Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) Il y a 4 heures, Gabi a dit : Et toi, tu continues à déformer mes propos et à traduire mon "pas besoin d'avoir une excellente expertise technique" par "pas besoin d'être expert". Je continue à dire qu'on n'a pas besoin d'avoir des prix Nobel ou des chercheurs en physique quantique pour enseigner à nos collégiens. Je préfère que le mec ait une excellente expertise pédagogique. Et toi tu as très bien compris ce que je veux dire, mais comme ça t'arrache la "gueule" de reconnaitre que tu as tort, tu préfères railler. Chacun ses armes. Modifié 11 juin 2022 par manpat31
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 il y a 56 minutes, le zèbre aux courges a dit : Pas trop d'accord. Pour enseigner les maths au collège, il faut avoir un niveau largement supérieur. Car pour enseigner un théorème il faut avoir pigé le concept et ce qui se cache derrière. Et ça c'est le niveau au dessus. Merci, la sagesse, surement et un minimum de recul…
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 il y a 37 minutes, papé a dit : Il est quand même malheureux qu'on ne puisse pas comprendre dans ce pays qu'un avenir radieux passe par un enseignement d'un très bon niveau. Ah, merde, c'est vrai, les résultats ne seront ressentis que dans 30 ans et dans 30 ans Macron aura 75 ans et madame 99. Vivons au jour le jour, profitons du présent, bouffons l'héritage comme on le fait... Vous aurez des lendemains qui déchantent. Moi je serais absent du débat, et mon intérêt serait de vivre dans le macronisme, mais j'ai des petits enfants.. Et bientôt plus encore... Tu as compris les enjeux et le sens de la vie, je n'en doutais pas.
Vigomar Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 19 minutes, le zèbre aux courges a dit : C'est dommage mais ce n'est pas le système français. Tu ne cotises pour pour qu'on te reverse ensuite le montant. Tes cotisations payent le chômage des autres et t'ouvrent des droits pour des cas prévus. Sinon moi je ne veux pas changer de boulot et je ne me fais jamais virer. A la fin de ma carrière on me reverse mes cotisations? Je cotise A la sécu. Je veux me faire enlever le gras du bide donc on me le prend en charge obligatoirement? Le chômage comme la sécu couvrent les aléas de la vie subis. Pas les choix personnels. Oui enfin la rupture conventionnelle est possible pour tous, ça reste un choix personnel, et ça ouvre au chômage. Et encore une fois, on ne peut pas d’un côté se plaindre des enseignants démotivés qui font le strict minimum, et ne rien faire pour faciliter leur reconversion.
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) il y a une heure, papé a dit : Il est quand même malheureux qu'on ne puisse pas comprendre dans ce pays qu'un avenir radieux passe par un enseignement d'un très bon niveau. Ah, merde, c'est vrai, les résultats ne seront ressentis que dans 30 ans et dans 30 ans Macron aura 75 ans et madame 99. Vivons au jour le jour, profitons du présent, bouffons l'héritage comme on le fait... Vous aurez des lendemains qui déchantent. Moi je serais absent du débat, et mon intérêt serait de vivre dans le macronisme, mais j'ai des petits enfants.. Et bientôt plus encore... En politique, tout le monde fait du court-termisme, sur tous les sujets. Et effectivement, c'est bien malheureux mais c'est aussi la faute des électeurs qui ne votent que pour les promesses et actions court-terme. Comme Mélenchon qui demande le retour de la retraite à 60 ans et 40 annuités alors qu'il sait très bien que ce sont les générations suivantes qui vont casquer derrière. Mais tu peux étendre des exemples à tous les parties politiques et dans tous les domaines. Modifié 11 juin 2022 par Gabi
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 56 minutes, le zèbre aux courges a dit : C'est dommage mais ce n'est pas le système français. Tu ne cotises pour pour qu'on te reverse ensuite le montant. Tes cotisations payent le chômage des autres et t'ouvrent des droits pour des cas prévus. Sinon moi je ne veux pas changer de boulot et je ne me fais jamais virer. A la fin de ma carrière on me reverse mes cotisations? Je cotise A la sécu. Je veux me faire enlever le gras du bide donc on me le prend en charge obligatoirement? Le chômage comme la sécu couvrent les aléas de la vie subis. Pas les choix personnels. Bravo Zèbre, ta grandeur d'âme et ton humanisme t'honore. Tu es sur la voix de la sagesse et en train de comprendre le sens de la vie et, accessoirement, du système de cotisation chômage. Mais je n'en attendais pas moins de toi. (Moi aussi, j'aime bien donner des bons et mauvais points et juger les gens de manière très grandiloquente, c'est rigolo.)
