Raphaelle Posté(e) 12 octobre 2025 Posté(e) 12 octobre 2025 Midol Top 14 – "J’enchaîne avec Toulouse mais l’équipe de France, c’est un autre débat" : Rodrigue Neti revient sur ses bonnes performances Vincent Bissonnet Publié le 12/10/2025 à 07:01 Rodrigue Neti sera encore en première ligne du choc au sommet face à Bordeaux-Bègles, ce dimanche. Sur la lancée de sa bonne fin de saison passée, le pilier gauche de 30 ans fait aujourd’hui partie des cadres de la maison toulousaine. Sans pour autant avoir retrouvé les Bleus… Parmi les rares constantes du Stade toulousain cette saison, il y a cette statistique qui ne veut pas dire grand-chose après cinq journées mais qui n’en reste pas moins symbolique : à chaque fois que Rodrigue Neti a commencé une rencontre, les champions de France se sont imposés. C’était le cas à Clermont, contre Perpignan et face à Castres. Le pilier gauche reste sur la lancée de sa fin de saison dernière qui l’avait vu s’affirmer comme le premier choix au poste. Ses dix-huit titularisations sur l’exercice – la dernière, en finale de Top 14 – constituent une nouvelle marque référence, à titre personnel. À 30 ans, Rodrige Neti figure parmi les cadres – discrets et méconnus, certes – de la maison rouge et noire. Et se pose donc, de facto, en candidat crédible au XV de France sur le papier. Si son nom ne revient que rarement dans les discussions, cette valeur sûre du poste, rompue au haut niveau, n’a pas pour autant tiré un trait sur la sélection : "Bien sûr que les Bleus restent un objectif, a réagi ce vendredi l’intéressé lorsque la question lui a été posée. Avec Toulouse, je joue, j’enchaîne. Tant mieux pour moi. Après, l’équipe de France, c’est un autre débat. Ça dépend avant tout de mes performances en club mais aussi de la manière dont on gère la concurrence. Il faut déjà réussir sur ce point pour espérer être appelé. Quoi qu’il en soit, ma priorité, c’est Toulouse. On verra pour la suite…" Ses deux seules sélections remontent à 2020 lors d’une Autumn Nations Cup qui avait donné lieu à une revue d’effectif. Si je commence à me reposer sur mes acquis… Entre un Cyril Baille déterminé à retrouver son meilleur niveau après avoir soigné ses pépins physiques et un Benjamin Bertrand qui pousse fort derrière, le natif de Nouméa est déjà soumis à une forte concurrence en club. Cette émulation, qui aurait pu être un frein à son épanouissement, est clairement devenue un de ses moteurs : "Bien sûr que c’est une bonne chose. C’est ce qui fait que je reste en éveil. Aujourd’hui, j’arrive à enchaîner mais je sais que si je commence à me reposer sur mes acquis, ce ne sera pas bon. Il faut toujours essayer d’aller chercher le plus loin possible parce que ça peut aller vite dans l’autre sens." Nous avons bloqué l’affichage de ce contenu pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Consulter », vous acceptez le dépôt de cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en vous rendant sur cette page. L’homme aux 198 apparitions en rouge et noir aura une nouvelle occasion de montrer sa valeur ce dimanche dans l’affiche de la 6e journée qui opposera le champion de France à son dauphin. Un choc dans lequel il compte montrer la voie par les actes plus que par la parole, comme à son habitude : "On a tous un rôle à jouer et quelque chose à apporter de par nos qualités individuelles. Il faut que tout ça rejaillisse sur le collectif. J’espère qu’on sait où on veut aller maintenant. C’est un gros combat qui nous attend face à une équipe bordelaise qui va venir pour faire un résultat. À nous d’être prêts pour les recevoir." 1 6
Raphaelle Posté(e) 12 octobre 2025 Posté(e) 12 octobre 2025 Annoncé par Bayle : le doc sur Ramos diffusé le 8 novembre avant Fr Af Sud, sur Canal bien sur 1 3
sass40 Posté(e) 13 octobre 2025 Posté(e) 13 octobre 2025 Et à la fin du match de hier l interviewer qui avait Capuozzo au micro à glissé qu il devrait être heureux d'avoir un deuxième italien la saison prochaine au clubs... Capuozzo à souri mais n a pas voulu en rajouter. 1
Julien81 Posté(e) 13 octobre 2025 Posté(e) 13 octobre 2025 Top 14 – "Je ne suis pas prêt à retourner en sélection" : la franchise rare de Georges-Henri Colombe (Toulouse) à propos du XV de France - rugbyrama.fr 2
Kana Posté(e) 13 octobre 2025 Posté(e) 13 octobre 2025 Aldé, sa fdc c’est en juin 2026 ? Si oui est ce que ça discute avec le staff pour une prolongation ? @Lord_Kraken si tu nous lis
C’est un message populaire. Lord_Kraken Posté(e) 13 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 13 octobre 2025 il y a 23 minutes, Kana a dit : Aldé, sa fdc c’est en juin 2026 ? Si oui est ce que ça discute avec le staff pour une prolongation ? @Lord_Kraken si tu nous lis Prolongé jusqu'en 2027 18 1
sass40 Posté(e) 14 octobre 2025 Posté(e) 14 octobre 2025 Il y a 10 heures, Lord_Kraken a dit : Prolongé jusqu'en 2027 Dimanche soir l interviewer de Canal à laissé entendre à Capuozzo qu il ne serait plus seul italien dans l effectif du ST bientôt... On pense tous à la même venue: Canal bluffe ou c est fait?
CaPuChO65 Posté(e) 14 octobre 2025 Posté(e) 14 octobre 2025 il y a une heure, sass40 a dit : Dimanche soir l interviewer de Canal à laissé entendre à Capuozzo qu il ne serait plus seul italien dans l effectif du ST bientôt... On pense tous à la même venue: Canal bluffe ou c est fait? D'après le midol, le joueur a donné sa préférence au Stade, il a refusé la proposition du èrecété. Maintenant avec la comm du club, on aura l'officialisation début août 😅 1
C’est un message populaire. Bota Posté(e) 15 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 15 octobre 2025 rugbyrama.fr Top 14 - Teddy Thomas (Toulouse), la grâce contrariée : l'ailier de 32 ans peut-il enfin s'épanouir au Stade t Marc Duzan 7–9 minutes À 32 ans, Teddy Thomas s’offre un dernier défi à Toulouse. Génie fulgurant mais insaisissable, adulé trop tôt, incompris souvent, l’attaquant tricolore incarne autant la grâce que la frustration. Entre éclats mémorables et promesses inabouties, il cherche donc encore à écrire la fin qu’on attend de lui. Teddy Thomas a posé ses valises à Toulouse. Trente-deux ans. L’âge où, d’ordinaire, un ailier glisse doucement vers son déclin. Mais chez lui, la promesse initiale refuse de mourir. Après La Rochelle, on le croyait rincé, désenchanté, condamné à l’éphémère. Le voilà pourtant reparti pour une ultime ivresse, au cœur d’un club qui, peut-être, lui correspond enfin : le Stade toulousain, royaume du jeu ouvert, de l’imagination libre, du talent célébré. Car Teddy, c’est l’histoire d’un joueur que l’on a trop aimé trop tôt, mais sans jamais l’avoir vraiment compris : dix ans de Top 14 sans le moindre titre ; vingt-huit sélections en Bleu, quand son génie en valait probablement le double… Avec lui la clé, nous ne l’avons jamais trouvée En 2014, le Racing l’avait accueilli comme un messie. Le gamin portait des dreadlocks et, à ses débuts à Biarritz quelques mois plus tôt, enchaînait déjà les doublés. Serge Blanco, figure tutélaire du rugby basque, avait glissé à Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing : "Si tu trouves la clé, tu en feras le meilleur joueur du monde." Huit ans plus tard, le même Lorenzetti dut admettre son impuissance : "Cette clé, nous ne l’avons jamais trouvée. Et sincèrement, c’est autant notre faute que la sienne." Laurent Labit, son entraîneur de l’époque, garde en mémoire cette arrivée en grande pompe : "Comme d’autres clubs, nous l’avions identifié comme un joueur capable de marquer des essais que personne d’autre au monde ne pouvait marquer. Le jour où il a signé, Serge Blanco nous l’a confié en disant : "Je me retrouve un peu en lui. Prenez-en soin." C’est ce qu’on a tenté de faire." Et Labit de préciser : "Teddy, c’est un garçon intelligent, sensible, différent. On lui a longtemps collé l’étiquette de dilettante, mais c’est faux. Il n’est ni bringueur, ni indiscipliné. S’il a souvent été blessé, c’est parce que son corps de sprinteur exige une énergie folle et finit parfois par céder. En clair, l’accumulation des matchs finissait tôt ou tard par le fragiliser." Avant de conclure, presque enthousiaste : "À Toulouse, la rotation et la concurrence au poste lui permettront de respirer. Quand on voit cette ligne d’attaque et quand on sait ce que Teddy peut offrir, l’ensemble fera un jour de très gros dégâts." Pour l’instant, Thomas a connu deux feuilles de match avec le Stade : une première titularisation face à Montpellier où, pas plus mauvais qu’un autre de ses coéquipiers ce soir-là, il a sombré avec le navire (44-14) ; puis une entrée en jeu dimanche soir, face à Bordeaux, où après avoir laissé échapper un ballon d’essai, il en a offert un autre à Mathis Lebel, au terme d’un exploit dont "TT" a le secret. Contre l'UBB, Teddy Thomas a montré ses qualités offensives. Icon Sport - FEP À l’Arena de Nanterre, entouré de Finn Russell, Virimi Vakatawa, Juan Imhoff ou Gaël Fickou, Teddy Thomas semblait ainsi capable de tout : enivrer les défenses du Top 14, électriser les tribunes puis soudain, basculer dans l’impensable en chambrant par exemple Santiago Cordero, son vis-à-vis bordelais, d’un geste provocateur et dégainé dix mètres avant l’en-but. Le goût du spectacle… Ou celui du scandale. Dans un rugby qui adore l’humilité codifiée et regarde en biais ceux qui s’affranchissent de la meute, lui jouait parfois avec l’arrogance des dribbleurs de banlieue. Cela agaçait. Cela fascinait. Cela pouvait coûter cher, aussi. Maxime Machenaud, son ancien coéquipier devenu son ami intime, raconte : "Avec Teddy, on était chien et chat au départ. Lui, bourré de talent et d’une nonchalance extrême. Moi, moins doué mais travailleur acharné. C’est finalement en dehors du terrain qu’on a bâti notre amitié." À ce sujet, Machenaud n’oubliera jamais ce jour du printemps 2018 : "Cet après-midi-là, on affrontait le Munster en demi-finale de Champions Cup, à Bordeaux. Il savait que je traversais une période compliquée de ma vie, que mon papa était très malade et que toute ma famille était en tribunes. Alors, dans l’en-but et