Ardbeg Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 25 minutes, Raphaelle a dit : Pas en touche. Pas sûr. Il a montré quoi hier Roumat?
sass40 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars à l’instant, sass40 a dit : Vu les évolutions physiques et de jeu frontal et brutal que les équipes de haut niveau demandent à ce poste de plus en plus, ke suis très dubitatif de l avenir "rose" dr ce joueur à ce poste. Et c est bien là le talon d Achille de notre équipe. Moi je pense qu on est très juste à ce poste et si on aligne un Cros(ou Banos) sauteur plaqueur et Willis gratteur, il faut un 8 frontal (Jelonch par défaut) et vu la relève limitée en jeunes à ce poste une prigression du pack du Stade viendrzit plutôt d un recrutement (impossible) soit un déplacement d un seconde ligne sauteur et plus impactant (Flament? Elias? Martin Bonnard pourqyoi pas l'essayer? MCF si débarassé de sa fragilité actuelle?) Soit d'une arrivée d'un jeune extérieur comme l' a fait l'UBB avec Matiu qu ils ont "grossi" et qui devient interessant à ce poste.
Ardbeg Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 2 minutes, Ralax31 a dit : en puissance et en vitesse mais au niveau de la touche et de la continuité du jeu, roumat a encore un peu d'avance Pas d'accord pour la continuité du jeu, mais bon, on verra. 1
Ralax31 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 1 minute, sass40 a dit : Soit d'une arrivée d'un jeune extérieur comme l' a fait l'UBB avec Matiu qu ils ont "grossi" et qui devient interessant à ce poste. peut être lemoto, même s'il est encore très jeune, il a de sacrées mensurations 1
Ralax31 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 1 minute, Ardbeg a dit : Pas d'accord pour la continuité du jeu, mais bon, on verra. c'est pour ça que je dis "un peu d'avance" il est jeune, avec de l'expérience il devrait combler son retard 1
thorvic Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 3 minutes, sass40 a dit : Soit d'une arrivée d'un jeune extérieur comme l' a fait l'UBB avec Matiu qu ils ont "grossi" et qui devient interessant à ce poste. C'est dans 2/3 ans je pense , mais à voir l'évolution et le developpement de Lemoto, voir également comment petit tolo " grandit " ( je l'ai trouvé très épais en espoir ).
sass40 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 32 minutes, thorvic a dit : C'est dans 2/3 ans je pense , mais à voir l'évolution et le developpement de Lemoto, voir également comment petit tolo " grandit " ( je l'ai trouvé très épais en espoir ). Le petit Tolo part à Agen la saison prochaine en prêt, il va s aguerir et on verra ce qu il donne. Il est très bien structuré rugby, costaud sur sur ses jambes mais pas assez grand pour postuler en 8... Je regrette un Sentuberry qui fait les beaux jours d Angoulême et qui est un vrai "pénible" et qui progresse bien.
Fitzgerald Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars Je ne sais pas ce que vous en pensez, comment vous l'avez ressenti, mais j'ai trouvé le match de Mallez très contrasté hier soir. Super intéressant dans le jeu, défensivement très propre et surtout quelques grattages bien sentis. Avec Willis ils ont fait un boulot incroyable, notamment dans les 40 premières minutes. Par contre en mêlée, il s'est fait tordre une paire de fois. Alors il avait Big Ben une partie du match et Sadie ensuite qui ne sont pas des perdreaux de l'année mais le match hier on le perd aussi sur ces quelques pénalités sur ce côté gauche de notre mêlée. J'espère qu'à 25 piges il va vite passer ce cap pour devenir un tout bon car il y a vraiment une place à prendre à gauche. 1
Pacino31 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 2 minutes, Fitzgerald a dit : Je ne sais pas ce que vous en pensez, comment vous l'avez ressenti, mais j'ai trouvé le match de Mallez très contrasté hier soir. Super intéressant dans le jeu, défensivement très propre et surtout quelques grattages bien sentis. Avec Willis ils ont fait un boulot incroyable, notamment dans les 40 premières minutes. Par contre en mêlée, il s'est fait tordre une paire de fois. Alors il avait Big Ben une partie du match et Sadie ensuite qui ne sont pas des perdreaux de l'année mais le match hier on le perd aussi sur ces quelques pénalités sur ce côté gauche de notre mêlée. J'espère qu'à 25 piges il va vite passer ce cap pour devenir un tout bon car il y a vraiment une place à prendre à gauche. Fallait pas le prolonger très intéressant dans le jeu courant mais franchement quelconque en mêlée Rien de nouveau On savait déjà tout ça
Fitzgerald Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 9 minutes, Pacino31 a dit : Fallait pas le prolonger très intéressant dans le jeu courant mais franchement quelconque en mêlée Rien de nouveau On savait déjà tout ça Il peut sans doute encore progresser sur ce secteur. J'ai envie de le croire. 25 ans c'est pas encore "vieux" pour un joueur de son poste, il peut, j'espère, corriger les lacunes qu'il semble avoir dans ce secteur. Parce que sinon c'est clair que ça risque d'être compliqué.
