Gabi Posté(e) 23 janvier 2024 Posté(e) 23 janvier 2024 (modifié) Il y a 6 heures, Manpat a dit : Facile : l'EN est dirigée (Ministre, Directeur de cabinet, Degesco...) par des gens qui viennent du privé ou ont des intérêts dans le privé. D'où l'entretien d'un embrouillamini politico-médiatique sur la décadence du public, et ses 140 pages ici, (ses fonctionnaires, son administration, ses incohérences) sans jamais parler ou toujours en minimisant que l’École publique a pour mission d'accueillir tout le monde avec une gestion des moyens en décrépitude totalement inadaptée depuis au moins 25 ans (pas de recrutement, pas de remplaçant, locaux délabrés, des réformettes inutiles et improductives...). Autour de moi, je suis aussi parent d'élève, c'est pas de plus en plus de parents, ça dépend des bahuts privés, il y en a des "meilleurs que d'autres", le privé galère aussi pas mal, notamment pour trouver des remplaçants. C'est juste que c'est l'omerta et qu'on parle de Stan' comme figure de proue, et les parents veulent (dans la majorité des cas le meilleur pour leurs gamins). Mes enfants sont dans le public et je ne m'interdis pas de les mettre, par dogme, dans le privé si, d'aventure, c'était mieux. Comme pour la santé, si le chirurgien est meilleur à la clinique, on ne va pas hésiter. Bon, moi, jusqu'à présent, mes enfants avaient tout fait dans le public. Mais pour le collège, on a 2 collèges à 5 ou 10 minutes de la maison mais la carte scolaire ressemble à un plat de spaghetti et on est rattaché à un collège à 20-25 minutes. Déjà, ca m'a bien gavé. Les cours, c'était un énorme bordel, beaucoup d'indisciplines. Et elle était tout le temps dehors ("ya pas cours"). Bref, on a rappatrié l'ainée (suivi par sa soeur cette année) au collège privé à 3 minutes de la maison (elle peut rentrer à midi) et là, mes enfants sont épanouies, aucun cours ne zappe (des profs peuvent être absents mais c'est soit un collegue qui prend le relais, soit ils intervertissent ou improvisent un truc...). Le remplacement ponctuel d'un collegue absent a l'air beaucoup plus fréquent et "naturel" dans cet établissement. Les gamins turbulents sont vite calmés. Les activités sont sympas. Y'a une super ambiance et bienveillance entre les élèves. Bref, on est bien tombé. Je vais pas faire de généralité car je connais pas tous les établissements de France. Là, étant en 3e, pour le lycée, j'aimerai remettre dans le public. Mais sur affelnet (affectation du lycée), même si mon ainée a toujours eu d'excellentes notes et appréciations, étant issu d'un établissement privé, on m'a fait comprendre qu'elle allait se faire "dézinguer" dans l'algo (via le bonus IPS qui donne une priorité aux élèves du public). Et qu'elle aurait un lycée en bas de ta liste. Et rebelote pour Parcoursup. En mode sanction "tu as mis un orteil dans le privé et maintenant, tu y restes." Bref, on verra. Si on a un lycée pas mal et assez proche de la maison, elle retournera dans le public. Sinon, elle restera dans le privé. Tout ca pour dire que, me concernant, les 3 points pour avoir basculé dans le privé sont : * la carte scolaire / géographie * les cours manquants * l'indiscipline Modifié 23 janvier 2024 par Gabi 1
Manpat Posté(e) 23 janvier 2024 Auteur Posté(e) 23 janvier 2024 Tu as bien raison. Je ferais pareil. La pratique des Remplacements de Courte Durée (RCD) est en usage depuis longtemps dans le privé, elle existe aussi dans certains bahuts publics, encore plus avec le pacte mais la dérive principale que j'y vois, je l'ai déjà expliquée, c'est le remplacement bidon (genre cours d'anglais pour des hispanophones) qui tourne à la garderie. Chez nous, petit lycée polyvalent de 800 élèves(Général - pro - technologique depuis cette année), le remplacement n'est pas systématique en RCD ; fréquent en mécanique et carrosserie, en SVT et sciences physiques car en groupe de 10 à 15 élèves. Pas facile de gérer une classe que tu n'as jamais eue. Et franchement quand je vois le "guignol" qui me remplace sur qq heures, d'un point de vue pédago, ça vaut rien. Au point que je fais du télétravail avec mes 2 classes d'examen, alors que je suis en arrêt, tellement j'ai pitié (mots de parents et élèves sur pronote)... tu crois que je vais passer à l'échelon exceptionnel ? avoir les palmes académiques ? 1
Vigomar Posté(e) 23 janvier 2024 Posté(e) 23 janvier 2024 il y a une heure, Gabi a dit : Bon, moi, jusqu'à présent, mes enfants avaient tout fait dans le public. Mais pour le collège, on a 2 collèges à 5 ou 10 minutes de la maison mais la carte scolaire ressemble à un plat de spaghetti et on est rattaché à un collège à 20-25 minutes. Déjà, ca m'a bien gavé. Les cours, c'était un énorme bordel, beaucoup d'indisciplines. Et elle était tout le temps dehors ("ya pas cours"). Bref, on a rappatrié l'ainée (suivi par sa soeur cette année) au collège privé à 3 minutes de la maison (elle peut rentrer à midi) et là, mes enfants sont épanouies, aucun cours ne zappe (des profs peuvent être absents mais c'est soit un collegue qui prend le relais, soit ils intervertissent ou improvisent un truc...). Le remplacement ponctuel d'un collegue absent a l'air beaucoup plus fréquent et "naturel" dans cet établissement. Les