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Effectif du Stade Toulousain 2024/2025 🔴⚫


Ludo

Messages recommandés

Posté(e)
à l’instant, Vonia a dit :

Neti 2029 ! 

Un +3 à son âge, je trouve que c’est du délire. C’est une erreur pour moi.

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Posté(e)
il y a 1 minute, Keke a dit :

Un +3 à son âge, je trouve que c’est du délire. C’est une erreur pour moi.

Tu ne connais pas son salaire.. 

  • Upvote 3
Posté(e)
il y a 3 minutes, Keke a dit :

Un +3 à son âge, je trouve que c’est du délire. C’est une erreur pour moi.

Le mec a l'air hyper professionnel, je ne m'inquiète pas pour ses capacités physiques.

  • Upvote 5
Posté(e) (modifié)
il y a 3 minutes, Vonia a dit :

Tu ne connais pas son salaire.. 

 

Espérant que ce soit une prolongation à la baisse mais attention à ne pas refaire les erreurs de Bouscatel avec les prolongations longue durée de joueurs emblématiques du club qui etaient sur la pente descendante.

Modifié par Julien81
Posté(e)
il y a 2 minutes, estabousi a dit :

Le mec a l'air hyper professionnel, je ne m'inquiète pas pour ses capacités physiques.

C’est un vecteur de longévité mais ce n’est pas une garantie.
Moi je trouve que c’est trop à son âge. 

Posté(e)

À noter le timing par rapport à la convocation d'hier. Ce sent pas trop la panique à bord, vous ne trouvez pas ? 

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il y a 13 minutes, Keke a dit :

Et alors ?

Ben donc le risque pris. 

Posté(e)

Je pense que le +3 de Neri est une erreur. Un 1 + 1 en option était la meilleure solution .

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Posté(e)
il y a 23 minutes, Keke a dit :

Un +3 à son âge, je trouve que c’est du délire. C’est une erreur pour moi.

J'ai très peur pour le cas Baille maintenant. 

Posté(e)
il y a 9 minutes, Hugogo a dit :

J'ai très peur pour le cas Baille maintenant. 

Justement ça doit être déjà réglé en interne.

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Bertrand vaut largement plus que numéro 4 dans la hiérarchie,il doit passer la saison prochaine numéro 2 au pire la saison prochaine 

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neti aura 34 ans our la fin de ce nouveau contrat, ça va

en plus on a besoin de joueurs expérimentés pour les periodes de doublons

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il y a 51 minutes, thorvic a dit :

Un +3 n'est pas déconnant, et sûrement aussi un moyen de négocier avec le joueur.

Parce 1+1 en option, je pense que le joueur a la moitié des clubs de t14 qui lui proposait soit plus de flooz, soit un contrat longue durée.

non mais Neti,  c'est comme tous les autres 1eres ligne (Marchand, Aldegheri, Baille, Mauvaka..), il ne regarde même pas les autres offres. Il arrêtera sa carrière quand le ST ne lui proposera plus rien.

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Posté(e)
il y a une heure, Julien81 a dit :

Bertrand vaut largement plus que numéro 4 dans la hiérarchie,il doit passer la saison prochaine numéro 2 au pire la saison prochaine 

Oui avec Ainu'u qui plafonne, c'est certain. 

Et Mallez offre un profil ultra dynamique rare et différent je trouve.

Sur le papier c'est pas mal tout ça. 

Posté(e)
Il y a 2 heures, Vonia a dit :

Neti 2029 ! 

 

 

 

Tu n'as pas trouvé celui de Menoncello ?

Posté(e)
Il y a 2 heures, Nathou a dit :

Tu n'as pas trouvé celui de Menoncello ?

Pas encore @Nathou mais ça ne saurait tarder... 😉 

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Posté(e)
Il y a 23 heures, Hugogo a dit :

Je pense que le +3 de Neri est une erreur. Un 1 + 1 en option était la meilleure solution .

 

Dans une négociation on a pas toujours ce qu’on veut. 

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Posté(e) (modifié)
il y a 4 minutes, Nathou a dit :

 

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Modifié par bannockh
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Posté(e)

Portrait/Pro D2 - "Celui qui se relève" : Valentin Delpy, l'homme au parcours semé d'embûches
Quentin Put
10 - 13 minutes

Valentin Delpy - Demi d'ouverture de Colomiers Avant de rentrer cet été à Toulouse, son club prêteur, l'Ariégeois s'apprête à vivre une phase finale de Pro D2, sommet personnel et surtout belle revanche sur une jeune carrière parsemée d'embûches. Rien n'a détourné ce gros caractère de son rêve.

Sur le moment, les supporters de Colomiers, comme connectés, ont tous retenu leur respiration. À 500km de là, à Grenoble, pour la dernière journée de la phase régulière, on dispute la 62e minute et Valentin Delpy se tient l'épaule droite sur le renvoi suivant l'essai de Nu'u. Le demi d'ouverture est contraint de sortir, avant de prendre place sur le banc. Quelques instants plus tard, il est capté par les caméras du diffuseur en train de faire des pitreries à l'écran. Une séquence qui résume bien le bonhomme : quel que soit l'obstacle auquel il fait face, peu importe son timing ou sa difficulté, il le surmontera. Cette phase finale avec Colomiers, sommet de sa jeune carrière, il pourra bien y prendre part.

