Vonia Posté(e) 9 juillet 2024 Posté(e) 9 juillet 2024 (V. Joly/L'Équipe) De la sidération à la sanction au coeur du XV de France après la vidéo de Melvyn Jaminet Renvoyé en France ce lundi soir, Melvyn Jaminet va devoir affronter la colère et l'incompréhension du public en attendant de savoir de quoi sera fait son avenir professionnel. À Buenos Aires, la délégation tricolore se disait choquée et consternée par sa vidéo et n'imaginait pas d'autre solution à cette polémique. Renaud Bourel (avec Jean-François Paturaud), à Buenos Airespublié le 9 juillet 2024 à 06h30 Pas le temps de lire cet article ?Découvrez la lecture audio. Du décès de Dominique Bouet dans la nuit du 1er au 2 juillet 1990 à la fin d'une tournée en Australie, aux tout récents événements post Ecosse-France 2018, quand six internationaux français avaient été débarqués de l'avion du retour d'Édimbourg par la police britannique suite à une bagarre et une plainte pour agression sexuelle finalement retirée, les suiveurs du quinze de France ont pris l'habitude de s'improviser faits-diversiers au fil des époques et de ces longs voyages. Le caractère raciste du très lourd dérapage de Melvyn Jaminet, samedi soir, a fait écho à l'affaire Chalureau qui s'était invitée durant la préparation à la Coupe du monde avec, cette fois, une résonance et une portée encore amplifiées par l'actualité, les élections législatives et la levée d'un front républicain contre les discriminations. Comme souvent dans le rugby, l'alcool et une troisième mi-temps qui dégénère sont à l'origine des faits. Le coup d'envoi de la rencontre face aux Pumas ayant été donné à 16h en Argentine et le vol retour pour Buenos Aires prévu à 10h le dimanche matin, l'amplitude horaire était suffisamment large pour autoriser une courte escapade dans les rues de Mendoza. À l'issue de la victoire sur les Pumas, les joueurs n'avaient donc pas d'interdiction de sortie. Il leur était simplement demandé d'être responsables, mesurés et de faire attention les uns aux autres. Certains, par exemple, sont simplement allés dîner dans le centre-ville pour fêter une première cape et ce succès sur un demi-finaliste du mondial. Jusqu'ici, tout allait bien : Trois semaines de stage sans nuage et un accueil cinq étoiles en Argentine jusqu'à ce que cette story de l'arrière international surgisse sur les réseaux sociaux. Ostensiblement éméché, celui-ci y déclare : « Le premier arabe que je croise sur la route, je lui mets un coup de casque ! ». Relayée sur X, la séquence est devenue immédiatement virale. Lundi encore, la raison et le contexte de son enregistrement demeuraient inconnus auprès des gens avec lesquels nous avons échangé sur place. Quant à la teneur des propos, elle relevait du non-sens, toujours selon ces mêmes personnes. Passé l'effet de sidération au sein de cette équipe de France multiculturelle et confessionnelle, l'ébriété était la première raison invoquée pour expliquer ce comportement sans l'excuser pour autant. Dimanche soir, suite à la décision fédérale d'exclure Melvyn Jaminet de la tournée, Fabien Galthié, selon ses principes de cadre de vie, a réuni l'ensemble de la délégation tricolore et invité chacun à partager ses émotions. Aucun de ses partenaires n'aurait souhaité s'exprimer même si les mots du Toulonnais ont choqué. À l'intérieur des petits cercles plus intimes qui se forment au sein de tels groupes, le sujet était sur toutes les lèvres. Plusieurs joueurs recevaient des messages depuis la France leur demandant des détails sur le tempérament réel de leur partenaire et ses convictions politiques. Il a égaré son téléphone dans la nuit de samedi à dimanche Écarté du groupe, l'arrière du RCT n'a évidemment pas participé aux entraînements de la matinée. Il devait quitter Buenos Aires par le vol Air France de lundi soir, accompagné par Bernard Viviès, manager de l'équipe de France et qui fera l'aller et retour puisqu'il s'agissait de sa dernière tournée. Melvyn Jaminet avait fini par joindre son père, dimanche soir, avec le téléphone d'un coéquipier semble-t-il, le sien ayant été égaré dans la nuit de samedi à dimanche. Ses proches, sous le choc, faisaient savoir leur désarroi suite à ces événements mais se refusaient alors à tout commentaire ou déclaration. Selon nos informations, ses frères auraient même reçu des menaces depuis la publication de la vidéo. Sur les réseaux sociaux, le célèbre combattant de MMA Cédric Doumbé a même pris à partie le joueur : « J'suis arabe t ou ». Un post vu par plus de 3,3 millions d'internautes et retweeté plus de dix mille fois au milieu de nombreux autres messages témoignant de leur dégoût ou de leur colère. Une partie de la délégation tricolore devait de son côté s'envoler pour Montevideo, ce mardi, accompagnée de Florian Grill, président de la FFR et Jean-Marc Lhermet, son vice-président en charge du haut niveau, arrivés lundi soir à Buenos Aires. Les deux hommes doivent prendre la parole devant les journalistes présents pour suivre la tournée en marge du dernier entraînement avant le match de l'Uruguay puis de la conférence de presse de Fabien Galthié et son capitaine. 1