gamins turbulents sont vite calmés. Les activités sont sympas. Y'a une super ambiance et bienveillance entre les élèves. Bref, on est bien tombé. Je vais pas faire de généralité car je connais pas tous les établissements de France. Là, étant en 3e, pour le lycée, j'aimerai remettre dans le public. Mais sur affelnet (affectation du lycée), même si mon ainée a toujours eu d'excellentes notes et appréciations, étant issu d'un établissement privé, on m'a fait comprendre qu'elle allait se faire "dézinguer" dans l'algo (via le bonus IPS qui donne une priorité aux élèves du public). Et qu'elle aurait un lycée en bas de ta liste. Et rebelote pour Parcoursup. En mode sanction "tu as mis un orteil dans le privé et maintenant, tu y restes." Bref, on verra. Si on a un lycée pas mal et assez proche de la maison, elle retournera dans le public. Sinon, elle restera dans le privé. Tout ca pour dire que, me concernant, les 3 points pour avoir basculé dans le privé sont : * la carte scolaire / géographie * les cours manquants * l'indiscipline La carte scolaire présente parfois des étrangetés assez formidables. Comme le fait que pour qu'une école soit rep ou rep+, il faut que le collège de secteur le soit (ce qui fait que certaines écoles ne le sont pas alors qu'elles remplissent tous les critères pour). Sur le fait que les élèves soient tout le temps dehors, pour le coup c'est un problème bien "urbain" je trouve. Car quand j'étais élève, ou surveillant (c'était dans le même collège), si tes parents ne t'autorisaient pas à sortir, tu restais en étude. Après il n'y avait rien à faire autour du collège, donc soit on venait te chercher, soit tu attendais 16h les premiers bus. Concernant l'indiscipline, il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu, le plus important étant que dans le privé, l'élève casse-couille, tu le vires et il ne revient pas. Et tu n'en récupèreras pas d'un autre bahut en cours d'année. Et ça ça joue sur les élèves, mais aussi sur les parents. Et sur la discipline "générale" d'un établissement, ce qu'il faut savoir aussi c'est que dans le public, quand tu étais assistant d'éducation (surveillant), tu ne pouvais pas faire plus de 6 ans (maximum pour un CDD). Ca a changé depuis l'année dernière seulement. Donc forcément, toutes les personnes que tu recrutes sont soit des étudiants, soit des personnes qui vont faire ça temporairement car elles savent que c'est limité. Donc quand tu dois renouveler régulièrement ton équipe, mine de rien ça doit jouer. Par exemple quand j'étais surveillant, il y avait un AED qui gérait tout l'informatique (notamment pronote), qui faisait donc un boulot d'informaticien, payé au SMIC, et qui avait les compétences, ben au bout de 6 ans il a dû partir. Une autre collègue elle est partie dans un établissement privé au bout de ses 6 ans car elle ne pouvait plus rester, mais le travail lui plaisait. Il y a quand même pas mal de contraintes que le public a et le privé n'a pas, ce qui explique en partie certaines différences. 1
Manpat Posté(e) 23 janvier 2024 Auteur Posté(e) 23 janvier 2024 il y a 42 minutes, Vigomar a dit : Sur le fait que les élèves soient tout le temps dehors, pour le coup c'est un problème bien "urbain" je trouve. Car quand j'étais élève, ou surveillant (c'était dans le même collège), si tes parents ne t'autorisaient pas à sortir, tu restais en étude. Après il n'y avait rien à faire autour du collège, donc soit on venait te chercher, soit tu attendais 16h les premiers bus. Ma fille n'a pas le droit de sortir avant 16h30, elle reste en études et fait ses devoirs en attendant son bus. 1
Gabi Posté(e) 23 janvier 2024 Posté(e) 23 janvier 2024 Il y a 3 heures, Manpat a dit : La pratique des Remplacements de Courte Durée (RCD) est en usage depuis longtemps dans le privé, elle existe aussi dans certains bahuts publics, encore plus avec le pacte mais la dérive principale que j'y vois, je l'ai déjà expliquée, c'est le remplacement bidon (genre cours d'anglais pour des hispanophones) qui tourne à la garderie. Honnêtement, d'un, on parle de collège (le programme n'est quand même pas très violent, ...) et de deux, vaut mieux quelqu'un (même si ce n'est pas le prof idéal) que rien du tout (étude ou dehors). On parle vraiment d'un remplacement très ponctuelle d'un collègue pour une courte période. Ce n'est pas un prof qui fait tout un pan entier de programmes pendant 3 mois et alors que ce n'est meme pas sa matière. Mais là honnêtement, ca marche très bien, en tout cas dans ce collège. Les profs gèrent très bien ce genre de remplacement pout absence ponctuelle. Et proposent même de faire après coup des heures en plus pour rattraper une absence longue durée d'un collègue d'un autre niveau. Je ne savais pas que le CRD ne concernait que le privé. Ca serait intéressant de le généraliser dans le public. Il y a 2 heures, Vigomar a dit : Sur le fait que les élèves soient tout le temps dehors, pour le coup c'est un problème bien "urbain" je trouve. Tout à fait. En ville, les élèves rentrent chez eux à pied (ou au pire avec le bus qui passe tous les 10 minutes). Rien à voir avec les zones péri urbaines ou rurales où il faut attendre Papa, Maman ou le bus qui passe toutes les 2h...
