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XV de France


Vil & Preux

XV de France   

74 membres ont voté

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Posté(e)
Il y a 2 heures, rimram31 a dit :

 

Après ça me parait compliqué de comparer les époques. Il y a vingt trente ans, les joueurs ne disputaient que quelques gros matchs dans une saison hors international. Aujourd'hui un international, il en joue certainement plus du double et tous les we sont de plus en plus intenses.

 

A ce rythme, il n'est pas envisageable d'enchainer les saisons sans vrai repos de plusieurs semaines, au contraire il faut tout baser sur la récupération (et arrêter de faire ch... les joueurs avec de nouvelles préparation, entrainements haute intensité ...).

 

Sinon il faut revoir profondément le calendrier, et en réalité le principe même du top 14 et de la poule unique ce que personne n'osera faire de peur de tuer la poule aux oeuf d'or.

C'est sûr que c'est plus tout à fait pareil. Cela dit, je pense que rien ne remplace une série de 3 matchs à l'extérieur en NZ ou en AfSud. C'est unique.

Tu peux faire autant de matchs couperets de Top 14 ou de Champions Cup que tu veux, c'est pas la même expérience. 

 

Priorité à la santé des joueurs bien évidemment et tant qu'il y aura pas de refonte du calendrier, ça sera compliqué.

Il n'en reste pas moins que le fait que l'Equipe de France soit amputée de ses meilleurs éléments pour 25% de ses matchs chaque année est une aberration. 

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Posté(e)
Il y a 11 heures, Gino31 a dit :

C'est sûr que c'est plus tout à fait pareil. Cela dit, je pense que rien ne remplace une série de 3 matchs à l'extérieur en NZ ou en AfSud. C'est unique.

Tu peux faire autant de matchs couperets de Top 14 ou de Champions Cup que tu veux, c'est pas la même expérience. 

 

Priorité à la santé des joueurs bien évidemment et tant qu'il y aura pas de refonte du calendrier, ça sera compliqué.

Il n'en reste pas moins que le fait que l'Equipe de France soit amputée de ses meilleurs éléments pour 25% de ses matchs chaque année est une aberration. 

L'EdF amputée de ses éléments pour 25% de ses matches, c'est une aberration et le Stade qui est amputée de ses éléments pour 50% de ses matches, c'est normal?

  • Upvote 2
tire-bouchon
Posté(e)
Le 17/03/2024 à 19:39, thorvic a dit :

A voir aussi comment revient Danty qui dans son style n'a pas actuellement d'équivalent,

Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent.

Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 !

Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a.

Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite,  tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié.

Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre.

Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne.

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Posté(e)
Il y a 2 heures, Ardbeg a dit :

L'EdF amputée de ses éléments pour 25% de ses matches, c'est une aberration et le Stade qui est amputée de ses éléments pour 50% de ses matches, c'est normal?

C'est aberrant pour les 2 oui, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit :) 

 

Après je pense que si tu demandes à tout vrai compétiteur (qui plus est déjà multi-titré en club) s'il préfère participer à 3 matchs face au Boks ou à la NZ chez eux juste 1 fois tout les 4 ans (mais par contre, différer sa prépa et rater 2-3 matchs en début de saison de Top 14) ou bien être privé de cette expérience rugbystique et humaine parce qu'il y a la réception du grand Oyonnax de Charlie Cassang le 5 Septembre, je pense que tout rugbyman de haut niveau ou aspirant au top va choisir la première option.  

 

 Les 3 matchs qu'on va jouer cet été face à l'Argentine et l'Uruguay, je vais les regarder avec plaisir parce que j'aime le rugby et parce que ça va être intéressant de voir les jeunes (les Jauneau, Gazzotti, Reus, Costes etc s'ils y sont). En revanche, ça me gène beaucoup qu'on appelle ça "Equipe de France" et que ça compte comme une sélection. On devrait différencier ça, et les appeler "France Espoirs" ou "France développement".

L'Equipe de France, c'est censé l'élite du rugby français, le top du top. Les 23 meilleurs français + les 8 à 10 joueurs qui sont dans l'antichambre. C'est pas une équipe "rugby manager" pour tester le moindre petit U20 à fort potentiel. 

  • Upvote 2
Posté(e)
il y a 45 minutes, tire-bouchon a dit :

Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent.

Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 !

Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a.

Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite,  tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié.

Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre.

Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne.

Pour Danty: 

C'est pas ma came, mais c'est intéressant de l'avoir dans un groupe, pour les possibilités qu'il offre.

 

En 12 en attaque il permet de prendre la ligne d'avantage, et de fixer le centre et un 3eme ligne, ou d'user le 10adverse.

 

En défense il peut te sécuriser un peu plus un 10 moins bon défenseur que r. nTk.

 

Par contre on est d'accord les deux ( fickou et Danty ) ensemble, c'est niet.

 

Pour Posolo, a voir mais moi je l'imagine bien quand il aura sa maturité physique, dans un profil polyvalent entre 5 et 8.

Une reconversion en pilier droit, ça me semble trop tard actuellement. Et je pense qu'à la pile il perdrait bcp de jus et deviendrait bcp plus quelconque dans le jeu courant.

Mais oui, il a une morphologie super intéressante pour ce poste.

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Posté(e)
Il y a 2 heures, thorvic a dit :

Pour Danty: 

C'est pas ma came, mais c'est intéressant de l'avoir dans un groupe, pour les possibilités qu'il offre.

 

En 12 en attaque il permet de prendre la ligne d'avantage, et de fixer le centre et un 3eme ligne, ou d'user le 10adverse.

 

En défense il peut te sécuriser un peu plus un 10 moins bon défenseur que r. nTk.

 

Par contre on est d'accord les deux ( fickou et Danty ) ensemble, c'est niet.

 

Pour Posolo, a voir mais moi je l'imagine bien quand il aura sa maturité physique, dans un profil polyvalent entre 5 et 8.

Une reconversion en pilier droit, ça me semble trop tard actuellement. Et je pense qu'à la pile il perdrait bcp de jus et deviendrait bcp plus quelconque dans le jeu courant.

Mais oui, il a une morphologie super intéressante pour ce poste.

Assez d'accord avec ce que tu dis. 

FG semble enfin se diriger vers un jeu ou l'on garde un peu plus le ballon (À voir cet automne si ça se confirme). Si c'est le cas, la paire Danty/Fickou c'est plus possible. Par contre je garderai vraiment en réserve Danty, suivant le 10 que l'on met, suivant les conditions climatiques ect... 

Si Danty n'est pas sur le terrain, pour moi c'est Moefana qui doit prendre sa place, c'est lui qui a le profil qui se rapproche plus de lui. 

Moefana 12, Deporteere 13, ça marche bien à l'UBB, ça peut marcher en edf. 

Pour Tuilagi, ça peut être une option pour remplacer Aldritt en 8. Quand au faîte de le mettre pilier droit, il n'aurait pas été trop tard, mais j'ai cru comprendre que c'était hors de question pour le joueur. Ensuite, si jamais il avait accepté, 2027 me paraît un peu cours pour qu'il soit un top mondial en 3. C'est un poste ou tu deviens vraiment bon minimum à partir de 25/27ans. 

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Posté(e)
il y a 31 minutes, Pantang17 a dit :

Assez d'accord avec ce que tu dis. 

FG semble enfin se diriger vers un jeu ou l'on garde un peu plus le ballon (À voir cet automne si ça se confirme). Si c'est le cas, la paire Danty/Fickou c'est plus possible. Par contre je garderai vraiment en réserve Danty, suivant le 10 que l'on met, suivant les conditions climatiques ect... 

Si Danty n'est pas sur le terrain, pour moi c'est Moefana qui doit prendre sa place, c'est lui qui a le profil qui se rapproche plus de lui. 

Moefana 12, Deporteere 13, ça marche bien à l'UBB, ça peut marcher en edf. 

