delacaravelle Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 45 minutes, Keke a dit : Pas certain du tout. En attendant, Colombe il est remplaçant ce soir pour un match important du SR avec son équipe type. Je pense surtout que ROG est vexé de l’avoir vu partir et n’a pas pu s’empêcher de faire une déclaration manquante de classe. Mais c’est récurrent avec ROG. sa place (Atonio number 1 forcément), départ ou non mais si tu as envie de te raconter des histoires, bien à toi 1
Keke Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 33 minutes, delacaravelle a dit : sa place (Atonio number 1 forcément), départ ou non mais si tu as envie de te raconter des histoires, bien à toi J’ai rien compris 1
Pantang17 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 (modifié) il y a 3 minutes, Keke a dit : J’ai rien compris il explique que tu extrapoles. Colombe est remplaçant, Atonio donne plus de garanties ça s'arrête là . Le couplet sur ROG qui a la haine c'est dans ton esprit... Modifié 20 octobre 2024 par Pantang17
Keke Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 3 minutes, Pantang17 a dit : il explique que tu extrapoles. Colombe est remplaçant, Atonio donne plus de garanties ça s'arrête là . Le couplet sur ROG qui a la haine c'est dans ton esprit... Mais évidemment qu’Atonio donne plus de garanties, c’est le pilier droit français titulaire, j’ai jamais dit le contraire et c’est pas le propos. Concernant Colombe donc, l’histoire de le faire passer de numéro 2 à numéro 4 dans votre hiérarchie, est pas vraie je suis désolé. Je fais référence à la decla de ROG qui dit ça pour essayer d’expliquer vos propos mais dans les faits, des qu’il y a un match important, Colombe est remplaçant et donc numéro 2. C’est encore le cas ce soir. Donc ROG lui même croit pas à ce qu’il dit. À la limite, récemment on peut dire objectivement que Kuntelia commence à le challenger. Mais le faire passer de 2 à 4 et devant Scalvi, c’est une blague qui correspond pas à la réalité. 1 1
fifo Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 (modifié) il y a 10 minutes, Pantang17 a dit : il explique que tu extrapoles. Colombe est remplaçant, Atonio donne plus de garanties ça s'arrête là . Le couplet sur ROG qui a la haine c'est dans ton esprit...  Non je crois simplement qu'il dit que ROG a déclaré qu'il était n°4 dans la hiérarchie mais que ça ne l'empêche pas d'être dans le groupe sur un match important à domicile. Donc il est plus certainement n°2 que n°4 dans la hiérarchie des piliers droits chez vous, contrairement à la sortie de ROG (sortie sous le coup de l'émotion j'en suis persuadé) Modifié 20 octobre 2024 par fifo grillé par l'intéressé 😀 1
Pantang17 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 5 minutes, Keke a dit : Mais évidemment qu’Atonio donne plus de garanties, c’est le pilier droit français titulaire, j’ai jamais dit le contraire et c’est pas le propos. Concernant Colombe donc, l’histoire de le faire passer de numéro 2 à numéro 4 dans votre hiérarchie, est pas vraie je suis désolé. Je fais référence à la decla de ROG qui dit ça pour essayer d’expliquer vos propos mais dans les faits, des qu’il y a un match important, Colombe est remplaçant et donc numéro 2. C’est encore le cas ce soir. Donc ROG lui même croit pas à ce qu’il dit. À la limite, récemment on peut dire objectivement que Kuntelia commence à le challenger. Mais le faire passer de 2 à 4 et devant Scalvi, c’est une blague qui correspond pas à la réalité. Franchement l'interwiev de ROG après la branlée a l'AB, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.... Il veut de ses joueurs un comportement professionnel et je suis désolé mais GHC ces 6 derniers mois ne l'avait pas. Qu'il s'y file un peu moins au Burger King et un peu plus a l'entraînement.Â
Kana Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 à l’instant, Pantang17 a dit : Franchement l'interwiev de ROG après la branlée a l'AB, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.... Il veut de ses joueurs un comportement professionnel et je suis désolé mais GHC ces 6 derniers mois ne l'avait pas. Qu'il s'y file un peu moins au Burger King et un peu plus a l'entraînement. Sur le match à l’AB, ce n’est pas le seul à blâmer quand même… 1
Keke Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 8 minutes, Pantang17 a dit : Franchement l'interwiev de ROG après la branlée a l'AB, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.... Il veut de ses joueurs un comportement professionnel et je suis désolé mais GHC ces 6 derniers mois ne l'avait pas. Qu'il s'y file un peu moins au Burger King et un peu plus a l'entraînement. Grillé par Kana, mais sur le match contre l’AB, c’était trop facile de lâcher ça sur Colombe, alors qu’il y avait par ailleurs beaucoup de choses à redire sur d’autres joueurs, à commencer par votre capitaine, que je trouve particulièrement moyen maintenant depuis 1 an désormais. 1
Nathou Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 Les Rochelais, je ne pense pas avoir lu des critiques sur GHC, maintenant qu'il a signé au ST, vous nous expliquez qu'il faut qu'il file à l'entrainement, il est n°4, dites plutot que vous avez les glandes ! 2
