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Raphaelle

[Top 14 - J10] Stade toulousain - Bayonne (dimanche 1er décembre à 16h50 à EW)

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Raphaelle

Bon, le chef est aux abonnés absents, je fais de mon mieux :clin

 

Il va falloir faire tourner pour ce match, trop de gars sont au bout du rouleau. 

Un peu tôt pour moi pour donner une compo mais Tekori, Elstadt, Faumuina et Bezy au repos, Kaino a été exceptionnel hier mais il a joué tout le match, donc sur le banc. 

Derrière faire rentrer Ahki en 12, il a l'air remis, Médard a beaucoup joué en bleu, et là depuis son retour, il va avoir droit à ses vacances. 

 

Je ferai jouer aussi Van Dyck puisqu'il a l'air en forme, Aldé en 2è mi-temps (bien revenu mais justement, il revient seulement), Ju Marchand, Galan et Arnold, Tolo, Pagès.

Holmes : s'il est remis, au moins sur le banc, mais NTK doit aussi avoir ses vacances. 

 

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Pouik

Castets Marchand Aldegheri 

Gray Arnold 

Miquel Tolofua Cros

Pages Holmes

Kolbe Ntamack Ahki Huget

Médard 

 

Baille,Mauvaka,Faumuina,Galan,Kaino,Placines,Bezy,Tauzin

 

Pourquoi pas une bonne surprise pour Kolbe? 

Guitoune,Ramos et Elstadt au repos, Bezy, Faumuina, Baille et Kaino sur le banc, à ne faire entrer qu'en cas de soucis.

Attention quand même Bayonne attend ce match depuis 3 semaines, on a souvent du mal dans ce contexte.

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Julien81

Retour de Kolbe ?? 

Baille Marchand aldegheri 

Gray Arnold 

Cros Tolofua Placines 

Pages Ramos 

Tauzin Ahki guitoune Huget 

Kolbe

 

Castets Mauvaka Van Dyk miquel galan Bezy Medard ntk

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Raphaelle
il y a une heure, Pouik a dit :

Castets Marchand Aldegheri 

Gray Arnold 

Miquel Tolofua Cros

Pages Holmes

Kolbe Ntamack Ahki Huget

Médard 

 

Baille,Mauvaka,Faumuina,Galan,Kaino,Placines,Bezy,Tauzin

 

Pourquoi pas une bonne surprise pour Kolbe? 

Guitoune,Ramos et Elstadt au repos, Bezy, Faumuina, Baille et Kaino sur le banc, à ne faire entrer qu'en cas de soucis.

Attention quand même Bayonne attend ce match depuis 3 semaines, on a souvent du mal dans ce contexte.

Et Van Dyck ? 

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Pouik
il y a 9 minutes, Raphaelle a dit :

Et Van Dyck ? 

 

Pourquoi pas mais je préférerais assurer avec Faumuina sur le banc. Encore une fois les bayonnais seront prêts et frais...

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Raphaelle
à l’instant, Pouik a dit :

 

Pourquoi pas mais je préférerais assurer avec Faumuina sur le banc. Encore une fois les bayonnais seront prêts et frais...

Frais mais en manque de rythme : cela nous a joué des tours parfois, donc pourquoi pas eux ?

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Pouik
à l’instant, Raphaelle a dit :

Frais mais en manque de rythme : cela nous a joué des tours parfois, donc pourquoi pas eux ?

 

J'ai en mémoire des réceptions de "petites" équipes après des campagnes européennes et des matchs indigestes. Attention à ne pas trop chambouler l'équipe, c'est tout ce que je dis.

Après j'espère bien que Kolbe reprendra: le contraire serait honteux.

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jauzy19

C'est l'occasion de mettre la plupart des mondialistes au repos (obligatoire).

