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LE rugby : sport trop dangereux ?

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Raphaelle

L'interview de Chazal dans le Midol vert du 3 aout.

Désolée, c'est long et je n'ai pas envie de soigner la mise en forme, mais cela vaut la peine d'être lu, même comme ça.

 

« Il faut une révolution »
Propos recueillis par Léo FAURE

 

SON ÉVICTION DES COMMISSIONS MÉDICALES

Le 2 juillet, on apprenait votre éviction de l’Observatoire médical du rugby. Comment cela vous a-t-il été signifié ?

 

Cela débute le 27 juin. J’avais écrit une lettre à Bernard Dusfour (président de la commission médicale de la LNR) en m’étonnant de la réticence de la Ligue à venir participer à un symposium international sur les commotions cérébrales et le retour au jeu, qui se tiendra à Clermont-Ferrrand les 9 et 10 novembre 2018. Ça ne concerne d’ailleurs pas seulement le rugby, mais aussi toutes les fédérations qui veulent y participer. Nous avons déjà des réponses positives des fédérations nationales ou internationales de moto, de handball, de hockey, de boxe, de ski, etc. Et le rugby, sa Ligue et sa Fédération, en première ligne sur le sujet, hésitent à venir ? C’est grotesque ! Dusfour a simplement fait savoir : « Nous ne voulons pas participer à une « tribune Chazal ». » Et je n’ai jamais eu de réponse officielle.

 

Ensuite ?

Il m’a finalement téléphoné le 29 juin pour me dire, en substance : « On ne souhaite plus que tu viennes et que tu participes à nos réunions. C’est l’avis général, celui de la fédé et de la Ligue. Il faut désormais que tu te taises. » Je m’occupe de neurotraumatologie depuis quarante-deux ans. C’est ma spécialité et celle du pôle de Clermont-Ferrand. J’ai opéré de nombreuses personnes sur ces pathologies, j’ai soigné entre 3 000 et 4 000 traumatisés crâniens. Je pensais pouvoir apporter une voix intéressante. Ils en ont jugé autrement. Visiblement, j’avais eu des propos qui auraient choqué, interprétés comme politiquement incorrects. Le 2 juillet, j’ai donc envoyé un mail à Dusfour (Ligue), Hermerel (Fédération) et Philippe Decq, neurochirurgien qui travaille à la Fédération, pour leur dire que je prenais acte de mon éviction. Au passage, je n’ai jamais eu de réponse. Je n’en ai à aucun de mes mails, d’ailleurs.

 

Concrètement, ils vous reprochent de trop parler…

Oui, clairement. Je parle trop ou alors, je parle vrai, quitte à dire des choses qui dérangent.

 

Lesquelles ?

La Ligue et la Fédération n’ont pas encore pris les mesures suffisantes pour faire cesser la violence extrême du rugby. Ce discours ne leur plaît pas parce qu’il peut inquiéter des mamans et des papas, dont les enfants ont envie de faire du rugby. Ses dirigeants craignent une baisse du nombre de licenciés. Pourtant, il va bien falloir prendre les choses en mains et regarder la vérité en face : dans sa construction actuelle, la pratique du rugby n’est pas adaptée à un gamin de 15 ans, en plein développement ostéo-ligamentaire et cérébral. Cela présente trop de dangers. Ce n’est pas raisonnable.

 

Ces commissions, observatoire ou grenelle ont-ils une activité réelle, ou n’est-ce qu’une façade ?

Bien sûr que ce n’est qu’une façade ! On va me répondre, après cette interview : « Les médias veulent du sensationnel et Chazal veut faire parler de lui. » La vérité, c’est qu’en créant un grenelle ou un observatoire médical, on se donne surtout bonne conscience. C’est de la communication, clairement. Et quand des experts du sujet, dont je fais partie, veulent approfondir, on les vire ! Quand j’écris à Bernard Laporte sur ces sujets préoccupants, il ne prend même pas la peine de répondre. Peut-être que le président de la Fédération ne lit pas ses mails… À partir de là, comment penser que ces réunions ne sont pas une façade ?

