Julien81 Posté(e) 26 avril 2024 Posté(e) 26 avril 2024 J espère que Vannes et Provence monteront,sur la saison elles le méritent toutes les 2 et ça ferait de la nouveauté..
GuyNess Posté(e) 26 avril 2024 Posté(e) 26 avril 2024 Moi aussi mais c’est rare que le 13eme du top 14 passe a la trappe le gap est bien trop élevé voir Oyo qui l’an dernier survolait la pro D2 s’est pourtant ramassé en top 14
le zèbre aux courges Posté(e) 27 avril 2024 Posté(e) 27 avril 2024 Il y a 5 heures, GuyNess a dit : Moi aussi mais c’est rare que le 13eme du top 14 passe a la trappe le gap est bien trop élevé Le 13eme est toujours descendu sauf les 2 dernières saisons il me semble 3
Julien81 Posté(e) 27 avril 2024 Posté(e) 27 avril 2024 Il y a 8 heures, GuyNess a dit : Moi aussi mais c’est rare que le 13eme du top 14 passe a la trappe le gap est bien trop élevé voir Oyo qui l’an dernier survolait la pro D2 s’est pourtant ramassé en top 14 Brive,Grenoble, Bayonne sont descendus..seul l.usap à réussi à se maintenir 2 années 2
le zèbre aux courges Posté(e) 27 avril 2024 Posté(e) 27 avril 2024 il y a 44 minutes, Julien81 a dit : Brive,Grenoble, Bayonne sont descendus..seul l.usap à réussi à se maintenir 2 années Brive n'a jamais été 13ème il me semble. Par contre, on est monté une fois face au 13ème.
Julien81 Posté(e) 27 avril 2024 Posté(e) 27 avril 2024 il y a 1 minute, le zèbre aux courges a dit : Brive n'a jamais été 13ème il me semble. Par contre, on est monté une fois face au 13ème. Ah oui pardon c est Grenoble qui avait gagné puis perdu la saison d après..
Bota Posté(e) 8 mai 2024 Posté(e) 8 mai 2024 Il l ont bien choisi lui aussi https://www.rugbyrama.fr/2024/05/08/pro-d2-biarritz-104e-fortune-francaise-droite-conservatrice-chevalier-de-lanti-wokisme-qui-est-pierre-edouard-sterin-lun-des-garants-du-futur-bopb-11938255.php 1 2
Tlsefred31 Posté(e) 8 mai 2024 Posté(e) 8 mai 2024 il y a 11 minutes, Bota a dit : Il l ont bien choisi lui aussi https://www.rugbyrama.fr/2024/05/08/pro-d2-biarritz-104e-fortune-francaise-droite-conservatrice-chevalier-de-lanti-wokisme-qui-est-pierre-edouard-sterin-lun-des-garants-du-futur-bopb-11938255.php Heureusement qu'ils ne font pas le portrait de la famille Baylet 1
Kana Posté(e) 9 mai 2024 Posté(e) 9 mai 2024 (modifié) Vannes produit un jeu sympa à regarder quand même, beaucoup d’équipes en pro d2 d’ailleurs ont un jeu sympa Modifié 9 mai 2024 par Kana
Julien81 Posté(e) 9 mai 2024 Posté(e) 9 mai 2024 J aime bien les arbitres qui donnent pénalité pour chambrage.. 1
Ardbeg Posté(e) 9 mai 2024 Posté(e) 9 mai 2024 Peut-être, mais en fin de 1ère mi-temps il refuse (normalement) un essai des Bretons pour obstruction, mais il ne regarde pas la faute en touche ou le Briviste prend le bras du sauteur (pourtant ils ont regardé la vidéo). 1 1
Novesbreizh Posté(e) 9 mai 2024 Posté(e) 9 mai 2024 Par contre , en secondé période, les Brivistes sont plus forts avec une énorme mêlée …il est très rare de voir le RCV bougé autant dans ce secteur …il y a du travail avant les phases finales…mais Vannes est moins fort depuis le début de l’année… A moins que Spitzer et son staff ne se servent de ces matchs , avec prepa physique en cours pour arriver au top en 1/2 ? ..je l’espère.. 1
Julien81 Posté(e) 9 mai 2024 Posté(e) 9 mai 2024 il y a 14 minutes, Novesbreizh a dit : Par contre , en secondé période, les Brivistes sont plus forts avec une énorme mêlée …il est très rare de voir le RCV bougé autant dans ce secteur …il y a du travail avant les phases finales…mais Vannes est moins fort depuis le début de l’année… A moins que Spitzer et son staff ne se servent de ces matchs , avec prepa physique en cours pour arriver au top en 1/2 ? ..je l’espère.. Vannes déjà qualifié pour les demis et qui a sûrement commencé une préparation en vue de ce match et Brive qui doit absolument gagner pour espérer se qualifier..résultat presque couru d avance.. Et il faut mieux perdre ce soir qu en demi