Pour Tuilagi, ça peut être une option pour remplacer Aldritt en 8. Quand au faîte de le mettre pilier droit, il n'aurait pas été trop tard, mais j'ai cru comprendre que c'était hors de question pour le joueur. Ensuite, si jamais il avait accepté, 2027 me paraît un peu cours pour qu'il soit un top mondial en 3. C'est un poste ou tu deviens vraiment bon minimum à partir de 25/27ans. 

 

Oui s'il pleut Danty.

 

S'il pleut pas: la problématique est simple on a un pur 12 jeune selon moi Moefana. Potentiellement un style à la Bundee Aki (rappelons qu'il n'a que 23 ans)

4 13 de niveau inter ou pas loin dans l'ordre du à mon avis plus prêt au moins prêt: Barrassi, Depoortere, Gailleton, Costes.

 

C'est un peu déséquilibré dans la répartition. Mais même la tournée en AFS on aura surement pas une paire Moefana-Barassi car je vois pas à la fois le ST et l'UBB hors demie ou finale. Presque impossible.

Posté(e)

Barassi va avoir 26 ans bientôt (déjà !). S'il ne s'impose pas rapidement, disons dans les deux ans à venir (26-28, c'est le prime pour 3/4), il regardera la CDM à la télé. 

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Posté(e)
il y a 38 minutes, Neophyte a dit :

Barassi va avoir 26 ans bientôt (déjà !). S'il ne s'impose pas rapidement, disons dans les deux ans à venir (26-28, c'est le prime pour 3/4), il regardera la CDM à la télé. 

 

C'est plus s'il ne se blesse pas car c'est son soucis.

J'avais des réserves à son arrivée.

Là quand il est en forme y'a pas meilleur en France, c'est à Galthier de le lancer s'il est logique, c'est un monstre en défense, meilleur que Fickou même je sais pas si je l'ai déjà vu rater un placage. Et en attaque il est vraiment très impactant avec des courses imprévisibles, et solide au contact.

 

Il y a de la conccurence en 13 mais y'a pas Photo avec Depoortere pour l'instant par exemple, ou Gailleton et Costes.

  • Upvote 5
Posté(e)
6 hours ago, papapoupa said:

 

C'est plus s'il ne se blesse pas car c'est son soucis.

J'avais des réserves à son arrivée.

Là quand il est en forme y'a pas meilleur en France, c'est à Galthier de le lancer s'il est logique, c'est un monstre en défense, meilleur que Fickou même je sais pas si je l'ai déjà vu rater un placage. Et en attaque il est vraiment très impactant avec des courses imprévisibles, et solide au contact.

 

Il y a de la conccurence en 13 mais y'a pas Photo avec Depoortere pour l'instant par exemple, ou Gailleton et Costes.

 

Oui mais Galthié.

Posté(e)

https://www.rugbyrama.fr/2024/03/20/6-nations-2024-fabien-galthie-entre-le-mondial-et-le-debut-du-tournoi-les-joueurs-avaient-pris-de-la-masse-grasse-11838410.php

 

Lunaire encore une fois ....mais heuresement qu il est la ...

il a eleve le curseur de la performance de l'équipe, ( 5 metres pour l equipe par minute, un truc a la con comme ca)

il a permis aux joueurs de faire le deuil de la coupe du monde 

on a perdu mais c'est quand meme la faute a l arbitrage ( ok y a un peu de nous)

il a retrouve des joueurs gras au T6N et donc hors de forme ( mechant preparateurs physique de club)

 

de toute maniere il a l immunite grace au contrat signe pendant laporte

 

Pourtant ce T6N c est normalement 

defaite contre l irlande 

defaite contre l ecosse

defaite contre l italie 

 

et c'est : 

victoire  a partir de la 60 ieme seulement contre la cuillere de bois 

victoire a la derniere minute contre l angleterre a domicile

 

 

 

  • Upvote 5
Posté(e)

Pour résumer la pensée, les joueurs ont bouffé car ils n'ont pas pu s'en remettre de cette défaite face au Sud Af...

C'est une forme d'aveu qu'ils n'ont pas pris la mesure du "traumatisme" (toute proportion gardée).

Posté(e)

On en mange à toutes les sauces de ce quart , on a dépassé le statut du boulet , va falloir envisager de tourner la page . Et pour les inconsolables, pensez-vous que les instances du World machin nous auraient laissé un triomphe autrement qu’en rêve ? 
Allez Jacques… au suivant …. :P

  • Upvote 1
Posté(e) (modifié)
Il y a 2 heures, No troll a dit :

https://www.rugbyrama.fr/2024/03/20/6-nations-2024-fabien-galthie-entre-le-mondial-et-le-debut-du-tournoi-les-joueurs-avaient-pris-de-la-masse-grasse-11838410.php

 

Lunaire encore une fois ....mais heuresement qu il est la ...

il a eleve le curseur de la performance de l'équipe, ( 5 metres pour l equipe par minute, un truc a la con comme ca)

il a permis aux joueurs de faire le deuil de la coupe du monde 

on a perdu mais c'est quand meme la faute a l arbitrage ( ok y a un peu de nous)

il a retrouve des joueurs gras au T6N et donc hors de forme ( mechant preparateurs physique de club)

 

de toute maniere il a l immunite grace au contrat signe pendant laporte

 

Pourtant ce T6N c est normalement 

defaite contre l irlande 

defaite contre l ecosse

defaite contre l italie 

 

et c'est : 

victoire  a partir de la 60 ieme seulement contre la cuillere de bois 

victoire a la derniere minute contre l angleterre a domicile

 

 

 

FG nous confirme qu'on s'est traîné contre l'Irlande et qu'on était mieux en fin de tournoi. Moi j'aimerai bien savoir quelle a été la préparation avant le tournoi. Ces mêmes joueurs ne se traînaient pas en ccup, st, bordeaux ... quelques semaines avant et se serait tout a coup engraissés ?

Modifié par rimram31
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Posté(e)

Belle analyse sur l'Equipe ...

 

Et celui du Milieu c'est étonnant mais ce n'est pas Patrick Bosso

 

 

Posté(e)

Galthié nous confirme surtout qu'il veut emmener les trentenaires jusqu'a la CdM 2027...
Danty, Fickou, Lucu,... Atonio ? :lol:

Posté(e) (modifié)

Le mec il t'explique que le quart c'est l'arbitre, que le tournoi ce sont les joueurs et les clubs qui les ont mal préparé, que le staff était à pleine puissance, etc. 

 

En fait, pourquoi j'attends toujours qu'il ait un début d'intelligence sur le diagnostic ? faut juste admettre qu'il est incapable de ne pas se trouver bon et qu'on va l'entendre raconter des conneries pendant encore 4 ans. Putain 4 ans....:crying:

 

Et puis le summum : tu revois les mecs trois mois après une défaite qui les a détruit, et c'est quoi ton premier acte ? tu leur repasses le match. Non mais franchement, t'as quand même pas besoin d'avoir fait 5 ans de psycho pour te dire que tu peux pas faire pire. 

Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus : « Les joueurs n'avaient pas digéré » la Coupe du monde

Le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié est revenu ce mercredi sur le Tournoi des Six Nations, terminé à la deuxième place après des premiers matches compliqués. Il a notamment évoqué la gestion de l'après Coupe du monde et s'est projeté sur la prochaine, en 2027 en Australie.

 
 

La non-digestion de la Coupe du monde

« Avant le Tournoi, nous avions vécu notre dernier match le 15 octobre, ce quart de finale perdu d'un point face à l'Afrique du Sud (28-29). On a attendu plus de trois mois avant de se revoir mais dans notre fonctionnement, on veut donner l'impression de se retrouver le lendemain de l'Afrique du Sud. L'histoire doit s'écrire en continu alors qu'on ne s'est pas vu pendant trois mois. Pendant ces trois mois, nous avons travaillé sur le passé, le présent, le futur, mais dans le premier cercle, le staff. On a pris du temps pour accepter, dépasser et s'engager sur une nouvelle histoire. Nous (le staff) sommes arrivés sur cette compétition, en ayant retrouvé notre pleine puissance, nous avions basculé sur ce Tournoi.

