Tolosenc Posté(e) 24 mai Posté(e) 24 mai (modifié) On apprend (ou pas, dans la dernière 1min30 de l'interview) que Novès lui a proposé de finir à Toulouse. Modifié 24 mai par Tolosenc 1 1
Ardbeg Posté(e) 27 mai Posté(e) 27 mai Et notre ami Pita encore titulaire pour la 16ème et dernière journée de Super Rugby. 3
Gabi Posté(e) 27 mai Posté(e) 27 mai Le 24/05/2026 à 20:39, Tolosenc a dit : On apprend (ou pas, dans la dernière 1min30 de l'interview) que Novès lui a proposé de finir à Toulouse. Faut vraiment s'appeler Bernard Laporte pour ne pas partir à la coupe du monde avec un joueur pareil. (Surtout pour lui préférer un Liebenberg) 4
LaBoule3164 Posté(e) 27 mai Posté(e) 27 mai Le 24/05/2026 à 20:39, Tolosenc a dit : On apprend (ou pas, dans la dernière 1min30 de l'interview) que Novès lui a proposé de finir à Toulouse. Merci pour le partage. Super intéressant. Vraiment un mec plombé ! Un profil que j’imaginais bien à la présidence du Stade. Un jour peut être. Mais que de beaux souvenirs au milieu des années 90, et quelle tristesse de la voir dans partir au CO… au même titre que le départ de Cali. 2
Julien81 Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 15 heures, LaBoule3164 a dit : Merci pour le partage. Super intéressant. Vraiment un mec plombé ! Un profil que j’imaginais bien à la présidence du Stade. Un jour peut être. Mais que de beaux souvenirs au milieu des années 90, et quelle tristesse de la voir dans partir au CO… au même titre que le départ de Cali. Califano c était pour une aventure en NZ apres presque 10 ans au stade,compréhensible pour moi ,mais Castaignede à Castres, oui c était pénible..Il aurait pu devenir un 10 de légende pour moi s il était resté au Stade..et sa transformation physique aux Saracens à coup de créatine autorisée en Angleterre a flingué sa carrière.. 5
Ardbeg Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai il y a 39 minutes, Julien81 a dit : Califano c était pour une aventure en NZ apres presque 10 ans au stade,compréhensible pour moi ,mais Castaignede à Castres, oui c était pénible..Il aurait pu devenir un 10 de légende pour moi s il était resté au Stade..et sa transformation physique aux Saracens à coup de créatine autorisée en Angleterre a flingué sa carrière.. Pour Califano, ce n'était pas tellement son départ le problème, mais son retour. 6
LaBoule3164 Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 5 heures, Ardbeg a dit : Pour Califano, ce n'était pas tellement son départ le problème, mais son retour. Exactement. Il devait revenir au stade après son aventure en NZ… et finalement non…
daqcxv Posté(e) 29 mai Posté(e) 29 mai Il y a 15 heures, LaBoule3164 a dit : Exactement. Il devait revenir au stade après son aventure en NZ… et finalement non… de memoire un salaire divisé par 2 supposé Apres son retour. On peut appeler Ca une planche savonnée ? Une des très rares déceptions avec le duo dirigeants de l’époque.
LaBoule3164 Posté(e) 29 mai Posté(e) 29 mai il y a 20 minutes, daqcxv a dit : de memoire un salaire divisé par 2 supposé Apres son retour. On peut appeler Ca une planche savonnée ? Une des très rares déceptions avec le duo dirigeants de l’époque. Je ne l’avais plus en tête cette info. dans les autres déceptions, il y avait le fait de ne pas faire rentrer en finale Soula et Deylaud en finale en 99 contre Clermont, même si le match était très serré (15-11)… sortie assez triste pour ces 2 monuments. 2
GuyNess Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet Castets a trouve un nouveau club bonne chance a lui https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Transferts-clement-castets-retrouve-un-defi-en-nouvelle-zelande/1701531 2
Vonia Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet Il y a 2 heures, GuyNess a dit : Castets a trouve un nouveau club bonne chance a lui https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Transferts-clement-castets-retrouve-un-defi-en-nouvelle-zelande/1701531 vous m'enlèverez pas de l'esprit que ce joueur est un énorme gâchis.. 4
Julien81 Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet il y a 6 minutes, Vonia a dit : vous m'enlèverez pas de l'esprit que ce joueur est un énorme gâchis.. Pareil,grosse erreur d avoir quitté le stade qui avait réussi à le remettre sur pied et à un très bon niveau 1
Dede11 Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet il y a 47 minutes, Vonia a dit : vous m'enlèverez pas de l'esprit que ce joueur est un énorme gâchis.. Il vit son rêve.
GuyNess Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet Il y a 3 heures, Vonia a dit : vous m'enlèverez pas de l'esprit que ce joueur est un énorme gâchis.. Est ce que son but c’était de devenir titu en top 14 avec tous les efforts et sacrifices indispensables ou de jouer au rugby pour s’amuser tout en profitant pour découvrir des pays ? 1
smiticks Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet Est ce que vous savez ce que cela veut dire d'être athlète de très haut niveau ? Avec tous les sacrifices que cela comporte ?
Julien81 Posté(e) 5 juillet Posté(e) 5 juillet Il y a 2 heures, smiticks a dit : Est ce que vous savez ce que cela veut dire d'être athlète de très haut niveau ? Avec tous les sacrifices que cela comporte ? Alors les sacrifices pour être sportif de haut niveau et vivre très confortablement de ma passion durant 10 ans même si c est parfois dur j aurais bien aimé les faire plutôt que me lever depuis des années pour faire un truc que je n aime pas et gagner une misère . Si je pouvais avoir une autre vie et qu on me dise tu vas pouvoir faire du padel durant 10-15 ans ,voyager dans le monde pour jouer, gagner plutôt bien ta vie mais il y aura quelques sacrifices à faire,je signe des 2 mains,des 2 pieds..
Julien81 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Il y a 13 heures, Novesbreizh a dit : Pas le padel, pitié 😂 Ben si pourquoi ??
Novesbreizh Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Perso , je n’aime pas… je trouve qu’on ne se dépense pas assez 🫢…
Julien81 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet à l’instant, Novesbreizh a dit : Perso , je n’aime pas… je trouve qu’on ne se dépense pas assez 🫢… J ai fait beaucoup de tennis,je ne prends plus de plaisir ,le padel est une bonne alternative ,l âge avacant en plus, ou je m amuse beaucoup plus Si ce sport avait existe lorsque j avais 10 ans,j aurais plutôt fait ça au lieu du tennis. C est plus ludique pour moi.. Quant à la dépense physique, personnellement ça me convient
smiticks Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Il y a 16 heures, Julien81 a dit : Alors les sacrifices pour être sportif de haut niveau et vivre très confortablement de ma passion durant 10 ans même si c est parfois dur j aurais bien aimé les faire plutôt que me lever depuis des années pour faire un truc que je n aime pas et gagner une misère . Si je pouvais avoir une autre vie et qu on me dise tu vas pouvoir faire du padel durant 10-15 ans ,voyager dans le monde pour jouer, gagner plutôt bien ta vie mais il y aura quelques sacrifices à faire,je signe des 2 mains,des 2 pieds.. Désolé de te contredire, mais ce ne sont pas des arguments ça.. Tu parles de toi, de ce que tu aurais fait.. mais le Hic c'est que justement tu n'as pas été confronté à la réalité que rencontre les sportifs de haut niveau..