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) il y a une heure, Vigomar a dit : Oui enfin la rupture conventionnelle est possible pour tous, ça reste un choix personnel, et ça ouvre au chômage. Et encore une fois, on ne peut pas d’un côté se plaindre des enseignants démotivés qui font le strict minimum, et ne rien faire pour faciliter leur reconversion. Sur ce point, je suis d'accord avec toi. De la même façon que je considère qu'un salarié du privé peut apporter son expérience dans l'enseignement, je pense que, de la même façon, un ancien prof peut apporter son expérience dans le privé. Si on veut faciliter le passage public/privé, EN/entreprise, il faut que ça marche dans les deux sens. Mais la rupture conventionnelle ou le chômage, ce n'est quand même pas l'idéal (et vous ne cotisez même pas pour ça, c'est pas fait pour ça vu que vous avez un boulot où on ne vous vire pas). On pourrait penser plutôt une formation payée ou des heures libérées pour préparer sa reconversion ou passer des entretiens d'embauche ou avoir une période offerte pour monter sa boîte, etc... Et surtout, ça pourrait être un super argument pour recruter et attirer de nouveaux profs. Si l'EN disait : "à l'issue de X années, on vous propose tel système de reconversion si vous le souhaitez", peut-être que pleins de gens sauteraient le pas en se disant : "je fais prof mais si ça ne me plait plus, je ferai autre chose." Bref, casser le truc psychologique : "si je suis prof, c'est forcément jusqu'à ma retraite donc j'ai pas envie." Après, malheureusement, l'EN ne le fera jamais car, vision court terme encore une fois, elle va plutôt se dire : "je suis en galère de prof donc je ne vais pas aider ceux qui veulent partir." Modifié 11 juin 2022 par Gabi
le zèbre aux courges Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a une heure, Gabi a dit : Mais la rupture conventionnelle ou le chômage, ce n'est quand même pas l'idéal (et vous ne cotisez même pas pour ça, c'est pas fait pour ça vu que vous avez un boulot où on ne vous vire pas). On pourrait penser plutôt une formation payée ou des heures libérées pour préparer sa reconversion ou passer des entretiens d'embauche ou avoir une période offerte pour monter sa boîte, etc... Dans le public il n'y a pas de cpf? Car ça peut te permettre de payer ta formation.
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) il y a 17 minutes, le zèbre aux courges a dit : Dans le public il n'y a pas de cpf? Car ça peut te permettre de payer ta formation. Ah oui, bonne remarque. Le CPF existe dans le public ? Édit : a priori oui : https://www.fonction-publique.gouv.fr/compte-personnel-de-formation-cpf Modifié 11 juin 2022 par Gabi
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 1 heure, Gabi a dit : (Moi aussi, j'aime bien donner des bons et mauvais points et juger les gens de manière très grandiloquente, c'est rigolo.) C'est vrai que tu ne le fais jamais... C'est juste ton fonds de commerce.
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) il y a 41 minutes, manpat31 a dit : C'est vrai que tu ne le fais jamais... C'est juste ton fonds de commerce. Tout à fait. J'essaie (je suppose que je ne dois pas y arriver à chaque fois) de ne jamais être dans le jugement et attaques persos alors que toi, tu les accumules. Tu n'as que nous relire. Je tiens à dire qu'heureusement, tu es le seul sur ce topic, les autres profs permettent des discussions beaucoup plus apaisées. Modifié 11 juin 2022 par Gabi
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 Et là tu ne distribues pas des bons points... 😄 t'es un top, change rien. Tu parles de manière experte de notre métier avec une si grande expérience.
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 3 minutes, manpat31 a dit : Et là tu ne distribues pas des bons points... 😄 t'es un top, change rien. Tu parles de manière experte de notre métier avec une si grande expérience. Et hop, nouvelle attaque perso. Comme à quasi chaque post en fait.
Tlsefred31 Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 21 heures, capitole46 a dit : Je reviens vite fait sur le cas de mon fils et son But Journalisme où il y a donc un quota de 50% de bac techno. Alors à la base, le 2 juin sans ce quota débile par la quantité il était pris dans un But direct et aujourd'hui, il serait pris dans les 3. Après s'être chié dessus une semaine, ouf il en a 1, voir 2 mais bon on a pu changer de slip enfin! Le truc fou, c'est que le But où il aurait dû être pris d'office est celui qui demande à répondre à un gros questionnaire (pas que les 1500 mots de Parcoursup), où ils sélectionnent une quarantaine de candidat qui se déplacent pour passer écrit et oral et là, en sortent en théorie 28. Il était dans les 28 mais avec le quota ils n'en prennent plus que 14 + 14 techno que l'IUT refuse de choisir. Du coup, on a appelé l'IUT pour être fixé, ils laissent (les 3 IUT apparemment) le ministère se démerder, je ne sais pas comment ils vont sélectionner, bref c'est nul. Sans doute que les 14 technos seront pris sans avoir passé ni oral ni écrit, sans être sélectionné par cet IUT. C'est absolument fou, il va y avoir plus de 10 candidats qui auront tout passé, qui sont au-dessus d'eux et qui resteront sur le carreau. Écoeurant. L'IUT est dépité de cette situation ubuesque. Et si il y a des candidats qui lâchent rapidement en septembre par exemple, on a demandé si des bacs généraux pouvaient être rappelés, non du ministère. Je suis content et soulagé pour mon gamin mais dégouté pour ceux qui seront baisés par ce quota monstrueux en nombre et qui verront une grosse partie de ce quota lâcher l'affaire où se vautrer en (très) grande partie. Il me semble que Sciences Po Paris fait cela depuis des années 1
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 4 minutes, manpat31 a dit : Tu veux un kleenex ? Ouh là non, non, je te rassure, j'en ai rien à foutre. Tu sais, depuis le temps que je suis sur ce forum, j'en ai lu un paquet. Ça me passe bien au-dessus. Mais bon, c'est juste dommage qu'on ne puisse jamais discuter sereinement et que ça parte toujours dans l'agressivité à un moment donné. Si on n'est pas d'accord, on dit que des saucisses et, n'étant pas prof, on devrait plutôt la fermer et si on est d'accord, on est la sagesse incarnée et on connaît le sens de la vie. (Je zappe l'invariable volet politique). Ok si tu veux... Mais bon, effectivement, je n'appelle pas cela mettre toutes les conditions pour avoir un débat apaisé.