Manpat Posté(e) 23 janvier 2024 Auteur Posté(e) 23 janvier 2024 il y a 15 minutes, Gabi a dit : Je ne savais pas que le CRD ne concernait que le privé. Ca serait intéressant de le généraliser dans le public. Non, je me suis peut-être mal exprimé, il existe dans le public, mais comme ça fait appel au volontariat, ben si y a pas de volontaire (pour de bonnes ou mauvaises raisons), ben y a pas ! Souvent, les élèves au lycée ne se présentent même pas, arguant du fait qu'ils avaient un rdv ou n'étaient pas au courant... 1
Gabi Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 (modifié) Il y a 11 heures, Manpat a dit : Non, je me suis peut-être mal exprimé, il existe dans le public, mais comme ça fait appel au volontariat, ben si y a pas de volontaire (pour de bonnes ou mauvaises raisons), ben y a pas ! Après, honnêtement, je ne comprends pas trop pourquoi y a aucun volontaire. Ca me paraît tellement naturel de dépanner un collègue absent ou en galère... Au boulot, c'est quotidien entre nous. Que ce CRD devienne 4h hebdo supplémentaires récurrentes, là, ok, faut pas se foutre de ma gueule ou alors faut me payer. Mais si c'est dépanné un collègue absent 1h par ci, par là, pourquoi personne ne veut le faire dans le public ? Car c'est a priori bon : - pour l'enseignant. Petit challenge perso, sans pression (c'est pas son cours) et permettant peut-être de s'améliorer en découvrant l'astuce d'un collègue et/ou un cours/matière que je ne fais pas. - Pour les élèves. Le prof se met en mode "je vais essayer d'apprendre 2 ou 3 trucs à ses gamins au lieu qu'ils aillent glander dehors ou à l'étude." - Pour l'ambiance et l'équipe pédagogique. Dès que des gens commencent à s'entraider entre eux, ca devient contagieux et l'ambiance s'améliore grandement. - Pour soi-même car si je dépanne un collègue, je serai dépanné en retour. Donc moins en galère moi aussi. Et surtout, pourquoi une telle différence d'attitude entre public et privé ? L'enseignant du privé a des primes ? Des pressions de la hiérarchie ? Plus de contractuels qui veulent faire leur preuve ? Plus de bienveillance/implication ? Autre ? Il y a 11 heures, Manpat a dit : Souvent, les élèves au lycée ne se présentent même pas, arguant du fait qu'ils avaient un rdv ou n'étaient pas au courant... C'est encore mieux ! Enfin l'occasion de faire 1h de cours de grande qualité, en petit comité, qu'avec les élèves serieux et motivés et sans les branleurs. Une occasion en or ! Modifié 24 janvier 2024 par Gabi
Gabi Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 (modifié) Rapport qui tire à boulets rouges sur l'apprentissage de la lecture en primaire : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/apprentissage-de-la-lecture-a-l-ecole-un-rapport-parlementaire-tire-la-sonnette-d-alarme-20240124 Cela est notamment dû à la pédagogie de beaucoup de professeurs des écoles (notamment le maintien d'un reliquat de méthode globale), à un défaut dans la formation des enseignants, à l'accumulation de savoirs "parasites" et non fondamentaux, à des manuels inadaptés et au non redoublement en CP (là où tout se joue). Je sens que @Vigomar va gueuler. Modifié 24 janvier 2024 par Gabi 1
jpacq31 Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 Est-ce que c'est un article d'un journal p*****click :) Sinon, on connait les raisons: le manque de formation des personnel (un adulte devant chaque classe à la rentrée, des contractuels non formés et recrutés en 15 minutes, ...), le fait qu'on laisse le politique "jouer" avec les programmes à chaque nouvelle majorité. Par exemple on supprime des heures de techno en collège qu'on transfère sans rire au primaire sans le matériel qui permet de le faire, on supprime des heures de maths au lycée qu'on remet deux ans plus tard, on va faire du théâtre et autres petites choses décidées en haut lieu, et le retour de la fameuse instruction civique... Dommage, des idées de Gabi (l'ancien ministre, pas notre glorieux forumer)auraient pu être intéressantes....
