flair". Et ça ne veut pas dire qu’on va jouer comme les Baa-baas… On vous suit. Mercredi soir, on a reçu à l’hôtel la visite de Laurent Tillie (l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de volley-ball, N.D.L.R.), qui coache une équipe de Tokyo. Il nous disait n’avoir jamais vu des sportifs aussi disciplinés, aussi méthodiques que les Japonais. […] Franchement, il ne faut pas les prendre de haut. De ce que j’ai vu d’eux récemment, les Japonais sont vraiment difficiles à jouer, ils l’ont d’ailleurs prouvé contre l’Australie ou les Lions britanniques. Si on se voit trop beaux, ils vont casser notre jeu. Et en mêlée, sont-ils bons ? Ce sont les meilleurs. En mêlée, les mecs se lient comme des "Lego" : ils sont soudés, super bas et peuvent rester une heure comme ça. Honnêtement, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de piliers japonais en Top 14. En mêlée, ce sont des monstres. Vous mesurez 1,85 m, ce qui est plutôt grand pour un talonneur. Aimez-vous jouer contre des petits gabarits, en mêlée fermée ? Non. Et je suis sûr qu’ils me feront chier en mêlée samedi… Avec les moins de 20 ans, on avait mis une vingtaine de minutes à s’adapter à leur positionnement. Vous êtes un très bon manieur de ballons, pour un talonneur. On l’a d’ailleurs vu récemment lorsque vous avez ouvert un intervalle à Antoine Dupont d’une très belle passe aveugle, face à La Rochelle en quarts de finale du Top 14. D’où tenez-vous cette gestuelle ? J’ai longtemps fait du volley. J’aurais d’ailleurs rêvé devenir un champion de volley. […] Quand j’étais gosse, j’avais été repéré par un type, à Nouméa. Il m’avait dit : "Tu vas venir en France, je t’ai trouvé un club." Sauf que je n’ai jamais vu la couleur des billets d’avion… Et pour revenir à notre question ? J’ai toujours aimé avoir un ballon entre les mains. Je ne sais pas, ça m’éclate… Je le malaxe, le fais rebondir, le lance… J’ai aussi commencé le rugby au centre, avant de glisser troisième ligne. Quand êtes-vous passé talonneur ? À 17 ans, à mon entrée au pôle France. Là-bas, ils m’ont fait comprendre que si je voulais réussir au plus haut niveau, je devais monter de quelques crans. Étiez-vous d’accord ? Non, t’es fou… Pour moi, la première ligne, c’étaient les gros de l’équipe. Mon ego en prenait un coup. […] J’ai mis un an avant de me faire à l’idée et maintenant, j’y suis très heureux. (il coupe) Des fois, je demande néanmoins à William (Servat) si je peux passer en 8, à l’entraînement. Mais il n’est pas trop d’accord… Et cette action avec Antoine Dupont, alors ? C’était du tableau noir ? Pas du tout ! Sur ce coup, j’avais peur que Uini (Atonio) m’attrape alors j’ai contourné l’alignement et là, Antoine m’a dit : "Croise, "Peat" !" Puis il a disparu… Moi, j’ai lancé le ballon quand même. Et Antoine avait réapparu. […] Ce genre d’action, c’est ce qui me permet de donner le ton de mon match. Côté lancer en touche, vous êtes connu pour votre sang-froid. Cela a-t-il toujours été le cas ? Non ! Au début, je me mettais une pression terrible. Quand je loupais un lancer, je m’angoissais et regardais tout de suite le banc de touche pour savoir si le coach ne faisait pas s’échauffer l’autre talon. Je n’ai plus ce genre de problème, désormais. Comment avez-vous rectifié le tir ? Pendant quelque temps, William (Servat) m’a pris à part tous les jours. Il m’a aussi demandé de me lâcher, de jouer sur le terrain comme je le faisais aux entraînements. Avez-vous connu d’autres soucis de ce genre, dans votre carrière professionnelle ? Oula, oui… En 2017, je me suis blessé aux ischio-jambiers. J’ai mis six mois à revenir et derrière, je me suis blessé au genou. J’ai pris quatre mois de plus ! Pendant la convalescence, j’avais l’impression que tous mes muscles étaient en train de fondre alors je mangeais pour essayer de les récupérer. Le problème, c’est que tout s’est transformé en graisse et que je suis monté à 138 kg (il en fait 116 aujourd’hui, N.DL.R.). À mon retour sur le terrain, j’étais mauvais. Un jour où l’on gagnait contre Lyon, je rentre en jeu et on perd le match. Là, William (Servat, alors entraîneur du Stade toulousain) m’a dit : "Rentre en Nouvelle-Calédonie, Peato. Tu ne seras pas dans le groupe pour les phases finales." Ça m’a mis une claque… Comment avez-vous perdu ses kilos ? Je prends vite du poids mais je le perds aussi rapidement. En quelques mois, j’avais tout perdu ou presque… Les gens pensent souvent que je suis nonchalant mais je bosse ! Pourquoi dîtes-vous ça ? Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine. J’aime casser les codes, dans la vie comme au rugby. Vous avez marqué cinq essais en 14 sélections. Vous êtes même le deuxième meilleur marqueur de cette équipe de France derrière Damian Penaud, qui a lui inscrit six essais. N’avez-vous jamais pensé à les célébrer comme le fait Teddy Thomas, par exemple ? Je l’ai fait une fois, contre l’Argentine ! La veille, un pote m’avait dit : "si tu marques, fais ce signe !" Je lui ai répondu : "C’est promis. Mais faudrait déjà que j’entre en jeu !" Et ? Je suis rentré, j’ai marqué et là, j’ai dit : "Merde, je dois tenir ma promesse !" Alors, j’ai fait son truc… Quel était ce signe ? (de ses mains, il fait un drôle de balayage devant ses yeux) Voilà, c’est ça. Mes potes en ont même fait un "gif" (une image animée). Ils me l’envoient, quand je les saoule… Pourquoi n’avez-vous pas célébré votre doublé face à la Nouvelle-Zélande ? Parce que le soir où l’on a joué les All Blacks, j’étais submergé par l’émotion. Cette équipe, c’était la préférée de mon papa (décédé en 2019, N.D.L.R.). Il enregistrait leurs matchs sur la chaîne ESPN et en regardait un tous les jours. Tous les jours, je vous promets ! Des fois, j’en avais marre… Alors un matin, j’ai enregistré des combats de catch sur ses vieilles cassettes. (il éclate de rire) Quand il s’en est aperçu, il était fou ! Et vous, quand avez-vous commencé à aimer le rugby ? Pendant la Coupe du monde 2011. À l’époque, Sonny Bill Williams était au sommet de son art et avec mon frère, sur la terrasse, on s’amusait à faire des "offloads". Dans la foulée, on a alors décidé de signer dans un club (RC Dumbéa, N.DL.R.). J’avais 14 ans et là-bas, à cet âge, on jouait avec les seniors. Je ne sais pas pourquoi on jouait avec les grands… C’était comme ça, chez nous… À 14 ans ? Oui. Et les seniors, croyez-moi, ils sont balèzes à Nouméa ! Vu que j’avais un peu peur de les affronter au duel, je tentais des passes à la Sonny Bill et ça marchait pas mal. Deux semaines après mes débuts en club, j’ai repéré un mec au bord du terrain d’entraînement. Je me suis attardé sur lui. Chez nous, on le sent tout de suite, quand quelqu’un n’est pas de Nouméa… Qui était-ce ? C’était un oncle de Selevasio (Tolofua) qui entraîne depuis de longues années les jeunes au Stade toulousain. Ce jour-là, il avait pour mission de recruter un trois-quarts centre. Lui avez-vous tapé dans l’œil ? Pas tout de suite, non. Ce jour-là, j’avais une sale blessure à la main qui m‘empêchait de faire ce que je voulais. À la fin de l’entraînement, il ne m’a rien dit et j’ai pensé que j’avais raté ma chance, que mon rêve était passé... Et alors ? Il a quand même tenu à revenir le mercredi suivant et en apprenant ça, je me suis préparé comme un dingue. Ma blessure à la main était toujours infectée alors j’ai vidé dessus une bouteille d’alcool à 90 degrés avant d’y placer un gros strap. J’ai fait le meilleur entraînement de ma vie et à la sortie des vestiaires, l’oncle de "Sele" (Tolofua, N.D.L.R.) m’a demandé si j’étais tenté par une aventure en France. J’ai dit oui direct ! N’aviez-vous pas peur d’être arraché à votre famille ? Pour tout vous dire, j’avais de grosses difficultés à l’école. Je le vivais tellement mal que je me suis même mis à l’écart des autres, à l’adolescence. En fait, le sport était le truc qui me permettait d’être enfin le meilleur. Que vous a dit votre mère, lorsque vous lui avez annoncé votre départ ? Elle était contre. Elle disait que le brevet des collèges arrivait, qu’elle m’avait payé des cours de soutien scolaire… Mais à force, elle a fini par comprendre que j’étais à deux doigts de réaliser mon rêve. […] Je suis parti de Nouméa le 22 janvier 2014. Le Stade toulousain ? Je n’en avais jamais entendu parler. Je ne connaissais que les All Blacks, moi… Et qu’avez-vous ressenti, en les affrontant à l’automne ? Pour moi, l’émotion a commencé au moment des hymnes. Je me revoyais dans le salon, à côté de papa. En fait, je me suis rendu compte que l’hymne néo-zélandais (God Defend New Zealand), je le connaissais par cœur parce qu’il l’écoutait tous les jours. C’était très émouvant. On peut imaginer, oui… Le match a démarré et deux minutes plus tard, on a eu une pénaltouche et je me suis dit : "Putain, si je marque…" Après ça, j’ai l’impression que ce maul pénétrant a duré dix ans. Puis devant moi, j’ai vu Sam Whitelock (le deuxième ligne) et la ligne d’en-but. Je me suis mis le plus bas possible, j’ai plongé et j’ai marqué. (il marque une pause, sourit) Quelques minutes plus tard, nouvelle pénaltouche ! Là, je me dis : "Pas deux, quand même…" À la sortie du maul, j’ai un trou et me suis vu marquer. Et ? Le trou s’est refermé et j’ai pensé : "Merde, les autres vont me tuer !" Mais j’ai joué le duel et je suis passé entre les Blacks. Ouf… C’était passé près… À quoi ressemble la vie d’un enfant, à Nouméa ? La vie est dure, là-bas. Tout est très cher, en fait. Et puis, vu que je n’étais pas bon à l’école, je tentais d’être un caïd en dehors. À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect. En France, on est pourtant nombreux à voir la Nouvelle-Calédonie comme un petit paradis… Ça dépend pour qui. Si tu as un boulot, ça va. Si comme certains de mes potes, tu galères, tu tombes dans la drogue, l’alcool et tu deviens obèse. Moi, j’ai eu la chance de découvrir le rugby. Parce qu’avec un parcours scolaire comme le mien… Vous dîtes avoir été bagarreur, dans votre jeunesse. Vous êtes pourtant calme, sur un terrain de rugby. Oui. Mais je chambre. Ah bon ? Je mets des pièces, quoi… Contre La Rochelle en quarts de finale, j’ai passé mon temps à brancher Uini (Atonio). Je lui disais : "Je vais te défoncer, Uini. Avec "Cissou" (Cyril Baille), on va te faire la spéciale." La "spéciale" ? C’est une longue histoire… Je l’avais d’ailleurs racontée à Uini… Un jour, contre Brive, on chargeait terriblement en mêlée fermée. Je suis rentré sur le terrain et là, Cyril Baille et Dorian Aldegheri m’ont dit : "On va tenter un truc. Ça s’appelle la spéciale." Je les ai regardés, ils ont fait leur truc et on a reculé de dix mètres ! Mais c’était quoi ? En fait, ils ont voulu croiser leur poussée pour prendre en étau le talonneur ! Tu parles ! On s’est fait défoncer ! La spéciale, plus jamais ! Depuis votre doublé inscrit face aux All Blacks en novembre, le regard des gens a-t-il changé ? Un peu, oui. Dans la rue, on me demande parfois des photos, des selfies… Je remarque aussi qu’au club, on me demande aussi davantage mon avis sur telle ou telle action, telle ou telle stratégie… Quelle marque d’affection vous a-t-elle le plus touchée, de la part d’un supporter ? Quand je vois de la fierté dans les yeux de ma mère, je suis heureux. L’autre jour, elle a par exemple découpé un article dans la presse où l’on disait de moi que j’avais eu "les larmes d’un roi", je ne sais plus à quel propos… Ça a beaucoup marqué maman parce que mon père avait du sang royal. Ah bon ? Oui. Mon grand-père paternel était le roi de l’archipel de Wallis. De quoi est mort votre père, Peato ? On ne sait pas trop, en fait… Ce jour-là il a mangé un poisson, s’est mis à se gratter et a dit à ma mère qu’il avait mal. Elle a trouvé ça bizarre parce que papa est quelqu’un qui ne se plaignait jamais. Vous savez, on est très pudique chez nous… Quand on est un homme, on ne dit pas "je t’aime", on ne dit pas qu’on souffre… (il coupe) Et puis, mon père est mort peu après. J’ai mis beaucoup de temps à l’accepter parce qu’il n’y avait pas eu d’autopsie ; parce que je ne savais pas exactement ce qu’il s’était passé ; parce que j’avais besoin de réponses que personne ne pouvait vraiment