le zèbre aux courges Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 1 heure, Gabi a dit : Ah oui, bonne remarque. Le CPF existe dans le public ? Édit : a priori oui : https://www.fonction-publique.gouv.fr/compte-personnel-de-formation-cpf Donc la formation peut être en partie payée au moins. Faut juste vivre sur ses économies le temps de la formation. En cas de difficultés je pense que même venant du public le rsa doit être possible. Pas besoin de chômage. L'AFPA les formations ça peut être intensif sur 6 ou 7 mois.
capitole46 Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 9 minutes, Tlsefred31 a dit : Il me semble que Sciences Po Paris fait cela depuis des années C'est bien un concours, non!? Après si dans le concours tu es meilleur qu'un autre mais si un gars te passe devant parce qu'il a un critère "défavorable" (bourses, origine du lycée ou autre), ben c'est plus un concours, ou alors il faut des concours parallèles Genre un concours pour tous, un autre pour les boursiers, un autre pour ceux qui viennent de banlieue, etc avec un nombre fixe de places réservées. Je veux bien aider dans des circonstances, mais filer 1 place sur 2 a des candidats qui n'ont pas suivi la bonne filière, ça fait mal au derche. Là, 14 places pour des candidats pas sélectionnés à la base... 'fin bon, comme c'est pour niveler par le bas...
tire-bouchon Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 La formation a toujours était intégrée dans la FP. Ne serait ce que la formation dans ta branche (mise à niveau, nouveau matériel etc ...) Les formations délivrées par le CNED sont accessibles et financées par la FP. Dans la mesure où elles peuvent être nécessaires à ton travail ( quoique ça dérape eu peu là-dessus).
Gabi Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 7 minutes, Tlsefred31 a dit : Il me semble que Sciences Po Paris fait cela depuis des années Si je ne dis pas de bêtises, depuis 20 ans, Sciences Po réserve des places pour des lycéens ZEP. Moi, je trouve ça pas mal car ces élèves ont fait des études (bac général) qui préparent à cette formation supérieure. Ce que je trouve fou, ce sont les quotas par type de bac qui n'ont rien à voir. Donc des études "intellectuelles" à des élèves préparés à des métiers "manuels" et vice-versa. Réserver des places à l'école de journalisme à des élèves de bac pro (donc qui n'ont pas eu de formations rédactionnelles) ou, comme a dit @manpat31, des places de mecano à des élèves de bac général (donc qui n'ont pas eu de formations techniques ni manuelles), je ne comprends pas. C'est casse-pipe assuré pour ces gamins. Et pleins de bons élèves préparés pour ça qui sont exclus.
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 il y a 13 minutes, Gabi a dit : Ouh là non, non, je te rassure, j'en ai rien à foutre. Tu sais, depuis le temps que je suis sur ce forum, j'en ai lu un paquet. Ça me passe bien au-dessus. Mais bon, c'est juste dommage qu'on ne puisse jamais discuter sereinement et que ça parte toujours dans l'agressivité à un moment donné. Si on n'est pas d'accord, on dit que des saucisses et, n'étant pas prof, on devrait plutôt la fermer et si on est d'accord, on est la sagesse incarnée et on connaît le sens de la vie. (Je zappe l'invariable volet politique). Ok si tu veux... Mais bon, effectivement, je n'appelle pas cela mettre toutes les conditions pour avoir un débat apaisé. Dis donc, tu viens faire la vierge effarouchée alors que tu souffles sur les braises à la moindre occasion et c'est moi le méchant ? Ce n'est pas comme si, depuis plusieurs mois (voire années), nous avons tenté d'expliquer, preuves à l'appui, des dizaines de fois tous les rouages et mécanismes connus, répondu à toutes les questions... pour expliquer ce qu'est notre quotidien et les enjeux, pour se prendre, en dernier ressort, de la part de certains, des réflexions de comptoir ! Et tu me parles de discussions sereines ? Nous avons toujours accepté le débat, mais s'il y a bien une chose qui me débecte, c'est la mauvaise foi. Quand on se trompe, dire "je me suis trompé" me semble plus honorable que de partir dans des moqueries ou de ne regarder que des détails par rapport à l'essentiel pour essayer de se rattraper aux branches et faire le mariole. Moi je suis venu ici en 2004 pour le Stade Toulousain, autant j'aime bien ton chambrage sur les posts rugby (c'est l'esprit), autant m'attaquer en racontant n'importe quoi sur mon métier, je ne me laisse pas (plus) faire, on a déjà le dos assez large comme ça. Et je suis comme toujours ouvert aux discussions apaisées, comme j'ai toujours répondu aux questions quand j'avais la réponse. 1
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 (modifié) il y a 50 minutes, Gabi a dit : Si je ne dis pas de bêtises, depuis 20 ans, Sciences Po réserve des places pour des lycéens ZEP. En effet, je dois avoir un reportage quelque part : https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/01/il-y-a-vingt-ans-la-premiere-promotion-zep-pour-moi-sciences-po-est-arrive-comme-un-cheveu-sur-la-soupe_6082279_3224.html De mémoire, ils ne passaient pas l'examen d'entrée et je crois que depuis cet examen a été supprimé. Est-ce un bien ? Florence Aubenas, « La Vie des autres à France Po1 », En France, 2014. 