Pantang17 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 11 minutes, Keke a dit : Grillé par Kana, mais sur le match contre l’AB, c’était trop facile de lâcher ça sur Colombe, alors qu’il y avait par ailleurs beaucoup de choses à redire sur d’autres joueurs, à commencer par votre capitaine, que je trouve particulièrement moyen maintenant depuis 1 an désormais. Mais relis l'interview, il parle pas de Colombe, sur le match contre l'aviron, il parle de Colombe sur les 6 derniers mois. C'est lui qu'il le voit aux entraînements et si il juge qu'il doit donner beaucoup plus par rapport à son potentiel, j'ai tendance à le croire. Et les 3 autres piliers droits c'est pas Pim Pam Poum non plus, c'est Atonio, Sclavi et un futur très très bon qui est Kuntellia.Â
Pantang17 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 (modifié) il y a 7 minutes, Nathou a dit : Les Rochelais, je ne pense pas avoir lu des critiques sur GHC, maintenant qu'il a signé au ST, vous nous expliquez qu'il faut qu'il file à l'entrainement, il est n°4, dites plutot que vous avez les glandes ! Mais nous Colombe on en parlait pas, c'est vous qui faites un pu*in de sketch sur les déclas d'O'Gara. La hiérarchie ça bouge dans un club et sur sa fin de saison l'année dernière, on est en droit d'attendre beaucoup mais beaucoup plus de ce joueur. Modifié 20 octobre 2024 par Pantang17 1
Nathou Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 2 minutes, Pantang17 a dit : Mais nous Colombe on en parlait pas, c'est vous qui faites un pu*in de sketch sur les déclas d'O'Gara. La hiérarchie ça bouge dans un club et sur sa fin de saison l'année dernière, on est en droit d'attendre beaucoup mais beaucoup plus de ce joueur. Tu as passé un mauvais week-end ? T'as pris au 1er degré ce que j'ai posté ?? 2
Pantang17 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 6 minutes, Nathou a dit : Tu as passé un mauvais week-end ? T'as pris au 1er degré ce que j'ai posté ?? Je suis chez la belle famille, de plus je vais sûrement louper le match Je suis tendu comme un string... 4 1
Nathou Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 4 minutes, Pantang17 a dit : Je suis chez la belle famille, de plus je vais sûrement louper le match Je suis tendu comme un string... On te tiendra au courant 1
Kana Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a 12 minutes, Pantang17 a dit : Je suis chez la belle famille, de plus je vais sûrement louper le match Je suis tendu comme un string... Tkt pas, devant vous allez les faire péter comme des pop corn ^^ 1
Nathou Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 à l’instant, Kana a dit : Tkt pas, devant vous allez les faire péter comme des pop corn ^^ Et TT va marquer un essai de 80 mètres 1
capitole46 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 (modifié) La Rochelle va perdre.  Les mecs ils laissent partir un de leur meilleur joueur, Colombes, et cèdent aux désidératas d'un autre , TT, qui a déclaré qu'il se verrait bien jouer au centre . Ce club est à la dérive.  En plus la semaine prochaine on change d'heure, déjà qu'avec 2 minutes ils se bousillent une saison ...  Bravo pour les saisons passées tout de même Si vous voulez je ramène la famille Elissalde en Visa sur le port, je dois livrer un couvre antenne de toit en peau hérisson. Modifié 20 octobre 2024 par capitole46 2
smiticks Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 (modifié) il y a 52 minutes, Nathou a dit : Et TT va marquer un essai de 80 mètres bon tu es de Marseille @Nathou ... 10 mètres et je suis large... Modifié 20 octobre 2024 par smiticks 1
capitole46 Posté(e) 20 octobre 2024 Posté(e) 20 octobre 2024 il y a une heure, capitole46 a dit : La Rochelle va perdre.  Les mecs ils laissent partir un de leur meilleur joueur, Colombes, et cèdent aux désidératas d'un autre , TT, qui a déclaré qu'il se verrait bien jouer au centre . Ce club est à la dérive.  En plus la semaine prochaine on change d'heure, déjà qu'avec 2 minutes ils se bousillent une saison ...  Bravo pour les saisons passées tout de même Si vous voulez je ramène la famille Elissalde en Visa sur le port, je dois livrer un couvre antenne de toit en peau hérisson. Voilà , j'avais prévenu !
Willy Posté(e) 22 octobre 2024 Posté(e) 22 octobre 2024 Chaud et froid....les journalistes transferts ne font que ça...on dirait le psg...ça fait vendre. https://www.xvovalie.com/toulouse-abandonne-la-piste-asenathi-ntlabakanye/
Fafou Posté(e) 22 octobre 2024 Posté(e) 22 octobre 2024 il y a 5 minutes, Willy a dit : Chaud et froid....les journalistes transferts ne font que ça...on dirait le psg...ça fait vendre. https://www.xvovalie.com/toulouse-abandonne-la-piste-asenathi-ntlabakanye/ Si ça tarde trop, à voir en fonction du retour de Baille, car quand il sera remis, on sera bons au niveau du nombre (avec les jeunes Reihles et Bertrand à gauche (en plus de Baille et Neti), et Ainuu qui sera privilégié à droite) En étant optimistes, ça peut faire une belle fin de saison en boulet de canon pour Baille qui sera frais et qui demeure un de nos gros porteurs avec de belles mains pour assurer la continuité également. 1
Amagnoac Posté(e) 22 octobre 2024 Posté(e) 22 octobre 2024 Il y a 2 heures, Fafou a dit : Si ça tarde trop, à voir en fonction du retour de Baille, car quand il sera remis, on sera bons au niveau du nombre (avec les jeunes Reihles et Bertrand à gauche (en plus de Baille et Neti), et Ainuu qui sera privilégié à droite) En étant optimistes, ça peut faire une belle fin de saison en boulet de canon pour Baille qui sera frais et qui demeure un de nos gros porteurs avec de belles mains pour assurer la continuité également. Et Laulala.