sans que je m’attende à recevoir le ballon, il m’a offert un essai qu’il aurait pu marquer seul. C’est tellement rare, ce genre de geste, chez un ailier. Je m’en souviendrai toute ma vie. C’était tout Teddy, quoi…" Une partition trop souvent sinusoïdale Après Paris, il lui fallut renaître. La Rochelle lui tendit la main. Ronan O’Gara, qui l’incendiait autrefois depuis le banc de touche du vieux Colombes – "Fuck, Teddy, monte !" - le relança en le déplaçant au centre. Là, Thomas brilla par éclairs, disparaissant le samedi suivant, globalement fidèle à sa partition. Interrogé récemment, le torrentueux O’Gara n’a rien voulu nous dire, au sujet du divorce : "Teddy est un joueur du Stade toulousain et je ne m’occupe que des affaires rochelaises, désolé." Le silence, parfois, vaut tous les diagnostics. Durant trois saisons, Teddy Thomas a parfois illuminé Deflandre de son talent, mais n'a jamais vraiment réussi à s'imposer. Icon Sport - Anthony Dibon Mais chez Teddy Thomas, l’histoire intime ajoute quoi qu’il en soit une profondeur à chaque geste. Il nous avait ainsi raconté, un jour : "Après des vacances à Saint-Jean-de-Luz, mes grands-parents et ma mère ont eu un coup de foudre pour la région. Ils ont quitté la banlieue parisienne et ne sont plus jamais repartis du Pays Basque." C’est là, en Euskadi, qu’il a grandi, fils unique de Carole Thomas. Son père, lui, s’était effacé avant sa naissance. Ancien footballeur passé par Saint-Étienne et Marseille, Mamadou Bakary Keita n’a laissé pour héritage qu’un nom. "Mon père m’a abandonné peu avant ma naissance. Je ne l’ai jamais connu", confie Teddy. Pas de colère, pas de rancune. Juste cette phrase : "Je ne veux pas le juger. J’ignore les circonstances, je ne connais pas sa vie." Teddy Thomas a débuté sa carrière professionnelle à Biarritz. Isabelle Picarel / Icon Sport Sur la côte basque, sa maman et ses grands-parents, Jacques et Geneviève, furent alors son principal ancrage : école, surf, rugby, tout passait par eux. Mais de ce vide paternel naquit sans doute une carrière discontinue, faite d’éclats et de silences. Lui ne s’en plaint pas. Pour autant, il avait un jour lâché ce vœu, en interview : "Quand j’arrêterai, je ne veux pas qu’on dise : "Ouais, Teddy Thomas, c’était pas mal… Il avait de bons appuis et a fait deux ou trois bonnes saisons." Je veux qu’on garde de moi un souvenir plus fort." C’est peut-être cela, le malentendu, la tragédie et le charme. De « TT », on n’attendait pas seulement qu’il marque des essais ; on attendait qu’il soit le meilleur du monde. Et parce que cela n’est pas arrivé, on lui reproche parfois ce qui, chez d’autres, aurait suffi à bâtir une carrière exemplaire… 15
marto Posté(e) 15 octobre 2025 Posté(e) 15 octobre 2025 il y a 26 minutes, Bota a dit : rugbyrama.fr Top 14 - Teddy Thomas (Toulouse), la grâce contrariée : l'ailier de 32 ans peut-il enfin s'épanouir au Stade t Marc Duzan 7–9 minutes À 32 ans, Teddy Thomas s’offre un dernier défi à Toulouse. Génie fulgurant mais insaisissable, adulé trop tôt, incompris souvent, l’attaquant tricolore incarne autant la grâce que la frustration. Entre éclats mémorables et promesses inabouties, il cherche donc encore à écrire la fin qu’on attend de lui. Teddy Thomas a posé ses valises à Toulouse. Trente-deux ans. L’âge où, d’ordinaire, un ailier glisse doucement vers son déclin. Mais chez lui, la promesse initiale refuse de mourir. Après La Rochelle, on le croyait rincé, désenchanté, condamné à l’éphémère. Le voilà pourtant reparti pour une ultime ivresse, au cœur d’un club qui, peut-être, lui correspond enfin : le Stade toulousain, royaume du jeu ouvert, de l’imagination libre, du talent célébré. Car Teddy, c’est l’histoire d’un joueur que l’on a trop aimé trop tôt, mais sans jamais l’avoir vraiment compris : dix ans de Top 14 sans le moindre titre ; vingt-huit sélections en Bleu, quand son génie en valait probablement le double… Avec lui la clé, nous ne l’avons jamais trouvée En 2014, le Racing l’avait accueilli comme un messie. Le gamin portait des dreadlocks et, à ses débuts à Biarritz quelques mois plus tôt, enchaînait déjà les doublés. Serge Blanco, figure tutélaire du rugby basque, avait glissé à Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing : "Si tu trouves la clé, tu en feras le meilleur joueur du monde." Huit ans plus tard, le même Lorenzetti dut admettre son impuissance : "Cette clé, nous ne l’avons jamais trouvée. Et sincèrement, c’est autant notre faute que la sienne." Laurent Labit, son entraîneur de l’époque, garde en mémoire cette arrivée en grande pompe : "Comme d’autres clubs, nous l’avions identifié comme un joueur capable de marquer des essais que personne d’autre au monde ne pouvait marquer. Le jour où il a signé, Serge Blanco nous l’a confié en disant : "Je me retrouve un peu en lui. Prenez-en soin." C’est ce qu’on a tenté de faire." Et Labit de préciser : "Teddy, c’est un garçon intelligent, sensible, différent. On lui a longtemps collé l’étiquette de dilettante, mais c’est faux. Il n’est ni bringueur, ni indiscipliné. S’il a souvent été blessé, c’est parce que son corps de sprinteur exige une énergie folle et finit parfois par céder. En clair, l’accumulation des matchs finissait tôt ou tard par le fragiliser." Avant de conclure, presque enthousiaste : "À Toulouse, la rotation et la concurrence au poste lui permettront de respirer. Quand on voit cette ligne d’attaque et quand on sait ce que Teddy peut offrir, l’ensemble fera un jour de très gros dégâts." Pour l’instant, Thomas a connu deux feuilles de match avec le Stade : une première titularisation face à Montpellier où, pas plus mauvais qu’un autre de ses coéquipiers ce soir-là, il a sombré avec le navire (44-14) ; puis une entrée en jeu dimanche soir, face à Bordeaux, où après avoir laissé échapper un ballon d’essai, il en a offert un autre à Mathis Lebel, au terme d’un exploit dont "TT" a le secret. Contre l'UBB, Teddy Thomas a montré ses qualités offensives. Icon Sport - FEP À l’Arena de Nanterre, entouré de Finn Russell, Virimi Vakatawa, Juan Imhoff ou Gaël Fickou, Teddy Thomas semblait ainsi capable de tout : enivrer les défenses du Top 14, électriser les tribunes puis soudain, basculer dans l’impensable en chambrant par exemple Santiago Cordero, son vis-à-vis bordelais, d’un geste provocateur et dégainé dix mètres avant l’en-but. Le goût du spectacle… Ou celui du scandale. Dans un rugby qui adore l’humilité codifiée et regarde en biais ceux qui s’affranchissent de la meute, lui jouait parfois avec l’arrogance des dribbleurs de banlieue. Cela agaçait. Cela fascinait. Cela pouvait coûter cher, aussi. Maxime Machenaud, son ancien coéquipier devenu son ami intime, raconte : "Avec Teddy, on était chien et chat au départ. Lui, bourré de talent et d’une nonchalance extrême. Moi, moins doué mais travailleur acharné. C’est finalement en dehors du terrain qu’on a bâti notre amitié." À ce sujet, Machenaud n’oubliera jamais ce jour du printemps 2018 : "Cet après-midi-là, on affrontait le Munster en demi-finale de Champions Cup, à Bordeaux. Il savait que je traversais une période compliquée de ma vie, que mon papa était très malade et que toute ma famille était en tribunes. Alors, dans l’en-but et sans que je m’attende à recevoir le ballon, il m’a offert un essai qu’il aurait pu marquer seul. C’est tellement rare, ce genre de geste, chez un ailier. Je m’en souviendrai toute ma vie. C’était tout Teddy, quoi…" Une partition trop souvent sinusoïdale Après Paris, il lui fallut renaître. La Rochelle lui tendit la main. Ronan O’Gara, qui l’incendiait autrefois depuis le banc de touche du vieux Colombes – "Fuck, Teddy, monte !" - le relança en le déplaçant au centre. Là, Thomas brilla par éclairs, disparaissant le samedi suivant, globalement fidèle à sa partition. Interrogé récemment, le torrentueux O’Gara n’a rien voulu nous dire, au sujet du divorce : "Teddy est un joueur du Stade toulousain et je ne m’occupe que des affaires rochelaises, désolé." Le silence, parfois, vaut tous les diagnostics. Durant trois saisons, Teddy Thomas a parfois illuminé Deflandre de son talent, mais n'a jamais vraiment réussi à s'imposer. Icon Sport - Anthony Dibon Mais chez Teddy Thomas, l’histoire intime ajoute quoi qu’il en soit une profondeur à chaque geste. Il nous avait ainsi raconté, un jour : "Après des vacances à Saint-Jean-de-Luz, mes grands-parents et ma mère ont eu un coup de foudre pour la région. Ils ont quitté la banlieue parisienne et ne sont plus jamais repartis du Pays Basque." C’est là, en Euskadi, qu’il a grandi, fils unique de Carole Thomas. Son père, lui, s’était effacé avant sa naissance. Ancien footballeur passé par Saint-Étienne et Marseille, Mamadou Bakary Keita n’a laissé pour héritage qu’un nom. "Mon père m’a abandonné peu avant ma naissance. Je ne l’ai jamais connu", confie Teddy. Pas de colère, pas de rancune. Juste cette phrase : "Je ne veux pas le juger. J’ignore les circonstances, je ne connais pas sa vie." Teddy Thomas a débuté sa carrière professionnelle à Biarritz. Isabelle Picarel / Icon Sport Sur la côte basque, sa maman et ses grands-parents, Jacques et Geneviève, furent alors son principal ancrage : école, surf, rugby, tout passait par eux. Mais de ce vide paternel naquit sans doute une carrière discontinue, faite d’éclats et de silences. Lui ne s’en plaint pas. Pour autant, il avait un jour lâché ce vœu, en interview : "Quand j’arrêterai, je ne veux pas qu’on dise : "Ouais, Teddy Thomas, c’était pas mal… Il avait de bons appuis et a fait deux ou trois bonnes saisons." Je veux qu’on garde de moi un souvenir plus fort." C’est peut-être cela, le malentendu, la tragédie et le charme. De « TT », on n’attendait pas seulement qu’il marque des essais ; on attendait qu’il soit le meilleur du monde. Et parce que cela n’est pas arrivé, on lui reproche parfois ce qui, chez d’autres, aurait suffi à bâtir une carrière exemplaire… Mais on l'aime le Teddy. Je me souviens bien du chambrage sur Cordero, c'était mal vu parce que l'Argentin en a mis 3 derrière pour sceller la victoire Bordelaise.
