Godfather Posté(e) 24 septembre 2025 Posté(e) 24 septembre 2025 Le 19/09/2025 à 22:25, Mahatma a dit : On avait prêté Hawkes à Provence pour parfaire sa formation de pilard, résultat PSA le fait rentrer au talon, il balance des pizzas en touche et se fait emporter en mêlée... Le clown triste va finir par nous le déformer .... Me semble pas que c'était l'esprit du deal.... De toute façon vu les résultats et le contenus, je sais pas si PSA va durer longtemps. Je pensais pas qu'on pourrait faire que la dernière année de Reggiardo avec le matos aixois mais ce que propose PSA depuis le début de saison c'est catastrophique. Il est complètement dépassé pour le rugby moderne et il n'a jamais réussi à retrouver des résultats depuis 10 ans. Il y avait tellement mieux à faire mais encore une fois on a préféré le nom et l'aura plutôt que le niveau et la compétence. C'est un peu récurrent ces dernières années du côté de la direction de Provence quand on a faire des choix importants. 2 5
GuyNess Posté(e) 24 septembre 2025 Posté(e) 24 septembre 2025 Toute la différence avec Vannes qui a construit patiemment et dans la stabilité. 4
greghiston Posté(e) 27 septembre 2025 Posté(e) 27 septembre 2025 Le 24/09/2025 à 21:16, Godfather a dit : De toute façon vu les résultats et le contenus, je sais pas si PSA va durer longtemps. Je pensais pas qu'on pourrait faire que la dernière année de Reggiardo avec le matos aixois mais ce que propose PSA depuis le début de saison c'est catastrophique. Il est complètement dépassé pour le rugby moderne et il n'a jamais réussi à retrouver des résultats depuis 10 ans. Il y avait tellement mieux à faire mais encore une fois on a préféré le nom et l'aura plutôt que le niveau et la compétence. C'est un peu récurrent ces dernières années du côté de la direction de Provence quand on a faire des choix importants. Saint-Andre a quand même gagné le challenge européen en 2021. Et surtout le seul Brennus que le ST n'a pas gagné depuis 7 ans !
Dede11 Posté(e) 28 septembre 2025 Posté(e) 28 septembre 2025 Il y a 10 heures, greghiston a dit : Saint-Andre a quand même gagné le challenge européen en 2021. Et surtout le seul Brennus que le ST n'a pas gagné depuis 7 ans ! Saint-André est comme la faille de San-Andréa, il bouge de temps en temps, ne reste plus qu'à espérer pour Provence qu'il soit dans une période plus active. Mais, en même temps, j'assimile l'instabilité de Provence Rugby à celle du RCT, donc pour moi, c'est bien qu'ils boivent le bouillon.
Godfather Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 (modifié) Le 27/09/2025 à 23:33, greghiston a dit : Saint-Andre a quand même gagné le challenge européen en 2021. Et surtout le seul Brennus que le ST n'a pas gagné depuis 7 ans ! C'est vrai que j'avais oublié son passage de 18 mois à Montpellier. Je pensais surtout à son passage avec le XV de France et au RCT. Modifié 29 septembre 2025 par Godfather
marto Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 Le 24/09/2025 à 21:16, Godfather a dit : De toute façon vu les résultats et le contenus, je sais pas si PSA va durer longtemps. Je pensais pas qu'on pourrait faire que la dernière année de Reggiardo avec le matos aixois mais ce que propose PSA depuis le début de saison c'est catastrophique. Il est complètement dépassé pour le rugby moderne et il n'a jamais réussi à retrouver des résultats depuis 10 ans. Il y avait tellement mieux à faire mais encore une fois on a préféré le nom et l'aura plutôt que le niveau et la compétence. C'est un peu récurrent ces dernières années du côté de la direction de Provence quand on a faire des choix importants. Pourtant ce club bénéficie d'un environnement assez exceptionnel. Je suis un joueur moyen de top 14, je fonce là bas direct.
Godfather Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 il y a une heure, marto a dit : Pourtant ce club bénéficie d'un environnement assez exceptionnel. Je suis un joueur moyen de top 14, je fonce là bas direct. Pour bien connaître le club, c'est sûrement le mieux structuré de PRO D2 avec le RC Vannes et le FC Grenoble : installations, organigramme, organisation, partenariats, centre de formation, positionnement géo, stade, etc. Mais ça manque peut-être un peu d'idée sur certains aspects pour passer un cap notamment au niveau du staff ou de certains recrutement. Il manque ce petit quelque chose pour enfin franchir le cap et devenir ce qu'était Vannes il y a 2 ans.
papapoupa Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 Si Provence veut nous rendre Hawkes aucun soucis, GHC est pas prêt de toute façon. Ca fera trois gros piliers droit Merklé, Aldé, Hawkes. 4 à gauche avec Mallez polyvalent, Bertrand, Ainuu, Neti. En effet si c'est pour le voir au talon alors qu'on l'y a sorti justement pour ses problèmes de lancer. C'est non.
Zuzu31 Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 il y a 48 minutes, papapoupa a dit : Si Provence veut nous rendre Hawkes aucun soucis, GHC est pas prêt de toute façon. Ca fera trois gros piliers droit Merklé, Aldé, Hawkes. 4 à gauche avec Mallez polyvalent, Bertrand, Ainuu, Neti. En effet si c'est pour le voir au talon alors qu'on l'y a sorti justement pour ses problèmes de lancer. C'est non. Tu oublies Cissou Baille volontairement ?
papapoupa Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 il y a 4 minutes, Zuzu31 a dit : Tu oublies Cissou Baille volontairement ? Pour l'instant oui. On verra mais à mon avis Mola a pas été du tout content de son dernier match, et il était temps. Faut le piquer dans son égo, pour qu'il redevienne au moins un peu le grand pilier qu'il a été.
Raphaelle Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 il y a une heure, papapoupa a dit : Pour l'instant oui. On verra mais à mon avis Mola a pas été du tout content de son dernier match, et il était temps. Faut le piquer dans son égo, pour qu'il redevienne au moins un peu le grand pilier qu'il a été. Baille doit surtout surveiller son régime et se remettre en forme physiquement le reste suivra
Dede11 Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 Il y a 4 heures, Raphaelle a dit : Baille doit surtout surveiller son régime et se remettre en forme physiquement le reste suivra Tu veux dire qu'il retrouvera la banane ?
Romain Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 Il y a 5 heures, Raphaelle a dit : Baille doit surtout surveiller son régime et se remettre en forme physiquement le reste suivra Je n'ai rien contre toi, mais c'est typiquement le genre de commentaires que je deteste. A moins que tu sois derrière lui, à lui servir son assiette tu ne sais rien de son régime. On est tous d'accord pour dire qu'il n'est pas au niveau de ce qu'il a été, en revanche, sauf preuve du contraire personne sur le forum ne connait (ou a exposé) les réelles raisons. Critiquer le joueur sur son niveau de jeu et ses prestations me semble être le propre d'un forum. Et d'ailleurs nous sommes plutôt bon à ce sujet, avec des arguments plus ou moins développés, du débats et de l'échange. En revanche balancer des assertions, avec un ton péremptoire (sur des sujets personnels qui plus est) me semble être justement le "sale" des réseaux sociaux. Je repense souvent à une interview de David Berty, expliquant qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'arrivait pas à retrouver son niveau. Je n'ose imaginer les sacs de m**** qu'il aurait ramasser si les réseaux avaient existé à l'époque. Peut-être as tu raison ? Mais dans le doute il me semble qu'il vaut mieux se taire. 1 7
greghiston Posté(e) 29 septembre 2025 Posté(e) 29 septembre 2025 Baille a 32 ans, il joue à haut niveau depuis qu'il a 19-20 ans, il a tout gagné (sauf la CDM), il y a sûrement aussi une forme de lassitude et un manque d'envie qui peut se comprendre. Ses meilleures années sont derrière lui. Il va nous former le jeune Bertrand qui est déja très bon et il va rester tout de même un bon joueur de rotation sur les 2 années à venir; 1
Vonia Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 Il y a 7 heures, greghiston a dit : Baille a 32 ans, il joue à haut niveau depuis qu'il a 19-20 ans, il a tout gagné (sauf la CDM), il y a sûrement aussi une forme de lassitude et un manque d'envie qui peut se comprendre. Ses meilleures années sont derrière lui. Il va nous former le jeune Bertrand qui est déja très bon et il va rester tout de même un bon joueur de rotation sur les 2 années à venir; Moi je pense au contraire qu'il veut faire la coupe du monde en 2027 et qu'il va tout faire pour y arriver 2
Ecco2ST Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 il y a 1 minute, Vonia a dit : Moi je pense au contraire qu'il veut faire la coupe du monde en 2027 et qu'il va tout faire pour y arriver Il y a 7 heures, greghiston a dit : Baille a 32 ans, il joue à haut niveau depuis qu'il a 19-20 ans, il a tout gagné (sauf la CDM), il y a sûrement aussi une forme de lassitude et un manque d'envie qui peut se comprendre. Ses meilleures années sont derrière lui. Il va nous former le jeune Bertrand qui est déja très bon et il va rester tout de même un bon joueur de rotation sur les 2 années à venir; Je rejoins @greghiston. Baille ne pourra plus jouer des saisons à 30 matchs. Il a trop donné et pour ça merci. Il va devoir gérer sa fin de carrière sur des saisons à 15-20 matchs max. La coupe du monde me semble être un objectif trop lointain et trop energivore pour un mec qui aura 34 ans, quasi 15 ans de très haut niveau. C’est dur à dire pour un mec qui a tant donné mais il n’est clairement plus l’avenir à ce poste en équipe de France. 1
Raphaelle Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 Il y a 8 heures, Romain a dit : Je n'ai rien contre toi, mais c'est typiquement le genre de commentaires que je deteste. A moins que tu sois derrière lui, à lui servir son assiette tu ne sais rien de son régime. On est tous d'accord pour dire qu'il n'est pas au niveau de ce qu'il a été, en revanche, sauf preuve du contraire personne sur le forum ne connait (ou a exposé) les réelles raisons. Critiquer le joueur sur son niveau de jeu et ses prestations me semble être le propre d'un forum. Et d'ailleurs nous sommes plutôt bon à ce sujet, avec des arguments plus ou moins développés, du débats et de l'échange. En revanche balancer des assertions, avec un ton péremptoire (sur des sujets personnels qui plus est) me semble être justement le "sale" des réseaux sociaux. Je repense souvent à une interview de David Berty, expliquant qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'arrivait pas à retrouver son niveau. Je n'ose imaginer les sacs de m**** qu'il aurait ramasser si les réseaux avaient existé à l'époque. Peut-être as tu raison ? Mais dans le doute il me semble qu'il vaut mieux se taire. Je comprends ta remarque. Je me base sur son physique : il a l'air d'avoir une grosse bouée autour du ventre. Si c'était une maladie, il ne serait pas sur le terrain, il y a des médecins au ST. Sur le terrain, on voit qu'il n'est pas en forme. Et lui-même, l'an dernier, au retour de sa dernière grosse blessure, avait donné des interviews pour expliquer qu'il devait faire des efforts sur son hygiène de vie, la diététique, parce qu'à son âge justement c'était plus difficile. On peut retrouver les articles. Quand on voit son niveau, il y a un problème. Il n'a pas perdu son rugby, sa facilité avec le ballon, mais à ce niveau, si tu n'as pas la forme physique, surtout un pilier, cela se voit et tu n'es pas bon tout simplement. Moi je n'aime pas les "frigos", punitions ... : il a surement besoin de travailler plus que de jouer, mal. Et à son âge comme évoqué par d'autres, tu dois faire encore plus attention à ton hygiène de vie si tu veux rester sportif de haut niveau. 1 2