Julien81 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet (modifié) il y a 38 minutes, smiticks a dit : Désolé de te contredire, mais ce ne sont pas des arguments ça.. Tu parles de toi, de ce que tu aurais fait.. mais le Hic c'est que justement tu n'as pas été confronté à la réalité que rencontre les sportifs de haut niveau.. Pas confronté c est sur mais faire des sacrifices durant 10 ans pour vivre encore une fois très confortablement de sa passion,je pense que beaucoup de gens aimerait y être confronté. Se réveiller avec la banane plutôt qu en râlant..et j échangerais volontiers,ne serait ce que 5 ans leurs vies contre la mienne.. Personne ne nie que ce ne doit pas être simple,néanmoins je ne pense pas qu il faille non plus les plaindre.. Modifié 6 juillet par Julien81
smiticks Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Pour fini il y a 55 minutes, Julien81 a dit : Pas confronté c est sur mais faire des sacrifices durant 10 ans pour vivre encore une fois très confortablement de sa passion,je pense que beaucoup de gens aimerait y être confronté. Se réveiller avec la banane plutôt qu en râlant..et j échangerais volontiers,ne serait ce que 5 ans leurs vies contre la mienne.. Personne ne nie que ce ne doit pas être simple,néanmoins je ne pense pas qu il faille non plus les plaindre.. Juste pour finir, est ce que je les ai plains ? il ne me semble pas.. 1
Novesbreizh Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Il y a 2 heures, Julien81 a dit : J ai fait beaucoup de tennis,je ne prends plus de plaisir ,le padel est une bonne alternative ,l âge avacant en plus, ou je m amuse beaucoup plus Si ce sport avait existe lorsque j avais 10 ans,j aurais plutôt fait ça au lieu du tennis. C est plus ludique pour moi.. Quant à la dépense physique, personnellement ça me convient Moi , j’ai clairement préféré le tennis ..j’ai un souci , il faut que je fasse tout à fond : ultra trail , Gravel , coach ..ma femme me dit que je suis hyperactif 😂.. pardon , je suis hors sujet ☺️
Dede11 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Il y a 2 heures, Novesbreizh a dit : Moi , j’ai clairement préféré le tennis ..j’ai un souci , il faut que je fasse tout à fond : ultra trail , Gravel , coach ..ma femme me dit que je suis hyperactif 😂.. pardon , je suis hors sujet ☺️ Un lapin quoi !
Julien81 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet https://www.rugbyrama.fr/2026/07/06/entretien-le-rugby-ne-ma-jamais-quitte-solitude-burn-out-et-secrets-de-vestiaires-le-grand-entretien-de-claude-onesta-13455879.php
C’est un message populaire. diogene Posté(e) 6 juillet C’est un message populaire. Posté(e) 6 juillet il y a 35 minutes, Julien81 a dit : https://www.rugbyrama.fr/2026/07/06/entretien-le-rugby-ne-ma-jamais-quitte-solitude-burn-out-et-secrets-de-vestiaires-le-grand-entretien-de-claude-onesta-13455879.php En clair : ENTRETIEN. "Le rugby ne m'a jamais quitté" : solitude, burn-out et secrets de vestiaires, le grand entretien de Claude Onesta Article rédigé par Jérémy Fadat Claude Onesta nous a accordé un long entretien pour parler de ses racines, de son parcours, de son « Académie des Coachs », du rôle d’entraîneur, de performance, des Jeux olympiques, de Coupe du monde, d’Antoine Dupont, de Fabien Galthié, de solitude, de choix et de liberté. Il nous a surtout parlé de ce rugby qui l’accompagne depuis sa tendre enfance, des hommes qui y jouent, qui le dirigent et nous a livré son regard qui ne manque pas de lucidité et de lumière fut-elle parfois aveuglante sur ce monde ovale… Vous êtes né à Albi et vous avez vécu dès votre plus jeune âge à Toulouse où vos parents travaillaient. Votre mère Ginette est Tarnaise, votre père Agostino Italien, émigré avec sa famille pour fuir le fascisme. Vous venez de villes très rugby, votre père y a lui-même joué à XIII, pourquoi ne vous êtes-vous pas naturellement dirigé vers le rugby plutôt que le handball ? C’est un rendez-vous manqué. Effectivement, je suis né il y a 69 ans à Albi, puis j’ai toujours vécu à Toulouse. Mes premiers émois sportifs, ce sont des pensées, des regards, des images de rugby. Et le premier club dans lequel je vais m’engager pour faire du sport, c’est celui de rugby de mon quartier. J’habitais entre Jolimont et La Roseraie (deux quartiers du centre-ville toulousain, NDLR) et il y a un club qui s’appelait à l’époque l’ASEAT, celui des usines aéronautiques toulousaines. Vous avez donc commencé par le rugby. Effectivement. Je vais m’inscrire au rugby naturellement. A l’époque, il n’y pas une offre pléthorique de pratiques comme les gosses peuvent avoir aujourd’hui à portée de main. Donc je vais dans la section rugby et c’est un vrai bordel, avec des dirigeants et des entraîneurs qui n’y sont pas. Il y a toujours quelqu’un qui a oublié les maillots, ou d’inscrire l’équipe à la compétition. Vraiment, un bordel… Mais je suis plutôt grand, athlétique, donc assez à l’aise dans la pratique. Mais le hasard fait qu’à côté de la section rugby, il y en a une handball historique, qui date de l’arrivée des Pieds-Noirs. Et dans la communauté des Pieds-Noirs qui rejoignent la France dans les années 1960, il y a des entraîneurs historiques du handball de l’époque, qui étaient entraîneurs à Oran, professeurs de gym dans des collèges et lycées toulousains et qui vont attirer tous les autres handballeurs Pieds-Noirs qui arrivent autour de Toulouse. Cette section est dirigée par des profs, beaucoup mieux structurée et organisée. Donc, plus intéressante. Poussé par les copains, je décide de m’inscrire au handball. C’est vraiment le hasard de ma vie. Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball et responsable de la haute performance à l’Agence nationale du sport. Patrick Derewiany. Mais le rugby vous avait très vite attiré ? Oui, j’ai toujours été habité par le rugby, ça a toujours été une passion. Je n’ai jamais eu d’image de joueur de handball dans ma chambre. Moi, c’était les Villepreux, Camberabero, le père et l’oncle. Mes modèles de l’époque. Et puis, les Cester, Walter, Carrère. C’était ça, ma jeunesse. Ces générations et les suivantes ont fait que je regardais ça avec gourmandise. Mais je m’étais embarqué dans l’aventure du handball, avec mes copains, un encadrement sérieux et qui participe à construire un peu ta vie d’adolescent. Même si j’ai souvent failli y repartir. Et cela ne vous a jamais quitté ? Chaque fois que j’ai eu l’opportunité d’y retourner, je l’ai fait. J’ai joué pendant mon service militaire sur la base aérienne de Francazal, près de Toulouse. On ne payait pas l’avion… On partait d’une base à l’autre et on allait faire des matchs, j’étais dans l’équipe de handball, de football, de rugby. C’était mon plaisir de retrouver ce sport-là. En universitaire aussi, quand j’étais à l’UREPS, on a fait deux finales. Dans le championnat de la France universitaire, on ne rencontrait que des mecs de première division. Le sport universitaire à l’époque, c’était