Ardbeg Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a une heure, le zèbre aux courges a dit : Vu son nom, nuquette méritée pour aldritt. Ça sonne plus britannique que français Écossais monsieur!
Kana Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 18 minutes, marto a dit : Quelle honte Faut vraiment en avoir une grosse paire pour arbitrer ces matchs...
Pantang17 Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a une heure, marto a dit : Sans parler des autres "invisibles" parce qu'il n'y a pas que ces joueurs qui branchent. C'est a peu près 2/3 joueurs par équipe et à chaque match, et encore sur ce qu'on voit mais reste ce qui se dit qu'on capte pas. Par exemple Seunes apparemment aurait bien mérité sa petite bousculade y a quelques semaines. C'est surtout qu'avec le rugby actuel, tu peux te permettre de chambrer un adversaire par la parole ou les gestes. Tu risques pas grand chose. A l'époque il fallait assumer tes actes, ou ne pas se retrouver dans un regroupement, au choix. 6
marto Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 4 minutes, Pantang17 a dit : C'est surtout qu'avec le rugby actuel, tu peux te permettre de chambrer un adversaire par la parole ou les gestes. Tu risques pas grand chose. A l'époque il fallait assumer tes actes, ou ne pas se retrouver dans un regroupement, au choix. Il me semble qu'il faut bien assumer maintenant aussi au niveau de la sphère médiatique. Même beaucoup plus. Et je ne vais pas regretter les salades de phalanges déplorables.
le zèbre aux courges Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 47 minutes, Ardbeg a dit : Écossais monsieur! Un écossais étant britannique, ça passe :)
gael Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 33 minutes, Pantang17 a dit : C'est surtout qu'avec le rugby actuel, tu peux te permettre de chambrer un adversaire par la parole ou les gestes. Tu risques pas grand chose. A l'époque il fallait assumer tes actes, ou ne pas se retrouver dans un regroupement, au choix. exact, ça m'a couté une cloison nasale 1
Les Minimes Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier Il y a 1 heure, gael a dit : Ramos et Jalibert ont beaucoup de points communs, chambreurs, tête de nœud et mauvais défenseurs  Comm t'as écrit "tête de noeud" au singulier j'ai ma petite idée. 1
Pantang17 Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 36 minutes, marto a dit : Il me semble qu'il faut bien assumer maintenant aussi au niveau de la sphère médiatique. Même beaucoup plus. Et je ne vais pas regretter les salades de phalanges déplorables. Sans parler de salades de phalanges, un tatouage du dos au 18 coniques, ça fait mal mais tu peux continuer à jouer et on fait d'une pierre deux coups, on fait comprendre au jeune effronté qu'il y a des choses qui ne se font pas et en même temps on règle le problème des mecs qui sont hors-jeu. Je ne pense pas me tromper en disant qu'un 3/4 de l'époque n'aurait jamais fait ça en championnat à un Pelous, Merle ou Cecillon alors qu'ils jouent ensemble en EdF. 7
marto Posté(e) 20 janvier Posté(e) 20 janvier il y a 5 minutes, Pantang17 a dit : Sans parler de salades de phalanges, un tatouage du dos au 18 coniques, ça fait mal mais tu peux continuer à jouer et on fait d'une pierre deux coups, on fait comprendre au jeune effronté qu'il y a des choses qui ne se font pas et en même temps on règle le problème des mecs qui sont hors-jeu. Je ne pense pas me tromper en disant qu'un 3/4 de l'époque n'aurait jamais fait ça en championnat à un Pelous, Merle ou Cecillon alors qu'ils jouent ensemble en EdF. J'entends. Mais tu m'en voudra pas, je préfère aujourd'hui. Surtout qu'on peut très bien démonter un mec dans les règles. Et que vu comment Jalibert se comporte en attaque à jouer près de la ligne, les yeux au loin, c'est même très facile de le tamponner normalement.
Julien81 PostĂ©(e) 20 janvier PostĂ©(e) 20 janvier il y a une heure, Pantang17 a dit : C'est surtout qu'avec le rugby actuel, tu peux te permettre de chambrer un adversaire par la parole ou les gestes. Tu risques pas grand chose. A l'Ă©poque il fallait assumer tes actes, ou ne pas se retrouver dans un regroupement, au choix. Oui,exactement, des courageux qui savent qu ils ne risquent rien car ils savent qu il y a 56 camĂ©ras et Roger dans la cabine s il ne fait pas la sieste,il y en a beaucoupÂ
sass40 Posté(e) 21 janvier Posté(e) 21 janvier Je viens de lire sur la République des Pyrénées un article sur Thibaut Hamonou Champion du monde U20 en 2019 (avec Lebel et Mallez) et Espoirs avec le ST en 2021 qui a arrêté sa carrière cette saison à 25 ans faute de proposition sérieuse après 5 ans au ST puis 4 à la Section Paloise. Il se reconvertit dans un travail manuel d'aménagement de van et autres 4X4 et fait une formation dans ce sens. Grosse blessure au genou et 16 mois d'arrêt en 2019. Suite à ça, il n a jamais pu confirmer en sénior le niveau entrevu en jeunes... 2 11
Julien81 Posté(e) 21 janvier Posté(e) 21 janvier il y a 8 minutes, sass40 a dit : Je viens de lire sur la République des Pyrénées un article sur Thibaut Hamonou Champion du monde U20 en 2019 (avec Lebel et Mallez) et Espoirs avec le ST en 2021 qui a arrêté sa carrière cette saison à 25 ans faute de proposition sérieuse après 5 ans au ST puis 4 à la Section Paloise. Il se reconvertit dans un travail manuel d'aménagement de van et autres 4X4 et fait une formation dans ce sens. Grosse blessure au genou et 16 mois d'arrêt en 2019. Suite à ça, il n a jamais pu confirmer en sénior le niveau entrevu en jeunes... Étonnant qu il ne trouve pas de club en prod2 ou Nationale..
Tolosenc Posté(e) 21 janvier Posté(e) 21 janvier Il y a 1 heure, Julien81 a dit : Étonnant qu il ne trouve pas de club en prod2 ou Nationale.. Il ne veut pas... Repartir dans des divisions inférieures à la Pro D2, était-ce envisageable ? J’ai eu des propositions pour jouer à plus bas niveau. Mais pour l’instant, ça ne m’intéresse vraiment pas. Je veux rester sur mes bonnes dernières années à la Section, avec de jolis souvenirs. Je ne suis pas prêt pour autre chose. Et désormais, je préfère me focaliser sur mon nouveau projet professionnel. 2
GuyNess Posté(e) 22 janvier Posté(e) 22 janvier Heymans etait l'invité de Rugby Confidential emission bien meilleure que le ptit buro pas mal de confidences sur Guytou et le vestiaire   3 2 1
Gabi Posté(e) 22 janvier Posté(e) 22 janvier Très sympa comme émission. Merci pour le lien. Et Gaël Fickou très classe avec Novès, Jauzion et Fritz (en rappelant qu'ils l'ont beaucoup épaulé). 1 3
GuyNess Posté(e) 22 janvier Posté(e) 22 janvier a chaque émission, Fickou ne dit que du bien du Stade Et pourtant il a joué à notre pire période 5
staen Posté(e) 23 janvier Posté(e) 23 janvier On "tacle" pas mal Fickou sur ses choix et le timing de son départ, mais ça à l'air d'être vraiment un très bon gars. J'ai eu l'occasion de le croiser à plusieurs reprises sur ses années Toulousaines, j'ai toujours vu un mec humble et très sympathique avec tout le monde, et c'est malheureusement pas le cas de tous. Pour la petite anecdote j'étais en conférence de presse de son premier match avec Toulouse, on aurait vraiment dit un enfant qui débarquait dans sa nouvelle école en cours d'année, tout timide dans un coin à ne pas savoir où se mettre, bref j'avais trouvé ça assez atypique dans ce monde où la confiance en soi est assez présente voir importante ^^. Et vu de plus loin maintenant, j'ai pas l'impression que les années ait changé sa personnalité.  1
capitole46 Posté(e) 23 janvier Posté(e) 23 janvier Je connais aussi plein de bons gars qui n'ont rien à faire en EdF actuellement et qui disent du bien du ST.
tire-bouchon Posté(e) 23 janvier Posté(e) 23 janvier Le 21/01/2026 à 12:56, Tolosenc a dit : Il ne veut pas... Repartir dans des divisions inférieures à la Pro D2, était-ce envisageable ? J’ai eu des propositions pour jouer à plus bas niveau. Mais pour l’instant, ça ne m’intéresse vraiment pas. Je veux rester sur mes bonnes dernières années à la Section, avec de jolis souvenirs. Je ne suis pas prêt pour autre chose. Et désormais, je préfère me focaliser sur mon nouveau projet professionnel. Sage décision mon garçon. Rien ne t' empêche de faire carrière sur le bord de touche. je lui souhaite un bel avenir.
Bota Posté(e) 23 janvier Posté(e) 23 janvier Il y a 19 heures, GuyNess a dit : a chaque émission, Fickou ne dit que du bien du Stade Et pourtant il a joué à notre pire période  Premier match il fait un arrêt de volée sur un coup d'envoi , et on l'a gardé quand même .  Normal .