Tout a commencé à Pamiers. Et cela n'est pas neutre. « Par rapport à ça, je n'aurais sûrement pas mis une pièce sur une telle carrière, s'en amuse aujourd'hui le papa Laurent. Il a commencé à 4 ans grâce à une autorisation du club, parce que son frère jouait déjà. Mais à cet âge, il ramassait surtout les pâquerettes. » Plus tard, il fera bien d'autres choses. Mais ça n'est pas neutre parce que l'école de rugby appaméenne ne vit pas une époque faste. « Quand on y était, la première était surtout en Fédérale 3. Et nous avions une petite génération, décrit Baptiste Come, qui a partagé toutes ses jeunes années avec Delpy. On n'a jamais eu le nombre, et dès qu'on est passé à 15, on n'était pas assez. C'était fou. Mais quelque part ça nous a aidés car tous les week-ends on jouait tous quatre-vingts minutes. Même en phase finale, je me souviens d'un match à La Save où on était 15. »
Valentin Delpy, demi d'ouverture, et Ray Nu'u, centre de Colomiers.
Valentin Delpy, demi d'ouverture, et Ray Nu'u, centre de Colomiers. Midi Olympique - Patrick Derewiany

Il n'empêche que Valentin survole son sujet : « Petit, il était au-dessus. Ce n'est pas prétentieux de le dire. En tout cas, il l'était en Ariège », contextualise Laurent. « Gamin, il avait joué contre le Stade toulousain, et les supporters criaient : « Le blond, il faut casser le blond ! », raconte son grand-père Alain. Ils ne l'avaient jamais vu jouer mais le connaissaient déjà par réputation. » Suffisant pour croire en ses chances sur des détections. Mais... « À Montpellier, je me suis dit que c'était sûr, il partait. Des gens en tribunes demandaient qui était ce petit blond. Mais ils ne l'ont pas gardé ! Il avait 11 ans. » Et l'histoire, malheureusement, se répète. « Dans la bande de copains, on était quatre à passer les détections au Stade toulousain, ça devait être lui. Et c'est moi qui ai été pris », s'étonne encore Baptiste Come, le troisième ligne centre. « Il les avait passées deux ou trois fois. Il n'avait rien apporté de plus que ce qu'il y avait déjà au Stade toulousain. Donc il n'y avait aucun intérêt à le garder. Ça lui avait foutu un sacré coup au moral, révèle Laurent. Il avait pensé arrêter le rugby. » Mais son salut viendra à quelques kilomètres du quartier des Sept-Deniers...
À Blagnac, un quotidien difficile et une place gagnée à la loyale

Le jeune joueur a quand même des options s'ouvrant à lui, dont Carcassonne et Blagnac. Pour diverses raisons, on opte pour le deuxième choix : « D'une part, à Toulouse, les championnats ne sont pas les mêmes sur le jeu et la mentalité qu'en Ariège. Même si on y était très bien... Ensuite avec sa mère on a pensé aux études, plus favorables dans l'environnement toulousain. Et s'il arrivait à faire sa place à Blagnac en Nationale, le double projet était possible. » Mais le quotidien n'est pas facile entre rugby de haut niveau et études, et les horaires sont très étendus. « Il a vécu la galère mais il s'est tout le temps accroché », salue son père. Son heure allait bien finir par venir...

« Je n'étais pas vraiment au niveau de Toulouse, poursuit Baptiste Come. Et j'ai signé à Blagnac pour retrouver Valentin. » Ce dernier, après avoir été « exceptionnel, comme à son habitude » en espoirs, gagne sa place en première. C'est ainsi qu'il ira jusqu'en demi-finales de Nationale et que les portes du Stade toulousain s'ouvriront.
Dépôt de bilan et prêt sous tension à Perpignan

Forcément, la route est longue pour jouer avec l'équipe fanion du club le plus titré en France et en Europe. C'est pourquoi la solution du prêt est adoptée. « On ne s'attendait pas du tout à ça. Il arrive en espoirs à 19 ans, puis est prêté à Blagnac. Un coup les espoirs à Toulouse, un coup Blagnac. » Sauf que Blagnac dépose le bilan et Delpy est limité au seul championnat des espoirs avec les Rouge et Noir. Un championnat intéressant mais qui n'aguerrit peut-être pas autant que la troisième division nationale. « C'était une saison difficile car il avait connu la Nationale, avec des papas, et là il se retrouvait avec des jeunes de son âge. » Même chose l'année d'après, qui toutefois sera ponctuée d'un bouleversement à mi-saison, avec ce prêt à Perpignan pour les quatre derniers mois de l'exercice 2024-2025. « Il m'avait appelé en me demandant : « Qu'est-ce que je fais ? » Je lui ai dit d'y aller, ce sera toujours ça de pris. Attention, parfois, il ne suit que son avis ! », sourit Laurent, qui partage le même regard rieur que son fils.
Valentin Delpy et Baptiste Serrano étaient déjà coéquipiers à Blagnac lors de l'année du dépôt de bilan.
Valentin Delpy et Baptiste Serrano étaient déjà coéquipiers à Blagnac lors de l'année du dépôt de bilan. Midi Olympique - Patrick Derewiany

