capitole46 Posté(e) 24 décembre 2023 Posté(e) 24 décembre 2023 Chocobares n'a pas une super technique, ni un physique a défoncer style Danty.  C'est une énigme pour moi et pour beaucoup.  Il se révélera peut être, mais pour le moment ça reste une énigme. 8
Vonia Posté(e) 24 décembre 2023 Posté(e) 24 décembre 2023 (modifié) Lebel, 4 essais sur les 4 derniers matchs. Pas mal pour un joueur moyen, surtout que tous n'étaient pas faits... Modifié 24 décembre 2023 par Vonia 1 6
tolosaforever Posté(e) 24 décembre 2023 Posté(e) 24 décembre 2023 Il y a 9 heures, Gabi a dit : Ah bon ? Quand je vois qu'un Kinghorn, en 3 matchs et sans connaître les schémas de jeu ni ses nouveaux coéquipiers, en a montré bien plus que les forpo qui sont là depuis des années et qui vont bientôt tout déchirer style Fouyssac, Tauzin, Chocobares et compagnie... Je me dis que certains n'ont peut-être pas le niveau international tout simplement. Et ce n'est pas une critique, tout le monde ne peut pas l'être. Mettre Chocobares au même niveau que Tauzin et Fouyssac je te trouve extrêmement dur, Chocobares est un bon joueur, il apporte de la densité au centre du terrain. Quand il enchaîne c’est un sacré joueur, ok il n’aura jamais un rugby aussi varié que celui d’un Akhi mais dans son style il est pas mal 1 2
GuyNess Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Choco pour moi aussi c’est une énigme mais je me dis que j’ai du rater un truc il est titulaire ou au moins dans le groupe pour tous les matchs importants.
Julien81 Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 il y a 11 minutes, GuyNess a dit : Choco pour moi aussi c’est une énigme mais je me dis que j’ai du rater un truc il est titulaire ou au moins dans le groupe pour tous les matchs importants. Il est titulaire sur les 2 derniers brennus,à mon avis ce n est pas par hasard..moi je continue de croire en lui 1
C’est un message populaire. Raph Posté(e) 25 décembre 2023 C’est un message populaire. Posté(e) 25 décembre 2023 Il y a 7 heures, Julien81 a dit : Il est titulaire sur les 2 derniers brennus,à mon avis ce n est pas par hasard..moi je continue de croire en lui Comme Lebel 3 8
tolosaforever Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 il y a 20 minutes, Raph a dit : Comme Lebel Kamoulox
Bota Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Joyeux Noël @tous !!  Joyeux Hanoucca à Vil&Preux  3
staen Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 J'ai du mal à me dire qu'on compte sur Chocobares pour notre futur ligne de 3/4. En second couteau ok, pour le sortir une fois par an en finale contre La Rochelle ok (j'ai l'impression que c'est son crédo ce type de match fermé où il faut mettre le cadenas et de la densité). En dehors de ça je le trouve pas fait pour notre jeu, trop stéréotypé et une technique trop rustre pour s'adapter. Un Barassi s'emmerderait derrière lui et nous aussi. 5
Pacino31 Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 il y a 19 minutes, staen a dit : J'ai du mal à me dire qu'on compte sur Chocobares pour notre futur ligne de 3/4. En second couteau ok, pour le sortir une fois par an en finale contre La Rochelle ok (j'ai l'impression que c'est son crédo ce type de match fermé où il faut mettre le cadenas et de la densité). En dehors de ça je le trouve pas fait pour notre jeu, trop stéréotypé et une technique trop rustre pour s'adapter. Un Barassi s'emmerderait derrière lui et nous aussi. Ça on en sait strictement rien... Il est un jeune joueur en plein developpement. S'il est épargné par les blessures, il peut beaucoup progresser dans le jeu et quel meilleur endroit que le ST pour étoffer sa palette technique ? Le mec est titulaire en équipe d'argentine , il était titulaire lors de nos derniers titres , faut pas l'oublier Et à chaque fois il a fait du bon boulot. On peut pas avoir que des Codorniou dans une ligne de 3/4... On lisait ça de Desbrosses à l'époque Pourtant le mec a toujours fait le taff proprement 3
Beorb71 Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 il y a 12 minutes, Pacino31 a dit : Ça on en sait strictement rien... Il est un jeune joueur en plein developpement. S'il est épargné par les blessures, il peut beaucoup progresser dans le jeu et quel meilleur endroit que le ST pour étoffer sa palette technique ? Le mec est titulaire en équipe d'argentine , il était titulaire lors de nos derniers titres , faut pas l'oublier Et à chaque fois il a fait du bon boulot. On peut pas avoir que des Codorniou dans une ligne de 3/4... On lisait ça de Desbrosses à l'époque Pourtant le mec a toujours fait le taff proprement On va surtout dire que les derniers titres il se limite à de la defense et il est efficace dans ce domaine. Le problème c’est que depuis son arrivée il n’a pas fait 30 matchs… pour progresser c’est compliqué. 3
etienne Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Le problème c'est que l'on ne l'a jamais vu faire une passe surtout. 2
Raphaelle Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Il y a 4 heures, Beorb71 a dit : On va surtout dire que les derniers titres il se limite à de la defense et il est efficace dans ce domaine. Le problème c’est que depuis son arrivée il n’a pas fait 30 matchs… pour progresser c’est compliqué. Et plus si jeune que ça, 24 ans, s'il n'a pas les bases, c'est dur. Costes a 20 ans et plus de bases, il doit progresser dans la vision du jeu mais ça il le fera en jouant.
Julien81 Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Il y a 4 heures, etienne a dit : Le problème c'est que l'on ne l'a jamais vu faire une passe surtout. Tu ne dois pas regarder les matches alors..contre Clermont, c est lui qui par sa passe déclenche la percée de Lebel qui amène l essai de Tauzin, il fait aussi une passe après contact pour Meafou qui amène à un essai injustement refusé, contre Cardiff, sur le dernier essai,c est lui qui par une passe dans le dos enclenche le mouvement.  4
Gabi Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 (modifié) Il y a 8 heures, Pacino31 a dit : Il est un jeune joueur en plein developpement Il aura 25 ans dans 3 mois.  Il y a 8 heures, Pacino31 a dit : Le mec est titulaire en équipe d'argentine, Certes mais il n'a que 18 sélections.  Il y a 8 heures, Pacino31 a dit : il était titulaire lors de nos derniers titres , faut pas l'oublier Certes mais il y avait beaucoup de blessés.  Il y a 8 heures, Pacino31 a dit : On peut pas avoir que des Codorniou dans une ligne de 3/4... On lisait ça de Desbrosses à l'époque Pourtant le mec a toujours fait le taff proprement Ah ok, si c'est pour le comparer à Desbrosses alors je suis d'accord. Bref, bon joueur de club mais pas le joueur international qui te bonifie une ligne de 3/4.  Il y a 7 heures, etienne a dit : Le problème c'est que l'on ne l'a jamais vu faire une passe surtout. Quand tu vois la qualité de passes de Kinghorn quand il s'intercale dans la ligne de 3/4 (ses 2 passes décisives avant-hier sont magnifiques), tu vois une sacré différence. Modifié 25 décembre 2023 par Gabi 5
Maleli Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 Chocobares (comme Lebel ?) ça dépend ce qu’on en attend pour moi.  Un centre très fort en défense et capable d’avancer en attaque face à des murs on en aura toujours besoin dans notre effectif (pas forcément dans notre XV type). Il fera pas lever les foules comme Costes mais en attendant il était titulaire en finale pour nos deux derniers Brennus et il assuré alors qu’il est encore jeune.  Et je suis persuadé qu’il a une belle marge de progression encore. Il a 25 ans mais ça fait 2 ans 1/2 qu’il est chez nous, incluant une bonne année blanche a cause de l’attentat du centre palois.  4
Maleli Posté(e) 25 décembre 2023 Posté(e) 25 décembre 2023 (modifié) Il y a 4 heures, Gabi a dit : Il aura 25 ans dans 3 mois.  Certes mais il n'a que 18 sélections.  Certes mais il y avait beaucoup de blessés.  Ah ok, si c'est pour le comparer à Desbrosses alors je suis d'accord. Bref, bon joueur de club mais pas le joueur international qui te bonifie une ligne de 3/4.  Quand tu vois la qualité de passes de Kinghorn quand il s'intercale dans la ligne de 3/4 (ses 2 passes décisives avant-hier sont magnifiques), tu vois une sacré différence. On peut faire les mêmes réponses pour Barassi non ? (Avant les 15 derniers jours notamment) Modifié 25 décembre 2023 par Maleli
olivier11 Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 (modifié) Interview de Mola sur Dupont (merci El Landeno des cybers!) https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Avant-son-passage-a-7-dupont-au-centre-de-toutes-les-interrogations/1438903  Avant son passage à 7, Dupont au centre de toutes les interrogations La star du Stade Toulousain et de l'équipe de France continue de faire causer depuis son retour sur les terrains après l'échec du Mondial. Et avec l'imminence de son passage à 7 pour préparer les Jeux de Paris, ça ne devrait pas s'arrêter. Ugo Mola, son entraîneur au Stade Toulousain, tire la sonnette d'alarme. Mi-octobre, la Coupe du monde d'Antoine Dupont à peine terminée (défaite en quarts de finale face à l'Afrique du Sud 28-29), le demi de mêlée de l'équipe de France était encore et toujours au coeur de l'actualité. L'officialisation de sa mise à disposition pour France 7 en vue des Jeux Olympiques 2024 à Paris était attendue. Il a fallu patienter un mois.   La FFR a finalement communiqué le 15 novembre, jour de ses 27 ans, l'intégration du capitaine des Bleus en accord avec son club du Stade Toulousain. « Nous avons créé des conditions exceptionnelles pour un joueur exceptionnel », a d'ailleurs précisé récemment Didier Lacroix, le président toulousain. Le demi de mêlée, lui, venait de reprendre la compétition avec son club face à Perpignan quatre jours plus tôt. Depuis, le cas Antoine Dupont a fait couler beaucoup d'encre. Notamment à la suite d'une saillie de l'ancien sélectionneur Marc Lièvremont sur Canal+: « Depuis la fin de la Coupe du monde, il est entré dans une forme de norme, à laquelle on n'était pas habitués. Il pèse peu sur le jeu, c'est un peu inquiétant. » Ugo Mola était monté au front pour défendre son joueur. « Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l'entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions. » Ugo Mola, manager du Stade Toulousain    Lors de l'entretien qu'il nous a accordé, le manager du Stade Toulousain s'est montré profondément agacé par la gestion médiatique de son numéro 9 lors de la Coupe du monde. « Antoine a été jeté en pâture ! On a entendu en permanence : "C'est Antoine qui décide !" Il décide de se faire opérer, il décide de revenir au jeu, il décide de s'entraîner, il décide de jouer, il décide de parler de l'arbitrage, il décide de partir aux Jeux Olympiques, il décide... OK. Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l'entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions. Comme il est l'icône dont tout le monde rêvait et qu'il est très fort, on lui fait prendre toutes les décisions. D'ailleurs, je pense qu'une des raisons de l'échec des Bleus à la Coupe du monde, c'est que l'autorité morale de Bernard Laporte (l'ex-président de la FFR), qu'on l'aime ou pas, a manqué à l'ensemble de l'écosystème du rugby français. Je vais prendre l'exemple du Stade Toulousain. Je ne dépasse pas mon rôle de manager. Il arrive parfois dans la saison que le président intervienne. Pour dire bravo et valoriser le groupe ou à l'inverse mettre le warning et dire : "Attention les gars, vous déconnez !" Antoine a dû gérer sa blessure (fracture de l'os zygomatique), son retour, la communication sur l'arbitrage de l'élimination en quarts de finale. Sur la fin de parcours, j'ai le sentiment qu'il a été seul. Il ne doit pas être l'unique étendard... »   Sa future participation aux Jeux Olympiques, et tout ce qui a été mis en place pour y parvenir, ne risque pas d'atténuer les choses. Alors que beaucoup imaginaient les Bleus soulever la Coupe du monde avec Antoine Dupont, ils sont tout autant à espérer voir, cette fois, « Toto » avec la médaille d'or autour du cou. Ugo Mola calme le jeu : « L'échec fait partie de notre sport. Le sportif de haut niveau doit savoir le digérer. On attend de voir. Mais je n'ai pas de doute. Il est sain et très bien soutenu d'un point de vue familial. Antoine n'est pas seul non plus. Il est bien entouré au Stade Toulousain. La question est de savoir comment un joueur va réussir à intégrer un dispositif mis en place depuis plusieurs années et un groupe de joueurs dans lequel il va essayer de se mouvoir. Tout a été planifié avec Christophe Reigt (manager de France 7) et Jérôme Daret (sélectionneur de France 7). » Sa récupération post-JO sera suivie de très près Antoine Dupont va d'abord passer la journée du mercredi 3 janvier à Marcoussis avec France 7 pour s'imprégner de son nouvel environnement. Le demi de mêlée sera ensuite libéré fin janvier (après la 13e journée du Top 14) pour préparer les tournois de Vancouver au Canada (23-25 février) et de Los Angeles aux États-Unis (2-3 mars) avant de revenir en club. Soit quasiment la même indisponibilité que les internationaux réquisitionnés pendant le Tournoi. Il devrait néanmoins participer à un stage supplémentaire (et selon sa convenance à un dernier tournoi) avant la fin de saison (31 mai au 2 juin, lors de la grande finale à Madrid ?). « La seule différence sera ses périodes de régénération liées à l'exposition et l'impact physique du rugby à 7, souligne Mola. On part un peu dans l'inconnu, même si nous avons déjà eu à gérer les écueils liés à Dimitri Delibes ou Nelson Epée (qui ont déjà été libérés pour France 7). » Une pige au Japon après les JO évoquée Mais une autre grande interrogation se posera une fois les Jeux Olympiques terminés, début août. Et ce, peu importe le résultat. « S'il est rincé et qu'il a l'impression de ne pas avoir coupé depuis un moment, il faudra qu'on se pose la question de sa récupération, a laissé entendre son président Didier Lacroix. La substitution d'Antoine Dupont sur cette période-là est à prévoir. Comment ? On adapte des règlements ? C'est un cas très particulier. » Une pige à l'étranger, et plus particulièrement au Japon, est évoquée. Ce qui impliquerait une nouvelle absence en équipe de France lors du Tournoi 2025... Modifié 26 décembre 2023 par olivier11 4
olivier11 Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Il y a celui-là aussi, si quelqu'un peut le mettre, merci d'avance...  https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Ugo-mola-manager-du-stade-toulousain-on-ne-gere-que-des-frustrations/1438860
C’est un message populaire. Raph Posté(e) 26 décembre 2023 C’est un message populaire. Posté(e) 26 décembre 2023 Mola : «On ne gère que des frustrations »    Ugo Mola à l’entraînement du Stade Toulousain, la semaine dernière, souligne la difficulté pour les internationaux à répondre pleinement aux exigences de leur club et de l’équipe de France. Frédéric Lancelot/L’Équipe  Top 14 Toulouse DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MAXIME RAULIN TOULOUSE – Ugo Mola est rodé à l’exercice médiatique. Pourtant, le manager du Stade Toulousain limite ses prises de parole en tête à tête. Après plusieurs semaines de sollicitations, au cours desquelles il a effectué quelques sorties remarquées, Mola (50 ans) a accepté de se livrer plus longuement sur les sujets d’actualité et plus particulièrement ceux qui fâchent, comme la mise à disposition des internationaux pour les quatre prochaines années en vue de la Coupe du monde 2027 en Australie. Jeudi dernier, il a reçu L’Équipe au centre d’entraînement des champions de France en titre. Malgré l’horaire très matinal, avant le lever du soleil, l’ancien arrière ou ailier (12 sélections) était déjà bien réveillé. L’échange, d’une grosse heure, a été riche et sans filet. « Vous avez participé à la réunion du 13 décembre en présence du sélectionneur Fabien Galthié, qui a présenté ses souhaits de mise à disposition des internationaux (voir “L’Équipe” du 14 décembre). Dans quel état d’esprit êtes-vous ? Nous sortons d’une période où, pendant quatre ans, tout ce qui a été demandé par le sélectionneur a été accordé. Les clubs ont joué le jeu à 100%. L’équipe de France est l’une des nations qui a disposé le plus de ses joueurs. Sauf que l’on nous rétorque qu’ils ont été plus exposés en termes de temps de jeu. Oui, nos joueurs dits “majeurs” ont disputé trois, quatre ou cinq matches de plus que ceux des autres nations. Mais la comparaison est impossible avec des nations et un rugby qui n’ont rien à voir avec le nôtre. Nos joueurs sont dans la machine à laver de l’écosystème du rugby français malgré la vigilance et la bienveillance des clubs. Je constate que, quinze jours après la finale entre le Stade Toulousain et le Stade Rochelais (29-26), les deux plus gros pourvoyeurs de la sélection, les Bleus étaient déjà réunis à Monaco pour démarrer leur préparation. EN BREF 50 ANS Manager du Stade Toulousain. 1990-2005 : joueur (ailier ou arrière) à Toulouse, Dax et Castres. 2005-2023 : entraîneur à Mazamet, Castres, Brive, Albi et Toulouse (depuis 2015). Le Stade Toulousain a été fortement impacté avec les blessures de Romain Ntamack, Julien Marchand, Cyril Baille, François Cros avant ou pendant la compétition. A-t-on trop tiré sur la corde ? Je défendrai le Top 14, un championnat de plus en plus compétitif, que tous les joueurs ont envie de jouer. Le souci principal est le suivant : cinq clubs représentent 85 voire 90% de la fameuse liste des 42. Si vous réduisez le nombre à 34 joueurs, ce seront toujours les mêmes clubs avec un pourcentage sans doute plus élevé. La répartition n’est pas uniforme, les clubs impactés en souffrent. Il y a un avantage : cela engendre une homogénéité et une attractivité du Top 14. La principale difficulté reste le niveau de fraîcheur, physique et mentale, de nos joueurs. Quand vous achetez un billet pour un match du PSG, vous êtes quasiment certain de voir jouer Kylian Mbappé. Au Stade Toulousain, entre les doublons et la gestion, vous n’êtes sûrs de rien ! Pour le match à La Rochelle (samedi, 21h05), vous aurez très peu de mondialistes ! Il me semble logique et symbolique de leur permettre de passer la fin d’année en famille. À l’inverse, les joueurs que je vais solliciter auront une certaine frustration. Au final, on ne gère que des frustrations. Le temps de jeu est un faux débat ! Dire : il faut jouer x matches en club et x matches en équipe nationale n’est pas la solution. “Évidemment qu’il faut s’adapter. Mais c’est difficile d’entendre qu’on doit encore donner… En la fermant en plus ! '' Si la France avait été championne du monde, les temps de jeu n’auraient pas posé de problème et la méthode aurait été vantée comme révolutionnaire… Après un échec, il faut trouver des coupables. Il a d’abord été question d’arbitrage… Puis c’est passé au temps de jeu… Un match de rugby est très complexe. Beaucoup de choses ont une influence. Quand j’entends Jean-Marc Lhermet (vice-président de la FFR) dire qu’il y a une vingtaine de commissions à World Rugby dans lesquelles la FFR est absente, ça m’interpelle. Un échec nécessite une vraie analyse. J’espère que l’équipe de France l’a effectuée. Le Tournoi arrive (du 2 février au 16 mars 2024), il va dicter l’état d’esprit des années à suivre. Le staff veut adapter la convention pour être plus performant. Mais nous avons envie de répondre : “Si la formule des 42 devait nous permettre d’être champions du monde, continuons !” Évidemment qu’il faut s’adapter. Mais c’est difficile d’entendre qu’on doit encore donner… En la fermant en plus ! Que préconisez-vous ? La réalité reste la fraîcheur mentale. Combien de fois un joueur peut couper, se régénérer, récupérer et se préparer ? Jamais ! Sauf quand il se blesse. Le cas de Grégory Alldritt est très intéressant. Le Stade Rochelais a pris le parti de le faire souffler deux mois. Au Stade Toulousain, on n’a pas souhaité faire de cas particulier. En revanche, on ne sollicite pas nos internationaux sur deux, trois, quatre dates dans l’année. Il y a des rythmes de performance et une multitude de cas particuliers. Ce qui me gêne ? Comme il y a quatre ans, un préparateur physique nous a encore expliqué les différences avec l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l’Irlande. Mais on s’en fout ! On le sait. Et bizarrement, on ne nous parle pas des Anglais et des Argentins, demi-finalistes, qui ont vécu la même saison que nos internationaux. Dire que les joueurs sont arrivés rincés à la Coupe du monde et que c’est pour cette raison que ça n’a pas fonctionné… (Il s’arrête) Fausse excuse ? Je constate que les clubs ont dit oui à tout et fait beaucoup d’efforts. Quand vous prenez le joueur majeur d’un club moins réputé que le Stade Toulousain ou le Stade Rochelais, c’est tout autant que dix joueurs chez nous. Ce n’est pas le nombre qui compte, mais l’influence, le poids, la fréquence. Les clubs connaissent leurs joueurs. Prenons le cas sensible de Marchand (talonneur), blessé lors du match d’ouverture (face à la Nouvelle-Zélande, 27-13), et conservé dans le groupe jusqu’à la défaite en quarts de finale sans jouer. Il n’a d’ailleurs toujours pas rejoué… (Il a enfin effectué son retour samedi face à Toulon, 25-17). Il a été très fortement impacté d’un point de vue mental. L’idée n’est pas de se poser en donneur de leçons. On fait tous des conneries. Au Stade Toulousain aussi. La ferveur populaire était telle que, deux mois après l’échec en quarts (défaite 28-29 face à l’Afrique