Gabi Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 Ce que je trouve intéressant, c'est que, pour une fois, le rapport a zoomé et est descendu dans le détail. En général, c'est toujours une étude très macro, on en conclue logiquement que les établissements "populaires" ont de plus mauvais résultats que les établissements "plus chics" et on en conclue donc logiquement que c'est la sociologie qui est le truc le plus discriminant donc action : il faut réduire les inégalités, faire des REP, des REP+, aider les élèves en difficulté, etc... Ca ne remet pas en cause cela mais pour une fois, ca ne s'est pas arrêté là, c'est descendu au niveau du terrain, regarder pourquoi il y avait des différences de résultats entre établissements à sociologie égale et pourquoi certains performaient mieux que d'autres. Aprés, je suppose qu'un ministre de l'EN a 35 rapports de ce type chaque mois...
Manpat Posté(e) 24 janvier 2024 Auteur Posté(e) 24 janvier 2024 Il y a 9 heures, Gabi a dit : Après, honnêtement, je ne comprends pas trop pourquoi y a aucun volontaire. Il y en a dans certaines matières qui travaillent en "pool". La raison est assez simple : beaucoup en ont marre de jouer les bouche-trous sans contrepartie réelle. Tu sais, l'ambiance dans les établissements est devenue assez maussade depuis Blanquer. Le renvoi d'ascenseur, par exemple, pour la continuité pédagogique durant la Covid n'est jamais arrivée, pire, il y a encore eu plus de critiques. Il y a 1 heure, jpacq31 a dit : Est-ce que c'est un article d'un journal p*****click :) Il y a 2 heures, jpacq31 a dit : Sinon, on connait les raisons: le manque de formation des personnel (un adulte devant chaque classe à la rentrée, des contractuels non formés et recrutés en 15 minutes, ...), le fait qu'on laisse le politique "jouer" avec les programmes à chaque nouvelle majorité. Par exemple on supprime des heures de techno en collège qu'on transfère sans rire au primaire sans le matériel qui permet de le faire, on supprime des heures de maths au lycée qu'on remet deux ans plus tard, on va faire du théâtre et autres petites choses décidées en haut lieu, et le retour de la fameuse instruction civique... Dommage, des idées de Gabi (l'ancien ministre, pas notre glorieux forumer)auraient pu être intéressantes.... Voilà. 1
diogene Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 J'en profite pour demander aux collègues du primaire s'ils ont entendu parler de la méthode d'apprentissage dite "phonétique" (Bien lire et aimer lire), basée sur les travaux de l'orthophoniste Suzanne Borel-Maisonny, et si elle est encore utilisée. En gros, le principe est d'associer un geste à chaque phonème (par exemple [o] est représenté par un rond fait avec le pouce et l'index) -le geste permettant une meilleure mémorisation- et ensuite on inventorie toutes les graphies (appelées costumes) de ce phonème (au, o, aux, eau, etc.). Enfin, on articule ces phonèmes en syllabes, puis en mots. À l'époque lointaine où je faisais des remplacements en primaire (et où m'attirer les faveurs de la cantinière de l'école était mon objectif de vie ultime), cette méthode de type syllabique, créée au départ pour les enfants en difficulté (malentendants ou dyslexiques), était fortement préconisée par les Inspecteurs du département, ce qui avait permis aux instits d'échapper à la mainmise de la méthode globale. On reconnaissait les classes où elle était pratiquée du premier coup d'œil, avec ses affiches de phonèmes et de costumes éparpillées sur les murs. Elle est certainement passée aux oubliettes depuis. 1
jpacq31 Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 Il y a 3 heures, diogene a dit : J'en profite pour demander aux collègues du primaire s'ils ont entendu parler de la méthode d'apprentissage dite "phonétique" (Bien lire et aimer lire), basée sur les travaux de l'orthophoniste Suzanne Borel-Maisonny, et si elle est encore utilisée. En gros, le principe est d'associer un geste à chaque phonème (par exemple [o] est représenté par un rond fait avec le pouce et l'index) -le geste permettant une meilleure mémorisation- et ensuite on inventorie toutes les graphies (appelées costumes) de ce phonème (au, o, aux, eau, etc.). Enfin, on articule ces phonèmes en syllabes, puis en mots. À l'époque lointaine où je faisais des remplacements en primaire (et où m'attirer les faveurs de la cantinière de l'école était mon objectif de vie ultime), cette méthode de type syllabique, créée au départ pour les enfants en difficulté (malentendants ou dyslexiques), était fortement préconisée par les Inspecteurs du département, ce qui avait permis aux instits d'échapper à la mainmise de la méthode globale. On reconnaissait les classes où elle était pratiquée du premier coup d'œil, avec ses affiches de phonèmes et de costumes éparpillées sur les murs. Elle est certainement passée aux oubliettes depuis. Bonsoir, cette méthode est encore utilisée de manière marginale, mais elle donne des résultats