Bota PostĂ©(e) 24 janvier PostĂ©(e) 24 janvier https://podcloud.fr/podcast/boucherieovalie/episode/episode-31-fixations-personnelles-sur-le-top-14-et-le-6-nations-et-le-jeu?fbclid=IwY2xjawPhfadleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFNaFlvUU5vU1lVaEN1c05tc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHmz212_1YFw4AywuBDUiUlvrgv6kuLRUHUeNE9ywMYhJjxDDlluDbIMh8mS7_aem_cEy9c74SvVBvazIz6N1OzA Â
djip Posté(e) 24 janvier Posté(e) 24 janvier @Bota au lieu de nous bombarder de posts tu devrais continuer à t'entraîner sur les ballons hauts, va falloir sauter ce soir. Au fait je suppose que tu vas nous dire que tu dînes chez la belle doche et que tu pourras pas être sur le fofo ce soir 1
Nathou Posté(e) 24 janvier Posté(e) 24 janvier il y a 45 minutes, djip a dit : @Bota au lieu de nous bombarder de posts tu devrais continuer à t'entraîner sur les ballons hauts, va falloir sauter ce soir. Au fait je suppose que tu vas nous dire que tu dînes chez la belle doche et que tu pourras pas être sur le fofo ce soir Ça va être compliqué sur les ballons hauts avec cette pluie....
Bota Posté(e) 24 janvier Posté(e) 24 janvier il y a une heure, djip a dit : va falloir sauter ce soir.  On fera ce qu'il faut 1
Ardbeg PostĂ©(e) 24 janvier PostĂ©(e) 24 janvier il y a 13 minutes, Nathou a dit : Ça va ĂŞtre compliquĂ© sur les ballons hauts avec cette pluie.... Il ne devrait pas trop pleuvoir ce soir, mais le ballon risque d'ĂŞtre humide quand mĂŞmeÂ
gael Posté(e) 28 janvier Posté(e) 28 janvier  lequipe.fr  Antoine Dupont fait son grand retour avec les Bleus : « Être champion du monde, c'est ça qui me motive le p... Karim Ben-Ismail 22–28 minutes Avant ce retour en Bleu, le 5 février au Stade de France, le Mag a passé un moment avec Antoine Dupont. C'était à Colomiers, le 12 janvier. Un lundi. Ponctuel, il est arrivé à 14 h 30 au volant d'une belle sportive qu'un constructeur italien lui a prêtée, bleue évidemment. Lui avait quelques bobos, marqué par les combats de la veille. À Londres, le Stade Toulousain avait été battu 20-14 par les Saracens. La nuit n'avait pas été douce. Le temps de tamponner la déception et l'adrénaline, il avait trouvé le sommeil vers 4 heures du matin. L'ÉQUIPE publicité En débarquant au Grand Set, un studio de tournage, il a souri avec courtoisie mais n'a pu s'empêcher de souffler « je suis mort ». Patient et pro, flatté aussi, il a enchaîné deux heures de shooting devant l'oeil de Theo McInnes. « L'Équipe Magazine, c'était mon rituel du samedi quand j'allais chez mes grands-parents, se rappelle Antoine Dupont. Mon grand-père était abonné. Il y avait toujours des reportages un peu décalés, un peu sympas, sur l'envers du décor, ou sur des parcours atypiques. Des sportifs que je connaissais déjà mais que j'apprenais à découvrir différemment. » Dupont a souri sans faillir à Debbie Whispers, styliste qui ordonnançait l'élégance des tenues Louis Vuitton et Adidas, ses partenaires. Il a souri, aussi, aux représentants de Volvic, également partenaires et présents sur les lieux. Dupont ne porte plus seulement l'espérance sportive d'une nation, il est devenu l'ambassadeur d'entreprises du CAC 40, avec leur poids économique et leurs attentes. La dernière fois qu'on l'avait croisé longuement, c'était dans son village à Castelnau-Magnoac. Dans la maison de son frère Clément qui préparait le déjeuner en cuisine et écoutait l'entretien d'une oreille. Marie-Pierre, leur maman, s'était assise hilare à notre table et s'amusait de voir son fils soumis à la question, lui d'ordinaire si réservé. C'était en novembre 2020, en sortie de confinement. Le capitaine des Bleus s'est prêté au jeu de la séance photos au studio Grand Set, à Colomiers (Haute-Garonne). (Theo McInnes/L'Équipe) L'ÉQUIPE publicité « Toto » a depuis changé de dimension et accumulé les trophées : quatre titres de Top 14 (2021, 2023, 2024 et 2025), deux Coupes d'Europe (2021 et 2024), un titre de meilleur joueur du monde (2021), deux Tournois des Six Nations (un Grand Chelem en 2022 et un titre en 2025) ainsi qu'une médaille d'or aux Jeux de Paris (rugby à 7). Sollicité de toutes parts, il n'est plus vraiment le même mais a su rester fidèle à ses valeurs alors que tant de choses autour de lui ont été bouleversées. Il fêtera ses 30 ans cette année et avance sur son chemin avec une certitude simple : « Chaque fois que je suis sorti de ma zone de confort, je m'en suis trouvé grandi et enrichi. » « Ancien gamin hyperactif, vous êtes aujourd'hui très sollicité. Quelle est votre relation au sommeil ? Vous tombez à 22 heures ou vous scrollez jusqu'à 2 heures du mat ? Le sommeil, c'est ma priorité. Je dors beaucoup et c'est hyper important pour moi. Le terrain et la performance ont toujours été ma priorité, donc je n'ai jamais galvaudé la récupération. Même quand j'ai un shooting, une RP ou une sollicitation différente, priorité à ma récup. Si je dois me déplacer, il faut que je dorme et je ne prends jamais de rendez-vous tôt le matin. « Les gens ne viennent pas me déranger même s'ils me reconnaissent. J'ai la chance d'avoir une vie paisible à Toulouse » C'est comment quand vous allez au lit, vous prenez une petite camomille ? Je n'aime pas me coucher tôt, j'ai un problème avec ça, il faudrait que je le change d'ailleurs. Si je m'endors à 23 heures, 23 h 30, c'est le plus tôt. C'est plus souvent minuit et ce n'est pas une bonne chose mais je n'arrive pas à m'endormir avant. Je suis couche-tard, lève-tard. Quel est votre "temps d'écran" quotidien ? Justement, on en a parlé ce week-end avec les mecs du Stade Toulousain, il est plutôt très faible comparé aux autres : j'étais à trois heures. C'est raisonnable. Eux étaient à cinq ou six heures, ça m'a presque inquiété. Ils me demandaient : "Tu fais quoi si t'es pas sur ton téléphone ?" Je pense que c'est parce qu'ils s'ennuient. Je n'ai pas su répondre, je ne me rends pas compte de ce que je fais. J'aime passer du temps avec mes potes, boire un café en ville, me promener. Rien de particulier, pourtant je m'occupe assez aisément. Vous pouvez aller boire un café en ville tranquille sans qu'il y ait une émeute ? Oui. Pas mal de mes potes habitent en centre-ville comme moi, on se rejoint souvent. J'aime cette vie de quartier. J'ai toujours ma petite casquette ou mes lunettes et les gens sont quand même très respectueux. Ils ne viennent pas me déranger même s'ils me reconnaissent. J'ai la chance d'avoir une vie paisible à Toulouse. Pendant deux heures, le demi de mêlée a enchaîné les poses pour le Mag dont il fut un fidèle lecteur. (Theo McInnes/L'Équipe) On revient au sommeil, de quoi rêve Antoine Dupont ? D'être champion du monde, c'est ce qui me drive sur mes prochaines années, c'est vraiment ça qui me motive le plus, parce que le rugby français ne l'a jamais fait et que ça marquerait notre génération dans l'univers du sport français. Il s'agit d'une intention, pas d'un rêve. Racontez-moi un truc dingo... Vous rêvez de boulot, d'Ugo Mola ou d'Anthony Jelonch ? Souvent, les rêves n'ont aucune cohérence et on ne peut pas les raconter parce que c'est toujours des trucs un peu bizarres, mais là je n'en ai pas un en tête. Vous avez connu des cauchemars, pour de vrai : cette blessure à un genou face à l'Irlande, un autre cauchemar avec l'élimination en quarts de finale de Coupe du monde face à l'Afrique du Sud. Deux traumas assez différents... L'un est collectif, l'autre individuel. Les deux ont été très douloureux. Malheureusement, ça fait partie d'une carrière de sportif de haut niveau. J'ai eu la chance de connaître plus de victoires que de défaites, mais je n'ai pas été épargné par les blessures. Il faut arriver à en ressortir du positif, ça rend plus fort mentalement. Vivre des choses compliquées, ça permet de relativiser et de se nourrir d'enthousiasme et d'énergie quand on revient. La solitude d'une blessure nourrit le doute de ne jamais pouvoir revenir à haut niveau ? Oui, bien sûr. Ma rééducation a eu des étapes compliquées, même si j'étais déjà passé par là . ça a été beaucoup plus douloureux les premières semaines à cause du trauma accidentel : un poids m'a cassé le genou. Ça a engendré beaucoup de gonflements, de douleurs pré et postopératoires. Durant les premiers mois de rééduc, j'ai eu du mal à récupérer ce retard pris au début, ça a été très compliqué et très douloureux. En sport collectif, on est habitué à s'entraîner avec les copains, à être dehors... À un moment, être tout seul, tous les jours, c'est très pesant, on en a marre. « À un moment, être tout seul, tous les jours, c'est très pesant, on en a marre » On est à la limite dans ces moments-là  ? Il faut arriver à avoir des petits objectifs et à se satisfaire de chaque petit progrès avec le kiné. C'est fastidieux, mais chaque semaine