du très haut niveau. Si on avait fait la finale CREPS de Toulouse contre UREPS de Toulouse au Stadium, on aurait fait 20 000 spectateurs. Bon, les dirigeants avaient décidé de faire ça à Orléans… Avez-vous joué contre des internationaux ? Quand je suis rentré au Creps, j’étais avec plus de la moitié de l’équipe de France. Dintrans, Laïrle, Berbizier, etc. J’ai côtoyé ces gens-là toute ma jeunesse. Le rugby ne m’a jamais quitté. J’ai toujours eu plus de potes dans le rugby que dans le handball. Que vous a-t-il apporté dans votre construction personnelle et professionnelle ? Cette culture du rugby, c’était un peu la mienne. La culture des potes, des tribus, des trucs que tu vis en communauté. Cela me ressemblait et me correspondait. C’est ma partie italienne… Faire avec les autres, c’était tout moi. La notion de sport collectif, donc ? Je n’ai jamais pu faire de sport individuel. Pour moi, ça n’avait aucun sens. Donc, j’ai continué à me retrouver dans cet environnement-là. Le handball est assez proche du rugby pour ceux qui le connaissent. D’abord c’est un vrai sport d’affrontement, peut-être d’évitement plus que d’affrontement. Mais il y a une dimension athlétique, de combat physique, qui t’amène à gagner le match ou le perdre. A l’impact, tu avances ou tu recules... Donc, ça se ressemble. Dans la vie d’après-match aussi. Je n’étais pas très loin de cet environnement. Après, le rugby a des côtés chiants, avec des conneries que j’ai entendues toute ma vie. À l’époque, quand tu discutais avec le rugbyman, tu avais l’impression que, si tu faisais du sport en dehors du rugby, c’était de la danse ou je ne sais quoi. Mais quand tu les faisais venir voir du handball, qu’ils entendaient les impacts, ils se disaient : “Merde, ça pique quand même.” Ils avaient l’impression d’être seuls, sur une île déserte. Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball et responsable de la haute performance à l’Agence nationale du sport. Patrick Derewiany. Vous faites référence aux fameuses valeurs que l’on brandit comme un totem d’immunité… Alors, les valeurs du rugby, par pitié… On ne sait jamais ce qu’on met derrière ce mot. Il y a des cochons partout. Les valeurs, il y en a qui les piétinent et d’autres qui les portent. C’est la vie. Quand tu es dans un monde sportif et notamment dans le sport collectif, les valeurs du groupe, de la communauté, du projet collectif, de faire ensemble, ça a tout de suite du sens. Comment passe-t-on d’une carrière de prof de gym à entraîneur de l’équipe de France de handball puis responsable de la haute performance à l’Agence nationale du sport ? J’ai été prof d’éducation physique pendant quelques années, parce que c’était le seul métier qui permettait de vivre de sa passion du sport à l’époque. Après, très vite, comme les ministères des sports et de l’éducation nationale étaient communs, j’ai su que je ne ferai pas ma carrière dans le monde de l’enseignement. Pas à cause des élèves avec qui je m’entendais très bien mais c’était plutôt la salle des profs, les conseils de classe… Ce n’était pas l’endroit où j’avais envie de passer ma vie. Après mes années de joueur, à 30 ans, je suis passé du côté de l’entrainement. Quand tu arrivais au bout, tu prenais le relais, tu faisais ce que les autres avaient fait pour toi. Tout ça s’est organisé assez naturellement et a continué. Puis la Fédération m’a proposé, sur un chemin presque normal, de poursuivre ce que j’avais enclenché. Vous êtes devenu un personnage à la renommée nationale, puis internationale. Mais une de vos particularités reste cet ancrage toulousain… Quand tu vas dans ces mondes un peu délicats du sport de haut niveau, c’est passionnant, mais c’est dangereux et mouvementé. Donc, tu as besoin de cet ancrage. Les choses normales, c’est la famille. Moi, j’ai la chance d’avoir la même femme depuis 42 ans. Tu reviens en permanence sur un socle solide, qui ne dépend pas de ta lumière ou de tes résultats,mais de ce que tu as construit avec eux. Mes potes d’aujourd’hui, ce sont les mêmes depuis 40 ans. Alors que tu t’es habitué au fur et à mesure de ta carrière à avoir autour de toi des gens venus s’agréger à ce que tu es devenu. Avec la part de courtisans, la part de trahison... Ce n’est pas ta réalité. Ta vraie réalité, c’est quand tu reviens chez toi, que tu aies gagné ou perdu. Est-ce ce qui permet de durer ? Quand tu as la chance d’avoir ce socle, ça permet surtout de relativiser ce que tu vis à côté. Au départ, je ne m’étais pas dit que j’allais être entraîneur de l’équipe de France. Sauf que le cheminement fait que ça devient une réalité. A partir de là, tu t’investis de manière totale pour faire réussir les projets dans lesquels tu t’es engagé. Mais ça reste des projets, des moments, des événements. Ta vie, elle est au contraire essentiellement faite des liens que tu as créés avec les autres, avec ta famille, tes enfants, les relations de tes enfants. Quel regard portez-vous sur les burn out de certains entraîneurs ? Ce sont des métiers compliqués, pour justement arriver à préserver ces vies-là. Pas mal de coachs sortent avec des vies fracturées parce que l’absence pèse. On est tellement préoccupé par ce que l’on traverse... Mais, quand tu arrives à maîtriser un peu cet équilibre et que ça ne t’empêche pas d’évoluer, c’est une chance formidable de pouvoir t’appuyer sur quelque chose de présent pour surmonter les difficultés. Cela fait relativiser les enjeux et les risques. Et, si ça s’arrête, tu n’as pas peur de revenir à une vie normale. En tant qu’entraîneur de handball, vous est-il arrivé d’aller piocher ou d’aller chercher des influences dans le rugby ? Bien sûr, on se crée par l’addition des rencontres et des influences que l’on va chercher, des éléments que l’on va prendre chez les uns et les autres. Tu n’es pas préconstruit. La difficulté, c’est que tu es tellement pris dans les missions que, prendre le temps d’aller picorer ailleurs, c’est compliqué. Tu n’as pas le temps, pas le relais immédiat. Et on est dans des mondes où les gens se cachent un peu. Un coach qui avoue des difficultés, des faiblesses ou des doutes, ça ajoute de suite de la pression. Le coach, par nature, c’est le mec qui fait comme s’il savait tout et qu’il était toujours à l’aise. Alors que parfois, tu es au troisième sous-sol mais tu veux donner l’impression que les gens peuvent s’accrocher à toi parce que tu es solide. Est-ce un métier solitaire ? Il faut être capable de travailler en équipe mais je me suis vite rendu compte que, même si tu as plein de monde autour, tu es souvent tout seul. Il y a des décisions à prendre et celles-là, tu ne peux le faire que tout seul. Cet isolement compte. On parle de burn-out aujourd’hui… On peut partager avec des entraîneurs qui te disent : « J’ai pris un « gros » dans le dos, je ne l’ai pas vu arriver, il m’a couché. » Tu essayes de comprendre s’il y avait des éléments annonciateurs. Mais c’est extrêmement dur parce qu’on s’habitue