Zuzu31 Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 Un pilier, ça peut jouer jusqu'à des âges assez "avancés". Le "problème" de Baille est qu'il a commencé très jeune à haut niveau. Plus que l'âge, c'est le nombre d'années en pro (et le nombre de blessures graves !) qui font peut-être leur effet sur lui. 4
tire-bouchon Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 Baille doit devenir un "impact player" de haut niveau. 20mn en fin de match pour enfoncer le clou. 1
brayaud's Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 il y a 19 minutes, Zuzu31 a dit : Un pilier, ça peut jouer jusqu'à des âges assez "avancés". Le "problème" de Baille est qu'il a commencé très jeune à haut niveau. Plus que l'âge, c'est le nombre d'années en pro (et le nombre de blessures graves !) qui font peut-être leur effet sur lui. Carrément ! Je trouve que certains sont durs avec lui. Il en est a quoi, 10 ans de carrière pro ? A un poste très exigeant avec en plus une mobilité exceptionnelle sur le terrain pour ce poste. Il a dû travailler dur pour cumuler puissance et technique en mêlée et mobilité dans le jeu courant. En plus, il s'est fait opérer d'un genou + autres blessures longues, il me semble. Et pour sa bouée, il l'a toujours eu ! Même pendant la cdm où les mecs sortent de 3 mois de préparation physique intense. Puis tu as des personnes qui n'arrivent pas a s'en défaire, genre des Domingo ou Debaty mais qui ne perdait pas leur explosivité sur le terrain. Et au contraire, on a des joueurs qui n'arrivent pas a prendre de la masse malgré le régime alimentaire et les séances de musculation. C'est sa morphologie. 2 5
Zuzu31 Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 il y a 53 minutes, brayaud's a dit : Il en est a quoi, 10 ans de carrière pro ? Il a commencé en Octobre 2012 ! Donc 13 ans déjà ! 1
Kana Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 (modifié) Il y a 14 heures, Romain a dit : Je n'ai rien contre toi, mais c'est typiquement le genre de commentaires que je deteste. A moins que tu sois derrière lui, à lui servir son assiette tu ne sais rien de son régime. On est tous d'accord pour dire qu'il n'est pas au niveau de ce qu'il a été, en revanche, sauf preuve du contraire personne sur le forum ne connait (ou a exposé) les réelles raisons. Critiquer le joueur sur son niveau de jeu et ses prestations me semble être le propre d'un forum. Et d'ailleurs nous sommes plutôt bon à ce sujet, avec des arguments plus ou moins développés, du débats et de l'échange. En revanche balancer des assertions, avec un ton péremptoire (sur des sujets personnels qui plus est) me semble être justement le "sale" des réseaux sociaux. Je repense souvent à une interview de David Berty, expliquant qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'arrivait pas à retrouver son niveau. Je n'ose imaginer les sacs de m**** qu'il aurait ramasser si les réseaux avaient existé à l'époque. Peut-être as tu raison ? Mais dans le doute il me semble qu'il vaut mieux se taire. D'accord avec ton commentaire mais bon ca se voit qu'il a un petit bidou et qu'il n'est pas fit... Je suis pas sur que tourner autour du pot aide le joueur. Modifié 30 septembre 2025 par Kana
GuyNess Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 je venais d'arriver sur le forum il y avait les memes commentaires sur la dietetique et les McDo de Galan et puis on a appris les reelles causes de ses absences 6
Dede11 Posté(e) 30 septembre 2025 Posté(e) 30 septembre 2025 Il y a 2 heures, Kana a dit : D'accord avec ton commentaire mais bon ca se voit qu'il a un petit bidou et qu'il n'est pas fit... Je suis pas sur que tourner autour du pot aide le joueur. Surtout si c'est de la confiture ! 1
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 2 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 2 octobre 2025 L'ÉQUIPE « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour » : débarrassé d'un souci de santé rare, le Toulousain Kalvin Gourgues éclot enfin en Top 14 Retardé en raison d'un problème de santé, le centre Kalvin Gourgues (20 ans) semble enfin prêt à éclore sous les couleurs du Stade Toulousain comme l'atteste son début de saison. Découverte d'un crack annoncé. Maxime Raulin publié le 2 octobre 2025 à 06h30 3 minutes Trois matches joués et déjà deux présences dans le « quinze type » du week-end de L'Équipe (il postulait même pour un triplé le week-end dernier). Loin de nous l'idée de penser que cette distinction fait foi et ne souffre aucune contestation. Pour autant, à seulement 20 ans, Kalvin Gourgues brille en ce début de saison. En évoluant à un poste - centre - très fourni au Stade Toulousain (Ahki, Barassi, Chocobares, Costes, Delibes ou Thomas pour ne citer qu'eux). Mais il ne s'agissait pas d'un baptême du feu pour le Toulousain. Le trois-quarts polyvalent a fait ses débuts pros presque deux ans auparavant, lors d'un déplacement à Pau (13-9), le 5 novembre 2023. À seulement 18 ans, comme d'illustres prédécesseurs : Frédéric Michalak, Clément Poitrenaud (aujourd'hui son entraîneur) ou plus récemment Romain Ntamack. Que des cracks. L'ancien joueur anglais Mike Tindall est l'un est l'un des cofondateurs de R360. Ligue qui cible le Parc des Princes comme stade potentiel. (L'Equipe et G. Evans / Zuma Press / MaxPPP) Rugby, Top 14 R360, le projet de ligue rebelle qui veut déplumer le Top 14 8 minutes Depuis qu'il a intégré les rangs du Stade Toulousain, à l'âge de 12 ans, après des débuts à Grenade-sur-Garonne (1h30 au nord-ouest de Toulouse), Gourgues est sur toutes les lèvres au sein du club Rouge et Noir, avec lequel il a déjà bien garni son palmarès chez les jeunes (Champion de France Crabos en 2022 et double champion de France Espoirs en 2023 et 2024). « Il a l'ADN du Stade Toulousain bien ancré en lui », sourit son coéquipier, le trois-quarts centre Pierre-Louis Barassi. Mais la pépite annoncée, sous contrat jusqu'en juin 2028, a vu son destin stoppé par un souci de santé rare : un caillot de sang dans l'artère poplitée de la jambe gauche, celle qui passe derrière le genou pour vasculariser toute la jambe. D'abord des crampes, ensuite une insensibilité des orteils, puis du pied et de la cheville, les symptômes sont incompatibles avec la pratique du rugby. Traité une première fois en 2023, le jeune toulousain rechute à l'été 2024. Idem après un nouveau traitement chimique pour fluidifier le sang. La causerie de Renaud Bourel abonné La newsletter rugby par Renaud Bourel, tous les vendredis dans votre boîte mail, un nouvel espace de conversation privilégiée. Une nouvelle artère est créée derrière son genou Malheureusement, son artère se bouche encore et encore. Le caillot de sang revient inlassablement. S'en suivent plusieurs mois de galère. Début 2025, Gourgues subit finalement une intervention chirurgicale, plus lourde. Une nouvelle artère est créée avec une veine extraite de sa cuisse puis suturée à la place de celle endommagée derrière son genou gauche. Après plusieurs semaines de convalescence, le centre finit par retrouver la compétition en fin de saison dernière. Trois matches avec les Espoirs vécus comme une libération. Les stats de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi. Les stats de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi. Dans la foulée, il est même sélectionné pour la Coupe du monde des moins de 20 ans en Italie. Il dispute quatre matches, dont la demi-finale (défaite 34-26 face à la Nouvelle-Zélande) et le match pour la troisième place (défaite 38-35 face à l'Argentine) dans la peau d'un titulaire. « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour, se remémore Cédric Laborde, le manager des Bleuets. Il a été très patient. Le club l'a très bien accompagné. Nous avons beaucoup échangé avec Jérôme Cazalbou (le manager du haut niveau). » Cet été, Gourgues, qui peut jouer arrière, ouvreur ou centre, a participé à la préparation estivale avec le groupe pro des triples champions de France en titre. Le classement du Top 14 Remplaçant pour l'ouverture de la saison à Clermont (victoire 24-34), il est entré dès la 13e minute de jeu à la place de Pita Ahki (commotion), il a enchaîné par une titularisation pour la réception de Perpignan (nouvelle victoire 31-13), avant d'être laissé au repos pour le déplacement à Montpellier (défaite 44-14) puis de retrouver sa place, numéro 12 dans le dos, pour un large succès face à Castres (59-12). Trois prestations très abouties (pour trois victoires) comme en attestent ses statistiques individuelles. « Kalvin a passé des moments compliqués il y a quelques mois, et là, il est effectivement en pleine possession de ses moyens, jugeait Jean Bouilhou, l'un de ses entraîneurs, après ses deux premiers matches. C'est un joueur qui, depuis tout petit est ciblé ici au club, on sait qu'il a énormément de talent, et là il est en train de le confirmer. On voit qu'il a beaucoup d'appétit et qu'il est physiquement très costaud malgré ses vingt ans. » « Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même » Cédric Laborde, manager des Bleuets « Il a tous les outils, abonde Laborde. Il est capable de jouer les duels, d'être fort au contact, de jouer devant ou dans la défense, de taper au pied, il défend fort, il bute. En plus, il est doté d'un physique proche des standards internationaux. Il accélère fort, il va vite, il est très puissant. Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même. » « C'est un garçon qui a besoin d'espaces, précise notre consultant Jean-Baptiste Élissalde, passé par le Stade Toulousain comme joueur (2002 à 2010) puis entraîneur (2010 à 2017). Il a du gaz, il s'engage plein badin. Sur chaque prise de balle, il joue à 100 %. Il aime jouer les duels. Il a de bonnes courses en rupture, ce qui prouve qu'il maîtrise les timings. » En espérant que ses vaisseaux sanguins le laissent tranquille une bonne fois pour toutes et lui permettent de s'exprimer à cent pour cent. 15