apporte de petites victoires avec le corps qui se régénère. Le travail est récompensé et ça donne de l'énergie pour la suite. Comment nourrit-on son âme dans ces moments-là  ? J'ai beaucoup bougé, je suis allé à l'étranger. Aller bosser ailleurs me gonflait à bloc et, quand je revenais, j'étais content de revenir au club. Revoir, recroiser les mecs me remotivait. J'ai pu me nourrir de vivre d'autres expériences. Ça faisait des années que je ne pouvais pas profiter de mes week-ends. J'ai vu d'autres façons de travailler, pu prendre plein de petites choses à droite, à gauche, avec différents intervenants qui avaient côtoyé des sportifs avec des backgrounds différents. Ça m'a permis d'avoir un spectre plus large sur les outils de ma rééducation et ça m'a beaucoup nourri. En huit mois et demi d'absence des terrains, pouvez-vous nous donner des exemples de petites scènes vécues qui vous ont reboosté ? Reprendre la course était une étape hyper importante, physiquement mais surtout mentalement. Ce fut un gros step. Pendant trois mois et demi, je n'avais pas pu poser le pied au sol. Les premiers appuis faisaient mal, mais dans ces moments-là tu es tellement content que tu ne sens presque pas la douleur. Ensuite, il y a eu le retour au jeu avec les copains. Toucher du ballon, faire des petits exercices, même à deux à l'heure. Sentir que le terrain n'est pas loin, voir le bout du tunnel, ça fait du bien. La dernière étape, c'était de retrouver des sensations et des qualités athlétiques. Quand tu recommences à avoir des données comparables à ce que tu faisais avant, et des sensations, c'est un plaisir énorme. Tu repenses à tout ce que tu as enduré et c'est un soulagement. La solitude fut très pesante pendant les premiers mois de rééducation du joueur de 29 ans. (Theo McInnes/L'Équipe) Après votre rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche (en 2018), vous aviez fait de la visualisation pour lutter contre l'appréhension d'une nouvelle blessure... Là , j'ai travaillé différemment. Après ma première blessure, j'ai commencé à travailler avec une psychologue et j'ai gardé ce lien avec elle. Et depuis quelque temps, j'ai entamé un travail de méditation pour essayer de descendre un peu plus profondément en moi. C'est un travail très fastidieux et qui prend du temps. Racontez-nous, c'est le matin, le soir ? Non, ce sont des petites routines et des rendez-vous tous les mois avec une personne qui me drive là -dessus. J'essaie de voir mon sport et ma vie un peu différemment, mais c'est assez long. Parce que vous êtes impatient ? Impatient, oui, c'est sûr. Et parce que j'ai du mal à me poser et à arrêter de faire cogiter mon cerveau. C'est un travail pas évident. Vous redoutez ce rendez-vous avec vous-même ? Non, je ne suis pas sûr que ce soit quelque chose de l'ordre de la crainte, mais mon cerveau ne veut pas pour le moment. « Dès que tu entres sur un terrain, tu es obligé d'avoir un minimum l'âme d'un guerrier, sinon tu ne peux pas exister » En quoi êtes-vous nouveau, spirituellement et intellectuellement, après ce break ? Là , je réapprécie le fait d'avoir mal nulle part et de pouvoir être en pleine possession de mes moyens. C'est ça qui m'a le plus manqué. J'ai ressenti beaucoup de douleurs sur les premiers mois. Elles ont baissé mais pas disparu. Chaque jour, au réveil, tu poses le pied au sol et tu sens que tu as un truc qui ne va pas bien, toujours un petit point de douleur inconfortable. Le simple fait de ne plus le ressentir, ça fait du bien. Il paraît que vous êtes hyper pointu sur la diététique... Je ne connais pas tout sur tout, mais je sais lire une étiquette d'emballage, je sais ce qui est bon ou pas. J'essaie de mettre le maximum de chances de mon côté mais je ne suis pas hyper strict, j'arrive à me faire plaisir et à apprécier les bonnes choses. Vous faites partie de cette génération de rugbymen qui a changé. À la bière, vous êtes plutôt shaker de protéines... Le rythme des entraînements hebdomadaires n'a rien à voir entre le moment où j'ai débuté en pro et aujourd'hui. Une simple semaine, sans parler du match, c'est physiquement très dur. Pour pouvoir enchaîner avec les matches le week-end, il faut avoir une hygiène de vie et une hydratation la plus clean possible. L'alcool, le sommeil, la diététique sont les premiers facteurs qui jouent sur la performance. L'alcool, ça n'a jamais été mon truc. J'étais toujours là avec les copains, mais ce n'est jamais moi qui finissais les verres. Le week-end, vous êtes en mode joueur ou guerrier ? Dès que tu entres sur un terrain, tu es obligé d'avoir un minimum l'âme d'un guerrier, sinon tu ne peux pas exister. Mais il y a des postes qui font beaucoup plus face que le mien. Et je les admire. Lors des entraînements séparés entre avants et trois-quarts, on se rend compte qu'on ne fait pas le même métier. Nous, on fait des passes et du jeu au pied ; eux font des mauls et des mêlées. Ils sont obligés d'avoir cette densité physique, cette volonté de dominer physiquement l'adversaire. Et tous les week-ends, il faut remettre ça, avoir envie de marquer le mec en face de toi. Mentalement, c'est très dur aussi. Élu meilleur joueur du monde en 2021, Antoine Dupont regarde devant lui, concentré sur ses objectifs en club et en sélection. (Theo McInnes/L'Équipe) Comment ils se désamorcent ? Ça dépend des tempéraments. Il y en a qui l'ont en eux ou pas. Certains tardent à rentrer dans le rôle : il faut cinq minutes dans le match et faire face à quelque chose qui ne leur plaît pas et qui les pique pour se réveiller. L'engagement, on ne peut pas passer à côté. A fortiori avec l'émulation et la concurrence qui font que si tu n'es pas au niveau, tu sais que le week-end d'après tu ne joueras pas. Quand on est demi de mêlée, comment on acquiert la légitimité et l'adhésion des gros ? J'ai toujours mis le jeu en avant, fonctionné en me concentrant d'abord sur ce que j'ai à faire. En m'efforçant d'être irréprochable et exemplaire avant de donner des leçons ou de demander des choses aux mecs. Et en ayant une communication positive, de toujours encourager, de pousser les gars plutôt que de les réprimander. Ce sont des relations qui se créent aussi en dehors du terrain : quand tu es pote et proche avec un mec, tu lui dis plus facilement les choses et lui les entend mieux. Le midi, vous déjeunez plutôt avec les gros ou les trois-quarts ? Les deux. À Toulouse, on a un très bon groupe et on s'entend tous super bien et je peux être à n'importe quelle table, je sais que je vais passer un bon moment. En équipe de France, c'est pareil, même si j'ai chez les avants des mecs que je connais depuis plus longtemps. « Le rôle premier du demi de mêlée, c'est quand même de faire jouer les autres » Pierre Berbizier, ancien 9 et sélectionneur des Bleus, nous disait être curieux de votre mutation : "D'excellent joueur finisseur à celui de meneur qui fait jouer les autres." Comment on bascule du "je joue" au "je fais jouer" ? Avec l'âge et la maturité. Sans l'avoir conscientisé, c'est quelque chose que j'ai remarqué aussi : je suis plus passeur que porteur de ballon aujourd'hui. J'avais moins d'espaces et j'ai dû m'adapter aux défenses qui se resserraient beaucoup autour de moi. Je perdais beaucoup d'énergie à essayer de faire les différences tout seul. Et puis, le rôle premier du demi de mêlée, c'est quand même de faire jouer les autres. Quand vous entendez que vous êtes le meilleur joueur au monde, vous parvenez à y croire ou vous vous dites que c'est dangereux ? Je l'entends sans vraiment l'entendre. Je ne prends que le positif et ce n'est pas pour ça que je me dis que c'est vrai ou pas vrai, ni que c'est acquis. Je sais où j'en suis, ce que je suis capable de faire et ce que je dois faire la semaine pour pouvoir être bon le week-end. Quand j'aurai fini ma carrière, je regarderai derrière moi, mais, pour le moment, j'ai plus de choses à regarder devant. Sur le circuit, il y a des jeunes demi de mêlée qui arrivent, susceptibles de venir vous piquer ? Oui, il y a plein de joueurs inspirants et toujours des choses à prendre chez les mecs qu'on voit jouer. Il y a beaucoup de bons joueurs qui jouent les week-ends en Top 14. C'est une tradition française d'avoir de bons demis de mêlée. Au niveau international, il y a Cam Roigard (25 ans, 17 sélections), assez atypique et très performant avec la Nouvelle-Zélande. Ou encore le Sud-Africain Grant Williams (29 ans, 28 sélections), avec un profil qu'on avait rarement vu. Il va très vite. Le demi de mêlée Antoine Dupont est une référence à son poste. (Theo McInnes/L'Équipe) Paul Graou n'a pas une place facile au Stade Toulousain : être numéro 2 derrière Antoine Dupont. Comment vous vous nourrissez l'un de l'autre ? On joue au même poste dans le même