 

Castets Marchand Van Dyk

Gray Arnold

Cros Tolofua Miquel

Pages Holmes

Lebel ou Bonneval Ahki Tauzin Kolbe

Médard

 

Neti ou Du Toit Mauvaka Aldegheri Tekori ou Verhaeghe Elstadt Bézy Tedder Belan

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Julien81

Attention de ne pas prendre Bayonne de haut en mettant une équipe un peu folklorique.. 

 

 

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Haddock

Attention quand même, on a aucun droit à l’erreur à domicile en top 14....

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tire-bouchon

surtout contre les bleuâtres...

:sorcerer:

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tropézien
il y a 29 minutes, tire-bouchon a dit :

surtout contre les bleuâtres...

:sorcerer:

 

C'est qu'ils sont forts les basques.

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PiR
Il y a 4 heures, Raphaelle a dit :

Je ferai jouer

 

Ugo, c'est toi ?

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Adidi
Il y a 2 heures, Pouik a dit :

 

Pourquoi pas mais je préférerais assurer avec Faumuina sur le banc. Encore une fois les bayonnais seront prêts et frais...

 

A noter que dans le cadre du Challenge, les Bayonnais ont joué Toulon à domicile et se sont déplacés au London Irish ce WE avec des joueurs comme Muscaritz pour ne citer que lui.

Ils ne seront pas si frais que cela à mon avis.

Mais ne prenons pas le match à la légère. 

Edited by Adidi
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tire-bouchon

Il vous faudra désosser le jambon avec lenteur.

Il vous faudra faire fondre le gras et bouffer le maigre.

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tolosaforever
Il y a 5 heures, jauzy19 a dit :

C'est l'occasion de mettre la plupart des mondialistes au repos (obligatoire).

 

Castets Marchand Van Dyk

Gray Arnold

Cros Tolofua Miquel

Pages Holmes

Lebel ou Bonneval Ahki Tauzin Kolbe

Médard

 

Neti ou Du Toit Mauvaka Aldegheri Tekori ou Verhaeghe Elstadt Bézy Tedder Belan

Je mettrais Ramos et Guitoune sur le banc au moins. Exit Belan et Tedder qui ne sont malheureusement pas au niveau.

 

Teko au repos, Kaino en forme à la place d’Elstadt!

 

Du Toit il est pas blessé ?

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Raphaelle
il y a 7 minutes, tolosaforever a dit :

Je mettrais Ramos et Guitoune sur le banc au moins. Exit Belan et Tedder qui ne sont malheureusement pas au niveau.

 

Teko au repos, Kaino en forme à la place d’Elstadt!

 

Du Toit il est pas blessé ?

Il est sorti blessé hier oui. Mais on n'en sait pas plus.

Teko au repos, retour de Galan qui n'a pas déçu en remplaçant cette année. 

Ramos et Guitoune ne sont pas fatigués mais Guitoune a quand même droit à des vacances non ?

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Papalou

J'ai ouï dire que Guitoune aimait le camping.

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GuyNess

DuToit a l'air d'être une bonne pioche, bien dommage qu'il soit reparti à la CM on aurait pu avoir un roulement intéressant

et pas cramer Castets. S'il est apte il faut le remettre cette fois pour faire souffler Baille qui me paraît émoussé.

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Joco

Le Dépêche:

 

Yannick Bru (Bayonne) : «Avec le Stade Toulousain, nous ne boxons pas dans la même catégorie»

Recueilli par Matthieu Gherardi à Bayonne24/11/2019 à 20:29

, mis à jour le 25/11/2019 09:59

 