thorvic Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 18 minutes, Fitzgerald a dit : Je ne sais pas ce que vous en pensez, comment vous l'avez ressenti, mais j'ai trouvé le match de Mallez très contrasté hier soir. Super intéressant dans le jeu, défensivement très propre et surtout quelques grattages bien sentis. Avec Willis ils ont fait un boulot incroyable, notamment dans les 40 premières minutes. Par contre en mêlée, il s'est fait tordre une paire de fois. Alors il avait Big Ben une partie du match et Sadie ensuite qui ne sont pas des perdreaux de l'année mais le match hier on le perd aussi sur ces quelques pénalités sur ce côté gauche de notre mêlée. J'espère qu'à 25 piges il va vite passer ce cap pour devenir un tout bon car il y a vraiment une place à prendre à gauche. en parallèle moi celui qui "m'inquiete" ( tout est relatif ) c'est Ainu'u... je suis un de ses fans de la première heure, mais je trouve ses dernières sorties assez " quelconques" :( 2
olivier11 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 35 minutes, sass40 a dit : Le petit Tolo part à Agen la saison prochaine en prêt, il va s aguerir et on verra ce qu il donne. Il est très bien structuré rugby, costaud sur sur ses jambes mais pas assez grand pour postuler en 8... Je regrette un Sentuberry qui fait les beaux jours d Angoulême et qui est un vrai "pénible" et qui progresse bien. Sentuberry je l'aime bien mais le mec est remplaçant à Angoulême la plupart du temps depuis qu'il est arrivé, du mal à le voir dans la rotation chez nous...
Fitzgerald Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 12 minutes, thorvic a dit : en parallèle moi celui qui "m'inquiete" ( tout est relatif ) c'est Ainu'u... je suis un de ses fans de la première heure, mais je trouve ses dernières sorties assez " quelconques" :( Plus globalement, c'est vrai qu'il y a de moins en moins de joueurs français de niveau international à ce poste, que ce soit à gauche ou à droite. Il y a Gros à Toulon qui fait un super tournoi. Mais derrière c'est le quasi néant.
Fafou Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 18 minutes, thorvic a dit : en parallèle moi celui qui "m'inquiete" ( tout est relatif ) c'est Ainu'u... je suis un de ses fans de la première heure, mais je trouve ses dernières sorties assez " quelconques" :( "Quelconques", vous êtes sympa les gars ^^ Non bien sur on ne veut pas les enfoncer, mais en effet, compliqué pour Ainu'u depuis un moment déjà je trouve, il plafonne, et ne progressera plus à mon avis. Après des joueurs de rotation il en faut. Baille plus tout jeune et abimé, Bertrand la pépite, Neti qui assure pour un joueur de club et Ainu'u. Mallez, je ne sais pas quoi en penser, mais ses grattages nous ont fait du bien hier ! On a quand même vu tout ce qu'il nous manquait en EDF (bon il nous manque surtout Willis en EDF en fait ) 1
Julien81 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars il y a 49 minutes, Fitzgerald a dit : Je ne sais pas ce que vous en pensez, comment vous l'avez ressenti, mais j'ai trouvé le match de Mallez très contrasté hier soir. Super intéressant dans le jeu, défensivement très propre et surtout quelques grattages bien sentis. Avec Willis ils ont fait un boulot incroyable, notamment dans les 40 premières minutes. Par contre en mêlée, il s'est fait tordre une paire de fois. Alors il avait Big Ben une partie du match et Sadie ensuite qui ne sont pas des perdreaux de l'année mais le match hier on le perd aussi sur ces quelques pénalités sur ce côté gauche de notre mêlée. J'espère qu'à 25 piges il va vite passer ce cap pour devenir un tout bon car il y a vraiment une place à prendre à gauche. C est un droitier Mallez, pas un gaucher..
GuyNess Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars en tout cas Romain me parait tres affuté Sur son 2eme essai il joue juste à chaque ballon touché, meme la finition pas evidente en bord de touche on va retrouver notre triplette en pleine forme (avec Toto et Thomas) pour les matchs qui vont compter 1 4
puppets Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars ben franchement je vous trouve durs avec Mallez. J'ai trouvé que c'était un des très bons hier. Il se fait prendre une paire de fois en mêlée , mais une des deux est pour moi totalement injuste car la mêlée tourne avec les 2 droitiers qui lâchent en même temps. Elle aurait due être refaite à mon sens. Mais au delà de la mêlée, qui quoiqu'on en dise est un sacré foutoir quand il n'y a pas une domination écrasante d'une des 2 équipes, je l'ai trouvé très mobile, très pénible dans les rucks, et plutôt à son avantage. Bien plus qu'Ainu'u par exemple, qui régresse à chaque sortie je trouve. 4
Dede11 Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars Il y a 1 heure, Julien81 a dit : C est un droitier Mallez, pas un gaucher.. C'est un droitier avec la cicatrisation de la C1, pour moi çà explique sa relative difficulté en mêlée, d'autant qu'avec Rousselet les mêlées sont arbitrées à la tombée de la pièce.
Kana Posté(e) 23 mars Posté(e) 23 mars Il y a 6 heures, Pacino31 a dit : Fallait pas le prolonger très intéressant dans le jeu courant mais franchement quelconque en mêlée Rien de nouveau On savait déjà tout ça C'est pas un gaucher...