Raphaelle Posté(e) 9 juillet 2024 Posté(e) 9 juillet 2024 Comme dans les mutations : Cela n'a rien à faire ici, ces pbs juridiques se retrouvent partout, ici, mutations, tournée. Lisez avant de poster et pas n'importe où. @RMP : au secours ! 1
Vonia Posté(e) 9 juillet 2024 Posté(e) 9 juillet 2024 Melvyn Jaminet tente d'échapper aux griffes montpelliéraines lors de la défaite du RCT dans l'Hérault début janvier (27-17). (S.Thomas/L'Equipe) Rugby, Top 14 issu du journal L'avenir incertain de Jaminet à Toulon après ses propos racistes Sous contrat jusqu'en 2028, Melvyn Jaminet pourrait être sévèrement sanctionné par les dirigeants du RCT après ses propos racistes sur les réseaux sociaux. Jean-François Paturaud, Reverra-t-on Melvyn Jaminet avec le maillot du Rugby Club Toulonnais ? C'est la question que beaucoup se posent sur la Rade depuis son dérapage à plus de 11 000 kilomètres. Dès dimanche, comme la FFR, le club varois a rapidement et fermement dénoncé les propos de son arrière international sous contrat jusqu'en 2028. lire aussiJaminet écarté du groupe France après sa vidéo « Suite à la vidéo parue sur les réseaux sociaux impliquant Melvyn Jaminet, le RCT condamne les propos tenus et se désolidarise de ceux-ci, indiquait un bref communiqué publié sur X (anciennement Twitter). Une enquête interne est ouverte et le club communiquera plus largement à l'issue de celle-ci. » Lundi, le président du club Bernard Lemaître nous a effectivement fait savoir qu'il n'avait « rien à ajouter pour le moment ». lire aussiLa LNR condamne les propos « inacceptables » de Jaminet De ce que l'on sait, Toulon souhaitait faire rentrer le joueur rapidement. Et ensuite ? Jaminet devrait rencontrer ses dirigeants pour faire toute la lumière sur cette affaire avant une probable sanction. Jusqu'où peut-elle aller ? Un large éventail de mesures est envisageable. « Toulon peut lui tirer l'oreille, lui tordre le bras ou lui donner un coup de pied au cul avec une rupture de contrat », selon un spécialiste. Dans les faits, on imagine mal le RCT ne pas sévir même si la faute ne s'est pas produite dans le cadre du club. Sera-t-elle seulement financière ou bien plus radicale avec un possible licenciement ? Selon nos informations, une procédure disciplinaire serait à l'étude même si elle n'avait pas été notifiée lundi au joueur ni à son entourage. Melvyn Jaminet ballon en main lors d'un entraînement des Bleus, la semaine dernière. (A. Mounic/L'Équipe) Si c'est le cas, elle ne pourrait être annoncée directement à l'intéressé qu'à son retour. De son côté, Jaminet aurait l'intention de se défendre et faire appel à un avocat confirmé. Il devra être très convaincant pour éviter le pire. Car à Toulon, beaucoup de supporters et d'anciens de la maison rouge et noir ont été choqués. lire aussiMelvyn Jaminet s'excuse après ses propos racistes « En termes d'image, le RCT ne peut pas le garder » Mourad Boudjellal, ancien président du club « Ce n'est pas excusable car on a affaire à un racisme extrême, un appel à la ratonnade, selon Mourad Boudjellal, ancien président du RCT (2006-2020). En termes d'image, le RCT ne peut pas le garder. Si Toulon ne s'en sépare pas, ça va déranger pas mal de partenaires puisqu'ils auront leur nom sur le maillot que portera Jaminet. En plus, le joueur va être aussi marqué et sifflé sur tous les stades. Et il aura un problème d'intégration dans son équipe où il y a des Arabes dans le public. Il faudra gérer tout ça. Et est-ce que la ville de Toulon a envie d'être associée à ça ? Je ne pense pas... » Transféré de Toulouse en novembre dernier moyennant une indemnité d'environ 500 000 euros, Jaminet a depuis disputé 16 matches avec le RCT, tous en tant que titulaire, dont le barrage de Top 14 perdu contre La Rochelle (29-34), le 15 juin.