du Sud), les joueurs se demandent encore : “Comment n’a-t-on pas été champions du monde ?” Vos internationaux français ont-ils digéré ? J’ai la sensation que nos deux victoires en Coupe d’Europe (voir par ailleurs) leur ont permis de basculer. Après, je ne milite pas pour un Top 12 ou pour changer de formule. Si je me positionnais en défenseur des joueurs, je dirais : “Augmentons les effectifs !” Si je défendais les clubs, je dirais : “Laissez-moi choisir mes doublons !” Pourquoi ne pourrions-nous pas jouer deux périodes de trois matches en quinze jours sur la première partie de saison quand les joueurs sortent d’une préparation estivale avec des effectifs quasi au complet ? Le Top 14 est celui qui prend tous les coups. Les clubs sont pointés du doigt. Nous empêchons les autres de réussir. Donc on nous propose une nouvelle formule. OK ! Qui nécessite quelques aménagements… On nous rétorque que le calendrier n’est pas bon. OK… Ça ne s’arrête jamais. Et, surtout, la question qu’il ne faut surtout pas aborder, qui faisait pourtant office de vieux serpent de mer du mandat de Bernard Laporte (ex-président de la FFR) : il faut que les joueurs soient plus pris en charge financièrement par la Fédération. “Depuis quatre ans, je n’ai pas la sensation d’avoir été un frein à ce que mes joueurs ne puissent pas être performants pour les échéances internationales" Les contrats fédéraux sont-ils de retour sur la table ? Pas de manière explicite… Je le répète : on ne peut pas encore taper sur les clubs. Il y a une convention signée jusqu’à la Coupe du monde 2027. La formule des 42 a été vantée comme celle nous permettant d’être champion du monde… La FFR nous en propose une nouvelle, plus protectrice, alors qu’on risque enfin de se mesurer à la Nouvelle-Zélande et à l’Afrique du Sud sur leurs terres lors de tournées d’été dignes de ce nom. Ma philosophie est : pour battre les meilleurs, il faut être exposé aux meilleurs. Ma volonté est claire : qu’on ne vienne pas me dire comment gérer mes internationaux. Depuis quatre ans, je n’ai pas la sensation d’avoir été un frein à ce que mes joueurs ne puissent pas être performants pour les échéances internationales. Et rebelote, on nous sollicite pour quatre ans de plus. Et ça, c’est niet ? Le Stade Toulousain a fait beaucoup d’efforts. Nous sommes prêts à les maintenir. Mais sur un rythme qu’on connaissait et qui nous a permis de nous organiser sur le plan sportif (effectif et recrutement) et financier (salary-cap). Je rappelle qu’il y a déjà eu des modifications dans la rétribution de la Ligue sur les accords concernant les crédits salary-cap. La LNR (Ligue nationale)s’est adaptée en permanence aux besoins de l’équipe de France. C’est peut-être l’adaptation de trop. Vu la période et les efforts consentis, on aurait espéré qu’il y ait une forme d’assouplissement. Au moins sur cette année post-Coupe du monde. Nous avons besoin d’un sas de récupération. Mettons la machine à laver sur pause pour repartir sur de bonnes bases. Le cas des internationaux me fait penser aux enfants de parents divorcés. Déjà , il ne s’agit pas d’une garde partagée. La FFR a juste quelques weekends. Aujourd’hui, la “mère fédé” a eu beaucoup les enfants. Le “papa club” a envie de les voir ! (Il se marre). C’est difficile car les joueurs sont pris entre deux feux. Pour ne rien cacher, il y a eu des discours très culpabilisants… Notamment concernant Antoine Dupont (voir page 14). 10 1
Raph Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Dupont, un joyau qui cristallise    Antoine Dupont (au centre) à l’entraînement avec ses coéquipiers toulousains, le 20 décembre. Frédéric Lancelot/L’Équipe Le demi de mêlée est resté au centre des attentions depuis son retour sur les terrains après l’échec du Mondial. Et avec l’imminence de son passage à 7 pour préparer les JO, cela ne devrait pas s’arrêter. Ugo Mola, son entraîneur au Stade Toulousain, tire la sonnette d’alarme. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MAXIME RAULIN TOULOUSE- Mi-octobre, la Coupe du monde d'Antoine Dupont à peine terminée (défaite en quarts de fi- nale face à l'Afrique du Sud 28-29), le demi de mêlée de l'équipe de France était encore et toujours au cœur de l'actualité. L'officialisation de sa mise à disposition pour France 7 en vue des Jeux Olympiques 2024 à Paris était attendue. Il a fallu patienter un mois. La FFR a finalement communiqué le 15 novembre, jour de ses 27 ans, l'intégration du capitaine des Bleus en accord avec son club du Stade Toulousain. Nous avons créé des conditions exceptionnelles pour un joueur exceptionnel », a d'ailleurs précisé récemment Didier Lacroix, le président toulousain. Le demi de mêlée, lui, venait de reprendre la compétition avec son club face à Perpignan quatre jours plus tôt. Depuis, le cas Dupont a fait couler beaucoup d'encre. Notamment à la suite d'une saillie de l'ancien sélectionneur Marc Lièvremont sur Canal+: «Depuis la fin de la Coupe du monde, il est entré dans une forme de norme, à laquelle on n'était pas habitué. Il pèse peu sur le jeu, c'est un peuinquietant.»Ugo Mola était monté au front pour défendre son joueur. “Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l’entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions'' UGO MOLA, MANAGER DU STADE TOULOUSAIN Lors de entretien qu'il nous aaccordé fire pages 12 et 131, le manager du Stade Toulousain s'est montré profondément agacé par la gestion médiatique de son numéro 9 lors de la Coupe du mande «Antoine a été jeté en på ture! On a entendu en permanence: «"C'est Antoine qui décide Il décide de se faire opérer, il décide de revenir au jeu, il decide de s'entrainer, il décide de jouer, il décide de parler de l'arbitrage, il décide de partir aux Jeux Olympiques, il décide... DK. Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l'entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions. Comme il est l'icône dont tout le mande rêvait et qu'il est très fort, on lui fait prendre toutes les décisions. D'ailleurs, je pense qu'une des raisons de l'échec des Bleus à la Coupe du monde, c'est que l'autorité morale de Bernard Laporte [l'ex-président de la FFRI, qu'on l'aime ou pas, a manqué à l'ensem- ble de l'écosystème du rugby français. Je vais prendre l'exemple du Stade Toulousain. Je ne dépasse pas mon rôle de manager. Il arrive parfois dans la saison que le prési- dent intervienne. Pour dire bzavo et valoriser le groupe ou à l'inverse mettre le warning et dire: "Attention les gars, vous déconnez!" Antoine a dû gérer sa blessure (fracture de l'os zygomatique), son retour, la communication sur l'arbitrage de l'élimination en quarts de finale. Sur la fin de parcours, j'ai le sentiment qu'il a été seul. Il ne doit pas être l'unique étendard...» Sa future participation aux Jeux Olympiques (26 juillet 11 août), et tout ce qui a été mis en place pour y parvenir, ne risque pas d'atténuer les choses. Alors que beaucoup imaginaient les Bleus soulever la Coupe du monde avec Dupont, ils sont tout autant à espérer voir, cette fois, «Toto» avec la médaille d'or au- tour du cou. Mola calme le jeu : «L'échec fait partie de notre sport. Le sportif de haut niveau doit savoir le digérer. On attend de voir. Mais je n'ai pas de doute. Il est sain et très bien soutenu d'un point de vue familial. Antoine n'est pas seul non plus. Il est bien entouré au Stade Toulousain. La question est de savoir comment un joueur va réussir à intégrer un dispositif mis en place depuis plusieurs années et un groupe de joueurs dans lequel il va essayer de se mouvoir. Tout a été planifié avec Christophe Reigt (manager de France 7) et Jérôme Daret [sélectionneur de France 71. » Une pige au Japon après les JO évoquée Dupont va d'abord passer la journée du mercredi 3 janvier à Marcoussis avec France 7 pour s'imprégner de son nouvel environnement. Le demi de mêlée sera ensuite libéré fin janvier laprès la 13º journée du Top 14] pour préparer les tournois de Vancouver au Canada (23-25 février) et de Los Angeles aux États-Unis (2-3 mars) avant de revenir en club. Soit quasiment la même indisponibilité que les internationaux réquisitionnés pendant le Tournoi. Il devrait néanmoins participer à un stage supplémen- taire (et selon sa convenance à un dernier tournoil avant la fin de saison (du 31 mai au 2 juin, lors de la grande finale à Madrid?). « La seule différence sera ses périodes de régénération liées à l'exposition et l'impact physique du rugby à 7, souligne Mola. On part un peu dans l'inconnu, même si nous avons déjà eu à gérer les écueils liés à Dimitri Delibes ou Nelson Epée (qui ont déjà été libérés pour France 71.» Mais une autre grande interrogation se posera une fois les Jeux Olympiques terminés, début août. Et ce, peu importe le résultat. «S'il est rincé et qu'il a l'impression de ne pas avoir coupé depuis un moment, il faudra qu'on se pose la question de sa récupération, a laissé entendre son prési- dent Didier Lacroix. La substitu- tion d'Antoine Dupont sur cette période-là est à prévoir. Comment? On adapte des règlements? C'est un cas très particulier.» Une pige à l'étranger, et plus particulièrement au Japon, est évoquée. Ce qui impliquerait une nouvelle absence en équipe de France lors du Tournoi 2025... 7
estabousi Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Waouh, Ugo a sorti la sulfateuse de Noël !!!   J'adore ! 1 5
stadeli Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 En résumé, si j'ai bien compris : - la FFR et FG veulent continuer avec la convention actuelle ou modifiée à la marge, - les clubs gros pourvoyeurs se rebiffent pour disposer des inters qu'ils payent et qu'ils ne soient en EDF que pour des matchs "utiles" :         - les blessures de certains "premiums" sont mal digérées.         - le TOP14 est devenu un spectacle et les spectateurs veulent bien payer pour voir les stars et pas leurs doublures ou triplons. - les joueurs sont entre le marteau et l'enclume et "doivent" se blesser pour récupérer. - la pilule de l'élimination en 1/4 après 4 ans de sacrifices n'est pas du tout digérée :         - Aldritt s'est mis en jachère pour 2 ou 3 mois,         - Dupont ne pense qu'aux JO et gagner une médaille olympique, puis se barrer un an aux antipodes. - Ugo Mola dit tout haut ce que pensent les autres fournisseurs de l'EDF tout bas.  5
Gabi Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Il y a 8 heures, Maleli a dit : On peut faire les mêmes réponses pour Barassi non ? (Avant les 15 derniers jours notamment) Oui, avec une différence : Barassi est arrivé l'année dernière, en expliquant en interview qu'il était très formaté LOU (6 saisons en pro) et qu'il lui avait fallu du temps pour s'adapter au jeu toulousain. Alors que Chocobares est arrivé jeune et est là depuis 3 ans.