 

Tout de même, ces réunions et ces échanges existent…

Qu’est-il ressorti d’une année complète de réunions sur le sujet, à la Ligue ou à la Fédération ? Rien ! Si ce n’est le carton bleu, qui est une mesurette. Mais en disant cela, je mets ces gens en danger. Ils tiennent aujourd’hui les manettes du rugby. Si on leur supprime cela, ils ne sont plus rien. Ils protègent donc leur pré carré et évincent ceux qui sont en contradiction. Moi, j’ai eu toute cette démarche bénévolement. Je ne gagne rien à m’investir dans ces commissions. On me défraie seulement mes billets d’avion pour assister aux réunions. Je paye mes taxis et mes chambres d’hôtel. Je fais cela par passion, celle de la neurochirurgie et celle du rugby, ce sport que j’ai adoré et que j’adore. Je n’ai rien à gagner là-dedans, si ce n’est des ennemis.

 

Vous y parvenez visiblement bien…

Effectivement, ça ne marche pas trop mal… (rires) Mais je ne comprends pas très bien leur position. Ça ne vole pas très haut.

 

L’AFFAIRE CUDMORE ET SON ELOIGNEMENT DE CLERMONT

 

Dernièrement, vous vous êtes également éloigné de l’ASMCA, avec laquelle vous travailliez étroitement depuis de longues saisons. Pourquoi ?

Ça n’a rien à voir. Ma décision avait été prise bien avant et j’en avais informé le président De Cromières. Clermont, c’est mon club de cœur, je suis tombé dedans quand j’étais petit. Mon grand-père, rugbyman, m’amenait aux matchs dès l’âge de 4 ans, dans les tribunes populaires de Marcel-Michelin. J’en garde des souvenirs fabuleux mais aussi quelques peurs de petit garçon, quand Clermont marquait un essai, que les gens sautaient et que la tribune en bois tremblait. En 2002, le président Jourdan, décédé récemment, m’avait demandé de reprendre en mains la commission médicale du club. Chose que j’ai faite et qui, je pense, a bien fonctionné. Mais seize ans plus tard, j’ai eu le sentiment que j’arrivais au terme de mon mandat. Il fallait changer, laisser la place à des plus jeunes, qui renouvelleront ce que j’ai mis en place.

 

La procédure judiciaire engagée par Jamie Cudmore à l’encontre du club n’a-t-elle pas pesé dans votre choix ?

Non. L’histoire avec Jamie est la suivante : il a déposé une plainte contre l’ASM mais aussi une plainte contre moi, nominative, devant le Conseil de l’ordre des médecins, pour un manque à mes devoirs. C’est très grave, ça inclut me concernant « ni morale, ni éthique ». Il se basait sur le fait qu’il me considérait juge et partie dans l’affaire qui l’oppose au club : je l’ai soigné de sa colonne cervicale et je l’ai sauvé d’une catastrophe fonctionnelle ; je l’ai aussi soigné de plusieurs commotions cérébrales, dont celles qui sont le sujet de sa plainte. Mais dans le même temps, j’étais conseil médical auprès du club, qu’il attaquait en justice.

 

Où en est cette affaire ?

Il y a eu une audience de conciliation et Jamie l’a acceptée. Me concernant, la plainte est donc tombée. C’est mieux ainsi, d’autant que ses avocats lui conseillaient d’aller au pénal. Jamie a compris que ce n’était dans l’intérêt de personne, que tout cela allait trop loin. J’ai mal vécu cette plainte personnelle. Mais c’est terminé.

Jamie Cudmore se pose, comme vous, en lanceur d’alerte sur le sujet. Pourquoi ne pas travailler dans le même sens ?

Je l’ai dit à Jamie : nous ferions mieux d’œuvrer ensemble, plutôt que l’un contre l’autre ! Mais il est conseillé dans une autre direction. Il ne faut pas non plus qu’il oublie une chose : après ses commotions, je l’ai d’abord personnellement arrêté trois semaines, puis trois mois. Malgré mes conseils et mes recommandations, il est parti disputer une Coupe du monde en tant que capitaine du Canada et, en suivant, il s’est engagé pour deux saisons dans un club de Top 14 (Oyonnax). À 38 ans. Ce n’est pas moi ou l’ASM qui lui a fait signer ce contrat !

 

SES PRÉCONISATIONS MÉDICALES POUR LE RUGBY

 

Le protocole commotion actuellement en place est-il efficace ?