Une expérience, elle, qui sera très riche en apprentissage... « Mais Perpignan n'était pas bon... Ça jouait mal ! », assaisonne Alain. Le spectre de la relégation est proche mais Valentin surnage, apportant sa pierre à un maintien acquis sur le fil en barrage d'accession. En parallèle, tout au long du printemps, il faisait l'objet de vives discussions pour la saison suivante. Le Stade toulousain s'était en effet mis d'accord avec Colomiers pour le prêter de l'autre côté du périph', mais les dirigeants catalans, convaincus par ses talents, se montraient pressants pour faire durer le plaisir à Aimé-Giral. L'accord préalable sera respecté, et Delpy évoluera en Pro D2 après avoir goûté aux joutes de l'élite. « On discute de tout, je lui avais demandé si ça le dérangeait de redescendre en Pro D2. Lui-même, forcément, s'était posé la question. Mais il fait confiance au Stade toulousain qui l'oriente dans ses choix, indique Baptiste Come. Il faut rappeler aussi qu'être dans la région toulousaine est très facilitant pour lui, au niveau des études (il est actuellement en quatrième année d'ostéopathie à l'Ito, à Labège, N.D.L.R.). Puis, dans tous les cas il n'y aura pas de mauvais choix : qu'il fasse une super saison à l'Usap ou qu'il gagne la Pro D2, ça reste quand même très bon. » Sans doute que l'intéressé est conscient que chaque épreuve est faite pour être surmontée...
Un gamin très demandeur et un adulte très volontaire

Ce caractère est la résultante de plusieurs choses. Le foyer où il a grandi, déjà : « Il a une mère, un père et un frère qui n'aiment pas perdre, présente le deuxième. Son frère a même arrêté les sports co' parce qu'il ne le supportait pas. Lui n'est pas différent... » Mais il est surtout son propre fait.
Valentin Delpy, demi d'ouverture de Colomiers formé à Pamiers.
Valentin Delpy, demi d'ouverture de Colomiers formé à Pamiers. Midi Olympique - Patrick Derewiany

« Tout petit et en grandissant, il respirait le rugby, se souvient Guy Géraud, ancien directeur de l'école de rugby. Il a travaillé le rugby d'une manière ludique avec les coups de pied, les transformations... » « Quand j'étais secrétaire général, mon Algeco était en bord de terrain. Ce gosse était trois, quatre soirs par semaine avec son père sur le terrain, et il butait. Il passait ses journées à ça, surenchérit Alain Dubiau. Il avait le ballon collé au pied, au terrain Magnagounet, et son père l'accompagnait beaucoup. » « Je l'ai énormément accompagné mais c'était à sa demande, répond Laurent Delpy, qui fut aussi l'entraîneur de son équipe. Il a toujours cravaché, et en rentrant le soir, il me demandait de faire une séance. » La proximité de la maison familiale au complexe sportif étant un atout. « Alors je lui préparais des séances de passe, de pied, de physiques... De tout ! Beaucoup ont pensé que le père était complètement fou : « Mais que veut-il en faire, de son fils ? » Mais moi, j'avais plutôt tendance à lui dire : « Tu me fatigues sans arrêt à vouloir des trucs. » » Dans cet ordre d'idées, une anecdote va revenir à plusieurs proches. « Pour Noël, il voulait des ballons de rugby afin de buter », poursuit le père, ex-joueur de XV puis de XIII. « Il a reçu ses douze ballons, et il était le plus heureux du monde », intervient le grand-père. « Et en changeant de catégorie, on a changé la taille des ballons », reprend Laurent, lui aussi accoudé à la main courante de Bendichou.

À lire aussi : Pro D2 - "On est toujours la meilleure défense, et de loin d’ailleurs" : en statistiques, pourquoi est-il si difficile de franchir la défense de Colomiers ?

Celui-ci observe aussi des scènes amusantes dans le jardin. « Son frère Maël a trois ans de plus, il est bûcheron et il est comme ça, reproduit-il avec ses bras. C'est lui qui a mangé la gamelle, disons. Malgré tout, Valentin insistait pour le plaquer. L'autre lui marchait dessus ! Mais Valentin, en dépit des pleurs, y revenait : « Non, tu ne passeras pas ! » » Et sa propension à vouloir défendre se retrouve encore aujourd'hui sur les pelouses de Pro D2. « S'il avait envie de faire gaffe à ça, il se serait mis à l'aile, tranche son partenaire Jules Danglot. Les Fidjiens et tous les gros gabarits adverses visent Val', comme toutes les équipes visent le 10, mais il n'est pas du genre à se protéger. S'il se prend un tank, il se prend un tank. C'est un aspect qui le fait rester dans le match. » Et quand ce match s'avère être une demi-finale de Pro D2, c'est une caractéristique précieuse...
Digest

Né le : 22 août 2003 à Saint-Jean-de-Verges (Ariège)
Mensurations : 1,85m, 89kg
Surnom : Val'
Poste : Demi d'ouverture
Clubs successifs : Pamiers (2008-2018), Blagnac (2018-2023), Toulouse (2023-février 2025), Perpignan (de février à juin 2025), Colomiers (depuis 2025), Toulouse (à partir de cet été).
Palmarès : champion de France espoirs avec Blagnac (2022), et avec Toulouse (2023).
 

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Une vraie plus value quand il va revenir lui...

 

De tous les matchs de Colomiers que j'ai vu il se balade, assez impressionnant.

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Posté(e)
Il y a 23 heures, Julien81 a dit :

Bertrand vaut largement plus que numéro 4 dans la hiérarchie,il doit passer la saison prochaine numéro 2 au pire la saison prochaine 

 

C'est exactement ça, il a 22 ans bientôt 23.

