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Le topic des "je sais tout, je suis été à l'école"


manpat31

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le zèbre aux courges
il y a 5 minutes, Gabi a dit :

D'ailleurs, la religion ou la politique n'est souvent qu'une excuse visible cachant des raisons bien plus profondes.

Ça tombe bien c'est exactement ce que j'ai dit :)

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6 minutes ago, Gabi said:

Faut sanctionner les parents et retirer l'enfant de cette famille.

 

Et l'envoyer en Ukraine avec plein de godasses. 

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il y a 32 minutes, Colza Nostra a dit :

 

Et l'envoyer en Ukraine avec plein de godasses. 

 

Sans godasse c'est mieux, et qu'il aille creuser dans les mines d'uranium.

 

Il en reviendra changer, et il pourra même fournir de l'électricité à sa famille en mettant juste les doigts dans une prise.

Edited by Tlsefred31
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il y a 25 minutes, Colza Nostra a dit :

 

Et l'envoyer en Ukraine avec plein de godasses. 

Et un Damart, t'es dur là quand même.

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9 minutes ago, tire-bouchon said:

C' est du mimétisme, il voit son père avoiner sa mère tous les jours.

 

Son parent 1 avoiner son parent 2 steuplé. 

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il y a 1 minute, manpat31 a dit :

 

« Il ne faut pas du temps, il faut de l’argent »

 

Ben pas que ça hein, il faut aussi rétablir l'autorité du professeur sur les élèves, avec un soutien de la hiérarchie et de la justice.

 

Mais là si je continue, on va me dire que je vais terminer dictateur, mais au moins avec moi, une fille pourra se promener en mini-jupe au Mirail à 23h :biggrin:

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il y a une heure, manpat31 a dit :

Sauf pour les vaccinés, pour eux, c'est quasi fini...:clover:

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il y a 21 minutes, capitole46 a dit :

Sauf pour les vaccinés, pour eux, c'est quasi fini...:clover:

 

La fin est proche, on a résolu le problème des retraites

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Il y a 1 heure, manpat31 a dit :

Moi, je veux bien être Prof de sport, car je fais plein de fautes quand j' écris ! :P

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Il y a 3 heures, Tlsefred31 a dit :

 

La fin est proche, on a résolu le problème des retraites

Ça serait con que la fin soit avant le 13 décembre :devil:

Edited by capitole46
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Il y a 4 heures, tire-bouchon a dit :

Moi, je veux bien être Prof de sport, car je fais plein de fautes quand j' écris ! :P

Tu serais surpris du nombre de paperasses qu'ils doivent remplir en plus des risques à gérer : ceux inhérents à la matière et ceux inhérents aux conduites déviantes des jeunes.

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il y a 33 minutes, manpat31 a dit :

Tu serais surpris du nombre de paperasses qu'ils doivent remplir en plus des risques à gérer : ceux inhérents à la matière et ceux inhérents aux conduites déviantes des jeunes.

et ceux qu'ils font courir à leurs élèves. :close:

 

Pour la paperasse, y a que des cases à cocher !

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Que tu crois... ! (Dispense, PAP, PAI, autorisation de-ci ou ça pour le côté administratif, pour la pédagogie, évaluation par compétences...)

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à l’instant, manpat31 a dit :

Que tu crois... ! (Dispense, PAP, PAI, autorisation de-ci ou ça pour le côté administratif, pour la pédagogie, évaluation par compétences...)

Pour faire faire des tours de terrain à des gamins ????? :blink:

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Houlà... ça fait longtemps que tu as quitté le système. Sur le cursus de 3 ans, dernièrement, les profs d'EPS organisent, je crois, plusieurs activités certificatives - une de duel (genre badminton, pétanque, boxe française...), une de course longue et une de sport co (football, basket, handball mais plus rugby ici) - plus des cursus escalade, natation, etc.

Faudrait que je demande à un collègue mais ça s'est vachement complexifié, c'est fini le "prenez un ballon, on va faire un foot".

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il y a 12 minutes, manpat31 a dit :

Houlà... ça fait longtemps que tu as quitté le système. Sur le cursus de 3 ans, dernièrement, les profs d'EPS organisent, je crois, plusieurs activités certificatives - une de duel (genre badminton, pétanque, boxe française...), une de course longue et une de sport co (football, basket, handball mais plus rugby ici) - plus des cursus escalade, natation, etc.

Faudrait que je demande à un collègue mais ça s'est vachement complexifié, c'est fini le "prenez un ballon, on va faire un foot".

 

Cigagna serait tellement triste :chuis:

Edited by Tlsefred31
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il y a 24 minutes, manpat31 a dit :

c'est fini le "prenez un ballon, on va faire un foot".

Au lycée pro on avait un prof de sport génial c'était volley pendant 2h à chaque fois et il jouait avec nous. 

Par contre quand on lui cassait les burnes, c'était 2 heures de poutres barres parallèles etc... 

Autant dire qu'on faisait tout pour pas l'énerver. 

Edited by Pantang17
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La prof de sport de mon fils appliquait le programme annuel.

Du bagminton pour des classes de 28 élèves avec ... deux filets.

Puis l' année après du triple-saut. Charmant pour les gamins en surpoids et ceux qui ne l' étaient pas aussi d' ailleurs.