No troll Posté(e) 15 octobre 2025 Posté(e) 15 octobre 2025 Avec la refonte du Saleh cap et plus particulièrement le crédit salary cap qui risque de fondre comme neige au soleil breton, je ne vois pas comment le stade pourrait garder autant de centre/ ailier l an prochain en 2027 Il faut s attendre à des contrats non prolongés en 2027 .. reste à les identifier ou alors il faut ça va anticiper des l année prochain si Menoncello se confirme (jurisprudence Isa ) il paraît évident de mes yeux d incompétent qu on ne pourra pas garder des delibes ET Lebel ET mallez .. qui ne doivent pas coûter a eux 3 plus de 500000 euros par an.. soit une paille faiudra t il rajouter un gros posson ..? Fort possible vu la montée en compétence rapide de certains jeunes ,, les « vieux » ont du souci à se faire
Keke Posté(e) 15 octobre 2025 Posté(e) 15 octobre 2025 il y a 6 minutes, No troll a dit : Avec la refonte du Saleh cap et plus particulièrement le crédit salary cap qui risque de fondre comme neige au soleil breton, je ne vois pas comment le stade pourrait garder autant de centre/ ailier l an prochain en 2027 Il faut s attendre à des contrats non prolongés en 2027 .. reste à les identifier ou alors il faut ça va anticiper des l année prochain si Menoncello se confirme (jurisprudence Isa ) il paraît évident de mes yeux d incompétent qu on ne pourra pas garder des delibes ET Lebel ET mallez .. qui ne doivent pas coûter a eux 3 plus de 500000 euros par an.. soit une paille faiudra t il rajouter un gros posson ..? Fort possible vu la montée en compétence rapide de certains jeunes ,, les « vieux » ont du souci à se faire Menoncello il prend le salaire de Ahki ni plus ni moins. Si il y a des ajustements sur le salary cap, ça se fera à horizon plusieurs années et pas d’une année sur l’autre. Un Delibes est en sursis. D’ici 2027, il y aura des choix à faire. Dictés par le sportif avant tout. Un Baille sera en fin de contrat par exemple. On lui proposera peut être de continuer 1 ou 2 saisons pour terminer chez nous mais avec un salaire considérablement revu à la baisse. Ça fera de la place dans le salary cap. Ca correspond peu ou prou à notre début de transition de génération. 5
GuyNess Posté(e) 15 octobre 2025 Posté(e) 15 octobre 2025 Pas de panique, la transition de génération va lisser naturellement l’effectif On y est en plein 2
djip Posté(e) 17 octobre 2025 Posté(e) 17 octobre 2025 Pour les amateurs, le 4689ème article sur la vie de Toto À quoi peut ressembler la fin de rééducation d'Antoine Dupont après sa rupture des ligaments croisés ? « Tu prends ton premier bouchon et c'est bon » Retour en collectivité, musculation autour de l'articulation, mais aussi travail mental pour lutter contre les appréhensions... À quoi ressemblent les dernières semaines de rééducation après la « classique » rupture du ligament croisé d'un genou, celles que va vivre Antoine Dupont ? Antoine Dupont a retrouvé les entraînements au Stade Toulousain le 7 octobre. (L. Dard/La Dépêche du Midi/MaxPPP) Romain Bergognepublié le 17 octobre 2025 à 20h39 4 minutes ma liste écouter commenter réagir partager Antoine Dupont y entre, Charles Ollivon vient d'en sortir, Peato Mauvaka la lorgne, Anthony Jelonch l'avait rabotée pour participer à la Coupe du monde il y a deux ans. Cette dernière phase de rééducation après l'opération d'une rupture d'un ou des ligaments croisés d'un genou, nombreux sont les joueurs de rugby à y passer. Une drôle de période, de plusieurs semaines, où l'on quitte enfin la phase solitaire, « pas très fun », comme le glissait Dupont dimanche soir au micro de Canal+- « pas beaucoup de rugby, beaucoup de salle, de kiné » - et où l'on réintègre la vie de groupe et, petit à petit, les entraînements collectifs, se rappelle Sofiane Guitoune, passé par ces longs mois de guérison en 2012-2013 puis en 2021. Ça commence à faire long, donc retrouver le vestiaire, les mecs, les sourires, les blagues... Ça soigne le moral. »3 minutes Opéré le 24 mars, 16 jours après sa grave blessure au genou droit en Irlande avec les Bleus lors du Tournoi des Six Nations, Dupont est réapparu au milieu de ses coéquipiers toulousains à l'entraînement le 7 octobre. La partie collective s'est résumée à un tennis-ballon et quelques ateliers rugby sans contact avant de retourner travailler dans son coin. La causerie de Renaud Bourel abonné La newsletter rugby par Renaud Bourel, tous les vendredis dans votre boîte mail, un nouvel espace de conversation privilégiée. Son retour sur les terrains n'est pas prévu avant fin novembre-début décembre et il est hors de question de précipiter les choses, comme il l'expliquait avant Toulouse-Bordeaux (56-13) : « Évidemment que ces matches, ça donne envie de revenir, mais j'ai surtout envie de le faire dans de bonnes conditions. Pour le moment, je sens que j'ai pas mal de boulot pour revenir à mon meilleur niveau. Il me manque surtout de la force dans le quadri (ceps) pour pouvoir être le plus à l'aise possible dans mes déplacements, empêcher les douleurs. » Un travail également mental Le boulot de cette dernière ligne droite est physique, mais aussi mental. « Nous avons développé un test six mois après l'opération, le K-STARTS, qui est basé à la fois sur des épreuves physiques (courses, sauts, vivacité), pour avoir des orientations sur la dernière phase de réathlétisation, mais aussi un questionnaire psychologique, explique le Dr Sonnery-Cottet, qui avait notamment opéré Ollivon en début d'année. On établit ce qui va permettre au joueur de retrouver ses performances athlétiques et donc - c'est désormais reconnu comme essentiel - de réentraîner le cerveau : il s'agit de réhabituer le joueur à analyser, anticiper et réagir à toutes les sollicitations du jeu dans un contexte collectif. » Charles Ollivon vient de sortir de cette période de rééducation, après sa rupture du ligament croisé d'un genou en janvier. (B. Papon/L'Équipe) Et notamment gérer ses appréhensions des premiers appuis marqués et des premiers contacts. « Toutes les études montrent qu'à partir de huit mois, on peut considérer que le ligament est costaud, détaille le Dr Jean-Philippe Hager, médecin du LOU. À partir de six mois, on peut reprendre néanmoins le travail d'appuis. Avec des formes de musculation qui sont très proches de ce qu'ils font normalement et en intégrant progressivement les skills rugby. Ces tests permettent de savoir, en comparant à l'autre jambe, s'il peut y avoir des manques musculaires autour du genou, au niveau de la cuisse, des fessiers, etc. Il faut surtout éviter d'ajouter des pépins musculaires au moment de cette phase de reprise. On pose aussi des questions aux joueurs sur ses appréhensions. On obtient tout cumulé un score sur 100 et si, par exemple, le joueur est au-dessus de 80, ça veut dire qu'il est déjà bien avancé. Sinon, on sait déjà qu'il va falloir prendre plus de temps que prévu. » « Moi, sur l'aspect mental, je me posais surtout des questions sur mon niveau. Je me sentais super bien quand je me suis blessé et en reprenant le rugby, j'avais l'impression de repartir de très loin » Killian Geraci, deuxième-ligne de Lyon, touché au début de l'année 2022 « J'avais encore pas mal de douleurs car j'avais aussi pété un cartilage dans ma blessure, j'avais fait un score moyen, donc on avait modulé un peu les choses, se rappelle Killian Geraci, le deuxième-ligne de Lyon, touché au début de l'année 2022. Ça te permet de ne pas griller les étapes, lors des échanges réguliers avec les médecins et le staff pour passer des caps petit à petit. Moi, sur l'aspect mental, je me posais surtout des questions sur mon niveau. Je me sentais super bien quand je me suis blessé et en reprenant le rugby, j'avais l'impression de repartir de très loin. » « Retrouver des automatismes, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus », en souriait Dupont, qui était déjà passé par cette lourde opération (au même genou) en 2018 et avait poursuivi son irrésistible ascension à son retour sur les terrains en octobre. La situation a été plus complexe pour Jelonch, qui, après février 2023 et son incroyable retour pour la Coupe du monde, avait rechuté à l'autre genou en janvier 2024 et peinait à retrouver son meilleur niveau. Des questions qui ne se posent plus quelques mois plus tard vu ses dernières prestations. Le classement du Top 14 « Petit à petit, tu retrouves des sensations et tu valides des choses, se rappelle Guitoune. Au départ, tu fais des crochets au niveau d'un plot vert qui est posé au sol donc tu ne risques rien. Puis on le remplace par un coéquipier dont tu ne connais pas la réaction, ce qui va t'obliger à t'adapter sur tes appuis. Des petites choses comme ça qui te font enlever toute appréhension. Certains ont des petits doutes, d'autres y vont sans calcul (rires). » Puis vient le moment du tout premier contact. « Comme pour le reste, tu y vas crescendo, poursuit Guitoune. Tu commences avec des boucliers, des boudins, puis tu passes à des un-contre-un, puis tu repars dans les séquences collectives avec des plaquages classiques. Et puis tu prends ton premier bouchon d'un adversaire et c'est bon (rires). Quand tu n'as plus aucune peur du contact, tu peux reprendre ta vie de rugbyman. » En attendant, il faut ruminer en tribunes les soirs de match, à gérer la frustration de ne pas pouvoir jouer alors que les capacités physiques reviennent et que le rugby a beaucoup manqué. Des sentiments que Dupont éprouvera au milieu de ses coéquipiers en équipe de France en novembre puisqu'il est acté qu'il viendra s'entraîner à Marcoussis, encore de façon adaptée, pendant le rassemblement d'automne. Une autre façon, encore, de casser la routine au bout de cette si longue rééducation. 8