Maleli Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 7 minutes, Gabi a dit : Oui, avec une différence : Barassi est arrivé l'année dernière, en expliquant en interview qu'il était très formaté LOU (6 saisons en pro) et qu'il lui avait fallu du temps pour s'adapter au jeu toulousain. Alors que Chocobares est arrivé jeune et est là depuis 3 ans. 2 ans 1/2 dont au moins 1 an blessé quand même pour Chocobares  Ceci étant je suis d'accord Barassi a laissé sur quelques matches (Clermont l'an dernier, Cardiff et Harlequins cette année) entrevoir un potentiel offensif que n'a pas pour le moment Chocobares. Maintenant à lui de confirmer ! 3
Raphaelle Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 4 minutes, Maleli a dit : 2 ans 1/2 dont au moins 1 an blessé quand même pour Chocobares  Ceci étant je suis d'accord Barassi a laissé sur quelques matches (Clermont l'an dernier, Cardiff et Harlequins cette année) entrevoir un potentiel offensif que n'a pas pour le moment Chocobares. Maintenant à lui de confirmer ! Barassi a été aussi souvent blessé, donc à voir sur une période longue sans blessure. Et Choco a 24 ans, s'il n'a pas de technique à cet âge, je vois mal la progression. 2
C’est un message populaire. thorvic Posté(e) 26 décembre 2023 C’est un message populaire. Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 38 minutes, stadeli a dit : En résumé, si j'ai bien compris : - la FFR et FG veulent continuer avec la convention actuelle ou modifiée à la marge, - les clubs gros pourvoyeurs se rebiffent pour disposer des inters qu'ils payent et qu'ils ne soient en EDF que pour des matchs "utiles" :         - les blessures de certains "premiums" sont mal digérées.         - le TOP14 est devenu un spectacle et les spectateurs veulent bien payer pour voir les stars et pas leurs doublures ou triplons. - les joueurs sont entre le marteau et l'enclume et "doivent" se blesser pour récupérer. - la pilule de l'élimination en 1/4 après 4 ans de sacrifices n'est pas du tout digérée :         - Aldritt s'est mis en jachère pour 2 ou 3 mois,         - Dupont ne pense qu'aux JO et gagner une médaille olympique, puis se barrer un an aux antipodes. - Ugo Mola dit tout haut ce que pensent les autres fournisseurs de l'EDF tout bas.  Y'a aussi un missile sol-air qui est tiré sur le boulard de Giroud... 1 1 12
Gabi Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 2 minutes, Maleli a dit : 2 ans 1/2 dont au moins 1 an blessé quand même pour Chocobares  Ceci étant je suis d'accord Barassi a laissé sur quelques matches (Clermont l'an dernier, Cardiff et Harlequins cette année) entrevoir un potentiel offensif que n'a pas pour le moment Chocobares. Maintenant à lui de confirmer ! En fait, ça depend ce qu'on me vend.  Si on me dit que Chocobares est un nouveau Desbrosses, ca me va. Et je suis d'accord.  Par contre, si on me dit que c'est un jeune international qui, à cause de ses blessures, n'a pas encore pu montrer tout son potentiel mais sa classe et son talent va bientôt éclabousser la planète rugby, j'ai de plus en plus de doutes. 3
delacaravelle Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 (modifié) Il y a 7 heures, estabousi a dit : Waouh, Ugo a sorti la sulfateuse de Noël !!!   J'adore ! de notre côté, je me demande si le fait de foutre la paix à Alldritt pendant deux mois est, ou non, un moyen d'alerter, "en même temps", la LNR et la FFR, et leur rappeler que les joueurs du XV de France ne sont pas des robots. si cela peut servir à terme, pour que FG se demande si sa flèche du temps ne va pas finir par fondre comme la flèche de Notre-Dame de Paris (bon OK c'est déjà en cours, mais faut accélérer le processus) Modifié 26 décembre 2023 par delacaravelle 7
Maleli Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Il y a 1 heure, delacaravelle a dit : de notre côté, je me demande si le fait de foutre la paix à Alldritt pendant deux mois est, ou non, un moyen d'alerter, "en même temps", la LNR et la FFR, et leur rappeler que les joueurs du XV de France ne sont pas des robots. si cela peut servir à terme, pour que FG se demande si sa flèche du temps ne va pas finir par fondre comme la flèche de Notre-Dame de Paris (bon OK c'est déjà en cours, mais faut accélérer le processus) De ce que j'ai compris c'est surtout une demande non négociable d'Alldritt, quitte à ne pas être payé pendant cette période 1 1
penjolum Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 Professionalisme aidant, on a fini par jouer (?) au rugby comme on va au boulot. Maintenant, on tutoie les sommets. Heureux les pratiquants belges ou suédois. 1
Pacino31 Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 (modifié) Il y a 10 heures, Raph a dit : Dupont, un joyau qui cristallise    Antoine Dupont (au centre) à l’entraînement avec ses coéquipiers toulousains, le 20 décembre. Frédéric Lancelot/L’Équipe Le demi de mêlée est resté au centre des attentions depuis son retour sur les terrains après l’échec du Mondial. Et avec l’imminence de son passage à 7 pour préparer les JO, cela ne devrait pas s’arrêter. Ugo Mola, son entraîneur au Stade Toulousain, tire la sonnette d’alarme. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MAXIME RAULIN TOULOUSE- Mi-octobre, la Coupe du monde d'Antoine Dupont à peine terminée (défaite en quarts de fi- nale face à l'Afrique du Sud 28-29), le demi de mêlée de l'équipe de France était encore et toujours au cœur de l'actualité. L'officialisation de sa mise à disposition pour France 7 en vue des Jeux Olympiques 2024 à Paris était attendue. Il a fallu patienter un mois. La FFR a finalement communiqué le 15 novembre, jour de ses 27 ans, l'intégration du capitaine des Bleus en accord avec son club du Stade Toulousain. Nous avons créé des conditions exceptionnelles pour un joueur exceptionnel », a d'ailleurs précisé récemment Didier Lacroix, le président toulousain. Le demi de mêlée, lui, venait de reprendre la compétition avec son club face à Perpignan quatre jours plus tôt. Depuis, le cas Dupont a fait couler beaucoup d'encre. Notamment à la suite d'une saillie de l'ancien sélectionneur Marc Lièvremont sur Canal+: «Depuis la fin de la Coupe du monde, il est entré dans une forme de norme, à laquelle on n'était pas habitué. Il pèse peu sur le jeu, c'est un peuinquietant.»Ugo Mola était monté au front pour défendre son joueur. “Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l’entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions'' UGO MOLA, MANAGER DU STADE TOULOUSAIN Lors de entretien qu'il nous aaccordé fire pages 12 et 131, le manager du Stade Toulousain s'est montré profondément agacé par la gestion médiatique de son numéro 9 lors de la Coupe du mande «Antoine a été jeté en på ture! On a entendu en permanence: «"C'est Antoine qui décide Il décide de se faire opérer, il décide de revenir au jeu, il decide de s'entrainer, il décide de jouer, il décide de parler de l'arbitrage, il décide de partir aux Jeux Olympiques, il décide... DK. Antoine décide de beaucoup de choses. Mais il y a des gens qui l'entourent et qui sont là aussi pour prendre certaines décisions. Comme il est l'icône dont tout le mande rêvait et qu'il est très fort, on lui fait prendre toutes les décisions. D'ailleurs, je pense qu'une des raisons de l'échec des Bleus à la Coupe du monde, c'est que l'autorité morale de Bernard Laporte [l'ex-président de la FFRI, qu'on l'aime ou pas, a manqué à l'ensem- ble de l'écosystème du rugby français. Je vais prendre l'exemple du Stade Toulousain. Je ne dépasse pas mon rôle de manager. Il arrive parfois dans la saison que le prési- dent intervienne. Pour dire bzavo et valoriser le groupe ou à l'inverse mettre le warning et dire: "Attention les gars, vous déconnez!" Antoine a dû gérer sa blessure (fracture de l'os zygomatique), son retour, la communication sur l'arbitrage de l'élimination en quarts de finale. Sur la fin de parcours, j'ai le sentiment qu'il a été seul. Il ne doit pas être l'unique étendard...» Sa future participation aux Jeux Olympiques (26 juillet 11 août), et tout ce qui a été mis en place pour y parvenir, ne risque pas d'atténuer les choses. Alors que beaucoup imaginaient les Bleus soulever la Coupe du monde avec Dupont, ils sont tout autant à espérer voir, cette fois, «Toto» avec la médaille d'or au- tour du cou. Mola calme le jeu : «L'échec fait partie de notre sport. Le sportif de haut niveau doit savoir le digérer. On attend de voir. Mais je n'ai pas de doute. Il est sain et très bien soutenu d'un point de vue familial. Antoine n'est pas seul non plus. Il est bien entouré au Stade Toulousain. La question est de savoir comment un joueur va réussir à intégrer un dispositif mis en place depuis plusieurs années et un groupe de joueurs dans lequel il va essayer de se mouvoir. Tout a été planifié avec Christophe Reigt (manager de France 7) et Jérôme Daret [sélectionneur de France 71. » Une pige au Japon après les JO évoquée Dupont va d'abord passer la journée du mercredi 3 janvier à Marcoussis avec France 7 pour s'imprégner de son nouvel environnement. Le demi de mêlée sera ensuite libéré fin janvier laprès la 13º journée du Top 14] pour préparer les tournois de Vancouver au Canada (23-25 février) et de Los Angeles aux États-Unis (2-3 mars) avant de revenir en club. Soit quasiment la même indisponibilité que les internationaux réquisitionnés pendant le Tournoi. Il devrait néanmoins participer à un stage supplémen- taire (et selon sa convenance à un dernier tournoil avant la fin de saison (du 31 mai au 2 juin, lors de la grande finale à Madrid?). « La seule différence sera ses périodes de régénération liées à l'exposition et l'impact physique du rugby à 7, souligne Mola. On part un peu dans l'inconnu, même si nous avons déjà eu à gérer les écueils liés à Dimitri Delibes ou Nelson Epée (qui ont déjà été libérés pour France 71.» Mais une autre grande interrogation se posera une fois les Jeux Olympiques terminés, début août. Et ce, peu importe le résultat. «S'il est rincé et qu'il a l'impression de ne pas avoir coupé depuis un moment, il faudra qu'on se pose la question de sa récupération, a laissé entendre son prési- dent Didier Lacroix. La substitu- tion d'Antoine Dupont sur cette période-là est à prévoir. Comment? On adapte des règlements? C'est un cas très particulier.» Une pige à l'étranger, et plus particulièrement au Japon, est évoquée. Ce qui impliquerait une nouvelle absence en équipe de France lors du Tournoi 2025... Elle est lunaire cette itw je trouve... Bel exercice d'équilibriste/politique de Mola: Dire tout et son contraire à la fois, suggérer des choses sans approfondir. Au final on comprend pas où il veut en venir ni ce qu'il pense vraiment. Pas aimé du tout pour ma part... On dirait du "en même temps" Modifié 26 décembre 2023 par Pacino31 1 1 3