satisfaisants pour les élèves en difficulté ou les primo arrivants. Bien que n'étant pas en CP, je l'utilisais aussi pour les enfants du voyage. Elle me rend encore service sous forme plastifiée, ponctuellement. La méthode en cours actuellement est celle dite des Alphas. Comme beaucoup de domaines, il y a des effets de mode pour les méthodes d'apprentissage. Il est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc pour faire face aux difficultés de nos élèves. Par exemple, j'utilise pour mes grands, depuis plusieurs années, la méthode Wilmet pour accorder le participe passé dans une phrase sans se poser la question de l’auxiliaire ou du COD. C'est assez bluffant comme ça fonctionne avec les élèves. Le principe est de se demander, au moment où l’on écrit le participe passé, si l’on a déjà écrit ce qui est [+ participe passé]. Cela fonctionne avec les verbes pronominaux en se demandant ce qui s’est [+ participe passé]. 1 1
Vigomar Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 Il y a 6 heures, Gabi a dit : Rapport qui tire à boulets rouges sur l'apprentissage de la lecture en primaire : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/apprentissage-de-la-lecture-a-l-ecole-un-rapport-parlementaire-tire-la-sonnette-d-alarme-20240124 Cela est notamment dû à la pédagogie de beaucoup de professeurs des écoles (notamment le maintien d'un reliquat de méthode globale), à un défaut dans la formation des enseignants, à l'accumulation de savoirs "parasites" et non fondamentaux, à des manuels inadaptés et au non redoublement en CP (là où tout se joue). Je sens que @Vigomar va gueuler. Je viens de consulter le dossier de presse sur le site de l'assemblée, où il y a entre autre les 35 propositions. Tu sens quand même qu'ils ont voulu meubler: Proposition n 10: En attendant la labellisation des manuels, rendre obligatoire, dans la formation des professeurs des écoles, un module consacré aux critères de choix des manuels de lecture Proposition n 13: Sensibiliser les enseignants à l’importance, pour la réussite des élèves, d’utiliser ces manuels labellisés Ce que je trouve un peu nul, c'est cette volonté de vouloir uniformiser l'apprentissage de la lecture, de vouloir que tout le monde fasse exactement la même chose, car je suis sûr que certains enseignants ont d'excellents résultats avec des méthodes qui ne seraient pas forcément "labellisées". C'est comme si tu demandais à tous les cuistots de cuisiner à l'induction et pas au gaz (ou inversement). La méthode globale, elle n'existe plus, en tout cas je ne l'ai vu dans aucune classe que j'ai faite. Après il faut comprendre ce que nous demande ce rapport. Ils veulent expérimenter des méthodes 100% déchiffrable en CP. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire des mots où tout graphème correspond à un phonème. Donc par exemple tu ne verras pas le mot "est", car il ne correspond pas à cela, et que c'est un mot "outil", choses qu'ils veulent bannir (des mots que tu rencontre fréquemment et que tu vas apprendre par coeur pour faciliter la lecture d'un texte). Mais tu vois, toi qui râles sur le fait qu'on se cale sur les moins "bons", en ralentissant les "meilleurs", c'est exactement ce que demande ce rapport quand même. Car tu t'alignes sur les élèves les plus en difficultés pour l'entrée dans la lecture. Organiser un plan de sensibilisation des parents à la nocivité des écrans ne vient qu'à la proposition 26, personnellement je l'aurai inclus dans les 10 premières. Il y a 3 heures, diogene a dit : J'en profite pour demander aux collègues du primaire s'ils ont entendu parler de la méthode d'apprentissage dite "phonétique" (Bien lire et aimer lire), basée sur les travaux de l'orthophoniste Suzanne Borel-Maisonny, et si elle est encore utilisée. En gros, le principe est d'associer un geste à chaque phonème (par exemple [o] est représenté par un rond fait avec le pouce et l'index) -le geste permettant une meilleure mémorisation- et ensuite on inventorie toutes les graphies (appelées costumes) de ce phonème (au, o, aux, eau, etc.). Enfin, on articule ces phonèmes en syllabes, puis en mots. À l'époque lointaine où je faisais des remplacements en primaire (et où m'attirer les faveurs de la cantinière de l'école était mon objectif de vie ultime), cette méthode de type syllabique, créée au départ pour les enfants en difficulté (malentendants ou dyslexiques), était fortement préconisée par les Inspecteurs du département, ce qui avait permis aux instits d'échapper à la mainmise de la méthode globale. On reconnaissait les classes où elle était pratiquée du premier coup d'œil, avec ses affiches de phonèmes et de costumes éparpillées sur les murs. Elle est certainement passée aux oubliettes depuis. Non, je la vois de temps en temps dans les classes, et me sens d'ailleurs un peu con car je ne connais pas les gestes ^^. Bon, après le CP est sans doute le niveau que j'aime le moins, passer une matinée à apprendre le b + a ça fait ba, c'est pas pour moi.