m’en donner… Vous rappelez-vous de la dernière fois où vous lui avez parlé ? C’était peu avant sa mort. On venait de jouer contre les Wasps et avec papa, avait parlé du match au téléphone. Puis il m’avait passé ma mère, qui m’avait dit qu’il n’était pas très bien, qu’il avait chaud, mal… Après ce coup de fil, je me suis rendu à un brunch, avec Rodrigue Neti (pilier du Stade toulousain). Très vite, mon téléphone s’est mis à vibrer. Quand j’ai répondu, mon frère m’a dit : "Papa est parti." J’ai d’abord cru qu’il était parti à l’hôpital. Puis mon frère a fondu en larmes. Là, j’ai tout compris. C’était ouf… Qu’est-ce qui vous revient à l’esprit, quand vous pensez à votre père ? Je pense souvent à l’année qu’il a passée à mes côtés, à Toulouse. On a passé de chouettes moments, tous les deux. Puis le jour où j’ai vu que le pays et ses petits-enfants lui manquaient trop, je lui ai dit de rentrer à Nouméa. Vous savez, il était dingue de ses petits-enfants ; il était leur gros nounours. Alors, papa est rentré et peu après, il a perdu la vie. […] Ces dernières années, j’ai pensé à tout ça très souvent. Je me suis dit que s’il était resté un peu plus chez moi, il serait peut-être encore vivant aujourd’hui… Il m’a fallu du temps pour chasser ce genre d’idées noires… Comment y êtes-vous parvenu ? Le temps, la famille, les amis… Je suis catholique mais après la mort de mon père, j’avais tourné le dos à Dieu. Je lui en voulais trop de m’avoir pris mon papa. C’était trop injuste. Que peut-on vous souhaiter sur cette tournée d’été, Peato ? Qu’on gagne ces matchs, qu’on continue sur la lancée du Tournoi et qu’on laisse, surtout, cette équipe de France à l’endroit où on l’a trouvée… "Ugo (Mola) a mis deux ans à me connaître, à comprendre que sur le terrain, j’ai aussi besoin de sortir du cadre pour créer un truc. Faire la mêlée, puis la touche et encore la mêlée, ça ne m’amuse pas… Je ne suis pas fait pour la routine." "À la sortie du collège, je me bagarrais beaucoup. Je voulais me faire respecter et me battais avec la génération de mon frère (plus âgé de trois ans, N.DL.R.). Je ramassais beaucoup. Mais j’avais aussi l’impression de gagner leur respect." PROPOS RECUEILLIS AU JAPON PAR MARC DUZAN c'est bien beau de vouloir défoncer Uini, mais avant il faudrait qu'il arrive à convaincre notre gros de suivre les stages à la légion étrangère (et si ça peut m'éviter de lire des bêtises ici...). En tout cas c'est la preuve d'une amitié entre eux ce chambrage. Les îliens du Pacifique... 3
jauzy19 Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Effectif mis à jour sur le site off. Bonneval toujours présent. 1 2
Bota Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 (modifié) il y a 36 minutes, jauzy19 a dit : Effectif mis à jour sur le site off. Bonneval toujours présent. ainsi que bales . Tolo et Jelonch en 8 TNW en 10 Modifié 1 juillet 2022 par Bota 1
thorvic Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 il y a 28 minutes, Bota a dit : ainsi que bales . Tolo et Jelonch en 8 TNW en 10 Youyoutte en 3ligne aile 1
Beau-jeu-laid Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Il y a 2 heures, jauzy19 a dit : Effectif mis à jour sur le site off. Bonneval toujours présent. Incroyable la manière dont l'effectif est présenté : 4 arrières (tous internationaux) 6 ailiers 5 centres 4 demis de mêlée 2 demis d'ouverture soit 21 joueurs pour 7 places de titulaire et 2 de remplaçant... J'ai hâte de voir comment va se jouer la concurrence dans cette équipe... 2
capitole46 Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Il y a 2 heures, jauzy19 a dit : Effectif mis à jour sur le site off. Bonneval toujours présent. Il y a 2 heures, Bota a dit : ainsi que bales . Tolo et Jelonch en 8 TNW en 10 Il y a 1 heure, thorvic a dit : Youyoutte en 3ligne aile Et Urios à la communation 1
tolosaforever Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Derrière on a un sacré effectif !!! Dommage de ne pas avoir pu recruter un 2L de haut niveau, ou 3L centre
DarkSideOfTheMaul Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 (modifié) Il y a 3 heures, Bota a dit : ainsi que bales . Alexi est un demi de mêlée rapide et technique, capable d'endosser le rôle de buteur (...) Nul doute que le demi de mêlée aura à cœur de poursuivre sa progression la prochaine saison Modifié 1 juillet 2022 par DarkSideOfTheMaul 4
DarkSideOfTheMaul Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Il y a 2 heures, thorvic a dit : Youyoutte en 3ligne aile Faut dire que Meafou est présenté comme 4 et Flament comme 5, donc mieux vaut ne pas trop s'arrêter aux numéros... 1
GuyNess Posté(e) 1 juillet 2022 Posté(e) 1 juillet 2022 Clairement il va nous manquer un 5, je crains pour notre axe droit Je suis pour faire confiance aux jeunes mais avec la baisse de niveau de Faumuina ce sera pas un cadeau pour Brennan ou Youyoutte surtout si Meafou part faire des stages en EDF On va attendre vu qu’on a encore droit à 2 joueurs supplémentaires
Raphaelle Posté(e) 2 juillet 2022 Posté(e) 2 juillet 2022 (modifié) Il y a 14 heures, Beau-jeu-laid a dit : Incroyable la manière dont l'effectif est présenté : 4 arrières (tous internationaux) 6 ailiers 5 centres 4 demis de mêlée 2 demis d'ouverture soit 21 joueurs pour 7 places de titulaire et 2 de remplaçant... J'ai hâte de voir comment va se jouer la concurrence dans cette équipe... Le pb est que le rugby commence devant : si les gros ne font pas le boulot, même Dupont ne fait pas grand chose si tous les ballons sont pourris, et derrières, s'ils n'ont pas de ballons où de bons ballons, faut pas attendre qu'ils fassent des exploits à chaque ballon reçu. Si pendant la tournée de novembre on a 0 arrière et 0 10, on va être bien ! Modifié 2 juillet 2022 par Raphaelle 1
Bota Posté(e) 2 juillet 2022 Posté(e) 2 juillet 2022 Il y a 5 heures, Raphaelle a dit : on n'a 0 arrière Cette tournure de phrase me dérange 1
Raphaelle Posté(e) 2 juillet 2022 Posté(e) 2 juillet 2022 il y a 23 minutes, Bota a dit : Cette tournure de phrase me dérange 1 point pour toi. Mais si je relis tous les écrits ....