Des conneries sans noms.

Aucune activités physiques appliquées aux élèves, au lieu et à la Météo bien entendu.

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Le 29/11/2022 à 23:05, tire-bouchon a dit :

Aucune activités physiques appliquées aux élèves, au lieu et à la Météo bien entendu.

Le coaching privé, c'est bien, mais c'est plus cher...

 

Bon sinon, bonne nouvelle :yes:, hier 1er décembre 2022, on nous a installé 1 purificateur d'air en salle de réunion et salle des profs.

Je ne sais plus s'il faut en rire ou en pleurer.

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https://www.lefigaro.fr/international/emmanuel-macron-se-rend-a-la-nouvelle-orleans-pour-celebrer-la-francophonie-20221202

 

«À La Nouvelle-Orléans, en terre francophone s'il en est», le président Macron a fait savoir qu'il annoncerait une initiative «ambitieuse» : «Le fonds ''French For All'', pour soutenir l'apprentissage du français partout où il est en jeu aux États-Unis, de la maternelle à l'université, spécialement auprès des publics défavorisés qui peuvent trouver dans le français un multiplicateur d'opportunités»

 

 

Ce n'est pas populiste de dire qu'il serait plus appréciable de concentrer l'argent des français pour l'apprentissage du français en France...

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Chapitre 14 : Maladie de la lune

Lorsque j’ai recueilli ma petite chatte noire, elle était âgée de seulement trois mois. C’était lors d’une promenade avec ma copine de l’époque. La nuit tombait et nous avions découvert, abandonnés sur un parking, quatre chatons non sevrés. J’ai pris la plus braillarde, que j’ai nommée Séléné, comme la déesse de la lune qui éclairait sa frimousse ce soir-là. Petit à petit, le félin a grandi. Mais quelque chose m’inquiétait : elle était parfois prise de convulsions en plein sommeil. À l’époque, j’ai dû faire la tournée de tous les vétérinaires du coin afin de poser un diagnostic sur sa maladie.

Épilepsie nocturne. Assez préoccupante, qui plus est, car elle faisait une crise tous les deux jours et je devais lui administrer un traitement matin et soir. J’avais même disposé des coussins absolument PARTOUT dans l’appartement, au cas où elle ferait une crise du haut d’un meuble et chuterait dans son sommeil.

« C’est amusant que vous l’ayez nommée Séléné.

- Ah bon, pourquoi ?

- Les grecs anciens pensaient que l’épilepsie était la maladie de la lune. Littéralement, Σεληνιασμός (Séléniasmos), la maladie de la lune. »

Incroyable. Sans le savoir, je lui avais donné le nom de sa maladie. J’ai toujours trouvé l’idée fascinante. Cela m’évoquait la thématique du nom originel, celui qui nous définit véritablement, développée dans l’excellent cycle de TerreMer d’Ursula Le Guin.

Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce que je pense que parfois, la somme de toutes les choses que nous avons vécues converge en un point central, et que nous portons en nous, continuellement, le fruit de toutes nos expériences. Que c’est quelque chose qui vibre et coexiste avec nous. Alors croyez-le ou non, mais ayant passé douze ans auprès d’un animal épileptique, je sais reconnaître une crise quand elle s’annonce. Et c’est précisément ce qui va se produire avec Selma, en 2nde 8, et qui sera le point de départ d’un revirement brutal de situation auprès de cette classe.

« Écartez les chaises et les tables ! Carla, file chercher l’infirmière. Les autres, on ferme les stores, car la lumière du soleil peut attiser les crises, si c’est de l’épilepsie photosensible. Ça va Selma ? Si ça se déclare ici, pas d’inquiétude, on gère. L’infirmière va te prendre en charge. »

Le reste du monde n’existe plus. Redouane, Eva, Aboubaker, Melvin… tous sont à l’extérieur de cette bulle protectrice que je viens de dresser afin d’isoler Selma. Laquelle respire profondément afin de retrouver son calme. Pourtant, à une distance qui me semble infinie, comme étouffées, je perçois leurs voix, leurs chuchotements. Scotchés à l’état de santé de leur camarade comme autant de papillons de nuit sur une ampoule, ils ne manquent pas une miette de la scène, le souffle court.

« Ouah, il est grave sympa en fait.

- Genre il s’inquiète pour nous ? »

L’infirmière intervient, isole l’adolescente. Nous remettons tout en place. Je fais redescendre la pression :

« J’ai l’habitude, vous savez. Je connais… QUELQU’UN, qui en fait souvent (Je ne peux tout de même pas leur avouer que je parle d’un chat). J’ai souvent eu à gérer ça. Alors bien sûr, chaque cas est différent, mais il y a quand même des gestes universels. Si Selma revient en cours dans la journée, vous devrez ne pas trop crier car on peut être très sensible au bruit et à la lumière après une crise. »

La semaine se termine. Et comme tout dimanche soir, je prends soin de mon petit nœud d’angoisse niché tout au fond de mon ventre.

Le lendemain, je trouve les 2nde 8 plutôt calmes. Tiens, étonnant. Pas de bordel dans les rangs. Bon…

Et aussitôt emplissent-ils la salle que la déléguée, Kadija, me demande si elle peut dire un mot au nom de la classe. Persuadé que c’est pour une broutille tels que le déplacement d’un cours ou l’absence d’un collègue, je l’y autorise.