 
 

Quand nous avons accueilli les joueurs, nous avions prévu deux jours prévus pour voir où ils en étaient. On a projeté les images (du quart de finale) pour travailler sur le rugby, le rationnel. Thomas Ramos me l'a dit six semaines plus tard : ''En voyant les images, ça nous a fait mal.'' Les joueurs n'avaient pas digéré pour basculer avec pleine puissance comme nous, le staff, on avait pu le faire.

Autre chose : quand on a fait les tests de masses corporelles, nous (le staff) et les joueurs étions choqués. Les joueurs avaient pris de la masse grasse et perdu de la masse maigre, alors qu'ils ont joué quasiment tout le temps en club. Dans l'équilibre régénération-repréparation-jeu, il leur avait manqué toute une partie nécessaire pour se recentrer sur eux-mêmes, avant de se recentrer sur des échéances différentes. Donc on s'est rendu compte que le travail qu'on avait fait dans le staff avait été fait avec parcimonie avec les joueurs. »

La confiance dans le groupe qui travaille ensemble depuis quatre ans

« On a déjà dû faire face à des forfaits. Flament, Meafou, Jelonch, Dupont, Ntamack, Gros, Falatea et Romain Taofifenua veille de match face à l'Irlande en ouverture (défaite 17-38). Et Paul Willemse qui sort au bout de vingt minutes(expulsé face à l'Irlande). On avait des éléments factuels à affronter. Pour revenir sur notre première composition, comment expliquer à des joueurs qui ont perdu ce match exceptionnel face à l'Afrique du Sud, qu'on perd pour des raisons qui sont à la fois rugbystiques mais aussi arbitrables - j'en ai reparlé avec Ben O'Keefe (l'arbitre du match) - qu'ils ont perdu leur place et qu'ils ne peuvent pas reporter le maillot ? Alors qu'ils ont sorti un des plus grands matches depuis quatre ans ?

 
 

Aucun joueur, non forfait, ne pouvait être sanctionné comme ça, même si on pouvait percevoir des signaux faibles et des organismes fatigués. Donc on a pris le parti de reconstruire la même équipe. Contre l'Irlande, on joue à 14 et au niveau international, le match, il est détruit. C'est l'expression de World Rugby, qui réfléchit à un carton rouge de 20 minutes. On a deux matches dans ce Tournoi qui ont été détruits, on l'a vécu. »

Une bascule après le match nul contre l'Italie

« On vit une nuit tragique contre l'Irlande mais on fait corps pour aller arracher la victoire en Écosse (16-20). Notre équipe n'est pas au maximum à ce moment-là, on le sait, mais c'est souvent comme ça dans nos Tournoi depuis quatre ans, où on monte en puissance sur la fin. On a une semaine de récupération après l'Écosse, avec un programme à suivre pour les joueurs chez eux. On revient pour préparer l'Italie et tout le monde pense qu'on a fait le plus dur, moi le premier. Mais un indice m'alerte : les données ne sont pas assez hautes sur les entraînements à la maison du mercredi et vendredi. Je n'en parle pas, on prépare l'Italie avec même équipe.

Vous avez vu le match comme moi. Jamais on n'a tenu le ballon si proche de la ligne d'essai, mais on marque que dix points (en première période) et sur leur première action dans notre camp, on prend ce jaune. Dans le vestiaire, quand je dis que ça passe rouge (sur décision du bunker), je sens qu'on perd de l'énergie.

Après l'Italie, on décide de mélanger les cartes, d'aller chercher de l'énergie et on peut encore gagner le Tournoi. On ne peut pas le dire, car il faudrait encore un concours de circonstances mais c'est encore possible, on se le dit entre nous. On mélange les cartes, on apporte de l'énergie. Et on a ce supplément d'énergie qui nous permet de bien finir le Tournoi. »

Encore un titre qui s'échappe...

« Nous sommes ambitieux et exigeants, c'est vrai. On a pris le curseur il y a quatre ans, on l'a mis là-haut. Peut-être top haut, c'est ce que je me dis parfois. Sur les douze compétitions avant 2020, de 2012 à 2019, combien de fois l'équipe de France a gagné le Tournoi ? Allons même de 2008 à 2019... Combien de fois ? Une fois en 2010, Grand Chelem. Combien fois l'équipe de France finit seconde ? une fois, en 2011. Troisième ? Une fois, en 2017 (en réalité trois fois si on inclut 2008 et 2009).

Après 2017, l'équipe de France n'apparaissait plus sur les podiums. Nous, on fait une fois premier ex-aequo, sur le premier Tournoi (en 2020), on l'écrit comme ça entre nous, mais on est second en réalité. Ensuite, trois fois second (2021, 2023 et donc 2024) et une fois champion avec le Grand Chelem (2022). On en est à 20% de défaites, 77% de victoires et 3% de match nul. On a un titre mais, oui, on aimerait se payer plus et le partager avec notre public. On a envie de gagner des titres. J'ai mis la barre très haut, on ne peut plus la baisser, donc forcément on déçoit parfois. Mais reste très ambitieux et on se dit qu'à un moment, ça va tourner. On croit encore savoir comment améliorer les choses. On veut remplir la vitrine des trophées à Marcoussis, on se bat pour ça. »

La gestion des trentenaires jusqu'en 2027

« Ce serait dommage que l'âge soit un critère éliminatoire. Les joueurs qui ont 31, 32, 33 ans portent avec eux 50 sélections et une énorme expérience dans notre projet. Comment expliquer que ces joueurs doivent sortir car ils pourraient être épuisés en 2027 ? Notre ambition, c'est d'amener quasiment la totalité de cet effectif en capacité de jouer la Coupe du monde (2027). Ça ne nous appartient pas totalement, il y a un travail de fond avec les joueurs, leurs clubs, pour gérer leur potentiel et faire en sorte qu'ils soient en capacité pour la Coupe du monde en Australie qui sera dans trois ans. Nous pensons, les joueurs pensent qu'ils sont en capacité de tenir le challenge.

Je pense que c'est possible. La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections. Pourquoi on serait la seule nation qui ne pourrait pas le faire ? Ils portent en eux un tel vécu, une telle expérience qu'il serait dommage de les perdre. Notre but, c'est un chemin, une organisation, un travail commun pour qu'ils soient en capacité d'être à la Coupe du monde. Ces trentenaires qu'on montre du doigt, on les encense dans les autres nations.

 
Uini Atonio, lors de Galles-France (24-45). (A. Mounic/L'Équipe)

La durée de vie au niveau international n'est pas celle du club. Dans notre chemin, on va déjà partir en tournée d'été (en juillet) avec des jeunes joueurs, pour développer nos meilleurs potentiels et qui nous permettra tout cumulé de sortir le meilleur du rugby français pour 2027. Mais encore une fois, ce serait dommage de perdre des trentenaires comme Baille, Marchand Mauvaka, Atonio, Romain Taofifenua, Jelonch, Ollivon, Cros, Fickou, Danty... Ce sont des joueurs qui doivent être en capacité de matcher dans trois ans, mais attention, avec toute leur puissance. »

 

 

Modifié par djip
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Sur l'article du journal papier, FG dit : je crois toujours en Jalibert :( Il est aveugle ou comme tu dis plus haut, il a toujours raison ? Ou les 2 ?

Posté(e)
Il y a 7 heures, djip a dit :

La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections

30 et 31 ans mais combien de matchs de rugby au total ? 

Les plages de récupération sont bien plus nombreuses dans ces 2 pays, ça doit aider a tenir sur la durée.

Je n'ai pas la réponse à cette question mais un international français de 30 ans doit être bien plus fatigué qu'un international néo-zélandais ou sud-africain du même âge.

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Posté(e)
Il y a 7 heures, djip a dit :

Le mec il t'explique que le quart c'est l'arbitre, que le tournoi ce sont les joueurs et les clubs qui les ont mal préparé, que le staff était à pleine puissance, etc. 