club, on peut utiliser le terme de concurrence sans y voir une connotation péjorative. Avec le passé sportif qu'il a eu, Paul n'aurait peut-être jamais pensé jouer à Toulouse un jour. Aujourd'hui, il a de multiples titres et joue 20-25 matches par an. Même si on lui porte peut-être moins d'attention qu'à moi, il existe quand même dans l'équipe. Il a le respect de ses coéquipiers et de tous ceux qui regardent les rencontres le week-end, parce qu'il répond présent à chaque fois qu'il en a l'occasion. En club et en équipe de France, vous aimez vous sentir menacé parce que ça vous motive ou vous avez besoin de vous sentir installé ? Ni l'un ni l'autre. Même si j'ai confiance en moi, que les staffs ont confiance en moi, ce n'est pas pour autant que je vais me croire arrivé. Je fonctionne comme si j'avais quelqu'un prêt à prendre ma place. J'essaie toujours d'être meilleur à chaque fois et je n'ai pas besoin d'avoir quelqu'un en émulation pour me motiver. Comment fait-on, dans une équipe, pour faire cohabiter des talents sans qu'ils se neutralisent ? Par exemple, au poste de 10, où l'équipe de France compte de nombreux talents : Romain Ntamack, Thomas Ramos, Matthieu Jalibert... Ça, c'est toute la complexité du manager. Il faut qu'il arrive à exploiter au maximum le potentiel de chacun, mais que l'ambition et l'ego de chacun ne dépassent jamais celui du collectif. C'est toute la complexité de faire marcher une équipe ensemble et ce n'est pas toujours évident. On le sait : il y a toujours des mecs frustrés quand ils ne jouent pas. Il y a toujours des choix qui peuvent paraître subjectifs de la part des staffs, mais il faut arriver à garder cet objectif commun, collectif, qui fait qu'à la fin, tout le monde soulève le trophée et est fier de l'avoir fait ensemble. « J'ai toujours plus ou moins une "poker face", mais ce n'est pas pour ça qu'à l'intérieur, il ne se passe rien » C'est quoi un bon capitaine ? Il est le relais des joueurs auprès de l'entraîneur ou l'inverse ? Il y a cette partie-là de relais entre le staff et les joueurs. Je ne suis pas le seul dans ce cas-là . On est toujours un groupe de leaders, que ce soit à Toulouse ou en équipe de France. On échange entre nous, avec le staff, pour faire passer les messages aux joueurs ou inversement. J'essaie juste d'être comme je le suis à mon poste, le plus exemplaire possible, le plus propre possible dans ce que j'ai à faire. C'est ma façon de fonctionner. Et puis de faire part de mes réflexions, de mon expertise sur le jeu et la vie de groupe. Ne pas me soucier que de moi, mais aussi de l'ambiance, du mood général, pour être sûr que tout est clair et que l'équipe est dans la bonne mentalité pour attaquer le match du week-end. Fermez les yeux un instant. On est au Stade de France pour votre retour en Bleu, il y a La Marseillaise... Qu'est-ce qui se passe en vous ? J'espère que ce sera pour le France-Irlande et je pense que celle-là aura plus d'impact et un parfum particulier, puisque je me suis blessé il y a un an contre l'Irlande. C'est toujours une joie et un véritable privilège de pouvoir porter le maillot de l'équipe de France et chanter l'hymne national. Ce que vous aimez, c'est cette adrénaline, ces émotions... Oui, je pense qu'on fait tous ce sport et tous ces efforts-là pour pouvoir vivre des moments comme ça. Quand vous en parlez, on a l'impression que rien ne remue en vous... Ça, c'est ma façon de fonctionner. J'ai toujours plus ou moins une "poker face", mais ce n'est pas pour ça qu'à l'intérieur, il ne se passe rien, heureusement. Très impliqué dans son rôle, le capitaine des Bleus essaie d'être « le plus exemplaire possible ». (Theo McInnes/L'Équipe) Enlevez la poker face et racontez-nous ce qui se passe en dedans... Je ne suis pas bon pour en parler non plus et ce n'est pas fait pour l'exprimer. Pourquoi ? Parce que je n'ai jamais été à l'aise pour parler de mes émotions. J'ai toujours fonctionné comme ça, même si je le suis beaucoup plus qu'avant et que je me suis plus ouvert en grandissant, mais ce n'est pas quelque chose où je me sens à l'aise. Elles sont là et vous leur interdisez de se manifester ou vous les accompagnez et les recevez ? Non, je les reçois, et beaucoup mieux maintenant qu'avant, je pense aussi. Mon visage n'est pas expressif, mais je pense que c'est aussi une force. Peut-être moins dans la vie de tous les jours, mais sur le terrain. Si tu es stressé ou si tu ne sens pas un truc, au final, ça ne se voit pas. Ça évite cette contagion négative sur les partenaires et ça ne permet pas à l'adversaire de sentir si tu fléchis. Il ne peut pas savoir ce que je pense et, au final, ça reste un avantage. « Je ne suis pas quelqu'un d'agressif dans le propos ou du genre à venir discuter avec l'arbitre toutes les trois minutes » Entendre La Marseillaise à l'étranger, c'est différent ? Oui, parce que tu sens aussi que tu es dans un milieu plus hostile. Mais on a quand même la chance, dans le Tournoi notamment, que sur tous les matches à l'extérieur, il y ait beaucoup de Français qui viennent nous voir. La Marseillaise, que ce soit en Écosse, en Irlande, en Italie, à chaque fois, elle résonne quand même fort dans le stade et ça fait du bien de se sentir soutenu. À l'étranger, on est obligés de plus se resserrer avec l'hostilité du stade, l'arbitre qui peut être influencé par l'atmosphère. Dans un contexte pas favorisant, il faut être irréprochable et faire preuve d'une grande solidarité pour gagner. Richie McCaw, ancien capitaine des All Blacks, double champion du monde (2011 et 2015), profilait les arbitres sur un carnet. Et vous ? On les étudie quasiment toutes les semaines, leurs statistiques, savoir sur quels points ils pénalisent plus, le secteur attaque ou défense, quelle action... À force, on les connaît, on sait avec lesquels on peut échanger, ceux qui sont plus ou moins permissifs. Donc, oui, ce sont toujours des profils qu'on étudie avec le staff, parce que ça fait partie du match. Il y a des arbitres sur liste noire ? Il y en a surtout avec qui tu ne peux pas trop discuter. Quoi que tu fasses, c'est dur d'avoir un échange positif. Mais la plupart sont à l'écoute. Et puis je ne suis pas quelqu'un d'agressif dans le propos ou du genre à venir toutes les trois minutes. Je pense qu'ils apprécient ça aussi. Quand je demande quelque chose, c'est souvent légitime et je sais que la faute est discutable. La hype autour de lui et les nombreuses sollicitations n'effraient pas le rugbyman, curieux de nature. (Theo McInnes/L'Équipe) Il y a une part d'acting ? Vous faites gaffe à votre body language ? Non, je n'en suis pas là . Peut-être un jour, mais pas encore. Jadis, vous nous avez confié que votre première fois à Toulouse, vous flippiez de devoir prendre le métro. Aujourd'hui, vous avez basculé dans la hype quand même : le Festival de Cannes, vous vous êtes mis bien... J'ai changé, oui, mais j'ai toujours été curieux. Même si je savais que je n'allais pas être à l'aise dans un endroit, je ne m'interdisais pas d'y aller. Chaque fois que je suis sorti de ma zone de confort, je m'en suis trouvé grandi et enrichi. J'ai gardé cette curiosité-là , sauf que j'ai eu de plus en plus d'opportunités de faire d'autres choses qui n'étaient pas prédestinées pour un enfant qui a grandi à la campagne. Je prends toujours autant de plaisir à rentrer à Castelnau-Magnoac ou à aller passer deux jours à Paris. J'arrive à faire ce grand écart-là . Il me définit bien. Qu'est-ce qu'Antoine Dupont de Castelnau-Magnoac retient pour lui-même de voyages à Los Angeles ou Osaka ? Déjà , je retiens que j'aime voyager, voir d'autres cultures. Ça fait du bien aussi de sortir de la France, d'être tranquille et pas reconnu. J'apprécie d'avoir une vie plus normale, on va dire. J'aime voir comment les choses fonctionnent à l'étranger. Il y a des bons et des mauvais côtés, et je suis toujours content de rentrer en France à la fin. »   9
