Gino31 Posté(e) 18 mars 2024 Posté(e) 18 mars 2024 Il y a 2 heures, rimram31 a dit : Après ça me parait compliqué de comparer les époques. Il y a vingt trente ans, les joueurs ne disputaient que quelques gros matchs dans une saison hors international. Aujourd'hui un international, il en joue certainement plus du double et tous les we sont de plus en plus intenses. A ce rythme, il n'est pas envisageable d'enchainer les saisons sans vrai repos de plusieurs semaines, au contraire il faut tout baser sur la récupération (et arrêter de faire ch... les joueurs avec de nouvelles préparation, entrainements haute intensité ...). Sinon il faut revoir profondément le calendrier, et en réalité le principe même du top 14 et de la poule unique ce que personne n'osera faire de peur de tuer la poule aux oeuf d'or. C'est sûr que c'est plus tout à fait pareil. Cela dit, je pense que rien ne remplace une série de 3 matchs à l'extérieur en NZ ou en AfSud. C'est unique. Tu peux faire autant de matchs couperets de Top 14 ou de Champions Cup que tu veux, c'est pas la même expérience. Priorité à la santé des joueurs bien évidemment et tant qu'il y aura pas de refonte du calendrier, ça sera compliqué. Il n'en reste pas moins que le fait que l'Equipe de France soit amputée de ses meilleurs éléments pour 25% de ses matchs chaque année est une aberration. 1
Ardbeg Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 Il y a 11 heures, Gino31 a dit : C'est sûr que c'est plus tout à fait pareil. Cela dit, je pense que rien ne remplace une série de 3 matchs à l'extérieur en NZ ou en AfSud. C'est unique. Tu peux faire autant de matchs couperets de Top 14 ou de Champions Cup que tu veux, c'est pas la même expérience. Priorité à la santé des joueurs bien évidemment et tant qu'il y aura pas de refonte du calendrier, ça sera compliqué. Il n'en reste pas moins que le fait que l'Equipe de France soit amputée de ses meilleurs éléments pour 25% de ses matchs chaque année est une aberration. L'EdF amputée de ses éléments pour 25% de ses matches, c'est une aberration et le Stade qui est amputée de ses éléments pour 50% de ses matches, c'est normal? 2
tire-bouchon Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 Le 17/03/2024 à 19:39, thorvic a dit : A voir aussi comment revient Danty qui dans son style n'a pas actuellement d'équivalent, Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent. Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 ! Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a. Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite, tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié. Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre. Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne. 1
Gino31 Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 Il y a 2 heures, Ardbeg a dit : L'EdF amputée de ses éléments pour 25% de ses matches, c'est une aberration et le Stade qui est amputée de ses éléments pour 50% de ses matches, c'est normal? C'est aberrant pour les 2 oui, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit :) Après je pense que si tu demandes à tout vrai compétiteur (qui plus est déjà multi-titré en club) s'il préfère participer à 3 matchs face au Boks ou à la NZ chez eux juste 1 fois tout les 4 ans (mais par contre, différer sa prépa et rater 2-3 matchs en début de saison de Top 14) ou bien être privé de cette expérience rugbystique et humaine parce qu'il y a la réception du grand Oyonnax de Charlie Cassang le 5 Septembre, je pense que tout rugbyman de haut niveau ou aspirant au top va choisir la première option. Les 3 matchs qu'on va jouer cet été face à l'Argentine et l'Uruguay, je vais les regarder avec plaisir parce que j'aime le rugby et parce que ça va être intéressant de voir les jeunes (les Jauneau, Gazzotti, Reus, Costes etc s'ils y sont). En revanche, ça me gène beaucoup qu'on appelle ça "Equipe de France" et que ça compte comme une sélection. On devrait différencier ça, et les appeler "France Espoirs" ou "France développement". L'Equipe de France, c'est censé l'élite du rugby français, le top du top. Les 23 meilleurs français + les 8 à 10 joueurs qui sont dans l'antichambre. C'est pas une équipe "rugby manager" pour tester le moindre petit U20 à fort potentiel. 2
thorvic Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 il y a 45 minutes, tire-bouchon a dit : Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent. Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 ! Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a. Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite, tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié. Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre. Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne. Pour Danty: C'est pas ma came, mais c'est intéressant de l'avoir dans un groupe, pour les possibilités qu'il offre. En 12 en attaque il permet de prendre la ligne d'avantage, et de fixer le centre et un 3eme ligne, ou d'user le 10adverse. En défense il peut te sécuriser un peu plus un 10 moins bon défenseur que r. nTk. Par contre on est d'accord les deux ( fickou et Danty ) ensemble, c'est niet. Pour Posolo, a voir mais moi je l'imagine bien quand il aura sa maturité physique, dans un profil polyvalent entre 5 et 8. Une reconversion en pilier droit, ça me semble trop tard actuellement. Et je pense qu'à la pile il perdrait bcp de jus et deviendrait bcp plus quelconque dans le jeu courant. Mais oui, il a une morphologie super intéressante pour ce poste. 1
Pantang17 Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 Il y a 2 heures, thorvic a dit : Pour Danty: C'est pas ma came, mais c'est intéressant de l'avoir dans un groupe, pour les possibilités qu'il offre. En 12 en attaque il permet de prendre la ligne d'avantage, et de fixer le centre et un 3eme ligne, ou d'user le 10adverse. En défense il peut te sécuriser un peu plus un 10 moins bon défenseur que r. nTk. Par contre on est d'accord les deux ( fickou et Danty ) ensemble, c'est niet. Pour Posolo, a voir mais moi je l'imagine bien quand il aura sa maturité physique, dans un profil polyvalent entre 5 et 8. Une reconversion en pilier droit, ça me semble trop tard actuellement. Et je pense qu'à la pile il perdrait bcp de jus et deviendrait bcp plus quelconque dans le jeu courant. Mais oui, il a une morphologie super intéressante pour ce poste. Assez d'accord avec ce que tu dis. FG semble enfin se diriger vers un jeu ou l'on garde un peu plus le ballon (À voir cet automne si ça se confirme). Si c'est le cas, la paire Danty/Fickou c'est plus possible. Par contre je garderai vraiment en réserve Danty, suivant le 10 que l'on met, suivant les conditions climatiques ect... Si Danty n'est pas sur le terrain, pour moi c'est Moefana qui doit prendre sa place, c'est lui qui a le profil qui se rapproche plus de lui. Moefana 12, Deporteere 13, ça marche bien à l'UBB, ça peut marcher en edf. Pour Tuilagi, ça peut être une option pour remplacer Aldritt en 8. Quand au faîte de le mettre pilier droit, il n'aurait pas été trop tard, mais j'ai cru comprendre que c'était hors de question pour le joueur. Ensuite, si jamais il avait accepté, 2027 me paraît un peu cours pour qu'il soit un top mondial en 3. C'est un poste ou tu deviens vraiment bon minimum à partir de 25/27ans. 1 2
papapoupa Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 il y a 31 minutes, Pantang17 a dit : Assez d'accord avec ce que tu dis. FG semble enfin se diriger vers un jeu ou l'on garde un peu plus le ballon (À voir cet automne si ça se confirme). Si c'est le cas, la paire Danty/Fickou c'est plus possible. Par contre je garderai vraiment en réserve Danty, suivant le 10 que l'on met, suivant les conditions climatiques ect... Si Danty n'est pas sur le terrain, pour moi c'est Moefana qui doit prendre sa place, c'est lui qui a le profil qui se rapproche plus de lui. Moefana 12, Deporteere 13, ça marche bien à l'UBB, ça peut marcher en edf. Pour Tuilagi, ça peut être une option pour remplacer Aldritt en 8. Quand au faîte de le mettre pilier droit, il n'aurait pas été trop tard, mais j'ai cru comprendre que c'était hors de question pour le joueur. Ensuite, si jamais il avait accepté, 2027 me paraît un peu cours pour qu'il soit un top mondial en 3. C'est un poste ou tu deviens vraiment bon minimum à partir de 25/27ans. Oui s'il pleut Danty. S'il pleut pas: la problématique est simple on a un pur 12 jeune selon moi Moefana. Potentiellement un style à la Bundee Aki (rappelons qu'il n'a que 23 ans) 4 13 de niveau inter ou pas loin dans l'ordre du à mon avis plus prêt au moins prêt: Barrassi, Depoortere, Gailleton, Costes. C'est un peu déséquilibré dans la répartition. Mais même la tournée en AFS on aura surement pas une paire Moefana-Barassi car je vois pas à la fois le ST et l'UBB hors demie ou finale. Presque impossible.
Neophyte Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 Barassi va avoir 26 ans bientôt (déjà !). S'il ne s'impose pas rapidement, disons dans les deux ans à venir (26-28, c'est le prime pour 3/4), il regardera la CDM à la télé. 1
papapoupa Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 il y a 38 minutes, Neophyte a dit : Barassi va avoir 26 ans bientôt (déjà !). S'il ne s'impose pas rapidement, disons dans les deux ans à venir (26-28, c'est le prime pour 3/4), il regardera la CDM à la télé. C'est plus s'il ne se blesse pas car c'est son soucis. J'avais des réserves à son arrivée. Là quand il est en forme y'a pas meilleur en France, c'est à Galthier de le lancer s'il est logique, c'est un monstre en défense, meilleur que Fickou même je sais pas si je l'ai déjà vu rater un placage. Et en attaque il est vraiment très impactant avec des courses imprévisibles, et solide au contact. Il y a de la conccurence en 13 mais y'a pas Photo avec Depoortere pour l'instant par exemple, ou Gailleton et Costes. 5
Neophyte Posté(e) 19 mars 2024 Posté(e) 19 mars 2024 6 hours ago, papapoupa said: C'est plus s'il ne se blesse pas car c'est son soucis. J'avais des réserves à son arrivée. Là quand il est en forme y'a pas meilleur en France, c'est à Galthier de le lancer s'il est logique, c'est un monstre en défense, meilleur que Fickou même je sais pas si je l'ai déjà vu rater un placage. Et en attaque il est vraiment très impactant avec des courses imprévisibles, et solide au contact. Il y a de la conccurence en 13 mais y'a pas Photo avec Depoortere pour l'instant par exemple, ou Gailleton et Costes. Oui mais Galthié.