 

J'aime beaucoup Neti, il est assez constant et a l'air d'être un bon joueur de groupe, mais je comprend pas trop cette prolongation, peut être qu'il allourdit pas trop la masse salariale.

 

Aiu'nu, Mallez, Bertrand plus un espoir, aucun inter actuellement, c'était suffisant. 

 

Mais content pour lui, c'est un joueur qui fait le taf.

Posté(e)
il y a 17 minutes, papapoupa a dit :

 

C'est exactement ça, il a 22 ans bientôt 23.

 

J'aime beaucoup Neti, il est assez constant et a l'air d'être un bon joueur de groupe, mais je comprend pas trop cette prolongation, peut être qu'il allourdit pas trop la masse salariale.

 

Aiu'nu, Mallez, Bertrand plus un espoir, aucun inter actuellement, c'était suffisant. 

 

Mais content pour lui, c'est un joueur qui fait le taf.

Perso je pense que sur toutes les prolongations annoncées (à part peut être Banos) quasi toutes l’ont été à la baisse …

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Posté(e)
il y a 2 minutes, Pacino31 a dit :

Perso je pense que sur toutes les prolongations annoncées (à part peut être Banos) quasi toutes l’ont été à la baisse …

Sûrement car Bernes rôde. :biggrin:

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Top 14 : «C’est l’état d’esprit qui doit revenir au maximum», met en garde Romain Ntamack face à l’inconstance du Stade Toulousain

Avant la réception de Lyon samedi, l’ouvreur international des Rouge et Noir fait le point en plein sprint final en Top 14. Et appelle à la mobilisation pour éviter les trous d’air récemment aperçus.

 

Le Stade Toulousain, leader incontesté du Top 14 (8 points d’avance sur Montpellier, 2e), validera sa qualification directe pour les demi-finales à Marseille en cas de victoire, samedi, face à Lyon, à l’occasion de la 25e et avant-dernière journée du championnat. À l’approche du sprint final, les triples champions de France en titre ont enregistré les retours du trois-quarts international italien Ange Capuozzo, absent depuis mi-février en raison d’une blessure à l’épaule, et du demi de mêlée et capitaine du XV de France, Antoine Dupont, remis d’une gêne aux adducteurs.

 

Autres renforts, ceux du pilier droit Georges-Henri Colombe (gêne au muscle fessier), du troisième ligne Alexandre Roumat (petite blessure au pied) et de l’arrière ou ailier écossais Blair Kinghorn (côtes). Toulouse voudra se reprendre après avoir été giflé à La Rochelle (38-10), le 17 mai lors de la dernière journée. Avant le match de samedi (14h30) à Ernest-Wallon, l’ouvreur international Romain Ntamack a fait le point, ce jeudi en conférence de presse, sur le Stade Toulousain qui n’a remporté que quatre de ses huit derniers matches, toutes compétitions confondues.

 

Avez-vous regardé la finale de la Champions Cup de l’UBB ? 
Romain Ntamack : Je n’ai pas regardé.

Comment abordez-vous le sprint final en Top 14 ?
Depuis ma reprise fin mars, je me sens plutôt bien. J’ai enchaîné les matchs. Ça suit physiquement, c’était un peu mon objectif sur cette fin de saison et j’ai travaillé pour. Je suis plutôt content de tout ce qui a été fait depuis mon retour. On va attaquer les matchs couperets, les matches de phase finale. Il nous reste deux matchs à jouer, avec une victoire sur les deux pour nous qualifier directement en demi-finale. Donc on travaille dur. Tout n’a pas été parfait sur les dernières semaines, mais on travaille bien. On s’est dit beaucoup de choses. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain jusqu’à la fin de la saison.

 

Je suis assez satisfait de mes performances. Tout suit. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, donc je touche du bois pour que ça continue

Vous enchaînez les matches, après avoir enchaîné les galères physiques...
Ça fait du bien d’enchaîner autant. Je me sens bien physiquement, donc c’était aussi ma demande de jouer tant que ça va, tant que je suis bon, tant que je me sens bien. C’était un peu mon objectif à mon retour de blessure et c’est le cas maintenant. Je suis assez satisfait de mes performances. Tout suit. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, donc je touche du bois pour que ça continue. En tout cas, j’espère continuer sur ma lancée sur les matchs qui arrivent sur cette fin de saison.

Le Stade Toulousain enchaîne les performances en dents de scie ces derniers temps. Qu’est-ce qui vous manque pour arriver à retrouver du liant ? 
Ce manque de régularité est assez criant depuis le début de la saison. Ça a été un peu le point noir cette saison de ne pas réussir à enchaîner des performances de haut vol. On a pu en faire de très bonnes et de très mauvaises. C’est ce qui est assez dommageable. Maintenant, on sait que sur les matchs de phase finale, peu importe la manière, il faut gagner. L’objectif dès ce week-end va être de gagner. La manière, on verra plus tard. Mais l’état d’esprit, c’est ce qui n’a pas à La Rochelle et sur d’autres matchs cette saison. Ça a été un gros point noir. L’état d’esprit va vraiment être au cœur de notre fin de saison.