Bayonne, il y a un mois. Ce lundi matin-là, pendant que les joueurs profitent du dernier de leurs neuf jours de congé avant de reprendre par une journée de randonnée et de cohésion dans le Pays basque, quelques supporters « ciel et blanc » discutent dans la grisaille, à l'entrée de Jean-Dauger. Ils n'y croiseront pas grand-monde, si ce n'est Census Johnston et Sione Tau, venus faire du rab de préparation physique, ainsi que Yannick Bru (46 ans ; 18 sélections). Le temps de saluer tout le monde et de poser son scooter, le manager nous invite à une visite guidée des installations, dans leur jus et bien loin de l'idée que l'on peut se faire de celles d'un club de Top 14. Posé autour d'un café dans la salle de vie durant plus d'une heure, l'ancien entraîneur des avants du XV de France, débarqué sans ménagement fin 2017 par Bernard Laporte et Serge Simon – une blessure encore vive sur laquelle il ne s'épanchera pas même s'il reconnaît que « le destin a bien fait les choses » -, s'est livré sans retenue sur son expérience basque. Une véritable « bouffée d'oxygène » après l'injustice dont il a fait l'objet. Champion de Pro D2 dès la première année, et auteur d'un départ canon en Top 14 (3 e , 5 V, 3D au moment de l'entretien), il va désormais tenter de maintenir de l'Aviron dans une élite où il va retrouver dimanche Toulouse, club avec lequel il a tout gagné comme joueur puis entraîneur (5 Brennus et 3 Coupe d'Europe).

Comment vivez-vous cette première expérience de manager ? Plutôt bien, non ?

(Rires) Ouais. Avec l'ensemble du staff de Guy Novès, nous nous étions fait virer de la Fédération donc c'est aussi pour ça que j'avais un besoin de stabilité, de démarrer sur une nouvelle expérience. J'ai été 10 ans adjoint, j'en ai fait cinq avec Guy à Toulouse (2007/2012), trois avec Philippe Saint- André (2012/2015) et encore deux ans avec Guy en équipe de France. Je suis passé du statut d'adjoint à celui d'adjoint privilégié parce qu'il y avait une relation de confiance qui s'était créée avec Guy. J'ai eu des opportunités pour repartir sur un challenge d'adjoint en Top 14 mais j'ai dit non. Avec Toulouse dans ce rôle-là, nous avions atteint beaucoup d'objectifs. J'étais dans un moment où j'avais envie de trouver un environnement affectif professionnel stable mais aussi un nouveau challenge pour découvrir une nouvelle expérience. Donc redémarrer en Pro D2, dans un club qui a un vrai patrimoine comme l'Aviron Bayonnais, qui a un territoire rempli de jeunes talents, cela me parlait. Je me suis dit : « Bon, cela colle bien avec ce que je recherche en ce moment ». Et c'est pour ça que j'ai endossé ce premier rôle de manager avec beaucoup de bonheur l'année dernière parce que ça a été une expérience très riche, avec beaucoup de jeunes, des rapports très authentiques qui m'ont d'ailleurs rappelé ce que j'ai connu à Toulouse mes premières années, en 2007, 2008, 2009. Les gens ici sont des gens simples, authentiques, très bien éduqués, il y a beaucoup de respect. Nous avons construit sur des valeurs qui étaient chouettes.

Et à la clé, il y a une montée. Vous y attendiez-vous après les soucis financiers qu'avait connu le club ?

Non. Avec le comité stratégique, nous nous étions donnés trois ans pour faire monter Bayonne en Top 14. Mais la première année, tout est allé très vite et même trop vite. Bien sûr que nous avons travaillé, comme beaucoup d'équipes. J'ai beaucoup appris en Pro D2 malgré mon vécu parce que cela travaille dur, cela cogne dur devant, il y a beaucoup de jeunes coachs français qui se posent les bonnes questions donc c'est vraiment un championnat sympa et très difficile.

Et tout s'est aligné au moment des phases finales...