C’est un message populaire. olivier11 Posté(e) 26 mars C’est un message populaire. Posté(e) 26 mars https://www.ladepeche.fr/2026/03/26/stade-toulousain-arrivee-avec-son-frere-jumeau-supporter-de-valence-dagen-qui-est-matias-remue-linternational-belge-qui-se-fait-une-place-13292482.php l'essentiel Matias Remue n’a pas l’accent mais c’est bien à Bruxelles qu’il a vu le jour. Âgé de 23 ans, l’international belge (10 matchs) pointe peu à peu le bout de son nez dans l’équipe première du Stade Toulousain. Le grand public l’a découvert grâce à son essai magnifique face au Racing, en novembre dernier et l’arrière a accepté de se raconter. On fait les présentations. Sa découverte du rugby dans un pays de foot "Moi, je me suis mis au rugby grâce à mon père qui lui faisait du foot et qui n’aimait pas du tout la mentalité de ce sport. Il a un ami qui lui a dit : “qu’il vienne tester le rugby”. C’est inconnu en Belgique, donc je me suis dit, on va voir. Et puis, au final, j’ai directement adhéré. J’ai commencé à 5 ans et demi avec mon frère jumeau Florian (qui évolue aujourd’hui à Valence d’Agen, en Nationale 2). J’ai fait d’autres sports complémentaires à côté, mais je n’ai jamais arrêté le rugby." À lire aussi : Stade Toulousain : "Son premier match, il aurait dû le faire bien avant…." Qui est Matias Remue, le jeune arrière qui a découvert le Top 14 contre Perpignan Comment il a atterri au Stade Toulousain "En catégorie jeune – entre 14 et 16 ans je ne me souviens plus précisément – mon frère et moi on est venu faire un stage d’été ici. Et ils nous ont demandé de revenir en saison pour s’entraîner. Au départ ça n’avait pas abouti, ils avaient dit qu’on avait le même niveau que des mecs d’ici. Et ils n’allaient pas faire partir des mecs locaux, pour faire venir des mecs du même niveau de l’étranger, ce n’était pas possible pour eux. Et plus tard, j’ai joué assez jeune en sélection belge et mon entraîneur de l’époque connaissait bien Michel Marfaing, qui est directeur du centre de formation du Stade et c’est comme ça qu’on est arrivé. Florian et moi, en deuxième année espoir. Il savait du coup qui on était, il se souvenait de notre stage. Et puis, on fait chacun notre chemin. Lui, il est resté deux saisons et puis il est parti. Et moi je continue mon aventure ici. Arriver tous les deux ça nous a aidés. Je pense que partir tout seul, en plus, venant dans l’étranger… On n’a pas la barrière de la langue, donc ça, c’est déjà pas mal. Partir tout seul et vivre une aventure comme ça tout seul, ça peut être bien. Mais c’est sûr qu’à deux, c’était, je pense, plus facile. On s’appuyait l’un sur l’autre pour se motiver, pour rester dans le truc, forcément ça aide." À lire aussi : Stade Toulousain : Dupont, Ramos et Jelonch de retour, deux internationaux incertains… Quelle équipe pour affronter Montpellier ? Le Top 14, il suivait en Belgique ? "Moi, non, ce n’était pas un truc que je regardais, parce qu’en Belgique, il n’y avait pas trop la notion même de rugby à la télé. On pouvait suivre si on avait Canal… Mais encore faut-il l’avoir en Belgique. Ce qui était diffusé chez nous, c’était tout ce qui était VI nations, matchs internationaux, etc. Donc ça, évidemment, on était à l’affût sur ces matchs-là, mais le Top 14, c’est vrai qu’on n’était pas derrière. On ne supportait pas forcément un club plus qu’un autre, contrairement à ici en France où tous les gamins ont un club favori, c’est dans leur culture. Chez nous, il n’y a pas du tout de culture rugby. Je ne badais pas un club parce que je n’avais pas Canal +. Mais plus j’ai grandi et plus j’ai entendu parler du Stade Toulousain. Rejoindre ce club c’était donc forcément un objectif." First try by Matias Remue \ud83c\udde7\ud83c\uddea Un joueur très élégant, la tête toujours haute, une très bonne technique individuelle et un bon pied. Il sortait d’un match de très grande qualité avec la Belgique face au Samoa et enchaîne face au Racing. A suivre \ud83d\udd0d pic.twitter.com/Kkr3ZncxJO — Grec Ahki (@eKoloKante) December 2, 2025 Son souvenir du match face au Racing et de son formidable essai en novembre "Je n’ai pas forcément ressenti quelque chose en plus, on va dire que j’essaye de faire ça (de percer depuis le fond du terrain) tout le temps. Donc sur le moment même je n’ai pas ressenti de sensations différentes. Mais c’est sûr que le faire à la maison, avec le public et on va dire, en solitaire, c’était cool. C’était une bonne sensation. Quand tu aplatis et que les supporters sont derrière toi, ça fait plaisir. Puis je me fais mal en première mi-temps, mais je ne sais pas comment (il a été blessé au poignet pendant trois mois après ce match). On ne sait pas comment j’ai fait. Sur ce match-là, il y a donc eu des hauts et des bas. Au final, c’est une blessure à un ligament au poignet. Un tout petit ligament mais qui tient plein de choses. Au final, j’ai eu une chirurgie, on m’a mis un tendon à la place du ligament. J’ai déjà connu une blessure aussi longue car je m’étais fait l’épaule il y a quelques années. J’ai été arrêté deux mois, trois mois. Et après, j’ai été pas mal blessé aux ischios à un moment aussi, donc le rapport à la blessure, on va dire qu’à force, j’ai appris à la gérer. Mais c’est sûr que ce n’est pas des situations que tu as envie d’avoir. Car le train continue d’avancer, et toi tu sors du train. Tout au long de la saison, tu n’as pas envie de te blesser parce que tu as envie de faire partie du train le plus longtemps possible." À lire aussi : UBB-Stade Toulousain : "Le niveau de bêtise de certains…" Le coup de