Vigomar Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 il y a 16 minutes, jpacq31 a dit : Bonsoir, cette méthode est encore utilisée de manière marginale, mais elle donne des résultats satisfaisants pour les élèves en difficulté ou les primo arrivants. Bien que n'étant pas en CP, je l'utilisais aussi pour les enfants du voyage. Elle me rend encore service sous forme plastifiée, ponctuellement. La méthode en cours actuellement est celle dite des Alphas. Comme beaucoup de domaines, il y a des effets de mode pour les méthodes d'apprentissage. Il est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc pour faire face aux difficultés de nos élèves. Par exemple, j'utilise pour mes grands, depuis plusieurs années, la méthode Wilmet pour accorder le participe passé dans une phrase sans se poser la question de l’auxiliaire ou du COD. C'est assez bluffant comme ça fonctionne avec les élèves. Le principe est de se demander, au moment où l’on écrit le participe passé, si l’on a déjà écrit ce qui est [+ participe passé]. Cela fonctionne avec les verbes pronominaux en se demandant ce qui s’est [+ participe passé]. Mais ça à ses limites. Si tu dis par exemple: Ca y est, tu l'as enfin fermée ta grande gueule ?! Blague à part, je l'ai déjà vue également, cette méthode (merde, je l'ai refait ). 1
Gabi Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 (modifié) Merci @Vigomar pour ton retour d'expérience. Et sur les 35 propositions, lesquels tu trouves intéressantes et à garder ? Juste une petite apparté sur le fait de se caler sur les moins bons (même si c'était pas le sujet). Je fais bien évidemment une distinguo entre le début de la scolarité et le milieu/fin. C'est le présent de l'indicatif ou l'addition simple en CM2 ou en 6e, pour la 6e année consécutive où je râle. Ou quand en fin de collège ou lycée, ça reprend les règles de base de la grammaire. A ce niveau, quand ca fait deja 10 ans que ca essaie, avec 10 profs différents, et qu'il veut toujours pas écouter, faut lâcher l'affaire, tant pis. Faut mieux attendre qu'il soit adulte et ait le déclic ou l'envie de s'y remettre plutôt que s'acharner au détriment des autres. Mais bien évidemment qu'en CP ou CE1, le début de la scolarité, c'est complètement différent : là, faut vraiment mettre le paquet sur les élèves en difficulté (et se caler sur eux) car c'est là que tout se joue. Modifié 24 janvier 2024 par Gabi
Vigomar Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 il y a 3 minutes, Gabi a dit : Merci @Vigomar pour ton retour d'expérience. Et sur les 35 propositions, lesquels tu trouves intéressantes et à garder ? Juste une petite apparté sur le fait de se caler sur les moins bons (même si c'était pas le sujet). Je fais bien évidemment une distinguo entre le début de la scolarité et le milieu/fin. C'est le présent de l'indicatif ou l'addition simple en CM2 ou en 6e, pour la 6e année consécutive où je râle. Ou quand en fin de collège ou lycée, ça reprend les règles de base de la grammaire. A ce niveau, quand ca fait deja 10 ans que ca essaie, avec 10 profs différents, et qu'il veut toujours pas écouter, faut lâcher l'affaire, tant pis. Faut mieux attendre qu'il soit adulte et ait le déclic ou l'envie de s'y remettre plutôt que s'acharner au détriment des autres. Mais bien évidemment qu'en CP ou CE1, le début de la scolarité, c'est complètement différent : là, faut vraiment mettre le paquet sur les élèves en difficulté (et se caler sur eux) car c'est là que tout se joue. Ben se caler sur eux, oui et non. Car pour les gamins qui pigent vite le truc et décode rapidement, si tu passes ton année à faire du syllabique tu te fais vite chier. Et encore plus si on fait plus de lecture en classe. Car ça aussi il faut en avoir conscience. Quand tu as une classe de 24 CPs, et que tu veux tous les faire lire, ça peut être très, très long, surtout pour celui qui va lire la phrase en 5 secondes, pendant qu'un autre mettra une minute. Quant aux propositions, ce que je garderai c'est tout ce qui concerne la formation des nouveaux enseignants, le renforcement de l'écrit, le rappel de l'importance de la grande section car il y a pas mal de choses qui se jouent à ce moment là, et j'insisterai beaucoup sur la sensibilisation auprès des parents. Car dans n'importe quel milieu tu auras des enfants qui accrochent plus ou moins avec la lecture (dans le sens aimer cela). Mais comme pour tout, ceux qui conserveront leurs difficultés, malgré toutes les remédiations que tu pourras mettre en place, seront ceux issus de milieux plus défavorisés, ou assez éloignés de la lecture. 1
Gabi Posté(e) 24 janvier 2024 Posté(e) 24 janvier 2024 https://www.lefigaro.fr/actualite-france/un-decrochage-general-en-mathematiques-pour-les-filles-des-le-cp-selon-une-etude-20240124
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 Mes filles ont appris avec les Alphas, monsieur O et consorts. Ça me rappelle de bons fous rires. Mêmes PE, l'aînée qui savait lire en fin de moyenne section, est plutôt lettres langues arts et la cadette plutôt maths- sciences, toujours dans les chiffres.