à tout cacher, tout masquer. Cela vous a-t-il vous a poussé à créer cette « Académie des coachs » il y a une quinzaine d’années ? Oui, c’est cette volonté de toujours questionner, chercher et regarder ailleurs. Tu finis par la développer et j’ai fait partie de ceux qui ont créé cette Académie. Ce que j’ai réussi à réaliser dans mon parcours m’a donné, petit à petit, une forme de légitimité. J’ai souvent discuté avec d’autres coachs, parce qu’il y avait de temps en temps des événements qui réunissaient les entraîneurs de différentes disciplines. Là, tu vois bien qu’il y a ceux qui ne parleront jamais et ceux qui ont envie d’échanger. Mais on ne sait pas trop sous quelle forme, dans quelles circonstances. Donc un jour, j’ai dit : «On devrait créer un truc pour se retrouver.» Certains m’ont répondu : «On n’a pas la légitimité, s’il y en a un qui doit le faire, c’est toi.» Il fallait être le mec qui fédère, et ça a donné la création de la fameuse « Académie des coachs », qui est resté un truc très discret. Pourquoi cette discrétion ? On voulait surtout une occasion de se retrouver, pour rigoler et ensuite avoir de vraies discussions. Ce sont des discussions de vestiaires. Il n’y a pas de choses sulfureuses mais, si tu veux que les gens parlent, il faut que ce soit en totale liberté. La vraie liberté, c’est celle que tu as quand tu discutes avec tes pairs. Au départ, je le crée avec des gens que je connais. Le premier que j’appelle, c’est Christian Lanta puis Elie Baup. Des gens que j’ai côtoyés, en somme. On s’était dit : « On ne sait pas si les meilleurs y sont mais les cons n’y sont pas. » Le mot d’ordre, c’était : « Tu peux faire venir quelqu’un mais il faut que ce soit un mec bien, qui a envie de réfléchir avec les autres, de faire en sorte que chacun trouve sa place.” Petit à petit, tu te retrouves avec des mecs d’un même sport, concurrents toute l’année et qui, d’un coup, sont capables de partager des choses sincères. Ce n’est pas qu’une discussion superficielle, les mecs se livrent et partagent des solutions. Il y a une forme de confrérie. C’est utile parce que ça va vraiment te donner des idées sur lesquelles tu butes peut-être. Tu vas te rendre compte que l’autre a vécu la situation, a essayé une méthode et que ça a marché. Chacun se nourrit un peu de l’autre. Grâce à une forme d’honnêteté et de liberté de parole, on peut réparer des situations. C’est-à-dire ? L’entraîneur qui arrive un peu fracturé parce qu’il vient de vivre une période difficile ou des échecs, à peut-il parler ? Aux membres de son staff, mais ils sont dans la barque avec lui. A sa famille ? Elle est là pour l’entourer, l’aider et lui dire que tout va bien, même quand ça va mal. Les journalistes ? Ils grattent là où ça pique, et d’une certaine façon, s’il ne se protège pas, le mec va se faire dégommer. Autour de lui, il n’y a pas grand monde pour véritablement l’aider ou lui apporter des solutions. Avec cette « confrérie », on peut secouer quelqu’un qui sort d’une situation de merde, qui est dans le déni, qui ne veut pas voir la réalité du problème devant lui. Il va échanger avec un entraîneur qui lui dit : « Attends, on va aller plus loin dans le truc. Là, ton équipe, ton vestiaire, tu l’as perdu, pourquoi ? Qu’est-ce que t’as fait ? » Petit à petit, le mec finit par libérer des trucs, ce n’est pas un psychologue mais presque. Et les autres lui disent : « On est comme toi, donc ne te cache pas. Avec nous, tu vas réussir, peut-être, à évoquer des problèmes que tu ne dirais pas ailleurs.” On a des coachs qui rappellent une semaine après et disent : « Putain, vous m’avez réveillé. J’étais dans mon univers et je ne voulais pas le voir le problème. Maintenant, je comprends qu’il va falloir que j’aille chercher les solutions ici et là. » Est-ce une sorte de thérapie de groupe ? Cette espèce de confrérie n’apporte pas les solutions mais permet de bien poser les sujets, de les traiter. Après, chacun, selon sa sensibilité et ses habitudes, va partir sur des chemins différents. C’est voir clairement les chemins utilisés par les autres. Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball et responsable de la haute performance à l’Agence nationale du sport. Patrick Derewiany. En 2020, pendant la période du Covid, les coachs de Top 14 ont créé des groupes d’échanges, sous l’impulsion notamment de Pierre Mignoni, Ugo Mola ou Franck Azéma, qui ont fréquenté cette “académie” Au début, je pars avec des vieux comme moi, pour partager des histoires de vieux. Très vite, on s’est dit : “On ne va pas continuer à se raconter des histoires de vieux, sinon on va devenir « pec ».” On voulait intégrer des jeunes pour essayer de les aider à grandir. Si, à 30 ans on avait eu la chance d’avoir ces espaces-là, on aurait peut-être cheminé plus vite ou mieux. On a commencé à intégrer Ugo, Pierrot puis d’autres mais, on n’a pas vocation non plus à devenir un syndicat. Ugo Mola vous considère aujourd’hui comme une sorte de mentor. Est-ce que c’est un rôle dans lequel vous vous reconnaissez à travers ces discussions informelles et amicale ? Quand j’entends mentor, ça me glace. C’est vrai ? Notre métier est un métier d’indépendance et de liberté. Tu peux avoir tous les conseils que tu veux, tu vas te retrouver seul à prendre et assumer la décision. Donc je ne veux surtout pas être celui qui arrive et vient faire la leçon. Je connaissais déjà Didier Lacroix avant de bien connaître Ugo. Et quand Ugo se retrouve à la manœuvre, Didier m’appelle et me dit : «Tu devrais le rencontrer.» Je lui réponds : «Pas de soucis mais jamais je ne viendrai si c’est toi qui me le demande. Je ne viens pas aider quelqu’un qui ne me l’a pas demandé.» Cela a été fait et, à partir de là, je partage ma vision au travers de mes expériences, non pas pour modéliser ce qu’on doit faire, mais jeter mon regard. J’ai vu des trucs, tu prends, tu ne prends pas, je m’en fous. On ne se doit rien, et je ne viendrai pas faire ton procès si tu ne m’as pas écouté, parce que tu as préféré suivre ton idée. Je n’interviens en aucun cas comme quelqu’un qui veut prouver qu’il a raison. Donc bon, mentor… Je vois bien, lorsque j’arrive dans un environnement de coachs, que j’ai l’impression d’être un général soviétique avec des médailles partout. Ces médailles-là, je ne sais même pas où elles sont. Pour moi, le titre, ce n’est pas la fin en soi. C’est la conséquence de ce qu’on a construit tout au long du chemin pour réussir, ça éclaire des situations. Mais qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ? Ce qui m’intéresse, c’est de dire : «Je peux peut-être t’aider par un regard un peu extérieur et mettre le doigt sur des choses que tu ne vois plus par habitude. C’est de l’échange. Je ne veux pas te parler de tes lancements de jeu, ce n’est pas mon histoire, c’est la tienne. » En revanche, de temps en temps, je me demande pourquoi cette composition d’équipe ? Pourquoi les remplacements à ce moment ? Pourquoi on a une