C’est un message populaire. Raphaelle Posté(e) 23 octobre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 23 octobre 2021 Thomas Ramos, le couteau suisse du Stade Toulousain Le Toulousain, qui fait partie des 42 joueurs appelés par Fabien Galthié pour les tests de novembre, est capable de (bien) buter, de contre-attaquer et d'évoluer ouvreur comme arrière. Précieux pour l'équipe d'Ugo Mola qui défie Castres, ce samedi soir, à Ernest-Wallon. Thomas Ramos ballon en main. (R. Perrocheau/L'Équipe) Laurent Campistron23 octobre 2021 à 00h00 Cet après-midi-là, un lundi, Thomas Ramos a quitté l'entraînement ouvert au public sans même s'exercer aux tirs au but. Une habitude. « Perso, je tape toujours la veille du match, à la mise en place, deux jours avant aussi, mais jamais en début de semaine, explique l'arrière ou ouvreur de 26 ans. Le lundi, on n'est pas aussi frais que le jeudi. Et puis les adducteurs, au fur et à mesure des années, ils chargent. La saison dernière, j'ai eu une alerte avec un début de pubalgie, certainement dû à la répétition des coups de pied. Il faut savoir trouver un équilibre dans sa façon de travailler, et aujourd'hui, je pense l'avoir trouvé. » C'est assis dans les tribunes vides du Stade Ernest-Wallon que l'arrière toulousain a choisi de nous raconter ses multiples talents. lire aussiLa fiche du joueur Le buteur « Quand on commence à passer les 85% de réussite, c'est très bien » C'est un arc-de-cercle qui part d'un côté de la ligne des 22 m, à 5 m de la touche, qui remonte jusqu'aux 45 m face aux perches, et qui redescend de l'autre côté de la ligne des 22, toujours à 5 m de la touche. Cette courbe délimite la zone de prédilection de Thomas Ramos. À l'intérieur, tout doit rentrer, pénalités et transformations. « Pour moi, c'est au taux de réussite à l'intérieur de ce périmètre-là que se mesure un bon buteur, dit-il. Quand on commence à passer les 85 %, c'est très bien. » La saison passée, l'arrière toulousain a même atteint les 90 %. Un pourcentage d'envergure internationale. « Ç'a été ma meilleure saison face aux poteaux. Je n'ai loupé que huit coups de pied en tout (71 sur 79), ce qui est très peu. Bon, j'ai moins bien commencé cette année, puisque j'en ai raté 5 sur les deux premiers matches. Forcément, quand tu sors d'une saison à 90 %, tu te poses des questions. Mais là, ça fait trois matches que j'arrive à retrouver un bon rythme, à me remettre en confiance. » Thomas Ramos, buteur en action. (R. Perrocheau/L'Équipe) Ces dernières années, Ramos a pris l'habitude de solliciter une fois par trimestre l'un des analystes vidéo du club, Étienne Quemin, pour faire le point sur ses tirs au but. « Je fais ça depuis mon retour de prêt à Colomiers (2016-2017), explique-t-il. Ça me permet de voir où sont mes zones d'échec. Si sur cinq ratés sur un trimestre, Étienne me montre qu'il y en a quatre au même endroit, je dois forcément me poser la question du pourquoi et corriger ce qu'il y a à corriger. Il y a trois ou quatre ans, par exemple, j'avais constaté que je loupais pas mal de transformations sur mon bon côté, 22 m à gauche des poteaux, entre les 15 m et les 5 m. » « Le silence (pour un buteur), c'est encore plus déstabilisant Pour rectifier le tir, pas de secret, il faut répéter le geste, enchaîner les frappes. Mais pas à l'excès. « On peut taper 150 coups de pied par semaine, chose que je ne fais pas, et en taper 8 à la fin de l'entraînement, avec la fatigue, dans des zones différentes, ce à quoi je m'adonne le plus souvent, confie le joueur. Je me fixe toujours des petits challenges personnels. Si je m'engage à taper 8 coups de pied, par exemple, mon objectif est de faire 100 %. Si je ne les fais pas, c'est un échec personnel. Ou alors on tape à deux ou trois et on se tire la bourre. Quand tu vois les autres réussir, ça te met un peu plus de pression, tu retrouves des sensations de match. » lire aussiThomas Ramos (Toulouse) : « Le record de (Morgan) Parra ? C'est beau » Ramos bosse aussi avec un préparateur mental, notamment pour retrouver son calme après l'effort. « Le but, il faut toujours le travailler sous pression, observe-t-il. C'est ce qui t'aidera à taper devant 20 000 personnes à Ernest-Wallon ou 10 000 à l'extérieur qui te sifflent. J'ai déjà bossé avec des nuisances sonores autour, mais aussi avec un casque pour ne plus rien entendre, comme quand on joue en Coupe d'Europe et qu'on va chez des équipes britanniques où les supporters se taisent pour ne pas gêner le buteur. Le silence, c'est encore plus déstabilisant. » Le contre-attaquant « On est en éveil à chaque instant » À quel moment la prise de risque devient-elle suicidaire ? Cette question, Thomas Ramos se l'est souvent posée ballon en main : « Pour moi, c'est quand tu sens que ça peut se retourner contre toi, répond-il. Quand tu vois que les mecs à côté ne sentent pas le truc ou quand tu es dans un temps faible. Mais à Toulouse, on est à la bonne école pour tenter certaines choses qu'on n'autorise pas ailleurs dans certaines zones du terrain. On est en éveil à chaque instant parce qu'on sait que chacun d'entre nous est capable de relancer un ballon, de jouer vite une touche, une pénalité ou un coup franc. » Thomas Ramos à la passe. (R. Perrocheau/L'Équipe) C'est dans ce rugby de mouvement, où tout ou presque est permis, que l'arrière se complaît. « Il ne faut pas croire pour autant que rien n'est cadré, précise-t-il. Sur nos sorties de camp, par exemple, les choses sont assez claires et nettes, mais on nous laisse quand même l'opportunité de jouer à la main de temps en temps, plutôt que de se débarrasser du ballon au pied. » Ramos distingue deux types de relances. D'abord, celles qui sont travaillées en amont : « Comme tout le monde, on analyse les montées défensives de l'équipe adverse à la vidéo. Avant même de récupérer le ballon, on sait donc déjà dans quelle zone on peut contre-attaquer pour ensuite redéployer notre jeu. » Ensuite, il y a les relances improvisées, à l'instinct. « Quand une équipe rend un ballon au pied, tu as deux possibilités, explique Ramos. Soit tu tapes, soit tu relances à la main. Les mecs qui montent en premier rideau savent donc à tout moment que ça peut contre-attaquer. Mais dans des zones comme tes 22 m, l'adversaire s'attend un peu moins à ce que tu joues vite une pénalité à la main, comme l'a fait récemment Arthur Bonneval à Biarritz, ou une touche à 5 m de ta ligne, comme celle qui nous avait permis de marquer un essai de 100 m contre Castres il y a quelques saisons. » lire aussiToulouse : Thomas Ramos, l'attraction arrière « On se régale à jouer différemment parce que ça débloque des situations L'instinct, c'est aussi cette passe à l'aveugle entre les jambes pour Romain Ntamack que Ramos avait osée dans ses 22 m contre Clermont, l'an passé (1re journée), et qui avait abouti à un essai à l'autre bout du terrain. « J'avais deux solutions, se souvient-il. Soit je tapais en touche, et c'était un ballon pour l'adversaire à 5 m de notre ligne, soit je faisais une passe. Ça montre aussi l'état d'esprit qui nous anime, parce que Romain savait qu'à tout moment il pouvait se passer quelque chose. Il avait donc fait l'effort de revenir à ma hauteur pour éventuellement recevoir une passe. Et moi, je sentais aussi que Romain était là. » Plus récemment, à Biarritz, Ramos a aussi tenté une longue passe sautée particulièrement cavalière pour Bonneval, à deux doigts d'être interceptée (elle sera finalement jugée en-avant). « Des passes comme ça sont des solutions face à des équipes qui ferment fort en défense, explique-t-il. Passer par-dessus une fois, deux fois, peut les inciter à moins monter vite après. En fait, on se régale à jouer différemment parce que ça débloque des situations. » Le polyvalent « Dans tous les cas, que je joue 10 ou 15, je me régale » Thomas Ramos se considère plutôt comme un arrière. « C'est normal, je joue 90 % de mes matches à ce poste contre 10 % à l'ouverture », se justifie-t-il. À Toulouse, cette saison, il n'a d'ailleurs évolué qu'avec le n° 15 dans le dos. Ce qui ne l'empêche pas de s'exercer en 10 à l'entraînement, de temps en temps. « Ce poste, je le connais depuis tout petit parce que c'était mon premier. J'y ai beaucoup joué aussi dans les années Espoirs, un peu moins au fur et à mesure de mes saisons en pro. Mais comme le jeu toulousain m'amène souvent à jouer en tandem avec l'ouvreur, je me retrouve très souvent en 10 quand je joue 15, et vice-versa. Dans le feu de l'action, je ne fais même pas attention. Et comme je prends beaucoup de plaisir à y jouer, les automatismes reviennent vite. » Le Toulousain, à l'aise à la relance. (A. Mounic/L'Équipe) À Toulouse, Ramos a plutôt tiré profit de cette polyvalence. « Elle m'a permis de vivre de bons moments, d'être sur le terrain lors de rendez-vous importants », rappelle-t-il. Le joueur a notamment joué en 10 les deux dernières finales du Championnat remportées par son club, en 2019 (contre Clermont, 24-18) et 2021 (contre La Rochelle, 18-8). lire aussiThomas Ramos (Toulouse) : « Me mettre sur un transat et ne pas bouger » « En 15, j'aime la liberté que m'offre ma position reculée En équipe de France, il n'est pour l'heure considéré que comme un arrière, mais sa propension à évoluer à la charnière lui a très souvent permis de s'asseoir sur le banc des « finisseurs » pour couvrir les deux postes. « En 15, j'aime la liberté que m'offre ma position reculée, ainsi que la possibilité de jouer des ballons de contre-attaque ou de turnover, précise-t-il. Comme tu n'es pas sur le premier rideau, tu arrives avec un peu plus de vitesse, tu as le temps d'analyser et de voir où sont les intervalles. Ton temps de décision est un peu plus important. En 10, j'aime tout ce qui se rapporte à la stratégie, comme savoir quand mettre un coup de pied d'occupation ou de pression. L'ouvreur touche aussi beaucoup de ballons dans un match et prend donc beaucoup de décisions. Dans tous les cas, que je joue 10 ou 15, je me régale. » 5 11
BenBenBen Posté(e) 28 octobre 2021 Posté(e) 28 octobre 2021 Tekori a vu sa suspension initiale allégée d’une semaine suite à la participation à un stage placage ... sur les RS, c’est la 3ème guerre mondiale !!!