« Voilà, M’sieur. On a décidé qu’à partir de maintenant, on suit vos cours sans faire d’histoires. On veut plus être la classe qui fout la merde. Vous nous respectez, alors on vous respecte. »

Et je suis là, droit comme un piquet, interloqué. Un silence cérémonieux englobe la pièce entière, que je finis par briser en bredouillant un maladroit :

« Ça me fait plaisir d’entendre ça. Je crois en vous et j’ai toujours trouvé que vous passiez à côté de quelque chose en agissant comme ça. Je compte sur vous pour rester fidèles à cette promesse. Et désormais, on avance tous ensemble, on ne laisse personne sur le carreau, d'accord ? Ni l’un d’entre vous, ni moi. C’est tous ensemble, ou c’est personne. C’est important. »

Et figurez-vous qu’ils s’y tiennent. Certes, il leur arrive d’être parfois un peu plus agités, mais dès lors que ça se produit, l’un d’entre eux intime l’ordre général de se calmer. D’ailleurs, il s’agit souvent de Redouane, qui sait faire taire son entourage d’un seul regard. Lors des interclasses, lorsque le groupe est un peu plus bruyant, j’entends même dans le couloir :

« C’est quoi que t’as pas compris ? On a dit que lui, on lui fout la paix. »

Je suis aux anges, je n’en reviens pas. J’essaie de ne rien laisser paraître car, après tout, c’est le devoir de tout élève de suivre les cours de son professeur dans un calme respectueux, non ? Mais tout de même, je crois rêver !

Je me surprends même, le vendredi après-midi, à me dire en vérifiant mon emploi du temps : « Oh, cool, les 2nde 8 ! »

Ils ne se sont pas simplement assagis. Ils suivent réellement mes cours, participent aux lectures analytiques. Ils relèvent des procédés stylistiques, et les rares fois où ils se prennent la tête, c'est pour contredire une interprétation littéraire ou la compréhension collective d'un texte :

« Mais t'es un gros teubé toi. Léopoldine c'est sa fille, pas sa meuf. Même si au début, on croit qu'il va parler de sa meuf.

- Bah pourquoi il fait ça ? Il peut pas dire direct que c'est sa fille ? Le mec il est triste, il fait du suspense.

- J'avoue M'sieur il était chelou, Victor Hugo.

- La tête que fait le prof, vous l'avez blasé ! »

Le soir, je bondis sur mon téléphone :

« Allô, Sylvie ? Tu peux assister à l’une de mes séances cette semaine ? J’ai un truc un peu fou à te montrer.

- Rien de grave, j’espère ? Tu m’inquiètes !

- Non, non, mais je préfère que tu voies ça de tes propres yeux. »

Ma tutrice nous rejoint donc un après-midi afin de constater le changement brutal de cap des 2nde 8. Les élèves entrent en classe, Sylvie s’assied au fond… lorsque Tiphaine se met à bavarder.

Aïe.

Elle lui demande alors de cesser immédiatement. Réaction brutale et virulente de l’adolescente, qui la renvoie aussitôt dans les cordes.

Mon univers s’écroule.

« Oh, non, pas déjà… ça ne pouvait pas durer… j’aurai au moins eu deux semaines de répit, c’est déjà ça… mais bon… »

Et je vais encore passer pour un imbécile aux yeux de ma tutrice, qui va franchement se demander pourquoi je tenais tant à ce qu’elle assiste au massacre.

Je m’adresse malgré tout à la jeune fille :

« Tiphaine, le cours va commencer et j’aimerais que tu cesses de bavarder.

- Oui Monsieur, je suis désolée. »

Une petite flamme crépite alors en moi.

« J’y crois pas… elle a renvoyé chier ma tutrice, mais moi elle m’écoute. C'est pas possible ! »

Je demeure impassible, mais intérieurement, je bouillonne. J’aurais envie de crier « AAAAH, MAIS C’EST TROP BIEEEEEEN !!! », mais je me contente d’un sobre :

« Je te remercie.

Bien ! Qui peut nous rappeler ce que nous avions dit, la dernière fois, à propos d’Hernani ? »

La séance se déroule à merveille, les élèves se donnent un mal fou pour me plaire. Parfois très maladroitement, avec un vocabulaire qui n’est pas toujours celui que l’on attendrait d’une classe de 2nde, mais… vraiment, ils ne sont plus contre moi, mais bien avec moi.

Et quand retentit la sonnerie, le debriefing est élogieux :

« Mais comment est-ce que tu as fait, c’est prodigieux ! On ne dirait plus la même classe.

- Franchement, j’en sais rien, ils se sont mis à bien m’aimer avec cette histoire d’épilepsie, là. J’ai l’impression de n’avoir rien fait pour. Je suis toujours nul avec les STMG, c’est un bordel sans nom. Mais avec les 2nde 8, il se passe quelque chose. Et je crois que je commence à bien les aimer. Mais je n’ai rien fait pour mériter ça, ils se sont juste mis à me suivre du jour au lendemain.