Il a le mérite d’exister. Il y a trois volets au protocole : HIA1*, pendant le match; HIA2, après le match; et HIA3, après plusieurs jours de repos. Le HIA1 est critiquable et il faut le perfectionner. Il est fait à chaud, quand le joueur est fatigué. Toute la mécanique du corps pendant l’effort, les douleurs, l’hypertension artérielle, les troubles neurovégétatifs peuvent entraîner des difficultés à répondre au protocole, sans que ce soit lié à une éventuelle commotion. Cela limite son efficacité, il faudrait travailler scientifiquement dessus. Les HIA2 et HIA3, en revanche, sont très bien dès lors qu’ils sont respectés. Ce n’est pas toujours le cas.

 

C’est-à-dire ?

J’ai appris récemment que certains clubs font le protocole HIA3 avec un médecin à distance, en visioconférence. C’est grotesque ! Le rugby est passé professionnel au milieu des années 90 mais du côté des instances dirigeantes et de certains staffs médicaux, c’est encore assez amateur. Du moins, dans certains clubs.

 

Lesquels ?

Pour les structures médicales, nous sommes encore loin du niveau de professionnalisme du football mais des clubs comme le Racing, Toulouse, Clermont travaillent bien…

Des clubs, aussi, qui ont les moyens financiers de supporter une cellule médicale conséquente…

Exact. Mais j’entends qu’il y a énormément de pognon en ce moment à la Fédération. C’est peut-être le moment d’en distribuer pour ces sujets, non ?

 

Les joueurs prennent-ils ce problème des commotions au sérieux ?

Oui, ils y sont attentifs. Très attentifs, même. Je reçois souvent des SMS de joueurs. Soit pour me rassurer après un choc, soit parce qu’ils s’inquiètent de leur santé. La dernière fois, on m’a demandé une intervention sur le sujet auprès d’un groupe professionnel. Vingt minutes, pas plus, c’était les consignes. Deux heures, après, il a fallu les arrêter. Les joueurs étaient demandeurs d’informations et intéressés.

 

Quelles sont les blessures graves que vous avez eues à traiter ?

J’ai eu à traiter le cas de Wesley Fofana, récemment. Sa lésion était extrêmement rare. Il s’en opère une par an de ce type, en France. Son diagnostic induisait un risque sérieux de tétraplégie, voire de mort. Je l’ai arrêté, je l’ai mis dans du coton et je l’ai opéré. Croyez-moi, j’ai serré les fesses, car on touchait une zone éminemment fonctionnelle ! C’était une intervention d’une extrême difficulté, qu’il fallait faire de façon minimale invasive pour qu’il puisse rejouer. Nous y sommes parvenus mais son cas était grave et Wesley l’a bien compris. Il a bien mesuré la part du risque. Autre cas, qui est passé plus inaperçu : Damien Chouly. Quand je l’ai opéré, il souffrait d’une paralysie totale de la main. Ensuite, j’entends des mecs dire : « Chouly, il n’a pas encore repris » ou « Chouly, il ne s’envoie plus comme avant ». Mais je le comprends ! Il a 32 ans, il se remet d’une lésion très grave. Son entourage s’est questionné sur le fait qu’il revienne sur les terrains. Je les comprends aussi.

 

Ces cas sont-ils toujours issus de commotions cérébrales ?

Les traumatismes peuvent être multiples. La commotion, on sait ce que c’est : un choc direct ou indirect avec sidération du cerveau et des neurones. Mais ça ne va généralement pas plus loin, de la perte de connaissance à des troubles cliniques comme la désorientation, la perte de mémoire ou l’ataxie. On sait généralement le prendre en charge. à la suite d’un choc direct, qui répond aux mêmes mécanismes que la commotion, il peut aussi y avoir un enfoncement de la boîte crânienne et particulièrement du massif facial, comme on l’a vu dans le cas de Rémy Grosso récemment. J’ai aussi eu à traiter un espoir de Clermont pour un diagnostic similaire. Ces traumatismes étaient la résultante de coups d’épaule au visage. Pour dire les choses clairement : on constate, sur ces cas, des dégâts équivalents à ceux causés par une balle de golf reçue à 150 kilomètres par heure, en plein visage. C’est d’autant plus impressionnant que, dans les deux cas, les enfoncements étaient localisés sur l’arcade sourcilière, qui est un des piliers du massif facial et qui est normalement extrêmement résistante.