équipe qui n’est pas au rendez-vous de ce qu’a produit le XV titulaire ? Pourquoi on a mis trop de mecs en attente ? Ces choses-là se voient moins, ne se discutent pas à la buvette, mais vont impacter le fonctionnement de l’équipe dans les jours qui suivent. Le mec d’à côté, qui est frustré parce que l’autre n’a pas fait la passe, qu’il cherche à briller tout seul et tire la couverture. Ces trucs-là, si tu ne les traites pas, tu te les reprends dans la gueule. Donc, j’alerte là-dessus et je n’hésite pas à dire que les problèmes sont ceux que tu crées toi-même, par des comportements parfois inappropriés. Par exemple, dire « j’aimerais que le staff soit plus autonome. » Oui, mais alors laisse-les un peu respirer. à vouloir tout contrôler, tu finis par tout empêcher. Je pars du principe qu’un coach est toujours responsable de ce qui lui arrive. Sauf s’il a accepté de ne pas être libre. Mais, si tu ne t’es pas battu pour ta liberté, ne viens pas pleurer à la fin. Le coach, c’est le chef d’orchestre. Il n’est pas là pour apprendre à chaque musicien à jouer de l’instrument, il sait le faire. Par contre, il est là pour faire en sorte qu’ils jouent ensemble, pour trouver l’équilibre et l’harmonie. C’est un jeu d’équilibre permanent donc ? L’idée de ce métier, c’est d’être suffisamment vigilant pour renifler les problèmes qui pourraient arriver mais pas trop encadrant pour finir, sous prétexte de les empêcher, par tout bloquer. Sinon, le système ne vit plus. Donc de la liberté mais, de temps en temps, la capacité à remettre de l’ordre par l’autorité. Et, dès que le truc est redevenu en ordre, arrêter avec l’autorité et remettre de l’autonomie, de l’écoute. Coach, c’est accepter de faire confiance, déléguer mais aussi être en permanence capable de contrôler, pour coordonner, réguler, réévaluer, pour que tout ça fonctionne, éviter que ça décroche ou que ça se casse la gueule. Dans votre dernier livre « Performer. La méthode », vous parlez de l’aventure olympique de 2024 et de l’entraîneur de l’équipe de France de rugby à 7 Jérôme Daret. Vous dites de lui qu’il est « mi druide, mi alchimiste »… J’ai échangé avec lui. Il est un peu particulier, parce que passionnant. Mais je n’étais plus dans mon rôle de coach. J’étais devenu responsable de la performance sportive en France. A ce titre-là, j’avais à réfléchir. Mais comment on fait avec 35 fédérations, des épreuves aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques ? Au début, tu vois des disciplines auxquelles tu ne comprends rien, des mondes que tu n’as jamais côtoyés. Mais les mécanismes de la performance sont sensiblement les mêmes. Donc, je me rapproche des équipes de rugby à 7. Je l’avais déjà regardé mais je n’en savais pas plus que ça. Et, comme on entre dans le champ des JO, j’ai à me préoccuper de savoir comment on fait pour gagner des médailles. Je rencontre Jérôme et il m’explique son fonctionnement, son projet. Puis, très vite, arrive l’hypothèse Dupont. Et là, ce n’est pas pareil. J’y vois tous les avantages mais aussi tous les emmerdements que ça peut engendrer sur un projet de ce type-là, avec des gens qui ont un peu de notoriété. Je comprends, en discutant avec Jérôme, que ce n’est pas le même sport, que si Antoine veut venir jouer avec l’équipe de France 7, il va falloir vraiment qu’il s’entraîne pendant une période longue pour transformer, je dirais, les « mauvaises pratiques » du Top 14. Les mauvaises pratiques ? Un exemple simple : dans le rugby à XV on a des phases arrêtées, dans le rugby à 7, on n’est jamais à l’arrêt. Ces mécanismes-là, je les comprends. Je ne suis plus là pour trouver des solutions mais pour les aider à mettre en place des outils, à appuyer là où ça fait mal pour qu’on ne cache pas la poussière sous le tapis. Je devais beaucoup accompagner Jérôme sur la façon d’appréhender, parce qu’on a affaire à des gens qui n’ont jamais vécu les JO. Moi, je les avais vécus quatre fois en tant que coach, je connais bien l’environnement, la spécificité des Jeux. Je devais préparer, alerter les gens. Et Antoine Dupont, alors ? On me dit : ”Antoine, tu en penses quoi ?” Je réponds : “Je ne pense rien.” J’ai le président de la Fédération qui ne veut pas payer la note tout seul, qui veut que l’État cotise. J’ai compris mais j’ai l’impression de payer la note quand même, donc je vais essayer de comprendre… La première chose, c’est que je veux aller discuter avec Antoine. Je voulais savoir si c’était son projet, celui de son agent, de la fédération… Bref, c’était le projet de qui ? Qu’est-ce qui ressort de cette discussion ? Comme je traîne souvent au Stade toulousain, un jour, je dis à Ugo : « Trouve-moi un quart d’heure avec Antoine, que je puisse juste lui poser deux ou trois questions pour savoir où il en est par rapport à ce projet. » Antoine, c’est quelqu’un facile dans la relation. On se voit et je lui dis : « C’est quoi ce projet ? C’est les autres qui te poussent à le faire ou as-tu le besoin d’y aller ? Parce que ce n’est pas pareil. Si tu le fais pour faire plaisir à tout le monde, je ne vais peut-être pas miser sur une aventure pas très solide.” Il me répond : “Non, non, je suis jeune et j’ai parfois l’impression d’avoir déjà fait le tour, d’avoir déjà vécu beaucoup de choses, beaucoup réalisé à part le titre de champion du monde avec l’équipe de France. J’ai besoin d’un nouveau challenge et peut-être de me mettre un peu en difficulté pour voir quelles sont mes capacités à réussir ailleurs, autrement. » Je comprends que le truc est solide, sincère, qu’à partir de là, ce qui brûle au fond va mettre en action tous les acteurs du rugby. J’avais le regard du club avec lequel cela se passe plutôt bien, car ce sont des gens de haut niveau. Je travaillais aussi avec la Fédération. Et, au milieu, il y avait Jérôme Daret, l’animateur de ce projet. Après, on a veillé à ce que ce projet se réalise de manière cohérente. L’avez-vous suivi de près ? J’intervenais de temps à temps et j’étais présent au premier stage. Antoine a rejoint l’équipe de France à Marcoussis. Sur les premiers entraînements, je le vois un petit peu perdu au milieu d’un jeu… Je ne dirais pas qu’il ne comprend pas, mais il est toujours en retard sur les replacements, parce que ce ne sont pas les mêmes repères que le XV. Très rapidement, tu vois quand même qu’il comprend vite, qu’il va y arriver sans souci mais il faut qu’il passe par tout ce réapprentissage technique, tactique. Et il faut que l’équipe puisse se nourrir de lui comme lui puisse se nourrir les autres. Là, je me rends compte que sa posture est la bonne. Il n’arrive pas comme une star qui vient illuminer les autres, mais comme un type très précautionneux qui sait qu’il doit prouver, qu’il est capable aussi d’être influent et opérationnel. On l’accompagne et j’essaie de regarder ce que les autres ne regardent pas toujours. Je me dis : “Attention, les Jeux, ça va être compliqué, parce qu’Antoine va en être un des projecteurs. Les