gueule d’Ugo Mola sur les sifflets visant Romain Ntamack Son poste préféré, le 10 ou le 15 ? "C’est vrai qu’en sélection je joue aussi 10. Je dirais plus 15 mais aujourd’hui on voit que la polyvalence est omniprésente, donc ça me plaît aussi de jouer 10. Tu es plus dans le jeu, tu as plus la main sur le ballon, c’est un autre style de jeu. Mais on va dire que pour moi, les meilleurs ballons à jouer, c’est avec plus d’espace quand je suis en 15, mais les deux postes me plaisent." À lire aussi : Rugby : Florian Remue, nouvelle recrue belge "Mon frère vient souvent à Toulouse. Dès qu’il peut, il essaie de venir. Il n’est pas très loin car il s’entraîne à Valence, mais il vit à Castelsarrasin. Il est à la moitié. Je le vois chaque semaine et je pense que je suis l’un des plus grands supporters de Valence d’Agen. Quand il est à domicile, j’essaie d’aller le voir à chaque match, c’est important. Et lui, pareil, on ne se perd pas trop du coup." 11
C’est un message populaire. Nathou Posté(e) 27 mars C’est un message populaire. Posté(e) 27 mars "Ce qui est dur, c'est de se sentir un peu mis en retrait": ses soucis physiques, son changement de statut, sa motivation, Cyril Baille se livre en toute franchise À 32 ans, le pilier international du Stade Toulousain Cyril Baille (57 sélections) vit une saison difficile. Victime d’une grave blessure à la cheville (avec arrachement des ligaments et fracture du péroné) en juin 2024, opéré deux fois sur le moment après une première tentative ratée, il vit depuis au quotidien avec des douleurs et une mobilité plus restreinte de son articulation. Relégué dans la hiérarchie des piliers à Toulouse et en bleu, il a dû digérer cette situation et redouble aujourd’hui d’efforts pour retrouver son niveau. Cyril, ces dernières semaines, il était souvent question de votre santé et plus particulièrement de votre cheville. Comment allez-vous ? Honnêtement, ça va, ça va. J'ai toujours des douleurs un peu récurrentes, mais sur le ressenti, c'est de mieux en mieux, parce qu'on a bien travaillé avec le préparateur physique et honnêtement, aujourd'hui, tous les voyants sont au vert. Vous avez vécu une longue période d’absence à la fin de l’année 2025. Pourtant, cette même année, vous aviez disputé le Tournoi des 6 Nations et la fin de saison avec le Stade Toulousain. Est-ce à dire que, sur cette période, vous n’étiez pas à 100% ? Disons que c'est toujours pareil quand tu reviens de blessure, tu rentres vite dans le "truc". Moi, j'ai pas mal enchaîné. C'est vrai qu'au final, il y a des choses qui se sont installées, dont une arthrose post-traumatique qui a vraiment avancé et donc une douleur. Mais quand tu es un petit peu dans la spirale, tu t'entraînes, tu serres les dents et ce n’était pas facile. Mais bon, comme j'ai toujours fait, j'ai donné le maximum, même si c'est vrai que cette jambe, elle me donne du fil à retordre. Voilà, maintenant je suis obligé de faire avec. Aujourd'hui, on a trouvé quand même un peu une forme de travail à faire, avec Pierre Cantayre (un des préparateurs physique au Stade Toulousain, NDLR), que je remercie tous les jours parce qu'il m'a vraiment, vraiment aidé. Et c'est vrai qu'il y a quelques mois encore, je me posais pas mal de questions sur ce que j'allais faire. Il m'a vraiment sorti aussi de là, parce qu'on travaille beaucoup ensemble et m’a fait reprendre un petit peu tout de zéro. C'est-à-dire à la force du mollet, la mobilité de la cheville que j'ai quasiment perdue. Ça, malheureusement, c'est rédhibitoire et ça va aller en s’empirant. Mais je me suis dit qu’il fallait serrer les dents et continuer d'essayer de donner ce que j'ai encore à donner. Quand vous parlez de gêne et pour se rendre compte, qu’en est-il exactement ? La gêne, ce sont de grosses douleurs. C'est-à-dire que le matin, la cheville est parfois bloquée et elle peut le rester une heure. Elle met du temps à se déverrouiller. Après les entraînements, elle double de volume. Donc c'est une grosse galère. Mais bon, on a appris à vivre avec. Il y a des moments où ça va, d'autres où j'ai plus mal, c'est comme ça. Aujourd'hui, honnêtement, il y a quand même du mieux. Même si j'ai encore ces douleurs-là, je me sens vraiment mieux sur ma force autour du mollet, autour du quadriceps. Avec un gros travail, je le répète, qui a été fait avec Pierre et qui m'a permis sur les deux derniers mois de pouvoir enchaîner quelques feuilles de match. Est-ce dur de vivre avec ces souffrances ? Même si on n'en parle pas trop dans un milieu comme celui du rugby… Ce qui est dur, c'est surtout de se sentir un peu mis en retrait. C'est sûr que ce n'est pas toujours facile à accepter. Maintenant, voilà, j'ai fait la paix avec ça. Mais c'est vrai qu'au début, c'est compliqué. Quand tu passes de jouer tous les week-ends à moins y être, tu sens aussi que, que petit à petit, c'est de plus en plus dur. Donc oui, ce n'est pas facile. Mais c'est comme ça, ça fait partie du haut niveau. "Le sport de haut niveau, c'est aussi un peu l'usine" Passer d'un statut d'international, de titulaire, à remplaçant voire à ne pas être sur les feuilles de matchs ? C'est ça qui est compliqué. Mais après, ça reste du sport de haut niveau. Et le sport de haut niveau, il faut maintenant comprendre aussi que, c'est aussi un peu l'usine. Il faut que tout le monde soit performant. Et quand tu es un peu moins performant, tu sors un peu du truc. C'est comme ça. C'est dur à accepter ? Oui, c'est dur. Mais après, il y a pire dans la vie quand même. En fait, ce qui est dur, c'est aussi de sentir que tu as la