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Posté(e) (modifié)
Il y a 2 heures, Pantang17 a dit :

Surtout que ça fera quasiment 15 ans qu'il sera sur le pont au SR. 

Pendant 1 ou 2 ans qu'il fasse la transi en edf pour laisser le temps à un autre de s'intégrer petit à petit, ne me gêne pas plus que ça. 

et outre le fait d'un trou générationnel éventuel en qualité rugbystique, le staff doit peut-être se rendre compte qu'il faut une sorte de "papa" pour continuer à souder le groupe hors terrain avant qu'un autre joueur s'impose naturellement (pas un leader de vestiaire, avec Dupont, Marchand, Cros, Alldritt il y a du monde). Un vieux de la vieille, toujours de bonne humeur, que tout le monde aime bien, qui fait rigoler, qui ne fait jamais de vague, qui rassure, le bon gars #Tekori... surtout que Tao partait en même temps...

Je pense qu'atonio est aussi là pour ça

 

et là ouf, y'a pas de datas...

Modifié par delacaravelle
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Il y a 1 heure, delacaravelle a dit :

...

 

et là ouf, y'a pas de datas...

Pas certain :smile:

Posté(e)
Il y a 4 heures, delacaravelle a dit :

et outre le fait d'un trou générationnel éventuel en qualité rugbystique, le staff doit peut-être se rendre compte qu'il faut une sorte de "papa" pour continuer à souder le groupe hors terrain avant qu'un autre joueur s'impose naturellement (pas un leader de vestiaire, avec Dupont, Marchand, Cros, Alldritt il y a du monde). Un vieux de la vieille, toujours de bonne humeur, que tout le monde aime bien, qui fait rigoler, qui ne fait jamais de vague, qui rassure, le bon gars #Tekori... surtout que Tao partait en même temps...

Je pense qu'atonio est aussi là pour ça

 

et là ouf, y'a pas de datas...

Voilà, un mec qui anime les weekends karting:yes:

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Il y a 19 heures, capitole46 a dit :

Voilà, un mec qui anime les weekends karting:yes:

bonne idée pour que Tekori justifie enfin son salaire au ST. Après il peut aussi organiser des rallyes Clermont/Bordeaux/Toulouse/Béziers, mais faut encore trouver à se faire prêter une Visa, c'est le plus compliqué...

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il y a 10 minutes, Nathou a dit :

 

 

 

Visiblement de l eau dans le Gaz avec Galtoche

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il y a 9 minutes, Bota a dit :

 

Visiblement de l eau dans le Gaz avec Galtoche

Viré par Galtoche ?

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il y a 1 minute, Nathou a dit :

Viré par Galtoche ?

 

D apres les journaleux ... Ca vaut ce que ca vaut , il y aurait eut des frictions et c'est pour ca que Ibanez aurait disparu de conf de presse /

 

D’après certains autres ( ( notamment Priam de sud radio sur le petit bureau ) la sortie de Dourthe ( il prend les gens pour des cons ) découlerait de la aussi , puisque lui et Ibanez sont beaux frères .

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il y a 41 minutes, Nathou a dit :

 

 

 

Un rôle transversal comme celui de Pelous ?

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Il y a 9 heures, Nathou a dit :

Vous êtes surpris ? C'est difficile de travailler avec Galthié. Et Ibanez ne serait pas remplacé, Lhermet ferait fonction. A suivre le management humain de Galthié :(

 

L'article du Midol :

 

 

Information Midi Olympique - XV de France : Raphaël Ibanez ne sera plus le manager des Bleus

Par Par Arnaud Beurdeley et Léo Faure (avec C.L.)

Publié le 19/11/2023 à 21:53

 

Manager général des Bleus depuis 2019 aux côtés du sélectionneur, Fabien Galthié, Raphaël Ibanez va voir ses missions à la FFR évoluer vers un rôle plus transversal. Il ne serait alors plus rattaché à la tête du XV de France.

Pour le second mandat de Fabien Galthié qui débute, et connaîtra sa première échéance en compétition officielle le vendredi 2 février au Stade Vélodrome (Marseille) face à l’Irlande, en ouverture du Tournoi des 6 Nations 2024, de nombreux changements sont attendus. Côté joueurs mais aussi côté staff.

Exit Laurent Labit et Karim Ghezal, tous les deux partis au Stade français. Pour les remplacer, Fabien Galthié s’est tourné vers Patrick Arlettaz et Laurent Sempéré qui officiaient l’an dernier à Perpignan et Paris. A la préparation physique, Thibault Giroud parti à l’UBB a laissé sa place à Nicolas Jeanjean, au gré d'une promotion interne.

Mais une autre modification de dernière minute pourrait suivre : selon nos informations, la question se pose en interne d’une modification des missions attribuées à Raphaël Ibanez, manager général du XV de France lors du premier mandat Galthié. L'ancien talonneur et capitaine des Bleus pourrait prendre du recul et s'éloigner de la vitrine du rugby français.

 

Une relation Galthié-Ibanez qui s’est lentement dégradée

Présentée en 2019, à la prise de fonctions, comme un duo sans logique hiérarchique, si ce n’est une répartition des tâches, la bonne entente de l’association Galthié-Ibanez s’est lentement dégradée au fil du mandat. Plusieurs épisodes ont contribué à ce constat. Parmi les plus récents, un incident est intervenu lors du choix de l'hébergement pour le stage de préparation à la Coupe du monde qui s'est tenu au mois d'août dans les Landes. Les deux hommes ont eu à choisir notamment entre deux établissements, le premier situé à Seignosse et le second à Hossegor. A ce sujet, Galthié aurait alors reproché à Ibanez d'avoir œuvré dans un intérêt plus individuel que collectif.

Ce fut aussi vrai pendant le Mondial, où plusieurs mésententes et incompréhensions sont apparues aux yeux des autres membres de la délégation, en interne. "Ce n’est pas un secret que la lune de miel entre les deux hommes est largement consommée, qu’elle appartient désormais au passé", commente un observateur privilégié. Si elles sont restées internes au groupe, sans être portées sur la place publique, ces tensions ont toutefois pesé sur le déroulé du Mondial et la vie du groupe.

Dernièrement, Galthié aurait aussi reproché à Ibanez la prise de parole véhémente de Richard Dourthe, beau-frère de l'ancien talonneur, sur l'antenne de Canal +. Si bien que Fabien Galthié, en accord avec la nouvelle direction fédérale incarnée par le duo Florian Grill et Jean-Marc Lhermet, devrait choisir de poursuivre sa route en bleu sans son premier adjoint directement impliqué.

 

Plusieurs pistes pour son avenir

Reste à connaître les modalités de son avenir. Récemment, le CV de Raphaël Ibanez serait apparu sur plusieurs bureaux de présidents de Top 14, même s’il n’a pas d’agent qui représente directement ses intérêts. Et ce n’est d’ailleurs pas la piste privilégiée.

Autre possibilité, plus vraisemblable : Raphaël Ibanez pourrait voir son poste redéfini en interne, à la FFR, où ses compétences sont reconnues et pourraient être mises à profit auprès des autres sélections (féminines, jeunes), devenant alors manager de toutes les équipes de France, et plus seulement le XV de France masculin.

Selon nos informations, des réflexions sont ouvertes en ce sens. Ibanez étant appelé à intervenir sur des missions sportives mais pas seulement, avec un volet de représentation et d’interventions sur les secteurs du marketing et des partenariats. Une solution interne qui permettrait également de soulager la FFR, qui connaît une situation financière inconfortable et qui n'a pas les moyens de sortir l'un des siens en cours de route.

 

Un poste qui ne sera pas remplacé

Pour rappel, le contrat d'Ibanez avait été renouvelé en janvier 2023 pour cinq ans avec une rémunération morcelée, dont une partie proviendrait de contrats publicitaires, notamment avec la marque Renault, et qui serait une contrainte pour les responsables fédéraux.