Fafou Posté(e) 22 octobre 2024 Posté(e) 22 octobre 2024 il y a 17 minutes, Amagnoac a dit : Et Laulala. Laulala on n'y comprend rien...les rumeurs qui sortent ne doivent pas être infondées, donc pourquoi se renseigner sur un pilier droit qui serait là dès cet hiver si Laulala est censé reprendre dans pas si longtemps ? 1
Amagnoac Posté(e) 22 octobre 2024 Posté(e) 22 octobre 2024 il y a 3 minutes, Fafou a dit : Laulala on n'y comprend rien...les rumeurs qui sortent ne doivent pas être infondées, donc pourquoi se renseigner sur un pilier droit qui serait là dès cet hiver si Laulala est censé reprendre dans pas si longtemps ? Les informations sur l’éventuelle venue du pilier Sud-africain dès cet hiver ne le sont pas davantage. Laulala devrait reprendre à la fin de l’année… Ceci étant, à quel niveau de performance va t’il évoluer après une telle interruption sachant que ses premières prestations n’étaient pas convaincantes. Le staff a tranché pour la prochaine saison et cela n’incite pas à l’optimisme pour que  notre all black revienne en odeur de sainteté… 1
C’est un message populaire. Fafou Posté(e) 23 octobre 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 23 octobre 2024  Top 14 – Daniel Brennan (Toulon) : "J’aurais dû écouter Ugo Mola et ne pas quitter Toulouse" En début de semaine dernière, le pilier gauche Daniel Brennan, arrivé à l’intersaison à Toulon, a accepté de se livrer en longueur à l’orée de ses retrouvailles avec Toulouse et son frère Joshua Brennan, pour qui il prédit un destin en Bleus. L’ancien Briviste, en passe de décrocher un master dans une grande école de commerce, revient également sur son engagement syndical auprès de Provale. En deux semaines, vous faites face à vos deux anciens clubs. Est-ce un sentiment particulier ? Je ne m'étais pas fait la réflexion, j’avais surtout coché le rendez-vous de Toulouse pour jouer face à mon frère et devant toute ma famille (sourire). Dans ma position, tous les matchs sont importants puisque je dois faire mes preuves. Montpellier a été une mauvaise passe, et Toulouse reste mon club de cœur, mon club formateur. C’est l’endroit où j’ai joué toute mon enfance. C’est une ville importante, et c’est pour ça que ça me marque beaucoup. À 19 ans, j’étais jeune et j’ai fait le choix de quitter Toulouse pour Montpellier. Là -bas, je ne conserve pas de superbes souvenirs notamment à cause de mes blessures. Je me désinsère l’ischio et je me fracture une cheville. Je suis blessé depuis plus d’un an, et puis il y a le Covid. Quand tu es blessé quasiment deux ans dans des clubs comme Montpellier, le wagon est passé. Heureusement, il y a eu ces quatre années à Brive. Elles m’ont vraiment fait du bien moralement. On vous a annoncé très tôt comme l’un des plus grands espoirs du rugby français. Est-ce que la médiatisation a été trop difficile à aborder ? Avant tout, je veux dire que je n’en veux à personne. La médiatisation, c’est quelque chose qu’on ne contrôle pas. Depuis mon adolescence, j’étais surclassé dans toutes les catégories en équipe de France. J’étais capitaine de mes équipes. Quand j’étais jeune, j’étais très bon… Bon, je le suis quand même encore un peu (rires). Plus sérieusement, j’ai pris du retard sur beaucoup de choses. Maintenant, j’ai 26 ans et je suis persuadé qu’il y a le meilleur devant moi. J’ai pris du retard à cause des blessures, mais j’ai fait aussi des mauvais choix de vie. Avec l’âge qui avance, j’accepte mon parcours. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années. Je croyais que quelqu’un avait une dent contre moi tellement j’ai été malchanceux. Je me suis réfugié auprès des miens, un peu dans la foi aussi. J’ai grandi dans la religion catholique. Une vraie éducation à  l’irlandaise (sourire). Ces valeurs tenaient à cœur à mon grand-père. J’ai conservé cet héritage. Il a été important pour moi. Quand je vais à l’Église, je fais le bilan et je me rends compte que malgré tout… je suis chanceux ! Je viens de perdre un ami proche, et cela me fait relativiser. Si je suis en bonne santé, ma vie est déjà très bonne.  Daniel Brennan lors du titre de champion du Monde des moins de 20 ans en 2018. Icon Sport - Alexandre Dimou  Qu’entendez-vous lorsque vous dites que vous avez fait des mauvais choix ? Honnêtement, je vais regretter toute ma vie d’avoir quitté Toulouse. À l’époque, j’ai fait ce choix pour plusieurs raisons. Tout le monde dira que c’est uniquement un choix financier. Je ne vais pas vous cacher que j’avais eu une très belle offre de Montpellier. Ça, c’est dit. Mais, ce n’était pas que ça. À l’époque, j’avais 19 ans et je me sentais prêt maintenant. J’aurais dû écouter Ugo (Mola) et ne pas quitter Toulouse. Il me disait : "Sois patient, tu vas arriver dans tes belles années. On va te préparer pour tes 23 ans." La vérité est là  : je n’étais pas prêt. Avez-vous déjà évoqué ces regrets avec Ugo Mola ? On se croise encore quand je retourne à Toulouse. On n’en a jamais parlé, mais on s’est compris. Il avait raison. Je n’oublie pas aussi qu’il a été là , dans l’ombre dans les pires moments à Montpellier. Lors de mes blessures, Ugo et Didier (Lacroix, NDLR) ont pris le temps de m’appeler au téléphone. Ça, je ne l’oublierai jamais. On a souvent tendance à dire que le rugby est une famille… À Toulouse, c’est vraiment le cas ! Pour toutes