 

Comment remédier à ces situations ?

Sur le sujet des commotions, le rugby est en avance sur les autres fédérations françaises, il faut aussi le dire, exception faite de la boxe qui a beaucoup travaillé sur le sujet. Le rugby sait aujourd’hui identifier une commotion et la prendre en charge. Ce qui lui manque, c’est la prévention.

 

Les joueurs sont-ils trop spectateurs de ce débat sanitaire ?

Les joueurs auront un rôle à jouer. Regardez le sport automobile : en Formule 1, il y avait énormément de morts. Un jour, à la demande des pilotes, on a renforcé les normes de sécurité sur les circuits et dans les voitures. Aujourd’hui, il n’y a plus de morts.

 

À votre échelle, que préconisez-vous ?

Je vais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans… comme dit la chanson. Avant, il y avait deux groupes : les avants et les arrières, qui se rencontraient peu sur le terrain. Il y avait peu de collisions entre joueurs de calibres très éloignés. Aujourd’hui, quand Michalak est obligé de stopper Nadolo, cela pose un problème de santé.

 

On ne peut tout de même pas interdire à Nemani Nadolo de jouer au rugby…

Nadolo, parlons-en. C’est un homme augmenté. Pourquoi ? La nutrition apporte une réponse. On sait que, sur ces îles, ils consomment dès le plus jeune âge beaucoup de plantes tropicales riches en saponine, donc un stéroïde, qui stimule la testostérone dans des proportions très importantes. On aboutit à un homme qui pèse 130 kilos, mesure 1,97 mètres et court le 100 mètres en 12 secondes. C’est un extraterrestre ! Si on lui met en face un mec de 80 ou 90 kilos, celui-ci prend un risque terrible !

 

Il y a toujours eu des exceptions naturelles…

Des exceptions naturelles, le rugby commence à en produire beaucoup… Notre génome est celui d’Homo Sapiens, conçu pour mesurer en moyenne 1,80 mètres et peser 80 kilos. Comment aboutit-on à de tels phénomènes, dans de telles quantités ? En moyenne, les joueurs de rugby ont pris 10 kilos en vingt ans, sur tous les postes. J’ai connu Aurélien Rougerie quand il pesait 87 kilos. Il pèse aujourd’hui 102 ou 103 kilos. Que s’est-il passé entre-temps ? Il y a beaucoup de travail. Il y a aussi l’apport nutritionnel en suppléments alimentaires.

 

N’est-ce pas un problème inextricable ?

Il faut se pencher sur les gabarits des postes. En boxe, on n’aligne jamais un poids lourd face à un poids plume. C’est pourtant ce que le rugby fait. Pourquoi ne pas réglementer les postes selon les physiques ? Pourquoi Nemani Nadolo ne pourrait-il pas être contraint de jouer troisième ligne ? C’est une piste de réflexion. Quoiqu’il en soit, le rugby doit évoluer au travers d’une démarche structurée, scientifique, réunissant tous les acteurs qui l’encadrent : médecins, présidents, dirigeants, entraîneurs, préparateurs physiques, directeurs de centre de formation.

 

Pour aboutir à des catégories de poids, chez les jeunes ?

Par exemple. Sur ce sujet, nous avons aussi écrit à Bernard Laporte. Là encore, aucune réponse. J’en suis à me demander s’ils ont internet, à Marcoussis…

Quoi d’autre ?

 

On parle beaucoup de la limitation du nombre de matchs…

C’est même la principale réponse apportée actuellement au niveau des instances pour limiter les blessures…

Oui. On parle d’une limitation à quatre matchs de suite parce qu’au-delà, on multiplie les risques de blessure. Cela ne repose sur rien, sur aucune étude scientifique. Ce n’est pas sérieux. Grâce aux GPS, on dispose pourtant de big data, de nombreuses données sur ces sujets. Mais personne n’a jamais compilé ces données sur l’ensemble du Top 14, pour en faire une analyse fine et en tirer les bonnes conclusions. Personnellement, je pense par exemple qu’on ne prend pas assez en considération la charge intellectuelle et affective, trop lourde, qui pèse sur les joueurs. Cela peut expliquer des blessures, pas seulement le nombre de matchs. Regardez : ce sont les internationaux qui se blessent le plus souvent, sans forcément disputer un plus grand nombre de matchs.