Vous retrouvez sur les bases, c’est ce qui est primordial pour que le reste suive ?
Il ne faut pas faire compliqué, se retrouver sur les bases, se retrouver collectivement, avoir envie de jouer pour le copain, avoir envie de rattraper l’erreur du copain à côté. C’est vraiment ça qui nous manque un peu aujourd’hui. Et ne pas baisser les bras trop vite sur des matchs où le bras de fer s’installe. On sait très bien que sur les prochaines échéances, ça va être des matchs serrés. Donc si on lâche trop vite comme on a pu le faire sur les matchs couperets, on ne soulèvera encore rien cette année. C’est vraiment cet objectif-là : jouer des matchs durs, tenir jusqu’au bout et puis on verra les résultats à la fin.

 

Vous êtes triples champions de France en titre. Est-ce dur de garder la motivation intacte ?
Je pense qu’il n’y a pas besoin de chercher trop loin, pas besoin non plus de trop se creuser la tête, de se chercher des problèmes là où il n’y en a pas. Mais oui, c’est vraiment une saison un peu bizarre parce qu’on bat encore beaucoup de records, mais en même temps, on passe à côté sur beaucoup de matchs. Donc c’est assez frustrant parfois parce qu’après certains week-ends, on se dit qu’on a enfin trouvé la formule qui nous va bien. Et puis le week-end d’après, tout s’écroule. Donc c’est vrai que c’est un peu particulier. Encore une fois, tout ce qui a été fait avant nous a permis d’être en position de nous qualifier directement en demi-finale dès ce week-end. Donc tout n’est pas à jeter. Mais il y a des choses à corriger et on le sait trop bien, nous qui avons l’habitude de jouer ce genre de matchs : la fin de saison et les phases finales se jouent sur des détails. Donc il va falloir être appliqués et avoir un état d’esprit irréprochable si on veut espérer aller plus loin sur les matchs qui arrivent.

On bataille toute l’année pour jouer ce genre de matchs qui vont arriver en juin, donc on ne peut pas gâcher tout le travail qui a été fait par tout le monde

Avec autant d’avance au classement, êtes-vous tombé dans une forme de confort ? 
Non, je ne pense pas qu’on était trop confortables. Mais je pense que sur certains matchs, on n’a pas mis l’engagement et le collectif nécessaires pour espérer mieux. Il y a des matchs où on est passés à côté et d’autres où l’on a lâché facilement. On a perdu des matchs parce qu’on n’a pas été attentifs collectivement ou parce qu’on n’a pas fait certains efforts qui auraient pu nous faire gagner certains matchs à l’extérieur. C’est ce qui a été assez frustrant parfois. Mais c’est fait... Encore une fois, tout n’est pas à jeter. On est premiers, on a de l’avance, on a l’opportunité de se qualifier directement en demi, donc il faut qu’on la saisisse. Et puis on verra ce qui se passe sur les prochaines semaines.

Vous avez eu plusieurs week-ends sans jouer après votre élimination en quarts de finale de la Champions Cup. Avez-vous besoin de plus jouer ?
Travailler ça à ce moment-là de la saison, je ne pense pas. C’est juste l’état d’esprit qui doit revenir au maximum. On bataille toute l’année pour jouer ce genre de matchs qui vont arriver en juin, donc on ne peut pas gâcher tout le travail qui a été fait par tout le monde, tout l’investissement qui a été mis par tous les mecs tout au long de l’année pour se saborder sur les matchs qui arrivent. Je pense vraiment que l’état d’esprit et le collectif sont primordiaux et que c’est ce qui nous fera encore gagner des matchs si on le met le curseur à 100%. Ce qui n’a pas été le cas sur certains matchs, notamment en Coupe d’Europe, c’est que les gros matchs qui sont arrivés, on n’a pas été capables d’élever notre niveau de jeu collectivement. Et quand on n’est pas à 100%, on se fait battre.

Quel regard portez-vous sur vos performances récentes ?
Je me sens plutôt bien. Je suis plutôt content, satisfait. Physiquement, ça suit. Dans la tête, ça me permet d’être plus libéré aussi et de prendre du plaisir sur le terrain. Je n’espère qu’une chose : que ça continue. Dès ce week-end, on est sur les phases finales, mais le plaisir que j’ai de rejouer depuis sept, huit, neuf matchs maintenant est vraiment au maximum. Je suis très satisfait de mes performances et encore une fois, je croise les doigts pour que ça continue.

J’ai trop vécu depuis un an et demi, deux ans, des saisons compliquées physiquement, pour me projeter sur la prochaine Coupe du monde

Parlez-vous, entre vous, d’aller soulever un quatrième bouclier consécutif ?
Évidemment, on ne va pas s’en cacher. Ça arrive, donc évidemment que c’est l’objectif. On ne sera pas les seuls à le vouloir, mais bien sûr que c’est l’objectif. Si on fait les performances qui ont été les nôtres comme à La Rochelle ou à domicile contre Clermont, c’est sûr que ce ne sera pas nous qui le soulèverons. (...) Tout le monde, que ce soit les joueurs, le staff, des plus petits au président, tout le monde est en ordre de marche pour essayer de faire l’exploit de soulever un quatrième bouclier consécutif. C’est ce qui doit nous motiver aujourd’hui.