autres se tapent ce sport-là depuis 20 ans dans l’anonymat, et le jour où ça brille, il risque de capter toute la lumière. Donc, il faut faire gaffe.» Lui est précautionneux mais je sais que la lumière va s’accentuer. Il faut veiller à ce que tout le monde en prenne un peu. J’ai vécu cette situation au handball quand j’avais Jackson Richardson ou Nikola Karabatic. Si tu ne fais pas attention, les médias, tous les jours, veulent faire l’interview ou la photo de Karabatic. Mais au rugby à 7, pour le coup, tout s’est plutôt bien passé ? Tout s’est bien passé jusqu’au moment où ils ont remporté ce fameux titre de champion du monde alors qu’ils ont gagné un tournoi en Espagne. On est à trois mois des Jeux. Là, je dis à Jérôme : « Je vais venir à un entraînement, puis je passerai la soirée avec vous et je vais parler aux mecs…» La fameuse vidéo… Je ne savais pas qu’ils avaient filmé. Je leur dis : « Vous êtes champions du monde de rien du tout. Vous faites une compétition dans laquelle il y en a qui ont gagné dix fois plus que vous, et vous vous revendiquez champions du monde ? C’est le piège absolu, vous êtes en train de tomber dedans. Tout d’un coup, vous allez vous rassurer mais, le seul réflexe que vous avez déclenché en gagnant cette compétition, c’est que vous avez mis vos adversaires en alerte.” Tes adversaires, tu ne les surprendras plus. Là, ils vont te prendre en compte de manière totale, d’autant que la compétition se passe chez toi. Jusqu’à maintenant, tu pouvais les surprendre parce que tu ne faisais pas partie des favoris. Désormais, ils vont t’étudier, être encore plus vigilants et mieux préparés. Si tu restes à l’endroit où tu es aujourd’hui, tu ne seras pas au rendez-vous dans trois mois. Donc aujourd’hui, il te faut aller chercher tous les étages qui te manquent pour pouvoir rivaliser. Je leur dis aussi : “Méfiez-vous, 80 000 personnes au Stade de France, c’est fabuleux pour porter une équipe enthousiaste et dynamique mais une équipe qui prend l’eau, devant 80 000 personnes, c’est une chape de plomb sur la tête qui va finir par te couler.” Pendant trois jours, ils vont jouer une compétition sur la lune et, si tu n’es pas préparé à vivre sur la Lune, tu risques de tomber de haut. Je suis celui qui réveille. Et le rugby à 7 a lancé ces Jeux olympiques… C’est vrai. Dans mon rôle transversal, il fallait le prendre en compte. Quand on réfléchissait à la dynamique des médailles qu’il fallait créer les deux ou trois premiers jours, on les avait étudiées par cœur. Et on a mis l’attention sur les gens qui allaient avoir des finales sur les deux ou trois premiers jours. Par expérience, je sais pertinemment que, soit tu rentres dans une dynamique positive et les médailles des Français donnent de l’énergie et du courage à ceux qui arrivent le lendemain, soit les premiers se cassent la gueule et tout le monde a l’impression que c’est une fatalité. On savait que ce serait potentiellement la première médaille et qu’une médaille de sport collectif, ça a toujours plus de retentissement. On a vu ensuite les rugbymen animer la maison de la performance… On avait créé ce truc un peu nouveau autour des Jeux à 200 mètres du village olympique. Pour avoir vécu quatre fois les Jeux, je savais que tu peux les perdre au village olympique. C’est tellement anxiogène de vivre dans un environnement où tout le monde ne va jouer que pour son c… Pour tout le monde, c’est l’occasion d’une vie. Si tu la rates, tu n’auras peut-être pas de deuxième chance. Cette maison avait créé ce sas de tranquillité à proximité. On disait : « Venez respirer, sortez un peu de cet environnement, on sera là, vous pourrez vous amuser, vous ressourcer, vous détendre…» Les joueurs de rugby à 7 ont commencé les Jeux avant la cérémonie d’ouverture, ont été parmi les premiers à intégrer le village. La maison de la Perf était devenue leur campement ! Ils y venaient toute la journée. C’était chez eux. Et comme ils ont gagné, tout le monde a eu l’impression que c’était un passage obligé pour aller chercher une médaille. Cela a eu un effet d’entraînement qui, pour nous, était très important. J’y allais aussi, il y a avait Christian Lanta, Pierre Dantin qui était aussi là-bas en permanence. Ils traînaient, allaient à la rencontre des gens qui venaient passer une heure, discuter. Là, tu renifles ceux qui commencent à être en stress, à perdre pied. Tu peux intervenir assez tôt, en amont de leur compétition, et ne pas récupérer les mecs morts parce qu’ils ont échoué. On a réussi à créer cet environnement plutôt rassurant. Et c’est vrai que l’aventure avec Jérôme a été géniale. Parfois, on lui a dit : « oh Jérôme, où tu vas, qu’est-ce que tu fais ? » Lui aussi est entré ensuite dans l’ « Académie des coachs », c’est devenu un ami parce que c’est un mec génial... Quand je lis ses interviews dans Midol, il est habité quand même ! Il me dit : « Je suis allé à Capbreton, parce que l’histoire du handball français, elle se fait en partie à Capbreton. » Moi, je suis allé à Capbreton avant les JO de Pékin, et j’ai dû y revenir six ou sept fois à la période où on gagnait tous les titres. Il s’est dit : « Si le handball a gagné ces titres ici, c’est qu’il doit y avoir des racines, je veux me baigner dans ce truc-là. » De la même façon qu’il est parti au Fidji, sur les dunes, parce qu’il est un peu cosmique des fois. Mais il est passionnant, il est très ingénieux. Même si, parfois, il faut trouver des solutions concrètes. Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball et responsable de la haute performance à l’Agence nationale du sport. Patrick Derewiany. Notre sport a parfois tendance à se replier sur lui-même. Avez-vous ressenti une exposition particulière pour le rugby, avec l’aventure olympique et le catalyseur Dupont, porte-drapeau de la cérémonie de clôture ? Oui, mais avec tous les effets pervers. Quand tu parles du 7 à la buvette d’un match de XV… Les gens du XV n’ouvrent pas les bras de manière systématique. Il y a aussi cette confrontation avec des pratiques un peu différentes. Il n’y a pas que des partisans dans la maison fédérale et dans le rugby en général. Le monde de l’olympisme, ce n’est pas la Coupe du monde de rugby. Si tu gagnes les Jeux, tout le monde le sait. La Coupe du monde de rugby n’a pas le même retentissement. Cet éclairage olympique est indéniable. Par contre, dès qu’il y a de la lumière, ça génère de l’ombre. Et cette lumière peut parfois amener de l’ombre sur le XV. Vraiment ? Ce n’est pas la peine de se raconter d’histoires, le 7 peut s’installer partout dans le monde. Le XV non, pour des problématiques culturelles. Au 7, la formule de compétition est courte. La Coupe du monde de rugby à XV, c’est plus ou moins un mois de compétition avec quand même des matchs qui ne ressemblent à rien. Tu regardes un Nouvelle-Zélande/Roumanie... Tout le monde a le droit de participer mais ce n’est pas la réalité du sport de très haut niveau. Il faut souvent attendre