Ardbeg Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 7 minutes, Pacino31 a dit : Elle est lunaire cette itw je trouve... Bel exercice d'équilibriste/politique de Mola: Dire tout et son contraire à la fois, suggérer des choses sans approfondir. Au final on comprend pas où il veut en venir ni ce qu'il pense vraiment. Pas aimé du tout pour ma part... On dirait du "en même temps" Je n'ai pas cette impression, mais chacun son ressenti. 1
penjolum Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 15 minutes, Pacino31 a dit : Elle est lunaire cette itw je trouve... Bel exercice d'équilibriste/politique de Mola: Dire tout et son contraire à la fois, suggérer des choses sans approfondir. Au final on comprend pas où il veut en venir ni ce qu'il pense vraiment. Pas aimé du tout pour ma part... On dirait du "en même temps" Je pense au contraire que le ou les destinataires du message l'ont bien compris. 7
Glorin Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 2 hours ago, Pacino31 said: Elle est lunaire cette itw je trouve... Bel exercice d'équilibriste/politique de Mola: Dire tout et son contraire à la fois, suggérer des choses sans approfondir. Au final on comprend pas où il veut en venir ni ce qu'il pense vraiment. Pas aimé du tout pour ma part... On dirait du "en même temps"  Complètement d'accord. Je suis un fan de Mola et sa communication: je crois que je n'ai pas à le prouver. Mais là , j'ai rien compris. Je ressors de l'itw en ayant aucune idée sur son positionnement et sa pensée profonde.  J'ai pas réussi à savoir ce qu'il en pense vraiment et ce qu'il essaie de promouvoir pour le futur.  Bizarre comme itw. Assez inutile 1 1
Pantang17 PostĂ©(e) 26 dĂ©cembre 2023 PostĂ©(e) 26 dĂ©cembre 2023 Il y a 2 heures, Pacino31 a dit : Elle est lunaire cette itw je trouve... Bel exercice d'Ă©quilibriste/politique de Mola: Dire tout et son contraire Ă la fois, suggĂ©rer des choses sans approfondir. Au final on comprend pas oĂą il veut en venir ni ce qu'il pense vraiment. Pas aimĂ© du tout pour ma part... On dirait du "en mĂŞme temps" On sous-entend surtout que ça lui pète bien les co...lles. Je ne suis pas fan de l'homme (en reconnaissant que c'est un très bon manager) mais au bout d'un moment il faut se mettre Ă sa place, son meilleur joueur revient la tĂŞte dans le faitout de la cdm, il commence Ă retrouver des couleurs, puis il y a la prĂ©pa pour les JO et maintenant on parle d'une pige au Japon (mĂŞme si je n'y crois pas un seul instant, je serais déçu du joueur si jamais ça se faisait) Â
RIP Posté(e) 26 décembre 2023 Posté(e) 26 décembre 2023 il y a 3 minutes, Glorin a dit :  Bizarre comme itw. Assez inutile  Pour bien comprendre les messages, j'aurai bien aimé lire la "vrai" interview, et pas cette narration journalistique... Est-elle disponible dan le journal ? 1
Romain PostĂ©(e) 26 dĂ©cembre 2023 PostĂ©(e) 26 dĂ©cembre 2023 2 hours ago, RIP said:  Pour bien comprendre les messages, j'aurai bien aimĂ© lire la "vrai" interview, et pas cette narration journalistique... Est-elle disponible dan le journal ? Probablement dans un futur Ă©pisode de crunch, le podcast de l'Ă©quipeÂ
djip Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 4 hours ago, RIP said:  Pour bien comprendre les messages, j'aurai bien aimé lire la "vrai" interview, et pas cette narration journalistique... Est-elle disponible dan le journal ?  Voici l'interview donné en référence. Elle ne concerne pas spécialement Toto mais elle est assez claire, il me semble, sur ce que pense Mola. Les oreilles de Giroud particulièrement ont du siffler et pas qu'une fois.  Ugo Mola, manager du Stade Toulousain :« On ne gère que des frustrations » Le manager du Stade Toulousain, Ugo Mola, se pose en défenseur des clubs et des joueurs alors que les négociations sur la mise à disposition des internationaux sont en cours de finalisation  Maxime Raulinmis à jour le 26 décembre 2023 à 19h30   Ugo Mola est rodé à l'exercice médiatique. Pourtant, le manager du Stade Toulousain limite ses prises de parole en tête à tête. Après plusieurs semaines de sollicitations, au cours desquelles il a effectué quelques sorties remarquées, Mola (50 ans) a accepté de se livrer plus longuement sur les sujets d'actualité et plus particulièrement ceux qui fâchent, comme la mise à disposition des internationaux pour les quatre prochaines années en vue de la Coupe du monde 2027 en Australie.  Jeudi dernier, Mola a reçu L'Équipe au centre d'entraînement des champions de France en titre. Malgré l'horaire très matinal, avant le lever du soleil, l'ancien arrière ou ailier (12 sélections) était déjà bien réveillé. L'échange, d'une grosse heure, a été riche et sans filet. lire aussiLe calendrier et les résultats du Top 14 « Vous avez participé à la réunion du 13 décembre en présence du sélectionneur Fabien Galthié, qui a présenté ses souhaits de mise à disposition des internationaux. Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Nous sortons d'une période où, pendant quatre ans, tout ce qui a été demandé par le sélectionneur a été accordé. Les clubs ont joué le jeu à 100 %. L'équipe de France est l'une des nations qui a disposé le plus de ses joueurs. Sauf que l'on nous rétorque qu'ils ont été plus exposés en termes de temps de jeu. Oui, nos joueurs dits "majeurs" ont disputé trois, quatre ou cinq matches de plus que ceux des autres nations. Mais la comparaison est impossible avec des nations et un rugby qui n'ont rien à voir avec le nôtre. Nos joueurs sont dans la machine à laver de l'écosystème du rugby français malgré la vigilance et la bienveillance des clubs. Je constate que, quinze jours après la finale entre le Stade Toulousain et le Stade Rochelais (29-26), les deux plus gros pourvoyeurs de la sélection, les Bleus étaient déjà réunis à Monaco pour démarrer leur préparation.  Le Stade Toulousain a été fortement impacté avec les blessures de Romain Ntamack, Julien Marchand, Cyril Baille, François Cros avant ou pendant la compétition. A-t-on trop tiré sur la corde ? Je défendrai le Top 14, un Championnat de plus en plus compétitif, que tous les joueurs ont envie de jouer. Le souci principal est le suivant : cinq clubs représentent 85 voire 90 % de la fameuse liste des 42. Si vous réduisez le nombre à 34 joueurs, ce seront toujours les mêmes clubs avec un pourcentage sans doute plus élevé. La répartition n'est pas uniforme, les clubs impactés en souffrent. Il y a un avantage : cela engendre une homogénéité et une attractivité du Top 14. La principale difficulté reste le niveau de fraîcheur, physique et mentale, de nos joueurs. Quand vous achetez un billet pour un match du PSG, vous êtes quasiment certain de voir jouer Kylian Mbappé. Au Stade Toulousain, entre les doublons et la gestion, vous n'êtes sûrs de rien ! Pour le match à La Rochelle (samedi, 21h05), vous aurez très peu de mondialistes ! Il me semble logique et symbolique de leur permettre de passer la fin d'année en famille. À l'inverse, les joueurs que je vais solliciter auront une certaine frustration. Au final, on ne gère que des frustrations. Le temps de jeu est un faux débat ! Dire : il faut jouer x matches en club et x matches en équipe nationale n'est pas la solution. Si la France avait été championne du monde, les temps de jeu n'auraient pas posé de problème et la méthode aurait été vantée comme révolutionnaire... Après un échec, il faut trouver des coupables. Il a d'abord été question d'arbitrage... Puis c'est passé au temps de jeu... Un match de rugby est très complexe. Beaucoup de choses ont une influence. Quand j'entends Jean-Marc Lhermet (vice-président de la FFR) dire qu'il y a une vingtaine de commissions à World Rugby dans lesquelles la FFR est absente, ça m'interpelle. Un échec nécessite une vraie analyse. J'espère que l'équipe de France l'a effectuée. Le Tournoi arrive (2 février-16 mars), il va dicter l'état d'esprit des années à suivre. Le staff veut adapter la convention pour être plus performant. Mais nous avons envie de répondre : "Si la formule des 42 devait nous permettre d'être champions du monde, continuons !" Évidemment qu'il faut s'adapter. Mais c'est difficile d'entendre qu'on doit encore donner... En la fermant en plus ! « Depuis quatre ans, je n'ai pas la sensation d'avoir été un frein à ce que mes joueurs ne puissent pas être performants pour les échéances internationales »     Que préconisez-vous ? La réalité reste la fraîcheur mentale. Combien de fois un joueur peut couper, se régénérer, récupérer et se préparer ? Jamais ! Sauf quand il se blesse. Le cas de Grégory Alldritt est très intéressant. Le Stade Rochelais a pris le parti de le faire souffler deux mois. Au Stade Toulousain, on n'a pas souhaité faire de cas particulier. En revanche, on ne sollicite pas nos internationaux sur deux, trois, quatre dates dans l'année. Il y a des rythmes de performance et une multitude de cas particuliers. Ce qui me gêne ? Comme il y a quatre ans, un préparateur physique nous a encore expliqué les différences avec l'Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l'Irlande. Mais on s'en fout ! On le sait. Et bizarrement, on ne nous parle pas des Anglais et des Argentins, demi-finalistes, qui ont vécu la même saison que nos internationaux. Dire que les joueurs sont arrivés rincés à la Coupe du monde et que c'est pour cette raison que ça n'a pas fonctionné... (Il s'arrête) Fausse excuse ? Je constate que les clubs ont dit oui à tout et fait beaucoup d'efforts. Quand vous prenez le joueur majeur d'un club moins réputé que le Stade Toulousain ou le Stade Rochelais, c'est tout autant que dix joueurs chez nous. Ce n'est pas le nombre qui compte, mais l'influence, le poids, la fréquence. Les clubs connaissent leurs joueurs. Prenons le cas sensible de Marchand (talonneur), blessé lors du match d'ouverture (face à la Nouvelle-Zélande, 27-13), et conservé dans le groupe jusqu'à la défaite en quarts de finale sans jouer. Il n'a d'ailleurs toujours pas rejoué... (Il a enfin effectué son retour samedi face à Toulon, 25-17). Il a été très fortement impacté d'un point de vue mental. L'idée n'est pas de se poser en donneur de leçons. On fait tous des conneries. Au Stade Toulousain aussi. La ferveur populaire était telle que, deux mois après l'échec en quarts (défaite 28-29 face à l'Afrique du Sud), les joueurs se demandent encore : "Comment n'a-t-on pas été champions du monde ?" Vos internationaux français ont-ils digéré ? J'ai la sensation que nos deux victoires en Coupe d'Europe leur ont permis de basculer. Après, je ne milite pas pour un Top 12 ou pour changer de formule. Si je me positionnais en défenseur des joueurs, je dirais : "Augmentons les effectifs !" Si je défendais les clubs, je dirais : "Laissez-moi choisir mes doublons !" Pourquoi ne pourrions-nous pas jouer deux périodes de trois matches en quinze jours sur la première partie de saison quand les joueurs sortent d'une préparation estivale avec des effectifs quasi au complet ? Le Top 14 est celui qui prend tous les coups. Les clubs sont pointés du doigt. Nous empêchons les autres de réussir. Donc on nous propose une nouvelle formule. OK ! Qui nécessite quelques aménagements... On