Nous étions dans la course sur quasiment toute la saison donc nous avons eu une année cohérente. Et puis le dernier mois, nous avons eu un coup de pouce du destin à Oyonnax. Je pense que nous l'avons provoqué mais je sais aussi pour avoir gagné des trucs avec le Stade Toulousain que sans réussite, tu ne fais rien. Nous avons eu la réussite sur la demie, sur la finale et puis nous nous sommes réveillés le lendemain et on a dit : « Putain, nous sommes en Top 14, nous n'avions pas prévu ça ! » (rires). Nous avions pris des engagements avec des joueurs pour constituer une équipe solide de Pro D2 mais nous savions qu'avec ces joueurs-là, ce serait compliqué aussi de se maintenir en Top 14. Il fallait respecter le cap que nous avions fixé avec nos actionnaires parce que nous ne voulions pas renier notre projet qui est basé sur la formation, le territoire, l'identité. Mais il y avait un autre challenge et nous devions nous adapter donc nous avons fait venir quatre cinq joueurs qui étaient dans les dispositions mentales d'accepter ce challenge-là. Parce qu'ils étaient frustrés, qu'ils avaient mal vécu leur dernière saison, qu'ils voulaient prendre un nouveau départ donc nous avons misé là-dessus. Une des satisfactions du début de saison, c'est l'intégration de ces joueurs-là qui sont des très, très bons leaders.

Vous avez connu Ernest-Wallon, Marcoussis : Jean-Dauger, ça change au niveau des infrastructures...

C'est sûr, cela renvoie à beaucoup d'humilité. L'Afrique du Sud est en finale de la Coupe du monde (elle s'imposera face à l'Angleterre quelques jours plus tard, NDLR), je vous invite à aller voyager dans le monde du rugby sud-africain, il n'y a rien de sexy. Là-bas, c'est simple, efficace, cela travaille dur, c'est une école de rudesse. D'ailleurs, l'année dernière, pour véhiculer certaines valeurs, beaucoup de joueurs que j'ai fait venir étaient d'origine sud-africaine ou namibienne. C'est vrai que j'ai visité tous les centres d'entraînement de France grâce à mes fonctions à la FFR. Oui c'est plus sexy, oui c'est plus moderne mais pour moi, ce n'est pas le plus important et je pense qu'ici, nous avons tout pour bien travailler.

Le club a néanmoins pour projet de créer un centre d'entraînement. Quand va-t-il voir le jour ?

Il y a une volonté forte du secteur sportif mais également de la municipalité. Le maire de Bayonne, M. Etchegaray, a compris le projet et y a adhéré. Donc normalement, je touche du bois – je sais que la saison que nous vivons est très importante pour maintenir la dynamique du club, je connais mon monde –, mais normalement, début 2020, le chantier devrait se mettre en marche pour que nous ayons un centre d'entraînement pas clinquant, pas avant-gardiste, mais pour que nous ayons une maison du rugby à l'Aviron Bayonnais et que nos jeunes joueurs puissent s'entraîner dans de meilleures conditions. L'enjeu est là : les trentenaires, OK, ils participent au présent et aujourd'hui, ils ont les moyens de s'entraîner. Mais ceux qu'il faut convaincre de rester, ce sont ceux qui ont 20 ans aujourd'hui, qui vont faire l'avenir du club. Il faut qu'ils sentent qu'il y a une dynamique, des racines, une énergie ici qui leur permettra de s'épanouir.

Avec vous ?

La première année, je suis venu pour voir si cela fonctionnait. Je ne voulais pas d'engagement car je suis d'un naturel prudent. Nous avons fait une très belle saison et je me suis engagé sur un contrat de deux ans (jusqu'en juin 2021, NDLR). Je me suis engagé vis à vis des actionnaires, des acteurs locaux, et le projet que je porte avec eux, j'aimerais le mener à terme. Cela me paraît important de laisser une trace. J'en profite pour dire que je n'ai eu aucune discussion avec les gens dont on me prête des contacts (des rumeurs avaient fait état d'un vif intérêt du Racing 92, NDLR). C'est archi- faux. Je suis à fond investi dans le projet à Bayonne, cela se passe bien et j'ai un devoir d'honnêteté morale vis-à-vis des gens qui m'ont fait confiance.

Aviez-vous des doutes sur la stabilité à Bayonne ?