sass40 Posté(e) 28 janvier Posté(e) 28 janvier il y a 37 minutes, gael a dit :   lequipe.fr  Antoine Dupont fait son grand retour avec les Bleus : « Être champion du monde, c'est ça qui me motive le p... Karim Ben-Ismail 22–28 minutes Avant ce retour en Bleu, le 5 février au Stade de France, le Mag a passé un moment avec Antoine Dupont. C'était à Colomiers, le 12 janvier. Un lundi. Ponctuel, il est arrivé à 14 h 30 au volant d'une belle sportive qu'un constructeur italien lui a prêtée, bleue évidemment. Lui avait quelques bobos, marqué par les combats de la veille. À Londres, le Stade Toulousain avait été battu 20-14 par les Saracens. La nuit n'avait pas été douce. Le temps de tamponner la déception et l'adrénaline, il avait trouvé le sommeil vers 4 heures du matin. L'ÉQUIPE publicité En débarquant au Grand Set, un studio de tournage, il a souri avec courtoisie mais n'a pu s'empêcher de souffler « je suis mort ». Patient et pro, flatté aussi, il a enchaîné deux heures de shooting devant l'oeil de Theo McInnes. « L'Équipe Magazine, c'était mon rituel du samedi quand j'allais chez mes grands-parents, se rappelle Antoine Dupont. Mon grand-père était abonné. Il y avait toujours des reportages un peu décalés, un peu sympas, sur l'envers du décor, ou sur des parcours atypiques. Des sportifs que je connaissais déjà mais que j'apprenais à découvrir différemment. » Dupont a souri sans faillir à Debbie Whispers, styliste qui ordonnançait l'élégance des tenues Louis Vuitton et Adidas, ses partenaires. Il a souri, aussi, aux représentants de Volvic, également partenaires et présents sur les lieux. Dupont ne porte plus seulement l'espérance sportive d'une nation, il est devenu l'ambassadeur d'entreprises du CAC 40, avec leur poids économique et leurs attentes. La dernière fois qu'on l'avait croisé longuement, c'était dans son village à Castelnau-Magnoac. Dans la maison de son frère Clément qui préparait le déjeuner en cuisine et écoutait l'entretien d'une oreille. Marie-Pierre, leur maman, s'était assise hilare à notre table et s'amusait de voir son fils soumis à la question, lui d'ordinaire si réservé. C'était en novembre 2020, en sortie de confinement. Le capitaine des Bleus s'est prêté au jeu de la séance photos au studio Grand Set, à Colomiers (Haute-Garonne). (Theo McInnes/L'Équipe) L'ÉQUIPE publicité « Toto » a depuis changé de dimension et accumulé les trophées : quatre titres de Top 14 (2021, 2023, 2024 et 2025), deux Coupes d'Europe (2021 et 2024), un titre de meilleur joueur du monde (2021), deux Tournois des Six Nations (un Grand Chelem en 2022 et un titre en 2025) ainsi qu'une médaille d'or aux Jeux de Paris (rugby à 7). Sollicité de toutes parts, il n'est plus vraiment le même mais a su rester fidèle à ses valeurs alors que tant de choses autour de lui ont été bouleversées. Il fêtera ses 30 ans cette année et avance sur son chemin avec une certitude simple : « Chaque fois que je suis sorti de ma zone de confort, je m'en suis trouvé grandi et enrichi. » « Ancien gamin hyperactif, vous êtes aujourd'hui très sollicité. Quelle est votre relation au sommeil ? Vous tombez à 22 heures ou vous scrollez jusqu'à 2 heures du mat ? Le sommeil, c'est ma priorité. Je dors beaucoup et c'est hyper important pour moi. Le terrain et la performance ont toujours été ma priorité, donc je n'ai jamais galvaudé la récupération. Même quand j'ai un shooting, une RP ou une sollicitation différente, priorité à ma récup. Si je dois me déplacer, il faut que je dorme et je ne prends jamais de rendez-vous tôt le matin. « Les gens ne viennent pas me déranger même s'ils me reconnaissent. J'ai la chance d'avoir une vie paisible à Toulouse » C'est comment quand vous allez au lit, vous prenez une petite camomille ? Je n'aime pas me coucher tôt, j'ai un problème avec ça, il faudrait que je le change d'ailleurs. Si je m'endors à 23 heures, 23 h 30, c'est le plus tôt. C'est plus souvent minuit et ce n'est pas une bonne chose mais je n'arrive pas à m'endormir avant. Je suis couche-tard, lève-tard. Quel est votre "temps d'écran" quotidien ? Justement, on en a parlé ce week-end avec les mecs du Stade Toulousain, il est plutôt très faible comparé aux autres : j'étais à trois heures. C'est raisonnable. Eux étaient à cinq ou six heures, ça m'a presque inquiété. Ils me demandaient : "Tu fais quoi si t'es pas sur ton téléphone ?" Je pense que c'est parce qu'ils s'ennuient. Je n'ai pas su répondre, je ne me rends pas compte de ce que je fais. J'aime passer du temps avec mes potes, boire un café en ville, me promener. Rien de particulier, pourtant je m'occupe assez aisément. Vous pouvez aller boire un café en ville tranquille sans qu'il y ait une émeute ? Oui. Pas mal de mes potes habitent en centre-ville comme moi, on se rejoint souvent. J'aime cette vie de quartier. J'ai toujours ma petite casquette ou mes lunettes et les gens sont quand même très respectueux. Ils ne viennent pas me déranger même s'ils me reconnaissent. J'ai la chance d'avoir une vie paisible à Toulouse. Pendant deux heures, le demi de mêlée a enchaîné les poses pour le Mag dont il fut un fidèle lecteur. (Theo McInnes/L'Équipe) On revient au sommeil, de quoi rêve Antoine Dupont ? D'être champion du monde, c'est ce qui me drive sur mes prochaines années, c'est vraiment ça qui me motive le plus, parce que le rugby français ne l'a jamais fait et que ça marquerait notre génération dans l'univers du sport français. Il s'agit d'une intention, pas d'un rêve. Racontez-moi un truc dingo... Vous rêvez de boulot, d'Ugo Mola ou d'Anthony Jelonch ? Souvent, les rêves n'ont aucune cohérence et on ne peut pas les raconter parce que c'est toujours des trucs un peu bizarres, mais là je n'en ai pas un en tête. Vous avez connu des cauchemars, pour de vrai : cette blessure à un genou face à l'Irlande, un autre cauchemar avec l'élimination en quarts de finale de Coupe du monde face à l'Afrique du Sud. Deux traumas assez différents... L'un est collectif, l'autre individuel. Les deux ont été très douloureux. Malheureusement, ça fait partie d'une carrière de sportif de haut niveau. J'ai eu la chance de connaître plus de victoires que de défaites, mais je n'ai pas été épargné par les blessures. Il faut arriver à en ressortir du positif, ça rend plus fort mentalement. Vivre des choses compliquées, ça permet de relativiser et de se nourrir d'enthousiasme et d'énergie quand on revient. La solitude d'une blessure nourrit le doute de ne jamais pouvoir revenir à haut niveau ? Oui, bien sûr. Ma rééducation a eu des étapes compliquées, même si j'étais déjà passé par là . ça a été beaucoup plus douloureux les premières semaines à cause du trauma accidentel : un poids m'a cassé le genou. Ça a engendré beaucoup de gonflements, de douleurs pré et postopératoires. Durant les premiers mois de rééduc, j'ai eu du mal à récupérer ce retard pris au début, ça a été très compliqué et très douloureux. En sport collectif, on est habitué à s'entraîner avec les copains, à être dehors... À un moment, être tout seul, tous les jours, c'est très pesant, on en a marre. « À un moment, être tout seul, tous les jours, c'est très pesant, on en a marre » On est à la limite dans ces moments-là  ? Il faut arriver à avoir des petits objectifs et à se satisfaire de chaque petit progrès avec le kiné. C'est fastidieux, mais chaque semaine apporte de petites victoires avec le corps qui se régénère. Le travail est récompensé et ça donne de l'énergie pour la suite. Comment nourrit-on son âme dans ces moments-là  ? J'ai beaucoup bougé, je suis allé à l'étranger. Aller bosser ailleurs me gonflait à bloc et, quand je revenais, j'étais content de revenir au club. Revoir, recroiser les mecs me remotivait. J'ai pu me nourrir de vivre d'autres expériences. Ça faisait des années que je ne pouvais pas profiter de mes week-ends. J'ai vu d'autres façons de travailler, pu prendre plein de petites choses à droite, à gauche, avec différents intervenants qui avaient côtoyé des sportifs avec des backgrounds différents. Ça m'a permis d'avoir un spectre plus large sur les outils de ma rééducation et ça m'a beaucoup nourri. En huit mois et demi d'absence des terrains, pouvez-vous nous donner des exemples de petites scènes vécues qui vous ont reboosté ? Reprendre la course était une étape hyper importante, physiquement mais surtout mentalement. Ce fut un gros step. Pendant trois mois et demi, je n'avais pas pu poser le pied au sol. Les premiers appuis faisaient mal, mais dans ces moments-là tu es tellement content que tu ne sens presque pas la douleur. Ensuite, il y a eu le retour au jeu avec les copains. Toucher du ballon, faire des petits exercices, même à deux à l'heure. Sentir que le terrain n'est pas loin, voir le bout du tunnel, ça fait du bien. La dernière étape, c'était de retrouver des sensations et des qualités athlétiques. Quand tu recommences à avoir des données comparables à ce que tu faisais avant, et des sensations, c'est un plaisir énorme. Tu repenses à tout ce que tu as enduré et c'est un soulagement. La solitude fut très pesante pendant les premiers mois de rééducation du joueur de 29 ans. (Theo McInnes/L'Équipe) Après votre rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche (en 2018), vous aviez fait de la visualisation pour lutter contre l'appréhension d'une nouvelle blessure... Là , j'ai travaillé différemment. Après ma première blessure, j'ai commencé à travailler avec une psychologue et j'ai gardé ce lien avec elle. Et depuis quelque temps, j'ai entamé un travail de méditation pour essayer de descendre un peu plus profondément en moi. C'est un travail très fastidieux