Du côté des Bleus, l’avenir s’écrit déjà et sans Ibanez directement impliqué. Ce nouveau projet ne comportera d’ailleurs pas de remplaçant clairement identifié. A ce sujet, un temps évoquée, l'arrivée d'un technicien supplémentaire (le nom de Pierre-Henri Broncan avait circulé) n'est plus non plus à l'ordre du jour. La nouvelle organisation laisserait donc Fabien Galthié et Jean-Marc Lhermet travailler en prise directe, sans intermédiaire.

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Il y a 12 heures, Tlsefred31 a dit :

Le recours aux datas de Fabien Galthié fait débat

 

L'appel massif à des statistiques favorables pour évoquer l'élimination des Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde face aux Springboks a mis en avant le thème de l'utilisation des données par Fabien Galthié.

 

Alexandre Bardotmis à jour le 19 novembre 2023 à 17h47

 

Les mots, ou plutôt les chiffres, peuvent donc avoir plus de conséquences qu'une défaite. L'aura de Fabien Galthié semblait ne pas avoir été atteinte par l'élimination des Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde, sa prise de parole d'il y a dix jours a un peu changé l'atmosphère. Depuis, de l'incompréhension, un agacement, voire un rejet pointent çà et là. L'absence d'autocritique a heurté ceux qui en attendaient une ; s'est ajoutée l'utilisation massive des données pour nourrir une analyse disant que le XV de France était en position de battre l'Afrique du Sud.

 

Dimanche dernier, lors d'une conférence sur « le sport face aux progrès technologiques », Christian Lanta, ancien entraîneur d'Agen ou de l'USAP, liait les deux aspects dans une formule maligne : « Le risque des datas n'est-il pas qu'un coach s'en serve pour se dédouaner quand il est dans l'échec ? » La veille, sur Canal+, Richard Dourthe avait été plus direct : « Je pense qu'il prend les gens pour des cons. Il élude tous les points qui nous chagrinent. Il enfume tout le monde avec ses datas. »

« Le risque des datas n'est-il pas qu'un coach s'en serve pour se dédouaner quand il est dans l'échec ? »

Christian Lanta, entraîneur

 

Dans les faits, Galthié a abordé énormément d'aspects techniques ayant conduit à la défaite lors de son entretien donné à L'Équipe : des « faits de jeu », les errements stratégiques de la deuxième période, la non-application des consignes sous les chandelles sud-africaines... Mais c'est son appel aux statistiques qui a été retenu. Sans doute une question d'exposition, les chiffres ayant été déballés face à tous les médias.

« Vous êtes-vous trompé dans la stratégie lors du quart de finale ? », lui avait demandé un journaliste. « Absolument pas », avait réagi l'ancien sélectionneur, étayant ses réponses par les onze entrées des Bleus dans la zone de conclusion ou les 37 « expected points » calculés. Plus tard, face à L'Équipe, il ajoutera : « Quand tu fais deux fautes dans la zone entre les 22 mètres, quand tu gagnes la bataille du gagne-terrain au pied, quand tu traverses la zone 22-22 en moins de 20 secondes, tu es en position de gagner le match, en tout cas dans nos critères. »

 

« La stratégie, elle évolue dans un match »

Peut-on rationaliser à ce point une rencontre ? Des chiffres d'occasions de marquer peuvent-ils valider une stratégie ? Ces questions divisent. « C'est plus compliqué que ça, pense Pierre Villepreux, ancien international français, au sujet du rapport entre datas et stratégie. La stratégie, elle évolue dans un match, en fonction du score, du moment. » « Dire qu'on aurait dû gagner à partir des onze entrées dans les 22 m, c'est un faux argument, lâche un entraîneur expérimenté. D'ailleurs, les stats montrent plutôt que les Bleus ont été efficaces : marquer sur près de 40 % de ses incursions dans les 22 m adverses (3 essais, 1 pénalité), c'est bien selon les standards. »

Une phrase qui raconte, en creux, l'omniprésence des stats dans le rugby de haut niveau, et le fait que Galthié n'est pas le seul à les considérer. Selon plusieurs interlocuteurs, le sélectionneur du XV de France se situe quand même dans la catégorie des gros utilisateurs. « On ne se limite pas, ont raconté ses analystes Nicolas Buffa et Manu Urdampilleta dans Crunch, le podcast rugby de L'Équipe. On essaie le plus possible de prédire, d'anticiper les choses. Quand Fabien est convaincu d'une donnée, il peut en parler toute la journée. »

 

« Depuis le début, il manage avec les datas, note un technicien du Top 14. Il s'en est très bien servi pour permettre aux joueurs d'assumer le projet de jeu. Leur faire comprendre par exemple qu'attaquer, ce n'était pas que porter le ballon à la main, mais que ça pouvait aussi se faire avec le pied. »

 

Le recours aux datas pour battre les All Blacks

Le match contre la Nouvelle-Zélande illustre à la fois ce changement de philosophie et comment les stats ont pu aider. « Fabien avait posé une requête : quelle est la différence entre les équipes qui perdent et les équipes qui gagnent contre les All Blacks ? Deux jours avant le match, on a réussi à sortir une info : les équipes qui perdaient s'étaient trop exposées aux contres des Néo-Zélandais, racontent les analystes. On a trouvé à partir de quel temps de possession (20 secondes) et de combien de rucks (3) il fallait arrêter (les actions qui n'avançaient pas), et inverser la pression en se dépossédant. Ça a été la clé du match. »

À l'époque, personne n'avait remis en question l'utilisation des datas. L'exemple fait cependant tiquer l'ancien international Olivier Magne : « En te pliant à cette stat, tu l'alimentes. Peut-être que la France aurait pu battre les All Blacks autrement. L'approche de Fabien est très intéressante et novatrice, mais s'il fait autant confiance aux stats que ses déclarations le laissent penser, ça m'inquiète. La Coupe du monde l'a prouvé, le rugby est avant tout humain. »

« S'il fait autant confiance aux stats que ses déclarations le laissent penser, ça m'inquiète. La Coupe du monde l'a prouvé, le rugby est avant tout humain. »

Olivier Magne, ancien international français

 

De multiples exemples montrent que Fabien Galthié et son ancien staff, depuis 2020, avaient pris en compte cette réalité humaine. Mais cela disparaît aujourd'hui derrière la froideur des chiffres. « Il n'y a pas de datas pour évaluer l'état d'esprit, ajoute un technicien du Championnat. Et j'ai trouvé, sur le quart, que les Bleus n'avaient pas été acteurs du match d'un point de vue émotionnel. » Pas abordée dans les discussions post-match entre Fabien Galthié et les joueurs, cette question de la gestion des émotions, du pourquoi des erreurs, de la confusion stratégique et de l'agacement envers l'arbitre Ben O'Keefe, devrait l'être lors du prochain rassemblement, en janvier, avant le Tournoi.

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DarkSideOfTheMaul
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Il y a 9 heures, Bota a dit :

 

D apres les journaleux ... Ca vaut ce que ca vaut , il y aurait eut des frictions et c'est pour ca que Ibanez aurait disparu de conf de presse /

 

D’après certains autres ( ( notamment Priam de sud radio sur le petit bureau ) la sortie de Dourthe ( il prend les gens pour des cons ) découlerait de la aussi , puisque lui et Ibanez sont beaux frères .

En tout cas, c'est ce que lui reprocherait Galthié : "Dernièrement, Galthié aurait aussi reproché à Ibanez la prise de parole véhémente de Richard Dourthe, beau-frère de l'ancien talonneur, sur l'antenne de Canal +."

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"On a trouvé à partir de quel temps de possession (20 secondes) et de combien de rucks (3) il fallait arrêter (les actions qui n'avançaient pas),"

 

Bordel, t'es en train de faire l'amour avec ta femme et quand tu sens que ça vient, elle te sors : "Tu as fait 40 va et vient, tu as dépassé ton nombre habituel, terminé, bonne nuit, tu peux te finir à la main" :shaun:

 

C'est du E-Sport que nous pond Galthié.