Et tu oublies l'excuse des cartons rouges.

Putain, avec la nouvelle regle des 20 minutes de World Rugby, on faisait le grand Chelem ! :stuart:

 

Il y a 7 heures, djip a dit :

Et puis le summum : tu revois les mecs trois mois après une défaite qui les a détruit, et c'est quoi ton premier acte ? tu leur repasses le match.

L'autre truc qui me choque c'est qu'il reproche aux joueurs de ne pas être assez affûté, de ne pas avoir assez d'énergie, d'être fatiguée !

 

 

Mais Fabien, tu as été joueur ?! Ce ne sont pas des robots.

 

Ca fait 1 an et demi qu'ils n'ont pas eu de vacances.

Pendant des mois, tu les as essorés avec une préparation très (trop) intensive et très traumatisante (beaucoup de blessures).

Ton capitaine du tournoi avait même demandé à son club un break de 2 mois tellement il était rincé.

 

Là, 3 mois après la CdM, tu les reprends pour le Tournoi et tu leur reproches de ne pas être au top ?

Désolé mais je suis surpris que tu sois surpris. Tout le monde savaient qu'il fallait du sang neuf, les signaux étaient rouges vifs.

Tu dis que tu voulait absolument repartir avec eux, très bien mais ne leur reproche pas d'avoir pris un peu de graisse ou de manquer d'énergie. Assume ton choix.

 

 

Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er.

  • Upvote 7
Posté(e)
il y a 59 minutes, Raphaelle a dit :

Sur l'article du journal papier, FG dit : je crois toujours en Jalibert :( Il est aveugle ou comme tu dis plus haut, il a toujours raison ? Ou les 2 ?

Il ne va pas dire qu'il ne croit plus en lui. :shaun:

Posté(e)

Qlq part il y a sûrement du vrai.  Oui un poil de trop de gras avec tous ces réveillons mais grâce à la Sodexo et autre dérivés pendant qlqs jours , tous nos joueurs ont retrouvé leur forme.  Hum miam-miam.  

Posté(e) (modifié)
Il y a 2 heures, Gabi a dit :

Et tu oublies l'excuse des cartons rouges.

Putain, avec la nouvelle regle des 20 minutes de World Rugby, on faisait le grand Chelem ! :stuart:

 

L'autre truc qui me choque c'est qu'il reproche aux joueurs de ne pas être assez affûté, de ne pas avoir assez d'énergie, d'être fatiguée !

 

 

Mais Fabien, tu as été joueur ?! Ce ne sont pas des robots.

 

Ca fait 1 an et demi qu'ils n'ont pas eu de vacances.

Pendant des mois, tu les as essorés avec une préparation très (trop) intensive et très traumatisante (beaucoup de blessures).

Ton capitaine du tournoi avait même demandé à son club un break de 2 mois tellement il était rincé.

 

Là, 3 mois après la CdM, tu les reprends pour le Tournoi et tu leur reproches de ne pas être au top ?

Désolé mais je suis surpris que tu sois surpris. Tout le monde savaient qu'il fallait du sang neuf, les signaux étaient rouges vifs.

Tu dis que tu voulait absolument repartir avec eux, très bien mais ne leur reproche pas d'avoir pris un peu de graisse ou de manquer d'énergie. Assume ton choix.

 

 

Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er.

 

FG nous enfume.

 

Il faudra qu'on m'explique comment encore mi et fin Janvier les joueurs français dans leurs clubs respectifs ne sont ni gras ni fatigués avec un ST ou l'UBB entre autre qui mettent 40/50 pts a toute l'Europe (et +). Comment alors qu'on a vu le Leinster évoluer dans cette même coupe d'Europe et ne pas dominer outrageusement ses adversaires, comment 15 jours plus tard, nos joueurs se trainent et au contraire les Irlandais sont au top et nous surclassent physiquement d'une division.

 

Quand il fait ses comparaisons a deux balles sur les tournois gagnés par les précédentes EDF, il ne compare pas trop ce qui devrait l'être. Les clubs français dominent largement (et avec beaucoup de joueurs français :smile:) les coupes d'Europe et ces résultats ne se retrouvent pas lors du tournoi. Il devrait prendre exemple sur Laporte II, époque ou ST, SF et BO dominent l'Europe et dans le même temps l'EDF gagnent 3 tournoi sur 4 dont 2 GC.

 

D'ailleurs c'est marrant cette histoire du bilan Galthié en nombre de victoires en compétition vs les fameux 80% (de matchs amicaux ...). Le premier endroit ou on en a parlé, c'était ici sur ce forum :smile: Il faut croire qu'on nous lit.

 

Résolument sur les préparations physiques, il faut que l'EDF arrête de casser les joueurs et qu'ils bossent étroitement avec les clubs pour avoir des joueurs en forme. Les rassemblements EDF ne doivent servir que pour mettre en place le jeu !!! Arrêtons le massacre.

Modifié par rimram31
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il y a une heure, Gabi a dit :

Bon, sinon, Galthié repart sur son pourcentage de victoires... La comm' du 2e mandat est dans la continuité du 1er.

J'en ai un moi de pourcentage s'il veut : 14.2%.

 

La France n'a remporté que 14.2% - soit 1/7 - des compétitions dans lesquelles elle a été engagée depuis le 1er Janvier 2020 (1/5 au T6N, 0/1 Automn Nations Cup 2020, 0/1 Coupe du Monde 2023). 

Modifié par Gino31
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Intéressant ce changement de paradigme.

A sa prise de poste "officielle" (donc post coupe du monde 2019), il a viré tout les posts trentenaires (le plus vieux a participé au tournoi des VI nations en 2020 est Bernard Le Roux, 30 ans) pour avoir des joueurs autours de 28/32 ans avec un maximum de sélections.

Pour ce début de mandat, l'idée est de garder les trentenaires pour leur fournir un maximum de sélections en 2027. Au vue du côté énergivore du Top14, à voir si cette stratégie sera payante sur le long terme

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Il y a 9 heures, djip a dit :

FG : "Je pense que c'est possible. La Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, c'est 30 ans, 60 sélections de moyenne. L'Afrique du Sud, 31 ans, 66 sélections. Pourquoi on serait la seule nation qui ne pourrait pas le faire ? Ils portent en eux un tel vécu, une telle expérience qu'il serait dommage de les perdre. Notre but, c'est un chemin, une organisation, un travail commun pour qu'ils soient en capacité d'être à la Coupe du monde. Ces trentenaires qu'on montre du doigt, on les encense dans les autres nations."

 

 

C'est pathologique cette manie à tout ramener à des pourcentages et des moyennes....

Sur un raisonnement "macro", en parlant d'Equipe avec un grand E, je veux bien et je suis d'accord avec lui. Mais si tu prends au cas par cas, individuellement, ça devient vite problématique. Y a des mecs qui auront entre 34 et 37 ans en 2027 qui montrent déjà des limites aujourd'hui.

Les comparaisons avec les Boks et les Blacks sont plus que tirées par les cheveux aussi. Il compare des Whitelock ou des Dane Coles (des MONUMENTS du rugby qui ont gagné X titres, qui ont prouvé X fois que c'était des joueurs qui ont marqué l'histoire du rugby) à un mec comme Fickou qui a 0 titres en club en carrière, 1 T6N en 11 participations et 3 éliminations consécutives en 1/4 de finale de CDM en 2015/19/23. 

 

Le message envoyé est vraiment mauvais. En gros si t'as de "l'expérience", pas de soucis, t'as le droit de te foirer 3x plus que les autres.

C'est comme ça qu'un Fickou a le droit d'être inexistant en club depuis 4 ans et de foirer quasiment une quinzaine de sélections consécutives (entre l'automne 2022 et le T6N 2024) sans être remis en cause. Et dès qu'il refait un match correct, il repart comme une fusée dans la hiérarchie Galthié, intouchable...