30 septembre 2013 Elles sont trois lycéennes, venue de Metz, de Bondy (Seine-Saint-Denis) et de Lille, entrées rue Saint-Guillaume par la filière ZEP. «Pas par le concours normal», insisté toujours Yasmina et, à chaque fois, Inès la coupe : « Il ne faut pas dire le concours normal, il faut dire "classique". Nous aussi on est normales. » Inès adopte volontiers un ton un peu bas-bleu2”, qui tranche avec son rouge à lèvres vif et sa jupe à mi-cuisse. À la Cité universitaire, leurs chambres sont dans le même bâtiment. Inès envoie un texto aux deux autres : « Vous mangez quelque chose pour le dîner ?» La réponse arrive tout de suite. « Du pain et du Nutella.» C'est Yasmina. Elle se sent coupable dès qu'elle arrête de réviser. Sara et Inès aussi. Sara ne dit jamais « Je vais me coucher, mais « Je vais faire une sieste». Ça lui parait plus acceptable. L'an dernier, la première note d'Inès a été un 10. Elle l'a reçue comme une claque, suivie, presque aussitôt, d'une violente envie de pleurer. Elle s'est dit : « Non, j'ai pas le temps.» Elle voulait dire: Pas matériellement le temps ». Dans l'amphi, Yasmina scrute les visages des autres ». Marcher dans le hall avec eux ressemble déjà à un apprentissage, pour arriver à se mettre dans le même mouvement. Ils viennent des meilleurs lycées. Ils ont « les bons mots ». Ils n'ont pas la télé, ou alors toute petite, cachée dans une armoire. Ils pensent qu'il suffit de travailler pour y arriver. «Attention : on ne peut pas le leur reprocher. On ferait pareil à leur place », tranche Inès. Sara : « Pourquoi ils ne comprennent pas qu'on n'est pas tous sur le même pied ?» Yasmina explique avoir étudié « la reproduction des élites » et « l'inégalité scolaire » en économie. «Et malgré ça, avant d'arriver ici, moi aussi je disais : "L'École de la France est la même pour tous".» Elles se souviennent de leur lycée, chacune dans sa ville, avec la même nostalgie consternée, les programmes jamais terminés aucune obligation et le sentiment qu'elles auraient toujours quelque chose à rattraper». 1 Il s'agit en fait de l'école Sciences Po que la maman d'une des trois jeunes filles appelle « France Po ». 2 Un bas-bleu désignait au départ une femme de lettres mais, assez vite le terme est devenu péjoratif et désigne une prétentieuse qui croit tout savoir. " Reportage : Modifié 11 juin 2022 par manpat31 Eurêka
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 Je pense qu'il faut réhabiliter les filières pour que les élèves qui se sont accrochés obtiennent leur dû dans les études sup. Et accepter les élèves, étudiants dont on a besoin. Blanquer en les supprimant a brouillé les cartes.
tire-bouchon Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 2 minutes, manpat31 a dit : Je pense qu'il faut réhabiliter les filières pour que les élèves qui se sont accrochés obtiennent leur dû dans les études sup. Et accepter les élèves, étudiants dont on a besoin. Blanquer en les supprimant a brouillé les cartes. brassé les couilles !
le zèbre aux courges Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 36 minutes, Gabi a dit : Si je ne dis pas de bêtises, depuis 20 ans, Sciences Po réserve des places pour des lycéens ZEP. Moi, je trouve ça pas mal car ces élèves ont fait des études (bac général) qui préparent à cette formation supérieure. Ce que je trouve fou, ce sont les quotas par type de bac qui n'ont rien à voir. Donc des études "intellectuelles" à des élèves préparés à des métiers "manuels" et vice-versa. Réserver des places à l'école de journalisme à des élèves de bac pro (donc qui n'ont pas eu de formations rédactionnelles) ou, comme a dit @manpat31, des places de mecano à des élèves de bac général (donc qui n'ont pas eu de formations techniques ni manuelles), je ne comprends pas. C'est casse-pipe assuré pour ces gamins. Et pleins de bons élèves préparés pour ça qui sont exclus. Manpat parlait des but. Qui doit être la nouvelle version des dut. C'est à la base plutôt pour les bacs généraux. En compta on reprenait toute la compta depuis le début. Ceux qui venaient d'un bac techno ou pro compta se baladaient au début. Mais à la fin de la 2eme année dans les meilleurs de chaque promo tu avais surtout des étudiants venant des bacs généraux. 1
Tlsefred31 Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 1 heure, capitole46 a dit : C'est bien un concours, non!? Après si dans le concours tu es meilleur qu'un autre mais si un gars te passe devant parce qu'il a un critère "défavorable" (bourses, origine du lycée ou autre), ben c'est plus un concours, ou alors il faut des concours parallèles Genre un concours pour tous, un autre pour les boursiers, un autre pour ceux qui viennent de banlieue, etc avec un nombre fixe de places réservées. Je veux bien aider dans des circonstances, mais filer 1 place sur 2 a des candidats qui n'ont pas suivi la bonne filière, ça fait mal au derche. Là, 14 places pour des candidats pas sélectionnés à la base... 'fin bon, comme c'est pour niveler par le bas... Non, sur l'ensemble de places, une partie est reservée hors concours
capitole46 Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 il y a 6 minutes, Tlsefred31 a dit : Non, sur l'ensemble de places, une partie est reservée hors concours Ok, le tout est de savoir le %
Vigomar Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 2 heures, le zèbre aux courges a dit : Donc la formation peut être en partie payée au moins. Faut juste vivre sur ses économies le temps de la formation. En cas de difficultés je pense que même venant du public le rsa doit être possible. Pas besoin de chômage. L'AFPA les formations ça peut être intensif sur 6 ou 7 mois. Rien que ça. Si t’es sûr d’avoir du travail derrière, à la rigueur, mais ça reste un pari très risqué. Je rappelle que dans le privé le CPF permet de suivre la formation en continuant d’être rémunéré. Dans l’éducation nationale aussi, mais tu n’es pas sûr de l’obtenir, et ils privilégient les formations en lien avec le boulot d’enseignant.