 

 

 

Modifié par capitole46
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https://www.eurosport.fr/rugby/xv-de-france-la-ffr-detaille-le-nouveau-role-de-raphael-ibanez_sto9890536/story.shtml

 

"Maximiser les synergies et la performance au sein de la FFR" 

 

Sans dec, ils en prennent de la bonne quand même. J'imagine que Giroud va lui concocter une prépa thermodynamisante à base de metabolic conditionning pour optimiser son excess post-exercice oxygene consumption ce qui devrait nous rendre expected world champions en 2026 tellement on aura d'avance sur tous les autres :sorcerer:

 

Bon sinon, c'est un joli placard et il va s'en ouvrir d'autres puisque la FFR a les ronds pour virer personne.

Modifié par djip
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Pas la peine de remettre des euros dans le petit cochon, il est monté sur pile électrique et il repart tout seul (un peu comme Tapie avec Wonder quoi) 

 

« On aurait dû être champions du monde » : Laporte, un retour au rugby et une réécriture de l'histoire

Dimanche soir, le nouveau directeur du rugby de Montpellier Bernard Laporte assurait que si la nouvelle équipe à la tête de la FFR avait pesé dans les instances internationales du même poids que lui, la France serait aujourd'hui championne du monde. Une réécriture de l'histoire que plusieurs faits contredisent.

 

De toutes les façons de revenir aux affaires, Bernard Laporte n'a pas choisi la moins malaisante en devenant le salarié de Mohed Altrad, moins d'un an après que la justice a déclaré que le propriétaire du MHR était le corrupteur et l'ancien président de la FFR le corrompu. Condamnés en première instance, ils ont interjeté appel.

 

Parmi toutes les façons, il a aussi choisi la plus bruyante, passant une partie de son dimanche à défourailler les interviews. « Mon retour agace les cons » ; « Je suis convaincu que je n'ai rien fait » ; « C'est légal, je ne suis pas interdit d'entraîner » (ce qui est vrai) ; « En cas de condamnation en appel (la date d'audience n'a pas encore été arrêtée), vous savez qu'après, il y a la cassation » ; « J'ai trouvé scandaleux de ne pas être invité au match d'ouverture » ; « La Coupe du monde, c'est moi »...

Au milieu du flot, Florian Grill a dû avoir les oreilles qui sifflent. Sans jamais citer son nom, le nouveau directeur du rugby du MHR l'a plus ou moins, plutôt plus que moins d'ailleurs, rendu responsable, lui et son équipe, de l'échec à la Coupe du monde.

« Si les gens en place avaient fait le boulot, on serait champions du monde »

Bernard Laporte

 
 
 
 

« On avait une occasion en or mais certaines personnes ont tout cassé, déclara Laporte dans l'émission Bartoli Time sur RMC. On aurait dû être champions du monde. » « Ça veut dire quoi ? », relance le journaliste. « Ça veut dire on aurait dû être champions du monde. » Le journaliste essaie de combler les blancs, émet des suppositions, et notamment celle d'une baisse de poids et d'influence de la France dans les instances - et donc sur le sujet de l'arbitrage - depuis la démission de Laporte en janvier dernier. Il se demande si le départ de l'ancien secrétaire d'État n'aurait pas bouleversé l'échiquier. Du tac au tac, Laporte répond : « C'est tellement évident. J'ai travaillé pendant six ans avec eux (World Rugby). J'ai été vice-président pendant deux ans, quatre ans au board. Il faut peser, ça a toujours été comme ça. Il faut être important. Ça ne veut pas dire que l'arbitre t'avantage, hein, ce n'est pas ce qu'il faut dire, mais là on avait l'impression de ne pas jouer la Coupe du monde à la maison. Aucun poids politique, rien, que des critiques permanentes. »

Précisons qu'avant Bernard Laporte lui-même, personne en interne, joueurs ou staff, n'avait relié l'élimination en quarts de finale à son absence dans les instances, ou à la présence de Grill. « Si les gens en place avaient fait le boulot, on serait champions du monde », dit Laporte. De quel boulot parle-t-il précisément ? Quel sous-entendu fait-il ? Concernant le quart de finale, quels sont les « expected points » que Laporte aurait pu apporter et comment ? « On le dira le jour où il faudra », évacua l'ancien sélectionneur sur RMC. Ces accusations resteront ambiguës jusqu'à ce que vienne ce « jour où ».

Dans toutes ses sorties médiatiques, Laporte a oublié de mentionner un petit détail de rien du tout. Qui a cassé quoi ? Bernard Laporte a-t-il oublié pourquoi Bernard Laporte a dû rendre son mandat de vice-président de World Rubgy ? Parce qu'il devait comparaître devant le tribunal correctionnel dans l'affaire Laporte-Altrad. A-t-il oublié pourquoi il a dû démissionner de la présidence de la FFR ? Parce qu'il a été condamné par ce tribunal pour, entre autres, corruption, trafic d'influence et prise illégale d'intérêts. « Je n'ai pas à commenter ses déclarations, dit Florian Grill. J'ai d'autres priorités que ressasser le passé. »

Les nouvelles consignes arbitrales ont été décidées en 2022, donc sous Bernard Laporte

Sur le fond, qu'en est-il de cette supposée perte d'influence française à l'international, sachant que Grill a été élu le 14 juin 2023, moins de trois mois avant le match d'ouverture ? D'après nos informations, la réalité décrite par Laporte se heurte à plusieurs contradictions factuelles.

Après la tournée de novembre 2022, quand de nouvelles consignes arbitrales autour des rucks sont débattues et décidées (touchant une des forces du quinze de France), Laporte était encore au pouvoir. Par ailleurs, toujours du temps de Laporte président de la FFR, sur la petite vingtaine de commissions identifiées à World Rugby, la France n'était présente que dans cinq. C'est assez peu pour peser. « Or, c'est dans ces commissions techniques que se passent les discussions de fond, avant qu'elles soient votées au board », explique un membre.

Du temps de Laporte, la FFR n'était, par exemple, pas partie prenante des premiers travaux de la Nations Cup, n'apprenant que tardivement que le projet prévoyait au départ sept doublons pour le Top 14 (!). Et que dire de la commission haute performance masculine à World Rugby, celle où tous les sujets ayant trait au jeu, à l'arbitrage, aux nouvelles règles sont débattus ? Parmi les membres siégeant dans ce conclave présidé par le vice-président John Jeffrey (ce collège a été formé avant l'arrivée de Grill à la tête de la FFR), on retrouve les arbitres Ben O'Keeffe et Jaco Peyper, le sélectionneur de l'Irlande Andy Farrell, celui de l'Écosse Gregor Townsend, celui de l'Afrique du Sud Jacques Nienaber, l'entraîneur adjoint de l'Argentine Felipe Contepomi, des anciens internationaux anglais (Ugo Monye), australien (Dean Mumm), néo-zélandais (Conrad Smith) et gallois (Jamie Roberts). Quel grand pays était absent ? La France. Il est fort probable que la présence à cette commission figure bientôt parmi les nouvelles prérogatives de Raphaël Ibanez.

Modifié par djip
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Généreux Laporte quand il embauche ... https://www.quinzemondial.com/xv-de-france/xv-de-france--le-salaire-mirobolant-que-percoit-raphael-ibanez-790766

 

Info ou intox ? Je sais pas si c'est devenu le standard dans le monde pour les staffs mais heu ...

 

50 personnes dans le staff a des 100.000 and co la soupe est bonne... Tu m'étonne qu'ils veulent pas démissionner ensuite 😀

 

 

Modifié par rimram31
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il y a 40 minutes, rimram31 a dit :

Généreux Laporte quand il embauche ... https://www.quinzemondial.com/xv-de-france/xv-de-france--le-salaire-mirobolant-que-percoit-raphael-ibanez-790766

 

Info ou intox ? Je sais pas si c'est devenu le standard dans le monde pour les staffs mais heu ...

 

50 personnes dans le staff a des 100.000 and co la soupe est bonne... Tu m'étonne qu'ils veulent pas démissionner ensuite 😀

 

Galthié est visiblement à 770.000 euros + 600.000 euros de prime max.