Tlsefred31 Posté(e) 28 octobre 2021 Posté(e) 28 octobre 2021 (modifié) il y a 8 minutes, BenBenBen a dit : Tekori a vu sa suspension initiale allégée d’une semaine suite à la participation à un stage placage ... sur les RS, c’est la 3ème guerre mondiale !!! Une partie de ceux qui gueulent ont probablement déjà participé à un stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récuperer des points sur leur permis ... Modifié 28 octobre 2021 par Tlsefred31 2
Raphaelle Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 (modifié) https://www.cjoint.com/doc/21_10/KJFgzhvJQS1_Dupont2.pdf Un article intéressant sur Antoine Dupont dans le JDD aujourd'hui Modifié 31 octobre 2021 par Raphaelle 6
tolosaforever Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 il y a une heure, Raphaelle a dit : https://www.cjoint.com/doc/21_10/KJFgzhvJQS1_Dupont2.pdf Un article intéressant sur Antoine Dupont dans le JDD aujourd'hui J’espère qu’on le gardera, mais plus ça va plus j’émets des doutes. 🤞🏻 1
Pouik Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Et moi cette starisation commence à sacrément me gonfler... Pas un jour sans un article ou une vidéo sur Dupont. Le joueur quand tu vas sur les réseaux sociaux, est devenu un produit marketing (comme Kolbe). Bref je sais je sais je suis un vieux con! 4
Zuzu31 Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 il y a 51 minutes, tolosaforever a dit : J’espère qu’on le gardera, mais plus ça va plus j’émets des doutes. 🤞🏻 Au contraire ! Quand je lis : "Antoine veut être entraîné par les meilleurs et il veut jouer avec les meilleurs", je me dis qu'il va rester quelques décennies ici ! 4
Beau-jeu-laid Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Il y a 1 heure, tolosaforever a dit : J’espère qu’on le gardera, mais plus ça va plus j’émets des doutes. 🤞🏻 Pourquoi tu émets des doutes? Les informations de la presse font état d'une volonté commune de prolonger... 2
Romain Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 19 minutes ago, Beau-jeu-laid said: Pourquoi tu émets des doutes? Les informations de la presse font état d'une volonté commune de prolonger... Oui d'autant plus qu'il précise vouloir gagner absolument. Sans aucune prétention, actuellement il est dans le club qu'il faut. 1 1
Beau-jeu-laid Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 De toute façon, jusqu'à preuve du contraire, même si il prolongé on ne sera pas au courant puisque le club ne communique pas ... On va oas commencer à se faire des nœuds ou cerveau, alors qu'aucune info ou itw laisse penser qu'il pourrait avoir des envies d'ailleurs. 1
Tolhurst Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 il y a une heure, Pouik a dit : Et moi cette starisation commence à sacrément me gonfler... Pas un jour sans un article ou une vidéo sur Dupont. Le joueur quand tu vas sur les réseaux sociaux, est devenu un produit marketing (comme Kolbe). Bref je sais je sais je suis un vieux con! Rien à voir avec Kolbe qui lui est Sud-Af' et ne roule que pour le pognon. Des types qui jouent autours de lui, balec', le mec! Tu vas voir son retour à Kolbe, s'il se foire... Il sera attendu comme le Messi (celui du PSG) et on va rire s'il fait de la merde. Dupont au contraire est du sérail (les Hautes-Pyrénées et Toulouse c'est pareil, c'est chez lui). Et puis il y a plus de bulbe amha chez Toto, que chez le Ches'. Enfin, je pense qu'il y a les bonnes personnes au ST pour "lui parler". Au hasard Lacroix, Mola, Cazalbou... Aucun souci pour moi quant à sa prolongation. 2
tolosaforever Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Il y a 2 heures, Beau-jeu-laid a dit : Pourquoi tu émets des doutes? Les informations de la presse font état d'une volonté commune de prolonger... J’émets des doutes car il y a une phénomème de starisation comme dit plus haut. Et ce phénomène a pas mal de conséquences. Dans l’entourage du joueur, dans la tête du joueur etc... tu as beau être solide mentalement quand on te répète tous les jours que tu es le meilleur joueur du monde et (j’exagère volontairement) que les résultats du stade sont si bons parceque Dupont uniquement... tu as forcément le boulard à m’endonné !!! J’espère que ça n’arrivera pas car je l’adore mais je pense que Dupont aime bien la lumière également, et ça va à l’encontre de la pensée stadiste.
Tolhurst Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Je précise pour Kolbe : je comprends son point de vue, principalement motivé par l'argent. Quand tu sors des townships de Soweto ou du Cap, j'imagine que si tu peux mettre ta famille à l'abri, ben y'a pas photo. Du ST ou du RCT, tu vas à celui qui paye le mieux. Dupont demandera très certainement des émoluments en adéquation avec son immense talent, mais pas que. Des mecs capables de jouer autours de lui semble être également une donnée essentielle. A Toulouse, il les a. Kolbe les avait aussi. Bref... 1
Zuzu31 Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Il y a 5 heures, tolosaforever a dit : J’émets des doutes car il y a une phénomème de starisation comme dit plus haut. Et ce phénomène a pas mal de conséquences. Dans l’entourage du joueur, dans la tête du joueur etc... tu as beau être solide mentalement quand on te répète tous les jours que tu es le meilleur joueur du monde et (j’exagère volontairement) que les résultats du stade sont si bons parceque Dupont uniquement... tu as forcément le boulard à m’endonné !!! J’espère que ça n’arrivera pas car je l’adore mais je pense que Dupont aime bien la lumière également, et ça va à l’encontre de la pensée stadiste. Ben au pire, s'il s'en va, ça sera comme pour Cheslin : dommage, et tant pis pour lui. Le ST est au-dessus de tout cas personnel. Même Didier Lacroix ou Ugo Mola. On l'a vu avec Guy ou Bouscatel (même s'il a fallu quelques années, et encore pas beaucoup...) . Le club continuera à tracer sa route car c'est plus qu'un club. Et ça, ce n'est pas pour copier le Barça. C'est vraiment une institution à Toulouse. Ca a toujours eu une place très importante dans la ville depuis 100 ans. 1 1 5
tolosaforever Posté(e) 31 octobre 2021 Posté(e) 31 octobre 2021 Il y a 5 heures, Zuzu31 a dit : Ben au pire, s'il s'en va, ça sera comme pour Cheslin : dommage, et tant pis pour lui. Le ST est au-dessus de tout cas personnel. Même Didier Lacroix ou Ugo Mola. On l'a vu avec Guy ou Bouscatel (même s'il a fallu quelques années, et encore pas beaucoup...) . Le club continuera à tracer sa route car c'est plus qu'un club. Et ça, ce n'est pas pour copier le Barça. C'est vraiment une institution à Toulouse. Ca a toujours eu une place très importante dans la ville depuis 100 ans. Je partage complètement ton point de vue ! C’est ce qui fait la force du stade 2
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 2 novembre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 2 novembre 2021 Rugby, Bleus Romain Ntamack et Matthis Lebel, amis d'enfance : « On parlait le même langage » La joie de Romain Ntamack et Matthis Lebel après la victoire du Stade Toulousain en finale de la Coupe d'Europe contre le Stade Rochelais (22-17, le 22 mai à Twickenham). (A.Mounic /L'Équipe) Inséparables depuis l'adolescence, l'ouvreur Romain Ntamack et l'ailier Matthis Lebel du Stade Toulousain pourraient vivre leur première sélection commune en équipe de France, samedi, face à l'Argentine. Mi-octobre, après un entraînement du Stade Toulousain, Romain Ntamack et Matthis Lebel ont pris le temps d'évoquer leur amitié et ce lien presque fraternel qui les unis depuis bientôt dix ans. L'ouvreur et l'ailier, 22 ans chacun, qui ont tout connu ensemble chez les Rouge et Noir mais aussi dans les équipes de France jeunes (champion du monde en 2018), rêvent désormais d'un avenir commun sous le maillot bleu. « La première fois que vous vous êtes rencontrés, c'était quand ? Romain Ntamack : Lors d'un tournoi départemental. Matthis jouait avec le Gers. Moi avec la Haute-Garonne. On était adversaires. Il avait été très bon et mon père (Émile) a fait en sorte qu'il rejoigne le Stade Toulousain la saison suivante. Matthis Lebel : Beaucoup pensent qu'on a toujours joué ensemble, mais en réalité, on a d'abord été adversaires. On avait 13 ou 14 ans. lire aussiLabit : « Il y a un moment que l'association Jalibert-Ntamack est dans notre tête » R. N. : Tu étais à l'arrière non ? Au centre ? M. L. : C'est à Auch (Gers) que je jouais à l'arrière. Là, sur le premier tournoi à Villefranche (Rhône), je jouais au centre. Puis un peu plus tard dans la saison, on s'est affrontés une seconde fois. Romain jouait déjà à l'ouverture. Romain Ntamack en bref 22 ans. 1,86 m ; 86 kg. Demi d'ouverture. 20 sélections avec les Bleus. Stade Toulousain. Palmarès en club Champion de France en 2019 et 2021 ; champion d'Europe en 2021. 1er février 2019 Titularisé au poste de centre, il endosse le maillot bleu pour la première fois lors d'une défaite contre le pays de Galles (19-24, Tournoi des Six Nations). Matthis, vous souvenez-vous de l'approche d'Émile Ntamack pour vous faire venir au Stade Toulousain ? M. L. : Oui, ce qui est marrant, c'est que mon père avait joué contre lui (Mickaël Lebel, troisième-ligne). Ils se connaissaient depuis un moment. Émile a proposé que je vienne faire une journée de détection. Mais mon père n'était pas très chaud. Il pensait que je n'étais pas prêt pour le Stade Toulousain. Il avait peur que je sois dégoûté du rugby. Émile a finalement pris la responsabilité de me suivre sur plusieurs tournois quand je jouais à côté de Toulouse. À la fin de la saison, il a dit : "On tente le coup avec Matthis !" « Il y a un truc chez Romain qui est à la fois hyper agréable et hyper désagréable, c'est qu'il est têtu. S'il dit noir, c'est noir ! C'est un peu qui m'aime me suive » Matthis Lebel Discutiez-vous à l'époque avec votre père du talent de Matthis ? R. N. : Oui, à cet âge-là, on voit déjà les joueurs qui sortent du lot. Quand mon père m'a dit qu'il voulait faire venir Matthis, j'étais content car je savais qu'il traversait le terrain (il sourit). Qu'avez-vous découvert au Stade Toulousain ? M. L. : Au départ, j'étais un peu sur la retenue, d'autant que je suis de nature un peu timide, réservée. Mais au fond de moi, j'étais très content. Je me souviens encore du message d'Émile annonçant à mon père qu'il me prenait. Puis très rapidement, dès le premier ou le deuxième entraînement, on s'est rapprochés avec Romain et on ne s'est plus quittés. Depuis 2018, les deux joueurs évoluent dans l'équipe première du Stade Toulousain. (N. Luttiau /L'Équipe) Comment expliquez que le courant soit passé si vite