cheville qui est douloureuse, que parfois, tu ne te sens pas complètement à 100%. Donc ça, c'est dur aussi à jauger. Mais bon, moi, je ne m’apitoie pas sur mon sort. Depuis un an et demi, je n'ai pas dit grand-chose. Je continue à travailler, à faire ce que j'ai à faire. Et le plus important, c'est d'être au service de l'équipe, c'est tout. On ne pense pas à sa santé aussi, à l'après-rugby ? Bien sûr que j'y pense. Mais bon, malheureusement, quand tu vas sur un terrain de rugby, tu sais que tu prends le risque de te faire mal. Ça fait partie du truc et on vit avec ça. De toute façon, tu le vois, parfois, tu peux être en forme, tu peux enchaîner 14-15 matchs d'affilée et il suffit qu'une blessure arrive et tu repars dans la spirale où il faut faire de la rééducation, revenir plus fort. Et quand tu ne joues pas, tu as d'autres joueurs qui font des bons matchs. Donc voilà, c'est toujours la même spirale et moi, je ne suis pas le premier ni le dernier à qui ça arrivera. Vous avez dit, "j'ai fait la paix avec ça" ? Oui, parce qu'au début, c'est dur de sentir que tu es un peu mis de côté, en retrait. C'est sûr que ce n'est pas facile. Après, c'est comme ça, il faut faire avec. "Je n'ai jamais trahi personne, surtout pas le club" On a des discussions, justement, avec le staff par rapport à ça ? Oui, on a eu une grosse discussion aussi avec Ugo (Mola), en début de saison. Notamment après le match de Montpellier, où ça avait été raide (défaite 44 à 14, NDLR). À partir de ce match-là, il y a eu des choses qui ont été mises en place et aujourd'hui, le travail commence à porter ses fruits. Donc j'espère vraiment bien finir, surtout. Et finir fort sur la fin de saison, ça serait bien. Fin janvier, vous avez fait partie de la liste élargie des 42 du XV de France. Vous êtes allé à Marcoussis, mais sans faire de feuille de match. Espériez-vous jouer ? Comment avez-vous vécu ça ? Oui, quand j'y étais, j'espérais toujours en faire partie. Mais après, je n'avais pas été mis sur une feuille de match pendant quasiment trois mois. Je crois que j'ai fait deux ou trois feuilles de matchs, j'ai rejoué contre la Rochelle, ça s'est bien passé, j'ai un petit peu enchaîné. Donc je ne m'attendais pas non plus à… c'est sûr, j'espérais toujours, mais je n'étais pas énormément déçu de ne pas jouer. J'aurais préféré jouer, mais j'étais content aussi pour Rodrigue (Neti), qui a fait son premier Tournoi et qui l’a gagné. Ça m'a fait plaisir pour lui. Après, je suis monté, ça m'a permis de revoir les copains, de regoûter aux entraînements et je me sentais bien là-haut. Ça m'a remis aussi un peu en confiance sur les entraînements. Est-ce que vous rêvez toujours de porter ce maillot bleu ? Oui, on espère toujours. Je suis un compétiteur mais je sais aussi ce que ma cheville me demande aujourd’hui, en termes de travail, de récupération et d'essayer qu'elle soit la moins douloureuse possible. J’ai toujours ça en tête et c'est ce qui me tient. Il me reste quasiment un an et demi de contrat, donc je vais tout donner jusqu'au bout, sur tout ce que j'ai à faire, comme j'ai toujours fait. Je ne pense pas qu'il y ait un mec ici qui puisse dire quoi que ce soit sur moi. Je n'ai jamais trahi personne, surtout pas le club. C'est mon club de cœur et je donnerai toujours tout jusqu'à la fin. Même si parfois je suis un peu diminué, j'y laisserai la santé jusqu'au bout. On souhaite toujours repousser la fin ? J'ai commencé, j'avais 18 ans et demi, 19 ans. Donc de temps en temps, il faut se retourner et se dire : "c'est ma 14e année en pro. En 2027, ça fera 16 ans de carrière ici". Il faut quand même se poser, se dire: "Qu'est-ce que tu as fait ? Qu'est-ce que tu as pu apporter au club ? Qu'est-ce que les gens vont retenir de toi ?" C'est le plus important, tout en restant naturel. Donc moi, quand je me retourne, je suis fier de ce que j'ai fait ici, et surtout d'avoir porté ce maillot. Après, je vais aller jusqu'au bout et du premier jour que je serai ici jusqu'au dernier, je garderai les mêmes valeurs et je donnerai tout pour ce club. Ça ne changera rien du tout. "J'ai envie de me donner tous les moyens pour faire un an et demi à fond" C'est chargé en émotions quand vous dites ça... C'est chargé, parce que j'ai l'impression d'avoir tout vécu ici. Quand tu arrives à 15 ans, et qu'aujourd'hui j'en ai 32 bientôt 33, j'ai quasiment passé toute ma vie ici. Tous les jours aux entraînements, c'est plus qu'un repère, c'est comme une seconde maison. Parce que quand tu viens tous les jours, depuis tout jeune, tu joues là, il y a plein de choses. On a l'impression de faire partie des murs ici. Vous avez gagné cinq Boucliers de Brennus, deux Coupes d'Europe. Est-ce que vous en voulez encore ? Bien sûr qu'on en veut encore ! Et surtout avec ce groupe. Parce que la chance qu'on a aussi, c'est d'avoir des jeunes assez incroyables qui arrivent, avec des mecs qui ont un état d'esprit énorme. Et après, tous les potes, que je n'ai pas besoin de te les énumérer, mais tous les copains avec qui on a vécu des moments incroyables. J'espère qu'on va en vivre encore sur les années qu'il nous reste à jouer. Et au final, quand tu as goûté à un titre, tu n'as qu'une envie, c'est d'y revenir ! C’est fantastique. Parfois, on en rigole, mais c'est vrai que gagner 5 boucliers et 2 Coupes d'Europe, ce n’est pas rien non plus. Mais on en veut encore plus. Pensez-vous que la saison prochaine sera votre dernière (il est sous contrat jusqu’en juin 2027) ? Honnêtement, vu comme c'est parti… on verra. Après on n'est jamais à l'abri d’une bonne surprise. Mais