GuyNess Posté(e) 17 octobre 2025 Posté(e) 17 octobre 2025 On est bien d’accord que Jelonch a voulu brûler des étapes pour être à la CM 2
tomanio31 Posté(e) 20 octobre 2025 Posté(e) 20 octobre 2025 Salut je ne viens pas souvent sur ce forum donc je ne sais pas si cela était évoqué mais je voulais savoir si on a des nouvelles du joueur Australien Heinz Lemoto qu'il ont fait signer ? On a pas beaucoup d'informations
Cedsand2000 Posté(e) 20 octobre 2025 Posté(e) 20 octobre 2025 D’après les infos de Lord Kraken données il y’a quelques semaine sur le forum il aurait déjà sa licence au ST et il arriverai à la fin de l automne 3
Raphaelle Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 stadetoulousainrugby Instagram [Communiqué officiel] Le Stade Toulousain annonce avec émotion le départ de Pita Ahki au 1er décembre 2025, pour rejoindre la franchise des Blues d’Auckland. 1 5
Coccinelle Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 C'est très bien pour lui de rebondir chez lui. Mais bon... 1
Raphaelle Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 Tout est expliqué ici https://www.rugbyrama.fr/2025/10/22/transferts-top-14-pita-ahki-va-quitter-toulouse-debut-decembre-pour-rejoindre-les-auckland-blues-13008712.php 1 1
C’est un message populaire. capitole46 Posté(e) 22 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 22 octobre 2025 Du coup Meloncello va arriver plus tôt et en plus on prendra Gailleton en attendant son arrivée. #jesuisjulien81 17
Joco Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 Il y a 2 heures, Raphaelle a dit : stadetoulousainrugby Instagram [Communiqué officiel] Le Stade Toulousain annonce avec émotion le départ de Pita Ahki au 1er décembre 2025, pour rejoindre la franchise des Blues d’Auckland. ohhh si vite comme ça?! 1
estabousi Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 Je suis triste, évidemment. Mais franchement je n'ai qu'un mot : RESPECT 3 2
papapoupa Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 Le 20/10/2025 à 20:45, Cedsand2000 a dit : D’après les infos de Lord Kraken données il y’a quelques semaine sur le forum il aurait déjà sa licence au ST et il arriverai à la fin de l automne Merci pour les infos, et pour avoir vu des clips de lui, je suis très impatient de le voir, déjà avec les espoirs pour commencer. Dans le championnat Australien il était vraiment trois tons au dessus, il les retournait tous sans forcer, mais ça doit être 3 tons au dessous justement de nos championnats.
djip Posté(e) 22 octobre 2025 Posté(e) 22 octobre 2025 Après sept ans à Toulouse, Pita Ahki va retourner aux Auckland Blues en Nouvelle-Zélande dès le mois de décembre Pita Ahki avait rejoint le Stade Toulousain en 2018. (S. Mantey/L'Équipe) Le Stade Toulousain a annoncé ce mercredi soir, via un communiqué sur son site, le départ dans quelques semaines de Pita Ahki. Le trois-quarts centre néo-zélandais, qui a été de tous les titres du club rouge et noir de ces sept dernières années, a choisi de rentrer chez lui, à Auckland. Il signera chez les Blues dès le mois de décembre. Laurent Campistronpublié le 22 octobre 2025 à 22h34 ma liste écouter commenter réagir partager C'est par un simple communiqué, mais nourri de beaucoup d'émotion, que le Stade Toulousain a annoncé ce mercredi soir le départ d'une de ses figures les plus emblématiques de sa génération actuelle. Oui, à 33 ans, Pita Ahki va bientôt rentrer chez lui, en Nouvelle-Zélande, pour signer ce qui sera probablement un dernier contrat avec les Auckland Blues, son club formateur, là où tout a commencé, histoire de boucler la boucle. En fin de contrat en juin prochain, le trois-quarts centre anticipera donc son départ de quelques mois, puisqu'il quittera Toulouse avec sa femme Kayla et ses filles au 1er décembre. « Après sept années inoubliables avec le Stade Toulousain, j'ai pris la décision incroyablement difficile de passer à autre chose, annonce le joueur dans le communiqué. (...) Partir n'est pas une décision facile, mais c'est une décision familiale et rien n'est le plus important. Je sens que le moment est bien choisi, avec l'opportunité de continuer à jouer au rugby professionnel tout en ramenant ma petite famille chez elle pour être plus près de nos proches. (...) Toulouse aura toujours une place à part dans mon coeur et je serai à jamais fier d'avoir porté ce maillot. » Ahki jouait un petit peu moins depuis l'émergence, ces derniers mois, de jeunes talents comme Paul Costes ou Kalvin Gourgues. Sans doute cette situation a-t-elle aussi pesé sur sa décision. Une chose est certaine, les supporters Rouge et Noir le regretteront. Débauché de la province irlandaise du Connacht en 2018, le joueur a été de tous les titres du Stade Toulousain depuis : 5 boucliers de Brennus (2019, 2021, 2023, 2024, 2025) et 2 Coupes des champions (2021, 2024). Ce qui n'était qu'un pari au début est devenu un coup de génie. Au départ, pourtant, il n'était personne, sinon un joueur de rugby à 7 qui avait un temps bourlingué dans les tournois du circuit mondial avec la sélection néo-zélandaise (2012-2016). Mais Pierre-Henry Broncan, alors entraîneur de la défense du club rouge et noir, avait décelé sur des vidéos chez cet inconnu ce petit truc en plus que le commun des observateurs ne voit pas : une étincelle, un tempérament, un talent. « Sur une action, je l'avais vu prendre un intervalle, percuter, raffûter, faire un cadrage-débordement et, à la sortie, donner une passe dans le bon tempo, nous a-t-il raconté un jour. Sur une seule action, il avait exposé tout le bagage technique et physique d'un joueur de très haut niveau. » Ambassadeur du Stade Toulousain en Nouvelle-Zélande Après des débuts difficiles en Top 14, à cause d'un genou en piteux état, Ahki est alors devenu l'un des meilleurs centres du Championnat. En défense, il ne lâche rien à ses vis-à-vis. En attaque, il a toujours le geste juste au bon moment. « En fait, il te fait avancer tout le temps, nous expliquait l'ex-trois-quarts centre toulousain Maxime Mermoz. Même s'il n'est pas très grand, il est très costaud des cuisses et du haut du corps, si bien que quand il arrive en étant lancé, il est hyper dur à l'impact et casse quasi systématiquement le premier plaquage. Combien de fois ai-je vu l'ouvreur adverse exploser à son contact ? » « Séduire le public, c'est bien. Son vestiaire, c'est encore plus beau. » Didier Lacroix, président du Stade Toulousain « Séduire le public, c'est bien, écrit aussi le président Didier Lacroix dans le communiqué. Son vestiaire, c'est encore plus beau. Il l'a fait avec très peu de mots mais un ''body language'' parlant et beaucoup de preuves, dont la plus belle est sans doute sa présence dans chacune des finales disputées par le Stade Toulousain depuis son arrivée. » Ahki aura encore au moins une fois l'occasion de s'exposer devant le public d'Ernest-Wallon. Un hommage lui sera effectivement rendu lors de 11e journée du Top 14 à Ernest-Wallon face au Racing 92 (29 ou 30 novembre), un soir où son départ coïncidera peut-être avec le retour d'Antoine Dupont à la compétition. Après ça, il quittera la France mais restera toujours lié au Stade Toulousain. « À partir du 1er décembre, nous aurons un nouvel ambassadeur en terre néo-zélandaise », informe Lacroix sur le site du club. Et pour le remplacer numériquement la saison prochaine, le triple champion sortant a déjà fait son choix, puisqu'il a obtenu l'accord du centre international italien de Trévise Tommaso Menoncello. Un autre prodige. 7 2