arno66 Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 Il y a 21 heures, Novesbreizh a dit : Par contre , en secondé période, les Brivistes sont plus forts avec une énorme mêlée …il est très rare de voir le RCV bougé autant dans ce secteur …il y a du travail avant les phases finales…mais Vannes est moins fort depuis le début de l’année… A moins que Spitzer et son staff ne se servent de ces matchs , avec prepa physique en cours pour arriver au top en 1/2 ? ..je l’espère.. Il y a 21 heures, Julien81 a dit : Vannes déjà qualifié pour les demis et qui a sûrement commencé une préparation en vue de ce match et Brive qui doit absolument gagner pour espérer se qualifier..résultat presque couru d avance.. Et il faut mieux perdre ce soir qu en demi Vannes n'a jamais réussi à passer les demi pour le moment ! Je pense (j'espère) qu'ils ont appris du passé et se prépare donc physiquement en conséquence pour être prêt le jour J et J+7
Ardbeg Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 Sue le match Biarritz-Aix, quasi le même essai que le Racing contre nous; les attaquants à moins de 5m de la mêlée. Donxc finalement, ce n'est jamais sifflé. 1
Julien81 Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 Pas trop compris sur Montauban MDM.. Je regarde le score,il y avait 23 à 27,je reviens 10 minutes après ,il y avait 26 à 24..
le zèbre aux courges Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 Le cab n'est pas mort. Il bouge encore un peu. 1
Julien81 Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 C est n importe quoi les changements :le 2 blanc sort puis revient puis ressort puis revient...
Julien81 Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 1 minute, thorvic a dit : Cette clim a Biarritz... Et le public qui siffle tout et n importe quoi.. Roumat au commentaire aussi qui n a pas oublié qu il a joué à Biarritz..
brayaud's Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 Il y a 1 heure, arno66 a dit : Vannes n'a jamais réussi à passer les demi pour le moment ! Je pense (j'espère) qu'ils ont appris du passé et se prépare donc physiquement en conséquence pour être prêt le jour J et J+7 Je pense aussi. La saison est très longue en pro d2. A la fin de la phase régulière, tu en es déjà à 30 matchs ! En top 14, tu en fera 29 au maximum !
thorvic Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 à l’instant, Julien81 a dit : Et le public qui siffle tout et n importe quoi.. Roumat au commentaire aussi qui n a pas oublié qu il a joué à Biarritz.. Oui , nan mais au delà de ça. La dramaturgie est folle. Le BO fait une très bonne seconde mi temps, grappille son retard. Prend le dessus et pousse, le public y croit et est derrière son équipe. On sent une synergie et une furia. Et puis interception, 90m a la course. Une chappe de plomb tombe, un silence de mort... Y compris chez les commentateurs. Impressionnant ! Et je dis pas ça parce que j'ai pris un coup de chaud en tondant la pelouse.
Kana Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 C'est comme si PR avait appuyé sur le bouton pour éteindre la lumière, même sensation 1
thorvic Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 (modifié) il y a 3 minutes, Kana a dit : C'est comme si PR avait appuyé sur le bouton pour éteindre la lumière, même sensation Y'a un monde où Biarritz peut se retrouver 15eme la semaine prochaine... Édit: Yann David me fait de la peine en interview. Les joueurs ont peur. Perso je n'aime pas Gave et Aldige, mais j'ai un peu peur pour le club. Modifié 10 mai 2024 par thorvic
Julien81 Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 12 minutes, thorvic a dit : Y'a un monde où Biarritz peut se retrouver 15eme la semaine prochaine... Édit: Yann David me fait de la peine en interview. Les joueurs ont peur. Perso je n'aime pas Gave et Aldige, mais j'ai un peu peur pour le club. Il faudrait que Montauban gagne à Aurillac et ça j ai du mal à y croire...