- C’est faux, tu te bats depuis des mois pour eux, ils allaient forcément finir par le voir. J’ai l’impression que tu as passé une sorte d’épreuve du feu avec eux. Désormais, ils t’acceptent. Ce n’est pas quelqu’un d’autre, ni même moi. Tu as bien vu comment la petite m’a parlé. Non, c’est toi qu’ils suivent. Dans la petite bulle de bienveillance que tu as su créer avec eux, tu étais là, à l’intérieur. Et l’intruse, c’était moi ! »

Ce qu'elle me dit ce jour-là me fit chaud au cœur, et effaça progressivement le matraquage mental de ce « JE NE VOUS VALIDE PAS » qui m’étreignait jusqu’alors.

« Tu sais quoi, Sylvie ? Je crois que je suis content d’être inspecté avec les 2nde 8. Et je pense que je vais être titularisé. »

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Chapitre 15 : « C’est tous ensemble, ou c’est personne ! »

D’aucuns affirmeraient que ma démarche n’était ni éthique, ni responsable, mais à partir de cet instant, j’ai totalement baissé les bras face aux STMG (et cette situation ne connaîtra jamais d’amélioration. Je dirais même que la fin d’année est un feu d’artifice de bordel ambiant auprès d’eux, avec toutes les couleurs réunies dans un ciel d’angoisse absolue. J’ai même eu un élève qui a sorti son kebab, sans la moindre pression, durant l’entraînement aux épreuves anticipées de français que je surveillais. C’est dire à quel point ils me craignaient !).

Je ne souhaitais plus me battre pour eux, qui ne me laissaient aucune chance, là où les 2nde 8 avaient saisi la main que je leur tendais depuis des mois. J’ai alors multiplié les projets plus chronophages. Je passais deux fois plus de temps sur mes préparations de cours, je diversifiais le plus possible mes activités. Et ils m’en témoignaient une certaine reconnaissance, puisqu’il arrivait à certains d’entre eux de venir me voir en fin d’heure et de me dire : « M’sieur, c’était trop bien, ce qu’on a fait aujourd’hui. »

Un jour, durant une séance, le sujet des STMG est mis sur la table (car ma situation n’est pas inconnue du lycée. Loin de là. Tout le monde sait que je me fais malmener) :

« M’sieur, comment ça se fait que c’est le bordel avec les STMG ? Comment c’est possible ? Vous êtes sympa, pourtant.

- Eh bien, contrairement à vous, ils ne m’ont laissé aucune chance de les intéresser. Ils n’ont pas su faire preuve de la même maturité que vous.

- Mais ils vous connaissent pas, s’ils vous connaissaient, ils feraient pas ça.

- Souvent, les élèves qui déplorent des cours ennuyeux ne réalisent pas qu’il nous est indispensable d’avoir une classe respectueuse pour oser des séances moins classiques, et donc plus variées, plus interactives. Si les élèves se comportent mal, alors on va tout faire pour éviter les débordements. C’est un cercle vicieux, car plus les cours sont barbants, plus les élèves vont être agités. »

Toutefois, leur attitude évoluait assez peu dans les autres matières, et nous poursuivions nos réunions pédagogiques (en compagnie des délégués) afin d’évoquer les divers soucis qu’ils causaient. Mais quand vint mon tour, grand moment de solitude :

« Et vous, Monsieur Rip, vous n’avez rien noté ? C’est pourtant une classe qui pose de gros soucis. »

Il faut savoir qu’il existe deux situations extrêmement gênantes dans une assemblée d’enseignants : être le seul pour qui ça se passe mal, et être le seul pour qui ça se passe bien. Et pour la première fois de ma vie, je fais partie de la deuxième catégorie. Mais je ne peux absolument pas m’en vanter après tout ce qui m’est tombé sur le coin du nez durant l’année et au vu de mon absence totale de gestion des STMG, ce serait assez culotté. (d’autant plus que je n’ai pas envie que ça me porte la poisse !)

Kadija prend alors la parole : « Non, ça se passe bien avec Monsieur Rip. Y a pas le bordel avec lui. »

Je pense qu’à cet instant précis, je deviens rouge écarlate. Avec l’envie de me saisir d’une pelle et de creuser un trou bien profond à travers le carrelage amianté de la salle de réunion afin de m’y enterrer. Je devine l’assemblée incrédule. Et quand on demande aux élèves ce qui peut faire la différence d’un cours à l’autre, il faudra se contenter d’un :

« Bah, j’sais pas, c’est comme ça ! »

Le lendemain, je décide de tenter quelque chose avec le groupe. Peut-être qu’ils pourraient m’entendre, moi ? Me font-ils assez confiance ? À partir de cet instant, je parle le plus souvent possible avec eux, quitte à sacrifier de précieuses minutes d’Hugo ou de Lamartine. Je brise totalement cette règle tacite qui consiste à ne pas trop en dire sur soi. Mon dialogue devient plus humain, mais moins professionnel.

« Vous savez, je suis fier de vous. C’est un réel plaisir que de faire cours avec vous. Mais j’aimerais que vous vous comportiez ainsi avec tous vos professeurs. Je pourrais être égoïste, me dire que chez moi ça va, donc tant pis pour les autres. Mais après avoir vu ce dont vous étiez vraiment capables, ça me fait de la peine d’entendre encore des gens penser du mal de vous. Je sais que vous valez mieux que ça.