C’est un message populaire. Joco Posté(e) 20 mars 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 20 mars 2024 Rugbyrama Exclusif. "Je devais signer au Stade toulousain" : Pierre Berbizier se raconte Jean-Luc GONZALEZ20/03/2024 à 12:41 Pierre Berbizier. Icon Sport. - Manuel Blondeau. À quoi ressemblait Pierre Berbizier quand il avait sept ans ? À un gamin qui rêvait de découvrir le monde. Tout commence dans cette cour de ferme, chez mes grands-parents, à Pinas, un petit village des Hautes-Pyrénées. Là, je jouais et rejouais tous les matchs internationaux. À la fin, c’était toujours moi qui gagnais. Je passais ma vie dans les champs, une vie simple et heureuse. J’avais une adoration pour mon institutrice, Mme Ibrac, elle me le rendait bien en m’invitant à manger des glaces. Aviez-vous un modèle ? Mon père, René, qui avait été joueur à Mazamet, avec Lucien Mias, au Toec (à Toulouse) et à Lannemezan, club qu’il entraîna. Il m’a plongé très vite dans cet univers en me donnant accès au terrain d’entraînement et de match, au vestiaire. Pour autant je ne parlais jamais de rugby avec lui. Pourtant la transmission est faite d’échanges, de questions. Elle passait par ce vécu que je revivais ensuite dans ma cour de ferme. J’ai compris ainsi ce qu’était un entraînement, une préparation, un match. Je me suis construit avec ces différentes expériences. J’ai vite acquis de la maturité. Vous considérez-vous comme un fils de… ? Mon père était ma référence, je n’attendais rien de lui mais il m’a tout donné. A-t-il été sévère avec vous ? Il ne m’a donné qu’une gifle dans ma vie. Sans doute l’avais-je mérité. La vérité : je m’étais endormi sur le banc du café où il devait me récupérer après une séance de natation. À l’époque, je m’endormais partout. Mon père ne m’avait pas vu. Affolé, quand il m’a retrouvé, il m’a giflé, plus par soulagement qu’autre chose. J’ai fait ma carrière vent de face Avez-vous été leader dès votre plus jeune âge ? De l’équipe de benjamin de Lannemezan à la sélection mondiale qui se rendit en tournée en Afrique du Sud en 1989, pour le centenaire de la fédération sud-africaine, j’ai toujours été capitaine des équipes dans lesquelles j’ai évolué. Durant ma carrière, j’ai eu beaucoup de difficultés avec l’univers médiatique mais j’ai toujours été reconnu par l’intérieur. Cette légitimité m’a permis de sans relâche garder confiance. Vous avez même mené l’équipe des cadets du CAL, un club que l’on pourrait qualifier de petit, jusqu’au titre national en 1975. Il n’y a pas de petit club. Lannemezan a donné nombre de joueurs au XV national. Sans jamais avoir évolué dans la même équipe au CAL, j’ai joué en équipe de France avec Philippe Bérot et Laurent Rodriguez. Marc Pujolle, Philippe Rougé-Thomas et Cyril Baille sont aussi sortis des rangs lannemezannais. L’année en cadet fut l’une des meilleures de ma carrière, conclue par un titre national face à Toulon après une saison d’invincibilité. Cette finale avait été la seule, chez les cadets, non jouée au Parc des Princes en lever de rideau de la grande finale. Le match avait été délocalisé à Antony sur le terrain que je retrouverai trente ans, après pour y entraîner le Racing. Avez-vous une autre anecdote en dehors du terrain ? J’ai le souvenir d’un samedi soir où je prévoyais d’aller au bal du lycée où m’attendait ma fiancée, Brigitte, qui deviendra ensuite mon épouse. Me voyant près de partir, mon père m’arrêta : "Tu joues demain, alors tu choisis entre le bal du lycée et le match." Ça me coûta mais je suis resté à la maison. Le lendemain, l’équipe ne fit pas grand match. Sans me poser en donneur de leçon, je rappelais à mes coéquipiers et amis qu’elle était notre priorité. Ce moment fut fondateur pour la suite de la saison. Quelle influence pouvait avoir votre père ? Quand je quittais la maison, il ne me disait qu’une chose : "Et tache moyen !" Il n’attendait pas que je sois bon ou mauvais, il me fallait tout donner. Ce principe m’éclaira toute ma vie. En position d’entraîneur ou de sélectionneur de l’équipe de France, j’exigeais de mes joueurs qu’ils aillent au bout d’eux-mêmes. Ma maman, Anne-Marie, joua un rôle essentiel. Plutôt rugby, plutôt démonstrative, elle me parlait beaucoup, venait souvent me voir jouer à l’inverse de mon père. Au sortir du vestiaire, je savais à son premier regard si j’avais fait un bon ou un mauvais match. Elle fut très protectrice dans mes moments difficiles. J’ai toujours trouvé dans ma famille une chaleur réconfortante. Comment s’est passée la suite après ce titre en cadet ? Je jouais la saison suivante en équipe première du CAL, en Deuxième division. Je troquais le numéro 12, porté par mon père, pour le numéro 9. J’évoluais à ce poste en universitaire sous la férule de Robert Bru. Contrairement à ce qui fut dit et écrit à mon arrivée en équipe de France, j’avais une expérience certaine derrière la mêlée. Pour autant, je ne pus échapper aux critiques. Jusqu’à être impopulaire ? Mes parents l’ont mal vécu. Ils n’y étaient pour rien. Mon père était venu me voir jouer au Parc des Princes lors de ma première sélection. Il a entendu tellement de choses à mon sujet qu’il n’a plus jamais fait le déplacement. Pour mes parents, ce n’était pas le rugby mais l’envers du décor, avec son univers impitoyable. Privés de droit de réponse, ils vécurent mes matchs chez eux, volets fermés. Ils étaient pénalisés, moi j’avais la possibilité de me battre sur le terrain, avec mes moyens. J’en ai voulu aux gens qui ont fait ce mal. J’ai fait ma carrière vent de face. Les témoignages de vos anciens coéquipiers racontent que vous avez très tôt été captivé par la stratégie. Je voulais connaître le pourquoi et le comment pour être le meilleur possible. Grâce à ce questionnement, je me suis amélioré. Il y a eu aussi des rencontres, notamment celle de Robert Bru au Creps de Toulouse. Il m’a permis de théoriser mon vécu de joueur de rugby. Ce fut un moment important. Je me suis situé, j’ai davantage maîtrisé mon jeu. Bru parlait différemment de ce sport. Ces mêmes coéquipiers disent que vous avez été le premier professionnel en termes de préparation physique. J’aimais m’entraîner. J’en avais besoin pour développer mes qualités. J’ai vite compris que pour m’exprimer avec les autres, être aussi à leur disposition, je devais m’affûter physiquement. Je me suis donné les moyens d’y arriver. J’avais ma définition du professionnalisme, c’était plus un état d’esprit qu’un rapport à l’argent. Étiez-vous plus travailleur que talentueux ? Le travail fait partie du talent. On minimise trop cette valeur, elle est essentielle pour atteindre et rester au haut niveau. C’est dans mon éducation. L’été, je commençais ma préparation en travaillant dans les champs. Vous connaissiez aussi fort bien les règles du jeu. René Hourquet, natif de Lannemezan, ancien joueur du CAL, ancien patron des arbitres français, m’a permis d’en savoir plus sur cet univers complexe. Plutôt que de le rejeter, je me le suis approprié. Au poste de numéro neuf, il est important de jouer dans la règle et avec la règle. Vous, l’ancien centre, avez-vous rencontré des difficultés au moment de passer à la mêlée ? Non. Mon grand-père, François, avait prophétisé que je jouerais un jour à ce poste. J’ai toujours travaillé ma polyvalence. Ce changement fut mon choix, certains ont trouvé que ce n’était pas le bon. J’ai assumé. À la fin de votre passage à Lourdes, vous avez failli signer au Stade toulousain. C’était presque fait. En effet, j’avais rencontré Robert Bru et Jean Fabre, ils étaient d’accord. Je devais signer, mais les futurs entraîneurs n’ont pas voulu de moi. Parlez-vous de Jean-Claude Skréla et Pierre Villepreux ? Je vous le laisse dire. Est-ce un mauvais souvenir ? Oui et non. La discussion avec Bru et Fabre avait été intéressante. Ils reconnaissaient ma valeur, ils m’avaient convaincu. Leur accord suffisait à me légitimer. Est-ce une frustration ? Non, une expérience. J’habitais Toulouse, ça m’aurait facilité la vie. J’aurais connu, avec Robert Bru, la continuité de mes années au Creps. Ça ne s’est pas fait. À Lourdes et à Agen, ce fut aussi très bien. Il se dit que partout où vous passiez, vous tentiez de prendre le groupe en main. Non. La preuve : les équipes où j’ai joué successivement m’ont toujours choisi comme capitaine. J’étais dans l’adhésion, le partage et le respect des principes de vie. J’avais tout simplement une forme d’exigence. Auriez-vous eu autant de sélections si vous aviez fait votre carrière Toulouse plutôt qu’à Agen ? Vous oubliez que mes premières capes, de 1981 à 1986, je les ai décrochées sous le maillot de Lourdes. Si j’avais signé au Stade toulousain, peut-être les rapports entre ce club et Agen se seraient améliorés. (il sourit) Difficile à imaginer. Les Agenais disent qu’à votre arrivée, en 1985, ils ont arrêté les tours de terrain pour se faire des passes. J’ai été influencé par Robert Bru et aussi par Jacques Fouroux sur le rugby du haut niveau. J’ai pu faire la synthèse de ces expériences, j’ai toujours cherché à la transmettre. Fouroux a-t-il été votre mentor ? Au même titre que Robert Bru. Vous avez été le demi de mêlée de Fouroux. Non, de l’équipe de France. Rappelez-vous que j’ai été remplaçant dans l’équipe de Fouroux, puis simple soldat, puis capitaine. Malheureusement, l’univers médiatique s’est souvent emparé de mon cas pour régler ses problèmes avec Jacques Fouroux et la FFR. Avez-vous été otage cette guéguerre ? Oui, j’ai été pris en otage. Je n’ai compris cet acharnement que bien plus tard. Vous en voulez encore à certains ? Ni haine ni oubli. Rancunier ? … Ni haine ni oubli. Je ne peux oublier ce que fut mon parcours, ça a gâché la vie à des gens qui n’y étaient pour rien. Moi, je pouvais m’exprimer sur le terrain. Est-ce que ça vous a gâté ou amélioré ? Un peu de tout ça. J’étais remis en question avant même de jouer. Cela ne vous a pas empêché de décrocher