et qui prend du temps. Racontez-nous, c'est le matin, le soir ? Non, ce sont des petites routines et des rendez-vous tous les mois avec une personne qui me drive là -dessus. J'essaie de voir mon sport et ma vie un peu différemment, mais c'est assez long. Parce que vous êtes impatient ? Impatient, oui, c'est sûr. Et parce que j'ai du mal à me poser et à arrêter de faire cogiter mon cerveau. C'est un travail pas évident. Vous redoutez ce rendez-vous avec vous-même ? Non, je ne suis pas sûr que ce soit quelque chose de l'ordre de la crainte, mais mon cerveau ne veut pas pour le moment. « Dès que tu entres sur un terrain, tu es obligé d'avoir un minimum l'âme d'un guerrier, sinon tu ne peux pas exister » En quoi êtes-vous nouveau, spirituellement et intellectuellement, après ce break ? Là , je réapprécie le fait d'avoir mal nulle part et de pouvoir être en pleine possession de mes moyens. C'est ça qui m'a le plus manqué. J'ai ressenti beaucoup de douleurs sur les premiers mois. Elles ont baissé mais pas disparu. Chaque jour, au réveil, tu poses le pied au sol et tu sens que tu as un truc qui ne va pas bien, toujours un petit point de douleur inconfortable. Le simple fait de ne plus le ressentir, ça fait du bien. Il paraît que vous êtes hyper pointu sur la diététique... Je ne connais pas tout sur tout, mais je sais lire une étiquette d'emballage, je sais ce qui est bon ou pas. J'essaie de mettre le maximum de chances de mon côté mais je ne suis pas hyper strict, j'arrive à me faire plaisir et à apprécier les bonnes choses. Vous faites partie de cette génération de rugbymen qui a changé. À la bière, vous êtes plutôt shaker de protéines... Le rythme des entraînements hebdomadaires n'a rien à voir entre le moment où j'ai débuté en pro et aujourd'hui. Une simple semaine, sans parler du match, c'est physiquement très dur. Pour pouvoir enchaîner avec les matches le week-end, il faut avoir une hygiène de vie et une hydratation la plus clean possible. L'alcool, le sommeil, la diététique sont les premiers facteurs qui jouent sur la performance. L'alcool, ça n'a jamais été mon truc. J'étais toujours là avec les copains, mais ce n'est jamais moi qui finissais les verres. Le week-end, vous êtes en mode joueur ou guerrier ? Dès que tu entres sur un terrain, tu es obligé d'avoir un minimum l'âme d'un guerrier, sinon tu ne peux pas exister. Mais il y a des postes qui font beaucoup plus face que le mien. Et je les admire. Lors des entraînements séparés entre avants et trois-quarts, on se rend compte qu'on ne fait pas le même métier. Nous, on fait des passes et du jeu au pied ; eux font des mauls et des mêlées. Ils sont obligés d'avoir cette densité physique, cette volonté de dominer physiquement l'adversaire. Et tous les week-ends, il faut remettre ça, avoir envie de marquer le mec en face de toi. Mentalement, c'est très dur aussi. Élu meilleur joueur du monde en 2021, Antoine Dupont regarde devant lui, concentré sur ses objectifs en club et en sélection. (Theo McInnes/L'Équipe) Comment ils se désamorcent ? Ça dépend des tempéraments. Il y en a qui l'ont en eux ou pas. Certains tardent à rentrer dans le rôle : il faut cinq minutes dans le match et faire face à quelque chose qui ne leur plaît pas et qui les pique pour se réveiller. L'engagement, on ne peut pas passer à côté. A fortiori avec l'émulation et la concurrence qui font que si tu n'es pas au niveau, tu sais que le week-end d'après tu ne joueras pas. Quand on est demi de mêlée, comment on acquiert la légitimité et l'adhésion des gros ? J'ai toujours mis le jeu en avant, fonctionné en me concentrant d'abord sur ce que j'ai à faire. En m'efforçant d'être irréprochable et exemplaire avant de donner des leçons ou de demander des choses aux mecs. Et en ayant une communication positive, de toujours encourager, de pousser les gars plutôt que de les réprimander. Ce sont des relations qui se créent aussi en dehors du terrain : quand tu es pote et proche avec un mec, tu lui dis plus facilement les choses et lui les entend mieux. Le midi, vous déjeunez plutôt avec les gros ou les trois-quarts ? Les deux. À Toulouse, on a un très bon groupe et on s'entend tous super bien et je peux être à n'importe quelle table, je sais que je vais passer un bon moment. En équipe de France, c'est pareil, même si j'ai chez les avants des mecs que je connais depuis plus longtemps. « Le rôle premier du demi de mêlée, c'est quand même de faire jouer les autres » Pierre Berbizier, ancien 9 et sélectionneur des Bleus, nous disait être curieux de votre mutation : "D'excellent joueur finisseur à celui de meneur qui fait jouer les autres." Comment on bascule du "je joue" au "je fais jouer" ? Avec l'âge et la maturité. Sans l'avoir conscientisé, c'est quelque chose que j'ai remarqué aussi : je suis plus passeur que porteur de ballon aujourd'hui. J'avais moins d'espaces et j'ai dû m'adapter aux défenses qui se resserraient beaucoup autour de moi. Je perdais beaucoup d'énergie à essayer de faire les différences tout seul. Et puis, le rôle premier du demi de mêlée, c'est quand même de faire jouer les autres. Quand vous entendez que vous êtes le meilleur joueur au monde, vous parvenez à y croire ou vous vous dites que c'est dangereux ? Je l'entends sans vraiment l'entendre. Je ne prends que le positif et ce n'est pas pour ça que je me dis que c'est vrai ou pas vrai, ni que c'est acquis. Je sais où j'en suis, ce que je suis capable de faire et ce que je dois faire la semaine pour pouvoir être bon le week-end. Quand j'aurai fini ma carrière, je regarderai derrière moi, mais, pour le moment, j'ai plus de choses à regarder devant. Sur le circuit, il y a des jeunes demi de mêlée qui arrivent, susceptibles de venir vous piquer ? Oui, il y a plein de joueurs inspirants et toujours des choses à prendre chez les mecs qu'on voit jouer. Il y a beaucoup de bons joueurs qui jouent les week-ends en Top 14. C'est une tradition française d'avoir de bons demis de mêlée. Au niveau international, il y a Cam Roigard (25 ans, 17 sélections), assez atypique et très performant avec la Nouvelle-Zélande. Ou encore le Sud-Africain Grant Williams (29 ans, 28 sélections), avec un profil qu'on avait rarement vu. Il va très vite. Le demi de mêlée Antoine Dupont est une référence à son poste. (Theo McInnes/L'Équipe) Paul Graou n'a pas une place facile au Stade Toulousain : être numéro 2 derrière Antoine Dupont. Comment vous vous nourrissez l'un de l'autre ? On joue au même poste dans le même club, on peut utiliser le terme de concurrence sans y voir une connotation péjorative. Avec le passé sportif qu'il a eu, Paul n'aurait peut-être jamais pensé jouer à Toulouse un jour. Aujourd'hui, il a de multiples titres et joue 20-25 matches par an. Même si on lui porte peut-être moins d'attention qu'à moi, il existe quand même dans l'équipe. Il a le respect de ses coéquipiers et de tous ceux qui regardent les rencontres le week-end, parce qu'il répond présent à chaque fois qu'il en a l'occasion. En club et en équipe de France, vous aimez vous sentir menacé parce que ça vous motive ou vous avez besoin de vous sentir installé ? Ni l'un ni l'autre. Même si j'ai confiance en moi, que les staffs ont confiance en moi, ce n'est pas pour autant que je vais me croire arrivé. Je fonctionne comme si j'avais quelqu'un prêt à prendre ma place. J'essaie toujours d'être meilleur à chaque fois et je n'ai pas besoin d'avoir quelqu'un en émulation pour me motiver. Comment fait-on, dans une équipe, pour faire cohabiter des talents sans qu'ils se neutralisent ? Par exemple, au poste de 10, où l'équipe de France compte de nombreux talents : Romain Ntamack, Thomas Ramos, Matthieu Jalibert... Ça, c'est toute la complexité du manager. Il faut qu'il arrive à exploiter au maximum le potentiel de chacun, mais que l'ambition et l'ego de chacun ne dépassent jamais celui du collectif. C'est toute la complexité de faire marcher une équipe ensemble et ce n'est pas toujours évident. On le sait : il y a toujours des mecs frustrés quand ils ne jouent pas. Il y a toujours des choix qui peuvent paraître subjectifs de la part des staffs, mais il faut arriver à garder cet objectif commun, collectif, qui fait qu'à la fin, tout le monde soulève le trophée et est fier de l'avoir fait ensemble. « J'ai toujours plus ou moins une "poker face", mais ce n'est pas pour ça qu'à l'intérieur, il ne se passe rien » C'est quoi un bon capitaine ? Il est le relais des joueurs auprès de l'entraîneur ou l'inverse ? Il y a cette partie-là de relais entre le staff et les joueurs. Je ne suis pas le seul dans ce cas-là . On est toujours un groupe de leaders, que ce soit à Toulouse ou en équipe de France. On échange entre nous, avec le staff, pour faire passer les messages aux joueurs ou