 

Le stress serait en cause dans la multiplication des blessures ?

Je le pense. Le stress est une stimulation du système neurovégétatif, celui qui régule la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la digestion, etc. Un joueur stressé, par la pression du résultat par exemple, se fragilise. Et plus on monte en niveau, plus la pression est grande.

 

Comment remédier à tout cela ?

Il faut une révolution. Une révolution douce, scientifique pour aboutir à des préconisations sur tous ces sujets. Pas un réquisitoire. J’insiste, car ce n’est pas mon but. Je l’ai dit, j’aime ce sport. Mais il faut cette révolution pour tout reprendre de fond en comble, dès le plus jeune âge. Il faut agir sur l’éducation de nos jeunes au rugby, à un autre rugby, pour modifier les comportements en profondeur et protéger les joueurs de demain. Pour ceux d’aujourd’hui, il est trop tard. Même pour les plus jeunes, pour nos récents champions du monde des moins de 20 ans, le coup est parti.

 

Vraiment ?

Je me souviens de la finale 2017, entre Toulon et Clermont. Le match était d’une extrême violence, j’avais eu du mal à aller au bout. Avec les dégâts que l’on sait sur les joueurs.

Une étude de 2015 (Université de Boston) établissait qu’en NFL (Ligue de football américain), 96 % des joueurs à la retraite souffrent de lésions cérébrales. Se dirige-t-on vers de telles affections de masse dans le rugby ?

Je vais vous parler d’une autre que je connais mieux, à plus petite échelle. Sur la région Aquitaine, on a comparé le rachis cervical d’anciens joueurs de première ligne, âgés de 40 ans, avec une population témoin. 87 % des anciens rugbymen présentaient des lésions cervicales avec compression de la moelle épinière. Pour faire clair : ces 87 % ont le rachis cervical d’un homme de 70 à 80 ans. Pour en revenir à l’étude que vous citez, je ne la connais pas précisément. Ce que je sais, c’est que l’université de Boston, c’est plus que sérieux. En termes de neurosciences et d’études du cerveau, c’est La Mecque, la référence mondiale. J’ai donc tendance à croire cette étude sur parole. Je crains pour le rugby que ce comparatif avec le football américain soit valable. Quand je dis ça, je sais que je ne fais pas une bonne pub à notre sport, auprès des papas et mamans de futurs jeunes joueurs. Mais je lance une ultime alerte.

 

* HIA : Head injury assessment, littéralement Évaluation d’une blessure à la tête

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Hugogo

Il est un peu zarbi ce neurologue..... mais bref on n’en revient à ce que je disais il n’y a rien à faire . Les rugbymans pros , font 15 ans de haut niveau et sont gracement payés , ils connaissent maintenant les dangers.  Si ils rentrent sur le terrain,  ils sont conscients des risques et les acceptes . Ensuite il faut prendre un peu de recul , sur des centaines de milliers de joueurs en France , il y a 1 ou 2 accidents graves par an . On n’est loin de l’hecatombe . 

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Hugogo
il y a 15 minutes, Eppler a dit :

"En boxe, on ne fait pas jouer des poids lourds contre des poids plume"

 

Rien d'autre à ajouter.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/jean-chazal-on-peut-tres-bien-calibrer-les-joueurs_sto6885407/story.shtml

Depuis quand le jeune de Clermont a failli mourir ???? Il parle d’un jeune opéré d’une hémorragie cérébrale, j’espere qu’il parle pas de Castet , car raté lui c’est à cause d’une malformation . Limite le poids c’est très dangereux, cela va augmenter les commotions , car le fossé entres les plus puissants et les plus légers augmentera . 

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Hugogo

Chazal il était bien mieux au 20h , il racontait moins de conneries . 

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Fitzgerald
Il y a 8 heures, Pacino31 a dit :

Mais bien sur ...

Pourquoi pas aussi decreter que les arrieres doivent pas dépasser 1,80m et 80 kg ...

Des mecs de 130 kg qui viennent peter dans des mecs de 70/80 kg ça existait deja y'a 40 ans et ca gênait personne ..

Sinon pourquoi pas aussi interdire aux gros d'aller chercher les petits ? 