entre vous ? R. N. : Parce qu'on aimait jouer le même rugby, on parlait le même langage, on avait la même passion. Ça a matché de suite. Il était dominant à Auch, je l'étais aussi au Stade, donc ça rapproche forcément. Sur le terrain, on jouait souvent l'un pour l'autre. Comme on est un peu pareil en dehors du terrain, on est devenus inséparables. M. L. : On arrivait un peu avant les entraînements, on restait aussi après. À force, tu échanges, tu parles aussi d'autres choses et tu te découvres des points communs. Il y avait également le fait que nos papas ont joué l'un contre l'autre. Mais c'est vraiment quand je suis entré au Pôle Espoirs que les parents de Romain m'ont beaucoup aidé. À partir de là, on était tout le temps ensemble. R. N. : Rapidement, on a dormi chez l'un ou l'autre. Puis à partir du lycée, comme tu es un peu plus indépendant, on vivait sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensemble. On était un binôme. M. L. : On était mariés ! (il se marre) Vous étiez comme des frères ? R. N. : Carrément ! lire aussiJelonch, l'atout force du XV de France Avez-vous néanmoins des secrets l'un pour l'autre ? R. N. : (ils se regardent) Non ! M. L. : (il sourit) Non, aucun ! Je n'espère pas ! R. N. : Je ne vois pas lequel alors ! M. L. : On se raconte tout. Quand ça va, c'est plus facile, mais même quand ça ne va pas, on a toujours été là l'un pour l'autre. R. N. : Surtout en dehors du rugby. « Ça a matché de suite. Il était dominant à Auch, je l'étais aussi au Stade, donc ça rapproche forcément. Sur le terrain, on jouait souvent l'un pour l'autre » Romain Ntamack Quel est votre souvenir le plus marquant ensemble ? M. L. : C'était en cadets, avec Joël Dupuy (entraîneur). R. N. : Nous sommes champions de France cadets. Joël était très proche de nous. On a vécu des moments forts. La saison précédente, on avait perdu en finale. On s'était promis que ça n'arriverait plus. On l'a fait. On n'a d'ailleurs perdu aucun match de la saison. C'était une année incroyable. C'est plus fort que les titres de champion de France et d'Europe chez les grands ? R. N. : Ce sont quasiment les mêmes sensations car il y a un titre au bout. À 15 ans, quand tu soulèves un Bouclier, tu as l'impression d'être champion du monde. M. L. : Au-delà des titres, il y a plein de petits moments sympas. Comme mon premier essai à Clermont (23 décembre 2018). Parfois, il suffit d'un regard pour se comprendre. Votre premier match commun en Top 14, vous vous en souvenez forcément ? M. L. : C'est le match à Montpellier quand on prend la grêle (défaite 66-15, le 23 septembre 2018) ? R. N. : Ah oui ! C'est bien celui-là ! (il se marre). Oui, on avait ramassé ! Mais ça reste un bon souvenir même si on en a pris 60 ! Sur le moment, tu n'es pas fier. Mais jouer ensemble, ça reste gravé. Le demi d'ouverture et l'ailier ont également remporté la Coupe d'Europe avec Toulouse. (A.Mounic /L'Équipe) À partir de quand vous vous êtes imaginé tous les deux sous le maillot du Stade Toulousain à soulever le Brennus. Est-ce que ce sont des choses auxquelles on pense quand on est gamin ? R. N. : Oui, c'est sûr ! Souvent, on discutait tard le soir. M. L. : Lumière éteinte, on se faisait nos histoires. RN : On a même dû se le promettre. Vous avez seulement 22 ans, et vous avez déjà atteint vos rêves de gamin avec ce doublé l'an dernier. Arrivez-vous à prendre du recul pour mesurer ce que vous avez déjà réalisé ? M. L. : Pas vraiment. Nous sommes jeunes et insouciants. Chaque week-end, nous avons cette envie de rejouer, de nous régaler et de gagner avec nos potes. Un peu comme quand nous étions gamins. Quand Romain me fait marquer par exemple, je me revois quelques années en arrière et c'est toujours le même plaisir. On en revient à nos discussions nocturnes. On inventait des combinaisons pour marquer le lendemain. On ne s'en lassera jamais. Matthis Lebel (à g.), Martin Page Relo (au centre), qui joue en espoirs au Stade Toulousain, et Romain Ntamack (à dr.) durant leurs jeunes années. (DR) Plus jeunes, vous jouiez l'un pour l'autre. Est-ce encore possible aujourd'hui ? R. N. : C'est plus difficile. Mais parfois aux entraînements, on essaie quand même de trouver des petits trucs qu'on ne comprend que tous les deux. Mais c'est vrai que petits on jouait parfois que tous les deux. M. L. : Je me souviens d'une action, à Dax je crois, où on avait remonté le terrain que tous les deux. R. N. : Ça marchait bien ! (il sourit) lire aussiFlament, un globe-trotter en équipe de France En dehors des terrains, comment se matérialise votre amitié ? M. L. : C'est très simple, quand on veut faire un truc, on s'appelle. Tu veux faire un ciné, aller au resto. Il n'y a rien de trop calculé. Parfois, on essaie des trucs. On a tenté la pêche. R. N. : C'était juste après le confinement. On s'est pris de passion pour la pêche pendant quinze jours, mais c'est reparti aussi vite que c'était venu. On n'a rien attrapé ! M. L. : On y a été un paquet de fois. On a même été jusque chez moi dans le Gers. Mais rien ! On est passés à autre chose. Après, on se voit beaucoup. Pas que nous deux. On est un petit groupe de cinq-six (Tauzin, Tolofua, Youyoutte, Page Relo). R. N. : Il y a aussi des amis hors rugby. C'est toujours bien de se retrouver avec d'autres personnes pour parler d'autres sujets. Mais ça revient vite sur le rugby ! Entre les deux joueurs du Stade Toulousain, le courant est immédiatement passé. (N. Luttiau /L'Équipe) Qui est le plus demandeur ? R. N. : À un moment, c'était surtout moi ! M. L. : C'était trop (il se marre). Existe-t-il des sujets de discorde ? R. N. : Oui, sur pleins de trucs, sur comme en dehors des terrains. Mais jamais jusqu'à la dispute. M. L. : La dernière fois, c'est surtout qu'on ne s'est pas compris. R. N. : Oui, c'est souvent de l'incompréhension (il rigole). Ça dure cinq minutes puis c'est oublié. Mais se fâcher, jamais. Quelle qualité aimeriez-vous emprunter chez l'autre dans le rugby et dans la vie ? M. L. : Il y a un truc chez Romain qui est à la fois hyper agréable et hyper désagréable, c'est qu'il est têtu. S'il dit noir, c'est noir ! C'est un peu : "Qui m'aime me suive". C'est son côté leader. Mais parfois, c'est impossible de lui faire changer d'avis ! R. N. : Parfois, je cède quand même... Et tu es un peu têtu aussi ! On est pareil finalement ! « Faire une Coupe du monde avec son meilleur pote, on signe de suite » Matthis Lebel Qu'est-ce qui pourrait quand même vous différencier ? M. L. : Tu es un peu plus sauvage ! R. N. : (il sourit) Oui, je suis un peu moins sociable. Matthis a plus de facilités à aller vers les gens qu'il ne connaît pas. Mais je fais des efforts ! À force d'être avec lui, de voir comment il se comporte, ça m'aide à m'ouvrir un peu plus. M. L. : Heureusement qu'il s'ouvre un peu plus. C'était une porte de prison ! R. N. : Il a raison. Sur le terrain, j'étais à l'aise, j'arrivais donc à mieux communiquer. Mais en dehors, dans la vie de tous les jours, j'étais moins sûr de moi, donc c'était plus difficile. Matthis Lebel en bref 22 ans. 1,84 m ; 84 kg. Ailier. Stade Toulousain. Palmarès en club Champion de France en 2019 et 2021 ; champion d'Europe en 2021. Faites-vous chambre commune en club ? M. L. : Au début, on n'était pas ensemble. On l'a demandé l'an dernier pour le déplacement au Munster je crois. On en avait parlé et cela a été accepté. Un peu plus tard, on avait changé et le match s'était mal passé. Du coup, on a redemandé à ne plus être séparés. R. N. : Au Munster, on avait fait un gros match, donc on s'est dit on ne change plus ! lire aussiCrunch, le podcast rugby de L'Équipe : l'évidence Jalibert-Ntamack Vous avez vos petites habitudes ? R. N. : On est sur la même longueur d'onde. On regarde la télé, on joue aux cartes. On est sur le même rythme. C'est facile quand on se connaît depuis si longtemps. Vous avez gagné le Brennus et la Coupe d'Europe avec Toulouse, mais aussi le titre de champion du monde avec l'équipe de France des moins de 20 ans (2018). Qu'est-ce qui vous manque ? R. N. : On espère jouer en équipe de France ensemble, avoir une sélection commune (cela pourrait être le cas samedi contre l'Argentine). On n'en parle pas tout le temps, mais on l'a déjà imaginé. Ce serait vraiment cool. Les Bleus, ça fait rêver tout le monde. Que ce soit au Stade Toulousain ou en sélections jeunes, on a tout fait ensemble. Il ne manque que le maillot bleu. Ce serait un regret... R. N. : (il coupe) Ça arrivera, je ne me fais aucun souci ! Matthis, comment le vivez-vous ? M. L. : Je suis très lucide. Il me reste du boulot. Je m'entraîne pour. Et finalement, je vis pour l'instant ce rêve à travers Romain. Je suis à chaque fois très content pour lui. C'est aussi une motivation de plus. J'ai cette envie de vivre cette aventure de fou avec mon pote ! La Coupe du monde 2023, vous y pensez forcément ? M. L. : Faire une Coupe du monde avec son meilleur pote, on signe de suite. Mais la réalité, c'est le quotidien en club, les matches qui s'enchaînent, la concurrence. On profite. R. N. : On y pense, mais on ne voit pas si loin. » Les deux amis espèrent disputer la prochaine Coupe du monde en France, en 2023. (N. Luttiau /L'Équipe) publié le 2 novembre 2021 à 18h13 13 1