le zèbre aux courges Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 13 minutes, thorvic a dit : Y'a un monde où Biarritz peut se retrouver 15eme la semaine prochaine... Édit: Yann David me fait de la peine en interview. Les joueurs ont peur. Perso je n'aime pas Gave et Aldige, mais j'ai un peu peur pour le club. Oui alors ils vont jouer à brive. Qui a la qualification en poche avec une victoire bonifiée. Logiquement le cab va perdre :)
thorvic Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 1 minute, Julien81 a dit : Il faudrait que Montauban gagne à Aurillac et ça j ai du mal à y croire... Dans l'absolu tu as raison. Mais Montauban joue sa survie et Aurillac n'a plus rien a jouer... 1
tire-bouchon Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 17 minutes, thorvic a dit : Y'a un monde où Biarritz peut se retrouver 15eme la semaine prochaine... Édit: Yann David me fait de la peine en interview. Les joueurs ont peur. Perso je n'aime pas Gave et Aldige, mais j'ai un peu peur pour le club. ils ont quitté le navire en piquant le dernier canot de sauvetage !
thorvic Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 1 minute, tire-bouchon a dit : ils ont quitté le navire en piquant le dernier canot de sauvetage ! Oui j'ai suivi ça de loin. Mais cette saison est le fruit de leurs "travail" et a mettre à leur crédit. Quoi qu'on pense d'eux.
Ardbeg Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 16 minutes, thorvic a dit : Oui j'ai suivi ça de loin. Mais cette saison est le fruit de leurs "travail" et a mettre à leur crédit. Quoi qu'on pense d'eux. A leur débit, tu veux dire. 1
thorvic Posté(e) 10 mai 2024 Posté(e) 10 mai 2024 il y a 4 minutes, Ardbeg a dit : A leur débit, tu veux dire. Oui, merci tu m'as compris 1
brayaud's Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Passionnant ce championnat, en tout cas ! Un peu long avec ses 30 journées mais du suspense à tous les étages ! Bravo à Dax, le promu, pour sa qualification ! Hâte de voir les phases finales ! 2
LE CIEL ET BLANC Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Le 09/05/2024 à 21:42, Julien81 a dit : J aime bien les arbitres Ça fait un moment que je n’étais pas venu ici, ça a bien changé non ? 6
Julien81 Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Il y a 12 heures, thorvic a dit : Dans l'absolu tu as raison. Mais Montauban joue sa survie et Aurillac n'a plus rien a jouer... Aurillac ne lâche jamais rien même si ça compte pour du beurre
brayaud's Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 il y a 49 minutes, LE CIEL ET BLANC a dit : Ça fait un moment que je n’étais pas venu ici, ça a bien changé non ? Qui aime bien châtie bien 😁
Ardbeg Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Il y a 1 heure, LE CIEL ET BLANC a dit : Ça fait un moment que je n’étais pas venu ici, ça a bien changé non ? C'est pas honnête de tronquer les citations. 1
blacksad Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Il y a 2 heures, Julien81 a dit : Aurillac ne lâche jamais rien même si ça compte pour du beurre la preuve ils sont venus gagner chez nous à Valence hier alors qu’on était à 12v / 2D avant
rebop75 Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 (modifié) Pour la sixième place Si brive gagne avec le Bo contre le Bo (sic) c´est réglé. Par contre possible égalité à trois ou à deux. Avec Mont de marsan 4 Nevers 4 (+1) Brive 6 Mont de Marsan 2 (+7) Nevers 9 Brive 1 (+21) Modifié 11 mai 2024 par rebop75
LE CIEL ET BLANC Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 Il y a 5 heures, Ardbeg a dit : C'est pas honnête de tronquer les citations. Comment tu sais ? Tu es trop fort !