Mais arrête Pacino, le rugby d'y a quarante ans ne contenait pas autant de puissance et de vitesse, les gabarit ont complètement changés, les impacts en sont rendus forcement plus violents, c'est une évidence. 
Je t'invite à lire l'interview du neurochirurgien Chazal qui, tiens donc, se fait la même réflexion que moi, un simple constant de bon sens en somme. Regarde les matches d'il y a trente ans, les gabarits des lignes arrières, ça n'avait rien à voir, je vois pas comment on peut dire le contraire... Quand j'aurai des gosses, je veux pouvoir les attirer à regarder du rugby, pas comme défouloir ou des mecs bodybuildés se rentrent dedans mais pour lui montrer comment la technicité, l'esquive, le jeu de déplacement sont la base de ce sport. 
Je ne dis pas que c'est la seule solution, qu'il n'y a pas d'autres alternatives, mais c'est, pour moi une mesure de bon sens. Idée qui n'est pas sortie sur le coup de l'émotion d'ailleurs, ca fait longtemps que je me fais cette réflexion. 

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tire-bouchon

Vous pouvez toujours écrire, discuter, vous engueuler. Tant que les staffs techniques feront l' apologie du physique et demanderont à leurs joueurs de défoncer l' adversaire, le danger grandira.

Arracher à coups de K€ un joueur comme Tuisova, c'est un signe qui ne trompe pas. Je suis sûr que Mignoni est en transe.

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etienne
il y a 56 minutes, Hugogo a dit :

Il est un peu zarbi ce neurologue..... mais bref on n’en revient à ce que je disais il n’y a rien à faire . Les rugbymans pros , font 15 ans de haut niveau et sont gracement payés , ils connaissent maintenant les dangers.  Si ils rentrent sur le terrain,  ils sont conscients des risques et les acceptes . Ensuite il faut prendre un peu de recul , sur des centaines de milliers de joueurs en France , il y a 1 ou 2 accidents graves par an . On n’est loin de l’hecatombe . 

 

Tu peux nous indiquer à partir de combien de morts / paraplégiques nous pouvons considérer que cela est une hécatombe stp ? :clin

 

Des accidents graves tu en as bien plus que 1 ou 2...

Je me souviens qu'un jeune a également perdu la vie en fin de saison en auvergne

Ezeala ça ne s'est joué qu'à la présence d'un doc formé pour le sauver

 

Le toubib de Clermont qui annonce que Fofana pour 3mm aurait pu y laisser la vie, comme Servat chez nous avant son opération il me semble

 

Tout ça sans parler des KO à répétitions dont nous ne connaissons pas les conséquences dans quelques années, + les ligaments des genoux qui pètent comme du verre

 

Et ça c'est pour les pros, en amateur c'est pire, y'a moins de suivi, tout le monde fait de la muscu, les genoux lâchent pareil et 9/10 reprennent trop tot et se répètent un genou

Les "protocoles" pour les KO avec les 3 ou 4 questions c'est juste une putain de blague, on est ou ? tu fais quoi ? puis une question sur de l'alcool ou les femmes...

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Julien81

le but autrefois était d'eviter l'adversaire, a present c'est de le defoncer...et quand on entend Bayle eructer sur Nadolo,Tuisova et consorts, on se dit que ce n'est pas pres de s'arreter...

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tire-bouchon

PS: je suis un peu gêné que vous puissiez ranger Nadolo dans les joueurs n' utilisant que son physique. Ce qui n' est pas le cas.

Nadolo ne serait jamais rentré plein fer sur le jeune Clermontois.

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MikaCuba

interview très intéressante qui fait réfléchir 

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Julien81

pour le Clermontois, c'est d'une part qu'il met la tete du mauvais coté au placage et ensuite la nature du terrain synthétique qui fait que ca va plus vite et que le sol semble plus dur qu'une pelouse normale...

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bleuetblanc

Quand je lis certaines réflexions, je me dis que tant que cela plaît aux supporters lambdas, continuons ! 

 

Le rugby est aujourd’hui le sport populaire le plus violent sur un nombre assez conséquent d’individus de 16 à 40 ans. 

 

Quant à faire l’autruche en disant qu’il y a peu d’accidents graves (Est ce que l’on est vraiment transparents ?), c’est d’une imbécilité sans non ! 

 

Ce rugby actuel m’ennuie de plus en plus tant l’affrontement du type destruction programmée de l’adversaire est devenu la norme mondiale au Nord comme au Sud. 