 

https://sport.gentside.com/autres-sports/rugby-quel-est-le-salaire-du-selectionneur-du-xv-de-france-fabien-galthie_art70692.html

 

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Il y a 5 heures, Gabi a dit :

Donc un salaire relativement "ordinaire" dans le monde des sélectionneurs d'équipes nationales de rugby ... heu et après les fédérations se plaignent d'avoir quelques difficultés économiques :clover:

 

Grosso modo si je me souviens Novès était dans les 35.000 euros/mois, donc Laporte a fait x 2 pour Galthié et x2 ou 3 pour le staff et les salaires qui vont avec ... tu m'étonnes que ça coince un peu. Facile ses boites ou tu peux te doubler ton salaire, embaucher des dizaines de personnes sans problèmes, juste en augmentant le prix des places et les tarifs demandés aux médias et aux partenaires.

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il y a 1 minute, rimram31 a dit :

Donc un salaire relativement "ordinaire" dans le monde des sélectionneurs d'équipes nationales de rugby ... heu et après les fédérations se plaignent d'avoir quelques difficultés économiques :clover:

 

Grosso modo si je me souviens Novès était dans les 35.000 euros/mois, donc Laporte a fait x 2 pour Galthié et x2 ou 3 pour le staff et les salaires qui vont avec ... tu m'étonnes que ça coince un peu. Facile ses boites ou tu peux te doubler ton salaire, embaucher des dizaines de personnes sans problèmes, juste en augmentant le prix des places et les tarifs demandés aux médias et aux partenaires.

En plus d'augmenter les salaires, Laporte a fait exploser le nombre de personnes dans le staff. Et les indemnités des joueurs (via l'élargissement à 42 joueurs à l'augmentation du nombre de semaines).

A mon avis, le coût de l'EdF entre avant Laporte et après Laporte est incomparable.

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M'enfin 600K avec engagement sur 8 ans (9 ?) c'est plus un job c'est un gagnant du loto. Plus les primes, le mec il peut espérer arriver a du 10ME :blink:

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il y a une heure, rimram31 a dit :

M'enfin 600K avec engagement sur 8 ans (9 ?) c'est plus un job c'est un gagnant du loto. Plus les primes, le mec il peut espérer arriver a du 10ME :blink:

Tu m'étonnes qu'à ce tarif là il ait pété un câble et parle dans une langue incompréhensible :blink:

 

 

 

Quand je vois les payes dans le sport, coach ou autre, j'hallucine.

50000€/mois pour Ibanez.

Il faisait quoi pour mériter ça !?

2000 par jour quoi 

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Posté(e)

XV de France : l’après-Mondial, le nouveau staff… Galthié présente le nouveau cycle des Bleus (bfmtv.com)

Le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié était ce vendredi en visite dans le club du Pic Saint Loup, à Saint-Clément de Rivière, près de Montpellier. Pour sa 2e sortie après la Coupe du monde, il était accompagné des nouveaux venus du staff des Bleus. Sempéré, Arlettaz, Jeanjean ont été intronisés. Entre Coupe du monde et Tournoi des VI Nations, le sélectionneur a fait le point.


Exit Ghezal, Labit et Giroud. Place à Sempéré, Arlettaz et Jeanjean. C’est sous un vent glacial d’une soirée d’entraînement des U18 d’un club amateur que le trio a fait ses premiers pas en public. Au Pic Saint Loup, club qui a formé les Picamoles, Ouedraogo ou Doumayrou, à quelques kilomètres de Montpellier, avec une cinquantaine de jeunes U18. C’était une promesse, faite à l’ancienne présidente du club, qui datait de trois ans. Morceaux Choisis avec le sélectionneur Fabien Galthié.

 

Le changement
"C’est l’occasion de présenter les nouveaux du staff. C’est un turnover maîtrisé. Des membres du staff ont décidé de changer de projet, c’est l’occasion de leur rendre hommage. A Karim Ghezal, Laurent Labit et Thibaud Giroud. Ils ont été chassés. Mais je suis très heureux que les clubs s’intéressent aux coachs de l’équipe de France. Ça montre le travail que nous avons fait et ça nous rapproche des clubs. Et le championnat de France est très éprouvant, il oblige les coachs à se dépasser."


Les nouveaux venus
"Un challenge pour moi de trouver de nouvelles compétences. Je les ai suivis. J’ai eu et j’ai pris le temps de chercher. Et ceux qui ont été choisis me semblaient être les meilleurs. Dans leur domaine, chacun dans leur style, avec des vécus différents. J’ai senti une grande force quand je les ai rencontrés. En fait il y avait zéro question. J’ai senti l’évidence. Et pour Nicolas (Jeanjean), je l’ai vu évoluer. Ça montre aussi qu’il y a de la promotion interne."

Se relever de l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde
"Depuis un mois on a vécu une épreuve. On n’a pas atteint notre objectif. Et on traverse une immense peine, une blessure. J’ai suivi les joueurs et j’ai échangé avec eux. Il y a beaucoup de grandeur et de courage dans leur posture. On sent bien que ce n’est pas passé. Et il faut du temps. Pour eux et pour nous. Mais le temps va nous permettre de cicatriser tout ça. Accepter, dépasser et se transcender. A quel moment le rebond ? Ça va arriver. Il ne faut pas faire semblant. Il n’y a aucune raison qu’on ne soit pas plus fort. Après la colère vient la construction et l’ambition."

 

Les semaines à venir
"Tout le mois de décembre et début janvier on aura des séminaires. Pour le moment on en a peu parlé. Mais la vision est essentielle. Donner du sens et co-construire une vision. Le vocabulaire a du sens. Mais on veut avancer avec clarté. On a quatre ans d’expérience, du vécu fort. On a l’arrivée de ces trois hommes. La vision politique et sportive de cette gouvernance. Florian Grill et Jean-Marc Lhermet ont su nous accompagner avec beaucoup d’écoute et être au soutien. Je voudrais les remercier pour leur présence et leur soutien."

 

Le premier match du Tournoi des VI Nations face à l’Irlande

"En fait je voudrais parler du Tournoi des VI Nations. Le 2 février est là mais je parlerai du Tournoi dans son ensemble. Il y a ce match qui est là, mais l’équipe de France va avoir besoin de ce Tournoi pour repartir. Et retrouver notre public pour partager avec nos supporters."


Le futur capitaine
"Charles Ollivon l’avait été. Anthony Jelonch aussi. Il y a Alldritt, Marchand et Fickou qui sont leaders. On prendra le temps avec le coach. Ce sera dans la co-construction."

 

L’absence de Dupont et Ntamack
"Une pensée pour Romain qui est en train de récupérer et Antoine qui est dans une continuité de projet, même si ce sera celui de l’équipe de France à 7. Ce sont deux hauts potentiels, qui nous ont accompagnés depuis quatre ans, à nous de faire monter des compétences. On pense à Jalibert, Lucu ou Couilloud. On travaillera sur la partie sélection à partir de mi-décembre mais ça va ouvrir le vestiaire. On suit aussi les champions du monde U20. C’est marrant car lorsque nous nous sommes entraînés avec le staff à Sabres, dans les Landes, Ugo Reus était avec Baptiste Jauneau à l’époque et c’est deux joueurs qu’on avait remarqués (en août 2020, ils avaient 16 ans, ndlr). Ils ont fait du chemin."

 

Les trentenaires de l’équipe repartiront-ils ?
"On veut garder le potentiel de cette équipe et faire murir les joueurs leaders. C’est jouable pour la majorité. Même si quatre ans c’est un long chemin".

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il y a une heure, Hugogo a dit :

Jeanjean et Arletaz dans les meilleurs donc....

Et Sempere ?

Posté(e)
il y a 51 minutes, Gabi a dit :

Et Sempere ?

Encore Sempere a fait un gros taff au SF. Meilleur dans le secteur de la touche pourquoi pas. 

Posté(e) (modifié)
Il y a 8 heures, Beorb71 a dit :

Encore Sempere a fait un gros taff au SF. Meilleur dans le secteur de la touche pourquoi pas. 

Globalement, j'aime bien les 3 remplacements :

- le SF de Sempéré avait la meilleure touche du championnat (juste derrière celle de Mela à Brive)

- le jeu arrière de l'USAP d'Arlettaz était quand-même plus ambitieux que celui de tous les clubs de Labit (c'est pas compliqué ceci dit).

- Jeanjean, s'il est promu, c'est qu'il a dû faire du bon boulot.