inversement. J'essaie juste d'être comme je le suis à mon poste, le plus exemplaire possible, le plus propre possible dans ce que j'ai à faire. C'est ma façon de fonctionner. Et puis de faire part de mes réflexions, de mon expertise sur le jeu et la vie de groupe. Ne pas me soucier que de moi, mais aussi de l'ambiance, du mood général, pour être sûr que tout est clair et que l'équipe est dans la bonne mentalité pour attaquer le match du week-end. Fermez les yeux un instant. On est au Stade de France pour votre retour en Bleu, il y a La Marseillaise... Qu'est-ce qui se passe en vous ? J'espère que ce sera pour le France-Irlande et je pense que celle-là aura plus d'impact et un parfum particulier, puisque je me suis blessé il y a un an contre l'Irlande. C'est toujours une joie et un véritable privilège de pouvoir porter le maillot de l'équipe de France et chanter l'hymne national. Ce que vous aimez, c'est cette adrénaline, ces émotions... Oui, je pense qu'on fait tous ce sport et tous ces efforts-là pour pouvoir vivre des moments comme ça. Quand vous en parlez, on a l'impression que rien ne remue en vous... Ça, c'est ma façon de fonctionner. J'ai toujours plus ou moins une "poker face", mais ce n'est pas pour ça qu'à l'intérieur, il ne se passe rien, heureusement. Très impliqué dans son rôle, le capitaine des Bleus essaie d'être « le plus exemplaire possible ». (Theo McInnes/L'Équipe) Enlevez la poker face et racontez-nous ce qui se passe en dedans... Je ne suis pas bon pour en parler non plus et ce n'est pas fait pour l'exprimer. Pourquoi ? Parce que je n'ai jamais été à l'aise pour parler de mes émotions. J'ai toujours fonctionné comme ça, même si je le suis beaucoup plus qu'avant et que je me suis plus ouvert en grandissant, mais ce n'est pas quelque chose où je me sens à l'aise. Elles sont là et vous leur interdisez de se manifester ou vous les accompagnez et les recevez ? Non, je les reçois, et beaucoup mieux maintenant qu'avant, je pense aussi. Mon visage n'est pas expressif, mais je pense que c'est aussi une force. Peut-être moins dans la vie de tous les jours, mais sur le terrain. Si tu es stressé ou si tu ne sens pas un truc, au final, ça ne se voit pas. Ça évite cette contagion négative sur les partenaires et ça ne permet pas à l'adversaire de sentir si tu fléchis. Il ne peut pas savoir ce que je pense et, au final, ça reste un avantage. « Je ne suis pas quelqu'un d'agressif dans le propos ou du genre à venir discuter avec l'arbitre toutes les trois minutes » Entendre La Marseillaise à l'étranger, c'est différent ? Oui, parce que tu sens aussi que tu es dans un milieu plus hostile. Mais on a quand même la chance, dans le Tournoi notamment, que sur tous les matches à l'extérieur, il y ait beaucoup de Français qui viennent nous voir. La Marseillaise, que ce soit en Écosse, en Irlande, en Italie, à chaque fois, elle résonne quand même fort dans le stade et ça fait du bien de se sentir soutenu. À l'étranger, on est obligés de plus se resserrer avec l'hostilité du stade, l'arbitre qui peut être influencé par l'atmosphère. Dans un contexte pas favorisant, il faut être irréprochable et faire preuve d'une grande solidarité pour gagner. Richie McCaw, ancien capitaine des All Blacks, double champion du monde (2011 et 2015), profilait les arbitres sur un carnet. Et vous ? On les étudie quasiment toutes les semaines, leurs statistiques, savoir sur quels points ils pénalisent plus, le secteur attaque ou défense, quelle action... À force, on les connaît, on sait avec lesquels on peut échanger, ceux qui sont plus ou moins permissifs. Donc, oui, ce sont toujours des profils qu'on étudie avec le staff, parce que ça fait partie du match. Il y a des arbitres sur liste noire ? Il y en a surtout avec qui tu ne peux pas trop discuter. Quoi que tu fasses, c'est dur d'avoir un échange positif. Mais la plupart sont à l'écoute. Et puis je ne suis pas quelqu'un d'agressif dans le propos ou du genre à venir toutes les trois minutes. Je pense qu'ils apprécient ça aussi. Quand je demande quelque chose, c'est souvent légitime et je sais que la faute est discutable. La hype autour de lui et les nombreuses sollicitations n'effraient pas le rugbyman, curieux de nature. (Theo McInnes/L'Équipe) Il y a une part d'acting ? Vous faites gaffe à votre body language ? Non, je n'en suis pas là . Peut-être un jour, mais pas encore. Jadis, vous nous avez confié que votre première fois à Toulouse, vous flippiez de devoir prendre le métro. Aujourd'hui, vous avez basculé dans la hype quand même : le Festival de Cannes, vous vous êtes mis bien... J'ai changé, oui, mais j'ai toujours été curieux. Même si je savais que je n'allais pas être à l'aise dans un endroit, je ne m'interdisais pas d'y aller. Chaque fois que je suis sorti de ma zone de confort, je m'en suis trouvé grandi et enrichi. J'ai gardé cette curiosité-là , sauf que j'ai eu de plus en plus d'opportunités de faire d'autres choses qui n'étaient pas prédestinées pour un enfant qui a grandi à la campagne. Je prends toujours autant de plaisir à rentrer à Castelnau-Magnoac ou à aller passer deux jours à Paris. J'arrive à faire ce grand écart-là . Il me définit bien. Qu'est-ce qu'Antoine Dupont de Castelnau-Magnoac retient pour lui-même de voyages à Los Angeles ou Osaka ? Déjà , je retiens que j'aime voyager, voir d'autres cultures. Ça fait du bien aussi de sortir de la France, d'être tranquille et pas reconnu. J'apprécie d'avoir une vie plus normale, on va dire. J'aime voir comment les choses fonctionnent à l'étranger. Il y a des bons et des mauvais côtés, et je suis toujours content de rentrer en France à la fin. »   Il est très fort dans la communication ce Toto! Malgré les questions bien posées où sur certaines ils aurait pu associer sa compagne à son cadre de vie, jamais dans l'article il l'associe à sa vie!
Romain Posté(e) 30 janvier Posté(e) 30 janvier Pour info, une longue interview de Kalvin Gourgues dans le podcast entre les potos. 4 1
gael Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier  lequipe.fr  Léo Banos, le travailleur de l'ombre du Stade Toulousain qui s'inspire de François Cros : « C'est un joueur... Laurent Campistron 6–7 minutes Léo Banos n'est pas très à l'aise avec les interviews. Il préfère laisser la lumière à d'autres. Un peu comme sur le terrain, où ce garçon de 23 piges très avenant se délecte de tout ce que le commun des observateurs ne voit pas : ces tâches obscures, que l'on dit souvent ingrates, qui consistent notamment à déblayer dans un ruck, à plaquer plusieurs fois sur une même action, à lifter un partenaire ou à faire la passe sur un pas qui va ouvrir un espace dans la ligne adverse. Banos est un travailleur de l'ombre, un mec qui échappe aux feux des projecteurs, et ça lui va très bien. L'ÉQUIPE publicité L'ÉQUIPE publicité Il est pourtant capable d'éclats. Qui ne se souvient pas de ce contrôle orienté du pied droit en bord de ligne, à la réception d'un ballon haut, qui lui avait permis d'inscrire un essai sans opposition avec le Stade Montois sur la pelouse de Colomiers (victoire 23-26), le 30 mars 2023, en Pro D2 ? Revoyez les images. Surtout sa réaction dans l'en-but. Il semblait presque gêné d'avoir réussi un exploit aussi perso. Au Stade Toulousain, côté discrétion, Banos est à bonne école. Car le joueur qu'il y bade le plus n'est autre que François Cros, le flanker international aux 39 sélections avec les Bleus. Même appétence pour le labeur invisible, même humilité. « Il y a des tâches que certains ne font pas, mais que lui aime faire. Il est bon partout. Je sais que si je veux progresser, je devrais suivre ses pas » Léo Banos à propos de François Cros Une ressemblance évidente. « François, on ne parle pas forcément beaucoup de lui, mais c'est le mec qui fait le plus de taf en troisième ligne, explique-t-il. Il y a des tâches que certains ne font pas, mais que lui aime faire. Il est bon partout. Je sais que si je veux progresser, je devrais suivre ses pas. » L'ÉQUIPE publicité L'ÉQUIPE publicité Banos a toujours joué troisième-ligne. Parce que c'est le poste qui lui permettait le plus de « courir partout ». « J'ai quand même commencé par faire du foot à Parentis-en-Born (Landes) avec mon frère, raconte-t-il. Je jouais défenseur, évidemment, mais le manque de contact me frustrait un peu. Je suis donc passé au rugby. Et là , dès le premier entraînement, j'ai su que c'était le sport qui me correspondait le mieux. » Un sport qui coulait déjà dans ses veines. Son père, Olivier, était rugbyman lui-même (Dax, Mont-de-Marsan). Un deuxième-ligne à l'ancienne. À une époque où les problèmes de hors-jeu se résolvaient souvent dans le dos de l'arbitre par un châtiment corporel. « Ce n'était pas le même rugby, on ne leur demandait pas les mêmes choses