Disons que j'avais une mauvaise image du club au départ. Il ne me renvoyait pas à des images de sagesse, de pérennité, de construction. Tout ce qui se passait à Bayonne, c'était vachement violent et de court terme. Après, le fait qu'un ami ait repris la présidence (Philippe Tayeb, NDLR), que les principaux actionnaires du club me parlent avec honnêteté, me parlent de stabilité, de travail, d'humilité, de construction, cela m'a donné confiance. Et à un moment, il faut faire confiance aux gens. Les actionnaires, ce sont des gens du Pays basque, authentiques, simples, travailleurs, et le feeling est bien passé avec eux. Ils m'ont dit : « Pour la première fois, les actionnaires de l'Aviron vont présider aux destinées du club. Nous voulons arrêter de faire la une des journaux tous les trois mois. » C'est une des raisons pour lesquelles j'ai accepté de m'engager, sentant que ce club avait un potentiel particulier. Je savais que pour créer une certaine atmosphère, atteindre certains objectifs, il faudrait un peu de temps. Le modèle de La Rochelle a été très inspirant mais il a fallu à ce club trois, quatre années pour se stabiliser.

L'Aviron est-il un club aussi différent que ça ?

Quand tu t'enfonces dans le Pays basque intérieur, que tu commences à discuter avec les gens - ils ne discutent pas facilement ici mais après un an et demi, je commence un peu (sourire) -, tu ressens cet attachement. Tu as ceux qui sont rouges (les supporters de Biarritz, NDLR) et ceux qui sont bleus. Mais tu ressens cette passion pour le rugby. Les Avironnards comme ils s'appellent ici, c'est incroyable. C'est de génération en génération, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi fort. Cet attachement génère des excès aussi car le public est super exigeant. Il veut voir son équipe qui se bat donc nous avons essayé de construire sur ça.

Le Pays basque est souvent défini comme un grand village. Est-ce vrai ?

L'agglomération du BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz, NDLR) doit faire entre 250000 et 300000 habitants maximum. C'est tout petit, il y a deux clubs importants de rugby donc les gens vivent pour le rugby. Ici, on ne peut pas se cacher. Vous êtes joueurs de Bayonne 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous allez boire un coup après un match, tout le monde vous reconnaît. Et cela arrive qu'après une défaite, un joueur prenne une réflexion mal placée parce que les gens trouvent anormal qu'il soit à cet endroit-là, à ce moment-là de la soirée. Il faut être très vigilant. Je dis souvent aux joueurs qu'il faut du temps pour construire quelque chose mais qu'on peut vite le détruire avec des comportements mal placés. Donc nous essayons avec de staff de profiter de cette passion mais d'être très vigilant par rapport à ça.

A quel point la guéguerre avec Biarritz se ressent-elle ?

Il y a une rivalité qui est très, très exacerbée. Bien plus violente que ce que j'ai pu connaître entre Toulouse et Colomiers. Cela n'a rien à voir. Il y a un antagonisme profond qui est sympa, bon enfant, mais qui a aussi, avec les histoires de fusion avortée, viré vers des extrêmes un peu violents. Il en est resté quelques stigmates qui dépassent la simple rivalité sportive. C'est vraiment particulier. L'an passé, nous avons perdu deux fois contre le BO. J'ai mesuré l'impact sur la ville de Bayonne, le séisme que cela a provoqué à chaque fois les semaines suivantes. Et pour certaines personnes, la montée en Top 14 ne l'a pas effacé. C'est dire l'antagonisme qu'il y a entre les deux villes, séparées de 4 kilomètres.

Est-ce pour cela que vous avez choisi d'habiter à Anglet ?

Quand je suis arrivé, les gens m'ont dit : « Il y a Biarritz, Bayonne et puis il y a la Suisse, c'est Anglet (rires) ! » C'est une ville magnifique : il y a la forêt, l'océan, un maire fantastique. C'est une ville de privilégiés et nous y sommes très heureux familialement.

Racontez-nous votre premier « Vino Griego »...