 

Surtout, ces trois-là ont l'air d'avoir moins le melon que le trio qui s'en va (Ghezal, Labit et Giroud).

Peut être qu'eux ne se considèrent pas comme parfaits et infaillibles.

Modifié par Gabi
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"Tu ne sais rien, Jeanjean Neige !"

 

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  • Haha 3
Posté(e)

 

Il y a 4 heures, Gabi a dit :

Globalement, j'aime bien les 3 remplacements :

 

Surtout, ces trois-là ont l'air d'avoir moins le melon que le trio qui s'en va (Sempéré, Labit et Giroud).

 

 

Vous êtes certain de bien l'aimer Sempéré ?

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Posté(e)
il y a 13 minutes, Vil & Preux a dit :

Vous êtes certain de bien l'aimer Sempéré ?

Pourquoi, y a une raison de ne pas l'aimer ?

Posté(e)

https://www.quinzemondial.com/xv-de-france/-plus-ca-va--moins-ca-va---les-confessions-frappantes-d-antoine-dupont-sur-l-elimination-du-xv-de-france-en-quart-de-finale-de-coupe-du-monde-790978

"Plus ça va, moins ça va", les confessions frappantes d'Antoine Dupont sur l'élimination du XV de France en quart de finale de Coupe du Monde

Le capitaine du XV de France est revenu sur le choc de l'élimination sur le Mondial, partageant son ressenti avec une autre légende du sport français.

 

C'est arrivé le 15 octobre, et plus d'un mois après, la déception est toujours aussi forte. L'élimination du XV de France par l'Afrique du Sud en quart de finale de Coupe du Monde a été perçue comme un véritable coup de tonnerre, et par les joueurs en premier, évidemment. Et forcément, on a tous eu envie de savoir comment ils avaient perçu, vécu, cette élimination. 

 

 

 

Certains ont parlé de ce sujet et parmi eux, Antoine Dupont. Le capitaine des Bleus est même revenu dessus tout récemment, dans un entretien avec une autre légende du sport français, Thierry Henry, pour l'agence marketing Bros (qui gère notamment la carrière d'Antoine Dupont, ndlr). On se rappelle que Dupont avait critiqué à chaud, en conférence de presse juste après la rencontre, l'arbitrage de Ben O'Keeffe qu'il n'avait pas jugé au niveau de l'événement. Dans cet échange avec Thierry Henry, le demi de mêlée avoue ne pas avoir tardé à regarder ce quart de finale perdu, pour confirmer, ou non ses premières impressions, ses ressentis sur le match. 

 

"J’ai dormi quelques heures et je n’arriverais pas à dormir donc j’ai reregardé la match. C’est surtout les trucs d’arbitrage que je voulais revoir.

En 2019, on perd en quart de finale d’un point, pareil. Et ce match là, je ne l’ai jamais regardé. Mais celui-là (celui de 2023, ndlr), je ne sais pas, il fallait. Parce que tu as toujours cette impression sur le terrain qui n’est pas la même en reregardant. Donc c’était pour voir si ce sentiment d’injustice qu’on avait, il était réel ou non. Même si ça ne sert à rien au final, ou peut-être juste à accepter plus facilement les choses.

 

"Le regret sur le match on l'aura tout le temps"

 

Ce "sentiment d'injustice qu'on avait". Le ressenti du demi de mêlée sur ce quart est donc très clair. Antoine Dupont se livre aussi aussi sur le ressenti de l'élimination en elle-même. Et plus il en reparle, plus on voit à quel point, pour lui comme pour les autres, cette élimination a eu ce côté quelque peu choquant. Les espoirs étaient très haut, autour du XV de France. La chute n'en a été que plus sévère. 

 

J’ai l’occasion de la regagner, peut-être (la Coupe du Monde, ndlr). Mais le regret sur le match on l'aura tout le temps. Le fait de perdre d'un point, de se faire remonter...

Tu as un goût dans la bouche qui ne passe pas, et tu n’as pas envie de le revivre. Tu te dis «  je veux plus avoir ce sentiment un jour ». Plus tu y penses, plus tu te plonges dedans et plus ça fait mal. Parce que tu te rends compte de l'évènement, de là où tu étais, de à quel point tu es passé près. Tu te refais le film dans ta tête. Et plus ça va, moins ça va donc il te tarde de dormir et de te réveiller et espérer que ça soit un cauchemar. Mais malheureusement, c’est là qu’il faut l’accepter et passer à autre chose.

 

 

Posté(e)

Les gars sont détruits psychologiquement, et sans doute un peu physiquement, par cette absence de victoire à la Coupe du Monde.

 

Les autres défis leur semblent désormais vains et sans intérêt. Ils sont encore moins motivés par les joutes hebdomadaires hivernales du Top14.

 

C'est pour ça que Dupont souhaite aligner une médaille olympique à son palmarès. C'est extrêmement révélateur. Une champions Cup ou un Brennus, il les a déjà dans la collection.

 

UM va devoir néanmoins arriver à remobiliser son équipe et à mettre ses internationaux devant la réalité professionnelle et économique à laquelle ils se doivent de répondre : honorer leur contrat vis-à-vis de leur employeur, le ST. Ils ne sont plus défrayés par la FFR désormais.

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Posté(e)
il y a 25 minutes, Paulo a dit :

Les gars sont détruits psychologiquement, et sans doute un peu physiquement, par cette absence de victoire à la Coupe du Monde.

 

Les autres défis leur semblent désormais vains et sans intérêt. Ils sont encore moins motivés par les joutes hebdomadaires hivernales du Top14.

 

C'est pour ça que Dupont souhaite aligner une médaille olympique à son palmarès. C'est extrêmement révélateur. Une champions Cup ou un Brennus, il les a déjà dans la collection.

 

UM va devoir néanmoins arriver à remobiliser son équipe et à mettre ses internationaux devant la réalité professionnelle et économique à laquelle ils se doivent de répondre : honorer leur contrat vis-à-vis de leur employeur, le ST. Ils ne sont plus défrayés par la FFR désormais.

ouais enfin faudrait pas que la descentada psychologique ait bon dos trop longtemps. OK chaque joueur a un temps de digestion plus ou moins long, mais si je regarde de notre côté dimanche dernier :

Atonio moyen mais pas catastrophique

Danty a fait du Danty, plus ou moins avec efficacité

Bourgarit a sorti un f***ing match

alors oui, je veux voir UM dans ces moments-là...

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Posté(e)
3 minutes ago, delacaravelle said:

ouais enfin faudrait pas que la descentada psychologique ait bon dos trop longtemps. OK chaque joueur a un temps de digestion plus ou moins long, mais si je regarde de notre côté dimanche dernier :

Atonio moyen mais pas catastrophique

Danty a fait du Danty, plus ou moins avec efficacité

Bourgarit a sorti un f***ing match

alors oui, je veux voir UM dans ces moments-là...

Bon dos de quoi ? Les mecs n'y sont pas. C'est un fait : ils se répandent tous avec le même discours.

 

Tant mieux si les Rochelais ont été bons. Quant à Aldritt il est même pas sur le pré... et il a sans doute raison.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/xv-de-france/xv-de-france-alldritt-explique-pourquoi-il-etait-tres-important-de-couper-aussi-longtemps-avec-le-rugby_AV-202311200689.html

 

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le zèbre aux courges
Posté(e)
il y a une heure, Paulo a dit :

C'est pour ça que Dupont souhaite aligner une médaille olympique à son palmarès. C'est extrêmement révélateur. Une champions Cup ou un Brennus, il les a déjà dans la collection.

 

 

C'est pour ça que je trouve sa participation aux jo dangereuse. Même avec lui une médaille est pour l'instant très hypothétique. 

Et sans lui pour le Tournoi mais faisant quand même partie de l'équipe ça pourrait faire tournoi 2023 perdu, coupe du monde 2023 perdue, tournoi 2024 perdu et jo 2024 perdus. 4 échecs en 2 ans.

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Posté(e)
Il y a 2 heures, Gabi a dit :

Pourquoi, y a une raison de ne pas l'aimer ?

Relisez vous 

Posté(e)
il y a 16 minutes, Vil & Preux a dit :

Relisez vous 

Ah ok, je corrige la coquille si elle vous perturbe.