- M’sieur, les autres profs nous respectent pas.

- Ouais, ils sont racistes. »

Forcément. Je m’y attendais. J’y avais moi-même déjà eu droit.

« Je crois qu’il faut que vous cessiez de croire que le racisme est la cause de tous vos problèmes. Ce n’est pas parce qu’une personne vous réprimande qu’elle est raciste ! Vous me trouvez raciste, moi ?

- Bah non !

- Pourtant, vous le pensiez en début d’année. Je me souviens l’avoir entendu plusieurs fois. Automatiquement, dès qu’on vous tient tête, vous brandissez la carte du racisme. Alors attention, je ne suis pas en train de vous vendre un monde où le racisme n’existe pas. Des ordures, il y en a partout. Vous en croiserez beaucoup, des gens qui vous mépriseront pour vos origines, mais vous ne pouvez pas condamner une personne avant même de savoir ce qu’il en est vraiment, sous prétexte que vous avez peur qu’elle ne vous rejette. Puis, au-delà de ça, les gens qui sont responsables de vous ont le droit de vous réprimander. S’ils cessent de le faire par peur de heurter votre sensibilité face à une xénophobie paranoïaque, c’est là que ça devient dangereux. Indépendamment de votre culture, de là où vous venez, vous avez le droit d’être disputés ou félicités. Vous avez le droit de vous comporter en héros, ou d’agir égoïstement. Vous n’avez rien à prouver ni à justifier en lien avec vos origines. Mais en tant qu’élèves et sans considération d’un quelconque critère, c’est bien normal qu’on attende de vous le meilleur. Puis rappelez-vous que le monde n’est pas juste noir ni blanc, il est teinté de toutes sortes de nuances.

Moi, par exemple, j’ai grandi dans une petite ville en plein milieu de l’Auvergne. Dans mon collège, il n’y avait pas un arabe. Enfin, si, il y en avait un, mais comme c’était le seul, c’était l’arabe du collège. Bon, d’accord, je caricature un peu. On va plutôt dire qu’ils étaient minoritaires, mais dans l’idée, c’est un peu ça. Un peu comme dans le clip de Kamini, vous vous rappelez ? Marly-Gomont ! Ben, pareil, ou pas loin. Donc autant dire que dans ce terreau fertile à l’ignorance, sans aucune mixité, j’aurais pu mal tourner. Mais la vie fait parfois en sorte de vous remettre sur les rails, par des hasards et des rencontres. Dans ma famille, il n’y avait aucun tabou. Ma cousine adoptive est éthiopienne, par exemple. Pour l’anecdote, lorsque j’étais au collège, elle avait un esprit très protecteur avec moi. Elle m’a plusieurs fois tiré d’affaire quand je me faisais bousculer par des plus grands. Elle était crainte, car elle savait cogner, et on a cessé de me chercher des ennuis le jour où elle a pris l’un de mes bourreaux par le col en lui disant : « Touche une seule fois à mon cousin, et je te nique ta tronche. »

Plus tard, quand je suis parti faire des études, loin de chez moi, mon cercle s’est élargi, avec ma vision du monde. Forcément, qui dit « plus grande ville » dit « plus grande mixité ». Et à force de bosser avec des blancs, des noirs, des rebeus, des chinois… les couleurs, vous finissez par ne plus les voir.

Et pourtant, à moi aussi, au tout début, vous avez prêté des intentions racistes, sans savoir d’où je venais ni quelles étaient mes motivations en rentrant dans l’enseignement. Alors oui, il existe peut-être des enseignants racistes. Mais je pense et j’espère de tout cœur qu’ils sont minoritaires. Parce qu’il faudrait être con comme un placard pour se lancer dans un métier au cours duquel on croise 300 gosses par jour en espérant n’y voir que des blancs. Et je suis certain que si vous vous montrez sous votre meilleur jour auprès de mes collègues, vous comprendrez qu’ils n’ont rien contre vous, et qu’ils attendent simplement de travailler en toute sérénité. Vous ne pouvez pas leur reprocher de se protéger de vous : vous faites un peu la même chose d’eux en vous braquant systématiquement. »

Il est fort probable que ce discours soit un savant mélange de plusieurs prises de parole successives, une sorte de pot-pourri, car il s’agit là d’une thématique qui reviendra souvent sur le tapis ! Mais, progressivement, j’ai l’impression que cela commence à porter ses fruits. Déjà parce qu’ils se plaignent moins de telle ou telle posture raciste qu’aurait adoptée un collègue (pendant quelques semaines, j’étais devenu un genre de cahier de doléances vivant). Ils fournissent même de gros efforts afin de ne plus incarner cette fameuse seconde 8 qui inspirait tant la terreur. J’ignore si mes seuls arguments ont suffi à les en convaincre. Je pense qu’ils se rendaient aussi compte que leur nouvelle attitude à mon égard rendait leur quotidien beaucoup moins pesant, alors pourquoi ne pas reproduire ce modèle dans les autres matières ? Il faut avouer qu’une séance de cours est toujours plus agréable quand tu sais que tu ne vas pas la terminer le front collé à celui de ton professeur !