ces raisons, ça sera toujours important pour moi de recroiser ce club. Ce sera ce week-end, et en face de vous, il pourrait bien y avoir un autre Brennan… Je n’ai jamais gagné contre lui (rires)… Une fois, on était proche avec Brive avant qu’Enzo (Hervé, NDLR) prenne un rouge. On avait fini par perdre 15-9 de mémoire (18-11 après vérification). On avait fait un gros match. Honnêtement, hormis celui-là , j’ai pris que des branlées… Donc j’ai vraiment envie de les battre (rires) ! Si vous savez comme je suis fier de lui, vraiment très fier de lui Quelle est votre relation avec votre frère, Joshua Brennan ? On est très proche. Malgré ça, c’est un grand garçon. Je le laisse faire sa vie, mais il sait que je suis là s’il a besoin de moi. Il y a quelque temps, je ne dirai pas exactement quand, il m’a appelé parce qu’il se posait les mêmes questions que moi. Il ne jouait pas trop. Il avait une feuille de match, il ressortait pour quatre week-ends. Dans sa tête, il avait des doutes et à côté de ça, il y avait des clubs qui lui vendaient du rêve. Il m’a demandé mon avis, j’ai été le plus sincère possible. Quel a été votre conseil ? Je lui ai dit ça : "Accroche-toi, parce que tu es dans le club qui va te permettre d’aller très haut." Je pense qu’il m’a écouté. Depuis deux ans, il est très bon notamment sur ce début de saison. Pour dire la vérité, je le trouve tonitruant (sourire). Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais… J’espère le voir avec le maillot du XV de France ! Je ne veux pas forcer la chose. Mais quand même, je regarde beaucoup de matchs et je pense qu’il n’est pas loin de mériter sa place. Je ne dis pas d’être titulaire, mais de graviter autour de ce groupe petit à petit. Si vous savez comme je suis fier de lui, vraiment très fier de lui. Selon vous, pourquoi a-t-il pris autant d’épaisseur en quelques mois ? D’après moi, il y a eu un élément capital : il a acquis la confiance de ses partenaires. Je vais vous partager une anecdote. Il y a quelques semaines, avant un match, il ressentait un peu de fatigue. Dans le vestiaire, Peato Mauvaka est venu lui dire à l’oreille : "Ce week-end, c’est toi qui mets le tempo d’entrée." Ce n’est pas n’importe qui vient lui parler. Là , il a compris qu’il avait gagné le respect du vestiaire et cela a renforcé sa confiance. Sur ce match, il a aplati tout le monde (rires). En discutant de ça avec vous, quelle fierté de le voir ! Quelle fierté de le voir sur le terrain, mais aussi l’homme qu’il est en train de devenir. C’est un homme avec le cœur sur la main. Il mérite ce qui lui arrive. Maintenant, je lui répète la même chose… Ce n’est que le début ! Quel regard porte votre père sur vos trajectoires respectives ? Vous pouvez le noter comme ça : avant, mon père était le plus gros casse-couilles du monde (rires). On l’a chopé avec mon frère et on lui a dit : "Tu es lourd, arrête de nous ronger." Il a compris. Maintenant, il nous regarde et il se marre. Après le Racing 92, il m’a encore dit : "Je ne comprends plus rien aux règles." On a beaucoup de respect pour notre père, mais ce n’est plus le même sport. Aujourd’hui, mon père prendrait six mois de suspension au bout de cinq minutes de jeu (rires) ! Depuis plusieurs années, il a pris du recul même si la passion est toujours là . Il vient nous voir avec plaisir, pour passer notamment un bon moment avec ses anciens coéquipiers. Il sera là ce week-end, parce que le rugby reste une partie importante de sa vie. Et on ne va pas se mentir, ça lui fait aussi plaisir de ressentir le respect des gens envers lui. Comment aborde-t-il ces rendez-vous où vous jouez contre votre frère ? À Brive, toute ma famille était venue pour l’un de nos premiers affrontements. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs de ma carrière. J’ai encore l’image de mon grand-père, qui n’arrivait presque plus à marcher, avec les larmes aux yeux. C’était énorme… même si j’ai pris 40 points ! Dans le stade, il y avait trois générations de Brennan dont deux sur la pelouse. Si je suis sur le terrain en face de mon frère, ça sera un moment magnifique même si ma mère ne va pas apprécier. Elle sera très stressée. Mon père, lui, sera fier mais il s’en fout. Il va juste venir avec l’envie que l’on mette des boîtes à tout le monde (rires). Toulon – Toulouse, il y a une belle rivalité. C’est un club de combattants, qui dans un coin de ma tête m’a toujours fait bader. Même à votre frère ? Si on s’en met une, il sera le plus heureux du monde (il se marre) ! Vous feriez ainsi honneur à votre surnom de marmule… Comment savez-vous ça (rires) ? On a des sources… L’histoire est partie de Brive. On part jouer contre Vannes, et Pierre-Henry (Broncan, NDLR) voulait absolument gagner. Du coup, nous sommes partis au vert. Nous sommes au petit-déjeuner. Je prends quelque chose de copieux, comme il se doit. La serveuse, pure bretonne, me dit en me servant à nouveau : "Tu es une sacrée marmule !" Moi, je ne savais pas trop ce que ça voulait dire. Quand je suis arrivé, j’ai raconté l’anecdote à Gaël (Dréan, NDLR), qui est un pur breton. Je voulais qu’il m’explique. Il était mort de rire, et le surnom est resté. Du coup, Jules (Danglot, NDLR), Gaël et moi, nous sommes les trois marmules du groupe. (Dréan vient couper la conversation) Il y a la marmule XS, M et XXL. (Daniel