 

La Coupe du monde en Australie va arriver dans un peu plus d’un an. Est-ce que c’est dans un coin de votre tête ?
Non, pas du tout. J’ai trop vécu depuis un an et demi, deux ans, des saisons compliquées physiquement, pour me projeter plus loin que ça. Là, tant que je me sens bien physiquement, je ne regarde pas plus loin que le week-end qui arrive. Je me projette uniquement sur ça et on verra par la suite. J’ai trop connu de galères depuis la dernière Coupe du monde que j’ai loupée pour me projeter plus loin. Pour l’instant, je suis 100% focalisé avec le Stade, 100% focalisé avec le match qui arrive ce week-end, le week-end d’après et ce qui arrivera par la suite.

 

 

 

 

 

 

  • Merci 8
Posté(e) (modifié)
il y a 3 minutes, Coccinelle a dit :

 

C'est pour les abonnés...:(

 

Top 14 : Juan Cruz Mallia se voit bien « rester à Toulouse toute sa vie »


 

Le trois-quarts argentin Juan Cruz Mallia, blessé depuis novembre dernier, vient de prolonger jusqu’en 2029 dans un club qui a changé sa « manière de voir le rugby »

 

Comment vous sentez-vous six mois après votre rupture des ligaments croisés du genou droit ?

J’ai eu une consultation avec le ‘’Doc’’, ça s’est très bien passé, on vise la pré-saison de la saison prochaine pour reprendre.

 

Comment avez-vous vécu les premiers jours post-blessure ?

J’essayais toujours d’avoir le sourire, d’avoir le bon état d’esprit. Je savais que c’était une blessure qui allait prendre du temps. J’ai toujours essayé de me concentrer sur ce que je pouvais faire pour faire une bonne rééducation. […] On commence la rééducation avant, mais aussi le lendemain de l’opération, donc on n’a pas trop le temps de réfléchir ni d’être un peu mal parce qu’il faut se mettre en mode rééducation vite. C’est un autre défi qui va me nourrir et va m’aider pour le reste de ma carrière.

 

 

Direz-vous que cette coupure a pu vous faire du bien ?

Je suis rentré deux semaines en Argentine en février, ce que je n’avais pas fait depuis mon arrivée. En février, c’est les vacances, c’est l’été là-bas, ça m’a fait du bien, j’ai rechargé les batteries là-bas, tu profites de faire des choses que tu ne fais pas quand tu joues quasiment tous les week-ends. En plus, nous, les Argentins, avons des calendriers un peu plus serrés que les autres. Ca faisait cinq ans que je n’avais pas fait une pré-saison, ça va être la première année que je vais arriver à la faire. […] J’en profite pour faire de la musculation pure, pour laisser mon corps souffler un peu des coups.

 

Parvenez-vous à maintenir le contact avec le groupe ?

J’aime bien rester collé au groupe, aider où je peux être utile. Pour la Coupe d'Europe, avec tous les blessés, on a aidé pour faire des analyses individuelles des joueurs d’en face et les présenter au groupe. Ça donne un autre regard, […] on se met un peu à la place de nos coachs et on essaie de les comprendre aussi. J’aime bien discuter avec eux, proposer des choses, ils me demandent souvent mon regard.

 

Cela vous aide-t-il à gérer la frustration d’être loin du terrain ?

Je viens juste de commencer la course, les ‘’skills’’ (travail technique, NDLR), je ne me sentais pas capable de jouer encore, mais je pense que dans un mois, quand les phases finales vont commencer, ça va être un peu dur et frustrant. Mais jusqu’à maintenant, comme je ne me sentais pas capable de jouer, ce n’était pas trop frustrant. C’est sûr que le terrain me manque beaucoup, de m’entraîner avec mes copains, de préparer les matches et de jouer le week-end.

 

Vous avez récemment prolongé à Toulouse jusqu’en 2029, s’agissait-il d’une évidence ?

Je voulais rester, le club voulait que je reste, du coup ce n’était pas des négociations compliquées, les deux camps étaient d’accord pour continuer cette aventure. C’est un plaisir de continuer dans ce grand club, je me sens comme à la maison, depuis mon arrivée ils m’ont très bien reçu, ça me plaît d’être ici, l’un des meilleurs clubs d’Europe et du monde. Et si j’ai la chance de rester ici toute ma vie, je le ferai.

 

Que vous a apporté ce club au cours de vos quatre premières saisons ?

Ça a changé ma manière de voir le rugby. Avant mon arrivée, je n’avais joué qu’en Argentine, aux Jaguares, j’avais fait toute ma formation là-bas, je pensais que la seule manière de voir le rugby, c’était celle que j’avais apprise en Argentine. Quand je suis arrivé ici j’ai découvert une autre manière de jouer, de regarder, de faire, de s’entraîner. Et j’ai appris la liberté de jouer un peu partout sur le terrain, de jouer depuis partout aussi, même dans l’en-but, de regarder en face où est l’espace, pour le jouer, le tenter, foncer tout le temps. J’ai grandi ici comme joueur, de façon exponentielle.

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il y a 3 minutes, Coccinelle a dit :

 

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Top 14 : Juan Cruz Mallia se voit bien « rester à Toulouse toute sa vie »

Juan Cruz Mallia. Juan Cruz Mallia. © Crédit photo : AFP
Par SudOuest.fr avec AFP
Publié le 29/05/2026 à 10h12.
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Le trois-quarts argentin Juan Cruz Mallia, blessé depuis novembre dernier, vient de prolonger jusqu’en 2029 dans un club qui a changé sa « manière de voir le rugby »

Comment vous sentez-vous six mois après votre rupture des ligaments croisés du genou droit ?