Au début, tu te dis : « Putain, c'est rigolo, c'est un truc de touristes !» C'est vrai que c'est ce qui fait connaître l'Aviron en France mais aussi en Europe. Et puis quand tu vis ici, tu comprends que cela fait partie du patrimoine, que les gens y sont attachés, que c'est plus qu'un truc marketing. C'est ce qui porte l'équipe et réunit les gens avant le match, comme les chants d'après-match. Je me souviens qu'une fois, la sono s'est déclenchée post-match (il éclate de rire). Cela a été un incident diplomatique car il y a un chant pour l'avant et un pour l'après.

Avez-vous appris le Basque ?

Non, je connais quelques mots parce que nous avons ici pas mal de joueurs qui sont garants des traditions, notamment Aretx Iguiniz. Cela a quelque chose de fort. Il y a une identité, une langue locale, tu fais une demi-heure de voiture vers le Pays basque intérieur, tout est écrit en basque. Aretx Iguiniz, ses enfants parlent basque, vont à l'école basque. C'est une force. Ce serait anormal de ne pas s'appuyer sur ces valeurs, cette identité.

Venons en à Toulouse. Vous allez y faire votre retour pour la première fois sous un autre maillot de club. Y avez-vous pensé ?

Je n'ai pas eu le temps ! Depuis que nous sommes à Bayonne, nous sommes dans une espèce de tsunami ou une course de bobsleigh. Les événements s'enchaînent et nous n'avons pas vraiment pu nous projeter sur la rencontre à Toulouse par exemple. Le seul truc auquel j'ai pensé, c'est quand il y a des matchs du Stade Toulousain sur Canal + et que l'on voit le vestiaire visiteurs (1). Tout connement, je me suis dit : « Putain, je vais devoir aller dans ce vestiaire-là. » C'est juste ça puisque j'ai quand même joué à Colomiers. Mais je crois que tous les matchs étaient au Stadium. Je ne suis jamais allé dans le vestiaire visiteur du Wallon, sauf avec les juniors Reichel.

Quelles relations gardez-vous avec les Toulousains ?

Je n'en ai aucune. J'ai deux amis dans la structure actuelle du Stade Toulousain : Thomas Castaignède (membre du directoire, NDLR), qui vient régulièrement nous voir, et Julien Barès (l'ancien analyste-vidéo, aujourd'hui directeur des systèmes d'information, NDLR). Mais c'est tout.

Vous avez quand même eu deux joueurs prêtés (Tristan Tedder et Maxime Marty) l'an dernier...

Oui...

Quel regard portez-vous sur l'évolution du club depuis votre départ ?

Il y a eu une période de turbulences et de difficultés. Je ne veux pas employer le mot déclin car la haute compétition, c'est tellement difficile qu'il y a des fois une marge très fine entre la victoire et la défaite. Après, il y a eu une période de reconstruction. Un très, très bon recrutement a été fait dans les catégories de jeunes et cette reconstruction a été permise par l'éclosion de beaucoup de jeunes joueurs. Pierre-Henry Broncan a fait des choses là-dessus. Après, il y a eu aussi un travail important fait par la nouvelle gouvernance sur les racines du club. Elle a reconnecté les supporters, les anciens et je pense que cela a généré une nouvelle image du club. Et puis il y a eu un recrutement de très grande qualité avec des joueurs de classe mondiale qui ont catalysé tout ça. Le retour au premier plan l'année dernière a été magnifique après des années dures. Mais il y a de la stabilité, le droit à l'erreur. C'est la marque de fabrique du Stade Toulousain qui a toujours été la force tranquille. Je trouve qu'il a été connecté avec ses racines, son patrimoine. Cela a été bien mis en scène parce que Didier Lacroix est un homme de communication et il faut lui reconnaître ce mérite-là.

Vous faisiez partie du dernier staff champion jusqu'à l'année dernière. Cela vous a fait plaisir de revoir le Brennus au Capitole ?