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) Encore Stan' ! https://www.cafepedagogique.net/2024/01/24/collectivites-enseignement-prive-des-cadeaux-qui-se-chiffrent-en-millions-deuros/ Bien sur, il ne s'agit pas de vouloir supprimer le privé mais de lever le voile sur des financements publics qui font défaut au... public qui accueille tout le monde. https://www.cafepedagogique.net/2024/01/23/la-formation-professionnelle-nerf-de-la-guerre/ "On ne peut laisser croire que la simple adoption de l’intelligence artificielle, de la pédagogie explicite, de la « Méthode de Singapour » ainsi que la labellisation des manuels permettront, comme par magie, d’« élever le niveau des élèves » » écrit la Commission Permanente des IREM sur l’Enseignement Élémentaire". Modifié 25 janvier 2024 par Manpat
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) Il y a 3 heures, Manpat a dit : Bien sur, il ne s'agit pas de vouloir supprimer le privé mais de lever le voile sur des financements publics qui font défaut au... public qui accueille tout le monde. Oui et les financements des campagnes contre l'alcoolisme et le tabagisme font défaut aux hopitaux... qui accueillent tout le monde ! Et les financements des soins de caries font défaut aux financements des poses de couronnes. Modifié 25 janvier 2024 par Gabi
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) Tu recommences la mauvaise foi. L'alcoolisme, le tabagisme, les soins bucco-dentaires... sont des causes de santé publique financées par le public qui profitent au public. Et évitent ainsi de saturer les hôpitaux qui sont déjà en manque cruel de moyens. Pas de concurrence. Dans le cas relevé, il s'agit d'une création d'un collège privé, entre autre chose, avec de l'argent public alors qu'on pourrait créer un collège public. Concurrence. Modifié 25 janvier 2024 par Manpat 2
diogene Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 il y a 28 minutes, Gabi a dit : Et les financements des soins de caries font défaut aux financements des poses de couronnes. Et c'est une bonne chose ! Si les caries étaient mieux soignées, il y aurait moins de couronnes à poser.
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) il y a 4 minutes, diogene a dit : Et c'est une bonne chose ! Si les caries étaient mieux soignées, il y aurait moins de couronnes à poser. Voila, tu as compris où je voulais en venir. Un élève du privé étant moins cher qu'un élève du public, la collectivité a intérêt à subventionner le privé, ca lui coûtera moins cher que s'il basculait dans le public. Modifié 25 janvier 2024 par Gabi
diogene Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 il y a 9 minutes, Gabi a dit : Voila, tu as compris où je voulais en venir. Un élève du privé étant moins cher qu'un élève du public, la collectivité a intérêt à subventionner le privé, ca lui coûtera moins cher que s'il basculait dans le public. J'avais plutôt compris que, si le public s'occupait plus efficacement des enfants, sans lésiner sur les moyens, on serait moins tenté de recourir aux onéreuses rustines du privé. Ce n'est pas ce que tu voulais dire ? 3
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) il y a 24 minutes, Manpat a dit : Dans le cas relevé, il s'agit d'une création d'un collège privé, entre autre chose, avec de l'argent public alors qu'on pourrait créer un collège public. Concurrence. Apparemment, le département est ric rac financièrement. Imaginons : il doit absorber 100 nouveaux élèves. Soit il doit mettre 1000 balles pour aider à la création d'un nouveau collège privé. Soit il doit mettre 2000 balles pour créer un nouveau collège public. Il a peut-être subventionné un projet privé car il avait pas les moyens de payer un nouveau collège public... Modifié 25 janvier 2024 par Gabi
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 il y a 23 minutes, diogene a dit : J'avais plutôt compris que, si le public s'occupait plus efficacement des enfants, sans lésiner sur les moyens, on serait moins tenté de recourir aux onéreuses rustines du privé. Ce n'est pas ce que tu voulais dire ? Ben non, je ne veux pas assassiner le public. Si tu ne lésines pas sur les moyens, les collectivités peuvent encore moins les financer et ils disparaissent au détriment du privé. Ce n'est pas une très bonne idée.
Vigomar Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 Ou alors on taxe encore plus les gens qui mettent leur gamin dans le privé, pour donner l’argent aux écoles publiques. Comme ça tout le monde peut apprendre dans de bonnes conditions. 1
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) il y a 29 minutes, Vigomar a dit : Ou alors on taxe encore plus les gens qui mettent leur gamin dans le privé, pour donner l’argent aux écoles publiques. Comme ça tout le monde peut apprendre dans de bonnes conditions. Si tu fais ca, les gens quittent le privé et reviennent dans le public. Donc ça coûtera encore plus cher. Avec des conditions dégradées dans le public. Modifié 25 janvier 2024 par Gabi
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) Bof, une bonne réquisition des biens du clergé comme en 1789 et sous la III° République et hop ! Dans la foulée, on dénonce le concordat de 1801 en Alsace-Moselle. (2300€ un prêtre, 4000 un évêque, leurs retraites... 55 Millions/an quand même !) Modifié 25 janvier 2024 par Manpat
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 Puisqu'on est dans l'ironie et la poilade à tout crin, image rare de Gabi à l'école : 1
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 il y a 2 minutes, Manpat a dit : Puisqu'on est dans l'ironie et la poilade à tout crin, image rare de Gabi à l'école : "Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) C'est ce que disait Bernard Preynat à ses scouts ? Modifié 25 janvier 2024 par Manpat
jpacq31 Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 Il y a 4 heures, diogene a dit : J'avais plutôt compris que, si le public s'occupait plus efficacement des enfants, sans lésiner sur les moyens, on serait moins tenté de recourir aux onéreuses rustines du privé. Ce n'est pas ce que tu voulais dire ? Il faut le lire en creux d'où la remarque sur les caries...:) 1
jpacq31 Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 il y a 29 minutes, Gabi a dit : "Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." On a quand même gardé les jours fériés... 1 1
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) il y a 28 minutes, jpacq31 a dit : Il faut le lire en creux d'où la remarque sur les caries...:) Seule chance pour les gueux, les sans-dents (de Hollande) d'avoir des couronnes à l'abri du palais. Modifié 25 janvier 2024 par Manpat 1
Vigomar Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 Il y a 2 heures, Gabi a dit : Si tu fais ca, les gens quittent le privé et reviennent dans le public. Donc ça coûtera encore plus cher. Avec des conditions dégradées dans le public. Ben non. Avec l’argent récupéré des subventions, plus les taxes supplémentaires sur ceux qui ont les moyens de se payer une éducation de « luxe », tu ajoutes à cela une taxe sur les grosses entreprises pour les écoles, et on est pas mal. 2
Manpat Posté(e) 25 janvier 2024 Auteur Posté(e) 25 janvier 2024 Du coup, on recrute des professeurs qu'on forme et qu'on paie puis on dédouble les classes !!! Et Fuck PISA !