C’est un message populaire. Maestro Posté(e) 4 juillet 2022 C’est un message populaire. Posté(e) 4 juillet 2022 (modifié) Je vais humblement faire une revue d'effectif en doublon et hors doublon pour qu'on essaie d'y voir plus clair pour l'année prochaine : (Je sais qu'un excellent travail est fait sur la première page mais je fais ce récapitulatif chaque année pour moi alors j'avais envie de le partager avec vous pour cette fois) Pilier gauche : Cyril BAILLE Rodrigue NETI David AINU'U Hugo REILHES Talonneur : Julien MARCHAND Péato MAUVAKA Guillaume CRAMONT Ian BOUBILA Pilier droit : Charlie FAUMUINA Dorian ALDEGHERI Paul MALLEZ Joël MERKLER Seconde ligne : Richie ARNOLD Thibaud FLAMENT Emmanuel MEAFOU Joshua BRENNAN Troisième ligne : François CROS Anthony JELONCH Rynhardt ELSTADT Selevasio TOLOFUA Alban PLACINES Alexandre ROUMAT Yannick YOUYOUTTE Demi de mêlée : Antoine DUPONT Paul GRAOU Martin PAGE-RELO Alexi BALES Demi d'ouverture : Romain NTAMACK Tim NANAI-WILLIAMS Edgar RETIERE Ailier (11) : Matthis LEBEL Arthur RETIERE Dimitri DELIBES Centre (12) : Pita AHKI Pierre FOUYSSAC Santiago CHOCOBARES Centre (13) : Pierre-Louis BARASSI Sofiane GUITOUNE Lucas TAUZIN Ailier (14) : Juan Cruz MALLIA Ange CAPUOZZO Nelson EPEE Arrière : Thomas RAMOS Melvyn JAMINET Voici une composition possible hors doublons : On remarque qu'on a des choix très intéressants à faire en deuxième et troisième ligne, aux centres, aux ailes et à l'arrière. Les troisièmes piliers que sont MALLEZ et AINU'U devrait pouvoir permettre de faire souffler alternativement notre première ligne, CRAMONT aussi selon moi peut permettre de reposer MARCHAND ou MAUVAKA si besoin. A la charnière, il me tarde de voir si on va enfin laisser DUPONT se reposer sur quelques matchs, j'espère que le recrutement de GRAOU a été fait pour cela. Il ne doit plus être titulaire sur tous les matchs. Et on doit pouvoir voir une vrai alternance entre NTAMACK - RAMOS - JAMINET à l'ouverture pour que le premier ne joue pas autant que l'année dernière. Je pars du principe que la rotation se fera entre ces 3 joueurs parce que MOLA a dit que nous verrons plus souvent des alternances de postes l'année prochaine mais il est possible que ça soit NANAI-WILLIAMS (que je trouve intéressant quand l'équipe est au complet) ou E.RETIERE qui fasse souffler Romain. Pour l'équipe de doublons : Il est à noté qu'en prenant l'exemple du calendrier de cette année et en excluant les reports exceptionnels dû à la covid : - MALLIA et CHOCOBARES sont absents lors des 5 premières journées de Top 14 pour le Rugby championship puis pour un seul et unique doublon celui qui a eu lieu le 06 novembre. On peut ajouter à cela les risques de blessures qui peuvent découler dû manque de préparation physique avec le club durant l'été. Je pense cependant que leurs doublons étant décalés avec les nôtres (absent en début de saison mais pas en même temps que nos internationaux français). En plus, ils sont habitués aux matchs de haut niveau et disponible (hors blessure) pendant le tournoi. - CAPUOZZO en reprenant l'exemple de cette année est absent à 3 reprises. Lors de la journée du 06 novembre, celle du 05 février et enfin celle du 26 février. Ce sont des joueurs qui sont quand même bien plus présents que nos internationaux français et que nous pouvons décider de gérer (reposer) quand nous le souhaitons (hors période de doublons) et qui sont somme toute intéressants dans notre effectif. Pour cette raison j'ai décidé de compter MALLIA et CHOCOBARES dans mon équipe de doublon même s'ils seront absent pour un doublon. J'ai fait le choix de ne pas y compter MEAFOU qui serait selon moi sélectionné au moins dans le groupe élargi dès qu'il aura reçu son visa. Globalement cette composition prévoit le pire des cas pour nos joueurs sélectionnés à savoir que : BAILLE - ALDEGHERI - MARCHAND - MAUVAKA - FLAMENT - MEAFOU - CROS - JELONCH - TOLOFUA - DUPONT - NTAMACK - BARASSI - RAMOS - JAMINET ainsi que CAPUOZZO pour l'Italie. Je ne compte ni NETI, ni RETIERE parce que ça ne me semble pas à l'ordre du jour de les voir sélectionné à nouveau. Il y a de grandes chances que nous n'ayons pas autant de 2nde / 3ième ligne de sélectionné ou que certains soient à minima libéré pour jouer le week-end avec nous. On voit sur cette composition qu'on a YOUYOUTTE , VERGE et NTAMACK sur le banc. Dans les faits je pense que ça sera plus souvent TOLOFUA ou MEAFOU ou FLAMENT ou JELONCH ... On peut juster noter qu'en cas de blessures et de grand nombre de sélectionnés on peut être juste sur ces postes (2nde et 3ième ligne). Nous le sommes cette année encore sur le poste de talonneur en doublons (même si NETI peut y dépanner). Pour information, le nombre de vrais et faux doublons l'année prochaine devrait être au nombre de 1 pour le mois de novembre et au nombre de 4 pour le tournoi des six nations. J'espère que vous trouverez ce partage intéressant, j'ai essayé d'être le plus complet possible. Evidemment, il y a un biais personnel pour les compositions mais c'est surtout à titre informatif. Modifié 4 juillet 2022 par Maestro 7 3
thorvic Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 il y a 56 minutes, Maestro a dit : Je vais humblement faire une revue d'effectif en doublon et hors doublon pour qu'on essaie d'y voir plus clair pour l'année prochaine : (Je sais qu'un excellent travail est fait sur la première page mais je fais ce récapitulatif chaque année pour moi alors j'avais envie de le partager avec vous pour cette fois) Pilier gauche : Cyril BAILLE Rodrigue NETI David AINU'U Hugo REILHES Talonneur : Julien MARCHAND Péato MAUVAKA Guillaume CRAMONT Ian BOUBILA Pilier droit : Charlie FAUMUINA Dorian ALDEGHERI Paul MALLEZ Joël MERKLER Seconde ligne : Richie ARNOLD Thibaud FLAMENT Emmanuel MEAFOU Joshua BRENNAN Troisième ligne : François CROS Anthony JELONCH Rynhardt ELSTADT Selevasio TOLOFUA Alban PLACINES Alexandre ROUMAT Demi de mêlée : Antoine DUPONT Paul GRAOU Martin PAGE-RELO Alexi BALES Demi d'ouverture : Romain NTAMACK Tim NANAI-WILLIAMS Edgar RETIERE Ailier (11) : Matthis LEBEL Arthur RETIERE Dimitri DELIBES Centre (12) : Pita AHKI Pierre FOUYSSAC Santiago CHOCOBARES Centre (13) : Pierre-Louis BARASSI Sofiane GUITOUNE Lucas TAUZIN Ailier (14) : Juan Cruz MALLIA Ange CAPUOZZO Nelson EPEE Arrière : Thomas RAMOS Melvyn JAMINET Voici une composition possible hors doublons : On remarque qu'on a des choix très intéressants à faire en deuxième