J’ai eu une consultation avec le ‘’Doc’’, ça s’est très bien passé, on vise la pré-saison de la saison prochaine pour reprendre.

Comment avez-vous vécu les premiers jours post-blessure ?

J’essayais toujours d’avoir le sourire, d’avoir le bon état d’esprit. Je savais que c’était une blessure qui allait prendre du temps. J’ai toujours essayé de me concentrer sur ce que je pouvais faire pour faire une bonne rééducation. […] On commence la rééducation avant, mais aussi le lendemain de l’opération, donc on n’a pas trop le temps de réfléchir ni d’être un peu mal parce qu’il faut se mettre en mode rééducation vite. C’est un autre défi qui va me nourrir et va m’aider pour le reste de ma carrière.

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Direz-vous que cette coupure a pu vous faire du bien ?

Je suis rentré deux semaines en Argentine en février, ce que je n’avais pas fait depuis mon arrivée. En février, c’est les vacances, c’est l’été là-bas, ça m’a fait du bien, j’ai rechargé les batteries là-bas, tu profites de faire des choses que tu ne fais pas quand tu joues quasiment tous les week-ends. En plus, nous, les Argentins, avons des calendriers un peu plus serrés que les autres. Ca faisait cinq ans que je n’avais pas fait une pré-saison, ça va être la première année que je vais arriver à la faire. […] J’en profite pour faire de la musculation pure, pour laisser mon corps souffler un peu des coups.

Parvenez-vous à maintenir le contact avec le groupe ?

J’aime bien rester collé au groupe, aider où je peux être utile. Pour la Coupe d'Europe, avec tous les blessés, on a aidé pour faire des analyses individuelles des joueurs d’en face et les présenter au groupe. Ça donne un autre regard, […] on se met un peu à la place de nos coachs et on essaie de les comprendre aussi. J’aime bien discuter avec eux, proposer des choses, ils me demandent souvent mon regard.

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Cela vous aide-t-il à gérer la frustration d’être loin du terrain ?

Je viens juste de commencer la course, les ‘’skills’’ (travail technique, NDLR), je ne me sentais pas capable de jouer encore, mais je pense que dans un mois, quand les phases finales vont commencer, ça va être un peu dur et frustrant. Mais jusqu’à maintenant, comme je ne me sentais pas capable de jouer, ce n’était pas trop frustrant. C’est sûr que le terrain me manque beaucoup, de m’entraîner avec mes copains, de préparer les matches et de jouer le week-end.

Vous avez récemment prolongé à Toulouse jusqu’en 2029, s’agissait-il d’une évidence ?

Je voulais rester, le club voulait que je reste, du coup ce n’était pas des négociations compliquées, les deux camps étaient d’accord pour continuer cette aventure. C’est un plaisir de continuer dans ce grand club, je me sens comme à la maison, depuis mon arrivée ils m’ont très bien reçu, ça me plaît d’être ici, l’un des meilleurs clubs d’Europe et du monde. Et si j’ai la chance de rester ici toute ma vie, je le ferai.

Que vous a apporté ce club au cours de vos quatre premières saisons ?

Ça a changé ma manière de voir le rugby. Avant mon arrivée, je n’avais joué qu’en Argentine, aux Jaguares, j’avais fait toute ma formation là-bas, je pensais que la seule manière de voir le rugby, c’était celle que j’avais apprise en Argentine. Quand je suis arrivé ici j’ai découvert une autre manière de jouer, de regarder, de faire, de s’entraîner. Et j’ai appris la liberté de jouer un peu partout sur le terrain, de jouer depuis partout aussi, même dans l’en-but, de regarder en face où est l’espace, pour le jouer, le tenter, foncer tout le temps. J’ai grandi ici comme joueur, de façon exponentielle.

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"Ca faisait cinq ans que je n’avais pas fait une pré-saison, ça va être la première année que je vais arriver à la faire. […]"

Tu m'étonnes qu'à un moment ça craque..... !

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il y a 38 minutes, Coccinelle a dit :

"Ca faisait cinq ans que je n’avais pas fait une pré-saison, ça va être la première année que je vais arriver à la faire. […]"

Tu m'étonnes qu'à un moment ça craque..... !

On a vu la diff avec Coleman cette saison, c'est clair que ça joue sur certains joueurs.

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Disparition de Medhi Narjissi : les détails du témoignage de la touriste française
Le 7 août 2024, Medhi Narjissi, jeune joueur de l'équipe de France U18 de rugby, disparaissait en mer en Afrique du Sud. Une touriste française, qui a averti du danger encouru à au moins un membre du staff, a effectué un témoignage spontané. Nous avons pu le consulter.
 
La plage de Dias Beach, en Afrique du Sud, où Medhi Narjissi a disparu le 7 août 2024. (M. Nkateko /L'Équipe)
 
La plage de Dias Beach, en Afrique du Sud, où Medhi Narjissi a disparu le 7 août 2024. (M. Nkateko /L'Équipe)
Sébastien Tarragopublié le 29 mai 2026 à 18h50mis à jour le 29 mai 2026 à 19h07
4 minutes
 

Quelques instants avant la disparition en mer de Medhi Narjissi, le 7 août 2024, alors qu'il était censé effectuer une séance de récupération encadrée dans l'eau froide sur l'une des plages les plus dangereuses au monde, des joueurs et des encadrants de l'équipe de France U18 ont croisé sur le chemin menant à la plage des touristes français.