les quarts de finale pour commencer à entrer dans quelque chose qui relève du très haut niveau. Tout ça doit cohabiter, et je pense qu’il y a une place importante à faire au rugby à 7, parce qu’il va développer des formes de pratique et d’adhésion, d’audience, sur des publics différents. Que fait-on de cet héritage du titre olympique ? On parle de Louis Bielle-Biarrey pour 2027… J’étais au Seven à Bordeaux. Oui, j’entends Bielle-Biarrey, Dupont aussi à nouveau. Les Jeux resteront toujours, pour le rugby, un moment de mise en lumière. Qu’est-ce qu’on en fait ? La problématique est partout, aussi sur la préparation de l’équipe de France. Le plus grand fan de la présence d’Antoine aux JO, ce n’était pas Fabien Galthié. Parce que chacun y voit ses contraintes. Quand tu te dis « Je ne l’aurai pas pendant le Tournoi des 6 Nations », alors que tu es censé reconstruire l’équipe parce que tu viens de perdre la Coupe du monde… Ton joueur essentiel n’est pas là. Les clubs aussi ont leurs propres problématiques. Il faut trouver des équilibres intelligents pour que ça ne déclenche pas des guerres internes qui seraient préjudiciables. Vous avez évoqué l’équipe de France à 15. La Coupe du monde 2023 a été un échec pour notre sport. Quel regard portez-vous dessus ? J’ai déjà collaboré par amitié avec différents encadrements de l’équipe de France de rugby, que ce soit avec Pierre Villepreux, Jean-Claude Skrela, Marc Lièvremont, Patrice Lagisquet ou encore Jacques Brunel. J’ai pu vivre des moments, des journées, des stages pour réfléchir et partager un peu mes expériences. Souvent, je venais témoigner de mes aventures. Nous, les championnats du monde, on en avait un tous les deux ans, et alternativement, un championnat d’Europe qui équivalait à un championnat du monde. Donc, chaque année, on avait une grosse compétition. Quand tu as un rendez-vous tous les quatre ans, que ce n’est pas toujours le même entraîneur au début et à la fin, tu ne cumules pas l’expérience sur la durée. Je leur disais : “Attention, une compétition comme ça, ce n’est pas prendre les meilleurs joueurs, mais les joueurs qui, ensemble, vont faire la meilleure équipe.» Parfois, les gens essayent de faire la liste de tous leurs meilleurs mais, la vie d’un groupe, notamment d’un groupe qui va vivre de manière durable ensemble, c’est compliqué. Tu peux avoir les meilleurs joueurs du monde, mais, pour des raisons relationnelles, ne jamais y arriver. Il faut être très attentif à la constitution de l’équipe, à sa cohérence, au fait que tu n’aies pas trop de leaders, mais suffisamment, que le rôle des remplaçants est essentiel… Car tu vas créer des petites frustrations, des trucs qui sont générateurs de tous les conflits possibles. Avez-vous rencontré Fabien Galthié après la Coupe du monde ? Oui, Fabien est venu partager son expérience. C’est intéressant, parce que je le connais depuis assez longtemps. C’est dur de faire un vrai débriefing quand tu vis une aventure aussi forte qu’une Coupe du monde chez toi et que tu n’arrives pas au bout de la compétition. C’est difficile d’être honnête, lucide, après tout ce que tu viens de vivre, que tu as pris dans la gueule. L’idée, c’est comment on peut partager un peu ces choses-là. La Coupe du monde a plein de côtés positifs mais aussi des pièges qui ont impacté, d’une manière ou d’une autre, les résultats. Quand tu ne vis pas à l’intérieur d’une aventure, tu ne te donnes pas le droit de la juger. Parce qu’il y a des choses que tu ne connais pas et qui, parfois, ont influencé les décisions. Mais j’étais présent au premier match à l’ouverture de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande, et tout le monde en a fait le match le plus important de la compétition. Mais ce match, depuis le début, c’était un piège. Tu n’es pas piégé en tant que coach, mais par tout cet environnement, les dirigeants… Les dirigeants d’une fédération veulent qu’on lance bien la Coupe du monde, vis-à-vis des partenaires, de la presse, du public et on se retrouve à devoir gagner un match qui compte pour zéro. Fabien Galthié avait dit que c’était une finale de Coupe du monde… C’est difficile, en tant que coach, de te dissocier de tous les autres. Si tu dis : « On s’en fout, ça ne sert à rien », les mecs vont te répondre « Tel sponsor donne des millions, tu crois que tu vas leur dire qu’ils payent pour rien, que ça ne sert à rien. » Tu ne peux pas le dire. Les médias font monter la sauce et le rendez-vous, ça devient celui-là. Ce n’est pas dans un mois. Donc, c’est un piège. Petit à petit, il finit par se refermer sur toi, sur tes joueurs, sur tout le monde. Et on finit par préparer ce match-là de manière principale. Très honnêtement, quand tu le regardes, à 30 minutes de la fin, les Blacks sont capots ouverts. En revanche, un mois et demi après, ils ne le sont plus. Eux ont compris que c’est une compétition longue, que ce premier rendez-vous n’est que le dernier de préparation. Que tu continues à grandir et à monter pour être au rendez-vous du véritable moment clé qu’est le quart de finale. À cette époque-là, aviez-vous pu échanger avec Galthié ? Non, il ne faut pas aller perturber ou déstabiliser ce qui est en place. Mais le piège était là et tu n’y peux rien. La France gagne ce match et chavire au coup de sifflet final. Pour avoir déjà vécu des compétitions à domicile, je sais quel risque ça représente, chacun voit le soutien populaire mais c’est à double tranchant. Je l’ai dit à Fabien récemment. Moi qui regarde ça comme un supporter du rugby, un passionné, le jour où il y a eu le tirage de sort, on savait pertinemment, quoi qu’il arrive, que tu allais te qualifier et choper l’Irlande ou l’Afrique du Sud, peut-être une des deux meilleures équipes du monde du moment. Au fond de toi, c’est le seul match qu’il faut préparer mais il ne faut pas dire aux joueurs qui disputent les matchs d’avant que ça ne sert à rien. Tu ne peux pas non plus le dire aux médias. Ce sont des figures imposées qui vont petit à petit venir perturber cette réalité du match unique et te faire basculer du côté de ceux qui gagnent ou rester du côté de ceux qui perdent. Avec en plus cette blessure d’Antoine qui a pris des proportions dramatiques… Oui, mais il faut le gérer. Une compétition ne se déroule jamais comme tu l’as prévue. Il y a des éléments qui s’imposent à toi, auxquels tu devras t’adapter. La blessure d’un joueur, fut-ce celle d’un joueur essentiel, fait partie de toutes les compétitions. On peut survivre à ça, il faut s’y être préparé. Tu vas survivre autrement, avec d’autres organisations, d’autres éléments de réussite, avec des scénarii très différents les uns des autres. On a aussi beaucoup parlé de l’arbitrage de ce quart de finale. Quel est votre avis ? J’écoute crier les foules sur l’arbitre, sur un en-avant, un coup de sifflet. Je l’ai dit à Pierre Mignoni l’autre jour : «Je connais le contexte international, tu ne peux pas donner 17 points à ton adversaire