C’est un message populaire. Vonia Posté(e) 2 novembre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 2 novembre 2021 Thibaud Flament, un globe-trotter en équipe de France Ex-étudiant en Angleterre, formé en Belgique à l'ouverture et passé par l'Argentine, le deuxième-ligne du Stade Toulousain n'en finit plus de surprendre son monde. Il devrait être titulaire samedi soir (21 heures) face à l'Argentine. Thibaud Flament découvre l'équipe de France. (A. Réau/L'Équipe) Il y a six ans, Thibaud Flament mesurait déjà deux mètres mais pesait vingt-six kilos de moins (90 kg), n'avait jamais mis les pieds dans une salle de musculation et jouait ouvreur dans l'équipe des moins de 18 ans de l'ASUB, le club de ses débuts, à Bruxelles. « J'aimais ça, c'était facile, j'étais le plus grand et le plus costaud. » Avant d'être appelé pour la première fois en équipe de France afin de disputer la tournée d'automne, le deuxième-ligne de 24 ans a écumé les terrains du monde. Après avoir disputé la finale du Championnat argentin 2018 avec le club de Newman, il a évolué en Premiership, le Championnat anglais, au poste de deuxième-ligne et, deux mois après avoir rejoint le centre de formation des Wasps, l'équipe basée à Coventry, il a intégré, à 22 ans, le groupe professionnel. lire aussiMatthis Lebel, Maxime Lucu et Thibaud Flament appelés en bleu pour la tournée d'automne Rapidement, il est devenu la doublure quasi officielle de l'international anglais Joe Launchbury. Aux Wasps, il étonnait tant par son abattage au plaquage que par son amour du jeu lui, qui a notamment réussi une passe en arrière entre les jambes, directement pour son ouvreur. « Certains de mes entraîneurs m'ont dit de ne jamais recommencer ; d'autres que c'était très bien joué ! » Il en rigolait quand nous l'avions rencontré en janvier 2020. « Quand je suis arrivé en Angleterre, en 2015, j'étais ouvreur de l'équipe 5 (la moins bonne) de l'université de Loughborough. Quelques mois plus tard, on m'a réorienté au poste de deuxième-ligne. J'ai dû réapprendre le rugby. Au début, quand on faisait des cellules de trois avants et que je recevais la balle, je jouais ça comme un deux contre un. Je voulais passer la balle au lieu de rentrer dans le tas ! » «Pas un club ne m'aurait pris en France sans être passé par un centre de formation, alors j'ai cherché la meilleure université de rugby en Angleterre. » Né à Paris, Flament n'a jamais vécu en France mais à Singapour, où son père travaillait dans l'informatique avant de devenir directeur d'un club de tennis, son rêve, en Belgique. « Mais j'ai étudié au lycée français de Bruxelles, précise-t-il, ma famille a toujours voté en France et je vais souvent voir mes grands-parents et mes cousins à Paris. » L'Angleterre, c'était surtout l'unique moyen de tenter l'aventure du rugby, sa passion, lui qui à l'adolescence passait des heures dans sa chambre à envoyer un ballon sur un coussin cible, de plus en plus loin, et notait soigneusement ses points sur un carnet. « Pas un club ne m'aurait pris en France sans être passé par un centre de formation, alors j'ai cherché la meilleure université de rugby en Angleterre. » Il s'inscrit en business international, à Loughborough, et découvre des infrastructures délirantes : terrains, salles de fitness, bains de récupération, nutritionniste, psychologue... « Même aux Wasps, c'est moins bien. » lire aussiFabien Galthié explique ses choix pour la tournée de novembre du quinze de France Après quelques matches, les entraîneurs le changent de poste et lui fixent comme objectif de terminer en équipe 1, qui participe à la Troisième Division du Championnat anglais, à la fin de ses quatre années d'études. L'année suivante, il est intégré au groupe « performance » (équipes 1 et 2) et progresse au rythme de trois entraînements par semaine auxquels s'ajoutent trois séances de musculation, les premières de sa vie. Mais c'est lors de la troisième année, qu'il va passer à l'étranger pour un stage, qu'il franchit un cap et se révèle, surtout à lui-même. « J'ai choisi l'Argentine, parce que je parlais déjà un peu espagnol, et aussi pour le rugby. » Il débarque avec un seul contact en poche, celui du manager du club de Newman, dans la banlieue de Buenos Aires, qui vient le chercher à l'aéroport à 6 heures du matin. Il passe sa première journée au club, rythmée par les matches qui s'enchaînent, de celui des enfants à celui des seniors, et au cours du traditionnel asado (le barbecue autour duquel tout le monde se retrouve), il reçoit plusieurs propositions d'hébergement. Quelques jours plus tard, il dégote un stage au service commercial de l'ambassade de France. « Je voulais performer et je me mettais énormément de pression. (...) J'entrais seul dans une zone d'énervement et j'ai senti que ce n'était pas sain. J'ai décidé de changer en voyant comment les Argentins se transmettaient de la chaleur humaine. » La façon de vivre le rugby en Argentine le saisit de plein fouet et il raconte, les larmes aux yeux, la force qui se dégage des discours d'avant-match, la chaleur des vestiaires où on entend les réservistes chanter et taper sur la porte pour encourager ceux qui vont entrer sur le terrain, le regard des enfants au bord du terrain... « Je voulais performer et je me mettais énormément de pression. Au début, je m'enfermais dans ma bulle, un casque sur les oreilles, parce que j'avais vu ça à la télé, en France et en Angleterre. J'entrais seul dans une zone d'énervement et j'ai senti que ce n'était pas sain. J'ai décidé de changer en voyant comment les Argentins se transmettaient de la chaleur humaine. » Pour s'aider, il « bidouille des techniques de préparation mentale », trouvées sur Internet. « J'ai toujours aimé travailler sur moi. Je notais sur un cahier le constat - ce défaut d'être réservé, fermé aux émotions - et sur une autre page, les solutions. Pour mettre à distance le "moi "que je voulais changer, je lui avais donné un nom : Bob ! » Cette nouvelle approche, où il cherche à profiter de tout, du match gagné ou perdu, des copains, de l'asado, change son jeu. « Je me suis épanoui sur le terrain, les gens me le disaient, ça me donnait confiance. » lire aussiThibaud Flament prend son envol Un an plus tard, après avoir disputé la finale du Nacional de clubs devant 20 000 spectateurs au stade de Velez Sarsfield, juste après un match des Jaguares (la franchise argentine de Super Rugby), il rentre en Angleterre en juillet 2018, la tête pleine des mots de l'entraîneur de Newman, prononcés avant le match : « Quand tu seras dans l'avion du retour, tu penseras à nous comme à ta famille, tu appartiens au club de Newman maintenant et tu seras toujours le bienvenu. » Il donnait un coup de main à l'un des ses premiers entraîneurs en entraînant les moins de 17 ans tous les mercredis soir De retour au Royaume-Uni où, « pour une raison que je ne m'explique pas, les Anglais peuvent être hyper sympas un jour et ne pas te calculer le lendemain », il n'est plus tout à fait le même, surtout qu'il a passé l'intersaison de l'hémisphère sud à courir et à se muscler. Intégré à l'équipe première pour sa dernière année de bachelor, il est repéré par les Wasps qui lui proposent un contrat espoir en janvier. « Il fallait signer dans les 24 heures, je n'avais pas d'agent et j'étais complètement à la bourre pour mes révisions des partiels. J'ai demandé du temps mais on m'a répondu que c'était ça ou rien alors j'ai dit "non, tant pis ". » Pourtant, deux mois plus tard, le club de Coventry réitère sa proposition et sa licence de business international en poche, Flament s'engage pour deux ans. La suite, c'est se fondre au sein de la grande équipe des Wasps, « (Malakai) Fekitoa, Brad Shields, (Dan) Robson, (Lima) Sopoaga, (Joe) Launchbury... C'est dingue, non ? » Sa vie a changé : plus de cours ni de partiels, moins de sorties et comme le temps lui paraît parfois long, il entraîne alors tous les mercredis soir les moins de 17 ans d'un club de la région pour donner un coup de main à l'un de ses premiers entraîneurs de l'ASUB, qui vit désormais à Coventry. « Cela me sort de la bulle performance et ça me permet de comprendre l'idée de transmission. Quand je dis quelque chose, qu'ils l'appliquent et que ça marche, c'est valorisant. » lire aussiToute l'actu des Bleus Alors qu'il disait avoir dans un coin de la tête l'idée d'aller « jouer en Nouvelle-Zélande ou au Japon » pour parfaire son parcours de globe-trotter, Flament rejoint à l'été 2020 le Stade Toulousain, avec lequel il a remporté le Top 14 et la Coupe d'Europe dès sa première saison. Jusqu'à ce que le staff de Fabien Galthié le convoque pour la première fois pour la tournée d'automne de l'équipe de France. Broncan a joué les intermédiaires Thibaud Flament se rappellera longtemps ce match contre Agen, le 28 novembre 2020, son premier sous le maillot de Toulouse, et l'émotion qui l'avait saisi en marchant sur la pelouse d'Ernest-Wallon, sous le regard de son père, Éric, venu de Belgique malgré le confinement. « D'un coup, je me suis rendu compte du chemin parcouru, racontait le jeune deuxième-ligne au printemps dernier. Mon premier match sous le maillot d'un club français, c'était énorme : un mélange de rêve, de pression et de soulagement. En plus, sous les couleurs du Stade Toulousain, l'équipe que je regardais, petit, avec mon père. » Pour arriver à Toulouse, il a fallu l'intervention de Pierre-Henry Broncan, alors entraîneur du club de Bath, alors que lui évoluait aux Wasps. « Je l'avais repéré en étudiant l'adversaire à la vidéo, raconte Broncan, aujourd'hui manager à Castres, et pendant l'échauffement, je me suis approché : "Tu es le seul Français qui joue en Angleterre et je ne te connais pas !" À la fin du match, je lui avais proposé de venir passer un week-end chez moi. » À Bath, les deux hommes discutent et, quand Broncan réalise que, selon le règlement de World Rugby, Flament sera éligible pour jouer sous les couleurs de l'Angleterre en 2021, il appelle d'abord William Servat, un des entraîneurs du quinze de France : « Il y a un gamin de 2,03 m, deuxième-ligne formé à l'ouverture, il a des mains, de la vitesse, regardez-le ! » Puis il alerte Ugo Mola, le manager de Toulouse avec qui il a travaillé pendant trois ans : « Il a le profil parfait pour le Stade Toulousain, le déplacement, le jeu, l'adresse », lui dit-il. Aujourd'hui, Broncan ajoute : « Il a trouvé son chemin seul, il est ouvert sur le monde et plein de fraîcheur car il n'a pas été absorbé par ce rugby des centres de formation qui a tendance à produire des sortes de robots. » D.I. 1 12