 
 
 
 

L'information avait été évoquée, il y a quelques mois, dans Le Parisien et Sud-Ouest. Mais la version de ces voyageurs n'était pas encore connue. L'Équipe a eu accès au témoignage spontané adressé le 17 août 2024 au consulat général de France au Cap par la mère de famille en question. Celui-ci confirme qu'elle avait averti ses compatriotes du danger qu'ils courraient en se baignant sur cette plage.

 
 

Ce courrier avait déjà été adressé au parquet d'Agen en août 2024. Manifestement surprise qu'il n'ait pas donné lieu à une convocation pour que le témoin renouvelle son témoignage en procédure, Léopoldine Fay, magistrate de liaison au centre de crise et de soutien au ministère des Affaires étrangères, a renouvelé son envoi, cette fois au juge d'instruction en charge du dossier, qui a changé depuis, le 16 juillet 2025. Nous avons pu le consulter.

 
 

« En observant cette baignade toujours sur le même chemin surplombant la plage, nous avons manifesté à haute voix notre étonnement et notre inquiétude de voir se baigner des jeunes gens à cet endroit qui est de toute évidence dangereux »

Une touriste française présente à Dias Beach le 7 août 2024

 
 
 
 
 

« Le mercredi 7 août 2024 vers 14 h 30 environ, j'étais avec mon mari et nos deux filles en promenade sur le chemin longeant et surplombant la mer et la plage de Dias Beach en direction du cap de Bonne-Espérance, écrit la vacancière française. Nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos du panorama des falaises et de la plage qui était alors déserte. Quelques minutes plus tard, nous avons observé les jeunes de l'équipe de France de rugby effectuant la descente depuis le chemin jusqu'à la plage de Dias Beach et allant dans l'eau. »

 
 
 

La mère de famille poursuit son récit, qui met à mal la thèse d'une séance de travail encadrée sérieusement : « Il y avait environ une vingtaine de jeunes en maillots de bain dans l'eau. Ils avaient pied. Certains étaient près du bord et d'autres - une quinzaine environ - étaient plus avancés dans l'eau. Je dirais à une vingtaine de mètres environ du bord. J'ai constaté une grande d'excitation, des jeux et des cris d'amusement de la part de ces jeunes lorsqu'ils étaient dans l'eau. »

 

Les vagues ne sont « pas encore très hautes », mais « il y a beaucoup d'écumes ». « J'ai observé que certains jeunes plongeaient dans l'écume, la tête sous l'eau, poursuit la mère de famille. En observant cette baignade toujours sur le même chemin surplombant la plage, nous avons manifesté à haute voix notre étonnement et notre inquiétude de voir se baigner des jeunes gens à cet endroit qui est de toute évidence dangereux compte tenu de sa configuration près de hautes falaises, des forts courants et des vagues. »

 

« Personne n'aurait l'idée de se baigner à cet endroit malgré la grande beauté de cette plage, sauf peut-être à se tremper le bout des pieds, estime-t-elle. Un des membres du personnel encadrant qui nous a croisés sur le chemin nous a entendu dire à haute voix que nous trouvions cette baignade"dangereuse et inconsciente". » Certains membres du staff ont en effet rejoint les jeunes alors qu'ils étaient déjà dans l'eau. « Il nous a précisé qu'il s'agissait d'un exercice de récupération en eau froide », écrit la témoin de la scène.

 

Un troisième membre du staff a-t-il été averti du danger ?

Qui pouvait bien être ce membre du staff ? Robin Ladauge, le préparateur physique mis en examen pour avoir organisé cette séance ? Impossible. Il se baignait déjà à ce moment-là. Stéphane Cambos, le manager de l'équipe de France U18 également mis en examen ? Le timing pourrait correspondre. Mais si la formulation peu laisser place à l'interprétation, Cambos a toujours affirmé qu'il était opposé à cette séance dans l'eau. Sa réponse pourrait ainsi paraître peut cohérente avec ses déclarations devant le juge. Sollicité, il a consulté nos messages mais ne nous a pas répondu.

 

La mère de famille, qui vit à Paris, a joint à son courrier des photos de la plage au moment de la baignade. Contactée, elle n'a pas voulu s'exprimer. « Je ne souhaite pas témoigner dans la presse, nous a-t-elle indiqué ce vendredi. Je le ferai dans le cadre du procès. Évidemment, je me tiens à la disposition de la justice et j'imagine que je vais être entendue dans le cadre de l'instruction. »

 

Cela n'a pas encore été le cas. Ce témoignage pourrait s'avérer déterminant car il pourrait mettre en cause Cambos ou indiquer qu'un troisième membre du staff, au moins, a été directement prévenu du danger et qu'il n'a pas réagi. La touriste française pourrait aussi éventuellement reconnaître sur photo l'adulte avec lequel elle a échangé.

 
 

À ce stade, Robin Ladauge, le préparateur physique, Stéphane Cambos, le manager, et la Fédération française de rugby, en tant que personne morale, ont été mis en examen. Ils sont présumés innocents. Selon nos informations, une demande d'acte de la part de la famille Narjissi afin de mettre en examen Florian Grill, le président de la FFR, et Olivier Lièvremont, le directeur technique national, ainsi qu'une demande de réquisitoire supplétif aux fins de mise en examen des autres encadrants ont été rejetées le 24 septembre dernier.

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