il faut aussi penser à l'après. J'ai envie de me donner tous les moyens pour faire un an et demi à fond et après, je ne calculerai pas. On verra, mais si la cheville répond mal, bien sûr que je ne prendrai pas de risque. Pour l'instant, il y a un peu de mieux, je suis content, je commence à avoir de très bonnes sensations aux entraînements, à reprendre du gaz sur les accélérations. Donc voilà. En fait, avec cette cheville, je fais un peu au jour le jour. Même si là, il y a beaucoup de mieux, notamment en début de saison, où ça a été quand même très, très raide. J'avais mal. Très, très mal. Après, j'ai fait des infiltrations qui m’ont aussi fait du bien. Mais c'était dur de jongler la douleur. Surtout quand tu as envie d'aller sur les entraînements, de continuer. Mais on y revient, comment avez-vous fait pour gagner un Tournoi des 6 Nations et un Bouclier dans ces conditions ? En serrant les dents ! Après, si tu regardes, on a tous des pépins, malheureusement. C'est comme ça, quand tu vieillis, ils se réveillent de plus en plus. C'est malheureux, mais c'est la vérité. Quand je discutais avec les anciens, ils me disaient : "Tu verras, quand tu vas passer les 30-31 ans, ça va commencer à piquer !" On paye aussi toutes les années d'avant. C'est la logique des choses. On donne beaucoup, on joue beaucoup de matchs et après, c'est sûr que ça pique un peu. C'est normal, c'est la suite logique. "Pendant des années, ce club m’a toujours tiré vers le haut" Tout va très vite en équipe de France, mais dans ces conditions, la Coupe du monde vous paraît loin ? Honnêtement, j'ai envie déjà de bien revenir. Là, je me sens de mieux en mieux. Après, les choix, ce n'est pas moi qui les fais. Mais en tout cas, je me sens bien. Comme je dis, je donne le max tous les jours quand je viens ici. Parfois, je me dis qu’on repart de zéro sur plein de trucs. J'essaie de faire plein d'autres choses aussi pour que ça m'aide à reprendre du temps de jeu. Comme quoi ? Reprendre à zéro. Des choses que je refaisais sur le travail de pied que je n'avais jamais fait. Même un travail sur de la force du mollet. Quand tu es dans la saison, tu le fais moins. Je me force à le faire parce que je sens que ça m'aide. De muscler tout autour, ça m'aide pour que la cheville souffre moins. Chaque match joué est une petite victoire ? La grande victoire serait d’enchaîner et de retrouver beaucoup de temps de jeu. C'est l'objectif, c'est ce qui m'anime. Sinon, si je n'avais plus envie de ça, j'aurais arrêté. J'ai envie de continuer à jouer, d'aller sur le terrain et de gagner des titres. On donne tout pour ça. Vous connaissez ce club et la dureté de la concurrence… Bien sûr. C'est pour ça qu'il m'a toujours tiré vers le haut pendant ces années. Et qu’il me tire encore vers le haut. Parce que j'ai envie de bien finir. 8 19 1
sass40 Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars La dure loi des sportifs qui voient arriver leur fin de carrière avec une grosse blessure bien malheureuse et traumatisante. Reviendra t il? C'est bien qu'il s'accroche et souhaitons lui de retrouver un peu de soleil dans l'année et demie qu'il lui reste de contrat. Après un reclassement dans le club devrait lui être proposé... C'est la moindre des choses si il est intéressé. 1
gael Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars C'est curieux de l'avoir fait jouer à Montpellier s'il était si mal, peut être qu'il minimisait auprès du staff pour pouvoir jouer. Mais suite à son match catastrophique on ne l'avait pas épargné, moi le premier...mais bon pour moi il n'était handicapé Baille
olivier11 Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars (modifié) Quel mec Baille, en plus du joueur qu'il aura été. Je serai content si il a envie de rester au club et qu'on lui trouve un truc avec les jeunes par exemple... Modifié 27 mars par olivier11 3 1
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 27 mars C’est un message populaire. Posté(e) 27 mars Dire que Baille a été dégommé par certains ici, sans respect dû à son pedigree... Et ce alors qu'il a joué avec de terribles douleurs, comme Romain Ntamack d'ailleurs. Bref, la mesure est une qualité qui se perd... En tant qu'ancien pilier, j'ai le plus grand respect pour lui, qui fut le meilleur pilier gauche du monde durant quelques années 😍 10
Kana Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars il y a une heure, Vonia a dit : Dire que Baille a été dégommé par certains ici, sans respect dû à son pedigree... Et ce alors qu'il a joué avec de terribles douleurs, comme Romain Ntamack d'ailleurs. Bref, la mesure est une qualité qui se perd... En tant qu'ancien pilier, j'ai le plus grand respect pour lui, qui fut le meilleur pilier gauche du monde durant quelques années 😍 C’est très facile à dire après une fois qu’on connaît l’histoire…
Vonia Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars à l’instant, Kana a dit : C’est très facile à dire après une fois qu’on connaît l’histoire… Non, justement, il semblait évident qu'il ne tournait pas à plein régime. Mais bon, je sais que c'est mieux de brûler ce qu'on a adoré auparavant.. 2
Kana Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars (modifié) il y a 3 minutes, Vonia a dit : Non, justement, il semblait évident qu'il ne tournait pas à plein régime. Mais bon, je sais que c'est mieux de brûler ce qu'on a adoré auparavant.. « Évident » mais bien sûr 😂 Si ça se trouve Graou il a joué blessé le week end dernier Modifié 27 mars par Kana