en première mi-temps, pratiquement des situations cadeaux, et t’en prendre à l’arbitre à la fin du match. »L’arbitre, c’est un être humain comme toi. Il t’a vu donner les points aux autres par les conneries que tu provoques. Et tu vas aller lui dire qu’il t’a fait perdre ? Inconsciemment, ce sont des refuges. Le coach, c’est celui qui doit faire bonne figure à l’extérieur. Tu peux mentir à l’extérieur, raconter une histoire qui n’est pas la vraie. Elle passe ou pas, c’est le jeu. Mais si tu continues à raconter la même histoire en interne, tu te perds. Parce qu’en interne, il faut être lucide et intransigeant. Parfois, il ne faut pas avoir peur de se faire mal : “Ce ne sont pas les autres qui se sont ratés, c’est nous.” Il y a eu le contexte contre les Sud-Africains, plus habitués que toi à jouer ces moments, à gagner des titres. Je ne l’analyse pas comme un technicien du rugby, je n’en ai pas la prétention mais, dans les stratégies et dans les organisations, il y a des trucs qui s’apprennent. Une équipe qui commence à gagner de grandes compétitions finit par mieux savoir les jouer, les lire, parce qu’elle a dédramatisé ces événements. Quand tu n’as pas gagné ces matchs-là, que tu as une espèce de quête absolue de cette peemière victoire, c’est toujours plus dur. Pour faire écho à ce que vous disiez sur la construction du groupe, Fabien Galthié n’a pas caché qu’un enseignement de 2023 était de mieux impliquer lesgarçons qui jouent moins… On ne se rend pas bien compte de ce que c’est de garder des gens qui ne se nourrissent pas de l’événement, qui se frustrent au fur et à mesure. Quand tu as vécu ces moments, tu es attentif à ces joueurs-là, à ces choses qui vont valoriser le remplaçant, faire en sorte qu’il reste impliqué dans le projet. Quand tu peux lui donner un peu de temps de jeu, il faut le faire mais sans non plus lui promettre ce que tu ne pourras pas lui donner, parce qu’il y a aussi la réalité qui est de gagner. Il faut être beaucoup plus attentif à l’accompagnement des remplaçants qu’à celui des cadres. Eux n’en ont pas besoin, ils ont l’habitude de le gérer. Cette communauté va continuer à vivre ensemble, il ne faut pas qu’elle se fissure ou se disloque. Fabien est quelqu’un de très compétent, il n’y a pas de sujet. Mais tu as beau l’être, il n’y a pas un mec qui sait tout et les autres qui ne savent rien… La différence va se faire sur ces petits équilibres, dans cette capacité à mieux faire vivre ce groupe, à le protéger de l’environnement anormal et à pouvoir, de temps en temps, créer des situations qui bousculent un peu les habitudes du quotidien pour réveiller tout le monde. C’est très complexe. Le coach et son staff doivent être sereins mais dans une vigilance permanente et accrue. Le moindre contact avec la famille peut devenir terrible pour un remplaçant. Il ne faut donc pas se tromper au moment de faire ses choix de liste… Si tu n’as pas bien fait ton casting, si tu as laissé des poisons à l’intérieur, tu t’es foutu dans la m... tout seul. Non, dans le choix des joueurs, il ne faut pas se tromper. Parfois, en deuxième ou troisième choix sur un poste, il vaut mieux prendre un mec moins bon mais qui va être très complémentaire dans la vie de l’équipe. C’est ça, la réalité d’une sélection. Ce n’est pas que trouver les meilleurs, sinon l’ordinateur va te les trouver. Le coach, c’est celui qui va prévoir les situations de m... Faire des choix, ce n’est pas injuste, c’est l’alchimie de la stratégie du moment. En parlant de choix, comment analysez-vous la concurrence pour le numéro 10 des Bleus entre Romain Ntamack et Matthieu Jalibert ? C’est plutôt vous, les journalistes avec les histoires que vous racontez autour, qui entretenez cette rivalité( sourire). Non, il y a toujours des fonds de vérité mais le grand public se fait une idée excessive de l’histoire racontée que de celle réelle. Le schisme est souvent plus intéressant que le calme plat. Quand la France a la chance d’avoir deux joueurs de cette valeur-là, il faut juste arriver à trouver la bonne formule pour une cohabitation intelligente et une utilisation qu’on pourrait même imaginer alternée par moments. On pense toujours qu’il y en a un qui doit tuer l’autre. Alors que la force d’une équipe, c’est quand même son banc, sa capacité à pouvoir intégrer les joueurs de niveau équivalent tout au long d’un match ou d’une compétition. Pour ça, il faut arriver à cohabiter, à vivre ensemble et à faire en sorte que l’équipe ne se scinde pas en deux. Plus que de Fabien ou qui que ce soit, ça dépend des deux joueurs, de tous ceux qui vont devoir jouer un rôle pour cette équipe. Tout le monde n’est pas copain mais il y a une dynamique, un projet collectif qui est parvenu à réunir les acteurs. Pour un sélectionneur, c’est presque plus important que la dimension technique pure. Lorsque tu as des joueurs de ce niveau-là, je ne dis pas qu’ils sont capables de décider seuls mais il y a quand même beaucoup de choses qu’ils appréhendent et prennent en charge. Tout ne vient pas des solutions proposées par le staff. Les coachs sont là pour coordonner tout ça. Pour en revenir à la concurrence, ce n’est pas une problématique en soi, c’est même une chance d’avoir deux bons joueurs plutôt que de n’en avoir qu’un. Par contre, si un est un sale type, un boulet ou un poison, il ne faut pas hésiter à le sortir. Je ne parle pas de Ntamack ou Jalibert, je ne les connais pas, mais ça vaut pour toute constitution d’équipe. On entend parfois dans le sport collectif : « Tu es sûrement le meilleur joueur de l’équipe, mais l’équipe joue mieux sans toi. » Cela peut être une réalité. Le rôle du coach, c’est d’avoir éliminé ceux qui peuvent mettre le bordel avant qu’ils le fassent. Quoi qu’en disent les médias (rire). Il vaut mieux avoir de bons soldats que de vouloir réunir tous les chefs d’état-major et ne jamais te mettre d’accord sur rien. 2 12
GuyNess Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Lui c'est LE coach Mola dit que dans ses periodes de doute il va le consulter 3
Julien81 Posté(e) 6 juillet Posté(e) 6 juillet Il y a 3 heures, GuyNess a dit : Lui c'est LE coach Mola dit que dans ses periodes de doute il va le consulter J ai tjs aimé son discours son approche du sport.. 2
Tolosenc Posté(e) 1 août Posté(e) 1 août 🚨 QUELLE FIERTÉ ! Frédéric Michalak devient la premier français à entrainer en NRL... Dans le staff des Cronulla Sharks ! 🇫🇷💪 Pour 2ans et demi
Raph Posté(e) 15 septembre Posté(e) 15 septembre Trevor a vendu son Bar, le Brennan’s de Castelginest 1
thorvic Posté(e) 15 septembre Posté(e) 15 septembre il y a 23 minutes, Raph a dit : Trevor a vendu son Bar, le Brennan’s de Castelginest Il vend a qui ( Akhi ) ? C'est un bon investissement un Barassi ? 1
delacaravelle Posté(e) 15 septembre Posté(e) 15 septembre il y a 8 minutes, thorvic a dit : Il vend a qui ( Akhi ) ? C'est un bon investissement un Barassi ? à JBE
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