Posté(e) (modifié)
il y a 43 minutes, Gabi a dit :

Ah ok, je corrige la coquille si elle vous perturbe.

Non, laissez la, cela ne me perturbe pas plus que ça

 

Modifié par Vil & Preux
Posté(e)

Ça doit faire partie du truc, mais je ne trouve pas d'autre exemple où un groupe expose à ce point ses états d'âme après une déconvenue. 

 

Ça me met ( un peu ) mal à l'aise.

Posté(e)

Ce qu'on peut pas lui reprocher non plus, c'est d'être modeste !

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Posté(e)
à l’instant, Beau-jeu-laid a dit :

Ce qu'on peut pas lui reprocher non plus, c'est d'être modeste !


la vrai question est: est ce que le terme essayer vient de lui ou à t il été ajouté in extremis par un des conseillers de la com EDF?

Posté(e)
Il y a 9 heures, sauce a dit :

 

il y a 40 minutes, Ju69 a dit :


c est si gentiment demandé voici plus bas mais je crois pas que ça va faire remonter sa cote de popularité 😅

 

 

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Je le reposte juste pour la facilité de lecture

 

rugbyrama.fr
 

XV de France - "On ne peut pas nous reprocher d’essayer d’être intelligents" : Fabien Galthié accorde un long

Simon VALZER, envoyé spécial
17–21 minutes

En marge de la première conférence de presse de son deuxième mandat, le sélectionneur Fabien Galthié nous a accordé un long entretien. Il y assume entre autres la responsabilité de l’échec des Bleus en quart de finale, évoque le travail de remise en question entamé depuis un mois, son approche des fameuses «datas» et cite de nouveaux prétendants au maillot bleu.

Où en êtes-vous de votre analyse de l’échec à la Coupe du monde 2023 ?

Aujourd’hui, clairement, nous sommes et je suis déçu. Je ressens toutes les émotions négatives qui vont avec la défaite. Je le dis avec franchise et honnêteté : nous avons échoué dans notre conquête du Graal, après avoir gagné 80 % de nos matchs, après nous être préparés à mon sens de la meilleure des manières, nous avons perdu en quarts de finale face à l’Afrique du Sud, d’un point. Les enseignements, nous sommes en train de travailler dessus, je travaille dessus. Le seul diagnostic que je peux vous donner, c’est que nous devons faire mieux et ce, de toutes nos forces. Il faut procéder par étapes. D’abord, quand il y a beaucoup d’émotions, il faut retrouver la lucidité pour avoir une analyse juste. J’ai réuni pour la première fois une partie du staff émergent et à partir du mois de décembre, on va travailler avec le staff complet. On va continuer à "s’entraîner à entraîner" avec les moins de 20 ans, sur deux séquences. Nous aurons aussi deux séminaires qui vont nous permettre de co-construire avec Jean-Marc Lhermet et Florian Grill, la nouvelle direction sportive et politique ainsi que la nouvelle organisation autour du XV de France qui va nous permettre de continuer à être performants.

Avez-vous déjà identifié des axes de progression ?

L’élément le plus évident et le plus simple, c’est de continuer à vivre ce type de match. L’équipe a 27 ans et 33 sélections de moyenne. Dans quatre ans, elle peut avoir deux ans et demi de plus et 50 sélections de moyenne. C’est une expérience collective, individuelle et une maturité qui nous permettra de mieux gérer des moments déterminants. En même temps, il ne faut pas non plus se faire trop mal. Les faits suffisent. Nous avions, nous avons, et nous aurons tout ce qu’il faut pour continuer à performer. La défaite est là. D’un point. Un point, ce n’est rien. Mais un point, c’est tout. Quand on analyse le match, je leur dis qu’il ne faut plus se faire trop de mal.

Vous dites cela aux joueurs ?

Oui, et au staff…

Je suis responsable. C’est mon échec, je l’assume.

Vous vous le dites aussi ?

Moi, je suis responsable. C’est mon échec, je l’assume. On peut employer le mot avec courage, avec lucidité. Je dois chercher, je dois comprendre. C’est ce que je fais depuis un mois. Et une de mes conclusions, c’est celle-là: parfois, des choses qui doivent arriver n’arrivent pas. Il ne faut pas se faire trop de mal non plus parce qu’on ne maîtrise pas tout. La chose n’est pas arrivée. C’est notre destin, la réalité. Continuons à nous entraîner, sans concession. Poussons l’exigence sans limite.

À quelles autres conclusions êtes-vous arrivé ?

C’est surtout celle-là. Le reste, je l’ai rendu public en livrant une analyse pointue de notre match. Ce que je dis aux joueurs et au staff, c’est qu’il ne faut pas trop creuser, sinon on va creuser un trou dont rien de bon ne ressortira.

Est-ce que cet échec vous a conduit à repenser votre approche des datas ?

J’entends bien la discussion qu’il y a autour de l’analyse de la donnée. Mais on ne peut pas nous reprocher de ne pas préparer nos matchs et de ne pas être intelligents. Travailler avec l’analyse, c’est être intelligent. En rugby, il faut l’être, individuellement et collectivement. L’analyse nous permet de regarder le passé pour mieux anticiper le futur et prédire ce qu’il va se passer. Quand tu passes de 33 % à 80 % de victoires, c’est que tu as réussi à modifier quelque chose qui était ancré depuis 10 ans. Il ne faut pas remettre en question l’intelligence qui permet de jouer de la manière la plus juste possible. Et cela a été encore démontré sur ce match-là. évidemment, c’est une défaite mais il y a des faits de jeu et des décisions qui nous concernent, d’autres non maîtrisés et qui ne nous concernent pas.Ces faits nous ont impactés, je pense, sur la partie émotionnelle. Nous avions beaucoup travaillé ce secteur pour être forts, et rester en position de gagner les matchs jusqu’au bout. C’était le cas encore. Parfois, nous avons réussi à transcender et à gagner ces matchs. Parfois non. Sur nos neuf défaites, sept étaient à moins d’une marque au pied. Sur la méthode, nous allons continuer à nous améliorer. Nous avons déjà des pistes sur la façon de nous entraîner, de nous préparer… Être encore plus justes, plus efficaces. Mais j’entends ce débat sur les datas, qui est devenu presque caricatural. Encore une fois, on ne peut pas nous reprocher d’essayer d’être intelligents.

Quelles sont ces pistes sur la façon de vous entraîner ?

On va continuer à travailler comme on le fait, parce que cela nous a rendus performant, même sur le dernier match. Mais nous avons identifié des points d’amélioration sur la préparation du match car nous n’aurons que très peu de temps pour préparer le premier match. Nous avons tout de même quatre années de vécu, cela nous aide aussi. Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons, avec Nicolas Jeanjean et la performance, déjà identifié ces dix jours qui nous mèneront vers France-Irlande.

Ce vendredi, alors que vous simuliez l’entraînement du mercredi après-midi avant le prochain France-Irlande, vous avez expliqué à vos jeunes joueurs qu’après trois rucks, l’équipe d’Irlande concéderait forcément une pénalité… N’est-ce pas une utilisation abusive des datas ?

Ce n’est pas tout à fait ça. On sait que dans certaines zones, il y a de grandes chances pour qu’on soit en position favorable après trois rucks contre les Irlandais. Et dans des zones de marque. On ne peut pas empêcher l’équipe de France d’avoir un plan. On dirait que maintenant, il ne faut plus avoir de plan… Ceci dit, on peut toujours essayer !

À vous entendre, on redoute parfois que vous soyez aveuglé par ces données…

Je ne sais pas… Moi, j’écoute les joueurs de l’équipe de France de rugby qui travaillent depuis quatre ans avec moi et je n’ai pas l’impression qu’ils soient aveuglés, ou que ça les ait empêchés de gagner des matchs et devenir des grands joueurs. Ce sont des champions bien équilibrés, qui ont des vertus et ça, ce n’est pas de la data. Ils sont courageux, altruistes, ambitieux, travailleurs, ils mettent leur corps sur la ligne. Et dans le travail, il y a sa qualité, son analyse et les outils pour évaluer cette qualité. C’est intéressant, ce débat… J’entends. Mais le sens de l’histoire ne me paraît pas remettre en question l’utilisation des datas.