marto Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars il y a 4 minutes, Kana a dit : C’est très facile à dire après une fois qu’on connaît l’histoire… Et puis les corps douloureux, c'est le cas de quasi tous les joueurs alignés chaque journée 2
Vonia Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars il y a 2 minutes, Kana a dit : « Évident » mais bien sûr 😂 Si ça se trouve Graou il a joué blessé le week end dernier Mais bien sûr, vu sa blessure et son poste 😉
Keke Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars Il y a 2 heures, olivier11 a dit : Quel mec Baille, en plus du joueur qu'il aura été. Je serai content si il a envie de rester au club et qu'on lui trouve un truc avec les jeunes par exemple... J’aimerai beaucoup. Il a ce côté « paternel » comme Servat. Beaucoup de jeunes dans le groupe pro vantent déjà ce côté là. 5
GuyNess Posté(e) 27 mars Posté(e) 27 mars Encore un qui va avoir du mal à galoper avec ses petits enfants une belle jeunesse mais ils en payent le prix sur le tard 3 3
olivier11 Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril Si quelqu'un a ça https://www.lefigaro.fr/sports/rugby/coupe-d-europe/c-est-tout-sauf-banal-kalvin-gourgues-le-nouveau-joyau-du-stade-toulousain-20260404
Raphaelle Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril (modifié) il y a une heure, olivier11 a dit : Si quelqu'un a ça https://www.lefigaro.fr/sports/rugby/coupe-d-europe/c-est-tout-sauf-banal-kalvin-gourgues-le-nouveau-joyau-du-stade-toulousain-20260404 Champions Cup : «S’installer à ce niveau, c’est tout sauf banal»... Kalvin Gourgues, le nouveau joyau du Stade Toulousain Par Pablo Guillen Opposé aux Anglais de Bristol en huitième de finale de Champions Cup, le Stade Toulousain pourra s’appuyer sur son jeune et polyvalent trois-quarts centre. Il s’est confié au Figaro. Une action vaut mille mots. En traversant le terrain à la dernière minute pour inscrire un somptueux essai en solitaire face à l’Union Bordeaux Bègles, le 22 mars dernier, Kalvin Gourgues a une fois de plus épaté son monde. « Pour être honnête, je n’ai pas vraiment réalisé. Je ne savais même pas que j’avais fait quatre-vingts mètres, je pensais en avoir couru vingt », reconnaît avec légèreté le Toulousain, qui préfère garder en mémoire le lourd revers encaissé par les Rouge et Noir (défaite 44-20) au Stade Atlantique : « C’est ce genre d’actions qu’il faut apporter à notre sport, mais d’un point de vue personnel ça ne m’a pas forcément fait plaisir parce qu’on avait déjà encaissé 40 points. » Le jeune homme plein d’assurance, au physique déjà massif (1,84 m pour 97 kg), vient tout juste de célébrer ses 21 ans. Éduqué à l’école toulousaine depuis bientôt une décennie, Gourgues (récemment devenu ambassadeur de la marque canadienne de boxers Saxx Underwear ) a gravi chaque échelon de l’institution rouge et noir, jusqu’à pleinement s’installer au sein de l’effectif d’Ugo Mola. « Je ne me rends pas forcément compte. Parvenir à intégrer la rotation du groupe professionnel, ça deviendrait presque normal… mais je suis conscient que c’est tout sauf banal. » Lui qui a joué son premier match de Top 14 face à Pau en 2023 mesure aussi la chance de faire ses premiers pas dans l’élite en côtoyant les plus grands champions français du moment. « C’est beaucoup de plaisir de pouvoir s’entraîner avec des joueurs qui transpirent le rugby, qui t’apportent autant au quotidien. J’espère pouvoir transmettre ce qu’ils m’auront donné aux prochaines générations. » Une grave blessure derrière lui Avant de prendre ce coup de projecteur, Kalvin Gourgues a vu son ascension freinée par un sérieux coup d’arrêt. Victime d’une blessure rare - un problème de circulation, avec un caillot de sang tenace qui revenait dans son artère poplitée -, le surdoué formé à Grenade-sur-Garonne a manqué l’entièreté de la dernière saison (onze mois sans jouer au total). Une période d’incertitude loin des terrains, forcément dure à encaisser, de laquelle il souhaite néanmoins tirer du positif : « Ça m’a aussi permis d’obtenir autre chose en dehors du rugby, de pouvoir profiter de ma famille. J’ai pu prendre un peu plus de vacances qu’à l’accoutumée. » Déjà remarquable de maturité et alerte des enjeux de santé mentale qui entourent une carrière au plus haut niveau. « Au club, on est beaucoup suivi sur cet aspect. On pourrait se dire que communiquer sur ses soucis ou dire quand ça ne va pas est un signe de faiblesse. Mais, au final, c’est aussi aider l’équipe. Quand on connaît une période plus difficile mentalement et qu’on doit jouer le week-end, on met un peu ses partenaires en difficulté. » J’essaie de créer un maximum d’incertitude et de désordre dans la défense adverse Kalvin Gourgues Reparti de plus belle et entouré par un cadre sain, le Toulousain s’épanouit donc pleinement sous le maillot rouge et noir (déjà 10 essais en 16 apparitions cette saison). Il ne cesse de bluffer les observateurs par son explosivité, sa puissance et sa capacité à faire jouer autour de lui. Marqué par la légende clermontoise Wesley Fofana durant sa jeunesse, Gourgues essaye de « tout bien faire » et de créer « un maximum d’incertitude et de désordre dans la défense adverse ». Ses statistiques de défenseurs battus ou de mètres gagnés ballon en main à chaque sortie peuvent en témoigner. Des qualités offensives que le Haut-Garonnais combine à une polyvalence précieuse, capable d’évoluer aux postes de premier ou de deuxième centre, d’arrière et d’ouvreur. « En arrivant à Toulouse, j’ai commencé au centre avant de jouer à l’ouverture. J’essaie de travailler ma polyvalence au maximum, mais je prends beaucoup