C’est un message populaire. olivier11 Posté(e) 23 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 23 octobre 2025 Itw de Santi Chocobares, encore un mec qui a l'air bien attaché au club, c'est une de nos forces dernièrement https://www.rugbyrama.fr/2025/10/23/top-14-santiago-chocobares-toulouse-ce-que-fait-maa-nonu-a-43-ans-cest-completement-fou-13007664.php Pleinement de retour dans le groupe toulousain pour préparer la venue de Toulon, Santiago Chocobares pourrait faire ses grands débuts en Top 14 ce dimanche soir contre le RCT. Le centre rouge et noir pourrait notamment croiser la route d’un certain Ma’a Nonu, impressionnant malgré son âge avancé. Vous avez repris à 100 % avec Toulouse cette semaine, comment vous sentez-vous ? Très bien. Après le Rugby Championship, lors de mon retour ici, je n’ai pas touché au pur "rugby". Mon programme était fait d’un peu de course, quelques skills, quelques ateliers spécifiques… Avant Toulon, c’est ma première semaine complète avec le groupe. Je suis très content de retrouver mes coéquipiers et tous mes amis qui sont présents au club. Cela fait plusieurs saisons que je suis un joueur de Toulouse. C’est ma maison ! N’est-ce pas trop compliqué d’arriver après sept journées de championnat, et de savoir que vous allez rapidement repartir avec les Pumas pour disputer la tournée d’automne ? On est habitués à ce fonctionnement. Quand tu sais par avance que c’est comme ça, tu te mentalises à débuter ta saison de cette manière. Pour l’instant, je suis à fond avec le Stade toulousain. Il faudra ensuite switcher pour la tournée avec l’Argentine, mais il ne faut pas aller trop vite. Chaque chose en son temps. Le fait d’être à Toulouse depuis plusieurs saisons doit vous aider dans votre adaptation express, non ? C’est une certitude. Certains lancements changent de saison en saison mais la philosophie du club ne change pas. Je la connais par cœur. Et aussi, il n’y a que deux mecs qui sont arrivés cette année chez les trois-quarts. Je connais parfaitement le groupe. C’est plus facile. Mais il n’y a pas que le sportif qui aide à rapidement te remettre dans le moule. Moi, j’aime bien connaître les gens qui travaillent ici. Tout ça fait partie de mon club. Je ne parle pas que des joueurs ou du staff. Ça m’a fait plaisir de revoir les cuisiniers, ceux qui prennent soin du stade… Je me sens vraiment chez moi. J’espère que ça va continuer comme ça. Vous avez été titulaire lors des six journées de Rugby Championship, êtes-vous au top physiquement ? J’ai l’impression d’être à 100 %, franchement. Je suis content d’être autant en forme. Comme cette année, je n’ai pas joué la tournée d’été, après la finale de Top 14, j’ai eu trois semaines de vacances. J’ai pu couper avec le rugby pendant plusieurs semaines pour la première fois depuis quatre ans. Cette année, on a pris la décision de faire la phase finale puis de profiter de trois semaines de vacances avant le Rugby Championship. Cela porte ses fruits aujourd’hui. Avez-vous réussi à suivre de manière assidue le début de saison de Top 14 ? Bien sûr. J’ai regardé tous les matchs de Toulouse. J’ai également analysé le classement, les équipes en forme… Ma conclusion est que le championnat est toujours aussi costaud (rires), voire plus qu’avant. C’est du très sérieux. Il va falloir se retrousser les manches si on veut conserver notre titre À Toulon, il y a un certain Ma’a Nonu au centre que vous pourriez affronter ce dimanche, quelle image avez-vous de lui ? Ce n’est pas compliqué : il fait partie des meilleurs deuxième centre de l’histoire. Quand je l’ai vu joueur dimanche dernier contre le Racing, je me suis demandé comment il fait pour être aussi performant à son âge. Ce qu’il fait à 43 ans est complètement fou. C’est incroyable. J’ai 26 ans, j’espère être en forme comme lui dans 17 ans, vous imaginez, dans 17 ans (rires) ! L’avez-vous admiré étant plus jeune ? Bien sûr. Il affrontait souvent l’Argentine avec les All Blacks puis je l’ai aussi regardé lors des Coupes du monde, notamment en 2015, où il était tout simplement injouable. Le voir aussi fort peut vous donner envie de joueur au moins jusqu’à 43 ans… On ne va pas trop s’emballer (rires). On verra dans plusieurs années. Il me reste du chemin. À Toulouse, il y a Kalvin Gourgues qui fait énormément parler de lui en ce début de saison au centre. Êtes-vous surpris de le voir exploser si rapidement ? Pas vraiment. C’est un joueur qui s’entraîne avec nous depuis un moment déjà. L’année dernière, il était blessé. Ce n’était pas facile pour lui. Kalvin s’est accroché donc je suis content de le voir enchaîner avec les professionnels. Il est vraiment très très fort. Il commence à se faire un nom. Dans l’effectif des Pumas, plusieurs mecs m’ont demandé devant ses matchs : "mais c’est qui ce mec ?". Son travail paye, donc c’est très bien pour lui et pour l’équipe. Sur le plan personnel, avez-vous l’impression d’arriver au pic de votre carrière à 26 ans ? On dit souvent que c’est un âge où on est au top physiquement, avec de l’expérience… Je ne pense pas à ça. C’est un bon moment de ma carrière mais je veux continuer à gagner. J’aimerais être dans la génération qui a plus gagné à Toulouse. C’est un objectif que j’ai dans ma tête. Et bien sûr, j’aimerais aussi gagner quelque chose avec l’Argentine parce que c’est mon pays. C’est un rêve que j’ai depuis petit. Dans quel secteur devez-vous encore progresser ? Lors de certaines situations de jeu. Peut-être tenter un peu plus de choses, vous voyez, dans des matchs un peu serrés par exemple. Au niveau de la défense, je me sens à l’aise. Je veux progresser en attaque. Je pense avoir les capacités pour. 16
djip Posté(e) 23 octobre 2025 Posté(e) 23 octobre 2025 16 minutes ago, olivier11 said: Itw de Santi Chocobares, encore un mec qui a l'air bien attaché au club, c'est une de nos forces dernièrement https://www.rugbyrama.fr/2025/10/23/top-14-santiago-chocobares-toulouse-ce-que-fait-maa-nonu-a-43-ans-cest-completement-fou-13007664.php Pleinement de retour dans le groupe toulousain pour préparer la venue de Toulon, Santiago Chocobares pourrait faire ses grands débuts en Top 14 ce dimanche soir contre le RCT. Le centre rouge et noir pourrait notamment croiser la route d’un certain Ma’a Nonu, impressionnant malgré son âge avancé. Vous avez repris à 100 % avec Toulouse cette semaine, comment vous sentez-vous ? Très bien. Après le Rugby Championship, lors de mon retour ici, je n’ai pas touché au pur "rugby". Mon programme était fait d’un peu de course, quelques skills, quelques ateliers spécifiques… Avant Toulon, c’est ma première semaine complète avec le groupe. Je suis très content de retrouver mes coéquipiers et tous mes amis qui sont présents au club. Cela fait plusieurs saisons que je suis un joueur de Toulouse. C’est ma maison ! N’est-ce pas trop compliqué d’arriver après sept journées de championnat, et de savoir que vous allez rapidement repartir avec les Pumas pour disputer la tournée d’automne ? On est habitués à ce fonctionnement. Quand tu sais par avance que c’est comme ça, tu te mentalises à débuter ta saison de cette manière. Pour l’instant, je suis à fond avec le Stade toulousain. Il faudra ensuite switcher pour la tournée avec l’Argentine, mais il ne faut pas aller trop vite. Chaque chose en son temps. Le fait d’être à Toulouse depuis plusieurs saisons doit vous aider dans votre adaptation express, non ? C’est une certitude. Certains lancements changent de saison en saison mais la philosophie du club ne change pas. Je la connais par cœur. Et aussi, il n’y a que deux mecs qui sont arrivés cette année chez les trois-quarts. Je connais parfaitement le groupe. C’est plus facile. Mais il n’y a pas que le sportif qui aide à rapidement te remettre dans le moule. Moi, j’aime bien connaître les gens qui travaillent ici. Tout ça fait partie de mon club. Je ne parle pas que des joueurs ou du staff. Ça m’a fait plaisir de revoir les cuisiniers, ceux qui prennent soin du stade… Je me sens vraiment chez moi. J’espère que ça va continuer comme ça. Vous avez été titulaire lors des six journées de Rugby Championship, êtes-vous au top physiquement ? J’ai l’impression d’être à 100 %, franchement. Je suis content d’être autant en forme. Comme cette année, je n’ai pas joué la tournée d’été, après la finale de Top 14, j’ai eu trois semaines de vacances. J’ai pu couper avec le rugby pendant plusieurs semaines pour la première fois depuis quatre ans. Cette année, on a pris la décision de faire la phase finale puis de profiter de trois semaines de vacances avant le Rugby Championship. Cela porte ses fruits aujourd’hui. Avez-vous réussi à suivre de manière assidue le début de saison de Top 14 ? Bien sûr. J’ai regardé tous les matchs de Toulouse. J’ai également analysé le classement, les équipes en forme… Ma conclusion est que le championnat est toujours aussi costaud (rires), voire plus qu’avant. C’est du très sérieux. Il va falloir se retrousser les manches si on veut conserver notre titre À Toulon, il y a un certain Ma’a Nonu au centre que vous pourriez affronter ce dimanche, quelle image avez-vous de lui ? Ce n’est pas compliqué : il fait partie des meilleurs deuxième centre de l’histoire. Quand je l’ai vu joueur dimanche dernier contre le Racing, je me suis demandé comment il fait pour être aussi performant à son âge. Ce qu’il fait à 43 ans est complètement fou. C’est incroyable. J’ai 26 ans, j’espère être en forme comme lui dans 17 ans, vous imaginez, dans 17 ans (rires) ! L’avez-vous admiré étant plus jeune ? Bien sûr. Il affrontait souvent l’Argentine avec les All Blacks puis je l’ai aussi regardé lors des Coupes du monde, notamment en 2015, où il était tout simplement injouable. Le voir aussi fort peut vous donner envie de joueur au moins jusqu’à 43 ans… On ne va pas trop s’emballer (rires). On verra dans plusieurs années. Il me reste du chemin. À Toulouse, il y a Kalvin Gourgues qui fait énormément parler de lui en ce début de saison au centre. Êtes-vous surpris de le voir exploser si rapidement ? Pas vraiment. C’est un joueur qui s’entraîne avec nous depuis un moment déjà. L’année dernière, il était blessé. Ce n’était pas facile pour lui. Kalvin s’est accroché donc je suis content de le voir enchaîner avec les professionnels. Il est vraiment très très fort. Il commence à se faire un nom. Dans l’effectif des Pumas, plusieurs mecs m’ont demandé devant ses matchs : "mais c’est qui ce mec ?". Son travail paye, donc c’est très bien pour lui et pour l’équipe. Sur le plan personnel, avez-vous l’impression d’arriver au pic de votre carrière à 26 ans ? On dit souvent que c’est un âge où on est au top physiquement, avec de l’expérience… Je ne pense pas à ça. C’est un bon moment de ma carrière mais je veux continuer à gagner. J’aimerais être dans la génération qui a plus gagné à Toulouse. C’est un objectif que j’ai dans ma tête. Et bien sûr, j’aimerais aussi gagner quelque chose avec l’Argentine parce que c’est mon pays. C’est un rêve que j’ai depuis petit. Dans quel secteur devez-vous encore progresser ? Lors de certaines situations de jeu. Peut-être tenter un peu plus de choses, vous voyez, dans des matchs un peu serrés par exemple. Au niveau de la défense, je me sens à l’aise. Je veux progresser en attaque. Je pense avoir les capacités pour. C'est incroyable quand même cette vie de club et la relation que les joueurs entretiennent avec l'ensemble du club et pas simplement le coach ou le Président. Le staff, ou plutôt les staffs depuis 40 ans, peuvent être aussi fier d'avoir su créer cela que des titres 5