Vonia Posté(e) 9 juillet 2024 Posté(e) 9 juillet 2024 Une croix occitane aux couleurs du Castres Olympique. (Tom Prejeant/Castres Olympique) Pour réduire son déficit, Castres mise sur une réduction des salaires et... la buvette ! Après Perpignan, la Chambre régionale des comptes d'Occitanie rend ce mardi son rapport sur le Castres Olympique, qui perd entre 4,4 et 6 M€ par an. Imaginez un club de Première Division, logé dans une petite ville de 42 500 habitants, dont 95 % des abonnés résident dans le département (le Tarn), et où six communes à moins de deux heures de route ont accueilli des clubs de Top 14 ou de Pro D2 entre 2018 et 2023. Un environnement ultra-concurrentiel donc, un très bel engouement pour le sport et l'institution, mais une « assise territoriale limitée », comme le résume sobrement la Chambre régionale des comptes (CRC) d'Occitanie, dans son rapport rendu public ce mardi et que L'Équipe dévoile en exclusivité. En clair : comment subsister en tant que club de l'élite, quand bien même on serait riche de son histoire, mais qu'on tire localement une part substantielle de ses revenus ? Et le Castres Olympique de répondre (partiellement) à cette question par une évidence : développer une brasserie et... internaliser la buvette ! Un club très dépendant de son actionnaire majoritaire... Le Castre Olympique est une belle institution qui, comme de nombreux clubs du Top 14, demeure toutefois fragile. Selon la CRC, le chiffre d'affaires est composé à 60 % du sponsoring (48,2 M€ entre 2018-2019 et 2022-2023), à 27 % des droits TV reversés par la Ligue nationale de rugby (21,5 M€), à 9 % des recettes des matches (abonnements des particuliers et billetterie - 7,1 M€) et à 3 % des ventes de marchandises notamment en boutique (2,4 M€). Le club est organisé en groupement sportif, scindé en une association qui gère le secteur amateur, et une société qui a la charge de l'équipe professionnelle évoluant en Top 14 et du centre de formation. Très stable comparativement à plusieurs autres clubs du même acabit, la gouvernance s'appuie sur le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, qui couvre un déficit compris chaque année entre 4,4 et 6 M€. Outre l'éventuelle « confusion des rôles respectifs entre les deux entités » du club (quelques employés de la société sont chargés de tâches associatives et des bénévoles assurent des missions commerciales), qui l'expose à des « risques juridiques », la CRC considère que ces pertes chroniques sont le principal problème du Castres Olympique. Le club est en effet très dépendant de son principal actionnaire (Fabre), qui est aussi son principal sponsor équipement. ...et du soutien financier des collectivités Comment, dans ces conditions, réduire les pertes ? Et ce d'autant plus que le soutien financier des collectivités (à travers des prestations de visibilité, type panneaux publicitaires ou invitations en loge) est déjà très important. Il s'élève à un million d'euros et la ville de Castres met à disposition gratuitement un parking et un terrain destiné à accueillir les réceptions privées, en plus du stade Pierre-Fabre, occupé par le club contre une faible redevance annuelle de 75 000 euros (en échange de la prise en charge des travaux en tribune). Des soutiens qui « doivent faire l'objet d'un encadrement juridique renforcé et d'un suivi plus rigoureux », souligne la CRC. Le Castres Olympique répond en baissant sa masse salariale. La rémunération de ses joueurs professionnels (qui représente 39 % des charges d'exploitation du club) a « diminué de 4 % entre les saisons 2021-2022 et 2022-2023, sous l'effet de sa stratégie de recrutement », écrit la CRC. Le club veut également créer une brasserie et développer les événements d'entreprise. Sous la recommandation de la Chambre régionale des comptes, le club a régularisé la vente d'alcool dans les buvettes du stade, qui était confiée depuis des années de manière non réglementaire à l'Amicale des supporters. Il étudie désormais la possibilité « d'internaliser » l'exploitation de cette buvette « qui a rapporté près de 245 000 euros au cours de la saison 2022-2023 », note la CRC. Loin d'être une paille dans un environnement économique précaire. Ce qu'en disent nos lecteurs i arvidas47 En résumé, le modèle économique du CO repose sur les médocs et la buvette. Ca doit pouvoir tenir .... 2 6
Coccinelle Posté(e) 10 juillet 2024 Posté(e) 10 juillet 2024 Le calendrier 24-25 devrait sortir demain ! 2
Raphaelle Posté(e) 10 juillet 2024 Posté(e) 10 juillet 2024 Il y a 1 heure, Coccinelle a dit : Le calendrier 24-25 devrait sortir demain !
Kana Posté(e) 10 juillet 2024 Posté(e) 10 juillet 2024 Il y a 1 heure, Raphaelle a dit : Préparez le topic pour le 1er match de la saison surtout
capitole46 Posté(e) 10 juillet 2024 Posté(e) 10 juillet 2024 Il y a 2 heures, Raphaelle a dit : C'est la prison de Laporte? 1
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