Brennan reprend) Maintenant, tout le monde m’appelle marmule. J’ai peur que ce surnom reste (rires). Comment s’est déroulée votre arrivée à Toulon ? Si Brive n’était pas redescendu, je ne serais pas parti. Là -bas, j’étais apaisé et heureux. J’ai retrouvé un club familial, avec des supporters bienveillants. Ça restera dans mon cœur. Quand Brive a été relégué, j’ai décidé de rester parce que j’étais persuadé que l’on allait faire l’aller-retour. Malheureusement, le club n’a pas été en mesure de remonter. J’ai alors étudié les propositions. Après des discussions avec Pierre (Mignoni, NDLR) et Laurent (Emmanuelli, NDLR), ce choix a été évidence. J’ai grandi à Toulouse, et les matchs face à Toulon m’ont toujours marqué (rires). Toulon – Toulouse, il y a une belle rivalité. C’est un club de combattants, qui dans un coin de ma tête m’a toujours fait bader. Quand je venais jouer avec Brive dans des clubs comme Toulouse, Toulon ou encore Clermont, tu sens une atmosphère terrible dans le stade. C’est différent. Le maillot est sacré, avec un héritage. Ça, c’est très important pour moi. J’ai été élevé par cette histoire de transmission avec mon père (rires)… Je pense que ça joue énormément ! Ma décision était quasiment prise quand j’ai appelé Esteban (Abadie, NDLR). C’est l’un de mes meilleurs amis. Il est notamment venu en Irlande chez mes grands-parents. C’est quelqu’un qui me fait du bien ici au quotidien. Il m’a dit qu’une seule chose : "Viens à Toulon. Ici, c’est énorme !" Je l’ai écouté au mot. Me voilà devant vous, et je peux vous dire une chose… Je me régale !  Daniel Brennan au stade Mayol. Icon Sport - Alexandre Dimou  On a le sentiment que vous avez fait énormément de travail physique depuis votre venue… (Il coupe) Ouais, vous pensez que j’ai perdu combien ? (rires) On dirait 5 à 7 kilos… (Rires) Vous n’allez pas me croire, mais je n’ai rien perdu. En revanche, j’ai perdu quasiment 4 % de masse gras. Quand j’ai signé à Toulon, Pierre a pris son téléphone et il a été assez direct : "Tu arrives dans un grand club, un très grand club. Viens prêt !" Je n’ai pas pris de vacances et je me suis entraîné comme un chien. Comme un chien ! Un ami à moi, Aymeric, est engagé dans des compétitions de culturisme. Il m’a pris en main, et il m’a… violenté (rires) ! D’ailleurs, je ne lui parle plus jusqu’à l’année prochaine. Lui et son père, Pierre, m’ont fait un beau plan. Par contre, l’alimentation n’était pas vraiment variée : poulet et riz, tous les jours pendant deux mois. J’ai perdu cinq kilos. Je voulais me donner les moyens d’être performant. Honnêtement, la préparation a quand même été horrible. J’ai tout de même été en mesure de rivaliser et ça m’a encouragé. J’ai aucun regret d’avoir fait ses sacrifices, parce que je débarque dans un très, très grand club. C’est un club immense, avec de grandes ambitions. Je ne suis pas venu ici pour ne rien faire. Je commence à avoir le vécu nécessaire, et surtout, je sais qu’on peut être mis très haut et redescendre très bas. Ici, on veut gagner des titres. Malgré vos hauts et vos bas, vous êtes en passe de valider un master d’une grande école de commerce et vous êtes engagé à Provale, au sein du syndicat des joueurs. Comment faites-vous pour tout mener de front ? J’ai toujours voulu avoir un équilibre en dehors du rugby. Pour être performant sur le terrain, il faut aussi avoir des échappatoires. On ne se plaint jamais en public, mais il n’y a pas que des belles journées dans le rugby. Il y a des journées de merde. Il y a des journées où tu n’as pas envie. Il y a aussi des moments où tu es blessé. Après, on vit des sensations et des émotions que l’on ne retrouve pas ailleurs. Des gens ne le vivront jamais. Il y a des très hauts et des très bas. J’en suis un bon exemple (rires). Les études ont toujours été importantes, surtout pour ma mère. Elle a un doctorat en psychologie. Elle ne force en rien, mais elle a voulu qu’on trouve notre voie à côté du rugby. Moi, c’est un master dans le commerce avec une spécialité dans le vin. J’ai parfois laissé un peu de côté quand j’ai eu des soucis de santé, mais j’espère bien finaliser mon diplôme dès cette année. Ça doit le faire ! Daniel Brennan, joueur au @RCTofficiel et trésorier de Provale, vous parle de sa carrière, de son bachelor à Kedge et de son rôle au sein du syndicat, un témoignage sincère \ud83d\udcac pic.twitter.com/Yy7pGLt5I0 — Provale (@ProvaleRugby) August 15, 2024 Et concernant votre engagement syndical ? Malik (Hamadache, NDLR) voulait apporter de la jeunesse pour représenter tout le monde. Je me suis retrouvé dans ses idées et ses paroles. Pour moi, il est primordial que les joueurs possèdent un syndicat fort. Je sais qu’il y a eu des critiques dans le passé. J’ai été le premier à me plaindre sur le fonctionnement général. Après avoir critiqué, j’ai voulu essayer de changer les choses de l’intérieur. Notre liste a quatre ans pour convaincre. Nous sommes motivés et on s’y colle pour changer les méthodes. On est en train de mettre en place des nouvelles idées. On a acté le fait d’avoir un référent par club pour faire remonter les informations. Je suis un peu le représentant des plus jeunes. J’en profite pour le dire ici : si quelqu’un a des besoins, je suis disponible pour écouter et trouver des solutions à chaque situation. En ce