C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 2 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 2 octobre 2025 (modifié) L'Equipe : Edit : devancée par @Vonia mais j'ai laissé les graphiques « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour » : débarrassé d'un souci de santé rare, le Toulousain Kalvin Gourgues éclot enfin en Top 14 Retardé en raison d'un problème de santé, le centre Kalvin Gourgues (20 ans) semble enfin prêt à éclore sous les couleurs du Stade Toulousain comme l'atteste son début de saison. Découverte d'un crack annoncé. Maxime Raulinpublié le 2 octobre 2025 à 06h30 Trois matches joués et déjà deux présences dans le « quinze type » du week-end de L'Équipe (il postulait même pour un triplé le week-end dernier). Loin de nous l'idée de penser que cette distinction fait foi et ne souffre aucune contestation. Pour autant, à seulement 20 ans, Kalvin Gourgues brille en ce début de saison. En évoluant à un poste - centre - très fourni au Stade Toulousain (Ahki, Barassi, Chocobares, Costes, Delibes ou Thomas pour ne citer qu'eux). Mais il ne s'agissait pas d'un baptême du feu pour le Toulousain. Le trois-quarts polyvalent a fait ses débuts pros presque deux ans auparavant, lors d'un déplacement à Pau (13-9), le 5 novembre 2023. À seulement 18 ans, comme d'illustres prédécesseurs : Frédéric Michalak, Clément Poitrenaud (aujourd'hui son entraîneur) ou plus récemment Romain Ntamack. Que des cracks. Depuis qu'il a intégré les rangs du Stade Toulousain, à l'âge de 12 ans, après des débuts à Grenade-sur-Garonne (1h30 au nord-ouest de Toulouse), Gourgues est sur toutes les lèvres au sein du club Rouge et Noir, avec lequel il a déjà bien garni son palmarès chez les jeunes (Champion de France Crabos en 2022 et double champion de France Espoirs en 2023 et 2024). « Il a l'ADN du Stade Toulousain bien ancré en lui », sourit son coéquipier, le trois-quarts centre Pierre-Louis Barassi. Mais la pépite annoncée, sous contrat jusqu'en juin 2028, a vu son destin stoppé par un souci de santé rare : un caillot de sang dans l'artère poplitée de la jambe gauche, celle qui passe derrière le genou pour vasculariser toute la jambe. D'abord des crampes, ensuite une insensibilité des orteils, puis du pied et de la cheville, les symptômes sont incompatibles avec la pratique du rugby. Traité une première fois en 2023, le jeune toulousain rechute à l'été 2024. Idem après un nouveau traitement chimique pour fluidifier le sang. Une nouvelle artère est créée derrière son genou Malheureusement, son artère se bouche encore et encore. Le caillot de sang revient inlassablement. S'en suivent plusieurs mois de galère. Début 2025, Gourgues subit finalement une intervention chirurgicale, plus lourde. Une nouvelle artère est créée avec une veine extraite de sa cuisse puis suturée à la place de celle endommagée derrière son genou gauche. Après plusieurs semaines de convalescence, le centre finit par retrouver la compétition en fin de saison dernière. Trois matches avec les Espoirs vécus comme une libération. Les stats de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi. Dans la foulée, il est même sélectionné pour la Coupe du monde des moins de 20 ans en Italie. Il dispute quatre matches, dont la demi-finale (défaite 34-26 face à la Nouvelle-Zélande) et le match pour la troisième place (défaite 38-35 face à l'Argentine) dans la peau d'un titulaire. « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour, se remémore Cédric Laborde, le manager des Bleuets. Il a été très patient. Le club l'a très bien accompagné. Nous avons beaucoup échangé avec Jérôme Cazalbou (le manager du haut niveau). » Cet été, Gourgues, qui peut jouer arrière, ouvreur ou centre, a participé à la préparation estivale avec le groupe pro des triples champions de France en titre. Le classement du Top 14 Remplaçant pour l'ouverture de la saison à Clermont (victoire 24-34), il est entré dès la 13e minute de jeu à la place de Pita Ahki (commotion), il a enchaîné par une titularisation pour la réception de Perpignan (nouvelle victoire 31-13), avant d'être laissé au repos pour le déplacement à Montpellier (défaite 44-14) puis de retrouver sa place, numéro 12 dans le dos, pour un large succès face à Castres (59-12). Trois prestations très abouties (pour trois victoires) comme en attestent ses statistiques individuelles. « Kalvin a passé des moments compliqués il y a quelques mois, et là, il est effectivement en pleine possession de ses moyens, jugeait Jean Bouilhou, l'un de ses entraîneurs, après ses deux premiers matches. C'est un joueur qui, depuis tout petit est ciblé ici au club, on sait qu'il a énormément de talent, et là il est en train de le confirmer. On voit qu'il a beaucoup d'appétit et qu'il est physiquement très costaud malgré ses vingt ans. » « Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même » Cédric Laborde, manager des Bleuets « Il a tous les outils, abonde Laborde. Il est capable de jouer les duels, d'être fort au contact, de jouer devant ou dans la défense, de taper au pied, il défend fort, il bute. En plus, il est doté d'un physique proche des standards internationaux. Il accélère fort, il va vite, il est très puissant. Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même. » « C'est un garçon qui a besoin d'espaces, précise notre consultant Jean-Baptiste Élissalde, passé par le Stade Toulousain comme joueur (2002 à 2010) puis entraîneur (2010 à 2017). Il a du gaz, il s'engage plein badin. Sur chaque prise de balle, il joue à 100 %. Il aime jouer les duels. Il a de bonnes courses en rupture, ce qui prouve qu'il maîtrise les timings. » En espérant que ses vaisseaux sanguins le laissent tranquille une bonne fois pour toutes et lui permettent de s'exprimer à cent pour cent. Modifié 2 octobre 2025 par Raphaelle 1 10
Joco Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 31 minutes, Vonia a dit : L'ÉQUIPE « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour » : débarrassé d'un souci de santé rare, le Toulousain Kalvin Gourgues éclot enfin en Top 14 Retardé en raison d'un problème de santé, le centre Kalvin Gourgues (20 ans) semble enfin prêt à éclore sous les couleurs du Stade Toulousain comme l'atteste son début de saison. Découverte d'un crack annoncé. Maxime Raulin publié le 2 octobre 2025 à 06h30 3 minutes Trois matches joués et déjà deux présences dans le « quinze type » du week-end de L'Équipe (il postulait même pour un triplé le week-end dernier). Loin de nous l'idée de penser que cette distinction fait foi et ne souffre aucune contestation. Pour autant, à seulement 20 ans, Kalvin Gourgues brille en ce début de saison. En évoluant à un poste - centre - très fourni au Stade Toulousain (Ahki, Barassi, Chocobares, Costes, Delibes ou Thomas pour ne citer qu'eux). Mais il ne s'agissait pas d'un baptême du feu pour le Toulousain. Le trois-quarts polyvalent a fait ses débuts pros presque deux ans auparavant, lors d'un déplacement à Pau (13-9), le 5 novembre 2023. À seulement 18 ans, comme d'illustres prédécesseurs : Frédéric Michalak, Clément Poitrenaud (aujourd'hui son entraîneur) ou plus récemment Romain Ntamack. Que des cracks. L'ancien joueur anglais Mike Tindall est l'un est l'un des cofondateurs de R360. Ligue qui cible le Parc des Princes comme stade potentiel. (L'Equipe et G. Evans / Zuma Press / MaxPPP) Rugby, Top 14 R360, le projet de ligue rebelle qui veut déplumer le Top 14 8 minutes Depuis qu'il a intégré les rangs du Stade Toulousain, à l'âge de 12 ans, après des débuts à Grenade-sur-Garonne (1h30 au nord-ouest de Toulouse), Gourgues est sur toutes les lèvres au sein du club Rouge et Noir, avec lequel il a déjà bien garni son palmarès chez les jeunes (Champion de France Crabos en 2022 et double champion de France Espoirs en 2023 et 2024). « Il a l'ADN du Stade Toulousain bien ancré en lui », sourit son coéquipier, le trois-quarts centre Pierre-Louis Barassi. Mais la pépite annoncée, sous contrat jusqu'en juin 2028, a vu son destin stoppé par un souci de santé rare : un caillot de sang dans l'artère poplitée de la jambe gauche, celle qui passe derrière le genou pour vasculariser toute la jambe. D'abord des crampes, ensuite une insensibilité des orteils, puis du pied et de la cheville, les symptômes sont incompatibles avec la pratique du rugby. Traité une première fois en 2023, le jeune toulousain rechute à l'été 2024. Idem après un nouveau traitement chimique pour fluidifier le sang. La causerie de Renaud Bourel abonné La newsletter rugby par Renaud Bourel, tous les vendredis dans votre boîte mail, un nouvel espace de conversation privilégiée. Une nouvelle artère est créée derrière son genou Malheureusement, son artère se bouche encore et encore. Le caillot de sang revient inlassablement. S'en suivent plusieurs mois de galère. Début 2025, Gourgues subit finalement une intervention chirurgicale, plus lourde. Une nouvelle artère est créée avec une veine extraite de sa cuisse puis suturée à la place de celle endommagée derrière son genou gauche. Après plusieurs semaines de convalescence, le centre finit par retrouver la compétition en fin de saison dernière. Trois matches avec les Espoirs vécus comme une libération. Les stats de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi. Les stats de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi. Dans la foulée, il est même sélectionné pour la Coupe du monde des moins de 20 ans en Italie. Il dispute quatre matches, dont la demi-finale (défaite 34-26 face à la Nouvelle-Zélande) et le match pour la troisième place (défaite 38-35 face à l'Argentine) dans la peau d'un titulaire. « Ça a été très dur, il avançait au jour le jour, se remémore Cédric Laborde, le manager des Bleuets. Il a été très patient. Le club l'a très bien accompagné. Nous avons beaucoup échangé avec Jérôme Cazalbou (le manager du haut niveau). » Cet été, Gourgues, qui peut jouer arrière, ouvreur ou centre, a participé à la préparation estivale avec le groupe pro des triples champions de France en titre. Le classement du Top 14 Remplaçant pour l'ouverture de la saison à Clermont (victoire 24-34), il est entré dès la 13e minute de jeu à la place de Pita Ahki (commotion), il a enchaîné par une titularisation pour la réception de Perpignan (nouvelle victoire 31-13), avant d'être laissé au repos pour le déplacement à Montpellier (défaite 44-14) puis de retrouver sa place, numéro 12 dans le dos, pour un large succès face à Castres (59-12). Trois prestations très abouties (pour trois victoires) comme en attestent ses statistiques individuelles. « Kalvin a passé des moments compliqués il y a quelques mois, et là, il est effectivement en pleine possession de ses moyens, jugeait Jean Bouilhou, l'un de ses entraîneurs, après ses deux premiers matches. C'est un joueur qui, depuis tout petit est ciblé ici au club, on sait qu'il a énormément de talent, et là il est en train de le confirmer. On voit qu'il a beaucoup d'appétit et qu'il est physiquement très costaud malgré ses vingt ans. » « Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même » Cédric Laborde, manager des Bleuets « Il a tous les outils, abonde Laborde. Il est capable de jouer les duels, d'être fort au contact, de jouer devant ou dans la défense, de taper au pied, il défend fort, il bute. En plus, il est doté d'un physique proche des standards internationaux. Il accélère fort, il va vite, il est très puissant. Ce qui va lui manquer, c'est de l'expérience. Il va devoir aussi gérer ses émotions. Il a parfois tendance à râler car il est très exigeant envers lui-même. » « C'est un garçon qui a besoin d'espaces, précise notre consultant Jean-Baptiste Élissalde, passé par le Stade Toulousain comme joueur (2002 à 2010) puis entraîneur (2010 à 2017). Il a du gaz, il s'engage plein badin. Sur chaque prise de balle, il joue à 100 %. Il aime jouer les duels. Il a de bonnes courses en rupture, ce qui prouve qu'il maîtrise les timings. » En espérant que ses vaisseaux sanguins le laissent tranquille une bonne fois pour toutes et lui permettent de s'exprimer à cent pour cent. « Grenade, 1h30 de Toulouse » … c’est à 20km… bref En tout cas, Grenade, deuxième « crack » pour le ST après Cros 2
Ardbeg Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 https://www.ladepeche.fr/2025/10/01/stade-toulousain-la-paternite-fut-une-motivation-comment-le-fait-de-devenir-papa-a-aide-ange-capuozzo-a-revenir-sur-les-terrains-12964927.php
CaPuChO65 Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 14 minutes, Ardbeg a dit : https://www.ladepeche.fr/2025/10/01/stade-toulousain-la-paternite-fut-une-motivation-comment-le-fait-de-devenir-papa-a-aide-ange-capuozzo-a-revenir-sur-les-terrains-12964927.php Merci mais l'article est réservé aux abonnés 🫤...