Cyril Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Voilà, comme avec les gilets Jaunes, une grande concertation, comme on aime. On va pouvoir aller en mairie écrire notre fiel sur des fonctionnaires avec 4 mois de vacances. https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/education-pap-ndiaye-promet-la-grande-concertation-apres-la-rentree-scolaire-1412553 1 1
Vigomar Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Après un grenelle et un observatoire, il nous fallait bien une grande concertation. Vivement le vaste conciliabule. 2
Manpat Posté(e) 11 juin 2022 Auteur Posté(e) 11 juin 2022 il y a 3 minutes, Vigomar a dit : Après un grenelle et un observatoire, il nous fallait bien une grande concertation. Vivement le vaste conciliabule. Et la rencontre des syndicats. 1
capitole46 Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Eh les gars, vous voulez pas profiter du barrage un peu ?
le zèbre aux courges Posté(e) 11 juin 2022 Posté(e) 11 juin 2022 Il y a 4 heures, Vigomar a dit : Je rappelle que dans le privé le CPF permet de suivre la formation en continuant d’être rémunéré. A condition de la faire quand tu es encore salarié. Et si c'est une formation diplômante pour une reconversion à mon avis compliqué sans prendre un congé. Vu la durée peut être une partie sans solde donc non payée. Et si tu fais ta formation avec ton cpf après avoir démissionné tu n'es pas payé. Je ne vois pas trop de différence avec le public. En France on n'est pas payé pendant les études. Que ce soit à 18 ans ou à 40 pour une reconversion. Je crois que la gauche a cette idée de verser une indemnité pendant le temps d'étude. Mais ce n'est pas encore en place. Mais à l'heure actuelle l'état ne finance pas les formations. Donc si tu décides de te reconvertir oui c'est à toi de financer pendant cette période de reconversion. Le chômage n'est présent dans une reconversion que si tu l'as subit par un licenciement et non par choix.
Vigomar Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 Il y a 7 heures, le zèbre aux courges a dit : A condition de la faire quand tu es encore salarié. Et si c'est une formation diplômante pour une reconversion à mon avis compliqué sans prendre un congé. Vu la durée peut être une partie sans solde donc non payée. Et si tu fais ta formation avec ton cpf après avoir démissionné tu n'es pas payé. Je ne vois pas trop de différence avec le public. En France on n'est pas payé pendant les études. Que ce soit à 18 ans ou à 40 pour une reconversion. Je crois que la gauche a cette idée de verser une indemnité pendant le temps d'étude. Mais ce n'est pas encore en place. Mais à l'heure actuelle l'état ne finance pas les formations. Donc si tu décides de te reconvertir oui c'est à toi de financer pendant cette période de reconversion. Le chômage n'est présent dans une reconversion que si tu l'as subit par un licenciement et non par choix. Encore une fois faut-il se le permettre de partir sans rien. Dans le privé, quand tu démissionnes tu as un mois de préavis, et tu peux plus facilement trouver une autre boîte. Ma femme en tant qu’infirmière par exemple a trouvé du boulot comme responsable de crèche. Dans l’éducation nationale, l’administration a 4 mois pour te répondre (vachement pratique quand tu ne sais pas quand tu seras dispo pour chercher un taf), et je ne suis pas convaincu que les entreprises se bousculent pour recruter un ancien prof. Donc je reste persuadé que si tu veux faire le ménage dans l’éducation nationale, il faut faciliter les reconversions. On parlait du licenciement à la base. Dans ce cas, tu obtiens une indemnité de départ et le droit au chômage. Je me répète, mais avant de vouloir virer ceux qui n’ont rien demandé, facilitons le départ qui en ont ras le bol et qui veulent voir ailleurs.
capitole46 Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 Il y a 1 heure, Vigomar a dit : Encore une fois faut-il se le permettre de partir sans rien. Dans le privé, quand tu démissionnes tu as un mois de préavis, et tu peux plus facilement trouver une autre boîte. Ma femme en tant qu’infirmière par exemple a trouvé du boulot comme responsable de crèche. Dans l’éducation nationale, l’administration a 4 mois pour te répondre (vachement pratique quand tu ne sais pas quand tu seras dispo pour chercher un taf), et je ne suis pas convaincu que les entreprises se bousculent pour recruter un ancien prof. Donc je reste persuadé que si tu veux faire le ménage dans l’éducation nationale, il faut faciliter les reconversions. On parlait du licenciement à la base. Dans ce cas, tu obtiens une indemnité de départ et le droit au chômage. Je me répète, mais avant de vouloir virer ceux qui n’ont rien demandé, facilitons le départ qui en ont ras le bol et qui veulent voir ailleurs. Dans le public tu n'as pas le droit de traverser la rue? 3
le zèbre aux courges Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 Il y a 3 heures, Vigomar a dit : On parlait du licenciement à la base. Dans ce cas, tu obtiens une indemnité de départ et le droit au chômage. J'ai dû rater un épisode mais il me semble que c'est toi qui a lancé le sujet de la rupture conventionnelle. Pas le licenciement. Si un prof se fait licencier pour faute grave comme dans le privé je pense qu'il peut prétendre au chômage. Pareil pour un licenciement économique (même si il en faut pour que l'état soit en cessation de paiement).