moment, j’ai beaucoup de mecs qui m’appellent pour reprendre les études. Je suis content de ça ! Vous êtes-vous fixé un objectif principal ? Il y en a plusieurs, mais un me tient à cœur. Il concerne la psychologie dans le sport. C’est encore tabou. Il y a des joueurs qui sont dans le dur, vraiment. On ne se ment pas, il y a des rugbymen qui sont en dépression. J’ai connu des périodes très dures à Montpellier. Je me suis renfermé, j’ai tout gardé en moi. Nous sommes dans un sport où l’on ne doit pas montrer de faiblesses. J’ai envie de faire passer le message à des sportifs et à des sportives qui pourraient me lire : on est là . Si vous avez un coup de mou, vous pouvez nous appeler pour qu’on en parle. Il n’y aura aucun jugement, on sera juste une épaule pour vous soulager. Sur ce sujet, je veux m’investir fortement. Après, j’ai envie que l’on participe à amener le rugby féminin dans une autre dimension. Pour le rugby en général, c’est important qu’il soit valorisé et médiatisé. À la prochaine coupe du Monde, il y aura des stades qui seront pleins. On doit surfer sur ça et améliorer les conditions des joueuses.   Interview hyper intéressante on apprend beaucoup de choses! Et notamment que c'est vraiment un axe fort et un plan établi au ST, de développer les jeunes (notamment devant) afin qu'ils soit complètement prêts à 23 ans. Pas faciles pour eux à tenir, avec des doutes quand ils ne jouent plus, des propositions d'autres clubs qui leur font tourner la tête. Espérons que c'est le cas de Vergé, mais il a déjà 23ans lui. Et en espérant pour Daniel, qui n'a que 26 ans, que ses meilleures années soient devant lui, c'était un sacré potentiel avant 20ans. 8 3
Gabi Posté(e) 23 octobre 2024 Posté(e) 23 octobre 2024 Merci @Fafou pour cet interview exceptionnel (à plusieurs niveaux). Très très intéressant. C'est sûr que son départ est incompréhensible mais il a eu l'intelligence de "sauver" son frère et de faire en sorte que celui-ci ne fasse pas la même bêtise.  Par contre, le ST a quand même des dirigeants hors du commun : pendant sa convalescence, le président et le manager appellent et soutiennent un ex-Espoir blessé qui s'était barré pour le fric. Incroyable. 5 4
C’est un message populaire. Les Minimes Posté(e) 23 octobre 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 23 octobre 2024 https://www.lefigaro.fr/sports/rugby/top-14/rugby-en-video-quand-kinghorn-et-willis-ont-du-mal-a-apprendre-l-accent-toulousain-20241023 2 8
brayaud's Posté(e) 24 octobre 2024 Posté(e) 24 octobre 2024 Il y a 21 heures, Gabi a dit :  Par contre, le ST a quand même des dirigeants hors du commun : pendant sa convalescence, le président et le manager appellent et soutiennent un ex-Espoir blessé qui s'était barré pour le fric. Incroyable.  Fils d'un ancien joueur, frère d'un autre joueur. Ça aide. Ils ont dû apprendre par l'un des 2 qu'il était blessé et se sont fendue d'un appel. Pas sûr qu'ils soient au courant de l'état de santé de tous les anciens joueurs (voire même que ça les interesse) Après, soyons honnête, pas sûr que tout le monde l'aurais fait ! 1 6
C’est un message populaire. Bota Posté(e) 24 octobre 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 24 octobre 2024 (modifié) Collection d'automne à ne pas rater sur la boutique du ST .     Révélation J'ai la fibre et je n’hésiterai pas à m'en servir !  Modifié 24 octobre 2024 par Bota 30
LaBoule3164 Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 Il y a 11 heures, Bota a dit : Collection d'automne à ne pas rater sur la boutique du ST .      Révéler le contenu masqué J'ai la fibre et je n’hésiterai pas à m'en servir !  Quel talent ! Tu continues de progresser. Bientôt l’EDF a ce rythme.
Tolosenc Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024  Parmi les joueurs ayant enregistré 5 essais et passes décisives ou plus en Premiership, URC et Top 14, le Toulousain est celui qui est le plus décisif. Il est ainsi impliqué dans une action d’essai toutes les 23 minutes, quand ses poursuivants les plus proches sont Max Malins (toutes les 34 minutes), Damian Penaud (toutes les 35 minutes) et Jamison Gibson-Park (toutes les 38 minutes). 1
Les Minimes Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 Il y a 11 heures, LaBoule3164 a dit : Quel talent ! Tu continues de progresser. Bientôt l’EDF a ce rythme.  EDF... comme Élite Du Fake je suppose. 5
Bota Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 il y a une heure, Les Minimes a dit :  EDF... comme Élite Du Fake je suppose.  Ça aurait put être moins classe.
djip Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 1 hour ago, Bota said:  Ça aurait put être moins classe. Tu pensais à  l'Escroc Du Forum ? 2
Maleli Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 Il y a 5 heures, Tolosenc a dit :  Parmi les joueurs ayant enregistré 5 essais et passes décisives ou plus en Premiership, URC et Top 14, le Toulousain est celui qui est le plus décisif. Il est ainsi impliqué dans une action d’essai toutes les 23 minutes, quand ses poursuivants les plus proches sont Max Malins (toutes les 34 minutes), Damian Penaud (toutes les 35 minutes) et Jamison Gibson-Park (toutes les 38 minutes). Ça souligne son retour en trombe ! Pas le temps de niaiser.  Assez impressionnant aussi pour Penaud qui a bcp + joué. Il est d’une constance !