Certaines critiques, notamment celle de Richard Dourthe, avaient été assez lourdes par rapport à votre utilisation des datas. Entendez-vous ces critiques ?

Bien sûr que je les entends. Tout le monde peut s’exprimer et porter des jugements sur le XV de France, ses entraîneurs et son sélectionneur. Chacun est responsable de ses mots et de sa vision. Je suis très à l’aise avec la critique, qu’elle aille dans notre sens ou non.

Que lui répondez-vous ?

Je n’ai pas de réponse, chacun est libre de s’exprimer, j’entends et je respecte. En revanche, l’analyse fait partie de notre travail. Notre job est de faire entrer une équipe de France « intelligente » sur le terrain avec un plan, co-construit avec les joueurs, en plus de toutes les vertus que nécessite ce jeu.

D’autres sélectionneurs étrangers, comme Graham Henry ou Clive Woodward, ont connu l’échec sur leur premier mandat avant de décrocher un titre de champion du monde sur leur second. Leurs parcours vous inspirent-ils ?

C’est drôle que vous me parliez de ça, parce qu’il y en a deux d’entre eux qui m’ont écrit au lendemain du match. Deux qui ont connu cette expérience-là. J’ai cité une de leurs phrases : parfois, les choses qui doivent arriver n’arrivent pas. Et j’ai trouvé ça très juste. Et dans leur message, il y avait aussi ce conseil, ou ce partage d’expérience : le temps permettra de clarifier des choses qui semblent évidentes.

 

 

Qui sont-ils ?

Je ne préfère pas vous le dire. Mais j’ai eu deux très beaux témoignages de références que vous avez évoquées. Ces hommes ont connu le succès et aussi la difficulté.

Qu’avez-vous ressenti à la lecture de ces messages ?

Le lendemain vous savez… On lit sans lire. Ces deux-là ont touché le Graal mais ils ne sont pas français. À chaud, je n’ai rien ressenti. Mais avec le temps, je suis revenu dessus. Le temps a fait son effet et j’ai compris ce qu’ils ont ressenti et ce qu’ils ont voulu partager.

J’ai pris le parti de protéger les joueurs, de ne sélectionner les meilleurs que huit matchs. Les autres nations les font jouer douze tests

Cela vous inspire ?

Ils sont passés par des territoires que nous empruntons depuis un mois. C’est intéressant d’écouter ce qu’ils ont à partager.

Avez-vous le pressentiment que ce deuxième mandat sera plus difficile, du fait que le XV de France ira certainement se frotter à la Nouvelle-Zélande et à l’Afrique du Sud, chose qu’il n’a pas faite sur le premier mandat ?

On va prendre étape par étape. Comment va-t-on fonctionner ? Est-ce que je repars sur une équipe de France qui ne joue que huit matchs dits « prémiums », où l’on ne joue que novembre, février et mars sans jouer les tournées à l’extérieur, avec une équipe de France « développement » pour les tournées d’été ? Le calendrier va changer dans deux ans, comment allons-nous jouer ? Ce sont des discussions que nous allons avoir avec Jean-Marc (Lhermet), avec la Ligue… Moi, j’ai pris le parti de protéger les joueurs, de ne sélectionner les meilleurs que huit matchs. Les autres nations les font jouer douze tests, au minimum. Nos meilleurs jouent donc moins de grands matchs internationaux que les autres, un tiers de moins. Continuons-nous comme ça ? Les discussions vont être intéressantes. Mais quand on évolue dans le niveau international, il faut d’abord accepter de se jeter dans l’inconnu.

Quelle sera votre temporalité ? Partirez-vous sur une flèche du temps de quatre ans ou plutôt sur quatre flèches d’un an ?

Nous avons co-construit la métaphore de la flèche du temps parce que nos matchs étaient connus sur quatre ans, même si le Covid a cassé une partie du programme. Pour l’heure, il faut porter une vision à court terme et à long terme. J’aurais aimé amener l’équipe à une moyenne de 45 sélections au lieu de 33 mais nous avons fait d’autres choix par rapport à notre spécificité française. Maintenant, nous allons nous réunir tout au long du mois de décembre pour modéliser une vision qui ne sera que partielle, puisqu’une partie n’est pas encore très bien identifiée après la deuxième année avec le projet de nouvelle compétition internationale (la Nations Cup). On va donc travailler sur les deux premières années visibles. Il faut aussi prendre en compte la présence de Jean-Marc Lhermet et la nouvelle politique fédérale avec qui nous devons co-construire notre vision. On aura finalisé tout cela début janvier.

Comment avez-vous choisi Patrick Arlettaz ?

Patrick fait partie de ces entraîneurs qui sont attirés par l’attaque. Quand j’allais le voir à Perpignan, je lui disais souvent : "Patrick, tu ne me parles que de l’attaque… Et la défense ?" (rires) Il est obsédé par l’attaque. Maintenant, il va devoir faire bon ménage avec Shaun Edwards… Je l’ai prévenu que ce serait 50/50 ! Je sentais chez lui une grande appétence. Et ce que j’aime dans son parcours, c’est qu’il a ferraillé avec des équipes qui ne gagnaient pas les compétitions. Des équipes qui jouaient le maintien, qui descendaient, qui se relevaient, qui remontaient. Ça, ça forge une expérience, un caractère, un homme quoi.

Fabien Galthié, accompagné de Patrick Arlettaz et Nicolas Jeanjean. Fabien Galthié, accompagné de Patrick Arlettaz et Nicolas Jeanjean. Midi Olympique - Patrick Derewiany

Même question pour Laurent Sempéré ?

Avec Laurent j’étais dans l’observation. C’est facile : je voyais au Stade français un paquet d’avants dominant depuis qu’il l’avait pris en charge. J’ai regardé les performances du pack. Il était disponible après un changement d’organisation au Stade français et j’ai proposé à Laurent cette opportunité.

Quid de la montée en responsabilité de Nicolas Jeanjean ?

En quatre ans, tout le monde a grandi. Nicolas faisait partie de ceux qui pouvaient monter en compétences, en interne. En six ans, il s’est nourri de Thibault (Giroud), il l’a nourri et il y a eu un vrai transfert de compétences avec la personnalité qui est propre à Nicolas. Je peux aussi parler de Raphaël (Ibanez) qui est toujours le manager général de l’équipe de France mais dont le rôle va évoluer. Il faut le saluer et saluer son travail pendant quatre ans. Il fait partie du staff qui a eu 80 % de victoires. Le travail a été très bien fait, par Raphaël et par tout le staff. Dans son contrat, ses compétences sont élargies : le travail à World Rugby avec 17 commissions où la France doit être représentée. C’est un travail important. Le travail avec la Ligue, continuer à développer le lien et la relation avec les clubs, ainsi que la formation. Développer l’esprit Bleu, aussi ; l’importer vers les autres équipes de France. Il aura une mission marketing également. Pour résumer, il va avoir des fonctions plus transverses.

Venons-en aux joueurs : certains postes interrogent, car le réservoir paraît limité, comme le poste de pilier droit…

J’entends ce que vous dites. Quand j’ai pris le poste il y a quatre ans, on me disait qu’on n’avait pas de pilier droit, de deuxième ligne droit, de centre… Et quand on a commencé à gagner des matchs, on a trouvé le réservoir immense. Idem quand on a fait jouer l’équipe développement, qui réussissait avec un nombre très faible de sélections… Il faut faire confiance à la méthode.

La méthode est toujours de suivre 70 à 80 joueurs en même temps ?

La méthode, c’est un travail acharné du staff qui suit chaque joueur sélectionnable au millimètre. Une relation privilégiée avec les joueurs… C’est ça la méthode.

Pouvez-vous nous confirmer que le pilier Uini Atonio sera avec vous ?

On n’a pas encore partagé sur la sélection, donc difficile d’échanger avec vous sur ça. Vous avez lu qu’il était intéressé pour repartir sur une période avec l’équipe de France. Nous, on va choisir les meilleurs piliers droits. Et parmi les meilleurs piliers droits, Uini Atonio est candidat.