En toute logique, et même s’il fallait fatalement surnoter pour donner un peu d’envergure à ce changement de cap, des élèves un peu plus solides (ou un peu moins fragiles ?) commencèrent à émerger. Avec un réel retard dans l’acquisition de la plupart des compétences, mais à des années-lumière du désastre de septembre.

Les deux mois passèrent inexorablement et mon inspection approchait. Toutefois, un événement impromptu marqua la fin d’une séance avec les 2nde 8. Redouane et Diego souhaitaient s’entretenir avec moi.

« Oui, les garçons ? Vous vouliez me dire quelque chose ?

- C’est vrai, M’sieur, qu’on sera viré de votre cours la semaine prochaine, parce qu’il y a l’inspecteur qui vient ?

- Comment ça ? Pas du tout, qui vous a dit ces bêtises ?

- C’est la proviseure. Elle a dit que comme on avait pourri l’inspection de la prof de sport, elle nous excluait pour pas qu’on foute le bordel. »

Je suis assez crispé en apprenant la nouvelle. Tout d’abord parce que j’aurais bien aimé être au courant.

Je ris nerveusement :

« De mieux en mieux, ce bahut ! Ils punissent les élèves AVANT qu’ils ne fassent des âneries, maintenant ? C’est n’importe quoi. Je n’en avais pas été informé. Je vais aller voir la proviseure et lui dire que vous suivrez bien cette séance.

- C’est vrai ?

- Bien sûr que c’est vrai. C’est quoi, ces bêtises ? Je suis inspecté avec la 2nde 8. Pas « La 2nde 8 moins Redouane et Diego ». Je vous l’ai dit. C’est ensemble, ou c’est personne. Je refuse d’être inspecté devant une fausse classe. Et si ça foire, tant pis, c’est le destin.

- Merci M’sieur. De nous respecter comme ça. On se tiendra bien. »

Je me rue au bureau de la proviseure pour demander des explications :

« Je sais que les intentions étaient nobles mais… non, je ne peux pas exclure gratuitement des élèves.

- Vous êtes vraiment sûr de vous ? Ils ont été odieux lors de l’inspection de votre collègue d’EPS, rappelez-vous. Vous prenez un énorme risque. Vous ne pouvez vraiment pas vous permettre que ça se passe mal, suite à votre inspection avec les STMG.

- Ça se passera comme ça se passera. Quel est le but de l’inspection, si l’on s’amuse à modeler la classe comme bon nous semble ? Il faut tout polir pour exposer à cet inspecteur une vision idyllique de nos conditions d’enseignement ? Si ça se passe mal, alors tant pis, c’est que ça ne devait pas être ma voie. Mais si je suis titularisé, j’aurai sûrement d’autres Redouane et d’autres Diego. Alors le meilleur moyen de prouver à ces inspecteurs qu’ils se sont trompés à mon sujet, c’est tout de même de m’observer face à la vraie 2nde 8. »

J’abandonne une proviseure bien peu convaincue par ma prose et m’en retourne à mon antre sacrée. Je dois m’activer afin de peaufiner ma séance d’inspection. Il s’agira de l’acte IV scène 5 de la Bérénice de Racine (ma tragédie favorite !) Je commence à taper l’extrait au propre afin d’en numéroter les lignes :

« Que le jour recommence et que le jour finisse… »

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J'aime bien ta prose, parce que tu racontes ton vécu non ?

J'attends chaque épisode avec impatience... tu devrais écrire un bouquin.

 

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Le 02/12/2022 à 13:48, manpat31 a dit :

Le coaching privé, c'est bien, mais c'est plus cher...

 

Bon sinon, bonne nouvelle :yes:, hier 1er décembre 2022, on nous a installé 1 purificateur d'air en salle de réunion et salle des profs.

Je ne sais plus s'il faut en rire ou en pleurer.

Ils ont aussi réparé la fenêtre pour pouvoir l'ouvrir ?

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Toutes les fenêtres (et les volets) de ma salle et de beaucoup d'autres salles sont toujours HS.

Pas le budget, il parait, mais pour les purificateurs, oui !

C'est beau les marchés publics.

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il y a 38 minutes, stadeli a dit :

J'aime bien ta prose, parce que tu racontes ton vécu non ?

J'attends chaque épisode avec impatience... tu devrais écrire un bouquin.

 

Ce n'est pas moi qui écrit, c'est un collègue de lettres modernes sur Internet.

Je n'ai pas ce talent.

Dommage car en LP, c'est plus trash, mais il y a de très belles choses à raconter, aussi.

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Il y a 1 heure, manpat31 a dit :

Ce n'est pas moi qui écrit, c'est un collègue de lettres modernes sur Internet.

Je n'ai pas ce talent.

Dommage car en LP, c'est plus trash, mais il y a de très belles choses à raconter, aussi.

 

Moi je vais écrire des blagues carambar.

 

Emma, moyenne section:

 

"- Maître, tu connais ma maman ?

 

-Euh, non...

 

- Parce que moi je la connais !"

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Il y a 2 heures, manpat31 a dit :

Toutes les fenêtres (et les volets) de ma salle et de beaucoup d'autres salles sont toujours HS.

Pas le budget, il parait, mais pour les purificateurs, oui !

C'est beau les marchés publics.