Manpat Posté(e) 12 juin 2022 Auteur Posté(e) 12 juin 2022 J'ai trouvé ça : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/03/18032021Article637516497751696679.aspx?fbclid=IwAR1Ub73HbjnpmwGF_YdcCH6yY5AiSW-1ufoG5kxZxsg7ViOlr-vl9fDDrmg https://www.sgen-cfdt.fr/actu/rupture-conventionnelle-premier-bilan-pour-2020-au-sein-de-leducation-nationale/?fbclid=IwAR0eqerk8zNlShlKyMhHhBuMMaIWoZyq23B2AehpIpaDgiZT6BSpgHICytk 1
Vigomar Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 il y a 44 minutes, le zèbre aux courges a dit : J'ai dû rater un épisode mais il me semble que c'est toi qui a lancé le sujet de la rupture conventionnelle. Pas le licenciement. Si un prof se fait licencier pour faute grave comme dans le privé je pense qu'il peut prétendre au chômage. Pareil pour un licenciement économique (même si il en faut pour que l'état soit en cessation de paiement). Le 11/06/2022 à 08:58, Vigomar a dit : Bonne nouvelle pour le premier degré alors, vu qu’on fait déjà pratiquement tout ça ! Aboulez la thune ! Concernant la garantie de l’emploi, il faut quand même savoir que le rectorat refuse 75% des demandes de rupture conventionnelle. Donc faudrait déjà peut-être permettre à ceux qui ne veulent plus enseigner de partir avant de vouloir virer les autres. Je t’ai remis mon premier post. Je réagissais à Gabi qui parlait de la garantie de l’emploi à vie pour les fonctionnaires. Je ne comprends pas la logique de dire à la fois « ouais mais vous les fonctionnaires on ne peut pas vous virer, c’est pas normal », et en même temps de dire à ceux qui veulent partir dans les conditions d’un licenciement (enfin un peu moins) avec la rupture conventionnelle: « non, on vous garde, soit vous restez soit vous démissionnez ». Beaucoup d’enseignants préféreront rester malgré une lassitude et une démotivation. Si tu veux garder des enseignants motivés, c’est vraiment pas la meilleure stratégie. De même, la retraite à 65 ans (minimum) me paraît compliqué si tu ne l’adaptes pas. Va te retrouver avec des maternelles à plus de 64 que ans.
Manpat Posté(e) 12 juin 2022 Auteur Posté(e) 12 juin 2022 Pour parler d'un sujet qui me tient à coeur, le passage de l'age de la retraite de 60 à 62, voire 64, 65, 67 et +++ https://www.marianne.net/agora/humeurs/le-top-5-des-plus-grands-mensonges-pour-faire-passer-la-reforme-des-retraites Le top 5 des plus grands mensonges pour faire passer la réforme des retraites Par Thomas Guénolé Publié le 10/10/2019 à 15:56 Alors qu'une nouvelle réforme des retraites est prévue, le politologue Thomas Guénolé se penche sur cinq mensonges couramment diffusés. 1. "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps " : FAUX. Cette affirmation semble frappée au coin du bon sens. Elle occulte cependant l’énorme écart d’espérance de vie entre les seniors, selon la pénibilité des métiers qu’ils ont exercés et selon leur milieu social. De nos jours, un homme de 35 ans va vivre jusqu’à 76 ans s’il est ouvrier et jusqu’à 82 ans s’il est cadre. L’ouvrier meurt donc 6 ans plus tôt que le cadre. L’écart d’espérance de vie en bonne santé est lui aussi très élevé. Un cadre âgé de 35 ans va atteindre l’âge de 69 ans sans aucune incapacité. Pour un ouvrier en revanche, les incapacités (au niveau de la vue, de l’ouïe, de la marche, des gestes quotidiens…) vont commencer dès 59 ans, ce qui représente donc 10 années de moins que le cadre à vivre sans handicaps. Repousser à 65 ans l’âge légal du départ à la retraite, ou encore augmenter la durée totale de cotisations de sorte qu’il faille travailler jusqu’à 65 ans pour atteindre le taux plein, c’est donc proposer que les ouvriers aient à travailler 3 années supplémentaires, à un âge auquel ils ont déjà des handicaps. Et surtout, s’y prendre d’une façon ou d’une autre pour qu’ils aient à travailler jusqu’à 65 ans, c’est proposer que les ouvriers n’aient droit qu’à 11 années de retraite avant de mourir. De surcroît, dire : "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps", c’est en partie prendre le problème à l’envers. Il est évident que dans les classes populaires, où les métiers physiquement usants sont surreprésentés, arrêter de travailler plus tôt permet de vivre plus vieux. Par exemple, il va de soi qu’une ouvrière en travail à la chaîne vivra plus longtemps si elle arrête le travail à 55 ans plutôt qu’à 65 ans. Présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné Réciproquement, cela signifie que repousser l’âge de départ à la retraite, c’est faire mourir les classes populaires plus tôt. De fait, lorsque les gouvernements successifs repoussent l’âge légal de départ à la retraite ou augmentent la durée exigée de cotisations, ils portent la responsabilité, dans l’indifférence générale, de faire mourir plus jeunes les seniors des classes populaires. 