et troisième ligne, aux centres, aux ailes et à l'arrière. Les troisièmes piliers que sont MALLEZ et AINU'U devrait pouvoir permettre de faire souffler alternativement notre première ligne, CRAMONT aussi selon moi peut permettre de reposer MARCHAND ou MAUVAKA si besoin. A la charnière, il me tarde de voir si on va enfin laisser DUPONT se reposer sur quelques matchs, j'espère que le recrutement de GRAOU a été fait pour cela. Il ne doit plus être titulaire sur tous les matchs. Et on doit pouvoir voir une vrai alternance entre NTAMACK - RAMOS - JAMINET à l'ouverture pour que le premier ne joue pas autant que l'année dernière. Je pars du principe que la rotation se fera entre ces 3 joueurs parce que MOLA a dit que nous verrons plus souvent des alternances de postes l'année prochaine mais il est possible que ça soit NANAI-WILLIAMS (que je trouve intéressant quand l'équipe est au complet) ou E.RETIERE qui fasse souffler Romain. Pour l'équipe de doublons : Il est à noté qu'en prenant l'exemple du calendrier de cette année et en excluant les reports exceptionnels dû à la covid : - MALLIA et CHOCOBARES sont absents lors des 5 premières journées de Top 14 pour le Rugby championship puis pour un seul et unique doublon celui qui a eu lieu le 06 novembre. On peut ajouter à cela les risques de blessures qui peuvent découler dû manque de préparation physique avec le club durant l'été. Je pense cependant que leurs doublons étant décalés avec les nôtres (absent en début de saison mais pas en même temps que nos internationaux français). En plus, ils sont habitués aux matchs de haut niveau et disponible (hors blessure) pendant le tournoi. - CAPUOZZO en reprenant l'exemple de cette année est absent à 3 reprises. Lors de la journée du 06 novembre, celle du 05 février et enfin celle du 26 février. Ce sont des joueurs qui sont quand même bien plus présents que nos internationaux français et que nous pouvons décider de gérer (reposer) quand nous le souhaitons (hors période de doublons) et qui sont somme toute intéressants dans notre effectif. Pour cette raison j'ai décidé de compter MALLIA et CHOCOBARES dans mon équipe de doublon même s'ils seront absent pour un doublon. J'ai fait le choix de ne pas y compter MEAFOU qui serait selon moi sélectionné au moins dans le groupe élargi dès qu'il aura reçu son visa. Globalement cette composition prévoit le pire des cas pour nos joueurs sélectionnés à savoir que : BAILLE - ALDEGHERI - MARCHAND - MAUVAKA - FLAMENT - MEAFOU - CROS - JELONCH - TOLOFUA - DUPONT - NTAMACK - BARASSI - RAMOS - JAMINET ainsi que CAPUOZZO pour l'Italie. Je ne compte ni NETI, ni RETIERE parce que ça ne me semble pas à l'ordre du jour de les voir sélectionné à nouveau. Il y a de grandes chances que nous n'ayons pas autant de 2nde / 3ième ligne de sélectionné ou que certains soient à minima libéré pour jouer le week-end avec nous. On voit sur cette composition qu'on a YOUYOUTTE , VERGE et NTAMACK sur le banc. Dans les faits je pense que ça sera plus souvent TOLOFUA ou MEAFOU ou FLAMENT ou JELONCH ... On peut juster noter qu'en cas de blessures et de grand nombre de sélectionnés on peut être juste sur ces postes (2nde et 3ième ligne). Nous le sommes cette année encore sur le poste de talonneur en doublons (même si NETI peut y dépanner). Pour information, le nombre de vrais et faux doublons l'année prochaine devrait être au nombre de 1 pour le mois de novembre et au nombre de 4 pour le tournoi des six nations. J'espère que vous trouverez ce partage intéressant, j'ai essayé d'être le plus complet possible. Evidemment, il y a un biais personnel pour les compositions mais c'est surtout à titre informatif. Peut-être que ce post aurait pû être placé dans Effectif 2022-2023 et permettre de commencer le nouveau topic ? Quoi qu'il en soit je n'ai pas osé le faire sans avis extérieur. Juste pour pinailler: tu tiens compte de Youyoutte pour les rotations, mais ne le fait pas figurer dans la liste d effectifs, ni en 2nd ligne ni en 3eme ligne. Outre la problématique sur les 2nd ligne, ta compo " doublon" mais bien en lumière la fragilité de notre effectif en 10 ( voir 15 ) sur la période doublon. Merci pour la revue d effectif !
Maestro Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 il y a 12 minutes, thorvic a dit : Juste pour pinailler: tu tiens compte de Youyoutte pour les rotations, mais ne le fait pas figurer dans la liste d effectifs, ni en 2nd ligne ni en 3eme ligne. Outre la problématique sur les 2nd ligne, ta compo " doublon" mais bien en lumière la fragilité de notre effectif en 10 ( voir 15 ) sur la période doublon. Merci pour la revue d effectif ! C'est modifié, merci du retour ! Entre le 10 et 15 on pourrait voir notre problème régler si Ramos n'est plus sélectionné ce que je n'espère pas pour lui mais je trouve étrange qu'il ne soit pas sélectionné pour cette tournée d'été. J'ai d'ailleurs trouvé l'explication de Giroud un peu lunaire https://www.blog-rct.com/thibault-giroud-explique-pourquoi-thomas-ramos-na-pas-ete-retenu-dans-le-groupe-france/, ça me rappelle sa "blessure" inventé pendant la CDM au Japon... Après vérification, Ramos a joué 1800 minutes avec nous cette année alors il est vrai que son corps nécessite du repos à un an de la CDM. On aura sûrement encore une charnière qui n'a pas l'habitude de jouer, un 15 qui ne joue pas à ce poste habituellement, deux talonneurs inexpérimentés même si Cramont est très bon. Si l'on part sur 5 doublons, il suffirait d'en gagner 2 environ pour ne pas être dans le mal à cause de cette période et je pense que notre équipe de doublons peut clairement le faire. De plus, l'année prochaine nos internationaux qui ont trop joué devraient pouvoir laisser plus de temps de jeu à leurs doublures.
papapoupa Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 Le 01/07/2022 à 14:18, Iloverugby a dit : Une superbe interview avec des questions qui changent des itw bateaux et un Mauvaka qui répond avec son cœur et sans filtre. Personnage attachant et émouvant avec beaucoup d'humour et de sensibilité. Et sa comparaison avec les Lego Honnêtement c'est la meilleure doublure de l'histoire du Stade. Tellement attachant naturel, pas prise de tête et surtout tellement fort que c'est plus une doublure mais un numéro 1 bis. Ce pourquoi je suis pas à fond sur son repositionnement en 8, c'est qu'il a tellement progressé sur son pourcentage de lancers, qu'il doit être au dessus de Marchand cette année.