Joco Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 il y a une heure, Maleli a dit : Ça souligne son retour en trombe ! Pas le temps de niaiser.  Assez impressionnant aussi pour Penaud qui a bcp + joué. Il est d’une constance ! certes, ça peut avoir une signification… mais j’ai un mal fou avec les statistiques individuelles seules, surtout quand on parle d’essai ou de passe décisive. Attention à l’individualisation de ce sport sur l’exemple du foot (même si le rugby s’y prête beaucoup moins)… le foot a beaucoup perdu à ce petit jeu. 4
penjolum Posté(e) 25 octobre 2024 Posté(e) 25 octobre 2024 il y a 3 minutes, Joco a dit : certes, ça peut avoir une signification… mais j’ai un mal fou avec les statistiques individuelles seules, surtout quand on parle d’essai ou de passe décisive. Attention à l’individualisation de ce sport sur l’exemple du foot (même si le rugby s’y prête beaucoup moins)… le foot a beaucoup perdu à ce petit jeu. C'est sûr que la sur-individualisation des performances est un écueil à éviter. Nous n'aurons pas éternellement la chance d'avoir une énorme tête d'affiche sans égo. 2
Vonia Posté(e) 27 octobre 2024 Posté(e) 27 octobre 2024 « Il a pris une autre dimension » : Joshua Brennan, le « polyvaillant » à l'aise sur plusieurs postes Convoqué ce lundi à Marcoussis pour préparer le premier test de l'automne des Bleus face au Japon, Joshua Brennan ne cesse de progresser depuis un an. Le deuxième-ligne du Stade Toulousain sera encore sur la feuille de match contre Toulon, dimanche soir (21h05), au Stadium.   Joshua Brennan, à droite, lors du match contre Clermont le 12 octobre (48-14). (N. Luttiau/L'Équipe) Laurent Campistron, à Toulousepublié le 27 octobre 2024 à 06h30  Joshua Brennan n'en revient pas. Voilà déjà plusieurs saisons, soit depuis son intégration à l'effectif professionnel, qu'il a l'impression de vivre un rêve éveillé. Celui de jouer pour le Stade Toulousain, ce club qui fut aussi celui de son père Trevor (2002-2007), et qu'il intégra dès l'âge de 12 ans, dans l'espoir un peu fou de s'y tracer un destin enchanté.   « Jouer à Toulouse, c'était un rêve de gosse, reconnaît il. Y être aujourd'hui, je n'y crois toujours pas. Ça me fait vraiment plaisir. J'espère y être toute ma vie (rires) ! » Ce deuxième ligne aérien et hyper mobile de bientôt 23 ans se rêvait il aussi un avenir d'international français ? Il ne l'est pas encore, mais sa présence à Marcoussis la semaine prochaine, parmi les 42 joueurs appelés à préparer le premier test de l'automne face au Japon (9 novembre), prouve qu'il est sur le bon chemin. « C'est mérité. Cette année, je trouve qu'il a pris une autre dimension » Thibaud Flament, deuxième-ligne du Stade Toulousain    « C'est mérité, estime son coéquipier Thibaud Flament, également deuxième-ligne. Cette année, je trouve qu'il a pris une autre dimension. C'est un joueur qui avance beaucoup au contact, qui rayonne en touche, qui gratte beaucoup de ballons, qui plaque fort. Franchement, il est très complet. » « Il a aussi beaucoup travaillé physiquement pour pouvoir encaisser la charge de travail qu'exige le niveau professionnel », ajoute le flanker François Cros. Rien n'était pourtant gagné d'avance. Il y a un peu plus d'un an, Brennan était encore un joueur en mal de temps de jeu qui donnait l'impression de stagner dans un environnement hyper concurrentiel. Il jouait bien au rugby, oui, « parce qu'ici tout le monde doit savoir porter un ballon (dixit lui-même) », mais il manquait de volume, de caisse, d'envergure.   lire aussiBrennan, le rookie de l'équipe de France dont le père était international irlandais Pour entrer plus souvent dans la rotation des matches, il devait donc bosser davantage. « Une carrière n'est jamais linéaire, rappelle Jean Bouilhou, l'entraîneur des avants toulousains. Elle est faite de pallier à franchir, avec des moments où l'on se rend compte qu'on peut faire mieux. C'est ce que Josh a vécu la saison passée aux alentours de Noël. » Une prise de conscience salutaire qui s'est accompagnée, comme souvent, d'un petit coup de pouce du destin. Le sien a pris la forme d'un changement de poste temporaire. Brennan est passé de deuxième-ligne à troisième-ligne. C'était à La Rochelle, le 30 décembre dernier (défaite 29-8, 11e j.). « S'il continue comme ça, il sera difficile de l'enlever de l'équipe » Jean Bouilhou, entraîneur des avants toulousains    Bouilhou se souvient : « On savait que Josh était un joueur puissant capable de courir beaucoup malgré son gabarit. Alors pourquoi ne pas l'essayer en troisième-ligne ? Passer de n°4 à n°7, en plus, c'est plus facile que l'inverse, parce que tu n'as pas la charge de la mêlée à assumer lorsque tu joues flanker. On l'a donc essayé à ce poste à La Rochelle et il s'en était très bien sorti. Ce match avait fait office de déclic. » Brennan a alors enchaîné plusieurs matches à ce poste. Il a gagné en expérience et en confiance. Son jeu n'est pas des plus spectaculaires, mais il fait avancer l'équipe, tant sur les phases de conquête que dans le jeu courant. Au point de le propulser sur la feuille de match des deux finales remportées la saison passée par son club en Coupe des champions face au Leinster (31-22 a. p., le 25 mai) et en Top 14 contre l'UBB (59-3, le 28 juin). lire aussiJoshua Brennan prolonge à Toulouse Remplaçant, il couvrait alors les deux postes de deuxième-ligne et troisième-ligne. « C'est un joueur naturellement athlétique, qui porte le ballon, qui avance, qui est très bon en touche, qui est agressif et qui a donc toutes les qualités pour réussir, dit encore Bouilhou. S'il continue comme ça, il sera difficile à enlever de l'équipe. » Brennan bosse. Beaucoup. Consciencieux, il revoit tous ses matches, souvent le soir même, en rentrant chez lui. « De toute façon, avec l'adrénaline, je ne trouve jamais le sommeil tout de suite. Du coup, je regarde mon match et voilà . Le lendemain, ça me permet d'en parler avec mon père. » Face à Toulon, dimanche soir (21h05), il entrera en cours de match pour apporter sa polyvalence et son goût pour les tâches obscures. Depuis cette saison, il rejoue plus souvent en 4. « C'est mon poste, celui où j'ai le plus évolué dans ma vie. Mais tant que je suis sur le terrain, peu importe où je joue. » 9
Bota Posté(e) 27 octobre 2024 Posté(e) 27 octobre 2024 (modifié)  Modifié 27 octobre 2024 par Bota
Fafou Posté(e) 28 octobre 2024 Posté(e) 28 octobre 2024 Merci beaucoup pour toutes ces stats!  Et effectivement on constate également que Flament est plus "dans le dur" (tout est relatif bien sur, d'autant que juger uniquement sur des stats, bon...) Mais Guillard et Brennan sont hyper en forme, même si ce sont des newbies à ce niveau, j'espère vraiment les voir faire quelques bouts de matchs, surtout contre les plus grosses adversités (AB et Pumas) A ce poste sinistré depuis un moment en EDF, c'est rafraichissant de voir du monde pointer le bout de son nez. 1
smiticks Posté(e) 28 octobre 2024 Posté(e) 28 octobre 2024 Les stats... c'est la même chose que les datas à FG ?