sass40 Posté(e) 23 octobre 2025 Posté(e) 23 octobre 2025 Toulouse ... "C est ma maison" Tout est dit! 1 2
GuyNess Posté(e) 23 octobre 2025 Posté(e) 23 octobre 2025 Oui il donne pas l’impression d’un gars qui veut partir comme on a pu le lire 4
C’est un message populaire. Nathou Posté(e) 24 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 24 octobre 2025 Comme on parle pas beaucoup de lui... "Découpeur", "adorable", "vrai Toulousain", "à 50%": Quand les anciens du Stade racontent Pita Ahki Pita Ahki a marqué toute une génération. Les hommages de coéquipiers se multiplient sur les réseaux depuis l'annonce de son retour à Auckland. Deux d'entre eux nous parlent de lui. Du début à la fin, il aura surpris son monde. En annonçant son retour à Auckland dès le 1er décembre, dans son club de formation et de coeur, le centre de Toulouse Pita Ahki a créé une onde de choc dans le rugby toulousain et hexagonal. On savait qu’il n’irait pas au-delà de sa fin de contrat en juin prochain, mais ce départ précipité – motivé par « des raisons familiales » – a étonné. Surprenant, oui, exactement comme à son arrivée. Rappellez-vous : on est à l’été 2018, Pita Ahki débarque sur les bords de Garonne en provenance du Connacht. Il a les genoux fragiles et rien qui laisse entrevoir l’immense joueur qu’il est réellement. Yoann Huget se souvient : « Il joue en Espoirs, ses tests médicaux ne sont pas bons, il a un genou en vrac et en le regardant jouer, on avait l’impression qu’il ne voulait pas faire mal. C’était bizarre, on avait la sensation qu’il en gardait sous le pied. » Maxime Médard : « C’est un découpeur » « Pita a réalisé une entrée discrète au club, qui nous a même soumis au doute tant son bilan médical posait question… Et pourtant, quelques semaines plus tard, il rayonne sur le Top 14 », rappelle de son côté le président Didier Lacroix. Quelques semaines plus tard, c’est en décembre, avec une 2e titularisation très convaincante à Clermont aux côtés de Maxime Mermoz (il avait pris 60 points pour la première contre Montpellier). « Il entre sur la pointe des pieds et il n’est jamais ressorti », sourit l’ancien ailier des Bleus. « C’est une histoire assez folle ». On connaît la suite : 7 finales, 5 Brennus, 2 Coupes d’Europe… « Il a surpris tout le monde je crois. Je peux vous dire que c’était un bonheur de l’avoir à mon épaule intérieure. » « Il était au-dessus au centre », confirme un autre ancien compagnon de jeu, Maxime Médard. « C’est un découpeur, il nous faisait du bien derrière. C’est souvent lui qui mettait les cartouches et mettait tout le monde dans le droit chemin. » C’est ce qui vient en premier à ses anciens coéquipiers quand on évoque le nom de l’international tonguien : « Un défenseur hors pair, celui qui permet de sauver des coups », reprend l’ancien arrière. « Beaucoup de gens le critiquaient au début mais c’est un joueur incroyable. Il a souvent été dynamiteur sur des passes, permettant de mettre en lumière les arrières et les ailiers derrière. Physiquement, il est hors normes et il a cette vision et cette qualité de jeu qu’ont les NZ ». « On l’a souvent fait ch… sur les tables de massage avec Yoann » Une terreur sur les terrains qui contraste énormément avec le Pita du quotidien. « Je me rappelle qu’il était à 50% au maximum aux entraînements, ça me faisait halluciner et ça rendait un peu fous les coachs », se marre Huget. « Il avait toujours mal quelque part. Mais dès qu’il mettait son casque, on avait l’impression qu’il n’avait plus de douleur et plus personne ne passait ». « On l’a souvent fait ch… sur les tables de massage avec Yoann », complète Médard dans un sourire. « C’est un joueur comme Florian Fritz par exemple : ils démontent tout le monde les jours de match mais ils sont différents à l’entraînement. Après, je vais vous dire : heureusement qu’il ne nous découpait pas comme il le fait quand il joue ! » Double face, résume Yoann Huget : « Sa férocité sur le terrain est très paradoxale avec sa gentillesse la semaine. Quand on le voyait en match, on se disait que ce n’était pas le mec avec qui on avait passé la semaine. » Maxime Médard renchérit : « Il est adorable, souriant, gentil, ne parle pas beaucoup mais sait placer deux ou trois blagues bien senties par-ci, par là. Je ne l’ai jamais vu faire la gueule. » Au fil des ans, Pita Ahki est devenu « un vrai Toulousain« , assure l’ancien ailier d’Agen et de Bayonne. « Tous les joueurs qui sont passés au Stade et y ont gagné sont entrés dans la culture du club mais lui la représente encore plus car ils sont vraiment impliqués avec les siens : il accueille les familles étrangères, son épouse Kayla (la soeur de Luke McAlister, NDLR) s’occupe des femmes des joueurs. C’est un élément important du Stade toulousain qui part ». « C’est très respectable de ne pas le bloquer » Didier Lacroix confirme : « Pita et son indissociable Kayla. On les croise en famille au centre d’entraînement, les jours de récupération, ou encore pendant les vacances durant lesquelles elle vient s’entraîner seule avec de sacrées séances sur le terrain synthétique, où Pita la rejoint, accompagné de leurs filles. Le couple est de toutes les initiatives pour rassembler les familles ou organiser le Noël des enfants. Ils sont devenus plus Stadistes que tous les Stadistes mais leur choix de repartir dans ‘l’autre chez eux’ en Nouvelle-Zélande s’entend quand on est aussi attaché à sa terre d’origine. » « C’est remarquable de le laisser partir, il faut le dire », note Yoann Huget. « C’est très respectable de ne pas le bloquer et de lui laisser choisir sa sortie alors qu’il aurait été un élément très important pendant les doublons par exemple. D’ailleurs, depuis son annonce, tout le monde parle de lui comme s’il était mort. Je suis sûr qu’il a de beaux jours de rugby devant lui ! » « Je pense que Vern Cotter (le coach d’Auckland, NDLR) veut vraiment s’appuyer sur lui pour la saison de NPC« , confirme Maxime Médard. « La plupart des joueurs étrangers qui viennent en France sont bons un ou deux ans puis ça coince car les saisons sont longues. Lui a su s’adapter et a tenu dans le temps. Depuis quelques années, Pierre-Louis Barassi fait de sacrées saisons, Kalvin Gourgues arrive… Il y a un passage de témoin. Et ils vivent loin de chez eux depuis longtemps avec Kayla. C’est compréhensible qu’ils veuillent rentrer. Cette nouvelle aventure dans le club de ses débuts, c’est fantastique pour lui. » Il était arrivé sur la pointe des pieds, il repart sur la pointe du cœur. Pita Ahki laissera à Toulouse un souvenir aussi puissant que ses plaquages, marque de fabrique de celui qui fut l’un des meilleurs joueurs du meilleur championnat du monde. 8 20 1
Maleli Posté(e) 24 octobre 2025 Posté(e) 24 octobre 2025 Avec le départ de Pita, on a encore dans l’effectif : - 6 joueurs sur la feuille de la finale de Top 14 2019 - 12 joueurs sur la feuille de la finale de Top 14 2021 (Je laisse les joueurs les trouver) Comme quoi il y a déjà eu un certain turnover dans l’effectif ! 2 4
Maleli Posté(e) 24 octobre 2025 Posté(e) 24 octobre 2025 En comparaison encore 7 côté Rochelais et 3 côté Clermontois 1
GuyNess Posté(e) 26 octobre 2025 Posté(e) 26 octobre 2025 Je mets le lien pour ceux qui l’ont manqué Th Flament une autre très belle personne https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/xv-de-france/ce-qui-me-fait-vibrer-c-est-de-voir-d-ou-je-suis-parti-comment-thibaud-flament-a-pris-la-taille-patron-avant-d-affronter-l-afrique-du-sud_AN-202510260027.html 9
Zuzu31 Posté(e) 27 octobre 2025 Posté(e) 27 octobre 2025 Le 24/10/2025 à 21:59, Maleli a dit : Avec le départ de Pita, on a encore dans l’effectif : - 6 joueurs sur la feuille de la finale de Top 14 2019 - 12 joueurs sur la feuille de la finale de Top 14 2021 (Je laisse les joueurs les trouver) Comme quoi il y a déjà eu un certain turnover dans l’effectif ! 2019 : Mauvaka, Baille, Cros, Dupont, RNTK, Ramos. Dans l'effectif, il y avait déjà aussi Ju.Marchand, Aldé, Néti, Lebel...et j'ai fait le tour non ?