 

La normalisation du placage haut est là encore un exemple de ces différentes dérives. Il suffit de regarder et écouter les réactions face à un placage haut il y a dix ans avec aujourd’hui. 

 

Reste, enfin, la question du dopage dans le rugby, qui est à mon avis, institutionnalisé dans la majorité des clubs à titre collectifs ou individuels. 

 

Mais tant que ce sport aura une croissance économique exponentielle, aucune prise de décision ne se fera que ce soit à l’échelle de l’IRB, d’une fédération ou d’un comité régional. La mort du jeune d’aurillac me semble parti pour demeurer un « regrettable accident » qui se réglera avec une minute de silence ou d'applaudissement et au coup de sifflet, on se rentrera dedans joyeusement... 

 

bleuetblanc 

Edited by bleuetblanc
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Haddock

Au delà des accidents, moi, je me demande comment vieillissent les rugbymans.

 

Au niveau neurologiques, des articulations, je me pose des questions

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jauzy19

Perso je viens d'apprendre un truc incroyable : faire du rugby serait pas bon pour la santé, putain je suis sur le cul c'est vraiment le scoop du siècle.

 

Sinon bah c'est pas compliqué de résoudre le problème : on interdit le rugby et voilà c'est réglé.

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Julien81
il y a 3 minutes, Haddock a dit :

Au delà des accidents, moi, je me demande comment vieillissent les rugbymans.

 

Au niveau neurologiques, des articulations, je me pose des questions

ils vieillissent mal pour la plupart je pense, du moins ceux de la génération actuelle...est il normal qu'a 20 ans, un joueur comme Dupont par exemple se fasse les croisés??

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Julien81
il y a 1 minute, jauzy19 a dit :

Perso je viens d'apprendre un truc incroyable : faire du rugby serait pas bon pour la santé, putain je suis sur le cul c'est vraiment le scoop du siècle.

 

Sinon bah c'est pas compliqué de résoudre le problème : on interdit le rugby et voilà c'est réglé.

la Fédé est en pleine réflexion au niveau des ecoles de rugby afin de savoir si en -14 ans, on doit jouer a 7,10 ou 15, histoire de diminuer les contacts, de faire la part belle aux espaces, prises d'intervalle si on joue a 10....c'est aussi du a la baisse de fréquentation dans les EDR mais aussi peut etre une prise de conscience par rapport à ces KO a répétition...

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Pacino31
Il y a 2 heures, Fitzgerald a dit :

Mais arrête Pacino, le rugby d'y a quarante ans ne contenait pas autant de puissance et de vitesse, les gabarit ont complètement changés, les impacts en sont rendus forcement plus violents, c'est une évidence. 
Je t'invite à lire l'interview du neurochirurgien Chazal qui, tiens donc, se fait la même réflexion que moi, un simple constant de bon sens en somme. Regarde les matches d'il y a trente ans, les gabarits des lignes arrières, ça n'avait rien à voir, je vois pas comment on peut dire le contraire... Quand j'aurai des gosses, je veux pouvoir les attirer à regarder du rugby, pas comme défouloir ou des mecs bodybuildés se rentrent dedans mais pour lui montrer comment la technicité, l'esquive, le jeu de déplacement sont la base de ce sport. 
Je ne dis pas que c'est la seule solution, qu'il n'y a pas d'autres alternatives, mais c'est, pour moi une mesure de bon sens. Idée qui n'est pas sortie sur le coup de l'émotion d'ailleurs, ca fait longtemps que je me fais cette réflexion. 

Mais j'entends ce que tu dis et tu as raison sur le constat  mais concrètement tu fais comment ?
Y'a 30 ans, un pilar ou un seconde latte ne touchait pas une gonfle du match 

Aujourd'hui, on demande à des mecs de 120 KG de se déplacer comme des arrières , de faire des passes comme des arrières .

On analyse tout: les mètres parcourus, gagnés , les plaquages manqués 

On s'extasie ( à juste titre je pense) de voir des gaillards solides etre partout sur le terrain et savoir tout faire .

Ou est le mal ?

Aujourd'hui, les mecs sont des VRAIS athlètes de haut niveau , de véritables Formule 1 

Moi je suis désolé , mais je préfère regarder le rugby d'aujourd'hui que celui d'il y a 30 ans .