Ce qui m'a fait plaisir, c'est cette dynamique qui a été recréée sur l'identité, le retour au jeu, aux valeurs traditionnelles du club. Cette connexion aux racines a été superbe. Après, il y a eu le titre donc c'était magique mais l'essentiel avait été fait. Le titre a couronné ça, c'était super, ça m'a fait plaisir de voir Ernest-Wallon plein, de revoir un club positif.

Ce match des champions tombe-t-il au bon moment pour vous après la quinzaine européenne ?

Il n'y a pas de bon moment pour jouer le Stade Toulousain. J'ai passé 18 années de ma vie là-bas, c'est là que j'ai eu mon éducation rugbystique, c'est une source d'inspiration, ce qui influence ma mécanique de raisonnement mais nous ne boxons pas dans même catégorie. Ce sera un moment de plaisir de revenir là-bas, une expérience nouvelle de venir dans le vestiaire d'à côté mais c'est tout. Sportivement, si le Stade Toulousain décide de gagner le match, il le gagnera. Maintenant, pour nos jeunes joueurs, parce que nous en avons beaucoup dans l'équipe, ce sera un moment important de se rendre dans ce stade-là, face à ces joueurs-là. Nous ferons tout pour que ce soit une bonne expérience mais je suis quand même évidemment très lucide sur le rapport de force.

Pourtant, vous êtes devant au classement. Comment expliquez-vous ce début de saison ?

Nous avons gardé notre dynamique. La confiance est un paramètre important de la réussite. Nous avons fait venir quatre, cinq très bons leaders qui s'en foutaient de ce que nous avions vécu l'année dernière mais qui voulaient relancer leur carrière et amener leur expérience. Il y a eu un amalgame qui s'est bien fait et je sais que nous pouvons être compétitifs. Mais être compétitifs dans le Top 14, cela ne veut pas dire que nous pouvons aller menacer ceux qui visent les titres. Nous avons fait un bon début en regardant devant, en s'inspirant aussi de ce que Bayonne avait vécu en 2016 puisque certains joueurs étaient là, en bâtissant aussi sur la crainte de ce qu'avait vécu l'Usap l'année dernière. Nous savions qu'il y avait un championnat morcelé au départ avec la Coupe du monde, avec peut-être une psychologie qui serait différente dans certaines équipes. Parce qu'à force de dire qu'on est amoindris, les joueurs le croient. Alors que honnêtement, quand je vois les équipes sur le papier...

Vraiment ?

C'est un discours que nous avons tenu avec le staff du Stade Toulousain dans les périodes de doublons. Guy s'en servait pour l'extérieur (face aux médias, NDLR) mais à l'intérieur, c'était une source de motivation terrible. Et nous avons souvent construit les succès sur les périodes de doublons. Nous engrangions des points et créions une dynamique formidable à l'intérieur du groupe. C'est ce qu'a fait Toulouse l'année dernière. Est-ce que c'est là-dessus que nous avons surfé avec Bayonne, je n'en suis pas sûr. Nous nous sommes occupés de nous, pas des autres. Quand nous avons gagné, nous l'avons fait avec une petite marge, quand nous avons perdu, nous n'avons pas pris des danses. Nous savons que nous sommes capables d'être là, d'être de bons challengers et nous avons cru en nous. Nous sommes troisièmes (4es désormais depuis la défaite à domicile face à Pau, NDLR) mais ce classement ne veut rien dire. Nous avions dit que nous ferions un premier bilan en janvier, nous n'y sommes pas encore.

Vous attendez-vous à souffrir à un moment de la saison ?

Oui, bien sûr. Tout le monde souffre. L'année dernière en Pro D2, nous avions eu un gros coup de mou durant un mois et demi. Je sais que si nous blessons simultanément quelques joueurs-clés, nous pouvons être en grande difficulté. Nous restons très vigilants avec tout le staff. Nous sommes en train de construire les fondations de notre projet donc nous gardons un œil sur le moyen terme mais je sais que nous sommes fragiles à court terme.