plus de cinquante sélections. Je compte cinquante-six capes pour presque quatre-vingts sélections, ceci pendant dix ans sans interruption. Aujourd’hui, il suffit de jouer une minute pour être capé. Votre aventure s’est mal terminée en équipe de France, juste avant la Coupe du monde de 1991. Pouvez-vous nous en parler ? C’était politique. J’étais au centre d’un conflit, d’une lutte à mort entre Albert Ferrasse et Guy Basquet, entre la FFR et Agen. Ferrasse avait pris Daniel Dubroca comme entraîneur, moi j’incarnais le camp Basquet. Durant le Tournoi 90, je suis écarté de l’équipe de France. Je refuse de partir en tournée d’été en Australie. De fait, je ne participe pas à la tournée de novembre qui est un échec. En janvier 1991, suite à une réunion de crise, en présence de Ferrasse, Basquet, Fouroux, Dubroca, Trillo et de moi-même, mon retour est acté. L’objectif est de préparer au mieux la Coupe du monde de l’automne 91 en France. On loupe le Grand chelem de peu sur une défaite en Angleterre, malgré le fameux essai de Philippe Saint-André. Vous êtes à nouveau écarté juste avant l’annonce du groupe pour la Mondial. Je n’ai pas choisi ma fin sur le terrain, je comptais terminer mon parcours international par cette Coupe du monde et faire une saison de plus à Agen. Mon arrêt de carrière de joueur fut traumatisant. Et vous êtes nommé entraîneur de l’équipe de France après le fiasco de 1991, marqué par une défaite en quart de finale contre l’Angleterre. Oui, de façon tout aussi irrationnelle, à peine un mois après la Coupe du monde. C’était le fonctionnement de l’époque, irrationnel, j’insiste. La politique primant sur le sportif. J’ai pris en main une équipe dans laquelle j’avais été joueur quelques mois auparavant. J’ai dû trouver mes marques. L’univers médiatique a estimé que je n’avais pas la légitimité pour tenir ce poste. Là aussi, j’ai été pris en otage entre deux camps. Après une première saison laborieuse, la suite mérite bien des éloges. Il fallait reconstruire un groupe. En 1992, l’équipe empoche la série de tests en Argentine, ce n’était pas arrivé depuis trente ans ; à l’automne elle bat les Australiens, champions du monde en titre. En 1993, elle remporte la série en Afrique du Sud. Durant l’hiver de cette même année, elle avait décroché le premier trophée du Tournoi des cinq nations avec un classement officiel. En 1994, c’est historique, elle gagne la série de tests en Nouvelle-Zélande. Le XV de France pouvait battre n’importe qui sur n’importe quel terrain. Ce bilan n’a pas été reconnu comme tel sur le coup. Au bout de ce mandat, il y a cette demi-finale perdue contre l’Afrique du Sud en 1995, elle vous reste en travers de la gorge. Il a fallu que des journaux néo-zélandais racontent que les Blacks avaient été littéralement intoxiqués pour réveiller les consciences. Ce n’est qu’à ce moment-là que la presse française s’est activée. Quand je vois l’immense battage fait autour de l’arbitre du quart de finale perdu contre les Boks à l’automne dernier, je m’étonne encore qu’après la défaite de 1995 aucun scandale n’ait éclaté au grand jour. Il faut se souvenir de l’arbitrage de Derek Bevan. Nelson Mandela a été plus fort que Pierre Berbizier. Je n’ai pas la prétention de me comparer à lui, mais l’équipe de France a vécu à ses dépens le plus gros scandale de l’histoire du rugby mondial. À la façon de Fabien Galthié, vous mettez les responsabilités de votre échec sur le dos de l’arbitre. Non, c’est différent. En 2023, Ben O’Keeffe a été mauvais. En 1995, il y a eu collusion, l’arbitrage était orienté. Trois essais refusés et un non valable aux Sud-Africains, c’est un différentiel de quatre. C’est beaucoup pour une demi-finale de Coupe du monde. Je n’ai jamais eu de doutes. Après le match de la troisième place remporté contre l’Angleterre, vous démissionnez. Pourquoi ? Les moyens pour amener cette équipe au titre suprême ne m’ont pas été donnés. De la fin juin 94 jusqu’au rassemblement d’avant la Coupe du monde, en juin 95, je n’avais eu les joueurs que vingt jours à disposition, matchs compris (cinq au total). Comment conserver les acquis d’une double victoire en Nouvelle-Zélande ? Notre première rencontre du Mondial, face au Tonga, avait eu lieu dix-sept jours à peine après la finale du championnat. Dois-je rappeler que l’équipe de Fabien Galthié a vécu ensemble pendant six mois ? Bernard Lapasset tenait à être réélu. Il avait préféré écouter les clubs plutôt que l’entraîneur de l’équipe de France sur la question des moyens mis à disposition. N’ayant pas atteint mon objectif d’être champion du monde, en toute logique et pour une question d’honneur, j’ai préféré partir. Entraîner, c’est aussi faire de la politique. Je n’ai jamais eu cette dimension politique. Mon privilège a toujours été de garder ma liberté d’action et de parole. Diriez-vous que vous avez un caractère à souvent vous fâcher ? Noir c’est noir, blanc c’est blanc. J’ai toujours affiché mes principes d’action. Ça a provoqué pas mal de clashs dans votre parcours. C’est la conséquence, ça ne m’a jamais fait peur. J’ai des convictions. Je n’aime pas le conflit mais quand il arrive, je fais avec. Je l’ai plus subi que provoqué. Dans la majorité des cas, j’en ai été le jouet. Jouet, c’est un peu excessif. Vous étiez un entraîneur craint. Je mets en avant le respect. On ne peut pas partager s’il n’y a pas de respect réciproque. Dans 90 % des cas, ça fonctionnait. On n’a retenu que le reste, les clashs. Votre management n’a-t-il pas été trop autoritaire dans certains cas ? Mon expérience chez Unilever, pendant dix ans, et Havas, cinq ans, sous les présidences charismatiques de Georges Robin puis Alain de Pouzillac, m’a permis de comprendre les enjeux et les pratiques du management. L’autorité, quel que soit le milieu, est nécessaire au bon fonctionnement du groupe. Terminons par le terrain. La culture française veut que le numéro 9 soit le patron du jeu. Preuve en a encore été faite lors du dernier Mondial que ce principe ne fait pas de nous des champions du monde. N’y a-t-il pas quelque chose à revoir ? Dans notre culture, le 9 est le meneur de jeu. Sans ça, il ne peut s’approprier la stratégie. En France, les demis de mêlée ont pris le leadership, chez les Anglo-Saxons, c’est l’ouvreur. Tout ça est lié à l’éducation, tout autant qu’à la personnalité du joueur. Pour les Français, lors du dernier Mondial, il a manqué un ouvreur complice. Dupont est l’élément explosif, Ntamack l’élément équilibrant. Le premier est plus visible que le second, l’absence de ce dernier a été plus préjudiciable que prévu. Quand Galthié dit qu’il referait à l’identique, ça ne satisfait personne Le staff sud-africain s’est-il montré plus stratège que celui de Fabien Galthié ? Deux communications se sont fait face. Celle des Français fut exceptionnelle autour de la pelouse, celle des Boks s’est limitée au seul terrain. C’est là que ça se joue, Fabien Galthié l’a oublié. On allait être champions du monde, la flèche du temps le disait, tout était programmé… Dans cette dimension-là, Galthié a un talent certain mais les Boks, dans le jeu, ont fait valoir un principe de réalité et d’efficacité. Quoi d’autre ? Les principes de jeu n’ont pas été respectés. Prendre quatre essais, exploser en mêlée au mauvais moment sans marquer quand on le devait : la sanction est tombée. Il y a une logique dans le résultat de ce match. Comment analysez-vous le bilan présenté par Fabien Galthié après cet échec ? J’attends toujours ce bilan. J’aurais aimé entendre l’ensemble du staff : Karim Ghezal, Laurent Labit, Raphaël Ibanez et aussi le préparateur physique. On doit la vérité au grand public. Ghezal et Labit avaient annoncé un an avant la Coupe du monde qu’ils partiraient, Ibanez a soudain disparu de la circulation. Ils n’ont pas fui pour autant. Je ne dis pas ça. Est-il possible d’être à 100 % focus sur l’évènement en annonçant douze mois auparavant son départ du staff ? Quand Galthié dit qu’il referait à l’identique, ça ne satisfait personne. Surtout au vu des moyens mis en œuvre pour cette campagne. Ce mondial est un échec. On attendait des explications, pas des justifications. Je suis supporter de l’équipe de France et après cette élimination, j’étais triste, déçu. Nous sommes la seule nation majeure à avoir frôlé le titre sans jamais l’atteindre. En ce moment vous avez pris l’habit du procureur. Non. Je suis simplement bleu-blanc-rouge, je pose des questions. Tous les matins, je bois mon café avec des supporters de l’équipe de France. Ils sont comme moi, ils attendent les réponses. 11
No troll Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 https://www.rugbyrama.fr/2024/03/20/6-nations-2024-fabien-galthie-entre-le-mondial-et-le-debut-du-tournoi-les-joueurs-avaient-pris-de-la-masse-grasse-11838410.php Lunaire encore une fois ....mais heuresement qu il est la ... il a eleve le curseur de la performance de l'équipe, ( 5 metres pour l equipe par minute, un truc a la con comme ca) il a permis aux joueurs de faire le deuil de la coupe du monde on a perdu mais c'est quand meme la faute a l arbitrage ( ok y a un peu de nous) il a retrouve des joueurs gras au T6N et donc hors de forme ( mechant preparateurs physique de club) de toute maniere il a l immunite grace au contrat signe pendant laporte Pourtant ce T6N c est normalement defaite contre l irlande defaite contre l ecosse defaite contre l italie et c'est : victoire a partir de la 60 ieme seulement contre la cuillere de bois victoire a la derniere minute contre l angleterre a domicile 5
Bota Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 il y a 10 minutes, No troll a dit : https://www.rugbyrama.fr/2024/03/20/6-nations-2024-fabien-galthie-entre-le-mondial-et-le-debut-du-tournoi-les-joueurs-avaient-pris-de-la-masse-grasse-11838410.php Lunaire encore une fois ....mais heuresement qu il est la .. En fait c'est juste qu'il a confondu Woki et Meafou .