nous rétorque que le calendrier n'est pas bon. OK... Ça ne s'arrête jamais. Et, surtout, la question qu'il ne faut surtout pas aborder, qui faisait pourtant office de vieux serpent de mer du mandat de Bernard Laporte (ex-président de la FFR) : il faut que les joueurs soient plus pris en charge financièrement par la Fédération. « Le cas des internationaux me fait penser aux enfants de parents divorcés. Déjà , il ne s'agit pas d'une garde partagée. La FFR a juste quelques week-ends. Aujourd'hui, la « mère fédé » a eu beaucoup les enfants. Le « papa club » a envie de les voir ! »     Les contrats fédéraux sont-ils de retour sur la table ? Pas de manière explicite... Je le répète : on ne peut pas encore taper sur les clubs. Il y a une convention signée jusqu'à la Coupe du monde 2027. La formule des 42 a été vantée comme celle nous permettant d'être champion du monde... La FFR nous en propose une nouvelle, plus protectrice, alors qu'on risque enfin de se mesurer à la Nouvelle-Zélande et à l'Afrique du Sud sur leurs terres lors de tournées d'été dignes de ce nom. Ma philosophie est : pour battre les meilleurs, il faut être exposé aux meilleurs. Ma volonté est claire : qu'on ne vienne pas me dire comment gérer mes internationaux. Depuis quatre ans, je n'ai pas la sensation d'avoir été un frein à ce que mes joueurs ne puissent pas être performants pour les échéances internationales. Et rebelote, on nous sollicite pour quatre ans de plus. Et ça, c'est niet ? Le Stade Toulousain a fait beaucoup d'efforts. Nous sommes prêts à les maintenir. Mais sur un rythme qu'on connaissait et qui nous a permis de nous organiser sur le plan sportif (effectif et recrutement) et financier (salary-cap). Je rappelle qu'il y a déjà eu des modifications dans la rétribution de la Ligue sur les accords concernant les crédits salary-cap. La LNR (Ligue nationale) s'est adaptée en permanence aux besoins de l'équipe de France. C'est peut-être l'adaptation de trop. Vu la période et les efforts consentis, on aurait espéré qu'il y ait une forme d'assouplissement. Au moins sur cette année post-Coupe du monde. Nous avons besoin d'un sas de récupération. Mettons la machine à laver sur pause pour repartir sur de bonnes bases. Le cas des internationaux me fait penser aux enfants de parents divorcés. Déjà , il ne s'agit pas d'une garde partagée. La FFR a juste quelques week-ends. Aujourd'hui, la "mère fédé" a eu beaucoup les enfants. Le "papa club" a envie de les voir ! (Il se marre). C'est difficile car les joueurs sont pris entre deux feux. Pour ne rien cacher, il y a eu des discours très culpabilisants... Notamment concernant Antoine Dupont. » 5
C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 27 décembre 2023 C’est un message populaire. Posté(e) 27 décembre 2023 Midol  Top 14 - Santiago Chocobares : "Lors de mon premier entraînement à Toulouse, je me suis demandé où j'avais mis les pieds" Par Vincent Franco Publié le 27/12/2023 à 14:56  Arrivé en avril 2021 à Toulouse, Santiago Chocobares s'est depuis imposé comme un élément important de l'effectif haut-garonnais. L'Argentin de 24 ans se livre, et décrit les coulisses de son arrivée au Stade toulousain, il y a deux ans et demi.  Premièrement, comment vous sentez-vous, un mois et demi après votre retour de la Coupe du monde ? Très bien ! Après le Mondial, j’ai pu profiter de deux semaines de vacances pour bien me régénérer psychologiquement. Et au niveau physique, n’ayant pas joué la petite finale face à l’Angleterre, j’ai finalement eu trois semaines pour me reposer. Je suis parti en Thaïlande avec ma petite amie, j’avais besoin d’être auprès d’elle après de longues semaines de séparation.  Était-ce un choix de ne pas rentrer en Argentine, comme l’ont fait certains de vos coéquipiers chez les Pumas ? À vrai dire, si j’étais allé sur mes terres, je n’aurais pas assez changé d’environnement. J’aurais été heureux de voir mes amis, ma famille… Mais on m’aurait parlé de rugby toute la journée. En Thaïlande, j’ai complètement déconnecté, sans penser au ballon ovale. Mentalement, cela m’a fait énormément de bien. J’ai ensuite retrouvé Toulouse avec le sourire aux lèvres, et c’est ce que je voulais.  On parle énormément, et à raison, de l’état physique et psychologique des internationaux français. De votre côté, êtes-vous à 100 % ? Dans la tête et les jambes, je suis à 100%. Je le ressens. C’est techniquement que je dois retrouver un peu plus de sensations. Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau, j’en suis conscient. Mon retour au club s’est très bien passé. Le staff toulousain me fait confiance puisque je suis souvent sur les feuilles de match, mais il est vrai que je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon niveau sur le terrain.  Qu’est-ce qu’il vous manque au juste ? Par exemple, lors du match face au Stade français, je me suis fait avoir comme un cadet sur une attaque en première main des Parisiens. Cette erreur défensive que j’ai faite, elle peut être acceptée quand c’est un pilier droit, mais pas quand tu joues centre. La défense, c’est mon point fort, et je n’ai pas le droit de me rater. C’est sur des actions comme ça que je vois que je ne suis pas encore en pleine possession de mes moyens. En attaque, c’est un peu pareil. Ces quelques détails que je n’ai pas encore récupérés coûtent cher, mais je travaille pour m’améliorer, et vite.  Avez-vous mal vécu le fait d’être placé sur le banc depuis ce déplacement à Paris ? Quand tu joues mal, et que t’es placé sur le banc les semaines suivants, je trouve ça normal. Bien sur que j’aimerais débuter les matchs, mais ce que je veux surtout, c’est jouer ! Quand tu vois les mecs qui peuvent jouer au centre à Toulouse… Pita Ahki, Pierre-Louis Barassi, Paul Costes, Sofiane Guitoune… C’est du très haut niveau ! Mais c’est ce qui me motive aussi. Si j’étais certain de jouer tous les matchs en tant que titulaire, je ne progresserais pas.  Vous ne l’avez pas vu comme une punition ? Je comprends le choix du staff. Au Stade toulousain, il n’y a presque pas le droit à l’erreur. J’étais surtout déçu de moi-même après le match à Paris. Je suis censé être un des meilleurs défenseurs de l’équipe. C’est interdit de manquer des plaquages comme ce fut le cas pour moi là -bas. Ça remet les pieds sur Terre. Depuis votre arrivée à Toulouse en 2021, dans quel secteur de jeu avez-vous le plus progressé ? Je ne suis plus le même joueur avec le ballon dans les mains, c’est une certitude. Avant de m’engager ici, j’étais habitué à évoluer dans des équipes qui utilisaient énormément le pied pour se donner de l’air et occuper. Ma vision à été bouleversée depuis que je joue sous le maillot toulousain. Lors de mon premier entraînement en France, je me suis demandé où j’avais mis les pieds. Ça jouait de partout, je n’en revenais pas. On nous disait de relancer depuis les 22 mètres, qu’il fallait prendre des risques. Pour moi, c’était interdit de faire ça, les risques étaient trop importants.  Aujourd’hui, êtes-vous imprégné par la philosophie de jeu du staff toulousain ? Il y a toujours des choses à apprendre, et je ne connais pas tout. Je pense qu’au fond de moi, je ne considérerai jamais être au maximum de mes capacités. Ici, il faut toujours être réactif et prêt à faire la passe de plus, le geste décisif sur une action. Pour cela, seul le travail paye. Vous alternez entre le numéro 13 et le numéro 12, préférez-vous évoluer en tant que premier ou second centre ? Comme j’adore défendre, je préfère jouer en tant que premier centre. Tu es plus actif défensivement, donc c’est un poste qui me correspond un peu plus. Avec Toulouse, j’ai plus souvent joué avec le numéro 13 dans le dos, notamment dans les gros matchs, donc cela ne me déplait pas non plus (rires).  Avec quel joueur formez-vous le meilleur duo au centre du terrain ? Je n’ai pas de préférence. Par exemple, je n’ai pas encore eu le chance d’évoluer aux côtés de Paul Costes, qui est un joueur incroyable. Ensuite, c’est avec Pita (Ahki) que j’ai le plus joué. Nous avons gagné deux finales ensemble, donc les automatismes sont là . Mais j’aime jouer avec tout le monde. Quand il y a le talent, ce n’est pas difficile de se comprendre.  Vous évoluez à Toulouse depuis deux ans et demi, avez-vous le sentiment de jouer dans un des plus grands clubs du monde ? Tu ne peux que réaliser. Quand tu vois l’engouement qu’il y a autour du club… Nos supporters sont exceptionnels et à chaque fois que tu te déplaces, t’es l’équipe à battre. Le Stade toulousain est connu de tous et je le dis souvent à Juanchi (Juan Cruz Mallia N.D.L.R.) : « Tu te rends comptes où et avec les joueurs qu’on joue ? ». Parfois, j’ai du mal à y croire.  Vraiment ? Vous savez, j’ai commencé le rugby dans un petit club argentin, dans la ville de Rufino. Les « Pampas de Rufino » ! Parfois, on s’entraînait le soir mais on n’y voyait rien car l’éclairage n’était pas bon. On partait en déplacement à douze ou treize, on mettait nos crampons en sachant qu’on était forfait. Alors quand tu as connu ça, tu te dis simplement que c’est une folie de porter le maillot du Stade toulousain.  Et quand vous en parlez avec des coéquipiers au sein de la sélection argentine, que vous disent-ils ? Ils me disent simplement que j’ai la chance de jouer dans le plus grand club du monde. Quand ils nous affrontent, ils veulent absolument nous faire tomber. Même chez les entraîneurs, Toulouse est une institution. Felipe Contepomi adore le jeu toulousain et sait très bien dans quel environnement nous évoluons Juan Cruz et moi.  Le rugby est-il une affaire de famille chez vous ? Mon père a joué, mais jamais au haut niveau. Il évoluait pilier gauche, donc pas vraiment le même style que moi (rires). Alors j’ai rapidement eu un ballon ovale dans les mains, j’ai commencé à 3 ans. Et heureusement, je suis un peu plus gentil que mon père sur un terrain. Il aimait le rugby à l’ancienne et était très méchant sur le pré. Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de faire ce qu’il faisait, et heureusement.  Vous jouiez aux Jaguares avant de rejoindre la France. Comment Toulouse vous a contacté ? Je disputais la coupe sud-américaine avec les Jaguares et le staff toulousain a pris contact avec moi, me disant qu’il me voulait. J’avais 48 heures à l’époque pour donner ma réponse. J’ai directement appelé mon père, qui ne savait pas quoi me dire. Dans un premier temps, je voulais refuser et attendre un peu. Rejoindre un club en cours de saison ne m’attirait pas vraiment.  À quel moment avez-vous changé de décision ? Une nouvelle discussion a eu lieu avec mon père, et on s’est dit que je ne pouvais pas laisser passer ma chance. Alors j’ai dit oui. J’étais en Uruguay, je suis donc parti à Rosario en bâteau. J’ai retrouvé là -bas ma petite amie, que je n’avais pas vue depuis deux mois. Ma première phrase en la voyant a été : « Demain, je pars en France jouer. » Elle ne m’a pas cru, mais c’était bien vrai. Du coup, on s’est vu quelques heures et je suis reparti loin d’elle durant plusieurs mois, avant qu’elle ne me rejoigne. Aujourd’hui, elle est installée avec moi, elle travaille et tout va bien dans notre vie. Était-ce dur au début de vivre loin de vos proches ?  Il y a eu des moments difficiles effectivement. Lorsque nous avons gagné le Top 14 en 2021, ma famille n’a pas pu venir à cause du Covid-19. C’était un coup dur de plus. Même lors du Rugby Championship, aucun match ne pouvait se dérouler en Argentine. Au final, j’ai passé six mois sans ma copine.  Quel relation entretenez-vous avec Juan Cruz Mallia ? C’est mon frère. Nous sommes tout le temps ensemble. Nous avons passé Noël ensemble, et allons fêter la nouvelle année ensemble. Nos familles sont très proches et j’ai hâte qu’il revienne à la compétition pour rejouer avec lui.  Intéressant. Humilité mais en même temps il rêve un peu. Il est là depuis presque 3 ans, il a 24 ans et il se rend compte qu'il fait encore des fautes grossières, en défense, son point fort, et en attaque. Il dit qu'il s'est déjà amélioré en attaque, et qu'il a encore du boulot, ça on l'avait vu . J'ai toujours su mal à croire en lui. 12 1