que maintenant », s'amuse Léo. Après Parentis, le fiston est allé se former au Stade Montois. Il y est resté huit saisons, les trois dernières en Pro D2. C'est là que Toulouse est venu le chercher en 2023, séduit par ses qualités rugbystiques et sa précocité (il a joué en Pro D2 dès l'âge de 18 ans). « J'ai consulté mon père, mais le choix a été vite fait, raconte-t-il. La Pro D2, c'est bien, mais Toulouse, c'était franchir un énorme palier et vraiment entrer dans un monde très professionnel où on est là pour gagner des titres. » « C'est désormais un joueur très complet qui est capable de plaquer fort, d'assurer la continuité du jeu avec les trois-quarts et de contrer en touche » Jean Bouilhou, entraîneur des avants de Toulouse à propos de Léo Banos Au Stade, la concurrence est pourtant là , partout. À son poste, il y a Cros, bien sûr, mais aussi Willis, Jelonch, Roumat, Brennan, Castro Ferreira, Théo Ntamack... « De toute façon, il y a de la concurrence dans tous les clubs, dit-il. Alors, autant la vivre dans le plus grand de tous. » Cette saison, Banos a déjà disputé 16 matches sur 19 possibles avec son club (11 comme titulaire). C'est presque autant que la saison dernière (18 matches, 14 titularisations). En juin 2025, il a même eu le bonheur de disputer les quarante dernières minutes de la finale du Top 14 face à l'UBB (victoire 39-33 a. p.). « Léo prend de plus en plus conscience de ses qualités, estime l'entraîneur des avants toulousains Jean Bouilhou. Sa progression est linéaire. Tout ce qu'on lui dit, il l'intègre. C'est désormais un joueur très complet qui est capable de plaquer fort, d'assurer la continuité du jeu avec les trois-quarts et de contrer en touche. » La touche est justement l'un des dadas de Banos. Malgré une taille relativement modeste (1,91 m ; 100 kg.), sa vitesse de déplacement entre les blocs, son timing et son sens de l'anticipation l'aident bien souvent à rayonner dans les airs. Mais il se sait encore perfectible. « Aujourd'hui, quand je sais que je dois annoncer en touche, je ne joue pas le même match que si je n'ai rien à annoncer, confie-t-il. Je vais être hyper concentré sur cette tâche, parce que j'ai conscience que je pourrais mettre en danger mon équipe en me plantant. Du coup, je suis moins focus sur les autres tâches. J'ai parlé de ça avec Thibaud Flament qui me disait que c'était un peu pareil pour lui au début. Mais plus aujourd'hui. Qu'il annonce ou pas, il reste le même joueur, en étant fort partout. Pour moi, c'est encore un peu compliqué, mais ça viendra avec l'expérience. » Jusqu'où ira-t-il ? « C'est un joueur qui, je pense, pourra jouer avec l'équipe de France un jour », a répondu vendredi son coéquipier anglais de Toulouse Jack Willis. Banos connaît déjà Marcoussis. En 2021, avec les moins de 20 ans, il y avait même tenu le bouclier à l'entraînement face aux Bleus de Fabien Galthié. Il n'est pas encore prévu qu'il y retourne. Mais ça pourrait arriver bientôt. En attendant, il profitera de quelques jours de repos après le match contre Bayonne, ce samedi soir (21 h). Il ira peut-être à la chasse à la bécasse avec ses potes d'enfance, sous les pins des Landes.   1 7 1
C’est un message populaire. CaPuChO65 Posté(e) 31 janvier C’est un message populaire. Posté(e) 31 janvier Interview bien sympa de Blair 🙂. Vraiment il a l'air d'être un super mec ❤️🖤  https://www.facebook.com/share/v/1DzrBEGjbg/  PS: désolé mais je n'ai trouvé que le lien facebook.. 3 7
GuyNess Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Banos c'est pas le recutement bling bling mais c'est la bonne trouvaille en tant que joueur et homme 9
marto Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier il y a 46 minutes, GuyNess a dit : Banos c'est pas le recutement bling bling mais c'est la bonne trouvaille en tant que joueur et homme Pas bling bling mais très connu dès ses débuts. En tout cas, vous êtes tranquilles quelques saisons avec lui. Super joueur. 2 2
Kana Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier il y a une heure, GuyNess a dit : Banos c'est pas le recutement bling bling mais c'est la bonne trouvaille en tant que joueur et homme Il va devenir indispensable comme l'est Cros aujourd'hui 1
Gabi Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Dans le magasine Tampon, y a un interview extraordinaire de Mola.  Parmi les multiples anecdotes, durant sa periode de joueur au ST, il raconte que lorsqu'il se tâte à partir en 1996, Noves, Bouscatel et Deylaud viennent le voir pour lui dire d'être patient car il le voit comme le successeur de Deylaud à l'ouverture.  Je ne sais pas si c'était un mensonge pour le garder mais WTF de penser cela quand tu as un Castaignede dans l'effectif. 1
Gabi Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Bouscatel s'apprête à prendre les rênes de Dax.  https://www.ladepeche.fr/2026/01/31/stade-toulousain-lancien-president-rene-bouscatel-sapprete-a-prendre-la-tete-dun-autre-club-professionnel-francais-13199769.php  Pourquoi aller dans une telle galère à 80 piges... Ces gens-là ne savent pas s'arrêter. 3 2
le zèbre aux courges Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Il y a 1 heure, Gabi a dit : Bouscatel s'apprête à prendre les rênes de Dax.  https://www.ladepeche.fr/2026/01/31/stade-toulousain-lancien-president-rene-bouscatel-sapprete-a-prendre-la-tete-dun-autre-club-professionnel-francais-13199769.php  Pourquoi aller dans une telle galère à 80 piges... Ces gens-là ne savent pas s'arrêter. On sait que dax va se maintenir :)
Kana PostĂ©(e) 31 janvier PostĂ©(e) 31 janvier Il y a 2 heures, Gabi a dit : Bouscatel s'apprĂŞte Ă prendre les rĂŞnes de Dax.  https://www.ladepeche.fr/2026/01/31/stade-toulousain-lancien-president-rene-bouscatel-sapprete-a-prendre-la-tete-dun-autre-club-professionnel-francais-13199769.php  Pourquoi aller dans une telle galère Ă 80 piges... Ces gens-lĂ ne savent pas s'arrĂŞter. Bah la soupe est bonne hein, enfin plutĂ´t le menuÂ
sauce Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Hawkes serait dispo pour jouer contre le SF dans 10j. Bonne nouvelle si confirmé 6
capitole46 Posté(e) 31 janvier Posté(e) 31 janvier Il y a 5 heures, Gabi a dit : Dans le magasine Tampon, y a un interview extraordinaire de Mola.  Parmi les multiples anecdotes, durant sa periode de joueur au ST, il raconte que lorsqu'il se tâte à partir en 1996, Noves, Bouscatel et Deylaud viennent le voir pour lui dire d'être patient car il le voit comme le successeur de Deylaud à l'ouverture.  Je ne sais pas si c'était un mensonge pour le garder mais WTF de penser cela quand tu as un Castaignede dans l'effectif. C'est un mensuel féminin ? et 3
kon-phi Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février Je viens d’écouter l’itw de Gourgues dans le podcast “entre les potos” le mec est bien câblé ! encore un cortéxé 2 1
Julien81 Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février Le 31/01/2026 à 18:09, sauce a dit : Hawkes serait dispo pour jouer contre le SF dans 10j. Bonne nouvelle si confirmé S il peut jouer 15,on prend..car pilier droit, il y a de la ressource.. 3
Nathou Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février il y a 2 minutes, Julien81 a dit : S il peut jouer 15,on prend..car pilier droit, il y a de la ressource.. Capuozzo et Delibes peut-être dispo dans 15 jours ! 1
gegelerugbyman PostĂ©(e) 2 fĂ©vrier PostĂ©(e) 2 fĂ©vrier il y a une heure, kon-phi a dit : Je viens d’écouter l’itw de Gourgues dans le podcast “entre les potos” le mec est bien câblĂ© ! encore un cortĂ©xĂ©  si quelqu'un a le lien de la rediff je suis preneurÂ
CaPuChO65 Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février il y a une heure, gegelerugbyman a dit :  si quelqu'un a le lien de la rediff je suis preneur C'est cadeau ❤️🖤  https://rmc.bfmtv.com/podcasts/entre-les-potos/l-entretien-des-potos-kalvin-gourgues-l-equipe-de-france-c-est-un-reve-de-gosse_EN-202601280214.html 7
No troll Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février Le 31/01/2026 à 14:37, Gabi a dit : Dans le magasine Tampon, y a un interview extraordinaire de Mola.  Parmi les multiples anecdotes, durant sa periode de joueur au ST, il raconte que lorsqu'il se tâte à partir en 1996, Noves, Bouscatel et Deylaud viennent le voir pour lui dire d'être patient car il le voit comme le successeur de Deylaud à l'ouverture.  Je ne sais pas si c'était un mensonge pour le garder mais WTF de penser cela quand tu as un Castaignede dans l'effectif. C est un magazine pour les femmes ?
montségur Posté(e) 2 février Posté(e) 2 février Le 31/01/2026 à 14:40, Gabi a dit : Bouscatel s'apprête à prendre les rênes de Dax.  J’avais lu les arènes de Dax. J’avais été pris de compassion pour tous les aficionados…  1
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