jpacq31 Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 Pour résumer la pensée, les joueurs ont bouffé car ils n'ont pas pu s'en remettre de cette défaite face au Sud Af... C'est une forme d'aveu qu'ils n'ont pas pris la mesure du "traumatisme" (toute proportion gardée).
daqcxv Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 On en mange à toutes les sauces de ce quart , on a dépassé le statut du boulet , va falloir envisager de tourner la page . Et pour les inconsolables, pensez-vous que les instances du World machin nous auraient laissé un triomphe autrement qu’en rêve ? Allez Jacques… au suivant …. 1
rimram31 Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 (modifié) Il y a 2 heures, No troll a dit : https://www.rugbyrama.fr/2024/03/20/6-nations-2024-fabien-galthie-entre-le-mondial-et-le-debut-du-tournoi-les-joueurs-avaient-pris-de-la-masse-grasse-11838410.php Lunaire encore une fois ....mais heuresement qu il est la ... il a eleve le curseur de la performance de l'équipe, ( 5 metres pour l equipe par minute, un truc a la con comme ca) il a permis aux joueurs de faire le deuil de la coupe du monde on a perdu mais c'est quand meme la faute a l arbitrage ( ok y a un peu de nous) il a retrouve des joueurs gras au T6N et donc hors de forme ( mechant preparateurs physique de club) de toute maniere il a l immunite grace au contrat signe pendant laporte Pourtant ce T6N c est normalement defaite contre l irlande defaite contre l ecosse defaite contre l italie et c'est : victoire a partir de la 60 ieme seulement contre la cuillere de bois victoire a la derniere minute contre l angleterre a domicile FG nous confirme qu'on s'est traîné contre l'Irlande et qu'on était mieux en fin de tournoi. Moi j'aimerai bien savoir quelle a été la préparation avant le tournoi. Ces mêmes joueurs ne se traînaient pas en ccup, st, bordeaux ... quelques semaines avant et se serait tout a coup engraissés ? Modifié 20 mars 2024 par rimram31 3
Bota Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 Belle analyse sur l'Equipe ... Et celui du Milieu c'est étonnant mais ce n'est pas Patrick Bosso
Kana Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 Galthié nous confirme surtout qu'il veut emmener les trentenaires jusqu'a la CdM 2027... Danty, Fickou, Lucu,... Atonio ?
djip Posté(e) 20 mars 2024 Posté(e) 20 mars 2024 (modifié) Le mec il t'explique que le quart c'est l'arbitre, que le tournoi ce sont les joueurs et les clubs qui les ont mal préparé, que le staff était à pleine puissance, etc. En fait, pourquoi j'attends toujours qu'il ait un début d'intelligence sur le diagnostic ? faut juste admettre qu'il est incapable de ne pas se trouver bon et qu'on va l'entendre raconter des conneries pendant encore 4 ans. Putain 4 ans.... Et puis le summum : tu revois les mecs trois mois après une défaite qui les a détruit, et c'est quoi ton premier acte ? tu leur repasses le match. Non mais franchement, t'as quand même pas besoin d'avoir fait 5 ans de psycho pour te dire que tu peux pas faire pire. Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus : « Les joueurs n'avaient pas digéré » la Coupe du monde Le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié est revenu ce mercredi sur le Tournoi des Six Nations, terminé à la deuxième place après des premiers matches compliqués. Il a notamment évoqué la gestion de l'après Coupe du monde et s'est projeté sur la prochaine, en 2027 en Australie. La non-digestion de la Coupe du monde « Avant le Tournoi, nous avions vécu notre dernier match le 15 octobre, ce quart de finale perdu d'un point face à l'Afrique du Sud (28-29). On a attendu plus de trois mois avant de se revoir mais dans notre fonctionnement, on veut donner l'impression de se retrouver le lendemain de l'Afrique du Sud. L'histoire doit s'écrire en continu alors qu'on ne s'est pas vu pendant trois mois. Pendant ces trois mois, nous avons travaillé sur le passé, le présent, le futur, mais dans le premier cercle, le staff. On a pris du temps pour accepter, dépasser et s'engager sur une nouvelle histoire. Nous (le staff) sommes arrivés sur cette compétition, en ayant retrouvé notre pleine puissance, nous avions basculé sur ce Tournoi. Quand nous avons accueilli les joueurs, nous avions prévu deux jours prévus pour voir où ils en étaient. On a projeté les images (du quart de finale) pour travailler sur le rugby, le rationnel. Thomas Ramos me l'a dit six semaines plus tard : ''En voyant les images, ça nous a fait mal.'' Les joueurs n'avaient pas digéré pour basculer avec pleine puissance comme nous, le staff, on avait pu le faire. Autre chose : quand on a fait les tests de masses corporelles, nous (le staff) et les joueurs étions choqués. Les joueurs avaient pris de la masse grasse et perdu de la masse maigre, alors qu'ils ont joué quasiment tout le temps en club. Dans l'équilibre régénération-repréparation-jeu, il leur avait manqué toute une partie nécessaire pour se recentrer sur eux-mêmes, avant de se recentrer sur des échéances différentes. Donc on s'est rendu compte que le travail qu'on avait fait dans le staff avait été fait avec parcimonie avec les joueurs. » La confiance dans le groupe qui travaille ensemble depuis quatre ans « On a déjà dû faire face à des forfaits. Flament, Meafou, Jelonch, Dupont, Ntamack, Gros, Falatea et Romain Taofifenua veille de match face à l'Irlande en ouverture (défaite 17-38). Et Paul Willemse qui sort au bout de vingt minutes(expulsé face à l'Irlande). On avait des éléments factuels à affronter. Pour revenir sur notre première composition, comment expliquer à des joueurs qui ont perdu ce match exceptionnel face à l'Afrique du Sud, qu'on perd pour des raisons qui sont à la fois rugbystiques mais aussi arbitrables - j'en ai reparlé avec Ben O'Keefe (l'arbitre du match) - qu'ils ont perdu leur place et qu'ils ne peuvent pas reporter le maillot ? Alors qu'ils ont sorti un des plus grands matches depuis quatre ans ? Aucun joueur, non forfait, ne pouvait être sanctionné comme ça, même si on pouvait percevoir des signaux faibles et des organismes fatigués. Donc on a pris le parti de reconstruire la même équipe. Contre l'Irlande, on joue à 14 et au niveau international, le match, il est détruit. C'est l'expression de World Rugby, qui réfléchit à un carton rouge de 20 minutes. On a deux matches dans ce Tournoi qui ont été détruits, on l'a vécu. » lire aussiPodcast : que faut-il retenir du Tournoi des Bleus ? Une bascule après le match nul contre l'Italie « On vit une nuit tragique contre l'Irlande mais on fait corps pour aller arracher la victoire en Écosse (16-20). Notre équipe n'est pas au maximum à ce moment-là, on le sait, mais c'est souvent comme ça dans nos Tournoi depuis quatre ans, où on monte en puissance sur la fin. On a une semaine de récupération après l'Écosse, avec un programme à suivre pour les joueurs chez eux. On revient pour préparer l'Italie et tout le monde pense qu'on a fait le plus dur, moi le premier. Mais un indice m'alerte : les données ne sont pas assez hautes sur les entraînements à la maison du mercredi et vendredi. Je n'en parle pas, on prépare l'Italie avec même équipe. Vous avez vu le match comme moi. Jamais on n'a tenu le ballon si proche de la ligne d'essai, mais on marque que dix points (en première période) et sur leur première action dans notre camp, on prend ce jaune. Dans le vestiaire, quand je dis que ça passe rouge (sur décision du bunker), je sens qu'on perd de l'énergie. Après l'Italie, on décide de mélanger les cartes, d'aller chercher de l'énergie et on peut encore gagner le Tournoi. On ne peut pas le dire, car il faudrait encore un concours de circonstances mais c'est encore possible, on se le dit entre nous. On mélange les cartes, on apporte de l'énergie. Et on a ce supplément d'énergie qui nous permet de bien finir le Tournoi. » lire aussiDe la déprime à l'euphorie, le récit du drôle de Tournoi 2024 des Bleus Encore un titre qui s'échappe... « Nous sommes ambitieux et exigeants, c'est vrai. On a pris le curseur il y a quatre ans, on l'a mis là-haut. Peut-être top haut, c'est ce que je me dis parfois. Sur les douze compétitions avant 2020, de 2012 à 2019, combien de fois l'équipe de France a gagné le Tournoi ? Allons même de 2008 à 2019... Combien de fois ? Une fois en 2010, Grand Chelem. Combien fois l'équipe de France finit seconde ? une fois, en 2011. Troisième ? Une fois, en 2017 (en réalité trois fois si on inclut 2008 et 2009). Après 2017, l'équipe de France n'apparaissait plus sur les podiums. Nous, on fait une fois premier ex-aequo, sur le premier Tournoi (en 2020), on l'écrit comme ça entre nous, mais on est second en réalité. Ensuite, trois fois second (2021, 2023 et donc 2024) et une fois champion avec le Grand Chelem (2022). On en est à 20% de défaites, 77% de victoires et 3% de match nul. On a un titre mais, oui, on aimerait se payer plus et le partager avec notre public. On a envie de gagner des titres. J'ai mis la barre très haut, on ne peut plus la baisser, donc forcément on déçoit parfois. Mais reste très ambitieux et on se dit qu'à un moment, ça va tourner. On croit encore savoir comment améliorer les choses. On veut remplir la vitrine des trophées à Marcoussis, on se bat pour ça. » lire aussiL'Irlande à la fête, les Bleus toujours aussi populaires, Galles à la peine... Les tops-flops du Tournoi des Six Nations La gestion des trentenaires jusqu'en 2027 « Ce serait dommage que l'âge soit un critère éliminatoire. Les joueurs qui ont 31, 32, 33 ans portent avec eux 50 sélections et une énorme expérience dans notre projet. Comment expliquer que ces joueurs doivent sortir car ils pourraient être épuisés en 2027 ? Notre ambition, c'est d'amener quasiment la totalité de cet effectif en capacité de jouer la Coupe du monde (2027). Ça ne nous appartient pas totalement, il y a un travail de fond avec les joueurs, leurs clubs, pour gérer leur potentiel et faire en sorte qu'ils soient en capacité pour la Coupe du monde en Australie qui sera dans trois ans. Nous pensons, les joueurs pensent qu'ils sont en capacité de tenir le challenge. Je pense que c'est possible. La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections. Pourquoi on serait la seule nation qui ne pourrait pas le faire ? Ils portent en eux un tel vécu, une telle expérience qu'il serait dommage de les perdre. Notre but, c'est un chemin, une organisation, un travail commun pour qu'ils soient en capacité d'être à la Coupe du monde. Ces trentenaires qu'on montre du doigt, on les encense dans les autres nations. Uini Atonio, lors de Galles-France (24-45). (A. Mounic/L'Équipe) La durée de vie au niveau international n'est pas celle du club. Dans notre chemin, on va déjà partir en tournée d'été (en juillet) avec des jeunes joueurs, pour développer nos meilleurs potentiels et qui nous permettra tout cumulé de sortir le meilleur du rugby français pour 2027. Mais encore une fois, ce serait dommage de perdre des trentenaires comme Baille, Marchand Mauvaka, Atonio, Romain Taofifenua, Jelonch, Ollivon, Cros, Fickou, Danty... Ce sont des joueurs qui doivent être en capacité de matcher dans trois ans, mais attention, avec toute leur puissance. » Modifié 20 mars 2024 par djip 6 2
Raphaelle Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Sur l'article du journal papier, FG dit : je crois toujours en Jalibert Il est aveugle ou comme tu dis plus haut, il a toujours raison ? Ou les 2 ?