Fait comme nous avions fait, quand je travaillais (à l' Aéroport de Bordeaux), nous avions une carreau brisé. Nous l' avions signalé mais un mois après le carreau n' était toujours pas changé.

Nous avions collé la "une de l' Humanité". Bien visible sur l' extèrieur. Dans la semaine tout était réparé. 

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Je pense que la Région (Et Wauquiez) s'en fout royalement. Par contre, ses "copains" vendeurs de tourniquets et caméras de sécurité ainsi que de badges vont bien.

On ne voit pas les fenêtres, les volets, cassés, sont tous descendus.

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il y a 9 minutes, manpat31 a dit :

Je pense que la Région (Et Wauquiez) s'en fout royalement. Par contre, ses "copains" vendeurs de tourniquets et caméras de sécurité ainsi que de badges vont bien.

On ne voit pas les fenêtres, les volets, cassés, sont tous descendus.

 

C'est Rousset le président de la région

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Il y a 15 heures, manpat31 a dit :

- M’sieur, les autres profs nous respectent pas.

- Ouais, ils sont racistes. »

Forcément. Je m’y attendais. J’y avais moi-même déjà eu droit.

C'est quand même fou que certains jeunes se retrouvent à mettre le racisme à toutes les sauces voire même, comme ici, jusqu'à l'absurde.

 

Manpat31, tu a eu droit à ce genre de remarques aussi ?

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Il y a 1 heure, Tlsefred31 a dit :

 

C'est Rousset le président de la région

Je suis en Rhône-Alpes-Auvergne.

 

il y a une heure, Gabi a dit :

C'est quand même fou que certains jeunes se retrouvent à mettre le racisme à toutes les sauces voire même, comme ici, jusqu'à l'absurde.

 

Manpat31, tu a eu droit à ce genre de remarques aussi ?

Bien sûr ! Tous les ans...

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Il y a 1 heure, Gabi a dit :

C'est quand même fou que certains jeunes se retrouvent à mettre le racisme à toutes les sauces voire même, comme ici, jusqu'à l'absurde.

 

Manpat31, tu a eu droit à ce genre de remarques aussi ?

Moi, un gars 

qui me traite de raciste, il prend mon poing sur la gueule  ! 

Et je vous assure que j'ai encore les moyens de le faire tomber. 

Si c'est une nana, je lui mets la main sur ses parties rebondies, preuve que je ne suis pas raciste. 

Par contre à l'école ils sont mineurs, donc c'est pas possible. 

Mais ça fait bien longtemps qu'une certaine frange d'individus se protègent et cherchent à rendre mal à l'aise leur interlocuteur par cette réflexion. 

Il serait bon qu'on puisse les mettre au tribunal pour insultes. 

Edited by papé
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2 hours ago, Gabi said:
18 hours ago, manpat31 said:

déjà eu droit.

C'est quand même fou que certains jeunes se retrouvent à mettre le racisme à toutes les sauces voire même, comme ici, jusqu'à l'absurde. 


Entre le fait de relever ça et ta remarque sur ce que tu ferais à l'équipe de foot algérienne si tu étais la Fifa tu me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. 

La violence commence par des mots, ta stigmatisation de l'autre est intolérable. 

Tu distilles ta haine insidieusement, à l'aise dans l'anonymat d'un forum bon enfant, c'est immonde. 

Honte à toi, saches que nous ferons front face à tes discours fascistes d'un autre temps. 

 

 

Merde j'ai oublié de caser nauséabond. Mettez-le où vous voulez ça changera rien. 

 

 

Edited by Colza Nostra
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il y a une heure, manpat31 a dit :

Je suis en Rhône-Alpes-Auvergne.

putain la lose ! :crying:

 

Bon, tu as quand même de la chance de ne pas avoir un Président de Région (Alain Rousset) qui a fait retaper une ligne (Oloron-Bedous) pour son plaisir et celui de ses potes.

https://www.tf1info.fr/transports/video-ter-les-rates-d-une-ligne-maudite-2236455.html

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il y a 7 minutes, tire-bouchon a dit :

putain la lose ! :crying:

 

Bon, tu as quand même de la chance de ne pas avoir un Président de Région (Alain Rousset) qui a fait retaper une ligne (Oloron-Bedous) pour son plaisir et celui de ses potes.

https://www.tf1info.fr/transports/video-ter-les-rates-d-une-ligne-maudite-2236455.html

C'est bien cité sur l'article, il y'a peu de passager (4ou5), si j'ai bien lu, parce qu'il n'y a pas assez de trains ! 🤣🤣

Allez Rousset, un petit effort ! 

La connerie humaine est sans limite ! 

 

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il y a 33 minutes, tire-bouchon a dit :

putain la lose ! :crying:

 

Bon, tu as quand même de la chance de ne pas avoir un Président de Région (Alain Rousset) qui a fait retaper une ligne (Oloron-Bedous) pour son plaisir et celui de ses potes.

https://www.tf1info.fr/transports/video-ter-les-rates-d-une-ligne-maudite-2236455.html

 

Je crains de ne jamais revoir ouverte cette fameuse ligne Pau-Canfranc. C'est bien dommage.

Petetin, reviens !

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il y a une heure, Colza Nostra a dit :


Entre le fait de relever ça et ta remarque sur ce que tu ferais à l'équipe de foot algérienne si tu étais la Fifa tu me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. 