Tlsefred31 Posté(e) 11 mai 2024 Posté(e) 11 mai 2024 https://www.ladepeche.fr/2024/05/10/dossier-sapiac-le-dernier-soir-de-la-cuvette-mythique-piste-et-tribune-honneur-rasees-les-details-du-nouveau-projet-11940630.php 1
Sancho Posté(e) 14 mai 2024 Posté(e) 14 mai 2024 Pro D2 - Exclusif. "Je n’aime pas faire la guerre" : Jean-Baptiste Aldigé se confie dans Midol Mag Fin avril, Jean-Baptiste Aldigé a quitté la présidence du BOPB, un club qu’il a dirigé pendant six saisons en bousculant les codes et en se créant plus d’adversaires qu’il n’en fallait. Pour nous, le volubile "Jibé" remonte le cours du temps. Il évoque ses escarmouches avec les politiques du territoire, la rivalité avec l’Aviron bayonnais et son président Philippe Tayeb, l’extase de l’"access match" qui opposa le BO et Bayonne (2021) ou son indéfectible amitié avec son "business angel", Louis-Vincent Gave… Comment avez-vous vécu la fin de votre aventure au Biarritz Olympique ? De façon très sereine. La vie est faite d’étapes. Je savais, en arrivant ici il y a six ans, qu’il y aurait un jour une fin. Y a-t-il néanmoins une part de tristesse ? Tout ça n’est pas sentimental… Tout ça, j’ai aimé le faire mais la présidence du BOPB fut avant tout pour moi une aventure professionnelle. Vous avez tout de même vécu six ans dans une région merveilleuse. Il vous sera difficile de retrouver un jour un cadre de vie similaire… Je ne fais pas ce métier pour admirer des paysages. Il pleuvait au Pays basque avant que je n’y arrive et il y pleuvra encore, lorsque je l’aurai quitté. […] Ces six dernières années, chaque fois que je faisais passer des entretiens préalables à des recrutements, j’éliminais d’ailleurs toute candidature qui commençait par : "J’adore cette région, c’est magnifique". Le rugby pro, ce ne sont pas des vacances en bord de mer. Le rugby, c’est un art difficile ; c’est du combat, des sacrifices, du fighting spirit. Biarritz c’est la Madeleine de Proust de beaucoup, une marque déposée du rugby pro. Reportage photo Icon Sport et Pablo Ordas. Comment expliquez-vous que le dernier épisode de la vente du BOPB ait fait un tel tapage médiatique ? Dans les faits, Biarritz était alors le modeste treizième du Pro D2… Le rugby pro a décollé dans les années 2000. En tant que produit, il a commencé à être consommé à cette époque-là et les premiers clubs à avoir gagné des titres sont ceux ayant alors conquis l’imaginaire collectif : je cite donc le BOPB, l’Usap, Toulouse et le Stade français. Les quatre grosses marques du rugby pro, elles sont là. Canal + (le diffuseur du Top 14 et du Pro D2, NDLR) le sait : ses audiences actuelles prouvent encore l’attrait qu’ont les gens pour ces clubs-là. En clair ? Il y a des supporters du BOPB dans toute la France. Ce club, c’est la Madeleine de Proust de beaucoup, une marque déposée du rugby pro. Et puis, je vois une autre raison à l’intérêt porté à ce dossier : six ans durant, il y a eu beaucoup de battage médiatique autour de notre projet. Il s’est globalement passé plein de choses, à Biarritz : on a récupéré un club en mort clinique et on l’a réintégré à l’élite, avant de la quitter l’an passé. L’histoire bouge et intéresse, en somme. Remontons le cours du temps : comment êtes-vous arrivé au BOPB ? À l’époque, j’avais ma vie à Honk Kong. J’étais joueur de rugby (au poste d’arrière, NDLR) et je pensais même pouvoir disputer, sous la bannière hongkongaise, les qualifications pour le Mondial japonais (en 2019, NDLR). Alors ? L’été 2016, je suis parti en vacances à Nice, avec mon ami Brice Dulin. Mais à la suite de l’attentat (14 juillet 2016, NDLR), on a dû quitter la ville en voiture pour rejoindre, un jour plus tard, Vieux-Boucau (Landes, NDLR). […] On a passé quelques jours là-bas et j’y ai rencontré celle qui est aujourd’hui devenue mon épouse. Dans la foulée et pour ne pas perdre le lien avec elle, j’ai fait plusieurs allers-retours entre l’Asie et la France. Jusqu’à ce que je reçoive, un jour de 2017, un coup de fil… De qui ? Benjamin Gufflet (aujourd’hui président de l’US Dax, NDLR), qui était alors actionnaire au