Il y a quatre ans, vous aviez fait le choix d’écarter des trentenaires. Est-ce que c’est une réflexion que vous menez maintenant ? Des joueurs comme Cyril Baille, Charles Ollivon ou Jonathan Danty arrivent dans cet âge…

On redémarre tout juste, donc toutes les réflexions seront à mener avec le reste du staff. Quand on a démarré il y a quatre ans, l’équipe avait 24 ans de moyenne d’âge et 8 sélections en février 2020. Là, on va redémarrer avec une équipe qui, contre l’Afrique du Sud, avait 27 ans et 33 sélections. L’idée c’est de faire mûrir ce groupe, ces joueurs leaders, et voir si les joueurs que vous avez cités sont en capacité de pousser le curseur et d’aller à quatre ans de plus. Je pense que c’est jouable pour la majorité d’entre eux, même si c’est un long chemin, surtout dans le championnat de France et au niveau international. Moi, je veux les accompagner du mieux possible car ce sont des grands joueurs.

Gaël Fickou fera bientôt partie de ces trentenaires mais à la différence des autres, il a semblé marquer le pas durant le Coupe du monde. Quel regard portez-vous sur lui ?

J’entends votre remarque et je pense que Gaël entend aussi. On en a parlé et il m’a confié qu’il attendait plus de lui-même. C’est un champion vous savez, il est très lucide sur sa performance, sur sa vision et ses ambitions. La réponse, c’est lui qu’il l’a et qui va l’apporter. Tout ça, je le partage de manière intime avec les joueurs. Quand on se retrouvera le lundi à Marcoussis pour préparer France - Irlande, on va faire des débriefings sans concession entre nous, comme on l’a toujours fait. Cela restera entre nous mais il n’y a pas de limite à l’exigence. On est très à l’aise là-dessus. On entend la critique, on l’accepte. Gaël l’accepte aussi. On assume. Le challenge qu’a Gaël est intéressant mais nous l’avons tous, pour diverses raisons.

Donnez-nous le temps, donnez-leur le temps de digérer

Maintenant que la participation d’Antoine Dupont aux Jeux Olympiques est actée, quelle est la hiérarchie au poste de demi de mêlée ?

Je ne peux pas répondre à cette question puisque le comité de sélection ne s’est pas encore réuni. Le ranking n’a pas été fait. À la mêlée, nous aurons les joueurs de Coupe du monde (Maxime Lucu et Baptiste Couilloud, NDLR), ainsi que Baptiste Serin qui a vécu la préparation, et Nolann Le Garrec qui est venu plusieurs fois avec nous. On rajoutera peut-être d’autres potentiels.

A l’ouverture, qui trouverons-nous derrière Matthieu Jalibert ?

Antoine Hastoy est toujours avec nous. Mais moi, j’ai envie de dire que nous avons déjà ces joueurs qui ont fait la Coupe du monde. Il faut accepter de les voir un peu moins brillants, performants… On ne peut pas leur demander, après ce qu’ils ont vécu pendant quatre ans de rentrer sur un terrain et de retrouver… Vous savez, la performance ou la sous-performance ne tient à rien. C’est comme un point : ce n’est rien mais c’est tout. Ils en sont là. Donnez-nous le temps, donnez-leur le temps de digérer. De toutes nos forces, on va s’engager à guérir, à accepter, à dépasser et à transcender cet évènement.

  • Merci 5
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Ca me fait penser aux " excuses " de Babillot " qui n'en sont pas :

 

 

Moi, je suis responsable. C’est mon échec, je l’assume.

 

On peut employer le mot avec courage, avec lucidité. 

 

Il ne faut pas se faire trop de mal non plus parce qu’on ne maîtrise pas tout

 

des choses qui doivent arriver n’arrivent pas.

 

en livrant une analyse pointue de notre match.

 

Et carrement tout un chapitre d'onanisme :

 

 

J’entends bien la discussion qu’il y a autour de l’analyse de la donnée. Mais on ne peut pas nous reprocher de ne pas préparer nos matchs et de ne pas être intelligents. Travailler avec l’analyse, c’est être intelligent. En rugby, il faut l’être, individuellement et collectivement. L’analyse nous permet de regarder le passé pour mieux anticiper le futur et prédire ce qu’il va se passer. Quand tu passes de 33 % à 80 % de victoires, c’est que tu as réussi à modifier quelque chose qui était ancré depuis 10 ans. Il ne faut pas remettre en question l’intelligence qui permet de jouer de la manière la plus juste possible. Et cela a été encore démontré sur ce match-là. évidemment, c’est une défaite mais il y a des faits de jeu et des décisions qui nous concernent, d’autres non maîtrisés et qui ne nous concernent pas.Ces faits nous ont impactés, je pense, sur la partie émotionnelle. Nous avions beaucoup travaillé ce secteur pour être forts, et rester en position de gagner les matchs jusqu’au bout. C’était le cas encore. Parfois, nous avons réussi à transcender et à gagner ces matchs. Parfois non. Sur nos neuf défaites, sept étaient à moins d’une marque au pied. Sur la méthode, nous allons continuer à nous améliorer. Nous avons déjà des pistes sur la façon de nous entraîner, de nous préparer… Être encore plus justes, plus efficaces. Mais j’entends ce débat sur les datas, qui est devenu presque caricatural. Encore une fois, on ne peut pas nous reprocher d’essayer d’être intelligents.

Posté(e) (modifié)

Je ne sais pas si Galthié a pris conscience de certaines choses ou s'il a eu des conseils de communication mais je trouve cet interview beaucoup plus "sain" que les autres. Il explique qu'il est responsable de l'échec, qu'il y a des axes d'améliorations, des pistes à creuser, qu'il entend et respecte les critiques (notamment sur les datas).

Là, pour moi, y'a pas grand chose à dire sur ce qu'il dit.

 

 

Par contre, il est toujours aussi "pénible" à faire croire que l'augmentation du reservoir est due (je cite) à sa méthode et le travail acharné de son staff. Sans jamais un seul mot pour les U20 et/ou les clubs qui lui détectent et lui fournissent clé en main les joueurs que tout le monde connait (voire réclame) quand il les selectionne.

 

Je parie que les petits nouveaux qui vont découvrir le Tournoi cette année seront Gailleton, Bielle-Barrey, Meafou, Laclayat, le Garrec, Reus... Merci Fabien de nous les avoir fait découvrir et d'avoir élargi le reservoir du rugby francais grâce à ta méthode et le travail acharné de ton staff.

Le mec est sélectionneur de l'EdF donc ca serait bien de parler plus volontiers du boulot de toute la FFR au sens large quand on lui pose ce genre de questions...

Modifié par Gabi
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le zèbre aux courges
Posté(e)
il y a 5 minutes, Gabi a dit :

Je ne sais pas si Galthié a pris conscience de certaines choses ou s'il a eu des conseils de communication mais je trouve cet interview beaucoup plus "sain" que les autres. Il explique qu'il est responsable de l'échec, qu'il y a des axes d'améliorations, des choses à améliorer, qu'il entend et respecte les critiques (notamment sur les datas).

Là, pour moi, y'a pas grand chose à dire sur ce qu'il dit.

 

 

Par contre, il est toujours aussi "pénible" à faire croire que l'augmentation du reservoir est dû (je cite) à sa methode et le travail acharné de son staff. Sans jamais un seul mot pour les U20 et/ou les clubs qui lui détectent et lui fournissent clé en main les joueurs que tout le monde connait (voire réclame) quand il les selectionne.

 

Je parie que les petits nouveaux qui vont découvrir le Tournoi cette année seront Gailleton, Bielle-Barrey, Meafou, Laclayat, le Garrec, Reus... Merci Fabien de nous les avoir fait découvrir et d'avoir élargi le reservoir du rugby francais grâce à ta méthode et le travail acharné de ton staff.

Le mec est sélectionneur de l'EdF donc ca serait bien de parler plus volontiers du boulot de toute la FFR au sens large...

Tu peux peut être rajouter Ferté qui a l'avantage de couvrir 9, aile et arrière. A

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