jauzy19 Posté(e) 29 octobre 2024 Posté(e) 29 octobre 2024 https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/guillaume-cramont-toulouse-peut-etre-qu-un-jour-je-meriterais-mieux_61799826.html 1
Ardbeg Posté(e) 29 octobre 2024 Posté(e) 29 octobre 2024 il y a 8 minutes, GuyNess a dit :   Il faut être abonné Si tu ouvres Firefox en fenêtre privée tu devrais pouvoir le lire, sinon, je vais essayer de le mettre. 1
C’est un message populaire. Ardbeg Posté(e) 29 octobre 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 29 octobre 2024 Guillaume Cramont (Toulouse) : "Peut-être qu'un jour, je mériterais mieux..."  Avec l'arrivée de la période internationale, le talonneur Guillaume Cramont va retrouver une place de titulaire à Toulouse. Une situation que le garçon de 23 ans maîtrise. Cet article est réservé aux abonnés Avec l’arrivée de la période internationale, Guillaume Cramont va retrouver la place de titulaire au poste de talonneur à Toulouse. (©Icon Sport) Par Clément Mazella Publié le 29 oct. 2024 à 18h04 Voir mon actu Depuis 5 saisons, Guillaume Cramont vit la même routine. Lorsqu’arrivent les périodes internationales, lui, 3e choix dans la hiérarchie des n°2 à Toulouse, va retrouver une place de n°1. Une situation qui lui a permis de grandir, d’avoir l’assurance de temps de jeu aussi, mais qu’il aimerait bien voir aussi évoluer à l’avenir, lui qui est sous contrat jusqu’en 2026.  Du temps de jeu sûr durant les périodes internationales Le natif d’Annemasse, formé à Dax, l’assure : être derrière les cadors que sont Julien Marchand et Peato Mauvaka l’a aidé à grandir. « Cette concurrence, elle m’a permis en fait d’avoir du temps de jeu, me développer et gagner en confiance », avoue-t-il à Actu Rugby. N°3 dans la hiérarchie au poste à Toulouse, Guillaume Cramont sait attendre son heure et a déjà démontré à maintes reprises que le staff haut-garonnais pouvait compter sur lui quand le duo Marchand-Mauvaka était appelé en équipe de France. « Ces périodes internationales, elles me permettent d’avoir du temps de jeu sûr. Après, c’est à moi de faire en sorte d’en grappiller à d’autres moments en étant performant. Le but, c’est que le staff ait confiance en moi et que moi, je sois capable de leur rendre quand je suis aligné », souligne le garçon de 23 ans, qui a déjà été utilisé à 6 reprises en ce début de saison.  À lire aussi Ancien n°9, international suisse… 8 choses à savoir sur Guillaume Cramont (Toulouse) Supporter du Stade Toulousain Se pose tout de même une question : n’est-ce pas frustrant pour Cramont d’être toujours dans l’ombre de ces deux monstres, et de voir que l’avenir peut paraître bouché vu que Marchand a prolongé jusqu’en 2028, et Mauvaka jusqu’en 2029 ? « De l’extérieur, certains peuvent imaginer que c’est bouché pour moi. Bien sûr, parfois, ça me fait chier d’être n°3, mais je suis supporter du Stade Toulousain et je vois ce club comme le meilleur du monde. C’est une fierté d’être ici », nous rétorque-t-il. Si on m'avait dit, quand j'étais Crabos à Dax, que je serai joueur de Toulouse, j'aurais signé direct. C'est un kiff d'être ici. Après, peut-être qu'un jour, je mériterais mieux..." Guillaume Cramont Talonneur de Toulouse Être prêté : une sanction Ayant débarqué dans la ville rose lors de l’été 2019, Guillaume Cramont aurait pu être prêté, après un début de saison compliqué voici 2 saisons. « J’ai eu cette discussion. Je ne savais pas trop quelles étaient mes ambitions. Le club m’avait proposé d’aller en Pro D2, mais j’ai vu ça comme une sanction, une piqûre pour me réveiller », souligne l’intéressé. Qui rajoute : « Finalement, j’ai joué, ça s’est beaucoup mieux passé. Et le club m’a conservé ». Gardé, car Toulouse croit clairement en son potentiel. À tel point qu’en janvier 2024, il l’a fait prolonger jusqu’en juin 2026. « J’ai eu une opportunité, mais tout mon entourage m’a conseillé de rester », avoue Cramont. « J’ai kiffé la saison, car on fait le doublé ». "OK je n'étais pas titulaire pour les deux finales (Top 14 et Champions Cup) et c'est une petite frustration, mais c'est incroyable d'avoir des émotions comme ça. Pour l'instant, je ne me vois pas vivre de telles émotions ailleurs. Je suis très bien ici". Guillaume Cramont Talonneur du Stade Toulousain Guillaume Cramont, ici aux côtés d’Ange Capuozzo, est en fin de contrat à Toulouse en juin 2026. (©Icon Sport) Contrat jusqu’en 2026 Dès le match contre Bayonne, ce week-end, Guillaume Cramont va donc retrouver le devant de la scène, et être la tête de proue du pack toulousain. Il y aura en suivant le vrai doublon contre Perpignan (23 novembre), puis le déplacement au Racing 92 (29-30 novembre). Les internationaux seront de retour, mais probablement qu’il y aura une gestion de la part du staff toulousain. Cramont est concentré sur l’immédiat. La suite à moyen terme, il y pensera en temps voulu. Et notamment son avenir. « On verra en 2026 mes ambitions, si j’ai joué, si je suis encore n°3 dans la hiérarchie. Cela va vite une carrière… » 2 20
GuyNess Posté(e) 29 octobre 2024 Posté(e) 29 octobre 2024 L’âme du Stade ce sont les joueurs comme lui avec cet état d’esprit Et on a la chance d’en avoir beaucoup 4
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