Mais purée, on peut prendre n'importe quel joueur correct de Top 14, je vous jure que si on lui fait enchainer 15 matchs d'affilé en EDF sans le moindre questionnement ni la moindre exigence, avec un collectif qui tourne assez bien autour de lui, même lui il va finir par te sortir 2/3 bons matchs dans le lot. 

Modifié par Gino31
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il y a 1 minute, RIP a dit :

Intéressant ce changement de paradigme.

A sa prise de poste "officielle" (donc post coupe du monde 2019), il a viré tout les posts trentenaires (le plus vieux a participé au tournoi des VI nations en 2020 est Bernard Le Roux, 30 ans) pour avoir des joueurs autours de 28/32 ans avec un maximum de sélections.

Pour ce début de mandat, l'idée est de garder les trentenaires pour leur fournir un maximum de sélections en 2027. Au vue du côté énergivore du Top14, à voir si cette stratégie sera payante sur le long terme

C’est une prise de risque car les trentenaires dans 3 ans et demi on sait pas du tout comment ils seront physiquement.

Fickou qui se traîne déjà une caravane, dans 3 ans c’est un 36 tonnes qu’il va se traîner…

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Je vous mets l'article entier de l'Equipe mais je souligne ici une grosse contradiction :

 

 

On n'a pas retrouvé le Matthieu Jalibert de Bordeaux-Bègles...
On ne peut pas comparer le niveau de club et le niveau international.

 

Il n'y a pas d'autre explication ?
Ce n'est pas le même niveau. Et il ne jouait pas dans le même contexte. Matthieu n'était pas accompagné de la même façon. Avec Bordeaux, la dynamique était favorable. Nous, on était dans une dynamique "à l'équilibre", voire défavorable. Ce qui fait que tu ne joues pas pareil. Matthieu, comme les joueurs qui ont été "moins en réussite", avec des guillemets, ils ont pâti de ce contexte. J'ai toujours autant confiance en Matthieu et dans les joueurs que l'on peut montrer du doigt.

 

D'un côté, il dit que Jalibert est brillant en Top 14 mais que ce n'est pas le même niveau qu'en international, donc il reconnait qu'il n'a pas le niveau inter, et d'un autre côté il lui maintient sa confiance. 

 

Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus : « J'ai dit aux joueurs : "On ne peut plus reculer" »

Dans un entretien à L'Équipe, le sélectionneur des Bleus raconte les coulisses d'un Tournoi tourmenté. Et notamment une réunion la veille du match au pays de Galles, alors qu'une possible dernière place se profilait.

 

Alex Bardot et Maxime Raulinmis à jour le 21 mars 2024 à 17h37

 

Mercredi, Fabien Galthié, qui fêtait ses 55 ans, a reçu L'Équipe dans la résidence du quinze de France, à Marcoussis, pour un déjeuner-bilan du Tournoi des Six Nations qui vient de s'achever par une nouvelle deuxième place. Un tantinet fatigué par huit semaines de compétition « brûlantes », le sélectionneur des Bleus est revenu longuement sur les moments clés de ce Tournoi, dévoilant quelques moments de vérité partagés avec ses leaders comme Grégory Alldritt ou Thomas Ramos.

lire aussiFabien Galthié revient sur France-Afrique du Sud : « O'Keeffe m'a dit que c'était son pire match »

« Il y a eu deux tournois dans ce Tournoi, avec une rupture lors de la coupure entre le match nul face à l'Italie (13-13, le 25 février) et le déplacement au pays de Galles (24-45, le 10 mars)


On a notamment vu les images d'une réunion avec vos leaders...
C'était dès le dimanche matin du rassemblement. J'ouvre la réunion en leur disant : "Qu'est-ce qu'on fait de ces quatorze derniers jours ?" Je leur donne la composition d'équipe probable, que j'avais déjà donnée à Greg (Alldritt) quelques jours avant. Je ne veux pas qu'ils avancent dans l'inconnu. Mais je leur dis que rien n'est arrêté. Je leur dis aussi qu'on va modifier la méthode, sur la forme, et qu'on va faire des paires de joueurs pour mélanger les équipes lors des entraînements du mardi et du mercredi.

Vous leur avez demandé leur avis ?
Oui. Ils n'aiment pas trop, au départ. Ils demandent pourquoi. Je leur dis qu'on n'a pas d'autre solution. Qu'il n'y a pas assez d'énergie. Que je ne suis pas satisfait des entraînements, que ça ressemble à tout ce qu'on fait en match. Et que j'ai besoin d'énergie. Je ne dis pas que les joueurs n'en veulent plus, mais j'ai besoin d'énergie.

« J'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec (de la Coupe du monde) »

 

Cela passait par introduire un doute à l'entraînement sur la composition d'équipe...
L'émulation. Je leur ai dit : "Venez chercher le maillot, parce qu'il y en a qui sont en train de le porter moins bien." Et le premier entraînement collectif, il ressemble à un ball in play (entraînement à base de longues séquences minutées), alors que je ne les avais pas poussés à s'engager plus que ça. Et le ball in play du mercredi, il ressemble vraiment à un ball in play.

Alldritt a raconté que les joueurs aussi avaient pu vous dire des choses lors de cette réunion. Dans la vidéo publiée par la Fédération, on l'entend dire : "Il y a eu cette routine, on a fait pour faire."
(Il prend un cahier où il a consigné ses notes pendant le Tournoi.) "Routine", c'est moi qui ai employé ce mot. (Il lit ses notes en murmurant.) "Usure, routine, installés."

Les joueurs étaient-ils installés ?
Bah, c'était la question. C'est ce que je ressentais.

 

Et eux, que ressentaient-ils ?
Pendant cette réunion, Thomas Ramos m'a reparlé de la préparation du match face à l'Irlande (17-38, le 2 février). Il m'a avoué que les images de l'élimination en quarts de finale (de la Coupe du monde) face à l'Afrique du Sud (28-29, le 15 octobre) qu'on leur avait montrées à ce moment-là lui avaient fait mal. Il a employé le mot douleur. Thomas est un des joueurs les plus solides de l'équipe. Ce n'est pas le genre de mec qui tremble. C'est quand il a dit ça que j'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec. C'est là aussi que Greg (Alldritt) m'a demandé qu'il y ait plus de concentration, plus d'exigence de la part des coaches pendant les entraînements en clarté (sans contact, en marchant). De ne pas faire pour faire.

 

Peut-on parler de déclic ?
(Il coupe.) Je ne crois pas à un événement qui fait un déclic. Je crois à une méthodologie, à un travail cohérent pour être le plus juste possible. Ces réunions leaders, j'en fais quasiment tous les jours. (Il marque une pause.) Le moment le plus difficile pour moi, c'est la veille du match contre le pays de Galles, avant la remise des maillots. On vient de voir l'Italie battre l'Écosse (31-29) et l'Angleterre battre l'Irlande (23-22). À quoi tu penses quand tu vois des exploits comme ça, quand tu fais un Tournoi comme on le faisait ?

Juste avant la réunion, Greg (Alldritt) m'a dit : "On peut être derniers demain." Devant les joueurs, j'ai dit : "Je ne vais pas vous faire un dessin. On ne peut plus reculer. Il n'y a qu'une bonne solution. Je ne sais pas qui, mais je sais que dans ce groupe il y en a qui vont se lever." Le lendemain, au briefing d'avant-match, j'ai demandé à ce que Nolann (Le Garrec) et Thomas (Ramos) ne fassent pas un ruck, qu'ils soient debout toute la partie, qu'ils soient des chirurgiens, qu'ils gèrent tranquillement. C'est basique mais j'ai clarifié : "Donnez de la tranquillité à notre charnière, travaillez pour elle."

Ça n'avait pas été le cas jusque-là, donc...
Bah non.