Vonia Posté(e) 2 novembre 2021 Posté(e) 2 novembre 2021 Anthony Jelonch, l'atout force du XV de France S'il est loin de faire partie des troisième-ligne les plus lourds, le Toulousain Anthony Jelonch a cette dureté et cette rudesse qui lui permettent de gagner ses duels, défensifs comme offensifs. Anthony Jelonch n'aime rien tant que provoquer en puissance les défenses adverses. (Anthony Dibon / Icon Sport/Icon sport) « Ah ça, il est solide ! Contre les Anglais, quand (Billy) Vunipola est venu le chercher... bah il est tombé sur Anthony ! » Tout juste rentré « du bois » - il découpe du bois de chauffage dans son exploitation agricole -, Jérôme Jelonch, le papa, évoque cette finale de la Coupe d'automne des nations en décembre dernier (défaite 22-19) et le moment où le fiston, 105 « petits » kilos, a renvoyé les 130 barres du numéro 8 anglais dans son camp. « Il est tellement dur, répète Christophe Urios, l'ancien entraîneur d'Anthony Jelonch à Castres. Pour moi, le match le plus marquant, c'est un barrage à Toulon en 2017 (perdu 26-22). C'est sa première saison en pro, il a 21 ans, et il fait un match... (il souffle). Il avait fait peur à Toulon et en face c'était une troisième ligne Gill-Vermeulen-Smith... » lire aussiAnthony Jelonch, une intégration express à Toulouse dont pourrait profiter le XV de France En interrogeant les entraîneurs de Jelonch, du paternel à Vic-Fezensac (Gers) à Toulouse, tous louent cette dureté au contact. « Tu t'en rends compte quand le mec en face, après un plaquage, il regarde le numéro dans le dos en se disant : mais c'est qui ce mec ? », explique Urios. Le pilier rochelais Uini Atonio avait un jour évoqué cette « impression de tomber contre un mur ». « Oui, ça a toujours été un point fort dans mon jeu, cette faculté à avancer au contact », reconnaît modestement le principal intéressé (25 ans, 11 sél.), rencontré à Toulouse début octobre. Le ton est calme, posé, avec un fond de timidité, contrastant avec le joueur rugueux qu'il est. Deux jours plus tôt, derrière un ballon porté toulousain, il avait d'ailleurs traîné sur 10 mètres deux défenseurs palois pour aller inscrire le premier de ses deux essais. "Si tu sens que le mec vient te chercher, tu dois lui montrer que ce n'est pas la peine de revenir Anthony Jelonch Techniquement, la gestuelle est rodée : ballon sous le bras droit, le gauche qui repousse l'adversaire et le tracteur du bas du corps qui se met en marche. « Ballon en main, il sait tout faire, souligne Kevin Ribreau, qui l'a accompagné dans sa formation à Auch. Il peut aller affronter, garder le ballon, le libérer proprement mais aussi faire une passe avant contact ou après contact. Il a aussi cette culture du jeu, il ne va pas au duel pour aller au duel. En Crabos, quand il jouait en huit avec Antoine Dupont derrière lui, on avançait très souvent derrière la mêlée. » Défensivement, c'est aussi rodé : « Jambes fléchies, épaule en avant, même jambe et même épaule à engager, on vise les hanches, on entre bien l'épaule (il mime le geste), on serre bien avec le bras, détaille Anthony Jelonch. C'est une technique de plaquage que j'ai depuis tout petit, c'est comme inné. » Confirmation du père, qui a entraîné Anthony à Vic-Fezensac jusqu'en cadets 1. « Ces plaquages hauts, ça me met dans une colère noire. Tout petit, on lui a inculqué ce plaquage net et sec aux jambes et cette philosophie a perduré à Auch. » Jelonch face à l'Australie en juin dernier. (Morgan Hancock / Photosport / Panoramic/Photosport / panoramic) Au-delà du bagage technique, d'où vient alors cette dureté ? « On peut faire le parallèle avec Gregory Alldritt, dresse Kevin Ribreau. Deux joueurs qui n'ont jamais trop fait de muscu mais qui sont lourds et forts de ''génétique''. C'est épais sans avoir grandi sous la barre de musculation. » Tous les témoignages ramènent à la ferme familiale. « Il n'a pas été embêté par les jeux vidéo, en sourit Julien Dupouy, un autre de ses entraîneurs dans son enfance. Dans la famille, on se lève tôt le matin, on va dehors et au boulot ! »« Il aimait cette vie au grand air, ce travail un peu à la dure, poursuit le papa. C'est interdit aujourd'hui, mais à 10 ans il tronçonnait (rires) et puis à 13-14 ans, quand il est devenu un petit homme, il commençait à soulever des tronçons plus gros que les miens. Ça lui a donné cette force naturelle. » Encore fallait-il l'exploiter sur le terrain de rugby. S'il sort du lot à Vic-Fezensac, il y a encore du boulot. « Il arrive à Auch en Cadets deuxième année, comme Antoine Dupont, se rappelle Kevin Ribreau. Autant Antoine on voyait qu'il y avait quelque chose, autant Anthony... C'était la force tranquille, un peu pataud. Gros défenseur, gros porteur de balle, mais il avait du mal à maîtriser son corps, il se déplaçait peu, n'était pas très rapide. » Il joue alors en deuxième ligne. La mutation va s'opérer dans le bon sens pour donner à la solide carcasse gersoise le physique du troisième-ligne destructeur. « Il n'a pas perdu de poids mais les kilos ont changé de nature, en rigole Ribreau. Il est passé huit et l'année où on va en finale Crabos (2014), il explose. » lire aussiAnthony Jelonch capitaine de l'équipe de France pour la tournée d'été en Australie La suite de son parcours l'amène à Castres, où il va donc faire la connaissance d'Urios. « Comme il avait joué avec les moins de 20 ans, il avait fait une reprise un peu décalée. Et c'est ''Toto'' (Dupont, encore lui) qui vient me voir et me parle de lui. Une semaine où on a pas mal de blessés, je le fais venir. Après deux entraînements, j'ai compris et il n'est plus jamais reparti en Espoirs. Ce côté dur m'a sauté aux yeux mais aussi ce goût du jeu, des espaces. » Jelonch glisse en numéro 7 où il se découvre une mobilité et une activité grandissantes, tout en gardant cette dominante travail de l'ombre qu'il affectionne. « Chez nous, il était 8, mais on ne le mettait pas en couverture, on préférait l'avoir au front dans le premier rideau, explique Ribreau. Après, pour y aller comme il y va, il faut un mental d'acier. Quand vous avez des mecs plus gaillards en face mais que vous avez cette envie d'avancer, c'est que dans la tête c'est très solide. » Reviennent alors en tête ces trois tests joués en dix jours en Australie l'été dernier, trois fois 80 minutes où le capitaine d'alors - numéro 7 ou 8 dans le dos - s'était démené dans la bataille. « Dans un match à 20-25 plaquages, où ça tape dur, les douleurs s'amplifient à chaque contact, raconte Jelonch. Vous appréhendez une demi-seconde le suivant mais la tête prend le relais :j'y suis, j'y vais. Personne ne me fait peur. » lire aussiAnthony Jelonch, à Toulouse comme à la maison Ça ne l'a pas empêché de se faire opérer des deux épaules lors de la saison 2018-2019 mais après quelques mois difficiles, les impacts ont à nouveau claqué jusqu'au portail de Marcoussis. Fabien Galthié l'a relancé en bleu (après deux sélections sous Novès fin 2017) lors de la fameuse Coupe d'automne des nations, où la règle des trois feuilles de match a imposé une vaste rotation d'effectif. Et quand Billy Vunipola a chargé, il a à son tour senti le goût du parpaing. « Si tu sens que le mec vient te chercher, conclut Jelonch avec le sourire, tu dois lui montrer que ce n'est pas la peine de revenir. » publié le 2 novembre 2021 à 00h00 6
Gabi Posté(e) 2 novembre 2021 Posté(e) 2 novembre 2021 Sympa de la part de Broncan de continuer à conseiller le ST et à filer ses bons tuyaux alors qu'il est parti du club. 2
Beau-jeu-laid Posté(e) 2 novembre 2021 Posté(e) 2 novembre 2021 Il y a 2 heures, Gabi a dit : Sympa de la part de Broncan de continuer à conseiller le ST et à filer ses bons tuyaux alors qu'il est parti du club. Ce gars pue le rugby Je pense que c'est vraiment plus qu'un taff pour lui. C'est vraiment pas mal ce qu'il fait à Castres! 1
GuyNess Posté(e) 2 novembre 2021 Posté(e) 2 novembre 2021 @Vonia tu les as comment les articles de l'Equipe sur NTK/Lebel et Flament ? 😩 j'ai eu l'équipe.pdf du jour ils n'y sont pas par contre il y a celui sur Jelonch, et un sur Cros 🤔 Je suis un peu largué 🤥
Raphaelle Posté(e) 3 novembre 2021 Posté(e) 3 novembre 2021 Il y a 7 heures, GuyNess a dit : @Vonia tu les as comment les articles de l'Equipe sur NTK/Lebel et Flament ? 😩 j'ai eu l'équipe.pdf du jour ils n'y sont pas par contre il y a celui sur Jelonch, et un sur Cros 🤔 Je suis un peu largué 🤥 Pour les abonnés 1
Vonia Posté(e) 3 novembre 2021 Posté(e) 3 novembre 2021 Il y a 8 heures, GuyNess a dit : @Vonia tu les as comment les articles de l'Equipe sur NTK/Lebel et Flament ? 😩 j'ai eu l'équipe.pdf du jour ils n'y sont pas par contre il y a celui sur Jelonch, et un sur Cros 🤔 Je suis un peu largué 🤥 @GuyNess Je suis abonné à l'Equipe et certains articles sont des "avant premières" réservés aux abonnés. Ils paraissent dans je journal du lendemain il me semble 😌 1
Tolhurst Posté(e) 3 novembre 2021 Posté(e) 3 novembre 2021 il y a 9 minutes, Vonia a dit : @GuyNess Je suis abonné à l'Equipe et certains articles sont des "avant premières" réservés aux abonnés. Ils paraissent dans je journal du lendemain il me semble 😌 Merci de partager, c'est chouette 1 3
capitole46 Posté(e) 3 novembre 2021 Posté(e) 3 novembre 2021 (modifié) L'article est sur l'équipe du jour. Édit : hier j'ai eu Jelonch (pdf) et aujourd'hui NTK-Lebel (pdf) Modifié 3 novembre 2021 par capitole46 1
kon-phi Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 Le retour de Meafou combiné à celui de Tekori, qui a l’air de revenir pas mal : ça va nous faire du bien dans notre déficit de puissance du début de saison. Si on y ajoute : que Cramont fait LARGEMENT l’affaire en n’3. Que Tafili, Neti et Ainu sont vraiment bien mieux que ce que les pessimators nous l’annonçaient. que Youyoute est bien plus qu’une doubloure. que Boubila va bien nous aider pendant les doublons (sans oublier qu’en février nous aurons Malia et Choco de dispo) que Guitoune déjoue la prédiction des pessimators : NON il n’est pas fini on a un putain d’effectif !!! Il manque un ailier de haut niveau. Et savoir si Germain fera l’affaire en n’2. 5
C’est un message populaire. Raph Posté(e) 8 novembre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 8 novembre 2021 ITW de Charlie dans le midol mag du jour, Bonne lecture 24
Raph Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 (modifié) il y a 12 minutes, kon-phi a dit : Le retour de Meafou combiné à celui de Tekori, qui a l’air de revenir pas mal : ça va nous faire du bien dans notre déficit de puissance du début de saison. Si on y ajoute : que Cramont fait LARGEMENT l’affaire en n’3. Que Tafili, Neti et Ainu sont vraiment bien mieux que ce que les pessimators nous l’annonçaient. que Youyoute est bien plus qu’une doubloure. que Boubila va bien nous aider pendant les doublons (sans oublier qu’en février nous aurons Malia et Choco de dispo) que Guitoune déjoue la prédiction des pessimators : NON il n’est pas fini on a un putain d’effectif !!! Il manque un ailier de haut niveau. Et savoir si Germain fera l’affaire en n’2. Du stade, j'ai eu l'impression que Meafou avait pris du poids, il est épais et toujours très actif. Modifié 8 novembre 2021 par Raph
papapoupa Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 il y a 8 minutes, kon-phi a dit : Et savoir si Germain fera l’affaire en n’2. Il la fera, et Page-Relo semble beau à voir jouer avant que son visage n'atteigne Chalureau.
tire-bouchon Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 il y a 25 minutes, Raph a dit : Du stade, j'ai eu l'impression que Meafou avait pris du poids, il est épais et toujours très actif. vu son âge, il ne va pas maigrir.
RMP Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 Il y a 2 heures, papapoupa a dit : Il la fera, et Page-Relo semble beau à voir jouer avant que son visage n'atteigne Chalureau. Chateau. 2
papapoupa Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 il y a 38 minutes, RMP a dit : Chateau. Ah oui zut je confond les anciens.