Ardbeg Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 11 minutes, CaPuChO65 a dit : Merci mais l'article est réservé aux abonnés 🫤... Ah bon? Pas chez moi. ENTRETIEN. Stade Toulousain : "La paternité fut une motivation"… Comment le fait de devenir papa a aidé Ange Capuozzo à revenir sur les terrains Stade Toulousain, Top 14, Rugby à XV Publié le 01/10/2025 à 17:21 , mis à jour à 17:39 Philippe Lauga L’international italien du Stade Toulousain est de plus en plus proche d’un retour à la compétition. Il nous dévoile comment il a vécu sa convalescence après sa fracture du péroné de la jambe et ses leviers de motivation pour la prochaine saison. Entretien. Cette saison dernière fut un peu celle de l’ascenseur émotionnel… Une très bonne saison mais deux blessures. Oui, bien sûr. Mais je reste très content. Peu importe comment la saison s’est terminée, j’en tire un bilan quand même très positif. Que ce soit dans la constance du mois de septembre au mois d’avril. Car voilà, être constant comme ça sur plusieurs mois, enchaîner, finir un Six Nations, enchaîner des matchs européens, des matchs de top 14. c’est un point sur lequel je me suis battu. C’était un objectif de début de saison ? Oui, bien sûr. L’objectif, pour moi, c’était au-delà de l’aspect vraiment technique et de mes performances individuelles, c’était vraiment de pouvoir enchaîner, de me sentir bien physiquement, de pouvoir me pousser dans mes retranchements aussi dans les entraînements. Ce fut le cas. Après, c’est aussi deux accidents de jeu en fin de saison qui font que je ne termine pas la saison et que je ne joue pas les phases finales. Cela reste quand même pour moi anecdotique sur le bilan global de la saison. Vous voulez donc retenir le positif et ne pas vous dire que la blessure était mal placée parce qu’elle est intervenue juste avant les phases finales… Avec un peu d’expérience, je me suis rendu compte que la blessure sera toujours mal placée de toute façon. La blessure, il faut vivre avec. Voilà, mon corps m’a emmené quand même jusqu’à la dernière journée du championnat. Je crois que c’est 30 matchs quand même entre la sélection et le club dans l’année. Vous l’avez quand même mal vécu ? Cela reste difficile de rater des phases finales, d’être spectateur. Cela reste difficile, pas égoïstement juste pour soi, parce qu’il y a aussi l’aspect collectif, soit participer à une aventure et à un titre collectif. Ce n’est pas que penser à soi et dire j’aimerais jouer une finale au Stade de France ou peu importe. C’est la frustration de ne pas pouvoir participer et de ne pas pouvoir apporter un bénéfice à l’équipe dans ces moments-là. Et comment s’en remet-on alors ? Pour ma part, je me suis tourné vers mes proches, mes amis. J’ai pris le temps de digérer les choses. J’ai aussi appris à digérer ce qui peut nous arriver en tant que sportif. Je l’ai fait très rapidement au mois de juin après ma blessure à Perpignan. J’ai pris ce temps vraiment pour digérer la blessure et après j’ai participé, en tant que spectateur, aux phases finales mais avec beaucoup plus de légèreté que prévu. Vous avez retrouvé le groupe il y a 15 jours. Quel est votre sentiment ? Je suis très heureux, il y a beaucoup de soulagement quand même de reprendre un peu le rythme du groupe. Ce n’est jamais évident quand on est un peu en marge comme ça pendant plus de trois mois. Il y a eu aussi cette trêve, les vacances où on est un petit peu isolé quand même. On travaille et en même temps, on a l’impression d’être complètement en décalage avec les autres Donc oui, cela n’a pas été forcément évident. Ce fut surtout long. La blessure en soi n’était pas très grave, mais il fallait quand même bien s’en occuper, bien revenir. Donc aujourd’hui, c’est quand même du soulagement de reprendre un rythme normal. Pour l’heure, vous êtes à la fois sur un travail individuel et sur du collectif ? J’ai repris lundi le rythme normal avec le collectif. Bien évidemment que j’ai du travail spécifique pour rattraper aussi mon retard parce que finalement, quand les autres ont eu une préparation physique pour être en forme, moi je redémarre un peu de zéro donc il faut que je rattrape le temps perdu. Le but, c’est de pouvoir me pousser le plus possible dans mes retranchements physiquement et techniquement. Et en même temps pas non plus me créer de la surfatigue et un mauvais retour. Il faut trouver le bon équilibre. Durant votre convalescence, vous êtes devenu papa. On imagine que ça permet de relativiser… Ce fut un moment, effectivement, de toute façon exceptionnel au-delà de l’aspect sportif. Un moment très fort et très intense. J’ai aussi beaucoup de chance d’avoir une compagne qui m’a permis de vivre ce moment positivement et de me soulager aussi, tout en sachant que j’avais un planning qui était très chargé sur ma reprise d’entraînement. Ce n’est que du positif et que du bonheur pour cette rentrée. Et dans la tête, cela permet aussi de sortir du cadre de la blessure ? Évidemment, ce fut même une motivation parce que j’avais en tête – même si c’est très dur de planifier un retour de blessure longtemps à l’avance – de pouvoir reprendre les matchs plus ou moins en même temps que la naissance. À quelques semaines près, c’est un objectif presque réussi. J’ai à cœur maintenant de pouvoir rejouer le plus vite possible. Et avec une nouvelle motivation dans les tribunes. Par contre maintenant, vous ne serez plus là les week-ends… Forcément qu’on a envie d’être le plus possible avec son enfant. J’adore passer des moments avec lui. C’est juste incroyable mais il faut quand même retrouver une vie normale et encore une fois, au-delà du temps passé avec lui, j’ai surtout hâte de pouvoir découvrir ce que c’est que de jouer avec cette motivation devant la télé ou au stade. Ça va être aussi nouveau pour moi, donc j’ai hâte. Est-ce que vous avez en tête la tournée de novembre avec de sacrés chocs pour l’Italie ? Oui, bien sûr. Je sais que ça va arriver vite et d’un autre côté, je sais qu’il y a beaucoup de petits challenges à aller chercher avant cette tournée. Le plus important, ça reste quand même le club. Si on ne performe pas en club… J’ai beaucoup de respect pour l’équipe nationale et il y a d’autres joueurs aussi qui ont le désir de se montrer en sélection. À moi aussi d’aller chercher cette place en tournée de novembre en étant performant avec mon club. 6
Fafou Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 51 minutes, Joco a dit : « Grenade, 1h30 de Toulouse » … c’est à 20km… bref En tout cas, Grenade, deuxième « crack » pour le ST après Cros C'est pas Tournefeuille Cros ?
Ardbeg Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 13 minutes, Fafou a dit : C'est pas Tournefeuille Cros ? Seilh, je crois puis Grenade. 1 2
estabousi Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 Cros est d'Aussonne. Il était à Seilh-Aussonne-Fenouillet. 2 1
Pouik Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a une heure, estabousi a dit : Cros est d'Aussonne. Il était à Seilh-Aussonne-Fenouillet. Oui et j'ai joué avec son père à Seilh. Pour info c'est un fervent supporter du CO!
Joco Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 il y a 55 minutes, Pouik a dit : Oui et j'ai joué avec son père à Seilh. Pour info c'est un fervent supporter du CO! Il fallait bien qu’il y ait une faille autour de Monsieur Parfait 7
Coccinelle Posté(e) 4 octobre 2025 Posté(e) 4 octobre 2025 Rapetti est devenu international argentin cette après-midi 1 2 4
gael Posté(e) 4 octobre 2025 Posté(e) 4 octobre 2025 Yes et pas de blessés cette année! Choco et Mallia vont se reposer deux semaines avant de revenir au stade 1 3
GuyNess Posté(e) 4 octobre 2025 Posté(e) 4 octobre 2025 il y a 43 minutes, Coccinelle a dit : Rapetti est devenu international argentin cette après-midi pas vu le match il est rentré ? je vais me faire le replay
thorvic Posté(e) 4 octobre 2025 Posté(e) 4 octobre 2025 il y a 16 minutes, GuyNess a dit : pas vu le match il est rentré ? je vais me faire le replay Yes vers la 57eme. 1
Romain Posté(e) 4 octobre 2025 Posté(e) 4 octobre 2025 Il y a 3 heures, Coccinelle a dit : Rapetti est devenu international argentin cette après-midi Manifestement on a recruté un sacré client ! Le potentiel à son âge paraît très élevé ! Loin d'être ridicule face au boks ! 1
C’est un message populaire. Bota Posté(e) 5 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 5 octobre 2025 rugbyrama.fr Exclusif Midi Olympique. "C’est comme si je m’étais libéré d’un poids" : Romain Ntamack (XV de France et Toulo Jérémy Fadat 15–19 minutes Opéré, au surlendemain de la finale de Top 14 remportée avec le Stade toulousain, d’un genou qui l’a fait souffrir toute la saison passée, Romain Ntamack a retrouvé sa plénitude physique depuis l’entame de l’exercice actuel. Et ça se voit sur le terrain. Si la raison l’amène à ne pas trop se projeter sur la future tournée d’automne, il a accepté de revenir sur cette dernière année tellement particulière… Après la récente victoire contre Castres, vous avez longuement évoqué les jeunes du groupe toulousain et votre volonté de les accompagner. On en oublierait presque que vous n’avez que 26 ans. Mesurez-vous ce paradoxe ? Oui, c’est vrai. Mais, à Toulouse, quand on parle de jeunes, ce sont souvent des très jeunes, entre 18 et 21 ans (sourire). Après, on est beaucoup à avoir commencé à 18 ans. C’est mon cas et, maintenant, j’ai quasiment huit ans de Top 14 derrière moi. Malgré tout, je fais quand même partie d’une génération qui est encore jeune. Mais qui possède une sacrée expérience… Et c’est bien, parce que cela aide au mélange des générations. En fait, dans l’effectif, on n’a pas de mecs très vieux. Les plus expérimentés, ce sont des joueurs qui ont à peine la trentaine. À côté, il y a des très jeunes, et on a une grosse ossature de l’équipe qui a entre 22 et 28 ans. Voilà pourquoi on peut dire que notre groupe est dans la fleur de l’âge. On prend encore de l’expérience et ça se voit sur le terrain. D’autant qu’on s’entraîne depuis longtemps ensemble. Le groupe a très peu bougé depuis pas mal d’années. Votre poste vous a obligé à être vite responsabilisé. À quel moment avez-vous basculé instinctivement dans le devoir de transmission ? Je pense que ça se fait naturellement, c’est dans l’ordre des choses. Je prends de l’expérience, de l’âge aussi, et il y a des plus jeunes qui arrivent derrière. Donc, c’est à moi aussi de les aider au maximum quand ils débarquent et intègrent l’équipe. Ce fut vraiment une souffrance toute l’année Comment ? Déjà, ce poste d’ouvreur me donne un rôle important. Je dois beaucoup communiquer, beaucoup parler et beaucoup diriger. Quand il y a des petits nouveaux à côté, c’est dans ma mission de les aider pour qu’ils s’imprègnent du système collectif. C’est logique, et je prends vraiment plaisir à le faire depuis quelque temps. Ce n’était pas le cas avant ? Disons que j’étais un peu mal à l’aise avec le fait d’être considéré comme un joueur important de l’équipe. Mais, depuis quelque temps, j’estime avoir la légitimité pour donner des conseils et dire les choses. En réalité, ça me fait du bien et j’ai l’impression que ça fait du bien aussi au groupe. Vous aviez d’ailleurs été clair après la gifle reçue à Montpellier en disant qu’elle devait vous "remettre à [votre] place"… On peut se trouver toutes les excuses du monde. C’est vrai qu’on a eu une préparation courte, qu’on a eu une saison dernière très intense et beaucoup de vacances pour la plupart. Oui, on a repris il n’y a pas si longtemps, par rapport aux autres équipes. Mais c’était un choix de tout le monde, du staff et des joueurs. On avait besoin de cette plage de récupération, donc on ne va pas se cacher derrière ça. Quel regard portez-vous sur ce début de saison ? Il est plutôt bon. On s’est imposé à Clermont, ce qui n’est pas une mince affaire. On a gagné à la maison contre Perpignan et Castres avec le bonus, même si tout n’a pas été parfait. Au-delà des approximations, il faut regarder les intentions… Mais il y a aussi ce match à Montpellier. Romain Ntamack, demi d'ouverture du Stade toulousain. Icon