plus de plaisir à jouer au centre qu’à jouer numéro 10 ou numéro 15, aussi parce que ce sont des postes qui nécessitent d’autres responsabilités. » Des débuts remarqués avec le XV de France Un profil complet et une régularité dans les performances qui lui ont ouvert les portes de la grande équipe de France en novembre dernier, alors même qu’il ne possédait qu’une dizaine d’apparitions en professionnel. Une convocation à Marcoussis qui donne la mesure du phénomène. Et une première sélection face à l’Australie marquée (encore) par une percée pleine de fougue, cheveux au vent, sur son deuxième ballon touché. Pour envoyer Louis Bielle-Biarrey à l’essai d’une merveille de passe vissée. De quoi soigner son entrée au niveau international, en toute décontraction. « Le moment qui m’a le plus touché, c’est La Marseillaise, parce que, même si le Stade de France était plongé dans le noir complet, je savais où étaient situées ma famille et ma copine, c’était beaucoup d’émotion », commente l’intéressé, loin d’avoir été impressionné par l’envergure de l’enceinte dionysienne. Mais qui reconnaît volontiers une différence de décibels avec les enceintes de Top 14 : « Au moment où j’ai eu la chance de faire cette percée, c’était dingue. Il y avait tellement de bruit que je pensais être devenu sourd. Je n’entendais plus rien. » Rappelé par un Fabien Galthié séduit lors du dernier Tournoi des six nations, Gourgues a connu une deuxième sélection lors du match d’ouverture contre l’Irlande. Et creuse peu à peu son trou à un niveau ô combien exigeant. « J’ai vécu de très bonnes expériences et je suis aussi entouré par une jeune génération de joueurs avec qui je m’entends bien, comme Fabien Brau-Boirie (le Palois, autre grand prospect français au poste de centre, NDLR). On verra comment ça se passe plus tard. Mais ça donne envie d’y retourner… » Avant une prochaine épopée sous le maillot bleu, le néo-international va désormais connaître ses premières phases finales en club (Champions Cup et Top 14), à commencer par, ce samedi (18 h 30), un huitième de finale face aux Anglais de Bristol. Avec ambition et sérénité. « Le doublé, c’est ce qu’on a envie d’aller chercher à la fin de la saison. Mais chaque chose en son temps. » Et d’évoquer la suite de sa carrière : « Bien sûr, je pense à remporter la Coupe du monde, c’est l’objectif ultime du rugby français. Mais, à court terme, j’espère déjà parvenir à enchaîner les matchs en évitant les blessures, prendre toujours plus de plaisir chaque week-end et continuer à gagner des titres. » Les pieds sur terre et la tête sur les épaules. «On se sent privilégié», un premier partenariat à seulement 21 ans En plus de rayonner sur les pelouses de l’Hexagone, Kalvin Gourgues a également connu une étape importante en février dernier, en signant son premier partenariat avec Saxx Underwear, marque canadienne de boxers. «C’est vraiment positif d’avoir la confiance d’une très grande marque comme SAXX. C’est vrai qu’on se sent privilégié et à mon âge, ce n’est pas anodin. Je suis très content de pouvoir les représenter», commente le jeune Toulousain, désormais plus à l’aise pour performer. «Je m’en sers sur le terrain. Depuis que j’ai commencé à les utiliser, je me sens vraiment bien. Avant, j’avais parfois des marques rouges parce que ça me serrait trop. C’est une excellente marque, ils font des boxers de qualité en utilisant une technologie qui est un peu différente des boxers normaux. Personnellement, j’adore jouer avec et je pense que de plus en plus de joueurs se tourneront vers eux». Modifié 4 avril par Raphaelle 9
Beau-jeu-laid Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril Le joyau c'est mieux que la pépite ou pas ? C'est pour savoir ! 3
Kana Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril Faut recruter FBB car apparement il s’entend bien avec Gourgues 1
GuyNess Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril Et un joueur de plus de bankable J’espère que cette marque n’a aucun lien avec le ST
Raphaelle Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril (modifié) il y a une heure, olivier11 a dit : Le passage sur les bowers c'est une blague? https://www.instagram.com/reel/DUTTvDBCkqQ/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA== Non, c'est sur son Insta. Apparemment ce sont des boxers pour le sport donc pas idiot. Modifié 4 avril par Raphaelle
olivier11 Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril il y a 18 minutes, Raphaelle a dit : https://www.instagram.com/reel/DUTTvDBCkqQ/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA== Non, c'est sur son Insta. Apparemment ce sont des boxers pour le sport donc pas idiot. Non mais ça je veux bien, mais dans l'article du Figaro c'est quoi l'intérêt ? A moins que ce soit une publicité déguisée... 3
smiticks Posté(e) 4 avril Posté(e) 4 avril Ca a été dit ? https://www.midilibre.fr/2026/04/03/lailier-toulousain-dimitri-delibes-va-sengager-avec-montpellier-pour-les-trois-prochaines-saisons-13308534.php
Nykos Posté(e) 5 avril Posté(e) 5 avril https://www.ladepeche.fr/2026/04/05/info-la-depeche-stade-toulousain-un-international-du-pack-sinscrit-dans-la-duree-et-prolonge-jusquen-2029-13310084.php# Allez Hop !! 1 6
Julien81 Posté(e) 5 avril Posté(e) 5 avril il y a une heure, Nykos a dit : https://www.ladepeche.fr/2026/04/05/info-la-depeche-stade-toulousain-un-international-du-pack-sinscrit-dans-la-duree-et-prolonge-jusquen-2029-13310084.php# Allez Hop !! Attention au contre article de Bernes cette semaine... 2
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