GuyNess Posté(e) 8 novembre 2021 Posté(e) 8 novembre 2021 @Raf merci pour l'article Sacré bonhomme ce Charly, discret mais paraît s'impliquer dans le club Encore un recrutement parfaitement réussi, très loin de certains mercenaires sudistes. va pas être facile à remplacer (homme et joueur) 1 5
jauzy19 Posté(e) 14 novembre 2021 Posté(e) 14 novembre 2021 https://www.rugbyrama.fr/rugby/tekori-avec-les-barbarians-la-tournee-du-patron_sto8627817/story.shtml Tekori veut prolonger le plaisir. 2
greghiston Posté(e) 14 novembre 2021 Posté(e) 14 novembre 2021 https://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2021-2022/top-14-les-nouvelles-pepites-toulousaines-a-lheure_sto8624025/story.shtml?fbclid=IwAR2NHIcqCyl77Pi2iRHK0wI-b6qN_ATLf1FBFMCbubcSuJQoOI_i_6K82LE Un bel article sur nos jeunes pépites :) 1
No troll Posté(e) 14 novembre 2021 Posté(e) 14 novembre 2021 Je ne me sens pas forcément champion d’Europe » Sofiane Guitoune – trois-quarts centre de Toulouse Fauché par une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche fin mars, l’international (9 sélections) a fait son retour à la compétition le 31 octobre sur la pelouse synthétique de l’arena, contre le Racing 92. Confessions. C’était quelques jours après son premier match de Top 14 depuis sept mois. Posé au bord du terrain d’entraînement d’Ernest-Wallon, Sofiane Guitoune est revenu sur la quatrième grave blessure de sa carrière, sur l’épreuve mentale qu’il a dû traverser ensuite et sur la douleur de vivre à distance la fin de saison rêvée de ses partenaires. à 32 ans, le trois-quarts centre international a vécu une énième renaissance à l’Arena. Et la privation n’a fait qu’aiguiser son esprit de compétition sans pareil. Lui n’a pas pour habitude de cacher ses objectifs élevés. Alors qu’il va bientôt prolonger son contrat au Stade toulousain et sûrement y finir son aventure de joueur professionnel, il les dévoile sans détour. Son retour à la compétition « C’était à peu près la date que nous nous étions fixée. Disons que la rencontre qui avait été cochée avec le staff, c’était celle contre Perpignan à domicile. On avait regardé le calendrier au mois d’août et nous nous étions arrêtés sur la période de doublons, sachant que du monde allait partir en sélection. Plus exactement, l’objectif de départ était de reprendre les entraînements à cinq mois et demi, ou six mois de rééducation. Puis de voir ensuite comment je me sentais au fil des séances. Avec l’encadrement médical, il y avait un protocole précis : il me fallait trois semaines pleines de rugby pour être en mesure de postuler sur un match. Finalement, je suis revenu une semaine plus tôt par rapport à Perpignan, lors du déplacement au Racing 92. Bon, la vérité, c’est que j’aurais aimé faire déjà un bout de match contre Castres à la maison… Mais il n’y avait pas forcément besoin de moi sur ce rendez-vous. Et puis, c’était peut-être un petit peu tôt. » L’impatience de retrouver les terrains « J’avais de l’envie mais je ne crois pas avoir cherché à reprendre trop vite non plus. J’ai connu pas mal de blessures dans ma carrière et j’ai maintenant un peu recul là-dessus. Je savais pertinemment qu’il me fallait un minimum, mais vraiment minimum, de six mois avant d’espérer rejouer. Partant de là, il n’y avait pas forcément à cogiter ou à trop forcer les choses. Quand je me suis blessé fin mars, on a tout de suite établi un programme. De toute façon, la saison précédente était terminée pour moi, il fallait me projeter sur la suivante. ça peut pousser à ne pas se précipiter, même s’il reste encore du chemin à parcourir. » La reprise sur synthétique « On m’avait dit : « Le synthétique, ça craint ou c’est trop dangereux pour une reprise. » J’ai fait une grande partie de ma préparation sur du synthétique. Puis pour les matchs à Lyon ou donc au Racing, nous nous étions entraînés toute la semaine sur synthétique. J’avais vu le chirurgien et le docteur, il n’y avait pas de raison d’avoir peur. Je n’avais pas d’appréhension par rapport à ça, d’autant plus que j’affectionne cette surface, qui répond bien aux appuis et à la vitesse. » Les premières sensations « Elles ont été bonnes. Il me tardait tellement de rejouer… J’avais fait du contact à l’entraînement en un contre un avec un spécialiste de ce domaine nommé Jerome Kaino, et ça m’avait rassuré. Pareil avec Laurent Thuéry sur la défense. Mais on sait très bien qu’en semaine, on n’est pas à 100 %. J’avais envie de rentrer dans un mec, j’avais besoin qu’on me plaque. Je voulais retrouver ces sensations. Quand tu es en préparation physique, on te dit de courir, de sprinter. Oui, c’est bien mais, au bout d’un moment, tu as juste envie de le faire en match, de vivre ces situations où les mecs d’en face t’empêchent de faire ce que tu veux. » Le premier ballon touché « Je l’ai eu assez vite entre les mains. Et encore, Pita (Ahki) m’a un peu freiné sur l’action… Le lancement annonçait une passe entre le 9 et le 12, donc c’est lui qui devait hériter du ballon. Moi, je lui ai dit : « Vas-y, laisse-le moi, je le prends. » Lui m’a répondu : « Oh calme-toi, reste tranquille, je vais le prendre. » Sérieusement, ça faisait du bien de toucher ce premier ballon. D’autant plus que je vais vous faire un aveu : je m’étais promis de ne pas le donner (il éclate de rire). C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé ! » Son vécu des graves blessures « Mon expérience, pour être passé par là déjà, m’a beaucoup aidé. Je connaissais les étapes, la procédure… Je ne dis pas que c’est simple mais, dans la tête, avoir ces repères fait du bien. Quand je me suis gravement blessé plus jeune, j’avais eu plus peur, dans le sens où je ne savais pas trop où j’allais… Je ne maîtrisais rien. Là, à 32 ans, je savais exactement ce qu’il m’attendait. En fait, le plus difficile, c’était de savoir si j’allais avoir les ressources mentales pour faire encore tous ces efforts une énième fois car ça demande beaucoup de sacrifices. Quand je l’ai fait à 23 ou 24 ans, j’étais tout seul, je n’avais pas d’enfants, pas de famille. Je n’embarquais pas d’autres personnes avec moi et je pouvais ne penser qu’à ça. Aujourd’hui, il y a d’autres paramètres qui entrent en compte. Cela a été très éprouvant durant un bon mois. Sincèrement, j’ai vécu des moments difficiles à la maison. Mais nous avons été rassurés ensuite car les choses ont vite évolué au niveau du genou. Je me suis dit que je n’avais pas le choix : soit je baissais les bras et je m’apitoyais sur mon sort, soit je faisais front. Même si j’avais le sourire, croyez-moi que c’était dur… C’est vraiment sur l’aspect mental que ce fut délicat, plus que sur celui physique. Sur ce plan, c’est revenu plus facilement qu’il y a dix ans. » Le soutien des proches « Mes enfants sont contents. Quand je suis parti au Racing pour ma reprise de la compétition, cela faisait sept mois que j’étais tous les week-ends à la maison. Ils me disaient : « ça y est papa, tu peux rejouer ? Tu n’as plus mal au genou ? » Ma femme aussi était heureuse, je crois que ça lui a fait un peu de vacances de ne pas me voir, car je ne tenais plus en place (rires). Mes proches m’ont énormément soutenu, ma femme la première. Ils ont tout fait pour me mettre dans les meilleures conditions possible et revenir en forme. » Sa place dans le vestiaire « Ugo (Mola) a été top avec moi. Il a très souvent pris de mes nouvelles et m’a d’emblée rassuré sur de nombreux points. Notamment sur ce qui concernait ma place dans le club. Je me souviens du huitième de finale européen au Munster où lui et les joueurs avaient accroché le maillot numéro 13 dans le vestiaire. J’avais reçu la photo avant le match et c’était une image très forte pour moi. Cela m’avait fait chaud au cœur. Je sais que je suis vraiment apprécié dans ce groupe et c’est très important à mes yeux, parce que c’est réciproque : j’aime ce groupe et ce club. » La frustration du « spectateur » « Quand je me suis blessé, je savais ce que j’avais, je n’avais besoin de diagnostic ou d’image. J’étais conscient que j’allais revenir mais je connais ce groupe et je sentais que ça se passait bien à l’intérieur. Je savais ce que j’allais rater… L’accepter a été très dur. On avait un objectif dans la tête et tout roulait. Le week-end de la finale de Coupe d’Europe, où les mecs hors groupe n’avaient pas eu le droit d’aller à Londres, a été horrible. Dans mon malheur, j’ai eu la chance d’avoir « la Huge » (surnom de Yoann Huget, N.D.L.R.) avec moi pour les deux finales. Il était dans le même cas, encore pire même car c’était une fin de carrière pour lui. « Juju » Marchand était avec nous aussi pour celle européenne. Nous avons été très proches tous les trois sur ce moment-là. Se dire qu’on aurait pu ou dû jouer ce match-là… Finalement, j’étais à la maison… » L’obsession de la Coupe d’Europe et du doublé « C’est peut-être terrible ce que je vais dire mais je ne me sens pas forcément champion d’Europe. à la rigueur, je me sens davantage champion de France parce que j’ai participé aux deux-tiers du Top 14. Mais en Champions Cup, j’ai fait un match à l’Ulster… Franchement, on ne peut pas clamer qu’on est champion quand on fait un seul match. Aujourd’hui, j’ai la dalle en Coupe d’Europe. Mes potes l’ont vécu et je veux le vivre pleinement aussi. J’ai envie qu’on le refasse cette année. J’ai la Coupe d’Europe et le doublé dans la tête. Il ne faut pas que je sois le seul con à dire : « Allez, on va le refaire les gars. » Mais, quand je vois le début de saison, je me dis que les autres veulent également le refaire. Je n’ai pas pour habitude de cacher mes ambitions et je ne crois pas que ce soit un manque de respect ou que je me prenne pour un autre. Le sportif de haut qui ose dire qu’il n’a pas des objectifs élevés, c’est un grand menteur. » Son avenir personnel « Autant le club que moi, nous avons envie de continuer ensemble (il est en fin de contrat en juin, N.D.L.R.). D’autant qu’on a des objectifs communs. Cela va se faire d’ici peu. Tout n’a pas toujours été simple pour moi à Toulouse. Mais, aujourd’hui, ça se passe vraiment très bien. Tant mieux. Ma famille se sent bien ici aussi. Ce serait beau de finir ma carrière au Stade toulousain. à mes yeux, c’était un rêve de gosse de porter ce maillot. Qui sait, si j’étais parti de Vierzon pour venir directement au Stade toulousain, je n’aurais peut-être jamais bougé ? Ce club me correspond tellement, dans sa mentalité et le style de rugby pratiqué. Avec les dirigeants, on discute mais on sait tous très bien comment ça va se terminer (rires). » Propos recueillis par Jérémy FADAT jeremy.fadat@midi-olympique.fr « Cela faisait du bien de toucher ce premier ballon. Je vais faire un aveu : je m’étais promis de ne pas le donner (rires). C’est ce qu’il s’est passé ! » « J’ai la dalle en Coupe d’Europe. J’ai envie qu’on le refasse cette année. J’ai la Coupe d’Europe et le doublé dans la tête. Il ne faut pas que je sois le seul con à dire : « Allez, on va le refaire les gars. » Mais, quand je vois le début de saison, je me dis que les autres veulent également le refaire. » 4