2. "Les retraités sont des privilégiés" : FAUX. Il est devenu courant, par exemple lorsqu’il était question d’augmenter la CSG des seniors, d’opposer le niveau de vie des retraités, soi-disant privilégiés, à celui des actifs. L’idée serait que le poids de la prise en charge des uns par les cotisations des autres, serait excessif. En réalité, si la pauvreté est en effet moins présente chez les seniors que dans le reste de la population, elle ne les épargne pas pour autant. La France compte de nos jours plus de 800 000 retraités pauvres. Extrême pauvreté exceptée, les seniors représentent 20% de la moitié la plus pauvre de la population française. Et parmi les retraités subissant l’extrême pauvreté, 37% survivent avec l’allocation de solidarité aux personnes âgées (868,20 euros par mois pour une personne seule). De surcroît, les réformes des retraites des trois dernières décennies ont tendu à faire baisser les pensions des retraités, et non pas à les augmenter. Par exemple, la réforme Balladur de 1993 a conduit à ce que, pour les salariés du secteur privé, les 25 meilleures années de cotisation, et non plus les 10 meilleures, servent de base lors du calcul de la pension : cela a provoqué une baisse de 15 à 20% du salaire de référence et donc une baisse des pensions. Bref, présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné. Invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête 3. "Les règles de départ à la retraite sont trop avantageuses pour les fonctionnaires" : FAUX. Cette affirmation est tellement répétée au fil des ans qu’elle a acquis l’autorité d’une évidence. Elle est pourtant fausse. Selon le Conseil d’orientation des retraites, la majorité des fonctionnaires obtiennent en réalité une retraite plus basse que celle qu’ils auraient eue s’ils avaient été salariés du privé. 4. "Notre système de retraites est archaïque" : FAUX. L’accusation d’ "archaïsme" faite à notre système de retraites s’accompagne, symétriquement, de propositions de "modernisation". Ce sont généralement les suivantes : remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points inspiré du modèle suédois ; développer davantage les plans d’épargne retraite privés ; repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite. Or, présenter tout cela comme des modernisations ne résiste pas à un simple examen chronologique. Remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points explicitement inspiré de la Suède, ce serait copier le système adopté par les Suédois en 1994, c’est-à-dire il y a un quart de siècle. Développer des plans d’épargne retraite privés, c’est ressusciter sous forme embryonnaire le système de retraites par capitalisation qui prévalait en France de 1910 jusqu’à la création de la Sécurité sociale moderne, c’est-à-dire dans la première moitié du 20ème siècle. Repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, ce serait revenir à l’âge de départ instauré en France par la loi du 5 avril 1910, c’est-à-dire il y a plus d’un siècle. Autrement dit, indépendamment des autres arguments pour ou contre ces propositions de réformes, invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête. 5. Le véritable enjeu des réformes des retraites, c'est de faire baisser les pensions. En 2017, en France métropolitaine, le taux d’emploi des 50-64 ans est de seulement 61,5%. Pour les 38,5% restants dans cette tranche d’âge, atteindre la durée de cotisation requise afin d’obtenir la retraite à taux plein est donc exclu, a fortiori si cette durée augmente au fil des réformes. Le taux d’emploi des 15-24 ans est de 31%. Pour tous ceux qui entreront dans l’emploi plus tard du fait d’études supérieures, et pour tous ceux entrés tôt en activité mais frappés par le chômage de masse, il faudrait en théorie travailler beaucoup plus longtemps que jusqu’à 62 ans afin de rattraper les années de cotisations retraite ainsi perdues. Or, nous venons de voir que les quinquagénaires sont massivement touchés par le sous-emploi. Des millions de personnes ayant 15-24 ans aujourd’hui n’ont donc d’ores et déjà vraisemblablement aucune chance d’atteindre la retraite à taux plein. Retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités Parallèlement, les trois quarts des femmes qui deviennent mères réduisent alors leur temps de travail, et 58% vont jusqu’à interrompre leur carrière. Elles devraient donc en théorie travailler jusqu’à un âge significativement plus élevé que les hommes pour pouvoir atteindre la retraite à taux plein. Elles se heurtent toutefois, elles aussi, à l’obstacle du sous-emploi massif des quinquagénaires. Sous le faux-nez de l’argument "il faut travailler plus longtemps", ce qui se produit donc massivement dans le monde réel, ce sont des départs à la retraite sans avoir pu atteindre le taux plein, principalement en raison du sous-emploi massif des 50-64 ans. Pour les millions de personnes frappées par ce sous-emploi, augmenter la durée totale de travail requise pour la retraite à taux plein, alors que déjà ils ne l’atteignent pas, ne peut aboutir qu’à faire baisser la pension qu’ils toucheront. Autrement dit, le véritable enjeu des réformes des retraites, et qui n’est jamais exprimé comme tel par les gouvernements successifs, est en fait celui-ci : retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités, en rendant la retraite à taux plein de plus en plus difficile à atteindre. 1
le zèbre aux courges Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 Ce que tu ne comprends pas c'est que le chômage n'est pas là pour indemniser le manque de motivation. Mais c'est pareil dans le privé. Si tu manques de personnel, même un bon à rien s'il demande une rupture conventionnelle tu ne vas pas l'accepter. Tu as besoin de lui. Tu ne vas pas lui donner de l'argent pour qu'il s'en aille. La rupture conventionnelle permet une séparation à l'amiable avec les 2 parties qui y trouvent leur compte. Un prof qui ne fout rien Dans une académie où tu trouveras facilement quelqu'un je lui signe directe. Un prof qui bosse pas trop mal mais qui veut une rupture conventionnelle car il n'a pas eu sa mutation je la lui refuse directe.