thorvic Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 il y a 6 minutes, Maestro a dit : C'est modifié, merci du retour ! Entre le 10 et 15 on pourrait voir notre problème régler si Ramos n'est plus sélectionné ce que je n'espère pas pour lui mais je trouve étrange qu'il ne soit pas sélectionné pour cette tournée d'été. J'ai d'ailleurs trouvé l'explication de Giroud un peu lunaire https://www.blog-rct.com/thibault-giroud-explique-pourquoi-thomas-ramos-na-pas-ete-retenu-dans-le-groupe-france/, ça me rappelle sa "blessure" inventé pendant la CDM au Japon... Après vérification, Ramos a joué 1800 minutes avec nous cette année alors il est vrai que son corps nécessite du repos à un an de la CDM. On aura sûrement encore une charnière qui n'a pas l'habitude de jouer, un 15 qui ne joue pas à ce poste habituellement, deux talonneurs inexpérimentés même si Cramont est très bon. Si l'on part sur 5 doublons, il suffirait d'en gagner 2 environ pour ne pas être dans le mal à cause de cette période et je pense que notre équipe de doublons peut clairement le faire. De plus, l'année prochaine nos internationaux qui ont trop joué devraient pouvoir laisser plus de temps de jeu à leurs doublures. Moi j'ai très peur qu'on se retrouve avec un "quota" maximum de temps de jeu pour les inter en vue de la coupe du monde... Ce qui donnerait lieu a bcp de " faux doublon" dont la répartition serai laissée à la discrétion des clubs... Et là ce serait toute la première ligne qui pourrai "grincer" ( en plus de la charnière ). Si Graou est un bon buteur, le jeu au pied d'occupation risque lui de nous faire defaut en doublon :s Je veux pas plagier @Beau-jeu-laidmais je la sens pas cette saison... P.S. :@Kon-phi pas taper! 1
Maestro Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 (modifié) il y a 29 minutes, thorvic a dit : Moi j'ai très peur qu'on se retrouve avec un "quota" maximum de temps de jeu pour les inter en vue de la coupe du monde... Ce qui donnerait lieu a bcp de " faux doublon" dont la répartition serai laissée à la discrétion des clubs... Et là ce serait toute la première ligne qui pourrai "grincer" ( en plus de la charnière ). Si Graou est un bon buteur, le jeu au pied d'occupation risque lui de nous faire defaut en doublon :s Je veux pas plagier @Beau-jeu-laidmais je la sens pas cette saison... P.S. :@Kon-phi pas taper! Si l'on prend Cyril cette année c'est : https://www.itsrugby.fr/joueurs/cyril-baille-27581.html. C'est 848 + 228 + 266 + 158 minutes de jeu au total soit 1500 minutes de jeu. Julien Marchand c'est 1161 minutes. Peato c'est 1399 sans compter les matchs de cet été. Si ça peut te rassurer, je ne pense pas que la convention abaisse à moins de 1500 minutes de jeu, peut-être en dessous de 2000 ou de 1800 maximum. Cela serait surtout nos joueurs qui ne sortent pas en cours de matchs qui se retrouveraient impactés à savoir Dupont et Ntamack parce que ni Galthié, ni Mola ne les fait sortir... Romain c'est 2368 minutes de jeu ! Plus de double de Julien Marchand ! Antoine c'est 2069 minutes parce qu'il s'est blessé au cours de la saison... François Cros qui a été titulaire dans la plupart des matchs pour avoir un élément de comparaison c'est 1822 minutes. Je pense que c'est surtout ces joueurs qui vont être touchés par le temps de jeu maximum mais convention ou pas c'est évident que ces joueurs doivent jouer moins. L'équipe de France fait l'effort de ne plus les sélectionner l'été alors on fera l'effort de faire tourner au cours de la saison. C'est pour leur santé et même pour leur performance sur la fin de saison. On a toujours un demi de mêlée sur la feuille mais on ne repose jamais Antoine, c'est quand même un problème. M'enfin, je me répète et je crois que Ugo a très bien compris le problème et Didier aussi vu le recrutement. Modifié 4 juillet 2022 par Maestro 1
thorvic Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 il y a 8 minutes, Maestro a dit : Si l'on prend Cyril cette année c'est : https://www.itsrugby.fr/joueurs/cyril-baille-27581.html. C'est 848 + 228 + 266 + 158 minutes de jeu au total soit 1500 minutes de jeu. Julien Marchand c'est 1161 minutes. Peato c'est 1399 sans compter les matchs de cet été. Si ça peut te rassurer, je ne pense pas que la convention abaisse à moins de 1500 minutes de jeu, peut-être en dessous de 2000 ou de 1800 maximum. Cela serait surtout nos joueurs qui ne sortent pas en cours de matchs qui se retrouveraient impactés à savoir Dupont et Ntamack parce que ni Galthié, ni Mola ne les fait sortir... Romain c'est 2368 minutes de jeu ! Plus de double de Julien Marchand ! Antoine c'est 2069 minutes parce qu'il s'est blessé au cours de la saison... François Cros qui a été titulaire dans la plupart des matchs pour avoir un élément de comparaison c'est 1822 minutes. Je pense que c'est surtout ces joueurs qui vont être touchés par le temps de jeu maximum mais convention ou pas c'est évident que ces joueurs doivent jouer moins. L'équipe de France fait l'effort de ne plus les sélectionner l'été alors on fera l'effort de faire tourner au cours de la saison. C'est pour leur santé et même pour leur performance sur la fin de saison. On a toujours un demi de mêlée sur la feuille mais on ne repose jamais Antoine, c'est quand même un problème. M'enfin, je me répète et je crois que Ugo a très bien compris le problème et Didier aussi vu le recrutement. Dans l'absolu c'est cohérent et tu as raison. Cependant j'entendais plusieurs consultants ( Dusautoir de mémoire, et peut être Michalak je crois ) qui expliquaient , en cours de saison qd le temps de jeu de Dupont et NTK faisait débat, expliquer que plus que les minutes ce sont les feuilles de match qu'il faut prendre en compte. Car même avec un temps de jeu minime ou en étant remplaçant ils sont "psychiquement" mobilisé et ça induit une usure physique et mentale. Tout ça pour dire qu'on est pas a l'abri que le quota soit exprimé en feuille de match ou match joué.
Maestro Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 il y a 6 minutes, thorvic a dit : Dans l'absolu c'est cohérent et tu as raison. Cependant j'entendais plusieurs consultants ( Dusautoir de mémoire, et peut être Michalak je crois ) qui expliquaient , en cours de saison qd le temps de jeu de Dupont et NTK faisait débat, expliquer que plus que les minutes ce sont les feuilles de match qu'il faut prendre en compte. Car même avec un temps de jeu minime ou en étant remplaçant ils sont "psychiquement" mobilisé et ça induit une usure physique et mentale. Tout ça pour dire qu'on est pas a l'abri que le quota soit exprimé en feuille de match ou match joué. Effectivement, je ne l'avais pas vu de cette manière et ça serait compliqué pour nous si c'était à la feuille de match. Je pourrais le comprendre mais je compte sur Lacroix pour négocier cette convention et éviter au maximum que cela arrive parce que nous ne sommes clairement pas prêt à ce cas de figure. Cela serait dramatique pour les cas Baille, Marchand,Mauvaka car le club n'est pas armé pour répondre à ce cas de figure, j'espère que nous n'irons pas (pour le moment) jusque-là.