Gabi Posté(e) 25 janvier 2024 Posté(e) 25 janvier 2024 (modifié) il y a 58 minutes, Vigomar a dit : Ben non. Avec l’argent récupéré des subventions, plus les taxes supplémentaires sur ceux qui ont les moyens de se payer une éducation de « luxe », tu ajoutes à cela une taxe sur les grosses entreprises pour les écoles, et on est pas mal. Ca, c'est la théorie des profs d'eco gaucho du public. Dans la vraie vie, en faisant ca, tu flingues les grosses entreprises, les parents, les élèves, l'école privée et l'école publique. Bravo, beau boulot !! Modifié 25 janvier 2024 par Gabi
Manpat Posté(e) 26 janvier 2024 Auteur Posté(e) 26 janvier 2024 Le problème ne date pas d'AOC https://www.cafepedagogique.net/2023/02/10/double-hold-up-de-lenseignement-prive-de-largent-public-pour-un-public-plus-favorise/ "Tous les contribuables co-financent l’école privée, qui, elle, n’est pas accessible à tous. Au nom de la liberté de quelques-uns, l’argent de tous, doit-il financer l’école de quelques-uns ?" Liberté, oui, mais égalité et fraternité ?
Manpat Posté(e) 26 janvier 2024 Auteur Posté(e) 26 janvier 2024 https://www.20minutes.fr/paris/4072598-20240125-paris-ceremonie-shoah-reportee-besoins-ministre-education-invites-colere Encore une casserole !
Julien81 Posté(e) 26 janvier 2024 Posté(e) 26 janvier 2024 (modifié) Tiens,après l école doit être au dessus de tout d il y a 3 ou 6 mois par Attal,aujourd'hui, l agriculture doit être au dessus de tout par ce meme Attal.. Si demain les médecins et infirmiers font grève et bloquent les hôpitaux, il sortira ,la santé doit être au dessus de tout je parie.. Modifié 26 janvier 2024 par Julien81 2 1
Manpat Posté(e) 26 janvier 2024 Auteur Posté(e) 26 janvier 2024 E-mail du proviseur. "Plusieurs lycées de la Région académique ont candidaté à un appel lancé par l’ANFA(1) suivant différents critères. Notre LP a été classé 1er et nous avons obtenu le titre de lycée partenaire. Concrètement, cela nous octroie une augmentation de la subvention annuelle accordée et une place privilégiée pour échanger avec la branche. Nous devrions être sollicités pour accueillir des formations continues dont les enseignants du lycée pourraient bénéficier. Nous attendons de connaître plus précisément les contours de ce partenariat mais ce titre récompense la qualité de formation dispensée chez nous." (1) https://www.anfa-auto.fr/ 4
montségur Posté(e) 26 janvier 2024 Posté(e) 26 janvier 2024 Il y a 9 heures, Manpat a dit : https://www.20minutes.fr/paris/4072598-20240125-paris-ceremonie-shoah-reportee-besoins-ministre-education-invites-colere Encore une casserole ! Ce ne sont plus des casseroles... C'est une véritable quincaillerie ! 2
jpacq31 Posté(e) 26 janvier 2024 Posté(e) 26 janvier 2024 il y a 47 minutes, montségur a dit : Ce ne sont plus des casseroles... C'est une véritable quincaillerie ! C'est peut-être devenu un critère de recrutement... 1
Manpat Posté(e) 27 janvier 2024 Auteur Posté(e) 27 janvier 2024 (modifié) https://www.lefigaro.fr/actualite-france/olivier-babeau-stanislas-a-bien-raison-de-contourner-parcoursup-20240127 De ce que je peux en lire, on apprend que Parcoursup (comme Affelnet) c'est pas bien, ça on le disait, nous, pourtant quand Blanquer l'a mis en place (tiens, il vient de Stan' lui aussi), ici, on nous disait que c'était "génial" et que les profs... bla bla bla... dézinguer ... bla bla bla gauchistes... bla bla bla jamais satisfaits. Mais bon, peut-être le figaro a basculé dans l'extrême gauche aussi. Un magazine féministe, on a le droit de le citer ? https://www.causette.fr/societe/en-france/esclave-negresse-danciennes-eleves-temoignent-du-racisme-a-stanislas/ Modifié 27 janvier 2024 par Manpat
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