Sport Cette lourde défaite avait ravivé la question qui vous poursuit, celle de savoir à quel point vous avez encore faim après avoir tout gagné ? Ce qu’il s’est passé à Montpellier peut arriver, c’est humain. Après ce match, on n’a pas non plus tout remis en question. Ce n’est pas parce qu’il y a un accroc de temps en temps qu’il faut se dire qu’on n’a plus envie de gagner. C’est juste une piqûre de rappel. Il faut se dire les choses. Et le plus important, c’est de rebondir derrière, de savoir comment s’en servir pour évoluer. Comment, alors ? L’avantage, c’est que, tous les ans, il y a des jeunes qui montent et des nouveaux arrivants, donc des mecs qui n’ont pas gagné tout ce qu’on a gagné. Eux ont envie de gagner aussi, donc ça motive tout le monde. Et il faut être conscient d’une chose. Laquelle ? Tant qu’on se sent capable de jouer les premiers rôles et les hauts de tableaux, il faut en profiter. Le jour où on ne s’en sentira plus capable, où on sera un peu plus en difficulté, ce sera peut-être le moment de passer à autre chose. Mais pour l’instant, j’ai l’impression que ce groupe a encore très envie de jouer, de prendre du plaisir collectivement et de remporter d’autres titres. Parlons aussi de votre début de saison. Dès les premiers entraînements ouverts à la presse à la fin de préparation, on a senti que votre langage corporel était différent, que votre visage était moins fermé… Ce qui est sûr, c’est que je ne me pose plus les questions que je me posais l’année dernière. Et ça, c’est déjà un gros poids en moins sur mes épaules. Ça ne me trotte plus dans la tête, comme c’était le cas toute la saison passée. Voilà aussi pourquoi c’est plus simple de communiquer. C’est-à-dire ? L’année dernière, au vu de mes capacités, je ne me sentais pas la légitimité de parler, de dire ce que j’avais envie de dire alors que je n’avais pas la faculté de faire ce que je voulais. Je n’étais pas à 100 %, mes matchs n’étaient pas aboutis. Ce n’est pas le cas cette saison. Je me sens bien, je suis en confiance. J’ai l’impression d’avoir retrouvé toutes mes capacités physiques et, à partir de là, tout va mieux. J’espère que mes performances suivront mon état d’esprit et ma condition physique. Romain Ntamack, demi d'ouverture du Stade toulousain. Icon Sport Avez-vous senti une transformation dès que vous avez remis un pied sur le terrain cet été ? Oui, c’était vraiment le jour et la nuit. Dès que j’ai pu recourir sur le terrain avec les crampons, c’est comme si je m’étais libéré d’un poids. Je l’ai senti tout de suite. Je n’avais plus de douleurs, plus de craquements dans le genou. Cela m’a vite mis en confiance dans ma préparation physique et dans mon début de championnat. Malgré ces douleurs, pourquoi vous être autant accroché la saison dernière ? Déjà, je n’avais pas envie de rater encore des semaines ou des mois de compétition après avoir eu une rupture des ligaments croisés (en août 2023, N.D.L.R.), puis un mollet dans la boîte à gants (en octobre 2024). Je ne voulais pas, une nouvelle fois, louper une bonne partie de la saison. Je souhaitais m’accrocher et continuer. Mais je l’ai fait en sachant que je n’allais jamais vraiment être à 100 %. J’ai essayé de donner à l’équipe le maximum de ce que je pouvais faire. Et j’ai eu la chance que ça se termine bien avec ce Bouclier à la fin. La photo que vous avez publiée de votre opération, pour vous faire nettoyer le genou à peine 36 heures après la finale du Top 14, a marqué les esprits… Franchement, le mois de juin a été très long parce que la saison a été éreintante, à titre collectif mais aussi pour moi. Il me tardait que ça se termine, que je me fasse opérer. On avait très vite programmé plusieurs dates d’opération en fonction des résultats. Une au lendemain de la demi-finale contre Bayonne et une moins de 48 heures après la finale. Cette perspective vous a-t-elle aidé à surmonter la douleur ? Au moins, j’étais fixé. Il me tardait qu’on en arrive là. Au-delà de l’aspect sportif et de mon métier de rugbyman, c’était aussi dans ma vie de tous les jours que ça avait des conséquences. Je me levais le matin et j’avais le genou gonflé. Je ne pouvais même pas jouer avec mon fils en étant accroupi. Parce que je ne pouvais pas plier le genou ou me mettre à genoux. Ce fut vraiment une souffrance toute l’année. Après la demi-finale de Top 14, Ugo Mola vous avait tenu publiquement remercié de votre sacrifice pour le groupe, là où d’autres auraient jeté l’éponge depuis longtemps. Comment aviez-vous accueilli cet hommage ? Cela fait un moment qu’on se connaît avec Ugo (sourire). C’est vrai que ça fait toujours chaud au cœur de se sentir considéré ainsi. Il sait très bien l’engagement qui est le mien pour le club, pour le collectif. Et ça l’a marqué, je crois, que je ne veuille pas me faire opérer, que je veuille être au contact de l’équipe malgré ma souffrance. C’est quelque chose qu’il a apprécié et j’espère que ça a été aussi apprécié au sein du groupe. Même si… Romain Ntamack, demi d'ouverture du Stade toulousain. Icon Sport Quoi ? Moi, j’étais un peu le cul entre deux chaises. Parce que je savais que je n’étais pas à mon meilleur niveau, et je ne voulais pas handicaper l’équipe non plus, ne pas être un poids pour elle. Malgré tout, j’avais envie de montrer à mes coéquipiers que j’étais présent quoi qu’il arrive. Encore une fois, ça se finit bien. On a gagné le championnat, donc on va dire que le pari a été payant. Même si chacun connaissait vos problèmes physiques, comment avez-vous vécu les critiques autour de vos performances ? C’est frustrant. Surtout parce que, moi le premier, je savais que je n’étais pas à 100 %. Ce qui se disait, c’était juste la vérité. Avec plus ou moins de virulence, certes. Mais bon, ça fait partie du jeu. Je l’ai bien compris. Ce sont les premiers mots que j’ai dits à ma copine : "C’est bon, la saison est enfin finie, on peut passer à autre chose." Franchement, j’en avais marre. Comment ça ? Je sais très bien que mes performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont scrutées et commentées. Surtout quand elles sont moyennes ou mauvaises, d’ailleurs. J’ai conscience que je serai toujours plus critiqué, par rapport à d’autres. C’est vrai depuis des années et ça ne va pas changer. Je n’ai pas le droit à l’erreur, je ne dois rien rater, je le sais. Ça me suivra toute ma carrière, donc il a fallu que je m’habitue. Et ça vous touche ? Aujourd’hui, franchement, ça rentre par une oreille et ça sort de l’autre. J’ai quand même bien mieux à faire que de regarder les critiques. Encore une fois, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Je ne regarde pas et je n’écoute pas. Même si j’entends. Mais c’est oublié dans la seconde. Cela fait partie du jeu. Et les seuls avis qui comptent, ce sont ceux du staff de Toulouse ou du XV de France. Quelle saveur a eu ce titre de champion de France en juin pour vous ? J’étais heureux, mais surtout très soulagé d’avoir gagné. Ce fut une finale compliquée pour nous. Pour moi aussi, à l’image de ma saison (il était sorti à la mi-temps pour une blessure à l’épaule, N.D.L.R.). En fait, c’était un soulagement, parce que la saison était terminée. Je savais que, deux jours après, j’allais me faire opérer. Il y avait vraiment beaucoup de soulagement, plus que de la joie ou autre chose. À ce point-là ? Ce sont les premiers mots que j’ai dits à ma copine : "C’est bon, la saison est enfin finie, on peut passer à autre chose." Franchement, j’en avais marre. Avez-vous pu savourer tout de même ? J’en ai vraiment profité avec les copains dans les heures suivantes, parce que la saison avait été dure pour tout le monde, pour tout un tas de raisons. Et j’étais très content que ça se termine comme ça. 2025, ce fut aussi votre retour en équipe de France avec la victoire finale dans le Tournoi des 6 Nations, malgré votre genou douloureux et un carton reçu contre le pays de Galles en ouverture de la compétition… Tout a été particulier pour moi la saison dernière ! J’espère vraiment ne pas en revivre d’autres pareilles, en tout cas pas autant parce que c’était assez usant. J’étais heureux de retrouver l’équipe de France mais je savais, là aussi, que je n’étais pas à 100 % de mes capacités. Le staff me faisait confiance. Encore une fois, j’ai donné le maximum… Romain Ntamack, demi d'ouverture du XV de France après la victoire à Dublin. Icon Sport - Sandra Ruhaut Et le bilan fut positif… En équipe de France, je trouve que j’ai quand même fait de bonnes prestations, malgré tout. Mais je voulais donner plus, et je sentais que je ne pouvais pas. Il y avait beaucoup de frustrations personnelles. Ce n’est pas quelque chose que j’évoquais publiquement, ou même avec mes proches. Comme en club, ça s’est bien terminé avec cette victoire finale à la clé. Pour mon retour en sélection, c’était chouette malgré le carton rouge. Justement, vous êtes revenu de suspension pour le match en Irlande, où la France a signé un succès majuscule… C’était extraordinaire. Revenir après un mois de suspension, jouer en Irlande et mettre quarante points à cette équipe… Avant le match, personne n’aurait parié sur un tel résultat. Vous évoquiez la confiance du staff, aussi en équipe nationale depuis de longues années. Fut-elle décisive ? Ça fait toujours du bien à un joueur de sentir la confiance de son staff, en équipe de France ou en club. Mais je pense que je l’ai acquise au fur et à mesure des années. Je crois qu’elle est légitime, que ce soit au Stade toulousain ou en équipe de France. Je n’ai jamais triché, ni pour l’un, ni pour l’autre. J’ai toujours tout donné, même dans les moments où je n’étais pas à 100 %. La confiance du staff vient en retour. Mais j’espère que cette saison sera meilleure et que, si je dois retrouver l’équipe de France, j’offrirai un meilleur visage vu les sensations qui étaient les miennes l’an passé. Vous avez tout de même fini le Tournoi avec vingt-huit plaquages réussis en trois matchs, en autant de tentés… Oui mais, si je peux faire autre chose que des plaquages, c’est bien aussi (sourire) L’année dernière, le secteur défensif n’était pas celui qui m’embêtait le plus. Quand je suis devenu papa, j’ai eu l’impression d’avoir pris dix ans en quelques mois Grâce à votre plénitude physique retrouvée, appréhendez-vous la prochaine tournée d’automne autrement ? Je touche du bois parce que cela fait deux ou trois ans que les automnes internationaux me passent sous le nez à cause de blessures. Tant que rien n’est arrivé et tant que je ne suis pas en sélection, je ne me projette pas. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Est-ce un brin de superstition ? Sincèrement, je n’ai pas été verni ces dernières années. Du coup, je vais penser au club avant tout. Je retrouve de bonnes sensations, je me sens bien et j’espère faire de bonnes prestations. Après, on verra ce qu’il se passera. Si je suis rappelé, ce sera encore une fois un grand plaisir et une énorme fierté de faire partie de ce groupe. Mais, pour l’instant, je préfère me concentrer sur une seule chose pour ne pas me disperser. Je suis vraiment focalisé sur le Stade toulousain. Entre les moments durs évoqués précédemment et la paternité, avez-vous le sentiment d’avoir basculé cette dernière année dans une autre partie de votre carrière de joueur et de votre vie d’homme ? Quand je suis devenu papa, j’ai eu l’impression d’avoir pris dix ans en quelques mois. Oui, ça change complètement. Il faut retrouver des repères, une routine différente. Ce fut un grand bouleversement mais j’ai l’impression qu’on a trouvé notre équilibre aujourd’hui. J’espère que cet équilibre va me permettre d’être à 100 % dans mon rugby sur les mois qui arrivent. Ma chance, la saison passée, c’est que mes blessures et ma suspension m’ont permis de profiter de la première année de mon fils. J’y ai pris beaucoup de plaisir, cela m’a fait passer le temps et offert de relativiser plein de choses. Et pour la suite ? Maintenant, il a un an et demi. Il a grandi et j’espère que, s’il voit un peu moins son papa en novembre puis en février-mars, ce sera bon signe. 1 14