Ecco2ST Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Il y a 7 heures, djip a dit : La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections 30 et 31 ans mais combien de matchs de rugby au total ? Les plages de récupération sont bien plus nombreuses dans ces 2 pays, ça doit aider a tenir sur la durée. Je n'ai pas la réponse à cette question mais un international français de 30 ans doit être bien plus fatigué qu'un international néo-zélandais ou sud-africain du même âge. 4
Gabi Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Il y a 7 heures, djip a dit : Le mec il t'explique que le quart c'est l'arbitre, que le tournoi ce sont les joueurs et les clubs qui les ont mal préparé, que le staff était à pleine puissance, etc. Et tu oublies l'excuse des cartons rouges. Putain, avec la nouvelle regle des 20 minutes de World Rugby, on faisait le grand Chelem ! Il y a 7 heures, djip a dit : Et puis le summum : tu revois les mecs trois mois après une défaite qui les a détruit, et c'est quoi ton premier acte ? tu leur repasses le match. L'autre truc qui me choque c'est qu'il reproche aux joueurs de ne pas être assez affûté, de ne pas avoir assez d'énergie, d'être fatiguée ! Mais Fabien, tu as été joueur ?! Ce ne sont pas des robots. Ca fait 1 an et demi qu'ils n'ont pas eu de vacances. Pendant des mois, tu les as essorés avec une préparation très (trop) intensive et très traumatisante (beaucoup de blessures). Ton capitaine du tournoi avait même demandé à son club un break de 2 mois tellement il était rincé. Là, 3 mois après la CdM, tu les reprends pour le Tournoi et tu leur reproches de ne pas être au top ? Désolé mais je suis surpris que tu sois surpris. Tout le monde savaient qu'il fallait du sang neuf, les signaux étaient rouges vifs. Tu dis que tu voulait absolument repartir avec eux, très bien mais ne leur reproche pas d'avoir pris un peu de graisse ou de manquer d'énergie. Assume ton choix. Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er. 7
Gabi Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 il y a 59 minutes, Raphaelle a dit : Sur l'article du journal papier, FG dit : je crois toujours en Jalibert Il est aveugle ou comme tu dis plus haut, il a toujours raison ? Ou les 2 ? Il ne va pas dire qu'il ne croit plus en lui.
daqcxv Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Qlq part il y a sûrement du vrai. Oui un poil de trop de gras avec tous ces réveillons mais grâce à la Sodexo et autre dérivés pendant qlqs jours , tous nos joueurs ont retrouvé leur forme. Hum miam-miam.
rimram31 Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 (modifié) Il y a 2 heures, Gabi a dit : Et tu oublies l'excuse des cartons rouges. Putain, avec la nouvelle regle des 20 minutes de World Rugby, on faisait le grand Chelem ! L'autre truc qui me choque c'est qu'il reproche aux joueurs de ne pas être assez affûté, de ne pas avoir assez d'énergie, d'être fatiguée ! Mais Fabien, tu as été joueur ?! Ce ne sont pas des robots. Ca fait 1 an et demi qu'ils n'ont pas eu de vacances. Pendant des mois, tu les as essorés avec une préparation très (trop) intensive et très traumatisante (beaucoup de blessures). Ton capitaine du tournoi avait même demandé à son club un break de 2 mois tellement il était rincé. Là, 3 mois après la CdM, tu les reprends pour le Tournoi et tu leur reproches de ne pas être au top ? Désolé mais je suis surpris que tu sois surpris. Tout le monde savaient qu'il fallait du sang neuf, les signaux étaient rouges vifs. Tu dis que tu voulait absolument repartir avec eux, très bien mais ne leur reproche pas d'avoir pris un peu de graisse ou de manquer d'énergie. Assume ton choix. Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er. FG nous enfume. Il faudra qu'on m'explique comment encore mi et fin Janvier les joueurs français dans leurs clubs respectifs ne sont ni gras ni fatigués avec un ST ou l'UBB entre autre qui mettent 40/50 pts a toute l'Europe (et +). Comment alors qu'on a vu le Leinster évoluer dans cette même coupe d'Europe et ne pas dominer outrageusement ses adversaires, comment 15 jours plus tard, nos joueurs se trainent et au contraire les Irlandais sont au top et nous surclassent physiquement d'une division. Quand il fait ses comparaisons a deux balles sur les tournois gagnés par les précédentes EDF, il ne compare pas trop ce qui devrait l'être. Les clubs français dominent largement (et avec beaucoup de joueurs français ) les coupes d'Europe et ces résultats ne se retrouvent pas lors du tournoi. Il devrait prendre exemple sur Laporte II, époque ou ST, SF et BO dominent l'Europe et dans le même temps l'EDF gagnent 3 tournoi sur 4 dont 2 GC. D'ailleurs c'est marrant cette histoire du bilan Galthié en nombre de victoires en compétition vs les fameux 80% (de matchs amicaux ...). Le premier endroit ou on en a parlé, c'était ici sur ce forum Il faut croire qu'on nous lit. Résolument sur les préparations physiques, il faut que l'EDF arrête de casser les joueurs et qu'ils bossent étroitement avec les clubs pour avoir des joueurs en forme. Les rassemblements EDF ne doivent servir que pour mettre en place le jeu !!! Arrêtons le massacre. Modifié 21 mars 2024 par rimram31 1 4
Gino31 Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 (modifié) il y a une heure, Gabi a dit : Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er. J'en ai un moi de pourcentage s'il veut : 14.2%. La France n'a remporté que 14.2% - soit 1/7 - des compétitions dans lesquelles elle a été engagée depuis le 1er Janvier 2020 (1/5 au T6N, 0/1 Automn Nations Cup 2020, 0/1 Coupe du Monde 2023). Modifié 21 mars 2024 par Gino31 1
RIP Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Intéressant ce changement de paradigme. A sa prise de poste "officielle" (donc post coupe du monde 2019), il a viré tout les posts trentenaires (le plus vieux a participé au tournoi des VI nations en 2020 est Bernard Le Roux, 30 ans) pour avoir des joueurs autours de 28/32 ans avec un maximum de sélections. Pour ce début de mandat, l'idée est de garder les trentenaires pour leur fournir un maximum de sélections en 2027. Au vue du côté énergivore du Top14, à voir si cette stratégie sera payante sur le long terme
Gino31 Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 (modifié) Il y a 9 heures, djip a dit : FG : "Je pense que c'est possible. La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections. Pourquoi on serait la seule nation qui ne pourrait pas le faire ? Ils portent en eux un tel vécu, une telle expérience qu'il serait dommage de les perdre. Notre but, c'est un chemin, une organisation, un travail commun pour qu'ils soient en capacité d'être à la Coupe du monde. Ces trentenaires qu'on montre du doigt, on les encense dans les autres nations." C'est pathologique cette manie à tout ramener à des pourcentages et des moyennes.... Sur un raisonnement "macro", en parlant d'Equipe avec un grand E, je veux bien et je suis d'accord avec lui. Mais si tu prends au cas par cas, individuellement, ça devient vite problématique. Y a des mecs qui auront entre 34 et 37 ans en 2027 qui montrent déjà des limites aujourd'hui. Les comparaisons avec les Boks et les Blacks sont plus que tirées par les cheveux aussi. Il compare des Whitelock ou des Dane Coles (des MONUMENTS du rugby qui ont gagné X titres, qui ont prouvé X fois que c'était des joueurs qui ont marqué l'histoire du rugby) à un mec comme Fickou qui a 0 titres en club en carrière, 1 T6N en 11 participations et 3 éliminations consécutives en 1/4 de finale de CDM en 2015/19/23. Le message envoyé est vraiment mauvais. En gros si t'as de "l'expérience", pas de soucis, t'as le droit de te foirer 3x plus que les autres. C'est comme ça qu'un Fickou a le droit d'être inexistant en club depuis 4 ans et de foirer quasiment une quinzaine de sélections consécutives (entre l'automne 2022 et le T6N 2024) sans être remis en cause. Et dès qu'il refait un match correct, il repart comme une fusée dans la hiérarchie Galthié, intouchable... Mais purée, on peut prendre n'importe quel joueur correct de Top 14, je vous jure que si on lui fait enchainer 15 matchs d'affilé en EDF sans le moindre questionnement ni la moindre exigence, avec un collectif qui tourne assez bien autour de lui, même lui il va finir par te sortir 2/3 bons matchs dans le lot. Modifié 21 mars 2024 par Gino31 4
Kana Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 il y a 1 minute, RIP a dit : Intéressant ce changement de paradigme. A sa prise de poste "officielle" (donc post coupe du monde 2019), il a viré tout les posts trentenaires (le plus vieux a participé au tournoi des VI nations en 2020 est Bernard Le Roux, 30 ans) pour avoir des joueurs autours de 28/32 ans avec un maximum de sélections. Pour ce début de mandat, l'idée est de garder les trentenaires pour leur fournir un maximum de sélections en 2027. Au vue du côté énergivore du Top14, à voir si cette stratégie sera payante sur le long terme C’est une prise de risque car les trentenaires dans 3 ans et demi on sait pas du tout comment ils seront physiquement. Fickou qui se traîne déjà une caravane, dans 3 ans c’est un 36 tonnes qu’il va se traîner…