Pantang17 Posté(e) 27 octobre 2025 Posté(e) 27 octobre 2025 Le 24/10/2025 à 22:01, Maleli a dit : En comparaison encore 7 côté Rochelais et 3 côté Clermontois J'en compte 8 pour nous, Alldritt, West, Atonio, Favre, Lavault, Wardi, Leyds, Skelton. 6 qui ont arrêté leurs carrières chez nous Rhules, Vito, Dulin, Liebenberg, Sazy, Gourdon. 5 qui était blessé pour ce match ou qui ne rentrait pas dans les plans pour cette finale Botia, Haddad, Boudehent, Bourgarit, Berjon. 1 qui était blessé pour ce match et qui a mis un terme à sa carrière Lacroix. 1
Dede11 Posté(e) 27 octobre 2025 Posté(e) 27 octobre 2025 il y a 33 minutes, Pantang17 a dit : J'en compte 8 pour nous, Alldritt, West, Atonio, Favre, Lavault, Wardi, Leyds, Skelton. 6 qui ont arrêté leurs carrières chez nous Rhules, Vito, Dulin, Liebenberg, Sazy, Gourdon. 5 qui était blessé pour ce match ou qui ne rentrait pas dans les plans pour cette finale Botia, Haddad, Boudehent, Bourgarit, Berjon. 1 qui était blessé pour ce match et qui a mis un terme à sa carrière Lacroix. Comme quoi compas n'est pas raison, les nombres on peut leur faire dire tout et leur contraire, comme les statistiques.
thorvic Posté(e) 27 octobre 2025 Posté(e) 27 octobre 2025 Il y a 2 heures, Pantang17 a dit : J'en compte 8 pour nous, Alldritt, West, Atonio, Favre, Lavault, Wardi, Leyds, Skelton. 6 qui ont arrêté leurs carrières chez nous Rhules, Vito, Dulin, Liebenberg, Sazy, Gourdon. 5 qui était blessé pour ce match ou qui ne rentrait pas dans les plans pour cette finale Botia, Haddad, Boudehent, Bourgarit, Berjon. 1 qui était blessé pour ce match et qui a mis un terme à sa carrière Lacroix. Lacroix ( et Gourdon aussi ) 😭 Peut être que dans son comptage le fait que west ai fait un aller retour a induit @Maleli en erreur
Maleli Posté(e) 27 octobre 2025 Posté(e) 27 octobre 2025 Il y a 3 heures, thorvic a dit : Lacroix ( et Gourdon aussi ) 😭 Peut être que dans son comptage le fait que west ai fait un aller retour a induit @Maleli en erreur Complètement, j’avais pas en tête qu’il était revenu ! C’est lui que j’ai oublié
C’est un message populaire. Cherubin Posté(e) 28 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 28 octobre 2025 Un post lu sur FB que j’ai trouvé très juste et bien écrit: https://www.facebook.com/share/1Pkf27wEDG/?mibextid=wwXIfr 7 2 3
GuyNess Posté(e) 28 octobre 2025 Posté(e) 28 octobre 2025 Ce soir sur Canal 360, nouvelle emission "La clinique des sports" Romain principal invité 2
C’est un message populaire. capitole46 Posté(e) 28 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 28 octobre 2025 il y a 9 minutes, GuyNess a dit : Ce soir sur Canal 360, nouvelle emission "La clinique des sports" Romain principal invité C'est quand même con. Y'avait Fouyssac, David pour inaugurer le truc ! Ils peuvent même faire une saison entière avec eux 12 1
GuyNess Posté(e) 28 octobre 2025 Posté(e) 28 octobre 2025 (modifié) En tout cas très bien l’émission, un peu d’originalité ça change de ce qu’on voit et revoit un champion moto raconte toutes ses blessures et comment il les a surmontées Modifié 28 octobre 2025 par GuyNess
Ardbeg Posté(e) 29 octobre 2025 Posté(e) 29 octobre 2025 Il y a 8 heures, GuyNess a dit : En tout cas très bien l’émission, un peu d’originalité ça change de ce qu’on voit et revoit un champion moto raconte toutes ses blessures et comment il les a surmontées Franchement Marquez je me demande encore comment il peut remonter sur une moto après les gamelles qu'ils a prises. C'est un peu de l'inconscience amha.
tire-bouchon Posté(e) 29 octobre 2025 Posté(e) 29 octobre 2025 (modifié) Il y a 1 heure, Ardbeg a dit : Franchement Marquez je me demande encore comment il peut remonter sur une moto après les gamelles qu'ils a prises. C'est un peu de l'inconscience amha. Les gamelles en compétition se font souvent sur des aires prévues pour ça (sable etc ...), en plus ils sont harnachés comme des chevaux de corrida, Il y a rarement des chocs frontaux contre des obstacles. En fait, en compétition, il vaut mieux être motard que cycliste. Modifié 29 octobre 2025 par tire-bouchon 1
Ardbeg Posté(e) 29 octobre 2025 Posté(e) 29 octobre 2025 il y a 8 minutes, tire-bouchon a dit : Les gamelles en compétition se font souvent sur des aires prévues pour ça (sable etc ...), en plus ils sont harnachés comme des chevaux de corrida, Il y a rarement des chocs frontaux contre des obstacles. En fait, en compétition, il vaut mieux être motard que cycliste. Oui, enfin les vols à 3m de haut ou tu retombes sur le goudron et que tu te prends la moto dans la tronche, c'est pas anodin non plus. Certes ce ne sont plus les circuits d'antan avec les rails cachés par des bottes de paille, mais quand même.
C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 30 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 30 octobre 2025 Une pépite celui-là, à tous points de vue : Midol Top 14 – "Pour moi, ce n’est que du bonheur" : Thomas Lacombre évoque sa concurrence à Toulouse avec Marchand, Mauvaka et Cramont Jérémy Fadat Publié le 30/10/2025 à 06:01 Julien Marchand et Guillaume Cramont en équipe de France, Peato Mauvaka toujours blessé, Thomas Lacombre devrait avoir plus de responsabilités au sein d’un pack toulousain remanié pour recevoir le Stade français samedi soir. Le jeune talonneur a accepté de se pencher sur sa progression et sur l’émulation à son poste en club. La semaine est particulière pour le groupe toulousain, sans de nombreux internationaux et avec un effectif rajeuni à l’entraînement. Comment le vivez-vous ? Beaucoup d’espoirs sont montés avec le groupe et ça fait plaisir, car ça nous permet de développer plein de compétences. On apprend, et il y a encore des gros joueurs qui sont là, notamment Cyril Baille qui est tout le temps en train de parler et de rigoler avec nous. C’est quand même super, surtout pour ceux qui jouent en première ligne, là où il manque beaucoup de monde pendant cette période de doublons. Cyril Baille a-t-il ce rôle de grand frère ? Oui, ou même de papa. Il est toujours de bonne humeur. En ce moment, il joue un peu moins et il est peut-être un peu plus dans le dur mais il arrive toujours avec la "banane" au centre d’entraînement. Il est en train de déconner, de nous montrer quand ça ne va pas en mêlée aussi. Il nous accompagne vraiment dans notre jeune carrière. C’est une bonne chose pour nous. Comment abordez-vous la réception du Stade français samedi, avec toutes ces absences ? De manière positive. Il faut qu’on fasse un gros match parce que, comptablement, on a encore besoin de marquer des points. Puis, c’est un rendez-vous à la maison, et c’est important de faire un bon résultat devant notre public. Il faut que les jeunes, comme moi, arrivent à tenir la baraque. Il faut montrer aussi qu’on a un bon groupe, avec de l’émulation. Donc qu’on réponde présents. Et le but, c’est qu’on "titille" les vieux (sourire), que ça les pousse dans leurs retranchements. Personnellement, cela risque de me donner plus de temps de jeu. Donc, c’est bien pour moi aussi. Effectivement, Peato Mauvaka est toujours blessé, quand Julien Marchand et Guillaume Cramont sont en équipe de France. Considérez-vous le match de samedi comme une opportunité ? Oui, c’est une carte à jouer. Je le vois comme une vraie chance. Je ne me mets pas de pression mais j’aimerais bien faire une grosse performance. Parce que l’objectif, comme je le dis, est d’entretenir l’émulation. Mon but, c’est de "titiller" Guillaume (Cramont). Et celui de Guillaume, c’est de "titiller" Peato (Mauvaka) et Julien (Marchand). C’est ce qui permet d’être performant dès qu’on joue. Il faut avoir peur de perdre sa place. Vous avez découvert le Top 14 la saison dernière. Est-ce que ce genre de semaine, avec plus de responsabilités, vous fait mesurer votre évolution ? Mon poste fait que j’ai des responsabilités, notamment en touche et en mêlée. Après, je ne suis pas quelqu’un qui parle vraiment. Moi, j’écoute surtout, et j’apprends encore. Je le répète, beaucoup de gros joueurs sont restés, comme Alexandre Roumat ou Cyril Baille. Des mecs qui ont des sélections, qui ont connu les plus gros matchs au monde, des affrontements contre les plus grandes équipes de la planète, que ce soit en équipe de France ou en Champions Cup. Je n’ai rien à leur apprendre. Donc, j’écoute surtout et je me fais guider. Sentez-vous une forme de confiance grandir tout de même ? Oui, le staff me fait confiance. Je m’entends aussi très bien avec les joueurs, et ils me font confiance. Enchaîner quelques matchs, ça fait du bien au moral. C’est important de ne pas rester sur une seule performance, et d’essayer de continuer dans cette voie dès qu’on me donne une chance. Vous avez effectué des entrées remarquées depuis un an. Comment avez-vous vécu cette nouvelle exposition ? Je l’ai pris avec beaucoup de recul et de mesure. Je sais qu’au club, il y a des gros noms à mon poste. Et franchement, ils m’ont aidé sur ce côté-là aussi, sur l’envers des choses. On peut te monter très haut mais ça arrive aussi de faire des mauvaises performances. Les autres talonneurs sont bienveillants avec moi, et j’essaie de leur rendre par mes performances sur le terrain. Jouer au même poste que Marchand, Mauvaka et Cramont crée une énorme concurrence. Mais le voyez-vous comme une opportunité de progresser à leurs côtés ? Les entraînements sont très durs. En mêlée, c’est très costaud. Globalement, sur la conquête, j’apprends tous les jours avec eux. J’essaie de me perfectionner. Avoir les meilleurs joueurs du monde à ce poste-là au club, pour moi, ce n’est que du bonheur. Je pense que ça me permet de grandir un peu plus vite que certains à leur poste. On a une très grosse émulation évidemment, mais nous sommes vraiment copains en dehors. Avec Julien, Peato et Guillaume, on est presque