 

Vous avez semblé vouloir cajoler vos joueurs durant ce Tournoi, dès la claque face à l'Irlande...
Oui. Je fête aujourd'hui (mercredi) mes 55 ans. Je suis dans la posture d'un papa. J'arrive à comprendre ce que ressent un joueur de 21 ans ou de 34 ans. Je peux me mettre à sa place, je l'ai vécu. Après la défaite face à l'Irlande, qui venait après le choc émotionnel face à l'Afrique du Sud, nous avons passé une nuit tragique. Elle nous a conduits jusqu'à la nuit magique du soir de l'Angleterre (33-31, samedi). Ça nous a tellement coûté ! Dans le vestiaire après l'Irlande, j'ai dit aux joueurs qu'on allait vivre cette douleur ensemble. Mais que j'avais une confiance totale en eux. Le lendemain, j'ai senti un staff très solide. La semaine de travail allait être déterminante. Mais j'étais convaincu qu'on pouvait passer le Tournoi dans cet état.

 

Celui de ne pas avoir encore digéré l'élimination en quarts de finale de la Coupe du monde. Presque un déni...
Avant un match, c'est impossible de dire : "Non, on n'est pas bien." Durant ce Tournoi, nous avons toujours cherché à être bien. Mais la vérité reste le terrain, et il nous a prouvé qu'on n'était pas prêts. Lors des deux premiers jours du rassemblement (mi-janvier), les joueurs ont subi tout un tas d'examens. Nous avons constaté qu'ils avaient perdu de la masse maigre et pris de la masse grasse par rapport à la Coupe du monde.

Physiquement, physiologiquement et mentalement, ils n'étaient pas dans un état optimal pour matcher au plus haut niveau. Sur les données du premier match face à l'Irlande, c'est également flagrant. Le pourcentage de marche était supérieur à 40 % alors que nous sommes descendus sous les 30 % en fin de Tournoi. De même, pour le déplacement en mètres par minute, nous avons gagné 10 mètres entre le début et la fin de la compétition. Nous avions conscience que certains joueurs n'avaient pas purgé la défaite, digéré la douleur, qu'ils n'étaient pas régénérés physiquement, pas préparés. Mais nous avons pensé que l'équipe qui avait joué un match exceptionnel face à l'Afrique du Sud méritait de jouer face à l'Irlande. Je n'étais pas capable de leur dire : "On vous enlève le maillot."

 

Et vous, personnellement, aviez-vous purgé l'élimination face à l'Afrique du Sud ?
Je n'ai pas envie de l'oublier. Je veux le garder comme une étape ou un moment clé. Il est d'une richesse incroyable. Il ne me fait pas mal.

Vous êtes-vous rapproché de votre groupe, humainement, durant ce Tournoi ?
Je n'ai pas changé. Ce lien humain, nous le construisons depuis cinq ans. Et tu ne peux pas appuyer dessus du jour au lendemain, juste en claquant des doigts (il allie le geste à la parole). La solidarité, si tu ne l'as pas prouvée avant, tu ne peux pas la déclencher comme ça. Pour le déplacement en Écosse (16-20, le 10 février), c'était le moment d'utiliser cette arme. Ce Tournoi est le premier durant lequel nous tremblons sur un plan sportif. Raison pour laquelle je mobilise la confiance et l'unité du groupe. Le staff a aussi énormément contribué à cette solidité malgré la tempête.

 

Fait nouveau durant ce Tournoi, les joueurs ont été soumis à la critique...
Certains ne comprennent pas toujours pourquoi. Mais je constate que ceux qui passent le cap, ce sont ceux qui acceptent la critique. Comme Gaël Fickou. Il est exceptionnel. Il n'avait plus d'énergie. Je lui disais : "Comment fais-tu pour être encore là ?" Je lui avais posé la question : "Veux-tu faire le Tournoi ? Es-tu lucide ?" Il m'a répondu oui. Il est exceptionnel (il le répète plusieurs fois). À l'inverse, ceux qui n'acceptent pas la critique sont en difficulté.

 

On n'a pas retrouvé le Matthieu Jalibert de Bordeaux-Bègles...
On ne peut pas comparer le niveau de club et le niveau international.

 

Il n'y a pas d'autre explication ?
Ce n'est pas le même niveau. Et il ne jouait pas dans le même contexte. Matthieu n'était pas accompagné de la même façon. Avec Bordeaux, la dynamique était favorable. Nous, on était dans une dynamique "à l'équilibre", voire défavorable. Ce qui fait que tu ne joues pas pareil. Matthieu, comme les joueurs qui ont été "moins en réussite", avec des guillemets, ils ont pâti de ce contexte. J'ai toujours autant confiance en Matthieu et dans les joueurs que l'on peut montrer du doigt.

 

Vous l'auriez maintenu sans sa blessure ?
La question ne s'est pas posée. Mais ce que je veux dire, c'est que je crois toujours en lui, en son potentiel.

 

Il y a eu neuf changements dans votre quinze de départ pour le pays de Galles. Vous aviez acquis la conviction que le moment était donc venu de changer...
On ne pouvait plus, à cause des blessures et à cause de ce qu'on voyait. Le terrain, c'est la vérité.

 

Ce sont les entrants qui ont changé la donne ou ce sont les "anciens" qui se sont réveillés ?
C'est un tout. (Il réfléchit.) Je ne crois pas au fait de jeter un joueur comme ça dans l'équipe, et qu'il change tout. Nolann (Le Garrec), il faut qu'il ait baigné dans le truc pour qu'il soit accepté. Ça faisait deux ans et demi qu'il était avec nous. Il était prêt, et les joueurs étaient prêts à jouer avec lui. Nicolas Depoortere travaillait déjà avec nous mais il n'avait pas la même préparation que Nolann. On a vu qu'il n'était pas assez préparé, ç'a été dur pour lui. Mais il nous a apporté sa fraîcheur. Meafou, bon... Même quand il débute, même s'il n'est venu qu'une fois, tu comprends que...Il va faire la maille... Il va faire plus que ça. Si le gars ne se blesse pas...

« On ne peut pas remplacer Antoine (Dupont). On savait qu'il ne serait pas là. Mais cette compétition a permis à des joueurs de grandir »

 

Est-ce plus facile avec une deuxième ligne Flament-Meafou ?
Oui ! Mais c'était notre deuxième ligne. Enlevez aux Irlandais une dizaine de titulaires... On verra ce que ça va donner.

 

Ce Tournoi a-t-il été un apprentissage de la vie sans Antoine Dupont ?
On ne peut pas remplacer Antoine. On savait qu'il ne serait pas là. Mais cette compétition a permis à des joueurs de grandir. »

 

En défense, « l'enjeu est de mieux choisir les rucks »

« Confusion. » À sept reprises, Fabien Galthié a utilisé ce mot pour décrire les contenus techniques des Bleus en début de Tournoi. « Comment on joue dans la zone action : confusion. Comment on gère les flux d'énergie : confusion. Comment on défend : confusion..., a-t-il énuméré. En fait, sur des choses qu'on pensait acquises, il fallait quasiment tout reprendre au début. » Pour Galthié, l'explication n'est pas à trouver dans une dissonance de discours au sein du staff, notamment entre lui et Patrick Arlettaz (entraîneur de l'attaque) - « On a beaucoup travaillé sur ça pendant le mois de décembre, on était bien alignés » -, mais dans l'état physique et mental des joueurs.

 

Après une fin de Tournoi plus axée sur la possession, le sélectionneur espère maintenant davantage d'efficacité.
« Nous cherchons à jouer haut, c'est bien. Mais quand nous sommes près de la ligne, il faut conclure. Comment ? On doit être plus précis. C'est l'axe de travail. » L'autre étant de résoudre les trous d'air d'une défense plus aussi souveraine depuis que l'arbitrage du jeu au sol a changé. « Avant, nous attaquions tous les rucks, maintenant on ne peut plus. Sur les quatre premiers matches du Tournoi, nous avons gagné 9 ballons au sol, mais nous avons été pénalisés neuf fois, en attaquant 45 % des rucks. L'enjeu est de mieux choisir les rucks sur lesquels on va. Parce que si on met trois joueurs au lieu de deux dans un ruck sans parvenir à gratter le ballon, on se retrouve moins nombreux dans la ligne défensive et donc pas en bonne position. C'est en partie ce qui explique nos problèmes. »

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Il y a 11 heures, rimram31 a dit :

FG nous enfume.

Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir !

S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise.

Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi !

le zèbre aux courges
Posté(e)
il y a 40 minutes, Gabi a dit :

Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir !

S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise.

Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi !

Dans ta liste en plus, il y en a qui se sont tapés presque les 80min sur pas mal de matchs de la coupe du monde (aldritt, olivon, jalibert, dandy et fickou sans doute)

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il y a une heure, Gabi a dit :

Je ne sais pas et c'est franchement probable que des Baille, Mauvaka, Marchand, Aldegheri, Aldritt, Ollivon, Jalibert, Fickou ou Danty ne soient pas au top de leur capacité athlétique mais il ne faut pas leur en vouloir !

S'ils manquent d'énergie, tu les laisses se refaire la cerise.

Mais tu ne peux pas décider de les sélectionner puis les engueuler en leur disant qu'ils ne sont pas au top et que c'est de leur faute si on ne gagne pas le Tournoi !

Je suis mille fois d'accord, mais il faut que FG m'explique comment ces mêmes joueurs sont plutôt bons deux semaines avant avec leurs clubs respectifs, en tout cas leurs clubs en tirent le meilleur, et qu'ensuite ces joueurs sont a la traine pour le tournoi, contre les Irish, mais aussi contre les Italiens, les Ecossais ...

 

J'ai la même pour le tournoi l'an dernier ou on se traine les deux premières journées, lents contre l'Italie, punis contre l'Irlande. J'ai des doutes aussi pour la CDM notamment avec le match contre l'Uruguay ou notre "équipe 2" se traine une caravane. Alors quand FG vient nous expliquer que si on est pas bon, c'est que les joueurs sont a la ramasse physiquement, je me dis qu'il se fout de notre gueule.

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Il y a 2 heures, Raphaelle a dit :

Pendant cette réunion, Thomas Ramos m'a reparlé de la préparation du match face à l'Irlande (17-38, le 2 février). Il m'a avoué que les images de l'élimination en quarts de finale (de la Coupe du monde) face à l'Afrique du Sud (28-29, le 15 octobre) qu'on leur avait montrées à ce moment-là lui avaient fait mal. Il a employé le mot douleur. Thomas est un des joueurs les plus solides de l'équipe. Ce n'est pas le genre de mec qui tremble. C'est quand il a dit ça que j'ai pris conscience que les joueurs n'avaient pas dépassé cet échec

Ton voisin te pique ta femme, tu es effondré.

Ton meilleur pote t'invite 5 mois mois après pour une soirée, tu te pointes et il a aussi invité ton voisin et ton ex...:yay

 

C'est magique la com' de FG:shaun:

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Le 19/03/2024 à 10:22, tire-bouchon a dit :

Heureusement qu'il n' y a pas d' équivalent.

Tu ne vas pas nous remettre une paire Danty/Fickou en 2027 !

Virez moi ces mecs et place aux jeunes. Et y en a.

Déja mettre Deporteere en 12 alors qu'il joue 13 à l' UBB, c' est limite,  tout ça pour ne pas faire de peine au porte-parole de Galthié.

Quant à Tuilagi, son avenir en EdF est au poste de pilier droit. ça il faut lui faire comprendre.

Meckler à tout de suite compris que c' était sa voie, lui qui jouait aussi 2ème ligne.

 

Ça peut être compliqué parfois de monter un second late en pilar . L'exemple assez lointain c'est Daniel Revaillé . En 4 , le 1 ne bougeait plus et lui en 1 ça ressemblait à la compagnie des cartes postales . Donc méfiance.  

Posté(e)
Il y a 15 heures, Raphaelle a dit :

Après une fin de Tournoi plus axée sur la possession, le sélectionneur espère maintenant davantage d'efficacité.
« Nous cherchons à jouer haut, c'est bien. Mais quand nous sommes près de la ligne, il faut conclure. Comment ? On doit être plus précis. C'est l'axe de travail. » L'autre étant de résoudre les trous d'air d'une défense plus aussi souveraine depuis que l'arbitrage du jeu au sol a changé. « Avant, nous attaquions tous les rucks, maintenant on ne peut plus. Sur les quatre premiers matches du Tournoi, nous avons gagné 9 ballons au sol, mais nous avons été pénalisés neuf fois, en attaquant 45 % des rucks. L'enjeu est de mieux choisir les rucks sur lesquels on va. Parce que si on met trois joueurs au lieu de deux dans un ruck sans parvenir à gratter le ballon, on se retrouve moins nombreux dans la ligne défensive et donc pas en bonne position. C'est en partie ce qui explique nos problèmes. »

Sur cette partie il nous enfume un peu aussi non ?

Je viens de revoir vite fait les essais de l'Angleterre, c'est soit en première main, soit juste après une fois qu'on s'est fait déchirer comme des cadets. Ou le dernier essai sans vraiment de surnombre avec l'erreur de BB.

Contre les gallois c'est pas de la première main, mais c'est juste qu'on se fait transpercer hyper facilement pour rien, sans sous nombre ni retard particulier sur l'attaque.

Il y a des choses à régler clairement, peut être des automatismes, plus d'implication, d'énergie ou de communication, mais ça me semble pas dramatique en défense à régler.

Mais qu'il arrête avec ses % de rucks attaqués et ses stats, que c'est pénible. Les joueurs attaquent les rucks quand ils sont là au bon endroit au bon moment, avec un placage qui a fait vite tomber et des soutiens un poil en retard, faut pas inventer la Lune non plus sur ce genre de stratégies.

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Citation

C'est basique mais j'ai clarifié : "Donnez de la tranquillité à notre charnière, travaillez pour elle."

À chaque fois que j'écoute Galthié, que ce soit dans un article ou pire dans les reportages de la FFR, je suis choqué par le manque de technicité apparente dans son discours ou ceux de ses co-entraineurs. La plupart du temps, ça vise à exalter les joueurs, soit par la fibre émotionnelle, soit en faisant vibrer "les couilles" en leur gueulant dessus (genre Shaun Edwards dans les vestiaires à la mi-temps).
Il y a assez peu, voire aucun élément technique, stratégique précis, qui permette de répondre convenablement aux failles des joueurs lorsque ceux-ci en ont une. Le "travaillez pour la charnière", qu'est-ce que ça veut dire comme attitude à changer pour le huit de devant ? Ils ont des consignes plus fines ?

Alors peut-être que la technique collective se fixe lors des entrainements, ou que les tactiques à employer contre telle ou telle équipe ne sont pas montrées pour éviter qu'elles ne s'ébruitent. Mais depuis un œil extérieur ça manque de précision, de sagacité. Certains joueurs comme Ramos ou Dupont me semblent être des instinctifs, des gars qui "sentent" les choses naturellement (ou parce qu'ils se sont développés comme ça dans leur rugby). Mais pour des joueurs moins expérimentés, ou des phases de jeu qui demandent peut-être plus de liant, de tempo, de précision, est-ce que ce discours est suffisant ?

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Franchement la comm' de FG c'est du grand n'importe quoi.. pas de fil conducteur, pas de remise en cause, c'est toujours la faute aux autres et il est toujours là à vouloir s'accrocher à son p&#%@* de ratio  de victoires.. aucun risque, les changements il les a effectués par obligation pas par challenge... 

 

RisitasOvale
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EDIT

 

En fait on s'en fou dsl

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Faut dire que les Sudafs n'ont pas de soucis à intégrer les nouveaux joueurs dans leur système de jeu, il est immuable et basique.

Gros combat devant, gros combat devant et gros combat devant et ils ont le réservoir de joueurs pour ça.

 

Les variantes viennent des petites touches apportées derrière par les joueurs du moment (Kolbe, Arendse) mais on voit bien que dès les matchs éliminatoire c'est Pollard qui est titulaire, ça veut tout dire.