BOPB. Il était à la recherche d’associés et nous a contactés. Avec Louis-Vincent Gave, nous n’étions pas intéressés. Au téléphone, la discussion a néanmoins continué et j’ai alors accepté d’acheter la régie publicitaire du club, contre 1,5 million d’euros. Mais celle-ci n’était en réalité pas disponible et les choses ont traîné, traîné… L’Aviron bayonnais a su se doter d’un stade propre au Top 14, avec plus de 3 000 mètres carrés d’espace dédiés aux hospitalités. Les Bayonnais ont mis en place une économie réelle, sans mécène derrière Que s’est-il passé, ensuite ? Quelques mois après le versement de la somme, la régie n’était toujours pas entre nos mains et de façon plus générale, le club se trouvait en grandes difficultés financières. La DNACG (le gendarme financier du rugby français, NDLR) a par la suite décidé de rétrograder le BOPB, pour raisons économiques et là, les historiques (Nicolas Brusque, Serge Blanco…) se sont tournés vers nous pour nous demander de sauver le BO. Louis-Vincent Gave a aussitôt dit oui et on s’est retrouvé à gérer non pas une régie publicitaire mais un club de rugby dans son entièreté. Poursuivez. Louis-Vincent a alors été très clair et nous a dit : "On se donne trois ans pour que le BOPB trouve un modèle économique et ne dépende plus du bon vouloir d’un mécène". On était en juin 2018. L’aventure biarrote commençait. Jean-Baptiste Aldigé au milieu des supporters biarrots en 2018. Reportage photo Icon Sport et Pablo Ordas. - Manuel Blondeau Et à vos yeux, ledit "modèle économique" reposait avant tout sur la réfection d’Aguilera… Oui. 70 % des revenus d’un club de rugby sont issus du jour de match et, en ce sens, Biarritz avait besoin d’un stade en adéquation avec le rugby pro. […] Aujourd’hui, Aguilera, ce sont 550 places en hospitalités. L’année où on est monté en Top 14, ces 550 places se sont évidemment vendues en une semaine : nous étions donc irrémédiablement bloqués sur un budget de 12 millions d’euros, inadéquat à l’élite. […] À l’instant où je pars, je constate d’ailleurs que l’Aviron bayonnais, lui, a su se doter d’un stade propre au Top 14, avec plus de 3 000 mètres carrés d’espace dédiés aux hospitalités. Les Bayonnais ont mis en place une économie réelle, sans mécène derrière. Finalement, Louis-Vincent Gave (propriétaire du fonds d’investissement Gavekall) a très vite accepté d’acheter le club, en 2018. Il est un homme méconnu : quel est son rapport au rugby ? Il a joué au rugby et le pratique d’ailleurs toujours, au Canada. Il aime ça, voilà tout. Il l’aime même à tel point qu’au jour où une agence de voyages lui a proposé un package VIP pour la Coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande, il leur a répondu : "Le rugby, ce sont des bières et des copains. Pas un voyage en business class, du strass et des paillettes." Vous vous êtes rencontrés à Hong Kong, tous les deux… Oui. Je suis parti là-bas en 2010, après avoir terminé mes études en France. Mon rêve avait toujours été de faire du marketing sportif et l’Asie est une zone dynamique. L’Asie, c’est le rêve américain d’il y a cinquante ans. Je suis donc parti à l’aventure à Hong Kong et, pour me faire un réseau, j’ai signé dans un club de rugby, le Valley RFC. J’étais semi-pro, là-bas. Alors ? Peu de temps après y avoir débarqué, je reçois un soir l’appel de Laurent Suspène, qui était alors le patron de Total en Asie. Il m’explique au téléphone être le président du secteur amateur de Valley RFC, avoir une école de rugby de mille gamins et chercher un coach. J’ai donc commencé comme ça, avec les moins de 11 ans du club. Parmi eux, il y avait les enfants de Louis-Vincent Gave. On est devenus potes et de fil en aiguille, il m’a proposé de réorganiser toute la partie commerciale du Valley RFC. Louis-Vincent Gave est devenu mon "business angel". Il m’a mis le pied à l’étrier. Quel était le modèle de ce club, le Valley RFC ? On voulait former des hommes. On voulait aussi que nos joueurs soient tous entraîneurs à l’école de rugby, le dimanche matin. En clair, les mecs partaient sur une période de vingt-quatre mois