tout le temps ensemble à rigoler. Mais, dès qu’on entre sur le terrain, on joue pour avoir notre place le week-end. Il n’y a aucune mauvaise concurrence, rien de malsain. C’est toujours dans la bienveillance et l’écoute. L’exemple de Guillaume Cramont, qui a saisi sa chance et se retrouve aujourd’hui à Marcoussis, donne-t-il des idées pour la suite ? Guillaume, c’est l’exemple de la résilience. Il a eu sa chance, il a réussi à la saisir au bon moment, et c’est quelqu’un qui bosse beaucoup. Je suis très content pour lui qu’il soit monté à Marcoussis. Après, à moi de faire les performances pour me donner l’opportunité un jour d’y aller. On entend que, comme Peato Mauvaka, vous avez le profil pour dépanner en troisième ligne si besoin. Voulez-vous cultiver cette polyvalence ? C’est un poste auquel j’ai joué très jeune, et beaucoup de fois. Quand je suis arrivé au Stade toulousain, je suis passé directement au talon, et ça me plaît. La polyvalence, c’est bien, mais je veux d’abord me perfectionner vraiment à mon poste : en mêlée, en touche, être irréprochable, connaître mon système de jeu par cœur. Mon premier objectif est là. Après, s’il faut dépanner pour quelques minutes, je le ferai avec grand plaisir. Tant que je joue, je ne vais pas me plaindre. Quels sont les secteurs dans lesquels vous avez une vraie marge de progression ? Déjà, tout ce qui touche à la conquête. Je pense que ce n’est jamais acquis. En touche, je peux me perfectionner sur les timings au lancer. Et, dans le jeu, j’aimerais bien toucher petit à petit un peu plus de ballons pour essayer de débloquer des situations. Mais ça viendra. Quand êtes-vous arrivé au Stade toulousain ? J’ai grandi en Ariège, je viens de Saint-Girons, et je connais donc très bien Clément Vergé depuis longtemps. Je suis arrivé au Stade en 2019, j’y ai fait toutes mes classes de cadet à espoir. Et maintenant, je connais un peu le monde professionnel. Vous êtes donc toujours proche de Clément Vergé, avec qui vous partagez les mêmes racines… Oui, avec Clément, on se connaît depuis une dizaine d’années, et cela fait quatre ou cinq ans que je joue avec lui aussi. Dès que l’un ne va pas trop bien ou fait un moins bon match, l’autre est toujours là pour le soutenir et essayer de lui donner le sourire. Restez-vous attaché à votre environnement ariégeois ? Bien sûr. J’ai un cercle d’amis proches qui jouent encore à Saint-Girons. Dès que je peux, parce qu’on est tout de même beaucoup pris avec le Stade toulousain, j’essaie de rentrer pour les voir jouer. C’est important de garder un lien avec le rugby amateur, ça aide à se rendre compte du privilège d’être au niveau professionnel. On a travaillé pour ça, mais il faut voir aussi ce qui se fait ailleurs. Cela permet parfois de relativiser. Quand on est un peu dans le brouillard, ou qu’on sort d’une mauvaise performance, on se dit qu’on a quand même de la chance d’être là. 8 10
C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 30 octobre 2025 C’est un message populaire. Posté(e) 30 octobre 2025 Et l'Equipe il y a quelques jours : je suis surprise que personne ne l'ai posté ou bien quelqu'un que je n'aurais pas lu ? Pourquoi Toulouse dispose de talonneurs aussi talentueux : « On a un petit coup d'avance parce que les nôtres sont prêts un peu plus tôt à jouer à haut niveau » Depuis quelques années, le Stade Toulousain ne cesse de former des n°2 de très haut niveau. Après Julien Marchand et Peato Mauvaka, Guillaume Cramont vient d'ailleurs à son tour d'être appelé en sélection par Fabien Galthié. Mais comment fait-il ? Tentative d'explications. Laurent Campistron à Toulouse publié le 26 octobre 2025 à 09h15 Pour établir leur fameux "ranking" au poste de talonneur, le sélectionneur national Fabien Galthié et ses adjoints n'ont franchement pas besoin d'avoir des yeux partout. Depuis quelques saisons, il leur suffit de faire un crochet par le Stade Toulousain pour y faire leur marché. On caricature un peu, bien sûr, mais on n'est pas loin de la vérité. Voilà déjà un bail, en effet, que Julien Marchand et Peato Mauvaka se partagent le poste de n°2, tant à Toulouse qu'en équipe de France. Et quand l'un n'est pas là, comme actuellement le second nommé, blessé à un genou, c'est un troisième larron du club rouge et noir, en l'occurrence Guillaume Cramont, qui est appelé dans la liste des 42 pour préparer les prochains tests de novembre. N'y a-t-il donc qu'à Toulouse que les "talons" prospèrent ? C'est à croire. Le triple champion de France sortant a toujours eu de grands talonneurs dans son effectif, de Yannick Bru à William Servat, en passant par Serge Laïrle ou Patrick Soula. Mais jamais autant en même temps. « Expliquer ce phénomène, je ne le pourrais pas, s'amusait cette semaine Julien Marchand. Je suis comme vous, juste étonné de voir arriver autant de jeunes aussi matures, costauds et talentueux. » Cette surabondance de talents au même poste n'est pourtant pas le fruit du hasard. Elle tient d'abord au profil des joueurs concernés, qui ont pratiquement tous démarré à un autre poste que celui de talonneur. La plupart étaient troisième-ligne. Cramont, lui, a même commencé comme demi de mêlée. « Ici, dans les catégories jeunes, on cherche davantage des joueurs capables de se faire des passes et d'avoir beaucoup d'activité dans le jeu que des vrais spécialistes de poste, observe Virgile Lacombe, l'entraîneur assistant des avants, lui-même ancien talonneur. Beaucoup de n°2 actuels ne jouaient pas à ce poste jusqu'en cadets. C'est leur profil physique qui les a amenés à s'y reconvertir en Crabos ou en Espoirs. » « Des talonneurs qui excellent dans le jeu courant et qui sont assez bons en mêlée, ça ne court pas les rues » Thierry Savio, responsables des première-ligne au centre de formation « Dès les cadets, quand on voit des trois-quarts un peu lourds ou des troisième-ligne qui ne grandissent pas trop ou manquent de vitesse, on commence à les faire travailler dans l'optique d'un passage au "talon", approuve Thierry Savio, le responsable des première-ligne au centre formation. Surtout s'ils ont une grosse appétence pour le combat. C'est parfois une opportunité pour eux de connaître le très haut niveau. Parce que des troisième-ligne doués, dans le rugby français, il suffit de lever une pierre pour en trouver deux. Alors que des talonneurs qui excellent dans le jeu courant et qui sont assez bons en mêlée, ça ne court pas les rues. » Le classement du Top 14 La reconversion à un poste aussi exigeant, où l'exercice de la mêlée peut parfois provoquer des crises d'urticaire, n'est pas toujours simple. Mais le Stade Toulousain a trouvé une parade, il y a quelques années, en créant une académie des première-ligne, soit une structure spéciale notamment capable d'offrir à tous les talonneurs du club les moyens de se familiariser avec leur nouveau poste, d'apprendre à aimer la mêlée, de développer leur leadership et de se perfectionner au lancer en touche. Lacombe, Savio, mais aussi Kamel Merini avec les plus jeunes, passent ainsi beaucoup de temps à faire de la technique individuelle avec les joueurs concernés. « On a vraiment essayé de développer une ingénierie qui soit transversale au club, explique Lacombe. Parce qu'on a une réelle problématique avec nos joueurs de première ligne : beaucoup sont sélectionnés en équipe de France. Pour les remplacer, on doit donc disposer de jeunes joueurs très rapidement compétitifs pour le Top 14. C'est pour ça qu'on leur met très tôt à disposition des séances d'entraînement spécifiques. » La présence de Marchand et de Mauvaka sublime les plus jeunes Les résultats sont épatants. Car en plus de Cramont et de Thomas Lacombre, capables sans faillir de remplacer Marchand et Mauvaka pendant les périodes de doublons, le club rouge et noir a aussi sorti récemment des n°2 de très bon niveau comme Guillaume Marchand (frère cadet de Julien, actuellement à Lyon), Ian Boubila (prêté à Carcassonne, Pro D2), l'Australien Malachi Hawkes (prêté à Provence Rugby, Pro D2) et peut-être bientôt Mathis Caublot, grand gaillard polyvalent qui fait des ravages avec les Espoirs quand il n'est pas blessé. « Je suis persuadé qu'il y a des très bons ''talons'' dans tous les clubs, mais je pense qu'on a un petit coup d'avance ici parce que les nôtres sont prêts un peu plus tôt à jouer à haut niveau, estime Savio. Quand tu as la chance de pouvoir évoluer en Top 14 à 20, 21 ou 22 ans, quand les autres sont encore en train de batailler en Espoirs, tu prends un peu d'avance. Le petit Lacombre, si demain tu l'appelles, il déboule parce qu'il n'a peur de rien, ça ne va pas l'empêcher de dormir la nuit. » Reste l'effet d'entraînement. Plutôt que de les inhiber, la présence de deux figures essentielles des Bleus comme Marchand et Mauvaka semble au contraire sublimer les plus jeunes talonneurs du club. « Ça, c'est l'état d'esprit de tous les joueurs du Stade Toulousain, pas seulement des talonneurs, souligne Lacombe. À partir du moment où on entre en formation dans ce club, c'est pour avoir l'ambition de concurrencer les meilleurs, qui souvent sont internationaux. » « Quand nos Espoirs montent chez les pros pour faire quelques mêlées, ils ont ce qui se fait de mieux en France et peut-être dans le top 5 mondial face à eux, ajoute Savio. Forcément qu'ils mettent les bouchées doubles. Les jeunes veulent alors rattraper les vieux, les vieux bossent davantage pour ne pas se faire rattraper, et tout ça crée une émulation et un esprit de travail favorable à tout le monde. » 2 14
Ardbeg Posté(e) 30 octobre 2025 Posté(e) 30 octobre 2025 Et aussi: https://www.rugbyrama.fr/2025/10/30/top-14-pour-moi-ce-nest-que-du-bonheur-thomas-lacombre-evoque-sa-concurrence-a-toulouse-avec-marchand-mauvaka-et-cramont-13020889.php 1
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