CaPuChO65 Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 Si un abonné veut bien nous partager l'article ce serait sympa 🙂 Merci ❤️🖤 https://www.ladepeche.fr/2025/10/07/entretien-ugo-mola-on-sassagit-on-prend-des-coups-on-apprend-les-confidences-du-manager-du-stade-toulousain-recompense-a-la-nuit-du-rugby-12975864.php
C’est un message populaire. olivier11 Posté(e) 7 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 7 octobre 2025 il y a 20 minutes, CaPuChO65 a dit : Si un abonné veut bien nous partager l'article ce serait sympa 🙂 Merci ❤️🖤 https://www.ladepeche.fr/2025/10/07/entretien-ugo-mola-on-sassagit-on-prend-des-coups-on-apprend-les-confidences-du-manager-du-stade-toulousain-recompense-a-la-nuit-du-rugby-12975864.php l'essentiel Sacré pour la troisième année consécutive avec son staff, lundi 6 octobre lors de la 21e Nuit du rugby, le patron des entraîneurs "rouge et noir" est longuement revenu sur la difficulté d’exercer ce métier si particulier. Dans le contexte actuel du Stade Toulousain, qu’est-ce que représente ce trophée ? Le contexte actuel de ces dernières semaines ou le contexte actuel des quelques dernières années ? De ces dernières semaines… Si on s’arrête aux résultats immédiats, c’est toujours agréable d’être récompensé. Après, les résultats immédiats, lorsque vous avez 26 journées et que vous êtes à la cinquième, restent immédiats. Et donc, ne sont pas légion pour en tirer des conséquences ou en tirer des conclusions pour les semaines qui viennent. Nous, on a l’impression de ne pas totalement avoir démarré notre saison, mais pour autant, ça va vite et les autres ne nous attendent pas. Donc il faudra qu’on se mette vite au diapason pour avoir la chance, en tout cas, d’être en mesure de pouvoir gagner des trophées qui sont, au-delà du symbole, importants pour le club qui travaille dur en ce sens, avec une organisation générale qui fait tout pour qu’on soit dans les meilleures conditions. On a la chance d’avoir un président assez particulier et original dans son approche, qui nous laisse beaucoup de liberté. Et ça, ce n’est pas neutre parce que je n’ai pas l’impression que ce soit le cas partout. Donc autant en profiter quand on est dans un environnement qui nous permet de nous épanouir professionnellement. Ce trophée est aussi un bout de remerciement à la liberté que l’on a. À lire aussi : VIDEO. Nuit du rugby 2025 : Jack Willis meilleur joueur, le Stade Toulousain meilleur staff, le plus bel essai… Le palmarès complet Votre staff a beaucoup évolué en termes d’organisation entre vous ? Oui, évidemment, on grandit, on vieillit pour d’autres. On s’assagit, on prend des coups, on apprend de nos erreurs. Et évidemment, ils mutent, comme notre équipe, comme notre club. Mais avec les non négociables qui sont notre leitmotiv en permanence, c’est de prendre du plaisir, que notre passion soit toujours vivace et génère beaucoup d’envie parce qu’on est des privilégiés qui vivons dans un monde un peu particulier aujourd’hui. La bulle que représente le rugby, on en est des acteurs plus que privilégiés donc autant en profiter et tous les jours bénir le fait qu’on ait la chance de pouvoir faire ce métier. Des garçons, à l’image de "Zaza" Marty ou Gérald Bastide (évincés de Perpignan ce lundi, NDLR), la semaine dernière Nico Nadau (Grenoble), ou l’an dernier les Pierre Caillet, Benjamin Bagate (Béziers), je vais vous les citer tous, mais les Jeff Dubois (Dax), ont connu des revers un peu délicats. On sait que c’est fragile, précaire. Et que quand on est en situation de pouvoir profiter, ça ne dure pas. Nous, c’est vrai qu’on a des résultats depuis quelque temps. Mais on sait aussi qu’on aura des lendemains, à un moment ou un autre, un peu compliqués. Il y a de la lassitude, des gens qui en avaient peut-être marre de voir le Stade Toulousain gagner… Oui, on le sent, on le ressent, on le voit dans les commentaires, on le voit même dans les comportements dans certains stades, mais ça fait partie du jeu. À nous aussi, peut-être, de faire preuve du regard juste sur tout ce qui se passe autour de nous et de continuer à nous adapter, de continuer à progresser, de continuer à évoluer. Parce qu’encore une fois, le rugby français est dans une dynamique plus que positive. Il n’y a jamais eu autant de clubs performants, on est à trois champions d’Europe d’affilée français, on est à beaucoup de jeunes qui sortent de beaucoup de clubs. Maintenant, plus personne n’a peur de faire jouer les jeunes, alléluia, parce qu’il y avait encore quelque temps, certains leur trouvaient tous les défauts de la terre. Donc on avance. Si c’est pour que le Stade Toulousain continue, tant mieux, puisque j’en suis le représentant aujourd’hui. Il y en aura un autre dans pas très longtemps. Et si c’est pour un autre, c’est qu’ils auront été meilleurs que le Stade Toulousain. En tout cas, nous, on n’a jamais été jaloux de personne, on n’a jamais été envieux. Par contre, on s’inspire beaucoup, on regarde, on essaye de comprendre, parce qu’il y a des staffs qui travaillent très bien, il y a des clubs qui travaillent très bien. Il y a des endroits où ils sont peut-être un peu moins médiatisés que nous qui travaillent très, très bien. Je le dis souvent, ce n’est pas encore une fois une vue de l’esprit, mais c’est une réalité. Et le Stade Toulousain, et l’entraîneur que je suis, et pas ma personne, a la chance de vivre dans un environnement où la liberté est le maître mot au quotidien. "Je suis passé par des moments compliqués dans ma carrière d’entraîneur, donc je mesure aussi la chance que nous avons" confesse Ugo Mola. DDM - LAURENT DARD Est-ce qu’on ne vit que par la victoire alors qu’il n’y a qu’un champion ? C’est tellement précaire… C’est vrai que j’en parle facilement parce que j’ai eu la chance de gagner, et on a eu la chance de gagner assez régulièrement. Mais oui, la victoire valide certaines choses. Mais il n’y a pas que ça. Je pense que des groupes qui évoluent, des joueurs qui s’épanouissent, des garçons et des filles maintenant dans nos clubs, qui arrivent à s’épanouir, à grandir, à être performants. Est-ce que la performance durable passe par un management bienveillant ? J’y crois. Je crois qu’il faut être un peu différent et respecter les gens. Parfois ça ne se passe pas toujours bien, particulièrement avec vous la presse. Mais ça fait partie du jeu et je crois qu’on a tous envie que le rugby soit porté haut. C’est le Stade Toulousain aujourd’hui, et je sais encore une fois que parfois ça peut gêner, comme ça sera peut-être un autre club dans pas très longtemps. Et tant que le rugby est porté haut et qu’on a des joueurs qui sortent et qui s’épanouissent, c’est le principal. À lire aussi : VIDEO. Nuit du rugby 2025 : Jack Willis, nouveau roi du Top 14 ! L’Anglais du Stade Toulousain élu meilleur joueur de la saison Vous parlez de staff qui vous inspirent, est-ce que vous avez un exemple ? Il y en a plein dans plein de sports. Évidemment, les staffs qui ont été nommés ce soir (Bordeaux-Bègles et Bayonne) mais aussi quand je vois le travail qui a été réalisé par Vannes la saison passée, par Perpignan malgré les déboires et ce qu’ils sont en train de vivre aujourd’hui. Le staff de Montauban, de "Titi" (Tillous-Borde) que je connais bien puisque j’ai eu la chance de l’entraîner et d’aller le chercher quand il était ailier-demi de mêlée à Biarritz et que je l’ai pris à Castres à l’époque. Il y a plein d’endroits où les gens réfléchissent, on n’a pas le monopole de bien faire les choses et tant mieux. Il faut que vous mesuriez la liberté qui est la nôtre dans l’activité qui est la nôtre. Et ça, on le doit à nos dirigeants et particulièrement à son président. "J’aimerais pouvoir plus partager, plus échanger" En début de saison, on a beaucoup parlé de régénération mentale pour les staffs. Justement, d’être un staff complet, nombreux, est-ce que ça aide ? Oui, certainement. Je reviens sur le privilège qui est le nôtre quand d’autres sont peut-être dans une situation plus précaire ou plus difficile. Vous savez, j’aime bien prendre l’expression du "quand vous êtes dans le taxi, vous en voyez plein de libres, et quand vous êtes sur le bord de la route, il n’y en a pas un qui est inoccupé". Quand on a la chance de travailler, il faut profiter. Je suis passé par des moments compliqués dans ma carrière d’entraîneur, donc je mesure aussi la chance que nous avons. Et pour la régénération, c’est nécessaire de pouvoir être passionné, prendre du plaisir et avoir, encore une fois, j’insiste, cette forme de liberté qui te permet très certainement de t’épanouir et de continuer peut-être à progresser. Parce qu’il n’y a rien de plus dangereux que la gentille suffisance qui te ferait croire que tu fais mieux que tout le monde et qui t’amènerait à être hors des réalités de ton milieu. Vous vous inspirez d’autres sports ? Oui beaucoup parce que j’ai déjà un staff très différent dans l’approche. On reçoit la semaine prochaine Trent Robinson qui est le coach des Roosters à Sydney de NRL, on bosse avec le staff de ski alpin, avec Romain Vélez, on va travailler avec le staff d’Agen… On essaye de faire venir des gens parce que malheureusement, les 11 mois de saison ne nous offrent quand même pas trop le loisir de pouvoir bouger. J’aimerais pouvoir plus partager, plus échanger. Il y a des staffs avec qui on le fait. Avec Toulon aujourd’hui, malgré notre rivalité, avec le Racing, avec d’autres staffs, on arrive à échanger, à partager. C’est la force du rugby. Évidemment, il y a des rivalités que les médias, mais aussi que l’on crée au fil du temps et au fil des rencontres. Mais elles sont importantes dès l’instant qu’elles permettent au rugby d’être meilleur et d’être plus attractif, que nos gamins n’aient pas peur d’y venir, que les filles continuent d’évoluer. Enfin, tout ce que vous savez déjà, sans faire de démagogie gratos. Ça fait dix ans que vous êtes à la tête du Stade Toulousain… L’issue s’approche (sourire). C’est long dix ans… Oui, au regard la difficulté de rester à la tête d’un staff parce que les résultats sont précaires, parce que tu es rapidement amené à être sorti si tu n’as pas les résultats attendus. Et c’est logique au regard des moyens qui sont parfois donnés Mais le temps, je crois, la stabilité, prouvent, encore une fois, à l’image du président que j’ai eu à mes débuts au Stade Toulousain, à savoir Jean-René Bouscatel et du président actuel, en l’occurrence Didier Lacroix, qui me permet aujourd’hui, encore une fois, d’avoir le choix. Et surtout le choix de peut-être assurer la suite. Ma suite, la suite de notre staff, et de pouvoir penser à ce qui se fera demain au Stade Toulousain. On a toujours pensé avec Didier et Jérôme Cazalbou qu’on devait laisser le club un petit peu mieux que ce qu’on nous l’avait donné, et Dieu sait qu’on nous l’avait donné dans de bonnes conditions. "Personne ne met le couteau sous la gorge de qui que ce soit pour venir mettre de l’argent dans le rugby" Est-ce que vous partagez les propos d’Antoine Dupont sur le salary cap ? Oui par ce qu’ils sont motivés par des choses clairement problématiques dans notre milieu. Évidemment, le salary cap est quelque chose d’important pour niveler et parfois ne pas connaître l’hégémonie d’un club ou l’autre. C’est délicat dans ce que je vous dis, mais si vous vous amusez à regarder les rencontres et les matchs, on ne gagne pas quand même les mains en haut du guidon de tous les ans. Donc il y a bien une raison à tout ça. Et aujourd’hui, les acteurs que sont les joueurs, ne bénéficient pas toujours de l’économie réelle qui est réalisée dans les clubs. Après, on sait aussi que le rugby, dans certains endroits, vit sous perfusion. Mais c’est un choix économique, c’est aussi un choix pour survivre ou en tout cas pour exister en Top 14. Personne ne met le couteau sous la gorge de qui que ce soit pour venir mettre de l’argent dans le rugby. Pour autant, quand on a des économies réelles comme à La Rochelle, à Bordeaux, à Toulon, à Toulouse, on a envie que nos joueurs soient récompensés à la hauteur de ce qu’ils génèrent. Et ce n’est pas que pour