au cours de laquelle on les aidait à trouver un logement à Hong Kong, à se faire un réseau et mettre un pied dans le marché du travail tout en jouant au rugby. Vous avez des exemples ? Oui. Dave Vainqueur (ancien ailier de Béziers, Agen ou Paris, NDLR) est venu s’installer à Hong Kong en 2012, a embrassé notre projet et, aujourd’hui, son entreprise de cours de zumba (un programme de danse, NDLR) cartonne dans toute l’Asie. Revenons à Louis-Vincent Gave : il ne vous a jamais lâché au fil de cette aventure de six ans, à Biarritz. Pourquoi ? Ce n’est pas moi qui ai l’argent mais avec Louis et Matthew (Clarkin, ancien manager du BOPB, NDLR), on est potes. On ne fait qu’un. On ne s’est pas lancé dans cette aventure au BO pour gagner de l’argent puisqu’on ne peut qu’en perdre, dans le rugby pro… Shaun Hegarty (l’un des repreneurs du BOPB, NDLR) fait d’ailleurs aujourd’hui la même chose que nous : il se lance dans une œuvre, entouré de ses copains. Et pour terminer sur Louis-Vincent Gave, alors ? Il a, ces dernières années, donné beaucoup d’argent au BO (3 millions d’euros par saison depuis 2018, NDLR) : il était donc le maillon central de notre bande de copains mais nous amenions tous quelque chose au projet. Tous. Jean-Baptiste Aldigé en tribunes avec la maire de Biarritz Maider Arosteguy. "Quand vous êtes élu à la tête d’une mairie, vous devez avant tout appréhender le bien commun." Reportage photo Icon Sport et Pablo Ordas. - Scoop Dyga Ces six dernières années, vous a-t-on fait ressentir le fait de ne pas être Basque ? Moi, je sais qui je suis et où je suis né. Je ne suis pas comme ces mecs que j’ai croisés et qui rêvent qu’on leur dise un jour : "Toi, t’es un vrai Basque". Je m’en fous complètement. En revanche, ce qui m’embêtait, c’est lorsqu’on me disait que parce que je n’étais pas d’ici, le modèle économique que je proposais n’était pas viable. (il marque une pause, reprend) Pourtant, lorsqu’il avait fallu sauver le club de la mort cérébrale en 2018, ils étaient bien contents de nous trouver… Vous n’avez jamais ménagé les politiques de la région. En ce sens, ne pensez-vous pas avoir une part de responsabilité dans l’échec du projet Aguilera ? Bien entendu. Mais quand vous êtes élu à la tête d’une mairie, vous devez avant tout appréhender le bien commun. Et pour le satisfaire, peu importe que le président du club concerné se nomme Aldigé, X ou Y. Dès lors ? Quand vous voulez abattre votre chien, vous dîtes qu’il a la rage. Et en tirant sur le messager, moi en l’occurrence, on faisait disparaître mon message, mes idées pour le BO, mon modèle économique… En étant plus diplomate, peut-être… (il coupe) L’histoire du stade à Biarritz ne date pas d’Aldigé. C’est un serpent de mer long de vingt ans ; il existait sous Didier Borotra, puis sous Michel Veunac, puis sous Maïder Arosteguy (les maires successifs de la ville, NDLR). Je ne suis ici qu’un prétexte qui leur permet en fait de s’acheter six ans de paix et, par ricochets, de laisser le temps à l’Aviron bayonnais de prendre la place. […] Tous les clubs d’Aquitaine ont refait leur stade : Pau, Bayonne, Agen… Tous ! L’an passé, quand j’ai failli rejoindre le SUALG, le maire d’Agen (Jean Dionis) se contrefoutait de qui était Aldigé. Il voulait juste que son club soit viable. […] Qu’aurait-il fallu faire, à Biarritz ? Mettre des ronds chaque année en attendant, qu’un jour, le miracle se produise et qu’on nous dise enfin oui ? Jean-Baptiste Aldigé laissera une trace de son passage à Biarritz. Mais… (il coupe une nouvelle fois) Avant de céder Biarritz pour un euro, on a proposé quinze millions d’euros à la mairie de Saint-Sébastien pour refaire un stade, là-bas. Je crois pourtant que même si on en avait proposé dix fois plus, on nous aurait dit non. Qu’en déduisez-vous ? Moi, je crois juste qu’aujourd’hui, ce territoire et les gens qui le gèrent ont décidé que le rugby professionnel, c’était à Bayonne et pas ailleurs. Vous aimez le conflit, néanmoins… Non ! Ça, c’est votre avis et il est faux ! Vous, journalistes, avez poussé et entretenu un personnage parce qu’il faisait