Raphaelle Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Je vous mets l'article entier de l'Equipe mais je souligne ici une grosse contradiction : On n'a pas retrouvé le Matthieu Jalibert de Bordeaux-Bègles... On ne peut pas comparer le niveau de club et le niveau international. Il n'y a pas d'autre explication ? Ce n'est pas le même niveau. Et il ne jouait pas dans le même contexte. Matthieu n'était pas accompagné de la même façon. Avec Bordeaux, la dynamique était favorable. Nous, on était dans une dynamique "à l'équilibre", voire défavorable. Ce qui fait que tu ne joues pas pareil. Matthieu, comme les joueurs qui ont été "moins en réussite", avec des guillemets, ils ont pâti de ce contexte. J'ai toujours autant confiance en Matthieu et dans les joueurs que l'on peut montrer du doigt. D'un côté, il dit que Jalibert est brillant en Top 14 mais que ce n'est pas le même niveau qu'en international, donc il reconnait qu'il n'a pas le niveau inter, et d'un autre côté il lui maintient sa confiance. Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus : « J'ai dit aux joueurs : "On ne peut plus reculer" » Dans un entretien à L'Équipe, le sélectionneur des Bleus raconte les coulisses d'un Tournoi tourmenté. Et notamment une réunion la veille du match au pays de Galles, alors qu'une possible dernière place se profilait. Alex Bardot et Maxime Raulinmis à jour le 21 mars 2024 à 17h37 Mercredi, Fabien Galthié, qui fêtait ses 55 ans, a reçu L'Équipe dans la résidence du quinze de France, à Marcoussis, pour un déjeuner-bilan du Tournoi des Six Nations qui vient de s'achever par une nouvelle deuxième place. Un tantinet fatigué par huit semaines de compétition « brûlantes », le sélectionneur des Bleus est revenu longuement sur les moments clés de ce Tournoi, dévoilant quelques moments de vérité partagés avec ses leaders comme Grégory Alldritt ou Thomas Ramos. lire aussiFabien Galthié revient sur France-Afrique du Sud : « O'Keeffe m'a dit que c'était son pire match » « Il y a eu deux tournois dans ce Tournoi, avec une rupture lors de la coupure entre le match nul face à l'Italie (13-13, le 25 février) et le déplacement au pays de Galles (24-45, le 10 mars) On a notamment vu les images d'une réunion avec vos leaders... C'était dès le dimanche matin du rassemblement. J'ouvre la réunion en leur disant : "Qu'est-ce qu'on fait de ces quatorze derniers jours ?" Je leur donne la composition d'équipe probable, que j'avais déjà donnée à Greg (Alldritt) quelques jours avant. Je ne veux pas qu'ils avancent dans l'inconnu. Mais je leur dis que rien n'est arrêté. Je leur dis aussi qu'on va modifier la méthode, sur la forme, et qu'on va faire des paires de joueurs pour mélanger les équipes lors des entraînements du mardi et du mercredi. Vous leur avez demandé leur avis ? Oui. Ils n'aiment pas trop, au départ. Ils demandent pourquoi. Je leur dis qu'on n'a pas d'autre solution. Qu'il n'y a pas assez d'énergie. Que je ne suis pas satisfait des entraînements, que ça ressemble à tout ce qu'on fait en match. Et que j'ai besoin d'énergie. Je ne dis pas que les joueurs n'en veulent plus, mais j'ai besoin d'énergie. « J'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec (de la Coupe du monde) » Cela passait par introduire un doute à l'entraînement sur la composition d'équipe... L'émulation. Je leur ai dit : "Venez chercher le maillot, parce qu'il y en a qui sont en train de le porter moins bien." Et le premier entraînement collectif, il ressemble à un ball in play (entraînement à base de longues séquences minutées), alors que je ne les avais pas poussés à s'engager plus que ça. Et le ball in play du mercredi, il ressemble vraiment à un ball in play. Alldritt a raconté que les joueurs aussi avaient pu vous dire des choses lors de cette réunion. Dans la vidéo publiée par la Fédération, on l'entend dire : "Il y a eu cette routine, on a fait pour faire." (Il prend un cahier où il a consigné ses notes pendant le Tournoi.) "Routine", c'est moi qui ai employé ce mot. (Il lit ses notes en murmurant.) "Usure, routine, installés." Les joueurs étaient-ils installés ? Bah, c'était la question. C'est ce que je ressentais. Et eux, que ressentaient-ils ? Pendant cette réunion, Thomas Ramos m'a reparlé de la préparation du match face à l'Irlande (17-38, le 2 février). Il m'a avoué que les images de l'élimination en quarts de finale (de la Coupe du monde) face à l'Afrique du Sud (28-29, le 15 octobre) qu'on leur avait montrées à ce moment-là lui avaient fait mal. Il a employé le mot douleur. Thomas est un des joueurs les plus solides de l'équipe. Ce n'est pas le genre de mec qui tremble. C'est quand il a dit ça que j'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec. C'est là aussi que Greg (Alldritt) m'a demandé qu'il y ait plus de concentration, plus d'exigence de la part des coaches pendant les entraînements en clarté (sans contact, en marchant). De ne pas faire pour faire. Peut-on parler de déclic ? (Il coupe.) Je ne crois pas à un événement qui fait un déclic. Je crois à une méthodologie, à un travail cohérent pour être le plus juste possible. Ces réunions leaders, j'en fais quasiment tous les jours. (Il marque une pause.) Le moment le plus difficile pour moi, c'est la veille du match contre le pays de Galles, avant la remise des maillots. On vient de voir l'Italie battre l'Écosse (31-29) et l'Angleterre battre l'Irlande (23-22). À quoi tu penses quand tu vois des exploits comme ça, quand tu fais un Tournoi comme on le faisait ? Juste avant la réunion, Greg (Alldritt) m'a dit : "On peut être derniers demain." Devant les joueurs, j'ai dit : "Je ne vais pas vous faire un dessin. On ne peut plus reculer. Il n'y a qu'une bonne solution. Je ne sais pas qui, mais je sais que dans ce groupe il y en a qui vont se lever." Le lendemain, au briefing d'avant-match, j'ai demandé à ce que Nolann (Le Garrec) et Thomas (Ramos) ne fassent pas un ruck, qu'ils soient debout toute la partie, qu'ils soient des chirurgiens, qu'ils gèrent tranquillement. C'est basique mais j'ai clarifié : "Donnez de la tranquillité à notre charnière, travaillez pour elle." Ça n'avait pas été le cas jusque-là, donc... Bah non. Vous avez semblé vouloir cajoler vos joueurs durant ce Tournoi, dès la claque face à l'Irlande... Oui. Je fête aujourd'hui (mercredi) mes 55 ans. Je suis dans la posture d'un papa. J'arrive à comprendre ce que ressent un joueur de 21 ans ou de 34 ans. Je peux me mettre à sa place, je l'ai vécu. Après la défaite face à l'Irlande, qui venait après le choc émotionnel face à l'Afrique du Sud, nous avons passé une nuit tragique. Elle nous a conduits jusqu'à la nuit magique du soir de l'Angleterre (33-31, samedi). Ça nous a tellement coûté ! Dans le vestiaire après l'Irlande, j'ai dit aux joueurs qu'on allait vivre cette douleur ensemble. Mais que j'avais une confiance totale en eux. Le lendemain, j'ai senti un staff très solide. La semaine de travail allait être déterminante. Mais j'étais convaincu qu'on pouvait passer le Tournoi dans cet état. Celui de ne pas avoir encore digéré l'élimination en quarts de finale de la Coupe du monde. Presque un déni... Avant un match, c'est impossible de dire : "Non, on n'est pas bien." Durant ce Tournoi, nous avons toujours cherché à être bien. Mais la vérité reste le terrain, et il nous a prouvé qu'on n'était pas prêts. Lors des deux premiers jours du rassemblement (mi-janvier), les joueurs ont subi tout un tas d'examens. Nous avons constaté qu'ils avaient perdu de la masse maigre et pris de la masse grasse par rapport à la Coupe du monde. Physiquement, physiologiquement et mentalement, ils n'étaient pas dans un état optimal pour matcher au plus haut niveau. Sur les données du premier match face à l'Irlande, c'est également flagrant. Le pourcentage de marche était supérieur à 40 % alors que nous sommes descendus sous les 30 % en fin de Tournoi. De même, pour le déplacement en mètres par minute, nous avons gagné 10 mètres entre le début et la fin de la compétition. Nous avions conscience que certains joueurs n'avaient pas purgé la défaite, digéré la douleur, qu'ils n'étaient pas régénérés physiquement, pas préparés. Mais nous avons pensé que l'équipe qui avait joué un match exceptionnel face à l'Afrique du Sud méritait de jouer face à l'Irlande. Je n'étais pas capable de leur dire : "On vous enlève le maillot." Et vous, personnellement, aviez-vous purgé l'élimination face à l'Afrique du Sud ? Je n'ai pas envie de l'oublier. Je veux le garder comme une étape ou un moment clé. Il est d'une richesse incroyable. Il ne me fait pas mal. Vous êtes-vous rapproché de votre groupe, humainement, durant ce Tournoi ? Je n'ai pas changé. Ce lien humain, nous le construisons depuis cinq ans. Et tu ne peux pas appuyer dessus du jour au lendemain, juste en claquant des doigts (il allie le geste à la parole). La solidarité, si tu ne l'as pas prouvée avant, tu ne peux pas la déclencher comme ça. Pour le déplacement en Écosse (16-20, le 10 février), c'était le moment d'utiliser cette arme. Ce Tournoi est le premier durant lequel nous tremblons sur un plan sportif. Raison pour laquelle je mobilise la confiance et l'unité du groupe. Le staff a aussi énormément contribué à cette solidité malgré la tempête. Fait nouveau durant ce Tournoi, les joueurs ont été soumis à la critique... Certains ne comprennent pas toujours pourquoi. Mais je constate que ceux qui passent le cap, ce sont ceux qui acceptent la critique. Comme Gaël Fickou. Il est exceptionnel. Il n'avait plus d'énergie. Je lui disais : "Comment fais-tu pour être encore là ?" Je lui avais posé la question : "Veux-tu faire le Tournoi ? Es-tu lucide ?" Il m'a répondu oui. Il est exceptionnel (il le répète plusieurs fois). À l'inverse, ceux qui n'acceptent pas la critique sont en difficulté. On n'a pas retrouvé le Matthieu Jalibert de Bordeaux-Bègles... On ne peut pas comparer le niveau de club et le niveau international. Il n'y a pas d'autre explication ? Ce n'est pas le même niveau. Et il ne jouait pas dans le même contexte. Matthieu n'était pas accompagné de la même façon. Avec Bordeaux, la dynamique était favorable. Nous, on était dans une dynamique "à l'équilibre", voire défavorable. Ce qui fait que tu ne joues pas pareil. Matthieu, comme les joueurs qui ont été "moins en réussite", avec des guillemets, ils ont pâti de ce contexte. J'ai toujours autant confiance en Matthieu et dans les joueurs que l'on peut montrer du doigt. Vous l'auriez maintenu sans sa blessure ? La question ne s'est pas posée. Mais ce que je veux dire, c'est que je crois toujours en lui, en son potentiel. Il y a eu neuf changements dans votre quinze de départ pour le pays de Galles. Vous aviez acquis la conviction que le moment était donc venu de changer... On ne pouvait plus, à cause des blessures et à cause de ce qu'on voyait. Le terrain, c'est la vérité. Ce