Vigomar Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 il y a 17 minutes, le zèbre aux courges a dit : Ce que tu ne comprends pas c'est que le chômage n'est pas là pour indemniser le manque de motivation. Mais c'est pareil dans le privé. Si tu manques de personnel, même un bon à rien s'il demande une rupture conventionnelle tu ne vas pas l'accepter. Tu as besoin de lui. Tu ne vas pas lui donner de l'argent pour qu'il s'en aille. La rupture conventionnelle permet une séparation à l'amiable avec les 2 parties qui y trouvent leur compte. Un prof qui ne fout rien Dans une académie où tu trouveras facilement quelqu'un je lui signe directe. Un prof qui bosse pas trop mal mais qui veut une rupture conventionnelle car il n'a pas eu sa mutation je la lui refuse directe. Merci d’illustrer mon propos. Selon ta logique, pour obtenir sa rupture, il faut ne rien foutre. Donc au lieu d’anticiper et de laisser partir les enseignants avant d’en arriver là, tu vas laisser l’enseignant s’enliser dans une situation qui ne lui convient plus. En fait tu avantages les profs qui en foutent le moins. Et quand tu dis que même un bon à rien tu le gardes, c’est exactement ce que je dis depuis le début, à savoir que la garantie de l’emploi à vie ne peut pas être considérée comme un avantage quand tu as du mal à recruter et que tu ne laisses pas partir ceux qui le veulent (y compris des boulets).
Gabi Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 (modifié) il y a 28 minutes, le zèbre aux courges a dit : Un prof qui ne fout rien Dans une académie où tu trouveras facilement quelqu'un je lui signe directe. Un prof qui bosse pas trop mal mais qui veut une rupture conventionnelle car il n'a pas eu sa mutation je la lui refuse directe. C'est pour ça que le prof qui ne bosse pas trop mal doit se transformer en bon à rien s'il veut sa rupture conventionnelle. Modifié 12 juin 2022 par Gabi 1
Gabi Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 il y a 4 minutes, Vigomar a dit : la garantie de l’emploi à vie ne peut pas être considérée comme un avantage quand tu as du mal à recruter et que tu ne laisses pas partir ceux qui le veulent (y compris des boulets). Donc autant le supprimer.
Vigomar Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 il y a 31 minutes, Gabi a dit : Donc autant le supprimer. En soit, je ne vois pas trop la différence entre entre une personne en CDI et un fonctionnaire, si ce n’est la possibilité du licenciement économique dans le privé. Je l’ai dit, ma crainte c’est qu’on ne cherche pas à virer les boulets mais les grandes gueules, indépendamment de leurs compétences. Après si tu doubles mon salaire, je te donne les noms de ceux à dégager 🙄. 3
Tlsefred31 Posté(e) 12 juin 2022 Posté(e) 12 juin 2022 Il y a 9 heures, manpat31 a dit : Pour parler d'un sujet qui me tient à coeur, le passage de l'age de la retraite de 60 à 62, voire 64, 65, 67 et +++ https://www.marianne.net/agora/humeurs/le-top-5-des-plus-grands-mensonges-pour-faire-passer-la-reforme-des-retraites Le top 5 des plus grands mensonges pour faire passer la réforme des retraites Par Thomas Guénolé Publié le 10/10/2019 à 15:56 Je me suis arreté à Thomas Guénolé 1
Manpat Posté(e) 13 juin 2022 Auteur Posté(e) 13 juin 2022 Dommage ! Je connais plein de gens qui n'ont pas aimé L'armée des 12 singes… ils sont partis avant la fin.
tire-bouchon Posté(e) 13 juin 2022 Posté(e) 13 juin 2022 On peut aussi faire passer comme une énorme esbrouffe, la retraite à 60a. Ce qui est en vérité la possibilité de partir à la retraite à 60a nuance. A taux plein si tu as 40 annuités. Et donc il faut me trouver les jeunes (il y en a un peu quand même) qui cotisent depuis l' âge de 20a et ce pendant 40a sans interruption. 2
stadeli Posté(e) 13 juin 2022 Posté(e) 13 juin 2022 Pourquoi il faut réformer en profondeur et pas seulement à la marge : Parce qu'à la mise en place de la retraite par répartition, il y avait 7 ou 8 cotisants pour 1 retraité. Actuellement c'est moins de 2 cotisants pour 1 retraité et ça va s'aggraver avec la démographie. On ne peut pas augmenter les prélèvements sans fin et on ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier. Donc pour conserver le niveau des retraites, sans que ça couine trop, il faudra discuter de la durée de cotisation en tenant compte de la pénibilité et l'espérance de vie.
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