du clic et faisait vendre du papier. Moi, je n’aspire pourtant qu’à faire mon travail tranquillement. Je suis d’ailleurs persuadé que vous n’évoquerez même pas mon modèle économique, dans votre article. Parce que ce qui marche, c’est le sang et le cul, n’est-ce pas ? Vous caricaturez, comme souvent… À peine. Et pour répondre à votre question : non, je n’aime pas faire la guerre. Vous remarquerez à ce titre que les gens que j’ai nommés en 2018 sont toujours au club, six ans plus tard. C’est donc moi, le méchant ? C’est donc ça, chercher le conflit à tout prix ? N’y a-t-il pas néanmoins, chez vous, la frustration de n’avoir jamais été rugbyman professionnel ? Non, pas du tout. Si j’avais voulu devenir rugbyman professionnel, je serais resté au centre de formation d’Agen et je n’aurais pas lâché l’affaire. Mais le deal que j’avais passé avec mon père n’était pas celui-là. Il voulait que je mette avant tout mon énergie dans les études. […] À présent, quand je regarde ma vie, je me dis que je m’en suis bien sorti. Il y a plein de gonzes de ma génération qui, aujourd’hui, ne savent pas quoi faire et, pour vivre, vont raconter des salades dans les médias. Chez moi, le rugby a été un passeport pour le monde : il m’a fait voyager et rencontrer Louis-Vincent Gave, l’homme qui m’a lancé. J’ai choisi mon chemin et celui-ci me plaît. L'access match ce fut une magnifique page de sport. La victoire du BOPB ce jour-là, c'est l'équivalent de Quevilly qui dispute la finale de la Coupe de France, ni plus du moins. In fine, l’acmé de votre aventure biarrote restera-t-elle l’histoire de l’"access match" face à l’Aviron bayonnais, il y a presque trois ans (12 juin 2021) ? Des émotions, il y en a eu d’autres. Des négatives, aussi. Avant de pleurer de joie, on a surtout eu la douleur de perdre Pierre Bousquet (ancien directeur général du club, NDLR) et Audrey Belain (directrice administrative, NDLR). Je profite d’ailleurs d’avoir encore la parole quelque temps pour leur rendre hommage. Et pour revenir à notre question, alors ? À notre arrivée au club, on a monté en deux ans un projet nous ayant permis de hisser le club en Top 14 tout en étant la huitième masse salariale de la deuxième division. L’access match, ce fut une magnifique page de sport. La victoire du BOPB ce jour-là, c’est l’équivalent de Quevilly (club normand de football, NDLR) qui dispute la finale de la Coupe de France, ni plus ni moins. Qu’avait-elle de si spécial, cette saison ? Elle a commencé en plein été, dans les montagnes des Pyrénées. Les mecs pensaient alors y faire un peu de rafting et du canyoning, comme souvent dans ce genre de stages. Mais ce jour-là, le bus nous a laissés à Gavarnie et il est parti. Et ? On a fait Gavarnie – Saint-Lary à pieds : quatre jours de marche ; quatre cirques. À la fin, tout le monde était mort. Matthew Clarkin m’en voulait d’ailleurs beaucoup : on avait cassé tous les gros, qui souffraient de diverses inflammations musculaires. […] Le soir, on buvait des bières et on chantait dans les refuges. Cette année-là, on a mis en place la camaraderie d’un club amateur dans un système professionnel. C’était génial. Jean-Baptiste Aldigé aux côtés de John Isaac et Matthew Clarkin en 2018. Reportage photo Icon Sport et Pablo Ordas. - Manuel Blondeau Sympa, comme anecdote. Notre victoire face à Bayonne est un exploit sportif incroyable (6-6 après prolongations, le BO remporte l’access match lors des tirs au but 6 à 5). Je me souviens que malgré tout, au coup de sifflet final, un supporter biarrot s’est approché de moi et m’a dit : "Aldigé, il va falloir mettre des ronds et recruter, maintenant !" (il soupire) Vous vous rendez compte ? Le coup de sifflet final venait d’être donné… Steffon Armitage venait à peine de taper son tir au but… En entendant ce type, pas agressif au demeurant, je me suis dit : "Ouaou… Quoi qu’on fasse, le poids du passé les empêchera toujours d’être totalement heureux…" Bayonne et Biarritz ont respectivement besoin de huit à dix millions d'euros d'hospitalités par saison Vous aviez 33 ans lorsque vous êtes devenu