qu’Antoine gagne le plus d’argent, parce que je peux vous assurer, je ne suis pas son banquier, mais ce n’est pas là que ça se joue. C’est plus sur la capacité que les acteurs soient protégés. Parce qu’aujourd’hui, je pense que peu de personnes ont conscience de ce que représente l’impact physique du rugby moderne. C’est devenu très costaud, il faut être préparé, c’est beaucoup de sacrifices, et que leurs carrières sont de plus en plus courtes. J’estime en tout cas, au même titre qu’Antoine, mais que d’autres je l’espère, qu’ils méritent d’en être des acteurs privilégiés. À lire aussi : "Antoine Dupont, on respecte sa position…" Après les critiques sur l’encadrement de la masse salariale, les clarifications du directeur général de la Ligue Les deux accros que Toulouse vient de connaître à l’extérieur, est-ce que finalement, ce n’est pas ce qui redonne de la motivation, de l’envie de rechercher des choses pour le staff ? Pour les joueurs surtout, parce que je vous rappelle que le staff ne joue pas. Et qu’on a beau s’énerver, s’agacer, ça ne sert pas à grand-chose. Non, ce sont des accros qui sont un peu différents. Honnêtement, hier soir (dimanche 5 octobre, à Bayonne), on a un petit scénario catastrophe au moment du passage à 29-21. On se retrouve malheureusement très rapidement à 26-28 puis 26-35 donc il y a une forme de scénario un peu catastrophe. On ne le maîtrise pas très bien. On ne fait pas preuve de caractère dans des moments clés. Ça, c’est un peu plus inquiétant sur le fait qu’on n’ait pas réellement redémarré. Est-ce qu’on se sent en danger ? Je vous parlais de la gentille suffisance ou en tout cas du truc insidieux qui peut petit à petit, à force de te dire que tu es le meilleur, que tu vas gagner le top 14, quoi qu’il arrive, comme le font la plupart des sondages, ou à l’image de ce trophée encore ce soir… Mais ça récompense l’an dernier. Et à partir de maintenant, tout est nouveau et tout est remis à zéro. Et force est de reconnaître que pour la remise à zéro, on a mis un petit peu de temps au démarrage. Est-ce qu’on a démarré notre saison ? Je n’en suis pas totalement sûr, mais si on traîne trop, on le paiera cher et malheureusement, ce sera trop tard. Dimanche face à l’UBB, ça serait idéal, non ? Oui, la démarrer le plus tôt possible. Après, on a connu des débuts de saison compliqués. Vous le voyez, pour les uns et les autres. Je crois que Bordeaux connaît un début de saison qui ressemble point pour point au nôtre, à peu de chose près. On voit que les équipes ont beaucoup cravaché, mais je crois qu’il ne faut pas sous-estimer la préparation. Il ne faut pas sous-estimer l’effet que vous avez sur les autres aussi, et que tout le monde a envie évidemment de faire tomber Bordeaux, Toulouse et les autres. Aujourd’hui, Toulon, Bayonne vont rentrer dans cette optique-là. Donc c’est dur, le championnat est âpre, et malgré ce que certains veulent faire penser sur l’hégémonie encore une fois du Stade Toulousain, il n’a jamais été aussi concurrentiel. Certes, il y a deux équipes qui sont en difficulté, mais les 12 autres sont potentiellement championnes si elles ont un peu de réussite. À lire aussi : Antoine Dupont : "Ça m’a mis en colère !" Pourquoi l’Irlandais qui a brisé les ligaments croisés du joueur star s’en prend à Fabien Galthié Vous êtes peut-être le seul entraîneur à ne pas avoir de micro ou de casque en bord terrain. Pourquoi ? Je vous parlais de liberté et en fait, ce n’est pas une coquetterie mais j’ai besoin de me faire ma propre impression. Évidemment, je suis en contact direct avec mes adjoints et mon staff. Mais j’ai besoin de me faire ma propre idée pour, je pense, être… Vous savez, l’intuition, c’est aussi une forme d’analyse de paramètres ou de vitesse d’analyse de paramètres plus ou moins rapide, en fonction de ta qualité d’intuition. Et je pense qu’il est important parfois de garder cette forme de libre arbitre pour ne pas être pollué par justement tout ce qui pourrait développer les compétences des staffs. La data, les données et la stratégie sont évidemment influencées par tout ça, c’est hyper important. Mais je crois que le rugby reste un sport d’hommes et de femmes sur lequel il faut être capable de garder une forme de libre arbitre et d’intuition hyper importante à mes yeux. Donc voilà pourquoi J’ai essayé, je ne vous cache pas, mais un, déjà je monopolise un peu trop le micro, et deux, je ne suis pas très productif sur le sujet. Donc je pense que pour la qualité de travail de mon staff, ce n’est pas plus mal que je n’ai pas de micro. Et ce sont les adjoints qui reçoivent toutes les datas ? Oui, après ils sont en partage permanent sur la partie data. Ils me donnent ce qui est utile. Ils connaissent aussi ma sensibilité pour pouvoir, évidemment, avoir certaines infos. On est ensemble maintenant depuis presque 7-8 ans. Donc on se connaît par cœur et ça nous permet aussi d’aller très vite dans la capacité à donner les informations utiles. Parce qu’en fait, vous savez, c’est comme quand vous vous amusez à mesurer qui prend les informations. Si tu peux prendre toutes les informations de la Terre, si elles te sont inutiles, aucun intérêt. Ce qui est important, c’est d’avoir les infos utiles. 1 21
olivier11 Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 Qu'est-ce qu'il est bon... (J'anticipe Glorin...)
Novesbreizh Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 Glorin a tellement raison 😂.. Non , mais sérieusement, nous avons avons une chance folle d’avoir un manager aussi lucide , novateur, intelligent, bon communicant à la tête de notre équipe … 3
Fafou Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 il y a une heure, olivier11 a dit : l'essentiel Sacré pour la troisième année consécutive avec son staff, lundi 6 octobre lors de la 21e Nuit du rugby, le patron des entraîneurs "rouge et noir" est longuement revenu sur la difficulté d’exercer ce métier si particulier. Dans le contexte actuel du Stade Toulousain, qu’est-ce que représente ce trophée ? Le contexte actuel de ces dernières semaines ou le contexte actuel des quelques dernières années ? De ces dernières semaines… Si on s’arrête aux résultats immédiats, c’est toujours agréable d’être récompensé. Après, les résultats immédiats, lorsque vous avez 26 journées et que vous êtes à la cinquième, restent immédiats. Et donc, ne sont pas légion pour en tirer des conséquences ou en tirer des conclusions pour les semaines qui viennent. Nous, on a l’impression de ne pas totalement avoir démarré notre saison, mais pour autant, ça va vite et les autres ne nous attendent pas. Donc il faudra qu’on se mette vite au diapason pour avoir la chance, en tout cas, d’être en mesure de pouvoir gagner des trophées qui sont, au-delà du symbole, importants pour le club qui travaille dur en ce sens, avec une organisation générale qui fait tout pour qu’on soit dans les meilleures conditions. On a la chance d’avoir un président assez particulier et original dans son approche, qui nous laisse beaucoup de liberté. Et ça, ce n’est pas neutre parce que je n’ai pas l’impression que ce soit le cas partout. Donc autant en profiter quand on est dans un environnement qui nous permet de nous épanouir professionnellement. Ce trophée est aussi un bout de remerciement à la liberté que l’on a. À lire aussi : VIDEO. Nuit du rugby 2025 : Jack Willis meilleur joueur, le Stade Toulousain meilleur staff, le plus bel essai… Le palmarès complet Votre staff a beaucoup évolué en termes d’organisation entre vous ? Oui, évidemment, on grandit, on vieillit pour d’autres. On s’assagit, on prend des coups, on apprend de nos erreurs. Et évidemment, ils mutent, comme notre équipe, comme notre club. Mais avec les non négociables qui sont notre leitmotiv en permanence, c’est de prendre du plaisir, que notre passion soit toujours vivace et génère beaucoup d’envie parce qu’on est des privilégiés qui vivons dans un monde un peu particulier aujourd’hui. La bulle que représente le rugby, on en est des acteurs plus que privilégiés donc autant en profiter et tous les jours bénir le fait qu’on ait la chance de pouvoir faire ce métier. Des garçons, à l’image de "Zaza" Marty ou Gérald Bastide (évincés de Perpignan ce lundi, NDLR), la semaine dernière Nico Nadau (Grenoble), ou l’an dernier les Pierre Caillet, Benjamin Bagate (Béziers), je vais vous les citer tous, mais les Jeff Dubois (Dax), ont connu des revers un peu délicats. On sait que c’est fragile, précaire. Et que quand on est en situation de pouvoir profiter, ça ne dure pas. Nous, c’est vrai qu’on a des résultats depuis quelque temps. Mais on sait aussi qu’on aura des lendemains, à un moment ou un autre, un peu compliqués. Il y a de la lassitude, des gens qui en avaient peut-être marre de voir le Stade Toulousain gagner… Oui, on le sent, on le ressent, on le voit dans les commentaires, on le voit même dans les comportements dans certains stades, mais ça fait partie du jeu. À nous aussi, peut-être, de faire preuve du regard juste sur tout ce qui se passe autour de nous et de continuer à nous adapter, de continuer à progresser, de continuer à évoluer. Parce qu’encore une fois, le rugby français est dans une dynamique plus que positive. Il n’y a jamais eu autant de clubs performants, on est à trois champions d’Europe d’affilée français, on est à beaucoup de jeunes qui sortent de beaucoup de clubs. Maintenant, plus personne n’a peur de faire jouer les jeunes, alléluia, parce qu’il y avait encore quelque temps, certains leur trouvaient tous les défauts de la terre. Donc on avance. Si c’est pour que le Stade Toulousain continue, tant mieux, puisque j’en suis le représentant aujourd’hui. Il y en aura un autre dans pas très longtemps. Et si c’est pour un autre, c’est qu’ils auront été meilleurs que le Stade Toulousain. En tout cas, nous, on n’a jamais été jaloux de personne, on n’a jamais été envieux. Par contre, on s’inspire beaucoup, on regarde, on essaye de comprendre, parce qu’il y a des staffs qui travaillent très bien, il y a des clubs qui travaillent très bien. Il y a des endroits où ils sont peut-être un peu moins médiatisés que nous qui travaillent très, très bien. Je le dis souvent, ce n’est pas encore une fois une vue de l’esprit, mais c’est une réalité. Et le Stade Toulousain, et l’entraîneur que je suis, et pas ma personne, a la chance de vivre dans un environnement où la liberté est le maître mot au quotidien. "Je suis passé par des moments compliqués dans ma carrière d’entraîneur, donc je mesure aussi la chance que nous avons" confesse Ugo Mola. DDM - LAURENT DARD Est-ce qu’on ne vit que par la victoire alors qu’il n’y a qu’un champion ? C’est tellement précaire… C’est vrai que j’en parle facilement parce que j’ai eu la chance de gagner, et on a eu la chance de gagner assez régulièrement. Mais oui, la victoire valide certaines choses. Mais il n’y a pas que ça. Je pense que des groupes qui évoluent, des joueurs qui s’épanouissent, des garçons et des filles maintenant dans nos clubs, qui arrivent à s’épanouir, à grandir, à être performants. Est-ce que la performance durable passe par un management bienveillant ? J’y crois. Je crois qu’il faut être un peu différent et respecter les gens. Parfois ça ne se passe pas toujours bien, particulièrement avec vous la presse. Mais ça fait partie du jeu et je crois qu’on a tous envie que le rugby soit porté haut. C’est le Stade Toulousain aujourd’hui, et je sais encore une fois que parfois ça peut gêner, comme ça sera peut-être un autre club dans pas très longtemps. Et tant que le rugby est porté haut et qu’on a des joueurs qui sortent et qui s’épanouissent, c’est le principal. À lire aussi : VIDEO. Nuit du rugby 2025 : Jack Willis, nouveau roi du Top 14 ! L’Anglais du Stade Toulousain élu meilleur joueur de la saison Vous parlez de staff qui vous inspirent, est-ce que vous avez un exemple ? Il y en a plein dans plein de sports. Évidemment, les staffs qui ont été nommés ce soir (Bordeaux-Bègles et Bayonne) mais aussi quand je vois le travail qui a été réalisé par Vannes la saison passée, par Perpignan malgré les déboires et ce qu’ils sont en train