L'objectif est donc d'assurer le maintien le plus tôt possible ?

Aujourd'hui, cette problématique est présente dans tous les esprits, du staff et des joueurs. Mais nous n'en avons pas parlé. Quand tu t'entraînes tous les jours, ce n'est pas pour regarder ce qui pourrait se passer si les choses tournaient mal. Si tu veux croire en toi, il faut se fixer des objectifs élevés, regarder devant, être positif. Je n'allais commencer à parler du maintien le 3 juillet aux joueurs de l'Aviron Bayonnais. Nous nous sommes fixés comme cap de regarder devant, d'être positifs, enthousiastes et de défendre nos couleurs avec passion. C'est sûr qu'à un moment, au mois de janvier, nous allons commencer à sortir les calculatrices. Je m'attends à un Top 14 hyper serré car forcément, les grosses cylindrées qui ont pris un mauvais départ vont redoubler d'efforts et la lutte va être âpre. Nous allons continuer à regarder devant, essayer de maîtriser un maximum de choses et nous ferons les comptes en janvier.

 

 

 

 

Pas l’impression que les relations avec Lacroix ou le staff du ST soient excellentes... ça sent le reliquat du clan Novès... :yes:

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le corse

En tout cas, Bru a bien appris de son maître "Nous ne boxons pas dans la même catégorie que le ST" c'est du pur intox pour mettre la pression.

 

Bayonne viendra au Wallon pour gagner dimanche.

 

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le corse

Choix cornélien entre ménager ceux qui en ont besoin et nécessité de gagner à domicile pour garder la dynamique et rester collé au Top 6.

 

Kaino, Tekori et Kaino à l'herbage. Ramos en congés obligatoires. Si Fouyssac non remis, Guitoune d'entrée.

 

Castets - J.Marchand - Aldegheri

Gray - Arnold

Placines - Tolofua - Cros

Pagès - Holmes

Tauzin - Ahki - Fouyssac - Huget

Médard

 

R: Mauvaka, Baille, Van Dyk, Galan, Elstadt, Miquel, Idjellidaine, NTK

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blacksad

ca ressemble plutot à l equipe pour aller à Agen

 

Autant en premiere ligne on doit pouvoir faire des rotations sans trop de perte de niveau en mettant titus Castets-Marchand-Aldegheri et reposer Charlie

Autant je suis ok pour mettre Tekori au repos (donc Gray+Arnold+Galan)

Autant on doit pouvoir se passer de Kaino ou Elstadt (mais pas les 2 en même temps à mon avis)

Mais cette charniere à domicile je n'y crois pas. Je pense que Bezy sera titu et pas dans le groupe à Agen. Pour Holmes ok si Ahki Guitoune derriere lui. (Fouyssac je n'y crois pas).

Ensuite on fait tourner derriere entre Huget/Medard/Ramos par Bonneval/Tauzin, je vois bien Kolbe sur le banc aussi

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LE CIEL ET BLANC
il y a 30 minutes, le corse a dit :

En tout cas, Bru a bien appris de son maître "Nous ne boxons pas dans la même catégorie que le ST" c'est du pur intox pour mettre la pression.

 

Bayonne viendra au Wallon pour gagner dimanche.

 

Bien sur ! En plus on est sur une bonne dynamique : 4 défaites sur les 4 derniers matchs !

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Saint Thomas ST
il y a 23 minutes, blacksad a dit :

ca ressemble plutot à l equipe pour aller à Agen

 

En tous les cas, le déplacement à Agen est peut-être l'un des matches les plus importants de l'année du point de vue comptable, l'un des rares où on peut raisonnablement viser 4 points à l'extérieur.

 

A vérifier car cela dépend des années, mais pour être dans les 6, il faut faire quasiment le plein à domicile (sachant que les équipes finissent rarement invaincues) et deux à trois victoires à l'extérieur.

 

Agen, Bayonne et SF sont les trois cibles.

 

 

Edited by Saint Thomas ST
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