GuyNess Posté(e) 4 juillet 2022 Posté(e) 4 juillet 2022 Si le recrutement est bouclé, Je pense qu’on risque de voir souvent Elstadt en 2L cette année en 3L on a du monde et tous les profils
djip Posté(e) 5 juillet 2022 Posté(e) 5 juillet 2022 On 7/1/2022 at 10:50 PM, Beau-jeu-laid said: Incroyable la manière dont l'effectif est présenté : 4 arrières (tous internationaux) 6 ailiers 5 centres 4 demis de mêlée 2 demis d'ouverture soit 21 joueurs pour 7 places de titulaire et 2 de remplaçant... J'ai hâte de voir comment va se jouer la concurrence dans cette équipe... Fastoche 21 = doublon X 9 + 3 blessés J'ai le bac ? 😋
Pacino31 Posté(e) 6 juillet 2022 Posté(e) 6 juillet 2022 (modifié) Je viens de regarder vite fait la présentation des joueurs de l'effectif sur le site off (chose que je ne fais jamais) Je regrette pas car je ne m'étais pas éclaté comme ça depuis longtemps Quelques phrases mythiques: Balès: "Nul doute qu'il aura à coeur de continuer sa progression la saison prochaine" (sic) Ah bon ? Elle avait commencé ? A 33 balais , il était temps Mais progresser en quoi ? en lustrage de siège en tribune? Après , je ne peux pas non plus passer sous silence la conclusion du portrait de TNW: " Ses appuis et sa polyvalence seront un atout majeur la saison prochaine" J'avoue il est pas collector mais quand même sympatoche non ? "Atout majeur" quoi , genre on a tout basé sur lui Allez , une dernière pour la route ,celle d'Arthur Bonneval: " Il reviendra plus fort et saura profiter du temps de jeu qui lui sera offert" Quel temps de jeu, on avait mis une annonce LEBONCOIN pour le recaser et on a recruté comme des malades à son poste Ok je sais qu'ils font dans le politiquement correct mais là quand meme on touche le creux des cieux là ... Modifié 6 juillet 2022 par Pacino31 5
Saint Thomas ST Posté(e) 6 juillet 2022 Posté(e) 6 juillet 2022 il y a 37 minutes, Pacino31 a dit : Une dernière pour la route ,celle d'Arthur Bonneval: " Il reviendra plus fort et saura profiter du temps de jeu qui lui sera offert" L'explication est simple... 😏 Ces présentations n'ont tout simplement pas été mises à jour depuis la saison dernière. 2 3
Tlsefred31 Posté(e) 7 juillet 2022 Posté(e) 7 juillet 2022 Il y a 21 heures, Pacino31 a dit : Je viens de regarder vite fait la présentation des joueurs de l'effectif sur le site off (chose que je ne fais jamais) Je regrette pas car je ne m'étais pas éclaté comme ça depuis longtemps Quelques phrases mythiques: Balès: "Nul doute qu'il aura à coeur de continuer sa progression la saison prochaine" (sic) Ah bon ? Elle avait commencé ? A 33 balais , il était temps Mais progresser en quoi ? en lustrage de siège en tribune? Après , je ne peux pas non plus passer sous silence la conclusion du portrait de TNW: " Ses appuis et sa polyvalence seront un atout majeur la saison prochaine" J'avoue il est pas collector mais quand même sympatoche non ? "Atout majeur" quoi , genre on a tout basé sur lui Allez , une dernière pour la route ,celle d'Arthur Bonneval: " Il reviendra plus fort et saura profiter du temps de jeu qui lui sera offert" Quel temps de jeu, on avait mis une annonce LEBONCOIN pour le recaser et on a recruté comme des malades à son poste Ok je sais qu'ils font dans le politiquement correct mais là quand meme on touche le creux des cieux là ... Le mec ça fait des années qu'il s'est fait la main avec Fouyssac pour trouver des excuses bien tournées, il est en roue libre maintenant. Il peut devenir CM du site de l'Elysée le type maintenant 4 1
C’est un message populaire. Zuzu31 Posté(e) 8 juillet 2022 C’est un message populaire. Posté(e) 8 juillet 2022 Il y a 15 heures, Tlsefred31 a dit : Le mec ça fait des années qu'il s'est fait la main avec Fouyssac pour trouver des excuses bien tournées, il est en roue libre maintenant. Il peut devenir CM du site de l'Elysée le type maintenant En parlant de Fouyssac, sa saison dernière est une bonne leçon. Difficile d'être définitif sur nos avis concernant les joueurs car il peut toujours y avoir des revirements impressionnants ! Franchement, je n'aurais JAMAIS parié le voir aligné en phases finales des 2 compétitions et encore moins être performant comme il l'a été !! Et encore, on peut maintenant imaginer le voir progresser car il va prendre confiance et jouer. Croisons les doigts pour que les blessures le laissent enfin tranquille. 2 12
erilac Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 il y a une heure, Zuzu31 a dit : En parlant de Fouyssac, sa saison dernière est une bonne leçon. La bonne surprise de la fin de saison, et totalement inattendue. 3
Maleli Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 Le 04/07/2022 à 13:46, Maestro a dit : Je vais humblement faire une revue d'effectif en doublon et hors doublon pour qu'on essaie d'y voir plus clair pour l'année prochaine : (Je sais qu'un excellent travail est fait sur la première page mais je fais ce récapitulatif chaque année pour moi alors j'avais envie de le partager avec vous pour cette fois) Pilier gauche : Cyril BAILLE Rodrigue NETI David AINU'U Hugo REILHES Talonneur : Julien MARCHAND Péato MAUVAKA Guillaume CRAMONT Ian BOUBILA Pilier droit : Charlie FAUMUINA Dorian ALDEGHERI Paul MALLEZ Joël MERKLER Seconde ligne : Richie ARNOLD Thibaud FLAMENT Emmanuel MEAFOU Joshua BRENNAN Troisième ligne : François CROS Anthony JELONCH Rynhardt ELSTADT Selevasio TOLOFUA Alban PLACINES Alexandre ROUMAT Yannick YOUYOUTTE Demi de mêlée : Antoine DUPONT Paul GRAOU Martin PAGE-RELO Alexi BALES Demi d'ouverture : Romain NTAMACK Tim NANAI-WILLIAMS Edgar RETIERE Ailier (11) : Matthis LEBEL Arthur RETIERE Dimitri DELIBES Centre (12) : Pita AHKI Pierre FOUYSSAC Santiago CHOCOBARES Centre (13) : Pierre-Louis BARASSI Sofiane GUITOUNE Lucas TAUZIN Ailier (14) : Juan Cruz MALLIA Ange CAPUOZZO Nelson EPEE Arrière : Thomas RAMOS Melvyn JAMINET Voici une composition possible hors doublons : On remarque qu'on a des choix très intéressants à faire en deuxième et troisième ligne, aux centres, aux ailes et à l'arrière. Les troisièmes piliers que sont MALLEZ et AINU'U devrait pouvoir permettre de faire souffler alternativement notre première ligne, CRAMONT aussi selon moi peut permettre de reposer MARCHAND ou MAUVAKA si besoin. A la charnière, il me tarde de voir si on va enfin laisser DUPONT se reposer sur quelques matchs, j'espère que le recrutement de GRAOU a été fait pour cela. Il ne doit plus être titulaire sur tous les matchs. Et on doit pouvoir voir une vrai alternance entre NTAMACK - RAMOS - JAMINET à l'ouverture pour que le premier ne joue pas autant que l'année dernière. Je pars du principe que la rotation se fera entre ces 3 joueurs parce que MOLA a dit que nous verrons plus souvent des alternances de postes l'année prochaine mais il est possible que ça soit NANAI-WILLIAMS (que je trouve intéressant quand l'équipe est au complet) ou E.RETIERE qui fasse souffler Romain. Pour l'équipe de doublons : Il est à noté qu'en prenant l'exemple du calendrier de cette année et en excluant les reports exceptionnels dû à la covid : - MALLIA et CHOCOBARES sont absents lors des 5 premières journées de Top 14 pour le Rugby championship puis pour un seul et unique doublon celui qui a eu lieu le 06 novembre. On peut ajouter à cela les risques de blessures qui peuvent découler dû manque de préparation physique avec le club durant l'été. Je pense cependant que leurs doublons étant décalés avec les nôtres (absent en début de saison mais pas en même temps que nos internationaux français). En plus, ils sont habitués aux matchs