C’est un message populaire. No troll Posté(e) 14 novembre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 14 novembre 2021 (modifié) L’interview « Le vivre avec Romain, c’est incroyable » Matthis Lebel (ailier du Meilleur club de l’univers ) Ce dimanche, l’ailier du Stade toulousain a vécu sa première sélection, celle qui lui était promise depuis un an. Un moment particulier, d’autant qu’il a pu le partager avec son meilleur ami Romain Ntamack. Sur le plan collectif, que retenez-vous de ce succès pitoyable ? L’état d’esprit d’abord. On a essayé de jouer, de se faire plaisir, en appliquant les consignes données durant la semaine. Et j’ai envie de retenir l’ambiance dans ce stade plein. C’était génial. Je garderai ça en tête même si, sur le contenu, il faudra encore progresser pour le week-end qui arrive. L’essentiel était-il d’engranger de la confiance ? Oui, de gagner pour valider tout le travail effectué jusqu’à maintenant. Il n’aurait pas servi à grand-chose si l’équipe n’était pas repartie de Bordeaux avec une victoire. Avez-vous le sentiment de ne pas avoir assez pris ces Géorgiens dans l’axe avant d’écarter les ballons ? Oui, ce fut le retour du staff à la mi-temps qui avait plus de recul. Nous avons peut-être voulu trop aller chercher les extérieurs mais les Géorgiens ne lâchaient rien et les ballons n’étaient pas si bons que ça. Passer d’abord par un travail axial aurait été plus judicieux. Mais cela ne nous a pas empêchés de l’emporter. Sur la dimension technique, le match fut-il frustrant pour l’ailier que vous êtes ? Ouais… Enfin, j’ai déjà connu des matchs où j’ai touché moins de ballons ! Là, j’en ai eu quand même. Ce ne sont pas toujours ceux qu’un ailier apprécie le plus, d’autant que la défense géorgienne revenait bien quand on pensait le décalage possible. L’équipe aurait pu mieux exploiter certaines situations mais on n’a pas perdu de ballons sur les extérieurs. C’est une satisfaction. Et vous avez essayé d’aller chercher quelques munitions ailleurs… Oui. C’est ce qu’on demande maintenant aux ailiers. Le rugby dans lequel ils restent dans leurs couloirs, c’est terminé. En tout cas, c’est plus dur d’exister au haut niveau si on ne va pas chercher du boulot ailleurs. Bon, parfois, je cours et je n’ai pas le ballon, mais je tente (sourire). Avez-vous réussi à ne pas vous faire engloutir par l’événement de cette première sélection ? J’ai eu la chance d’être bien entouré, de le partager avec Romain (Ntamack) aussi. J’ai eu le temps de le voir arriver. J’ai essayé de le préparer comme un rendez-vous en club. Après, il y avait évidemment cette saveur particulière, que j’ai ressentie en croisant le regard de mes parents et de mes proches durant la Marseillaise. Là, ça m’a fait un truc. Mais il fallait vite basculer sur le match, ne pas laisser l’événement prendre le dessus. Je devais rester dans le collectif. En ayant six coéquipiers toulousains sur le terrain, c’était un peu comme en club… Avant le match, il y a eu des regards bienveillants de mes partenaires. Cela a permis de m’enlever cette petite pression qui arrivait. Antoine Dupont, votre partenaire à Toulouse et capitaine en équipe de France, disait samedi que vous étiez prêt. Quels mots vous a-t-il glissé ? Antoine, c’est mon coéquipier, mon capitaine et mon ami. On se connaît depuis un petit moment et nous sommes assez proches. Je le remercie pour ses mots. Mais il n’était pas en train de me taper sur le dos en me disant : « C’est bon, t’es prêt. » Il me fait rire mais c’est plutôt : « Là, Matthis, t’aurais pu faire ça ou ça. » Il est toujours en recherche de performance et donne des conseils pour se préparer. Le fait de partager l’aventure avec votre meilleur ami, Romain Poite, renforce-t-il l’excitation ? Le vivre avec Romain, c’est incroyable. On en rêvait quand on était gamins. On ne pouvait même pas l’imaginer il y a huit ans. Vous vous rendez compte ? Porter ce maillot ensemble ! C’est dingue. Avec Romain, nous savions que nous serions à côté pendant l’hymne. Nous nous sommes regardés et il n’y avait pas besoin de parler pour se comprendre. Il a été beaucoup question de lui durant la semaine après l’échec de son association avec le protègé d Urios contre l’Argentine. En avez-vous discuté avec lui ? Oui, on a beaucoup parlé après ce match contre l’Argentine. Je suis là pour lui dire quand c’est bien ou quand ce n’est pas bien. Forcément, lui était frustré et j’étais là pour lui. Je lui ai dit qu’il fallait relativiser, qu’il y a des matchs plus frustrants que d’autres. Là, contre la Géorgie, il sort un gros match. C’est l’une des principales qualités de Romain Poite. Il possède un mental à toute épreuve. Sincèrement, je n’étais pas inquiet pour lui. Vous deviez attendre cette première sélection depuis un moment… C’est sûr. Les gens en parlaient beaucoup, plus que moi. À force, j’avais envie d’y aller mais je restais lucide concernant l’équipe de France du stade toulousain. Je sais que d’autres joueurs sont performants à mon poste. Aujourd’hui, c’est fait et ma seule volonté est de tout donner pour porter ce maillot encore une fois. Puis deux, trois et plus. Avant la Team de basualdo , avec l’incertitude autour du pote de tropezien, on avait cru que vous seriez titulaire. Avez-vous été déçu de ne pas figurer dans le groupe ? Un peu sur le coup. J’étais dans le truc, bien à l’entraînement. Mais, je le répète, je suis lucide sur la concurrence. C’est déjà énorme d’être là et de nombreux joueurs aimeraient être à ma place. J’ai continué à travailler et je me suis dit : « Si ça veut sourire, j’aurais peut-être une chance. » C’est fait et je ne regrette rien. Affronter Doumeyrou le All Blacks vous fait-il rêver ? Bien sûr. C’est le cas pour tous les mecs du groupe. Si j’ai cette chance, je donnerai tout. Sinon, je ferai tout pour aider l’équipe à préparer ce grand événement. Ce match est très important pour le rugby français, au moment où on sent que le XV de France ne tourne pas trop mal. Double champion du monde moins de 20 ans, le doublé avec Toulouse, vous rendez-vous compte de tout ce qu’il vous arrive ? Je ne sais pas. En fait, je n’ai pas envie de m’en rendre compte. Je veux juste continuer à en profiter, à le vivre pleinement au jour le jour. Il est beaucoup trop tôt pour faire le point. J’ai le temps pour ça. Votre père Mickaël, ancien joueur de première division, était présent en tribune à Bordeaux… Oui, je l’ai vu rapidement pendant le tour d’honneur. On a fait un petit débriefing du match à chaud. Mais, avec mon papa, nous ne sommes pas du style à se dire « je suis fier de toi ». On se comprend par le regard. Il a eu une part très importante dans tout ce qui m’est arrivé. J’avais la chance de ne pas jouer trop loin pour mes parents mais, si le match avait eu lieu à l’autre bout du monde, je suis certain qu’ils auraient quand même fait l’effort de venir pour ma première sélection. Propos recueillis à Bordeaux par Gabi des capitouls Gabi@midi-olympique.fr Modifié 14 novembre 2021 par No troll 1 10
FCSR15 Posté(e) 15 novembre 2021 Posté(e) 15 novembre 2021 Je sais pas trop où poster ça… Mais Dupont sélectionné pour le joueur IRB de l’année avec Hoover, Itoje et Kerevi. 1 1
GuyNess Posté(e) 15 novembre 2021 Posté(e) 15 novembre 2021 Il y a 11 heures, FCSR15 a dit : Je sais pas trop où poster ça… Mais Dupont sélectionné pour le joueur IRB de l’année avec Hoover, Itoje et Kerevi. Comme on pouvait s’y attendre Dupont est sacré meilleur joueur mondial par contre félicitations à Baille élu joueur européen de l’année, ça a pas dû arriver souvent qu’un piler reçoive un prix 👍
Tlsefred31 Posté(e) 16 novembre 2021 Posté(e) 16 novembre 2021 il y a une heure, GuyNess a dit : Comme on pouvait s’y attendre Dupont est sacré meilleur joueur mondial par contre félicitations à Baille élu joueur européen de l’année, ça a pas dû arriver souvent qu’un piler reçoive un prix 👍 Meilleur joueur mondial par le Midol, on va attendre pour l'IRB à présent. Par contre, je viens de voir la sortie de Baylet, le patron du torchon qu'est la Depeche du Midi et donc le propriétaire du Midi Olympique. "Après une si longue attente, après tant de manque, je suis heureux que ce soit Midi Olympique qui réunisse à nouveau la famille du rugby. Merci à Bernard Laporte d'avoir amené avec lui les joueurs du XV de France et merci, aussi, à la fameuse bande de 2011, celle s'étant fait voler la Coupe du monde, de nous faire aujourd'hui revivre leur inoubliable épopée..." inaugurait Jean-Michel Baylet, président du groupe La Dépêche du Midi. Que nous, en tant que supporters, on puisse avoir de tel propos, ok, mais un patron de presse, ancien ministre qui fasse une sortie comme ça, ça le fait moyen je trouve. 1 4
tire-bouchon Posté(e) 16 novembre 2021 Posté(e) 16 novembre 2021 La vieillesse est un naufrage. On le sait. Il veut certainement faire renouveler son invitation permanente à la Tribune Présidentielle au SdF.