Coccinelle Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023  Il n'y a pas les mensurations de bébé Méafou. 3
Maleli Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 il y a 54 minutes, Raphaelle a dit : Midol  Top 14 - Santiago Chocobares : "Lors de mon premier entraînement à Toulouse, je me suis demandé où j'avais mis les pieds" Par Vincent Franco Publié le 27/12/2023 à 14:56  Arrivé en avril 2021 à Toulouse, Santiago Chocobares s'est depuis imposé comme un élément important de l'effectif haut-garonnais. L'Argentin de 24 ans se livre, et décrit les coulisses de son arrivée au Stade toulousain, il y a deux ans et demi.  Premièrement, comment vous sentez-vous, un mois et demi après votre retour de la Coupe du monde ? Très bien ! Après le Mondial, j’ai pu profiter de deux semaines de vacances pour bien me régénérer psychologiquement. Et au niveau physique, n’ayant pas joué la petite finale face à l’Angleterre, j’ai finalement eu trois semaines pour me reposer. Je suis parti en Thaïlande avec ma petite amie, j’avais besoin d’être auprès d’elle après de longues semaines de séparation.  Était-ce un choix de ne pas rentrer en Argentine, comme l’ont fait certains de vos coéquipiers chez les Pumas ? À vrai dire, si j’étais allé sur mes terres, je n’aurais pas assez changé d’environnement. J’aurais été heureux de voir mes amis, ma famille… Mais on m’aurait parlé de rugby toute la journée. En Thaïlande, j’ai complètement déconnecté, sans penser au ballon ovale. Mentalement, cela m’a fait énormément de bien. J’ai ensuite retrouvé Toulouse avec le sourire aux lèvres, et c’est ce que je voulais.  On parle énormément, et à raison, de l’état physique et psychologique des internationaux français. De votre côté, êtes-vous à 100 % ? Dans la tête et les jambes, je suis à 100%. Je le ressens. C’est techniquement que je dois retrouver un peu plus de sensations. Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau, j’en suis conscient. Mon retour au club s’est très bien passé. Le staff toulousain me fait confiance puisque je suis souvent sur les feuilles de match, mais il est vrai que je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon niveau sur le terrain.  Qu’est-ce qu’il vous manque au juste ? Par exemple, lors du match face au Stade français, je me suis fait avoir comme un cadet sur une attaque en première main des Parisiens. Cette erreur défensive que j’ai faite, elle peut être acceptée quand c’est un pilier droit, mais pas quand tu joues centre. La défense, c’est mon point fort, et je n’ai pas le droit de me rater. C’est sur des actions comme ça que je vois que je ne suis pas encore en pleine possession de mes moyens. En attaque, c’est un peu pareil. Ces quelques détails que je n’ai pas encore récupérés coûtent cher, mais je travaille pour m’améliorer, et vite.  Avez-vous mal vécu le fait d’être placé sur le banc depuis ce déplacement à Paris ? Quand tu joues mal, et que t’es placé sur le banc les semaines suivants, je trouve ça normal. Bien sur que j’aimerais débuter les matchs, mais ce que je veux surtout, c’est jouer ! Quand tu vois les mecs qui peuvent jouer au centre à Toulouse… Pita Ahki, Pierre-Louis Barassi, Paul Costes, Sofiane Guitoune… C’est du très haut niveau ! Mais c’est ce qui me motive aussi. Si j’étais certain de jouer tous les matchs en tant que titulaire, je ne progresserais pas.  Vous ne l’avez pas vu comme une punition ? Je comprends le choix du staff. Au Stade toulousain, il n’y a presque pas le droit à l’erreur. J’étais surtout déçu de moi-même après le match à Paris. Je suis censé être un des meilleurs défenseurs de l’équipe. C’est interdit de manquer des plaquages comme ce fut le cas pour moi là -bas. Ça remet les pieds sur Terre. Depuis votre arrivée à Toulouse en 2021, dans quel secteur de jeu avez-vous le plus progressé ? Je ne suis plus le même joueur avec le ballon dans les mains, c’est une certitude. Avant de m’engager ici, j’étais habitué à évoluer dans des équipes qui utilisaient énormément le pied pour se donner de l’air et occuper. Ma vision à été bouleversée depuis que je joue sous le maillot toulousain. Lors de mon premier entraînement en France, je me suis demandé où j’avais mis les pieds. Ça jouait de partout, je n’en revenais pas. On nous disait de relancer depuis les 22 mètres, qu’il fallait prendre des risques. Pour moi, c’était interdit de faire ça, les risques étaient trop importants.  Aujourd’hui, êtes-vous imprégné par la philosophie de jeu du staff toulousain ? Il y a toujours des choses à apprendre, et je ne connais pas tout. Je pense qu’au fond de moi, je ne considérerai jamais être au maximum de mes capacités. Ici, il faut toujours être réactif et prêt à faire la passe de plus, le geste décisif sur une action. Pour cela, seul le travail paye. Vous alternez entre le numéro 13 et le numéro 12, préférez-vous évoluer en tant que premier ou second centre ? Comme j’adore défendre, je préfère jouer en tant que premier centre. Tu es plus actif défensivement, donc c’est un poste qui me correspond un peu plus. Avec Toulouse, j’ai plus souvent joué avec le numéro 13 dans le dos, notamment dans les gros matchs, donc cela ne me déplait pas non plus (rires).  Avec quel joueur formez-vous le meilleur duo au centre du terrain ? Je n’ai pas de préférence. Par exemple, je n’ai pas encore eu le chance d’évoluer aux côtés de Paul Costes, qui est un joueur incroyable. Ensuite, c’est avec Pita (Ahki) que j’ai le plus joué. Nous avons gagné deux finales ensemble, donc les automatismes sont là . Mais j’aime jouer avec tout le monde. Quand il y a le talent, ce n’est pas difficile de se comprendre.  Vous évoluez à Toulouse depuis deux ans et demi, avez-vous le sentiment de jouer dans un des plus grands clubs du monde ? Tu ne peux que réaliser. Quand tu vois l’engouement qu’il y a autour du club… Nos supporters sont exceptionnels et à chaque fois que tu te déplaces, t’es l’équipe à battre. Le Stade toulousain est connu de tous et je le dis souvent à Juanchi (Juan Cruz Mallia N.D.L.R.) : « Tu te rends comptes où et avec les joueurs qu’on joue ? ». Parfois, j’ai du mal à y croire.  Vraiment ? Vous savez, j’ai commencé le rugby dans un petit club argentin, dans la ville de Rufino. Les « Pampas de Rufino » ! Parfois, on s’entraînait le soir mais on n’y voyait rien car l’éclairage n’était pas bon. On partait en déplacement à douze ou treize, on mettait nos crampons en sachant qu’on était forfait. Alors quand tu as connu ça, tu te dis simplement que c’est une folie de porter le maillot du Stade toulousain.  Et quand vous en parlez avec des coéquipiers au sein de la sélection argentine, que vous disent-ils ? Ils me disent simplement que j’ai la chance de jouer dans le plus grand club du monde. Quand ils nous affrontent, ils veulent absolument nous faire tomber. Même chez les entraîneurs, Toulouse est une institution. Felipe Contepomi adore le jeu toulousain et sait très bien dans quel environnement nous évoluons Juan Cruz et moi.  Le rugby est-il une affaire de famille chez vous ? Mon père a joué, mais jamais au haut niveau. Il évoluait pilier gauche, donc pas vraiment le même style que moi (rires). Alors j’ai rapidement eu un ballon ovale dans les mains, j’ai commencé à 3 ans. Et heureusement, je suis un peu plus gentil que mon père sur un terrain. Il aimait le rugby à l’ancienne et était très méchant sur le pré. Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de faire ce qu’il faisait, et heureusement.  Vous jouiez aux Jaguares avant de rejoindre la France. Comment Toulouse vous a contacté ? Je disputais la coupe sud-américaine avec les Jaguares et le staff toulousain a pris contact avec moi, me disant qu’il me voulait. J’avais 48 heures à l’époque pour donner ma réponse. J’ai directement appelé mon père, qui ne savait pas quoi me dire. Dans un premier temps, je voulais refuser et attendre un peu. Rejoindre un club en cours de saison ne m’attirait pas vraiment.  À quel moment avez-vous changé de décision ? Une nouvelle discussion a eu lieu avec mon père, et on s’est dit que je ne pouvais pas laisser passer ma chance. Alors j’ai dit oui. J’étais en Uruguay, je suis donc parti à Rosario en bâteau. J’ai retrouvé là -bas ma petite amie, que je n’avais pas vue depuis deux mois. Ma première phrase en la voyant a été : « Demain, je pars en France jouer. » Elle ne m’a pas cru, mais c’était bien vrai. Du coup, on s’est vu quelques heures et je suis reparti loin d’elle durant plusieurs mois, avant qu’elle ne me rejoigne. Aujourd’hui, elle est installée avec moi, elle travaille et tout va bien dans notre vie. Était-ce dur au début de vivre loin de vos proches ?  Il y a eu des moments difficiles effectivement. Lorsque nous avons gagné le Top 14 en 2021, ma famille n’a pas pu venir à cause du Covid-19. C’était un coup dur de plus. Même lors du Rugby Championship, aucun match ne pouvait se dérouler en Argentine. Au final, j’ai passé six mois sans ma copine.  Quel relation entretenez-vous avec Juan Cruz Mallia ? C’est mon frère. Nous sommes tout le temps ensemble. Nous avons passé Noël ensemble, et allons fêter la nouvelle année ensemble. Nos familles sont très proches et j’ai hâte qu’il revienne à la compétition pour rejouer avec lui.  Intéressant. Humilité mais en même temps il rêve un peu. Il est là depuis presque 3 ans, il a 24 ans et il se rend compte qu'il fait encore des fautes grossières, en défense, son point fort, et en attaque. Il dit qu'il s'est déjà amélioré en attaque, et qu'il a encore du boulot, ça on l'avait vu . J'ai toujours su mal à croire en lui. Les dernières phrases j'ai cru un moment que c'était Chocobares qui parlait de Mallia, j'étais perdu 1