président du BOPB. Comment la grande famille du rugby vous a-t-elle accueilli ? Elle n’existe pas, la grande famille du rugby. Il y a juste des gonzes qui essaient de faire du rugby un gagne-pain : managers, joueurs, journalistes et consultants… Il n’empêche : les présidents de clubs m’ont fort bien traité à mon arrivée et je garderai, je crois, quelques bons amis de ces six années : Yann Roubert (Lyon), Didier Lacroix (Toulouse), Frédéric Calamel (Carcassonne), Laurent Marti (Bordeaux), Christian Millette (Aurillac) en font tous partie… Vos relations avec Philippe Tayeb, le président bayonnais, étaient en revanche plutôt froides… Lorsque nous avons, à Biarritz, commencé à parler d’un nouveau stade à Aguilera, les Bayonnais se sont un peu tendus. On devenait menaçants, sportivement. […] Un jour, en marge d’une demi-finale de Top 14 à Bordeaux (2019), Monsieur Tayeb avait est venu se frotter à moi. Il n’y a pas eu grand-chose : un coup de vent et il s’est envolé, je crois. (Rires) Mais ça n’est jamais allé plus loin que ça, entre nous. Jean-Baptiste Aldigé ici sur la plage du Port-Vieux à Biarritz, était président du directoire du BO depuis le 17 juillet 2018. Reportage photo Icon Sport et Pablo Ordas. La zone de chalandises du Pays basque est très restreinte. Y a-t-il là-bas de la place pour deux clubs professionnels en Top 14 ? Non. À moins que l’un d’entre eux n’ait été un jour basé à Saint-Sébastien… […] Aujourd’hui, Bayonne et Biarritz ont respectivement besoin de huit à dix millions d’euros d’hospitalités par saison. Or, il n’y a pas, actuellement, un potentiel de vingt millions d’euros d’hospitalités au Pays basque. Quid de vos relations avec Serge Blanco ? On vous dit en froid, tous les deux… Il n’y a rien de personnel. Serge est récemment devenu président de l’association du Biarritz Olympique et derrière, on (la SASP, NDLR) a bouché le trou laissé dans le secteur amateur par les gens l’ayant précédé à ce poste. Puis, lorsque nous lui avons annoncé en février vouloir quitter le club, il a préféré choisir sa voie à lui. Depuis, nos relations sont nulles. C’est dommage… Pourquoi ? J’ai l’impression qu’au rugby, les gens ayant de l’argent ne sont là que pour faire des chèques et fermer leur gueule… Pour faire perdurer ce club et ne décourager aucun investisseur potentiel, nous venons pourtant cédé pour l’euro symbolique. Et c’est moi, le méchant ? À titre personnel, comment envisagez-vous le futur ? Je n’ai plus de travail mais j’ai une famille. Jusqu’en juin, nous serons sur la Côte basque et après, on verra. Vais-je rester dans le rugby ? Je n’en sais rien… Mais pour tout vous dire, mon téléphone a déjà pas mal sonné 2
brayaud's Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 Les pronostics de rugbyrama pour cette palpitante dernière journée de pro d2 ! Bien malin qui pourra deviner les affiches des barrages ! https://www.rugbyrama.fr/2024/05/16/pro-d2-biarritz-sauve-brive-qualifie-les-pronos-de-la-30e-et-derniere-journee-11952375.php
Julien81 Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 il y a 17 minutes, brayaud's a dit : Les pronostics de rugbyrama pour cette palpitante dernière journée de pro d2 ! Bien malin qui pourra deviner les affiches des barrages ! https://www.rugbyrama.fr/2024/05/16/pro-d2-biarritz-sauve-brive-qualifie-les-pronos-de-la-30e-et-derniere-journee-11952375.php Grenoble-Brive, Beziers-Dax pour moi..
Lolo3103 Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 Je vois Dax faire un coup à Nevers ce soir et Brive l'emporter contre Biarritz.
strangler Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 La der (au moins à domicile) pour notre Hirèche. Pas le joueur le plus talentueux, mais un ciment précieux et un des plus grands capitaines de notre histoire ! 9
smiticks Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 il y a 1 minute, Julien81 a dit : La manchette de David.. il ne changera pas celui là ....
smiticks Posté(e) 17 mai 2024 Posté(e) 17 mai 2024 il y a 2 minutes, strangler a dit : Il est sérieux ? hélas oui
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