La violence commence par des mots, ta stigmatisation de l'autre est intolérable. 

Tu distilles ta haine insidieusement, à l'aise dans l'anonymat d'un forum bon enfant, c'est immonde. 

Honte à toi, saches que nous ferons front face à tes discours fascistes d'un autre temps. 

 

Merde j'ai oublié de caser nauséabond. Mettez-le où vous voulez ça changera rien. 

Tu as raison et je m'excuse platement si j'ai offensé quelqu'un.

D'ailleurs, je reconnais les souffrances que mon privilège blanc engendre aux autres.

Oui, je suis un oppresseur par atavisme. Oui, je suis responsable de ce que des gens ont fait il y a bien longtemps.

J'en suis vraiment désolé..  :crying:

 

Il y a 2 heures, manpat31 a dit :

Bien sûr ! Tous les ans...

Tu arrives à rester à chaque fois pédagogique ou parfois tu craques pour te soulager en mode :

 

"bande de gros débiles, si j'étais raciste, vous pensez vraiment que je me ferai chier à enseigner dans un lycée pro public depuis 30 ans ?

Arrêter de vous victimiser et de chercher des excuses farfelues à votre nullité. Prenez-vous en main, bande de losers'"

 

Ou non, tu arrives à garder ton calme ? :rolleyes:

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il y a une heure, tire-bouchon a dit :

putain la lose ! :crying:

 

Bon, tu as quand même de la chance de ne pas avoir un Président de Région (Alain Rousset) qui a fait retaper une ligne (Oloron-Bedous) pour son plaisir et celui de ses potes.

https://www.tf1info.fr/transports/video-ter-les-rates-d-une-ligne-maudite-2236455.html

Y'a un truc que je ne pige pas : les horaires ne collent pas avec les usines locales, OK.

Mais pourquoi les usines locales ne calent pas leurs horaires sur celle du train ?

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20 minutes ago, Gabi said:

Tu as raison et je m'excuse platement si j'ai offensé quelqu'un.

D'ailleurs, je reconnais les souffrances que mon privilège blanc engendre aux autres.

Oui, je suis un oppresseur par atavisme. Oui, je suis responsable de ce que des gens ont fait il y a bien longtemps.

J'en suis vraiment désolé..  

 

C'est bien, je préfère ça. 

 

Maintenant tu peux m'envoyer un chèque car, en tant que descendant d'un peuple qui a beaucoup souffert, la moindre des choses serait de me dédommager. 

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il y a 2 minutes, Colza Nostra a dit :

 

C'est bien, je préfère ça. 

 

Maintenant tu peux m'envoyer un chèque car, en tant que descendant d'un peuple qui a beaucoup souffert, la moindre des choses serait de me dédommager. 

D'ailleurs, elle est à quelle heure la promo manif pour récolter du pognon mettre en lumière l'association le collectif afin de faire des investissements financiers de l'humanitaire et des voyages paradisiaques culturels à l'étranger ?

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il y a 28 minutes, Gabi a dit :

Y'a un truc que je ne pige pas : les horaires ne collent pas avec les usines locales, OK.

Mais pourquoi les usines locales ne calent pas leurs horaires sur celle du train ?

 

Parce qu'elles sont peut-etre calée sur les horaires de leurs partenaires qui ne sont pas dans la même zone géographique.

 

Airbus Espagne a souhaité il y a plusieurs années que les employés des sites espagnols déjeunent entre 12 et 14h pour arrêter d'être en décalé par rapport aux autres usines en Airbus en Europe, je ne sais pas si ça a fonctionné car c'est culturel à ce stade là.

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il y a 6 minutes, Tlsefred31 a dit :

 

Parce qu'elles sont peut-etre calée sur les horaires de leurs partenaires qui ne sont pas dans la même zone géographique.

 

Airbus Espagne a souhaité il y a plusieurs années que les employés des sites espagnols déjeunent entre 12 et 14h pour arrêter d'être en décalé par rapport aux autres usines en Airbus en Europe, je ne sais pas si ça a fonctionné car c'est culturel à ce stade là.

Effectivement, je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants.

Mais d'un côté, les zones rurales se plaignent (à juste titre) de n'avoir plus aucun train.

De l'autre, une région met 100 millions d'euros (!!) pour désenclaver une vallée avec une ligne toute neuve.

Et y a personne dans les trains : tout le monde restent en voiture (à tort ou à raison).

C'est désespérant.

 

Faut que tout le monde fassent un effort : la SNCF en améliorant les horaires et les usines en essayant de se caler dessus.

 

Edited by Gabi
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il y a une heure, Tlsefred31 a dit :

https://www.sncf-connect.com/train/horaires/oloron-sainte-marie/bedous

 

Je veux bien mais là c'est pas trop la faute de l'entreprise, regarde l'heure du 1er train :biggrin:

Là, c'est le retour visiblement (pour revenir à Bedous). Donc les horaires du soir sont pas mal.

 

Par contre, l'aller dans l'autre sens, y'a qu'un train à 7h13

C'est ca qui coince selon l'article :

https://www.sncf-connect.com/train/horaires/bedous/oloron-sainte-marie

 

Edited by Gabi
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