estabousi Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 il y a 53 minutes, Raphaelle a dit : Midol  Top 14 - Santiago Chocobares : "Lors de mon premier entraînement à Toulouse, je me suis demandé où j'avais mis les pieds" Par Vincent Franco Publié le 27/12/2023 à 14:56  Arrivé en avril 2021 à Toulouse, Santiago Chocobares s'est depuis imposé comme un élément important de l'effectif haut-garonnais. L'Argentin de 24 ans se livre, et décrit les coulisses de son arrivée au Stade toulousain, il y a deux ans et demi.  Premièrement, comment vous sentez-vous, un mois et demi après votre retour de la Coupe du monde ? Très bien ! Après le Mondial, j’ai pu profiter de deux semaines de vacances pour bien me régénérer psychologiquement. Et au niveau physique, n’ayant pas joué la petite finale face à l’Angleterre, j’ai finalement eu trois semaines pour me reposer. Je suis parti en Thaïlande avec ma petite amie, j’avais besoin d’être auprès d’elle après de longues semaines de séparation.  Était-ce un choix de ne pas rentrer en Argentine, comme l’ont fait certains de vos coéquipiers chez les Pumas ? À vrai dire, si j’étais allé sur mes terres, je n’aurais pas assez changé d’environnement. J’aurais été heureux de voir mes amis, ma famille… Mais on m’aurait parlé de rugby toute la journée. En Thaïlande, j’ai complètement déconnecté, sans penser au ballon ovale. Mentalement, cela m’a fait énormément de bien. J’ai ensuite retrouvé Toulouse avec le sourire aux lèvres, et c’est ce que je voulais.  On parle énormément, et à raison, de l’état physique et psychologique des internationaux français. De votre côté, êtes-vous à 100 % ? Dans la tête et les jambes, je suis à 100%. Je le ressens. C’est techniquement que je dois retrouver un peu plus de sensations. Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau, j’en suis conscient. Mon retour au club s’est très bien passé. Le staff toulousain me fait confiance puisque je suis souvent sur les feuilles de match, mais il est vrai que je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon niveau sur le terrain.  Qu’est-ce qu’il vous manque au juste ? Par exemple, lors du match face au Stade français, je me suis fait avoir comme un cadet sur une attaque en première main des Parisiens. Cette erreur défensive que j’ai faite, elle peut être acceptée quand c’est un pilier droit, mais pas quand tu joues centre. La défense, c’est mon point fort, et je n’ai pas le droit de me rater. C’est sur des actions comme ça que je vois que je ne suis pas encore en pleine possession de mes moyens. En attaque, c’est un peu pareil. Ces quelques détails que je n’ai pas encore récupérés coûtent cher, mais je travaille pour m’améliorer, et vite.  Avez-vous mal vécu le fait d’être placé sur le banc depuis ce déplacement à Paris ? Quand tu joues mal, et que t’es placé sur le banc les semaines suivants, je trouve ça normal. Bien sur que j’aimerais débuter les matchs, mais ce que je veux surtout, c’est jouer ! Quand tu vois les mecs qui peuvent jouer au centre à Toulouse… Pita Ahki, Pierre-Louis Barassi, Paul Costes, Sofiane Guitoune… C’est du très haut niveau ! Mais c’est ce qui me motive aussi. Si j’étais certain de jouer tous les matchs en tant que titulaire, je ne progresserais pas.  Vous ne l’avez pas vu comme une punition ? Je comprends le choix du staff. Au Stade toulousain, il n’y a presque pas le droit à l’erreur. J’étais surtout déçu de moi-même après le match à Paris. Je suis censé être un des meilleurs défenseurs de l’équipe. C’est interdit de manquer des plaquages comme ce fut le cas pour moi là -bas. Ça remet les pieds sur Terre. Depuis votre arrivée à Toulouse en 2021, dans quel secteur de jeu avez-vous le plus progressé ? Je ne suis plus le même joueur avec le ballon dans les mains, c’est une certitude. Avant de m’engager ici, j’étais habitué à évoluer dans des équipes qui utilisaient énormément le pied pour se donner de l’air et occuper. Ma vision à été bouleversée depuis que je joue sous le maillot toulousain. Lors de mon premier entraînement en France, je me suis demandé où j’avais mis les pieds. Ça jouait de partout, je n’en revenais pas. On nous disait de relancer depuis les 22 mètres, qu’il fallait prendre des risques. Pour moi, c’était interdit de faire ça, les risques étaient trop importants.  Aujourd’hui, êtes-vous imprégné par la philosophie de jeu du staff toulousain ? Il y a toujours des choses à apprendre, et je ne connais pas tout. Je pense qu’au fond de moi, je ne considérerai jamais être au maximum de mes capacités. Ici, il faut toujours être réactif et prêt à faire la passe de plus, le geste décisif sur une action. Pour cela, seul le travail paye. Vous alternez entre le numéro 13 et le numéro 12, préférez-vous évoluer en tant que premier ou second centre ? Comme j’adore défendre, je préfère jouer en tant que premier centre. Tu es plus actif défensivement, donc c’est un poste qui me correspond un peu plus. Avec Toulouse, j’ai plus souvent joué avec le numéro 13 dans le dos, notamment dans les gros matchs, donc cela ne me déplait pas non plus (rires).  Avec quel joueur formez-vous le meilleur duo au centre du terrain ? Je n’ai pas de préférence. Par exemple, je n’ai pas encore eu le chance d’évoluer aux côtés de Paul Costes, qui est un joueur incroyable. Ensuite, c’est avec Pita (Ahki) que j’ai le plus joué. Nous avons gagné deux finales ensemble, donc les automatismes sont là . Mais j’aime jouer avec tout le monde. Quand il y a le talent, ce n’est pas difficile de se comprendre.  Vous évoluez à Toulouse depuis deux ans et demi, avez-vous le sentiment de jouer dans un des plus grands clubs du monde ? Tu ne peux que réaliser. Quand tu vois l’engouement qu’il y a autour du club… Nos supporters sont exceptionnels et à chaque fois que tu te déplaces, t’es l’équipe à battre. Le Stade toulousain est connu de tous et je le dis souvent à Juanchi (Juan Cruz Mallia N.D.L.R.) : « Tu te rends comptes où et avec les joueurs qu’on joue ? ». Parfois, j’ai du mal à y croire.  Vraiment ? Vous savez, j’ai commencé le rugby dans un petit club argentin, dans la ville de Rufino. Les « Pampas de Rufino » ! Parfois, on s’entraînait le soir mais on n’y voyait rien car l’éclairage n’était pas bon. On partait en déplacement à douze ou treize, on mettait nos crampons en sachant qu’on était forfait. Alors quand tu as connu ça, tu te dis simplement que c’est une folie de porter le maillot du Stade toulousain.  Et quand vous en parlez avec des coéquipiers au sein de la sélection argentine, que vous disent-ils ? Ils me disent simplement que j’ai la chance de jouer dans le plus grand club du monde. Quand ils nous affrontent, ils veulent absolument nous faire tomber. Même chez les entraîneurs, Toulouse est une institution. Felipe Contepomi adore le jeu toulousain et sait très bien dans quel environnement nous évoluons Juan Cruz et moi.  Le rugby est-il une affaire de famille chez vous ? Mon père a joué, mais jamais au haut niveau. Il évoluait pilier gauche, donc pas vraiment le même style que moi (rires). Alors j’ai rapidement eu un ballon ovale dans les mains, j’ai commencé à 3 ans. Et heureusement, je suis un peu plus gentil que mon père sur un terrain. Il aimait le rugby à l’ancienne et était très méchant sur le pré. Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de faire ce qu’il faisait, et heureusement.  Vous jouiez aux Jaguares avant de rejoindre la France. Comment Toulouse vous a contacté ? Je disputais la coupe sud-américaine avec les Jaguares et le staff toulousain a pris contact avec moi, me disant qu’il me voulait. J’avais 48 heures à l’époque pour donner ma réponse. J’ai directement appelé mon père, qui ne savait pas quoi me dire. Dans un premier temps, je voulais refuser et attendre un peu. Rejoindre un club en cours de saison ne m’attirait pas vraiment.  À quel moment avez-vous changé de décision ? Une nouvelle discussion a eu lieu avec mon père, et on s’est dit que je ne pouvais pas laisser passer ma chance. Alors j’ai dit oui. J’étais en Uruguay, je suis donc parti à Rosario en bâteau. J’ai retrouvé là -bas ma petite amie, que je n’avais pas vue depuis deux mois. Ma première phrase en la voyant a été : « Demain, je pars en France jouer. » Elle ne m’a pas cru, mais c’était bien vrai. Du coup, on s’est vu quelques heures et je suis reparti loin d’elle durant plusieurs mois, avant qu’elle ne me rejoigne. Aujourd’hui, elle est installée avec moi, elle travaille et tout va bien dans notre vie. Était-ce dur au début de vivre loin de vos proches ?  Il y a eu des moments difficiles effectivement. Lorsque nous avons gagné le Top 14 en 2021, ma famille n’a pas pu venir à cause du Covid-19. C’était un coup dur de plus. Même lors du Rugby Championship, aucun match ne pouvait se dérouler en Argentine. Au final, j’ai passé six mois sans ma copine.  Quel relation entretenez-vous avec Juan Cruz Mallia ? C’est mon frère. Nous sommes tout le temps ensemble. Nous avons passé Noël ensemble, et allons fêter la nouvelle année ensemble. Nos familles sont très proches et j’ai hâte qu’il revienne à la compétition pour rejouer avec lui.  Intéressant. Humilité mais en même temps il rêve un peu. Il est là depuis presque 3 ans, il a 24 ans et il se rend compte qu'il fait encore des fautes grossières, en défense, son point fort, et en attaque. Il dit qu'il s'est déjà amélioré en attaque, et qu'il a encore du boulot, ça on l'avait vu . J'ai toujours su mal à croire en lui. Je pense que le projet est d'en faire le remplaçant de Pita le moment venu. Le staff semble croire en lui. Ce qui est clair c'est qu'il est beaucoup moins élégant que Pita, et c'est peu dire...
Ardbeg Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 Enfin, il restera dans nos mémoires comme marqueur sur une passe décisive de Danty.
Gabi Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 Il y a 2 heures, Raphaelle a dit : j’ai la chance de jouer dans le plus grand club du monde Au moins, c'est un grand connaisseur du rugby. Et le traducteur s'est amélioré. 1
delacaravelle Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 il y a 10 minutes, Gabi a dit : Au moins, c'est un grand connaisseur du rugby. Et le traducteur s'est amélioré. ça se voit qu'il n'a pas joué la demi-finale à Dublin le 29 avril dernier surtout...
gegelerugbyman Posté(e) 27 décembre 2023 Posté(e) 27 décembre 2023 Grosse entrevue sur toute la carrière de Guitoune, où il se livre sans filtre et parle des hauts et des bas à Toulouse, ses échanges parfois houleux avec Mola:    9
jauzy19 Posté(e) 28 décembre 2023 Posté(e) 28 décembre 2023 https://www.rugbyrama.fr/2023/12/28/xv-de-france-antoine-dupont-toulouse-nira-pas-au-japon-et-jouera-le-tournoi-2025-11666921.php 7
djip Posté(e) 28 décembre 2023 Posté(e) 28 décembre 2023 11 minutes ago, jauzy19 said: https://www.rugbyrama.fr/2023/12/28/xv-de-france-antoine-dupont-toulouse-nira-pas-au-japon-et-jouera-le-tournoi-2025-11666921.php Prochain épisode : Dupont aurait été sollicité par Elon Musk pour  aller sur mars, on attend sa réponse, mais on sait qu’il a toujours aimé les mars 7
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