Alors oui le sport est plus "violent" , encore que par violent je veux dire qu'il est plus exigeant physiquement  car la violence sur les terrains n'existe quasiment plus .

Oui les mecs vont plus vite, ça tape plus fort c'est une évidence .

Mais c'est comme à chaque fois qu'il y a un accident , attendons avant de tirer des conclusions définitives

J'ai lu l'article dans l'Equipe ce matin et à priori , le plaquage subi n'avait rien de violent.

Un peu appuyé mais dans la règle.

Le pauvre gamin a du en subir d'autres des comme ça.

Pourquoi celui là ? Pourquoi ce jour là ?

Moi je suis peiné, un gamin de 21 qui meurt c'est toujours un DRAME , au rugby ou ailleurs .

Je suis père d'un ado et je me mets à la place de ses parents ,vraiment.

Mais je veux juste te faire comprendre que tu ne peux pas éviter l'inévitable.

Tout évolue, la société, la vie, le sport .

Je rappelle que Brito a eu un accident en 1995 .

Je rappelle que le rugby est un sport de combat et que les risques existent .

Y'aura toujours des accidents ,malheureusement: Cardiaques, cérébraux ...

Encore une fois, on peut réfléchir à des choses, mais tu n'empêcheras jamais un joueur de vouloir aller plus vite, plus longtemps tout comme tu n'empêcheras jamais un joueur de vouloir "marquer" son adversaire car on est dans un sport de défis individuels ...:clin

Edited by Pacino31
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Hugogo

Après au niveau amateur je vois pas pourquoi il y aurait plus de Ko aujourd’hui qu’il y a 30ans . 

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Godfather
il y a 23 minutes, Julien81 a dit :

ils vieillissent mal pour la plupart je pense, du moins ceux de la génération actuelle...est il normal qu'a 20 ans, un joueur comme Dupont par exemple se fasse les croisés??

Les croisées tu peut te les faire dans n'importe quel sport ou moment de ta vie sans que ça soit du à ton gabarit. A l'époque où je jouais en sélection mon coach qui était un gringalet d'1m70 pour 60 kg c'est fait les croisées en glissant dans les escaliers de l'auberge où nous étions

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fifo

Les rugbymen vieillissent mal, génération actuelle ou pas, pro ou pas.

Il suffit d'avoir joué au rugby pour le savoir, de parler avec d'anciens joueurs de fédérale des années 70 ou 80, les rentrées béliers en mêlée, la foire à la saucisse dans les regroupements, les coups de savates dans la gueule...

Alors dire que les générations actuelles vieilliront plus mal me fait doucement sourire, seul les causes évoluent, les conséquences sont toujours là. 

Il y a eu pas mal d'avancées dans la protection des joueurs (rentrées en mêlée, plaquage cathédrale, prises au coup, poussée des mêlées en amateur...).

Le rugby reste un sport de contact et de combat, les risques inhérents seront toujours là. Personne ne joue sans le savoir, du rugby loisir au Top14 

 

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Julien81
Il y a 2 heures, Godfather a dit :

Les croisées tu peut te les faire dans n'importe quel sport ou moment de ta vie sans que ça soit du à ton gabarit. A l'époque où je jouais en sélection mon coach qui était un gringalet d'1m70 pour 60 kg c'est fait les croisées en glissant dans les escaliers de l'auberge où nous étions

Il y en a quand même énormément de blessures de ce genre

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Haddock
Il y a 2 heures, jauzy19 a dit :

Perso je viens d'apprendre un truc incroyable : faire du rugby serait pas bon pour la santé, putain je suis sur le cul c'est vraiment le scoop du siècle.

 

Sinon bah c'est pas compliqué de résoudre le problème : on interdit le rugby et voilà c'est réglé.

 

 

ou tu changes les règles

 

je ne sais pas, mais ça devient trop là

 

Y'a quasi plus un match sans protocole commotion

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Bracame
Il y a 3 heures, Pacino31 a dit :

Mais c'est comme à chaque fois qu'il y a un accident , attendons avant de tirer des conclusions définitives

J'ai lu l'article dans l'Equipe ce matin et à priori , le plaquage subi n'avait rien de violent.

Un peu appuyé mais dans la règle.

 

Pluzun. L'autopsie aura lieu demain matin lundi.

Edited by Bracame

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