sont les entrants qui ont changé la donne ou ce sont les "anciens" qui se sont réveillés ? C'est un tout. (Il réfléchit.) Je ne crois pas au fait de jeter un joueur comme ça dans l'équipe, et qu'il change tout. Nolann (Le Garrec), il faut qu'il ait baigné dans le truc pour qu'il soit accepté. Ça faisait deux ans et demi qu'il était avec nous. Il était prêt, et les joueurs étaient prêts à jouer avec lui. Nicolas Depoortere travaillait déjà avec nous mais il n'avait pas la même préparation que Nolann. On a vu qu'il n'était pas assez préparé, ç'a été dur pour lui. Mais il nous a apporté sa fraîcheur. Meafou, bon... Même quand il débute, même s'il n'est venu qu'une fois, tu comprends que...Il va faire la maille... Il va faire plus que ça. Si le gars ne se blesse pas... « On ne peut pas remplacer Antoine (Dupont). On savait qu'il ne serait pas là. Mais cette compétition a permis à des joueurs de grandir » Est-ce plus facile avec une deuxième ligne Flament-Meafou ? Oui ! Mais c'était notre deuxième ligne. Enlevez aux Irlandais une dizaine de titulaires... On verra ce que ça va donner. Ce Tournoi a-t-il été un apprentissage de la vie sans Antoine Dupont ? On ne peut pas remplacer Antoine. On savait qu'il ne serait pas là. Mais cette compétition a permis à des joueurs de grandir. » En défense, « l'enjeu est de mieux choisir les rucks » « Confusion. » À sept reprises, Fabien Galthié a utilisé ce mot pour décrire les contenus techniques des Bleus en début de Tournoi. « Comment on joue dans la zone action : confusion. Comment on gère les flux d'énergie : confusion. Comment on défend : confusion..., a-t-il énuméré. En fait, sur des choses qu'on pensait acquises, il fallait quasiment tout reprendre au début. » Pour Galthié, l'explication n'est pas à trouver dans une dissonance de discours au sein du staff, notamment entre lui et Patrick Arlettaz (entraîneur de l'attaque) - « On a beaucoup travaillé sur ça pendant le mois de décembre, on était bien alignés » -, mais dans l'état physique et mental des joueurs. Après une fin de Tournoi plus axée sur la possession, le sélectionneur espère maintenant davantage d'efficacité. « Nous cherchons à jouer haut, c'est bien. Mais quand nous sommes près de la ligne, il faut conclure. Comment ? On doit être plus précis. C'est l'axe de travail. » L'autre étant de résoudre les trous d'air d'une défense plus aussi souveraine depuis que l'arbitrage du jeu au sol a changé. « Avant, nous attaquions tous les rucks, maintenant on ne peut plus. Sur les quatre premiers matches du Tournoi, nous avons gagné 9 ballons au sol, mais nous avons été pénalisés neuf fois, en attaquant 45 % des rucks. L'enjeu est de mieux choisir les rucks sur lesquels on va. Parce que si on met trois joueurs au lieu de deux dans un ruck sans parvenir à gratter le ballon, on se retrouve moins nombreux dans la ligne défensive et donc pas en bonne position. C'est en partie ce qui explique nos problèmes. » 1
Gabi Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Il y a 11 heures, rimram31 a dit : FG nous enfume. Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir ! S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise. Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi !
le zèbre aux courges Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 il y a 40 minutes, Gabi a dit : Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir ! S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise. Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi ! Dans ta liste en plus, il y en a qui se sont tapés presque les 80min sur pas mal de matchs de la coupe du monde (aldritt, olivon, jalibert, dandy et fickou sans doute) 1
rimram31 Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 il y a une heure, Gabi a dit : Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir ! S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise. Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi ! Je suis mille fois d'accord, mais il faut que FG m'explique comment ces mêmes joueurs sont plutôt bons deux semaines avant avec leurs clubs respectifs, en tout cas leurs clubs en tirent le meilleur, et qu'ensuite ces joueurs sont a la traine pour le tournoi, contre les Irish, mais aussi contre les Italiens, les Ecossais ... J'ai la même pour le tournoi l'an dernier ou on se traine les deux premières journées, lents contre l'Italie, punis contre l'Irlande. J'ai des doutes aussi pour la CDM notamment avec le match contre l'Uruguay ou notre "équipe 2" se traine une caravane. Alors quand FG vient nous expliquer que si on est pas bon, c'est que les joueurs sont a la ramasse physiquement, je me dis qu'il se fout de notre gueule. 3
capitole46 Posté(e) 21 mars 2024 Posté(e) 21 mars 2024 Il y a 2 heures, Raphaelle a dit : Pendant cette réunion, Thomas Ramos m'a reparlé de la préparation du match face à l'Irlande (17-38, le 2 février). Il m'a avoué que les images de l'élimination en quarts de finale (de la Coupe du monde) face à l'Afrique du Sud (28-29, le 15 octobre) qu'on leur avait montrées à ce moment-là lui avaient fait mal. Il a employé le mot douleur. Thomas est un des joueurs les plus solides de l'équipe. Ce n'est pas le genre de mec qui tremble. C'est quand il a dit ça que j'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec Ton voisin te pique ta femme, tu es effondré. Ton meilleur pote t'invite 5 mois mois après pour une soirée, tu te pointes et il a aussi invité ton voisin et ton ex... C'est magique la com' de FG 3
daqcxv Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Le 19/03/2024 à 10:22, tire-bouchon a dit : Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent. Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 ! Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a. Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite, tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié. Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre. Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne. Ça peut être compliqué parfois de monter un second late en pilar . L'exemple assez lointain c'est Daniel Revaillé . En 4 , le 1 ne bougeait plus et lui en 1 ça ressemblait à la compagnie des cartes postales . Donc méfiance.
Fafou Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Il y a 15 heures, Raphaelle a dit : Après une fin de Tournoi plus axée sur la possession, le sélectionneur espère maintenant davantage d'efficacité. « Nous cherchons à jouer haut, c'est bien. Mais quand nous sommes près de la ligne, il faut conclure. Comment ? On doit être plus précis. C'est l'axe de travail. » L'autre étant de résoudre les trous d'air d'une défense plus aussi souveraine depuis que l'arbitrage du jeu au sol a changé. « Avant, nous attaquions tous les rucks, maintenant on ne peut plus. Sur les quatre premiers matches du Tournoi, nous avons gagné 9 ballons au sol, mais nous avons été pénalisés neuf fois, en attaquant 45 % des rucks. L'enjeu est de mieux choisir les rucks sur lesquels on va. Parce que si on met trois joueurs au lieu de deux dans un ruck sans parvenir à gratter le ballon, on se retrouve moins nombreux dans la ligne défensive et donc pas en bonne position. C'est en partie ce qui explique nos problèmes. » Sur cette partie il nous enfume un peu aussi non ? Je viens de revoir vite fait les essais de l'Angleterre, c'est soit en première main, soit juste après une fois qu'on s'est fait déchirer comme des cadets. Ou le dernier essai sans vraiment de surnombre avec l'erreur de BB. Contre les gallois c'est pas de la première main, mais c'est juste qu'on se fait transpercer hyper facilement pour rien, sans sous nombre ni retard particulier sur l'attaque. Il y a des choses à régler clairement, peut être des automatismes, plus d'implication, d'énergie ou de communication, mais ça me semble pas dramatique en défense à régler. Mais qu'il arrête avec ses % de rucks attaqués et ses stats, que c'est pénible. Les joueurs attaquent les rucks quand ils sont là au bon endroit au bon moment, avec un placage qui a fait vite tomber et des soutiens un poil en retard, faut pas inventer la Lune non plus sur ce genre de stratégies. 3
cKei Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Citation C'est basique mais j'ai clarifié : "Donnez de la tranquillité à notre charnière, travaillez pour elle." À chaque fois que j'écoute Galthié, que ce soit dans un article ou pire dans les reportages de la FFR, je suis choqué par le manque de technicité apparente dans son discours ou ceux de ses co-entraineurs. La plupart du temps, ça vise à exalter les joueurs, soit par la fibre émotionnelle, soit en faisant vibrer "les couilles" en leur gueulant dessus (genre Shaun Edwards dans les vestiaires à la mi-temps). Il y a assez peu, voire aucun élément technique, stratégique précis, qui permette de répondre convenablement aux failles des joueurs lorsque ceux-ci en ont une. Le "travaillez pour la charnière", qu'est-ce que ça veut dire comme attitude à changer pour le huit de devant ? Ils ont des consignes plus fines ? Alors peut-être que la technique collective se fixe lors des entrainements, ou que les tactiques à employer contre telle ou telle équipe ne sont pas montrées pour éviter qu'elles ne s'ébruitent. Mais depuis un œil extérieur ça manque de précision, de sagacité. Certains joueurs comme Ramos ou Dupont me semblent être des instinctifs, des gars qui "sentent" les choses naturellement (ou parce qu'ils se sont développés comme ça dans leur rugby). Mais pour des joueurs moins expérimentés, ou des phases de jeu qui demandent peut-être plus de liant, de tempo, de précision, est-ce que ce discours est suffisant ? 2
smiticks Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Franchement la comm' de FG c'est du grand n'importe quoi.. pas de fil conducteur, pas de remise en cause, c'est toujours la faute aux autres et il est toujours là à vouloir s'accrocher à son p&#%@* de ratio de victoires.. aucun risque, les changements il les a effectués par obligation pas par challenge...