de haut niveau et disponible (hors blessure) pendant le tournoi. - CAPUOZZO en reprenant l'exemple de cette année est absent à 3 reprises. Lors de la journée du 06 novembre, celle du 05 février et enfin celle du 26 février. Ce sont des joueurs qui sont quand même bien plus présents que nos internationaux français et que nous pouvons décider de gérer (reposer) quand nous le souhaitons (hors période de doublons) et qui sont somme toute intéressants dans notre effectif. Pour cette raison j'ai décidé de compter MALLIA et CHOCOBARES dans mon équipe de doublon même s'ils seront absent pour un doublon. J'ai fait le choix de ne pas y compter MEAFOU qui serait selon moi sélectionné au moins dans le groupe élargi dès qu'il aura reçu son visa. Globalement cette composition prévoit le pire des cas pour nos joueurs sélectionnés à savoir que : BAILLE - ALDEGHERI - MARCHAND - MAUVAKA - FLAMENT - MEAFOU - CROS - JELONCH - TOLOFUA - DUPONT - NTAMACK - BARASSI - RAMOS - JAMINET ainsi que CAPUOZZO pour l'Italie. Je ne compte ni NETI, ni RETIERE parce que ça ne me semble pas à l'ordre du jour de les voir sélectionné à nouveau. Il y a de grandes chances que nous n'ayons pas autant de 2nde / 3ième ligne de sélectionné ou que certains soient à minima libéré pour jouer le week-end avec nous. On voit sur cette composition qu'on a YOUYOUTTE , VERGE et NTAMACK sur le banc. Dans les faits je pense que ça sera plus souvent TOLOFUA ou MEAFOU ou FLAMENT ou JELONCH ... On peut juster noter qu'en cas de blessures et de grand nombre de sélectionnés on peut être juste sur ces postes (2nde et 3ième ligne). Nous le sommes cette année encore sur le poste de talonneur en doublons (même si NETI peut y dépanner). Pour information, le nombre de vrais et faux doublons l'année prochaine devrait être au nombre de 1 pour le mois de novembre et au nombre de 4 pour le tournoi des six nations. J'espère que vous trouverez ce partage intéressant, j'ai essayé d'être le plus complet possible. Evidemment, il y a un biais personnel pour les compositions mais c'est surtout à titre informatif. Merci pour ce gros travail ! Pour Mallia, c'est 5 journées en doublon en comptant les vacances ? 1
Pacino31 Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 il y a une heure, Zuzu31 a dit : En parlant de Fouyssac, sa saison dernière est une bonne leçon. Difficile d'être définitif sur nos avis concernant les joueurs car il peut toujours y avoir des revirements impressionnants ! Franchement, je n'aurais JAMAIS parié le voir aligné en phases finales des 2 compétitions et encore moins être performant comme il l'a été !! Et encore, on peut maintenant imaginer le voir progresser car il va prendre confiance et jouer. Croisons les doigts pour que les blessures le laissent enfin tranquille. Le problème ,c'est que tu poses justement la question avec les arguments et les contre arguments dans ton intervention. Moi c'est pas 6 matchs d'affilée joués qui vont me rassurer sur quoi que ce soit. Quand il aura fait une saison complète on pourra commencer à y croire Pour le moment , encourageant, certes, mais rien d'acquis non plus
capitole46 Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 Il y a 1 heure, Zuzu31 a dit : En parlant de Fouyssac, sa saison dernière est une bonne leçon. Difficile d'être définitif sur nos avis concernant les joueurs car il peut toujours y avoir des revirements impressionnants ! Franchement, je n'aurais JAMAIS parié le voir aligné en phases finales des 2 compétitions et encore moins être performant comme il l'a été !! Et encore, on peut maintenant imaginer le voir progresser car il va prendre confiance et jouer. Croisons les doigts pour que les blessures le laissent enfin tranquille. Du coup, on a peut être bien fait de conserver Balès alors? 6
puppets Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 Il y a 2 heures, Zuzu31 a dit : En parlant de Fouyssac, sa saison dernière est une bonne leçon. Difficile d'être définitif sur nos avis concernant les joueurs car il peut toujours y avoir des revirements impressionnants ! Franchement, je n'aurais JAMAIS parié le voir aligné en phases finales des 2 compétitions et encore moins être performant comme il l'a été !! Et encore, on peut maintenant imaginer le voir progresser car il va prendre confiance et jouer. Croisons les doigts pour que les blessures le laissent enfin tranquille. Après, je pense qu'il est aligné car on n'a pas le choix. Certes, il a joué et ne s'est pas blessé, ce qui est une nouveauté pour lui au ST. Mais pour moi, il a été au strict minimum de ce qu'un centre pro doit être. Pas mauvais en défense, et un appui en attaque. Mais franchement, quand tu compares à des Serfontein, Moala, Moefana, etc... il est encore très loin. 4
Maestro Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 il y a une heure, Maleli a dit : Merci pour ce gros travail ! Pour Mallia, c'est 5 journées en doublon en comptant les vacances ? Je ne compte pas les vacances parce que je ne sais plus le nombre de semaines obligatoires et la semaine de vacance parce que nous n'avons pas été en finale compte : https://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-kolbe-de-retour-seulement-en-decembre-on-y-va-tout-droit-2308211351.php De toute manière, les absences des internationaux pour cause de vacances on peut s'organiser comme on le souhaite et s'arranger pour que ça ne soit pas trop préjudiciable (on garde toujours un 10, un talon, une troisième ligne compétitive ou alors on fait pleinement tourné si on reçoit une équipe du tiers 2). Les vacances des argentins c'est encore moins gênant parce qu'on a tout le monde sur le pont, c'est surtout le fait de devoir leur faire une prépa physique décalée qui doit être pénalisant...
Gabi Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 il y a 37 minutes, puppets a dit : Après, je pense qu'il est aligné car on n'a pas le choix. Certes, il a joué et ne s'est pas blessé, ce qui est une nouveauté pour lui au ST. Mais pour moi, il a été au strict minimum de ce qu'un centre pro doit être. Pas mauvais en défense, et un appui en attaque. Mais franchement, quand tu compares à des Serfontein, Moala, Moefana, etc... il est encore très loin. C'est clair. Etonné qu'un gros fan de Fritz comme @Zuzu31 soit épaté par la performance de Fouyssac. Ou alors, on a été tellement déçu que juste faire un match correct nous épate. Globalement, il va vraiment falloir que nos centres haussent leur niveau de jeu l'an prochain. On attend Barassi avec impatience.
Zuzu31 Posté(e) 8 juillet 2022 Posté(e) 8 juillet 2022 (modifié) il y a 16 minutes, Gabi a dit : C'est clair. Etonné qu'un gros fan de Fritz comme @Zuzu31 soit épaté par la performance de Fouyssac. Ou alors, on a été tellement déçu que juste faire un match correct nous épate. Globalement, il va vraiment falloir que nos centres haussent leur niveau de jeu l'an prochain. On attend Barassi avec impatience. Ben pour moi, il ne faisait même plus partie de l'effectif donc effectivement il partait de 0 dans mon esprit. Epaté je l'ai été par le fait qu'il soit aligné, et qu'il ne soit pas un boulet pour l'équipe. On aurait pu imaginer le staff faire autrement, notamment en alignant Holmes ou Mallia au centre. Mais ils lui ont fait confiance sur les plus gros matchs de la saison. Donc oui, j'ai été étonné positivement. Pour moi, c'était le Balès des lignes arrières. Et attention. Il ne m'est jamais venu à l'idée de le comparer à Flo Fritz hein. Modifié 8 juillet 2022 par Zuzu31 1
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