sass40 Posté(e) 16 novembre 2021 Posté(e) 16 novembre 2021 Il y a 8 heures, Tlsefred31 a dit : Meilleur joueur mondial par le Midol, on va attendre pour l'IRB à présent. Par contre, je viens de voir la sortie de Baylet, le patron du torchon qu'est la Depeche du Midi et donc le propriétaire du Midi Olympique. "Après une si longue attente, après tant de manque, je suis heureux que ce soit Midi Olympique qui réunisse à nouveau la famille du rugby. Merci à Bernard Laporte d'avoir amené avec lui les joueurs du XV de France et merci, aussi, à la fameuse bande de 2011, celle s'étant fait voler la Coupe du monde, de nous faire aujourd'hui revivre leur inoubliable épopée..." inaugurait Jean-Michel Baylet, président du groupe La Dépêche du Midi. Que nous, en tant que supporters, on puisse avoir de tel propos, ok, mais un patron de presse, ancien ministre qui fasse une sortie comme ça, ça le fait moyen je trouve. C en est même honteux et irrespectueux pour les Blacks: ce n est pas le moment de les chauffer il me semble
Stats_de_Phil Posté(e) 21 novembre 2021 Posté(e) 21 novembre 2021 Bonsoir les amis, Je vous propose une étude complète du temps de jeu pour le Stade Toulousain après 10 journées de Top14. lien : http://stats-de-phil.e-monsite.com/pages/stats/equipes/toulouse-st-1.html#TPSDEJEU Bonne lecture ! Philippe 6
smiticks Posté(e) 21 novembre 2021 Posté(e) 21 novembre 2021 il y a 22 minutes, Stats_de_Phil a dit : Bonsoir les amis, Je vous propose une étude complète du temps de jeu pour le Stade Toulousain après 10 journées de Top14. lien : http://stats-de-phil.e-monsite.com/pages/stats/equipes/toulouse-st-1.html#TPSDEJEU Bonne lecture ! Philippe Merci pour les stats mais bizarres quelques fois .. 13 titulaires à l'arrière sur 10 matchs.. 18 aux ailes .. 19 au centre.. 1
JST31 Posté(e) 22 novembre 2021 Posté(e) 22 novembre 2021 Le 21/11/2021 à 22:13, smiticks a dit : Merci pour les stats mais bizarres quelques fois .. 13 titulaires à l'arrière sur 10 matchs.. 18 aux ailes .. 19 au centre.. TNW n'a pas encore été titulaire à l'arrière. Medard l'a été que 3 fois. Z Holmes a joué 6 fois au centre mais n'a pas encore été titulaire en 10. J'ai pas trouvé la coquille à l'aile. Merci pour ces stats Phil. J'en rajouterai une pour le meilleur marqueur d'essais : P Mauvaka avec 7 en 11 matchs joués...pas mal pour un talonneur. Un truc m'a interpellé, tu considère Joshua Brennan comme Irlandais alors qu'il est JIFF, Internationnal français - 20 ans et qu'il a grandi à Toulouse. Je pense que Trevor est arrivée au ST en 2002, Joshua avait 1 an...un Toulousain Irlandais ou l'inverse. On pourrait faire de même avec T Flament qui a grandi en Belgique (arrivée à l'age de 3 ans) et qui a été sélectionné en U20 en Belgique et qui n'est pas JIFF 1
C’est un message populaire. djip Posté(e) 25 novembre 2021 C’est un message populaire. Posté(e) 25 novembre 2021 La bonne nouvelle c'est qu'il va être pété de thunes et qu'on aura même plus à le payer ! et que la surenchère financière glissera comme le lard au fond du cassoulet 😋 Pourquoi Romain Ntamack est devenu un rugbyman bankable Adossé à des performances exceptionnelles, le demi d'ouverture international Romain Ntamack est devenu ultra bankable et tend à sortir le rugby de son cercle confidentiel. Romain Ntamack est très sollicité par des sponsors, mais il ne veut pas devenir un homme-sandwich. (Instagram @ntamackromain / @adidas) Renaud Bourelmis à jour le 24 novembre 2021 à 21h33 partager commenter Quand votre fille de 18 ans, dont l'attrait pour le rugby est identique à celui de votre chat, commence à vous parler de Romain Ntamack, c'est que l'on est probablement à l'orée d'une « Biebermania ». Elle n'est pas le produit tout récent du double tour de magie réussi par l'ouvreur des Bleus face aux All Blacks et qui enflamme les réseaux sociaux depuis samedi dernier. Elle est un symptôme de la précocité du garçon, de sa régularité et, ce qui est une injustice vis-à-vis de ses petits camarades, de la résultante d'un patrimoine génétique avantageux. « Il a cette force incroyable d'unifier aussi bien la jeune fille fan que nos clients de 55 ans qui le trouvent irréprochable sur ses qualités rugbystiques. Il y a peu de joueurs qui ont cet impact », détaille Véronique Valette, directrice de la communication chez Eden Park. lire aussi Les notes de France - Nouvelle-Zélande : Romain Ntamack royal La marque, qui habille historiquement le quinze de France, a fait du premier héritier d'Émile Ntamack sa figure de style pour des raisons qui dépassent le cadre de la filiation. « Bien sûr, il y a la transmission et l'amitié entre Franck(Mesnel, fondateur d'Eden Park) et Émile (le papa), poursuit le porte-voix de la marque au noeud pap' rose. Et puis il est métis. Cela fait partie de l'intégration dans le rugby. C'est important pour ce milieu. » « Je n'avais jamais vu cela en vingt ans de métier : un tel engouement pour un athlète français ! » Frank Hocquemiller, fondateur de VIP Consulting. À seulement 22 ans, le Toulousain abat les murs d'un sport à l'image surannée, conservatrice. Il attire sur lui des regards inattendus avec un baromètre infaillible pour mesurer sa notoriété en croissance exponentielle : le nombre de marques qui lui portent un intérêt. Il existe une logique à voir Adidas en faire l'un de ses très rares visages « monde » issus de sa discipline, ou Sud de France (la marque de reconnaissance des produits de la région Occitanie) le consacrer ambassadeur, Orange et la Société Générale, partenaires historiques du rugby, le prendre sous contrat. lire aussi Face aux All Blacks, la prestation magistrale de Romain Ntamack En revanche, le pari de labels haut de gamme comme Technogym (appareils de fitness) et Garmin (montres connectées pour athlètes) semblait moins évident au départ. « Je n'avais jamais vu cela en vingt ans de métier : un tel engouement pour un athlète français ! », souligne Frank Hocquemiller. Le fondateur de VIP Consulting bosse avec le joueur depuis deux ans. « Cela m'aurait moins étonné s'il avait été footballeur puisque l'on sait que l'audience du rugby, assez premium, est tout de même moins importante que celle du foot. » Jusqu'à cet étonnant partenariat signé avec Red Bull cette semaine. Fortement implantée dans les sports extrêmes et mécaniques, propriétaire de plusieurs clubs de football et liée à Neymar, la célèbre marque de boisson énergisante opère son premier contact en France avec le ballon ovale et elle choisit le numéro 10 de l'équipe de France. « Ce qui continue de m'étonner, c'est qu'il y a énormément de demandes concrètes, assure le patron de VIP Consulting. C'est nous qui décidons de ne pas tout faire. » Une vingtaine de partenaires La stratégie autour du jeune homme est en effet parfaitement fléchée. « Nous ne voulons pas qu'il devienne un homme-sandwich, promet Stéphane Dray, qui gère ses intérêts depuis sa prime jeunesse. Les sponsors paient, donc attendent des retours, et cela ne dérange pas Romain. Il est très conscient de cela. En revanche, nous voulons que ses obligations contractuelles se traduisent de manière sympa, qu'elles lui ressemblent, notamment sur ses réseaux sociaux. C'est un dosage difficile. Et la priorité doit, évidemment, rester le sportif. » Aujourd'hui, Romain Ntamack pourrait facilement avoir dépassé la vingtaine de partenaires. Un volume inconcevable en termes de planning, selon Frank Hocquemiller : « Une dizaine de discussions sont en cours, mais Romain ne pourra en aucun cas tout faire. C'est à nous d'organiser les choses pour que la performance reste la priorité, d'amener les annonceurs à comprendre que ce n'est pas toujours le bon moment pour communiquer. Il nous fait confiance pour que nous placions ses engagements à un moment où cela ne gênera ni lui, ni l'équipe, et où cela ne le mettra pas trop en avant par rapport aux autres. Le rugby est un sport collectif et il faut trouver le bon équilibre. Sa crédibilité sportive ne peut pas être entamée. » lire aussi Pour Romain Ntamack, « il fallait tenter » sa relance dans l'en-but français face aux All Blacks D'autant que les sollicitations ne devraient pas faiblir. « Les entreprises vont dans le rugby parce que l'image est différente. On a encore vu, juste après la victoire du quinze de France sur la Nouvelle-Zélande, des choses incroyables se passer dans un stade de foot, note Hocquemiller. La perspective du Mondial 2023 en France en rajoute une couche parce que les marques dépensent plus d'argent qu'avant. Si c'était le sport le plus cher du monde, il y aurait peut-être moins d'engouement, mais il y en aurait quand même. » « Quand on regarde ce qu'il s'est passé pour les plus grands rugbymen comme Jonny Wilkinson ou Dan Carter, les rémunérations devenaient intéressantes et dépassaient largement le cadre du club. » Frank Hocquemiller, fondateur de VIP Consulting. Quand il s'agit de montants, la parole devient moins libre. On est toutefois loin des émoluments d'un Roger Federer à son apogée. « Bien sûr, ou en tout cas pas encore, sourit celui qui travaille, entre autres, sur l'image du champion du monde de foot Lucas Hernandez. Mais quand on regarde ce qu'il s'est passé pour les plus grands rugbymen comme Jonny Wilkinson ou Dan Carter, les rémunérations devenaient intéressantes et dépassaient largement le cadre du club. » Sur un revenu annuel évalué entre 900 000 et 1 M€ la saison, environ 35 % sont issus de ses droits commerciaux, sachant que, selon nos informations, le ticket d'entrée se discute désormais autour de 60 à 100 000 € par an et par contrat. Au point que la démarche, désormais, se rapproche des orientations d'un Kylian Mbappé, par exemple. Romain Ntamack devrait prochainement créer son fonds de dotation afin de reverser une partie de ses revenus à des oeuvres qui font sens et que certains de ses sponsors devraient soutenir. Parce que son salaire en club et ses primes en équipe de France lui suffisent, il construit aussi l'avenir, par ce biais, en regardant les investissements possibles dans l'immobilier, les start-up, le monde de l'entreprise. Bref, construire dès maintenant son monde d'après, à la manière d'un Tony Parker, à qui Magic Johnson a dit un jour de profiter d'être sous les projecteurs pour bâtir son futur parce qu'une fois la lumière éteinte, le téléphone sonne beaucoup moins. 10
kon-phi Posté(e) 25 novembre 2021 Posté(e) 25 novembre 2021 Pfiouh entre lui, Cros, Baille, Marchand et Toto : que de mecs câblés qui ont les pieds sur terre … Comme quoi le délire des cortéxés ! 1
Stats_de_Phil Posté(e) 25 novembre 2021 Posté(e) 25 novembre 2021 Le 21/11/2021 à 22:13, smiticks a dit : Merci pour les stats mais bizarres quelques fois .. 13 titulaires à l'arrière sur 10 matchs.. 18 aux ailes .. 19 au centre.. Bonsoir, Merci pour ton message. Il faut que je regarde cela de près. Cela semble bizarre en effet. a+ Philippe
Stats_de_Phil Posté(e) 25 novembre 2021 Posté(e) 25 novembre 2021 Le 22/11/2021 à 23:00, JST31 a dit : TNW n'a pas encore été titulaire à l'arrière. Medard l'a été que 3 fois. Z Holmes a joué 6 fois au centre mais n'a pas encore été titulaire en 10. J'ai pas trouvé la coquille à l'aile. Merci pour ces stats Phil. J'en rajouterai une pour le meilleur marqueur d'essais : P Mauvaka avec 7 en 11 matchs joués...pas mal pour un talonneur. Un truc m'a interpellé, tu considère Joshua Brennan comme Irlandais alors qu'il est JIFF, Internationnal français - 20 ans et qu'il a grandi à Toulouse. Je pense que Trevor est arrivée au ST en 2002, Joshua avait 1 an...un Toulousain Irlandais ou l'inverse. On pourrait faire de même avec T Flament qui a grandi en Belgique (arrivée à l'age de 3 ans) et qui a été sélectionné en U20 en Belgique et qui n'est pas JIFF Bonsoir, Merci pour ton message. Il faut que je regarde tout cela précisément. a+ Philippe
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