RisitasOvale Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 (modifié) EDIT En fait on s'en fou dsl Modifié 22 mars 2024 par RisitasOvale
C’est un message populaire. puppets Posté(e) 22 mars 2024 C’est un message populaire. Posté(e) 22 mars 2024 ça me rappelle une blague que j'avais apprise pendant mes études : On demande à un Polytechnicien, un centralien, et un "ingénieur de base" de construire un pont, ce qu'ils font. - le pont du polytechnicien s'effondre, et celui-ci démontre mathématiquement pourquoi il s'est effondré. - le pont du centralien d'effondre aussi, et celui-ci démontre mathématiquement que c'est impossible qu'il se soit effondré. - le pont de "l'ingénieur de base" tient, mais il est incapable de savoir pourquoi ni comment. Et bien je repense régulièrement à cette blague en regardant du rugby récemment, avec les irishs dans le rôle du polytechnicien, les sudafs dans le rôle de "l'ingénieur de base", et l'EDF dans le rôle du centralien... 10
blacksad Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Faut dire que les Sudafs n'ont pas de soucis à intégrer les nouveaux joueurs dans leur système de jeu, il est immuable et basique. Gros combat devant, gros combat devant et gros combat devant et ils ont le réservoir de joueurs pour ça. Les variantes viennent des petites touches apportées derrière par les joueurs du moment (Kolbe, Arendse) mais on voit bien que dès les matchs éliminatoire c'est Pollard qui est titulaire, ça veut tout dire.
puppets Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 il y a 1 minute, blacksad a dit : Faut dire que les Sudafs n'ont pas de soucis à intégrer les nouveaux joueurs dans leur système de jeu, il est immuable et basique. Gros combat devant, gros combat devant et gros combat devant et ils ont le réservoir de joueurs pour ça. Les variantes viennent des petites touches apportées derrière par les joueurs du moment (Kolbe, Arendse) mais on voit bien que dès les matchs éliminatoire c'est Pollard qui est titulaire, ça veut tout dire. oui c'est sûr... Mais franchement, à tête reposée, sans personne pour le juger, je suis persuadé qu'Erasmus se demande encore comment ils s'en sont sorti en 1/4, en 1/2, ou en finale... 1 2
Dede11 Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Il y a 3 heures, puppets a dit : oui c'est sûr... Mais franchement, à tête reposée, sans personne pour le juger, je suis persuadé qu'Erasmus se demande encore comment ils s'en sont sorti en 1/4, en 1/2, ou en finale... Ce qui est encore plus sûr c'est qu'Erasmus a mangé tout cru les tactiques de Galtié et lui a démontré que stratégiquement c'était lui le maître et que l'autre n'est même pas un élève. 1
Pantang17 Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 il y a 43 minutes, Dede11 a dit : Ce qui est encore plus sûr c'est qu'Erasmus a mangé tout cru les tactiques de Galtié et lui a démontré que stratégiquement c'était lui le maître et que l'autre n'est même pas un élève. Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. 2
Dede11 Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 il y a 12 minutes, Pantang17 a dit : Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. Exact
le zèbre aux courges Posté(e) 22 mars 2024 Posté(e) 22 mars 2024 Il y a 2 heures, Pantang17 a dit : Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. Pas si sûr. Moi j'ai senti contre l'Irlande et contre la France des sud afs en maîtrise. Contre l'Irlande, avec un arbitrage plus juste ils gagnent le match. Et contre la France, ils ont repris le score à chaque fois sans paniquer. 1
Raphaelle Posté(e) 23 mars 2024 Posté(e) 23 mars 2024 Il y a 15 heures, puppets a dit : ça me rappelle une blague que j'avais apprise pendant mes études : On demande à un Polytechnicien, un centralien, et un "ingénieur de base" de construire un pont, ce qu'ils font. - le pont du polytechnicien s'effondre, et celui-ci démontre mathématiquement pourquoi il s'est effondré. - le pont du centralien d'effondre aussi, et celui-ci démontre mathématiquement que c'est impossible qu'il se soit effondré. - le pont de "l'ingénieur de base" tient, mais il est incapable de savoir pourquoi ni comment. Et bien je repense régulièrement à cette blague en regardant du rugby récemment, avec les irishs dans le rôle du polytechnicien, les sudafs dans le rôle de "l'ingénieur de base", et l'EDF dans le rôle du centralien... Oui, je la connaissais, et j'étais à l'Ecole Centrale de Lyon Mais je n'ai pas FG
brayaud's Posté(e) 23 mars 2024 Posté(e) 23 mars 2024 Il y a 14 heures, le zèbre aux courges a dit : Pas si sûr. Moi j'ai senti contre l'Irlande et contre la France des sud afs en maîtrise. Contre l'Irlande, avec un arbitrage plus juste ils gagnent le match. Et contre la France, ils ont repris le score à chaque fois sans paniquer. Je dirais plutôt "avec un buteur à 50%, ça suffisait".
smiticks Posté(e) 26 mars 2024 Posté(e) 26 mars 2024 Le 23/03/2024 à 08:04, Raphaelle a dit : Oui, je la connaissais, et j'étais à l'Ecole Centrale de Lyon Mais je n'ai pas FG C'est BL qui devrait connaitre Centrale....
Tolosenc Posté(e) 26 mars 2024 Posté(e) 26 mars 2024 (modifié) Ouest France. XV de France. « On voyait que l’équipe était en difficulté », confie Thibaud Flament Revenu de blessure pendant le Tournoi des 6 Nations, le deuxième ligne Thibaud Flament admet que les Bleus ont eu besoin d’une période d’adaptation. Le joueur du Stade Toulousain revient sur son parcours et sur sa place en XV de France. Arrivé en quasi inconnu dans le Top 14 à l’automne 2020, le deuxième ligne Thibaud Flament (26 ans, 26 sélections) est désormais aussi indispensable à Toulouse qu’en équipe de France, mais affirme dans un entretien accordé à l’AFP vouloir « garder les pieds sur terre ». Malgré la défaite toulousaine (31-28), le match contre Bordeaux-Bègles dimanche, particulièrement intense, est-il tombé à point pour se replonger dans le bain en club après le Tournoi des six nations et à l’approche de la Champions Cup ? On est vraiment passé à côté de la première mi-temps. Ils nous ont bien pris. Je croyais qu’on allait gagner à la fin, mais il en a manqué un peu. En termes de statistiques, d’engagement, de stade, d’ambiance, ça ressemblait vraiment à un match international. On a un peu en tête le huitième de finale de Champions Cup (contre le Racing 92 le 7 avril au stade Ernest-Wallon). Mais il faut déjà digérer ce match-là, qu’on travaille dessus, qu’on voit ce qu’on peut améliorer. Comment avez-vous vécu votre blessure à un pied, qui vous a éloigné des terrains pendant près de trois mois et vous a privé des trois premiers matches du Tournoi des 6 Nations ? J’étais frustré au début, parce que ça me tenait vraiment à cœur de jouer en club. Dans un second temps, ça m’a fait beaucoup de bien, parce que j’ai pu me ressourcer, me régénérer, m’aérer l’esprit, faire autre chose… Tout en gardant un pied dans le rugby, mais c’était vraiment ressourçant. Après, sur la fin, c’était long, j’avais vraiment envie de reprendre et c’était frustrant de devoir repousser les délais. C’est derrière maintenant. Qu’avez-vous pensé du début de Tournoi de l’équipe de France ? C’était dur à voir. On voyait que l’équipe était en difficulté. Ça arrive, c’est un nouveau cycle qui démarre. Il y avait besoin d’une petite période d’adaptation. Maintenant, il faut continuer sur la lancée qu’on a insufflée avec les deux derniers matches (victoires contre le pays de Galles puis contre l’Angleterre). On vous a peu entendu après l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde l’automne dernier face à l’Afrique du Sud. Était-ce un moyen d’en faire plus facilement le « deuil » ? Je voulais prendre du recul, penser à autre chose. La période avait été très intense, pendant un petit moment. Je sentais que j’avais besoin de couper, de sortir un peu la tête de l’eau. On a eu du mal à digérer cette défaite. Ça reste un échec et on va devoir vivre avec. Mais je pense que c’est derrière maintenant. Le Tournoi nous a mis la tête sur un autre projet, on passe à autre chose. Auriez-vous imaginé être installé chez les Bleus aujourd’hui quand vous avez rejoint Toulouse en 2020 après un parcours atypique via l’Argentine et l’Angleterre ? Ça aurait été difficile pour moi de le croire. Je sentais que c’était la voie que je voulais poursuivre, que c’était là où je devais aller, que ça allait marcher. Mais je n’aurais pas imaginé tout ça non plus […] J’essaie de progresser, de m’améliorer dans plein de registres. J’ai dû travailler sur certains secteurs et je dois encore le faire sur d’autres. C’est tout un travail qui commence à porter ses fruits. Il faut continuer. Ce nouveau statut implique-t-il davantage d’attentes et de responsabilités ? C’est beaucoup de plaisir. Je sens que j’évolue en tant que joueur, en tant que personne. C’est très enrichissant et c’est hyper agréable de sentir qu’on évolue. C’est comme les gens qui travaillent en entreprise : quand ils ont des challenges, qu’ils doivent se dépasser et que ça fonctionne, c’est toujours hyper satisfaisant. Je le vis très bien, j’essaie de garder les pieds sur terre et de continuer à travailler sur ce que je dois améliorer. Modifié 26 mars 2024 par Tolosenc 5
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