de vivre aujourd’hui. Le staff de Montauban, de "Titi" (Tillous-Borde) que je connais bien puisque j’ai eu la chance de l’entraîner et d’aller le chercher quand il était ailier-demi de mêlée à Biarritz et que je l’ai pris à Castres à l’époque. Il y a plein d’endroits où les gens réfléchissent, on n’a pas le monopole de bien faire les choses et tant mieux. Il faut que vous mesuriez la liberté qui est la nôtre dans l’activité qui est la nôtre. Et ça, on le doit à nos dirigeants et particulièrement à son président. "J’aimerais pouvoir plus partager, plus échanger" En début de saison, on a beaucoup parlé de régénération mentale pour les staffs. Justement, d’être un staff complet, nombreux, est-ce que ça aide ? Oui, certainement. Je reviens sur le privilège qui est le nôtre quand d’autres sont peut-être dans une situation plus précaire ou plus difficile. Vous savez, j’aime bien prendre l’expression du "quand vous êtes dans le taxi, vous en voyez plein de libres, et quand vous êtes sur le bord de la route, il n’y en a pas un qui est inoccupé". Quand on a la chance de travailler, il faut profiter. Je suis passé par des moments compliqués dans ma carrière d’entraîneur, donc je mesure aussi la chance que nous avons. Et pour la régénération, c’est nécessaire de pouvoir être passionné, prendre du plaisir et avoir, encore une fois, j’insiste, cette forme de liberté qui te permet très certainement de t’épanouir et de continuer peut-être à progresser. Parce qu’il n’y a rien de plus dangereux que la gentille suffisance qui te ferait croire que tu fais mieux que tout le monde et qui t’amènerait à être hors des réalités de ton milieu. Vous vous inspirez d’autres sports ? Oui beaucoup parce que j’ai déjà un staff très différent dans l’approche. On reçoit la semaine prochaine Trent Robinson qui est le coach des Roosters à Sydney de NRL, on bosse avec le staff de ski alpin, avec Romain Vélez, on va travailler avec le staff d’Agen… On essaye de faire venir des gens parce que malheureusement, les 11 mois de saison ne nous offrent quand même pas trop le loisir de pouvoir bouger. J’aimerais pouvoir plus partager, plus échanger. Il y a des staffs avec qui on le fait. Avec Toulon aujourd’hui, malgré notre rivalité, avec le Racing, avec d’autres staffs, on arrive à échanger, à partager. C’est la force du rugby. Évidemment, il y a des rivalités que les médias, mais aussi que l’on crée au fil du temps et au fil des rencontres. Mais elles sont importantes dès l’instant qu’elles permettent au rugby d’être meilleur et d’être plus attractif, que nos gamins n’aient pas peur d’y venir, que les filles continuent d’évoluer. Enfin, tout ce que vous savez déjà, sans faire de démagogie gratos. Ça fait dix ans que vous êtes à la tête du Stade Toulousain… L’issue s’approche (sourire). C’est long dix ans… Oui, au regard la difficulté de rester à la tête d’un staff parce que les résultats sont précaires, parce que tu es rapidement amené à être sorti si tu n’as pas les résultats attendus. Et c’est logique au regard des moyens qui sont parfois donnés Mais le temps, je crois, la stabilité, prouvent, encore une fois, à l’image du président que j’ai eu à mes débuts au Stade Toulousain, à savoir Jean-René Bouscatel et du président actuel, en l’occurrence Didier Lacroix, qui me permet aujourd’hui, encore une fois, d’avoir le choix. Et surtout le choix de peut-être assurer la suite. Ma suite, la suite de notre staff, et de pouvoir penser à ce qui se fera demain au Stade Toulousain. On a toujours pensé avec Didier et Jérôme Cazalbou qu’on devait laisser le club un petit peu mieux que ce qu’on nous l’avait donné, et Dieu sait qu’on nous l’avait donné dans de bonnes conditions. "Personne ne met le couteau sous la gorge de qui que ce soit pour venir mettre de l’argent dans le rugby" Est-ce que vous partagez les propos d’Antoine Dupont sur le salary cap ? Oui par ce qu’ils sont motivés par des choses clairement problématiques dans notre milieu. Évidemment, le salary cap est quelque chose d’important pour niveler et parfois ne pas connaître l’hégémonie d’un club ou l’autre. C’est délicat dans ce que je vous dis, mais si vous vous amusez à regarder les rencontres et les matchs, on ne gagne pas quand même les mains en haut du guidon de tous les ans. Donc il y a bien une raison à tout ça. Et aujourd’hui, les acteurs que sont les joueurs, ne bénéficient pas toujours de l’économie réelle qui est réalisée dans les clubs. Après, on sait aussi que le rugby, dans certains endroits, vit sous perfusion. Mais c’est un choix économique, c’est aussi un choix pour survivre ou en tout cas pour exister en Top 14. Personne ne met le couteau sous la gorge de qui que ce soit pour venir mettre de l’argent dans le rugby. Pour autant, quand on a des économies réelles comme à La Rochelle, à Bordeaux, à Toulon, à Toulouse, on a envie que nos joueurs soient récompensés à la hauteur de ce qu’ils génèrent. Et ce n’est pas que pour qu’Antoine gagne le plus d’argent, parce que je peux vous assurer, je ne suis pas son banquier, mais ce n’est pas là que ça se joue. C’est plus sur la capacité que les acteurs soient protégés. Parce qu’aujourd’hui, je pense que peu de personnes ont conscience de ce que représente l’impact physique du rugby moderne. C’est devenu très costaud, il faut être préparé, c’est beaucoup de sacrifices, et que leurs carrières sont de plus en plus courtes. J’estime en tout cas, au même titre qu’Antoine, mais que d’autres je l’espère, qu’ils méritent d’en être des acteurs privilégiés. À lire aussi : "Antoine Dupont, on respecte sa position…" Après les critiques sur l’encadrement de la masse salariale, les clarifications du directeur général de la Ligue Les deux accros que Toulouse vient de connaître à l’extérieur, est-ce que finalement, ce n’est pas ce qui redonne de la motivation, de l’envie de rechercher des choses pour le staff ? Pour les joueurs surtout, parce que je vous rappelle que le staff ne joue pas. Et qu’on a beau s’énerver, s’agacer, ça ne sert pas à grand-chose. Non, ce sont des accros qui sont un peu différents. Honnêtement, hier soir (dimanche 5 octobre, à Bayonne), on a un petit scénario catastrophe au moment du passage à 29-21. On se retrouve malheureusement très rapidement à 26-28 puis 26-35 donc il y a une forme de scénario un peu catastrophe. On ne le maîtrise pas très bien. On ne fait pas preuve de caractère dans des moments clés. Ça, c’est un peu plus inquiétant sur le fait qu’on n’ait pas réellement redémarré. Est-ce qu’on se sent en danger ? Je vous parlais de la gentille suffisance ou en tout cas du truc insidieux qui peut petit à petit, à force de te dire que tu es le meilleur, que tu vas gagner le top 14, quoi qu’il arrive, comme le font la plupart des sondages, ou à l’image de ce trophée encore ce soir… Mais ça récompense l’an dernier. Et à partir de maintenant, tout est nouveau et tout est remis à zéro. Et force est de reconnaître que pour la remise à zéro, on a mis un petit peu de temps au démarrage. Est-ce qu’on a démarré notre saison ? Je n’en suis pas totalement sûr, mais si on traîne trop, on le paiera cher et malheureusement, ce sera trop tard. Dimanche face à l’UBB, ça serait idéal, non ? Oui, la démarrer le plus tôt possible. Après, on a connu des débuts de saison compliqués. Vous le voyez, pour les uns et les autres. Je crois que Bordeaux connaît un début de saison qui ressemble point pour point au nôtre, à peu de chose près. On voit que les équipes ont beaucoup cravaché, mais je crois qu’il ne faut pas sous-estimer la préparation. Il ne faut pas sous-estimer l’effet que vous avez sur les autres aussi, et que tout le monde a envie évidemment de faire tomber Bordeaux, Toulouse et les autres. Aujourd’hui, Toulon, Bayonne vont rentrer dans cette optique-là. Donc c’est dur, le championnat est âpre, et malgré ce que certains veulent faire penser sur l’hégémonie encore une fois du Stade Toulousain, il n’a jamais été aussi concurrentiel. Certes, il y a deux équipes qui sont en difficulté, mais les 12 autres sont potentiellement championnes si elles ont un peu de réussite. À lire aussi : Antoine Dupont : "Ça m’a mis en colère !" Pourquoi l’Irlandais qui a brisé les ligaments croisés du joueur star s’en prend à Fabien Galthié Vous êtes peut-être le seul entraîneur à ne pas avoir de micro ou de casque en bord terrain. Pourquoi ? Je vous parlais de liberté et en fait, ce n’est pas une coquetterie mais j’ai besoin de me faire ma propre impression. Évidemment, je suis en contact direct avec mes adjoints et mon staff. Mais j’ai besoin de me faire ma propre idée pour, je pense, être… Vous savez, l’intuition, c’est aussi une forme d’analyse de paramètres ou de vitesse d’analyse de paramètres plus ou moins rapide, en fonction de ta qualité d’intuition. Et je pense qu’il est important parfois de garder cette forme de libre arbitre pour ne pas être pollué par justement tout ce qui pourrait développer les compétences des staffs. La data, les données et la stratégie sont évidemment influencées par tout ça, c’est hyper important. Mais je crois que le rugby reste un sport d’hommes et de femmes sur lequel il faut être capable de garder une forme de libre arbitre et d’intuition hyper importante à mes yeux. Donc voilà pourquoi J’ai essayé, je ne vous cache pas, mais un, déjà je monopolise un peu trop le micro, et deux, je ne suis pas très productif sur le sujet. Donc je pense que pour la qualité de travail de mon staff, ce n’est pas plus mal que je n’ai pas de micro. Et ce sont les adjoints qui reçoivent toutes les datas ? Oui, après ils sont en partage permanent sur la partie data. Ils me donnent ce qui est utile. Ils connaissent aussi ma sensibilité pour pouvoir, évidemment, avoir certaines infos. On est ensemble maintenant depuis presque 7-8 ans. Donc on se connaît par cœur et ça nous permet aussi d’aller très vite dans la capacité à donner les informations utiles. Parce qu’en fait, vous savez, c’est comme quand vous vous amusez à mesurer qui prend les informations. Si tu peux prendre toutes les informations de la Terre, si elles te sont inutiles, aucun intérêt. Ce qui est important, c’est d’avoir les infos utiles. Il y a juste un passage qui me fait un peu tiquer, je veux bien que Mignoni soit son pote mais quand même, Toulon dans l'économie réelle, il ne me semble pas que ça soit le cas...ou alors Lemaitre ne renfloue plus les caisses à présent ? "Pour autant, quand on a des économies réelles comme à La Rochelle, à Bordeaux, à Toulon, à Toulouse, on a envie que nos joueurs soient récompensés à la hauteur de ce qu’ils génèrent. " 3
Vonia Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 "Et surtout le choix de peut-être assurer la suite. Ma suite, la suite de notre staff, et de pouvoir penser à ce qui se fera demain au Stade Toulousain. On a toujours pensé avec Didier et Jérôme Cazalbou qu’on devait laisser le club un petit peu mieux que ce qu’on nous l’avait donné, et Dieu sait qu’on nous l’avait donné dans de bonnes conditions." Je suis sûr que Mola sait déjà qui va le remplacer. Tout est anticipé, préparé, telle une passation de pouvoir. je trouve ça hyper important.
Tolosenc Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 10 ans déjà Je me souviens encore des "Allez, allez, allez" de ses débuts, j'ai l'impression que c'était hier... 3
Julien81 Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 il y a 49 minutes, Vonia a dit : "Et surtout le choix de peut-être assurer la suite. Ma suite, la suite de notre staff, et de pouvoir penser à ce qui se fera demain au Stade Toulousain. On a toujours pensé avec Didier et Jérôme Cazalbou qu’on devait laisser le club un petit peu mieux que ce qu’on nous l’avait donné, et Dieu sait qu’on nous l’avait donné dans de bonnes conditions." Je suis sûr que Mola sait déjà qui va le remplacer. Tout est anticipé, préparé, telle une passation de pouvoir. je trouve ça hyper important. Ramos??
Ardbeg Posté(e) 7 octobre 2025 Posté(e) 7 octobre 2025 il y a 7 minutes, Julien81 a dit : Ramos?? Il faudrait qu'il reste encore au moins 10ans.
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