Posté(e)
il y a 1 minute, blacksad a dit :

Faut dire que les Sudafs n'ont pas de soucis à intégrer les nouveaux joueurs dans leur système de jeu, il est immuable et basique.

Gros combat devant, gros combat devant et gros combat devant et ils ont le réservoir de joueurs pour ça.

 

Les variantes viennent des petites touches apportées derrière par les joueurs du moment (Kolbe, Arendse) mais on voit bien que dès les matchs éliminatoire c'est Pollard qui est titulaire, ça veut tout dire.

 

oui c'est sûr...

 

Mais franchement, à tête reposée, sans personne pour le juger, je suis persuadé qu'Erasmus se demande encore comment ils s'en sont sorti en 1/4, en 1/2, ou en finale...

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Il y a 3 heures, puppets a dit :

 

oui c'est sûr...

 

Mais franchement, à tête reposée, sans personne pour le juger, je suis persuadé qu'Erasmus se demande encore comment ils s'en sont sorti en 1/4, en 1/2, ou en finale...

Ce qui est encore plus sûr c'est qu'Erasmus a mangé tout cru les tactiques de Galtié et lui a démontré que stratégiquement c'était lui le maître et que l'autre n'est même pas un élève.

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il y a 43 minutes, Dede11 a dit :

Ce qui est encore plus sûr c'est qu'Erasmus a mangé tout cru les tactiques de Galtié et lui a démontré que stratégiquement c'était lui le maître et que l'autre n'est même pas un élève.

Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. 

Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. 

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il y a 12 minutes, Pantang17 a dit :

Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. 

Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. 

Exact

le zèbre aux courges
Posté(e)
Il y a 2 heures, Pantang17 a dit :

Et que son lobbying envers le corp arbitral est beaucoup plus performant surtout. 

Parceque même avec une stratégie de merde, ce match on doit jamais le perdre. 

Pas si sûr. Moi j'ai senti contre l'Irlande et contre la France des sud afs en maîtrise. Contre l'Irlande, avec un arbitrage plus juste ils gagnent le match. Et contre la France, ils ont repris le score à chaque fois sans paniquer.

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Il y a 15 heures, puppets a dit :

ça me rappelle une blague que j'avais apprise pendant mes études :

On demande à un Polytechnicien, un centralien, et un "ingénieur de base" de construire un pont, ce qu'ils font.

- le pont du polytechnicien s'effondre, et celui-ci démontre mathématiquement pourquoi il s'est effondré.

- le pont du centralien d'effondre aussi, et celui-ci démontre mathématiquement que c'est impossible qu'il se soit effondré.

- le pont de "l'ingénieur de base" tient, mais il est incapable de savoir pourquoi ni comment.

 

Et bien je repense régulièrement à cette blague en regardant du rugby récemment, avec les irishs dans le rôle du polytechnicien, les sudafs dans le rôle de "l'ingénieur de base", et l'EDF dans le rôle du centralien... :sorcerer:

Oui, je la connaissais, et j'étais à l'Ecole Centrale de Lyon :triste::biggrin:

Mais je n'ai pas FG :close:

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Il y a 14 heures, le zèbre aux courges a dit :

Pas si sûr. Moi j'ai senti contre l'Irlande et contre la France des sud afs en maîtrise. Contre l'Irlande, avec un arbitrage plus juste ils gagnent le match. Et contre la France, ils ont repris le score à chaque fois sans paniquer.

 

Je dirais plutôt "avec un buteur à 50%, ça suffisait".

Posté(e)
Le 23/03/2024 à 08:04, Raphaelle a dit :

Oui, je la connaissais, et j'étais à l'Ecole Centrale de Lyon :triste::biggrin:

Mais je n'ai pas FG :close:

C'est BL qui devrait connaitre Centrale.... :yes:

Posté(e) (modifié)

Ouest France. XV de France. « On voyait que l’équipe était en difficulté », confie Thibaud Flament

Revenu de blessure pendant le Tournoi des 6 Nations, le deuxième ligne Thibaud Flament admet que les Bleus ont eu besoin d’une période d’adaptation. Le joueur du Stade Toulousain revient sur son parcours et sur sa place en XV de France.

Arrivé en quasi inconnu dans le Top 14 à l’automne 2020, le deuxième ligne Thibaud Flament (26 ans, 26 sélections) est désormais aussi indispensable à Toulouse qu’en équipe de France, mais affirme dans un entretien accordé à l’AFP vouloir « garder les pieds sur terre ».

 

Malgré la défaite toulousaine (31-28), le match contre Bordeaux-Bègles dimanche, particulièrement intense, est-il tombé à point pour se replonger dans le bain en club après le Tournoi des six nations et à l’approche de la Champions Cup ?

On est vraiment passé à côté de la première mi-temps. Ils nous ont bien pris. Je croyais qu’on allait gagner à la fin, mais il en a manqué un peu. En termes de statistiques, d’engagement, de stade, d’ambiance, ça ressemblait vraiment à un match international. On a un peu en tête le huitième de finale de Champions Cup (contre le Racing 92 le 7 avril au stade Ernest-Wallon). Mais il faut déjà digérer ce match-là, qu’on travaille dessus, qu’on voit ce qu’on peut améliorer.

 

Comment avez-vous vécu votre blessure à un pied, qui vous a éloigné des terrains pendant près de trois mois et vous a privé des trois premiers matches du Tournoi des 6 Nations ?

J’étais frustré au début, parce que ça me tenait vraiment à cœur de jouer en club. Dans un second temps, ça m’a fait beaucoup de bien, parce que j’ai pu me ressourcer, me régénérer, m’aérer l’esprit, faire autre chose… Tout en gardant un pied dans le rugby, mais c’était vraiment ressourçant. Après, sur la fin, c’était long, j’avais vraiment envie de reprendre et c’était frustrant de devoir repousser les délais. C’est derrière maintenant.


Qu’avez-vous pensé du début de Tournoi de l’équipe de France ?

C’était dur à voir. On voyait que l’équipe était en difficulté. Ça arrive, c’est un nouveau cycle qui démarre. Il y avait besoin d’une petite période d’adaptation. Maintenant, il faut continuer sur la lancée qu’on a insufflée avec les deux derniers matches (victoires contre le pays de Galles puis contre l’Angleterre).

 

On vous a peu entendu après l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde l’automne dernier face à l’Afrique du Sud. Était-ce un moyen d’en faire plus facilement le « deuil » ?

Je voulais prendre du recul, penser à autre chose. La période avait été très intense, pendant un petit moment. Je sentais que j’avais besoin de couper, de sortir un peu la tête de l’eau. On a eu du mal à digérer cette défaite. Ça reste un échec et on va devoir vivre avec. Mais je pense que c’est derrière maintenant. Le Tournoi nous a mis la tête sur un autre projet, on passe à autre chose.

 

Auriez-vous imaginé être installé chez les Bleus aujourd’hui quand vous avez rejoint Toulouse en 2020 après un parcours atypique via l’Argentine et l’Angleterre ?

Ça aurait été difficile pour moi de le croire. Je sentais que c’était la voie que je voulais poursuivre, que c’était là où je devais aller, que ça allait marcher. Mais je n’aurais pas imaginé tout ça non plus […] J’essaie de progresser, de m’améliorer dans plein de registres. J’ai dû travailler sur certains secteurs et je dois encore le faire sur d’autres. C’est tout un travail qui commence à porter ses fruits. Il faut continuer.

 

Ce nouveau statut implique-t-il davantage d’attentes et de responsabilités ?

C’est beaucoup de plaisir. Je sens que j’évolue en tant que joueur, en tant que personne. C’est très enrichissant et c’est hyper agréable de sentir qu’on évolue. C’est comme les gens qui travaillent en entreprise : quand ils ont des challenges, qu’ils doivent se dépasser et que ça fonctionne, c’est toujours hyper satisfaisant. Je le vis très bien, j’essaie de garder les pieds sur terre et de continuer à travailler sur ce que je dois améliorer.

Modifié par Tolosenc
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